Nous aimons Marie parce qu’elle nous révèle le visage de Dieu

Méditons

Chacun de nous se révèle par ce qu’il dit et, plus encore, par ce qu’il fait.

Marie est le chef-d’œuvre de Dieu. En elle, Dieu révèle ses traits les plus saillants. Elle est tellement donnée à Dieu, elle a tellement intégré l’enseignement de Jésus, le Verbe éternel consubstantiel au Père, qu’en la voyant vivre, on découvre qui est Dieu.

En Marie, l’humble Vierge de Nazareth, Dieu se montre miséricordieux. Rien ne lui importe davantage que de nous sauver de la mort et du péché. Pour cela, il nous envoie Jésus, le Sauveur, qui se fait homme en elle et grâce à son « oui ».

En elle, la Mère du Verbe incarné, Dieu se révèle humble. Il ne vient pas à nous dans la gloire et la puissance, en conquérant comme l’attendaient les Juifs de son époque, mais sous les traits d’un enfant. Dieu fait homme partage notre condition en tout, excepté le péché, et se soumet à l’autorité de Joseph et de Marie durant toute la vie cachée de Nazareth.

En Marie, qui donne un « oui » irrévocable, Dieu se montre fidèle. Il avait promis la venue d’un Rédempteur et l’avait annoncée par les patriarches et les prophètes de l’Ancien Testament. Cette promesse, il l’accomplit en nous donnant Jésus par Marie.

En elle, simple créature, Dieu se fait proche de nous. Il se fait homme en Marie et se donne à connaître par elle. C’est elle qui le porte à Élisabeth lors de la Visitation, alors qu’il n’est encore qu’un embryon. C’est encore par elle qu’il est présenté aux bergers et aux mages à la Nativité, puis à Siméon lors de la Présentation au Temple. Aux noces de Cana enfin, Marie suscite son premier miracle et révèle sa nature profonde.

En elle, notre Mère, Dieu se révèle Père. Il nous donne son Fils unique afin que, par sa Passion, sa mort et la collaboration de Marie, nous recevions la vie en plénitude et devenions ses enfants adoptifs.

En Marie, la Mère du Sauveur, Dieu se montre amour. Il nous envoie Jésus non pour condamner, mais pour sauver ; non pour les bien-portants et les riches, mais pour les malades et les pécheurs.

Marie nous révèle le visage de Dieu parce que sa vie est conforme à ce qu’elle croit, parce qu’elle vit les enseignements de Jésus qu’elle a recueillis et médités dans son cœur. Jésus dira à l’apôtre Philippe : « Qui m’a vu a vu le Père » (Jn 14, 9). À sa suite, on peut dire : « Qui a vu Marie a vu Jésus, et qui a vu Jésus a vu le Père. »

Marie est le reflet du cœur de Dieu ; c’est pourquoi on la compare à la lune, dont la particularité est de recevoir sa lumière du soleil — en l’occurrence de Jésus, appelé le Soleil de justice.

Marie, miroir de justice, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce que nous lui devons Jésus, notre Sauveur

Méditons

Nous aimons Marie parce qu’elle nous a donné Jésus, le Sauveur, cause et principe de notre bonheur. Dans les Litanies de Lorette, on l’invoque d’ailleurs sous ce titre : cause de notre joie. Elle est l’étoile du matin qui annonce le lever du Soleil de justice qu’est Jésus.

C’est elle qui nous le porte, comme à la Visitation, qui nous le présente comme aux bergers et aux mages à la Nativité, comme à Siméon lors de la Présentation, qui nous aide à le trouver, comme autrefois au Temple de Jérusalem, et qui nous conduit à lui pour en être comblés, comme aux noces de Cana.

Nous l’aimons parce qu’elle nous a donné Jésus en acceptant de le porter dans son sein pendant neuf mois, en lui donnant la vie, mais aussi — et surtout — en consentant à ce qu’il se donne pour nous, et en s’unissant à lui dans son offrande au moment de la Passion. Après Jésus, personne ne nous a aimés davantage que Marie, et personne n’a autant offert sa vie pour contribuer à notre bonheur éternel.

Marie, cause de notre joie, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle est la Consolation des âmes du Purgatoire

Méditons

Après le jugement particulier, ceux qui se sont endormis dans la grâce de Dieu, mais sans avoir pleinement expié leurs péchés, achèvent leur purification dans ce que l’on appelle le Purgatoire. Aucune âme ne peut, ni ne veut, entrer au Ciel sans être parfaitement purifiée et rendue digne d’être présentée au Dieu trois fois saint. Le Purgatoire est à la fois un lieu de grande espérance et de purification douloureuse.

Les âmes du Purgatoire ne sont pas abandonnées à leur sort dans l’attente de la fin de leur purification. Selon le témoignage de nombreux saints, Marie les visite d’une manière particulière chaque samedi, jour qui lui est consacré, ainsi que lors de ses fêtes. Elle les encourage dans leur purification en leur rappelant l’espérance du Ciel, dont elles ont la certitude, et la joie ineffable qui les attend.

