La Pêche miraculeuse

Pierre, un expert dans son métier de pécheur, a passé la nuit à pécher sans rien prendre. À présent, il veut ranger ses filets et se reposer. Jésus lui demande de repartir en mer et de les répandre à nouveau. Pierre lui répond : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets » (Luc 5, 5). Et le miracle se produit : le filet est plein à craquer.

Un homme raisonnable serait rentré chez lui, après avoir répondu à Jésus : « tu ne connais rien à la pêche ! » Un homme de foi, même si la raison s’y oppose, fait confiance à la Parole de Dieu, qui est vivante. Il sait qu’il obtient de Dieu autant qu’il en espère. Il sait que Jésus éprouve la foi de ceux qui viennent à lui, en reportant l’heure de les exaucer ou en leur accordant autre chose que ce qu’ils demandent. Au sanctuaire de Notre-Dame de Bourguillon, nous trouvons un ex-voto qui dit : « Merci Marie de ne pas m’avoir exaucé il y a sept ans. »

Quoi qu’il advienne, l’homme de foi met en pratique ce que lui enseigne la Parole de Dieu car c’est la foi qui sauve.

Marie, vous qui avez trouvé grâce auprès de Dieu, obtenez-nous la foi qui nous porte à travers les épreuves de la vie.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Saint Joseph, espérance des malades, priez pour nous.

Saint Michel archange, de votre lumière, éclairez-nous.

Saint Michel archange de vos ailes, protégez-nous.

Saint Michel archange de votre épée, défendez-nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La Tempête apaisée

Sur le point d’être emportés par les vagues, les Apôtres réveillent Jésus et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » (Marc 4, 38). Jésus se lève, ordonne au vent et, sur le champ, il se fait un grand calme.

Dans les difficultés de nos vies, nous sommes parfois tentés de poser la même question à Jésus, voire de lui reprocher de permettre les épreuves que nous traversons. Elles sont pourtant nécessaires : elles sont permises pour éprouver notre foi et pour que nous en soit donnée la juste récompense. Après avoir calmé la mer, Jésus reproche doucement aux Apôtres : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (Marc 4, 40).

La tempête en mer était une épreuve. Elle devait préparer les Apôtres aux persécutions dans leur mission d’évangélisation. Ils doivent apprendre à s’en remettre à Jésus qui, même s’il n’est pas visible, reste présent et agissant au milieu d’eux.

« Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » (Jean 11, 40). Pour nous accorder ses grâces, Jésus ne nous demande que de croire en lui, en son amour pour chacun de nous et de nous comporter en conséquence. Croire en Jésus, c’est faire comme Marie : écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique. « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux » (Matthieu 7, 21).

Marie, obtenez-nous la foi qui sauve. Donnez-nous de vous imiter, vous qui gardiez la parole de Dieu dans votre Cœur et la méditiez sans relâche.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Saint Joseph, espérance des malades, priez pour nous.

Saint Michel archange, de votre lumière, éclairez-nous.

Saint Michel archange de vos ailes, protégez-nous.

Saint Michel archange de votre épée, défendez-nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les Mystères de la Confiance

Lorsque les Apôtres demandent à Jésus de leur apprendre à prier, il leur enseigne le « Notre Père. »

A première vue, cette prière peut paraitre étrange. Pourquoi nous faut-il demander la venue du Règne de Dieu alors qu’il est tout-puissant et qu’il est en mesure de nous l’imposer ? Pourquoi nous faut-il vouloir que sa volonté soit faite ? N’est-il pas normal, s’agissant du Créateur de toute chose, d’accomplir sa volonté sans discuter ?

Dieu est infiniment respectueux de notre liberté et il veut que l’aimions sans contrainte. Il pourrait tout nous imposer mais dans son amour pour nous, il veut que nous choisissions de venir à lui, que nous répondions librement à son amour pour partager sa vie dans l’éternité.

Même si nous nous détournons de lui, Jésus nous poursuit de son amour, de sa grâce jusqu’à notre dernier souffle, pour que nous fassions les bons choix, ceux de notre Salut. Mais, toujours, il nous demandera de les faire dans la nuit de la foi par respect pour notre libre-arbitre..

Notre guérison spirituelle, voire corporelle, est sa réponse à un acte de foi de notre part. C’est en croyant en sa Parole, transmise et tenue en éveil par l’Église, que nous avons part à ses merveilles. Et notre guérison est à la mesure de notre foi. « Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à ce sycomore : Déracine-toi, et plante-toi dans la mer ; et il vous obéirait » (Luc 17, 6).

Quand on a la foi, on a tout ! Que Marie, notre Mère, notre Sœur dans la foi, notre exemple, nous donne de le vivre. Qu’elle nous obtienne de progresser dans la foi et d’en réaliser les œuvres.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Saint Joseph, espérance des malades, priez pour nous.

