Jésus, un enfant représenté comme un adulte

Plus on s’attarde à contempler l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours, plus on se rend compte qu’elle se distingue des représentations habituelles de la Vierge à l’Enfant. En effet, Jésus y est représenté avec la stature d’un enfant mais l’allure d’un adulte. Son corps, son visage surtout, n’a rien à voir avec celui d’un enfant tel qu’il est quand sa mère le porte encore sur son bras.

Pour mieux comprendre les intentions du peintre, plongeons-nous dans l’Évangile de saint Luc, quand Marie et Joseph retrouvent Jésus dans le temple après trois jours de recherches angoissées.  Marie lui demande alors pourquoi « il leur a fait cela » (Luc 2, 48). Jésus répond : « ne saviez pas qu’il me faut être chez mon Père ? » (Luc 2, 49).

La réponse de Jésus laisse entendre que ses parents n’ignorent pas qu’il est venu en ce monde pour faire la volonté de son Père, qui est de réaliser notre Salut. N’oublions pas que c’est face à Joseph, son père aux yeux du monde, que Jésus dit qu’il doit être aux affaires de son Père. Il manifeste ainsi qu’il a toujours eu conscience de qui il est et de ce qu’il doit réaliser.

Par les prophètes, Dieu a annoncé tout ce que le Messie aurait à souffrir. Le livre d’Isaïe, les psaumes regorgent de détails sur la Passion du Christ. Jésus est venu en ce monde pour réaliser tout ce qui est annoncé dans les Écritures. Toute sa vie, il s’est préparé à l’être l’Agneau pascal dont le sang sauvera les enfants d’Israël.

En voyant les instruments de la Passion, Jésus s’effraie et se cramponne à Marie. Cependant, il ne détourne pas le regard comme nous le ferions. Au contraire, il regarde les instruments avec détermination. Cela signifie, qu’étant homme et prenant en considération l’ampleur de la souffrance que ces instruments vont lui causer, il est traversé par un frisson d’horreur et de crainte. Cependant, il ne se dérobera pas et ira jusqu’au bout de sa mission de Rédempteur pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

L’austérité de son visage rappelle les mots de l’Évangile de saint Luc : « Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem » (Luc 9, 51). Ce verset se situe juste après le récit de la Transfiguration, qui a lieu quelques jours avant la Passion.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Ô sainte Vierge Marie, qui pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, nous vous supplions de nous secourir en tout temps et en tout lieu, dans nos tentations, après nos chutes, dans nos difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de notre mort.

Donnez-nous, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car nous sommes sûrs que si nous vous invoquons fidèlement, vous serez fidèle à nous secourir. Procurez-nous donc cette grâce des grâces, la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, nous obtenions votre perpétuel secours et la persévérance finale.

Bénissez-nous, ô tendre et secourable Mère, priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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