Saint Michel archange, de votre lumière, éclairez-nous.

Saint Michel archange de vos ailes, protégez-nous.

Saint Michel archange de votre épée, défendez-nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’Institution de l’Eucharistie

« Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te parle… » (Jean 4, 10).

Oui, si nous savions comme nous sommes aimés, nous en pleurerions de joie et de reconnaissance… Sauf grâce particulière, nous ne pourrons le réaliser que le jour où nous nous tiendrons devant Dieu. Et, même là, nous ne parviendrons pas à mesurer toute l’ampleur de son amour. Ici, nous ne pouvons que nous en faire une idée abstraite, et encore…

Pour nous et pour notre Salut, Jésus, Fils de Dieu et Dieu lui-même, accepte de quitter son trône de gloire pour se faire notre semblable en tout, excepté le péché… Il partage notre condition d’esclave pendant 33 ans… Il se laisse clouer sur une croix… Et comme si cela n’était pas suffisant, il se livre aux mains des pécheurs, vivant et vrai, dans l’Eucharistie, agréant toutes nos marques d’amour mais subissant aussi nos outrages, nos blasphèmes, nos sacrilèges…

Dans l’Eucharistie, nous rencontrons le médecin des âmes et nous ingérons le remède à nos maux. À Lourdes, la plupart des guérisons miraculeuses se produisent après la communion eucharistique ou lors de  la bénédiction du Très-Saint-Sacrement.

L’Eucharistie, c’est le pain vivant, qui est descendu du Ciel (Jean 6, 51), c’est Jésus ressuscité, vivant et glorieux, qui nous transfuse sa vie divine, pour que plus jamais nous n’ayons ni faim ni soif, pour guérir toutes les plaies de nos âmes et renforcer notre immunité au péché.

Marie, Notre-Dame de l’Eucharistie, apprenez-nous l’adoration pour Jésus, réellement présent dans le pain eucharistique. Aidez-nous à témoigner par toute notre vie, que Jésus est le médecin des âmes et l’Eucharistie le remède à tous nos maux.

Prions

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O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Saint Joseph, espérance des malades, priez pour nous.

Saint Michel archange, de votre lumière, éclairez-nous.

Saint Michel archange de vos ailes, protégez-nous.

Saint Michel archange de votre épée, défendez-nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La Transfiguration

Jésus nous appelle à sa suite dans la nuit de la foi, tout en nous accordant les grâces pour nous soutenir dans notre cheminement vers lui.

La Transfiguration n’a pas pour but de convaincre les trois Apôtres mais de les conforter dans leur foi. Jésus leur accorde cette grâce, pour qu’en le voyant, sous peu, défiguré, méconnaissable, réduit à une loque humaine, ils n’oublient pas, qu’il reste le Dieu puissant et fort, qui se donne librement dans sa Passion pour nous conquérir le Salut.

Ainsi en est-il aussi des sacrements, les remèdes aux mots de l’âme. Ce ne sont que de pauvres mots, du pain, du vin, de l’eau, de l’huile, mais ils sont les vecteurs de la toute-puissance salvatrice de Dieu. C’est par des moyens communs, que Jésus diffuse sa grâce, qu’il confère, qu’il restaure, qu’il maintient, qu’il augmente la vie divine en chacun de nous. Ainsi, il met sa toute-puissance à la portée de tous et en proportionne les effets à la foi de chacun.

Marie, vous si humble, si effacée, vous qui n’avez jamais éveillé l’attention et qui, aujourd’hui, êtes révélée dans toute votre gloire, donnez-nous de ne jamais perdre foi en l’efficacité des sacrements.

Prions

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O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Saint Joseph, espérance des malades, priez pour nous.

Saint Michel archange, de votre lumière, éclairez-nous.

Saint Michel archange de vos ailes, protégez-nous.

Saint Michel archange de votre épée, défendez-nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’Annonce du Royaume de Dieu

À l’aveugle, qui vient solliciter sa guérison, Jésus demande : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » (Marc 10, 51).

Jésus ne contraint pas notre liberté ; pour lui, elle est inaliénable. Si nous voulons obtenir une grâce, il nous faut la lui demander humblement. Pour qu’il libère ses trésors de miséricorde, il n’y a qu’une seule condition mais elle est incontournable : la prière. Pour obtenir sa guérison, il a fallu que l’aveugle la demande.

« Cherchez premièrement le royaume et sa justice et tout le reste suivra » (Mt 6, 33). La foi vient d’abord et avant tout. Les signes ne confèrent pas la foi ; ils en sont le produit et l’effet. À Bethléhem, nous dit saint Matthieu, Jésus ne fit que peu de miracles car il n’y rencontra que peu de foi (Matthieu 13, 58).

À la femme, qui a touché son manteau, Jésus dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal » (Marc 5, 34). Au centurion, qui demande et obtient la guérison de son esclave, Jésus dit : « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! » (Luc 7, 9).

Marie, obtenez-nous la foi, qui déplace les montagnes. Aidez-nous sur notre chemin de conversion du cœur.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Saint Joseph, espérance des malades, priez pour nous.

Saint Michel archange, de votre lumière, éclairez-nous.

Saint Michel archange de vos ailes, protégez-nous.

Saint Michel archange de votre épée, défendez-nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les Noces de Cana

Marie a conçu Jésus. Elle l’a mis au monde. Elle l’a nourri. Elle l’a élevé. Elle a vécu dans son intimité pendant les trente années de la vie cachée à Nazareth. Même si Jésus a tamisé sa gloire sous les oripeaux de notre humanité, elle sait mieux que personne, qu’il est Dieu fait homme, qu’il est la solution à tous nos maux.

Aussi, en Mère aimante, en servante fidèle et avisée, elle œuvre pour nous rapprocher de son Jésus. Elle nous aide à croire en lui et nous dispose à accueillir ses trésors de grâce. Comme aux noces de Cana, elle ne cesse de dire à Jésus « ils n’ont plus de vin » (Jean 2, 3) et à nous : « quoi que Jésus vous dise, faites-le » (Jean 2, 5).

C’est l’eau contenue dans les jarres pour les ablutions rituelles, que Jésus transforme en vin. Autrement dit, de l’eau, qui a servi à laver les mains de l’ensemble des invités, Jésus fait un vin d’exception, un vin si bon qu’on en complimente le maître du repas.

Jésus peut tout guérir et aucun malade, si repoussant soit-il, ne le rebute. Alors que tout le monde se détourne des lépreux, lui, n’hésite pas à les toucher pour les guérir. Pour lui, le péché est une maladie pire que la lèpre, c’est même la maladie la plus repoussante qui soit. Cependant, le pécheur, qui est un malade atteint de la lèpre du péché, n’entame pas sa compassion. Ni le nombre, ni la gravité de nos plaies de l’âme, ne le rebutent. Il veut toutes les guérir du moment que nous mettons notre foi, notre espérance, notre amour en lui.

Marie, apprenez-nous à faire confiance au médecin de nos âmes et à appliquer ses prescriptions.

Prions

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O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Saint Joseph, espérance des malades, priez pour nous.

Saint Michel archange, de votre lumière, éclairez-nous.

Saint Michel archange de vos ailes, protégez-nous.

Saint Michel archange de votre épée, défendez-nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Baptême de Jésus

Jésus nous rejoint, là où nous sommes, pour nous tirer de notre misère de pauvres pécheurs et nous élever à la suprême dignité d’enfants de Dieu. Comme il s’est plongé dans l’eau du Jourdain en solidarité des pécheurs, par le baptême, nous sommes immergés dans la mort de Jésus, pour ressusciter avec lui à une vie nouvelle d’enfants de Dieu. Songeons-y souvent. Le mystère dépasse les mots, que nous employons pour le décrire : par le baptême, nous devenons enfants de Dieu !!! Frères de Jésus !!!

Le baptême nous lave de la faute originelle mais ne nous préserve pas de ses conséquences ni de retomber dans le péché. Si bien qu’il nous faut souvent recourir au sacrement de réconciliation. Aussi, nous pourrions l’appeler le sacrement de guérison, puisqu’il panse les plaies, que nous assénons à nos âmes par nos péchés. Les pères de l’Église affirment, qu’après le baptême, la confession est le sacrement le plus nécessaire. Ils l’appellent « le second baptême » ou « la planche de salut après le naufrage. »

C’est par le péché d’Adam et Eve, que la souffrance et la maladie sont entrées dans notre nature. Aussi, si nous acceptons de nous soigner de la lèpre du péché, cela se ressentira sur notre santé physique et morale. À Fatima, lorsque Lucie, l’ainée des voyantes intercède pour un malade, Notre-Dame répond : « s’il se convertit, il guérira dans l’année » (13 juin 1917). En septembre, Lucie transmet les sollicitations de plusieurs pèlerins. Marie répond : « J’en guérirai certains mais pas tous car Notre-Seigneur se méfie d’eux. Il faut que les hommes se convertissent » (13 septembre 1917).

Le vrai mal à combattre, ce sont nos péchés. Le seul médecin compétent, c’est Jésus, les remèdes sont les sacrements, qu’il a institués. Les soins sont dispensés par l’infirmière en chef, la Sainte Vierge, l’ordonnance, ce sont les sacrements, la thérapie, c’est la prière, tout particulièrement le chapelet.

Marie, obtenez-nous la foi qui sauve. Donnez-nous de recourir souvent au sacrement de guérison, pour soigner les plaies, que nos péchés infligent à nos âmes.

Prions

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O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Saint Joseph, espérance des malades, priez pour nous.

Saint Michel archange, de votre lumière, éclairez-nous.

Saint Michel archange de vos ailes, protégez-nous.

Saint Michel archange de votre épée, défendez-nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les Mystères lumineux

C’est par des moyens très simples, que Dieu dispense sa grâce. Ces moyens sont si communs, qu’ils nous déconcertent et mettent notre foi à l’épreuve.

Pensons au général Naaman, qui va voir le prophète Élisée pour être guéri de la lèpre. Ce-dernier lui fait dire, qu’il doit se baigner sept fois dans le Jourdain.

Naaman est furieux. Au lieu de venir en personne, Élisée lui envoie son serviteur, chargé de lui dire de se baigner sept fois dans le Jourdain. Naaman croit que le prophète se moque de lui.

Une fillette, ainsi que ses serviteurs, parviennent à le persuader : « si le prophète t’avait demandé quelque chose de difficile, ne l’aurais-tu pas fait ? » Il est pourtant si simple de se tremper sept fois dans le Jourdain ! Tu n’as rien à perdre ! Vas-y, fais-le. » Naaman s’exécute et voilà qu’il est guéri : « sa chair redevint comme la chair d’un jeune enfant » (2 Rois, 5, 1-17).

Dieu nous transfuse sa vie divine par les sacrements. En apparence, ils sont dérisoires mais ce sont les moyens qu’il a choisis. Ce faisant, il éprouve notre foi et nous accorde sa grâce en conséquence. Les sacrements nous sauvent dans la mesure de la foi avec laquelle nous les recevons et en faisons produire les fruits.

Ne soyons pas des hommes à la « nuque raide. » Acceptons humblement de nous purifier dans le bain du sacrement de pénitence pour que notre âme soit aussi pure que celle d’un « jeune enfant. » Recevons avec humilité le pain des anges, le pain des forts, pour qu’il recrée nos forces et nous rende capables de vivre en enfants de lumière. Faisons appel aux prêtres pour nous oindre d’huile lorsque nous sommes malades afin de recouvrer la santé de l’âme et du corps.

Prions

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O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Saint Joseph, espérance des malades, priez pour nous.

Saint Michel archange, de votre lumière, éclairez-nous.

Saint Michel archange de vos ailes, protégez-nous.

Saint Michel archange de votre épée, défendez-nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Recouvrement

Une âme séparée de Jésus ne peut trouver la paix. C’est ce que nous enseigne la douleur de Marie pendant les trois jours de vaines recherches à Jérusalem alors que Jésus n’a que douze ans.

Marie a traversé bien des épreuves, plus douloureuses les unes que les autres. Elle a tout accepté et n’a jamais rien réclamé pour elle-même. Quelles qu’étaient les circonstances, elle a suivi Jésus en tous ses chemins et par toutes ses voies. Une seule et unique fois, elle s’est laissé aller à l’ombre d’un reproche : « Mon enfant pourquoi nous avoir fait cela ? Vois, ton père et moi te cherchions tout angoissés » (Lc 2, 48).

Marie ne se plaint pas quand elle souffre avec Jésus, pour Jésus mais elle sort de sa réserve quand elle est séparée de lui. La perte de Jésus a certainement été sa plus grande douleur, le retrouver sa plus grande joie.

Marie nous enseigne ainsi que la plus grande souffrance est d’être séparé de Jésus par la grâce, autrement dit de se couper de son amour par le péché, car alors notre âme ne connait plus la paix : « Tu nous a fait pour toi, Seigneur, nous dit saint Augustin, et notre âme est sans repos tant qu’elle ne demeure pas en toi. »

Personne ne peut vouloir traverser cette vie sans passer par des épreuves, parfois crucifiantes. Cependant, elles ne nous écrasent que lorsque nous sommes séparés de Jésus. En effet, qui soignera nos blessures si nous refusons de consulter le médecin, si nous déclinons les remèdes qu’il prescrit ?

Demandons à Marie, de ne jamais permettre que nous soyons séparés de Jésus par la grâce. Et si un tel malheur devait se produire, d’aller au plus tôt le recouvrer dans le sacrement de la réconciliation.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Saint Joseph, espérance des malades, priez pour nous.

Saint Michel archange, de votre lumière, éclairez-nous.

Saint Michel archange de vos ailes, protégez-nous.

Saint Michel archange de votre épée, défendez-nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.