De nombreux saints, parmi lesquels Alphonse de Liguori, Pierre Damien, François de Sales, Gertrude la Grande et Padre Pio, rapportent que Marie ne quitte jamais le Purgatoire sans emmener avec elle une multitude d’âmes qu’elle introduit au Ciel, surtout celles qui lui ont été le plus dévouées et celles qui ont persévéré dans la prière du chapelet.

Marie est invoquée sous le titre de Notre-Dame du Suffrage pour les âmes du Purgatoire. Elle accueille toutes les prières qui lui sont adressées, les sacrifices consentis pour son amour, les mérite des messes et des communions qui lui sont confiés, et les applique, par mode de suffrage, aux âmes du Purgatoire, afin de satisfaire à la justice divine et d’en hâter la purification.

Sainte Brigitte de Suède rapporte ces paroles du Christ à Marie : « Je suis la Mère de miséricorde ; je procure du soulagement aux âmes du Purgatoire, et par mes prières leurs peines sont adoucies et abrégées selon la volonté de mon Fils. »

Marie, Notre-Dame du Suffrage pour les âmes du Purgatoire, priez Jésus pour elles.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle réjouit tous les Saints

Méditons

Parvenus à la gloire du Ciel et se tenant devant Dieu un et trine, les saints connaissent désormais toute l’horreur du péché et ce que signifie être séparé de Dieu par la perte de la grâce. Ils voient jusqu’où le péché originel a abaissé l’humanité, la misère de la nature humaine, et l’immensité de la miséricorde divine manifestée dans la Rédemption. Pendant toute l’éternité, ils rendront grâce à Dieu pour le salut accompli en Jésus et pour les avoir appelés à vivre avec lui dans des délices ineffables.

Ils savent aussi que ce salut a été rendu possible par Marie, par son « oui » à l’Incarnation du Verbe éternel. C’est pourquoi ils la bénissent à jamais. C’est Dieu seul qui sauve, mais il a voulu associer à son œuvre la libre collaboration de Marie. Ainsi, ils la contemplent et la louent comme la Femme en qui le Verbe s’est fait chair et par qui leur a été donné le bonheur éternel. À l’image du grand prêtre adressant ses louanges à Judith, ils proclament sans fin : « Tu es la gloire de Jérusalem, la grande joie d’Israël, la fierté de notre peuple » (Jdt 15, 9).

Dans la lumière de la gloire divine, chaque élu contemple jusqu’aux moindres détails les miséricordes de Dieu à son égard tout au long de sa vie, ainsi que la manière sûre et patiente par laquelle il l’a conduit à la sainteté à laquelle il l’avait appelé.

Dans cette même lumière, chacun découvre tout ce qu’il doit à la prière de Marie : les grâces obtenues, les dangers évités, les secours invisibles. Et cela devient pour chacun un motif éternel d’action de grâce et d’amour envers la Mère de Dieu.

Dans cette clarté éternelle, chaque élu comprend aussi la valeur donnée par Dieu aux prières et aux sacrifices qu’il avait confiés à Marie : elle les a purifiés, enrichis de ses propres mérites, puis offerts à Dieu. Il découvre encore la joie et la gloire qu’il a pu procurer à Dieu en vivant en Marie et en se donnant totalement à elle.

Il n’est aucun saint qui n’ait entretenu une relation intime avec Marie. Depuis que le Christ nous l’a donnée pour Mère du haut de la Croix, elle éduque chaque âme qui se confie à elle à devenir un véritable enfant de Dieu et de l’Église. En Reine servante, elle met en œuvre sa puissante intercession pour nous aider à discerner notre vocation, à l’accueillir et à l’accomplir.

Souvent discrète au point de passer inaperçue, son action n’en est pas moins constante et efficace : elle accompagne chaque âme sur le chemin de la sainteté. À une âme privilégiée, Jésus dit : « Si tu comprenais la tendresse de son Cœur de Mère ! Rien n’échappe à ses regards. Elle aime chaque âme comme son enfant, elle veille sur elle avec un amour incomparable. Elle préside aux détails de sa vie comme une mère selon la nature. Il faut tout lui demander : elle ne peut rien refuser. C’est une Mère dont la puissance égale l’amour. » (Dis, écris).

Marie, Reine de tous les saints, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle réjouit tous les Anges

Nous aimons Marie parce qu’elle réjouit tous les Anges

Méditons

Nous aimons Marie parce qu’elle réjouit les anges et les esprits célestes, parce qu’ils trouvent en leur Reine un éternel motif de joie, parce qu’elle est la créature qui, sur la terre, a procuré le plus de gloire au Dieu trois fois saint.

Les anges sont de purs esprits, parfaits dans leur nature. Ils brûlent d’amour pour Dieu, et leur béatitude consiste dans la contemplation ininterrompue de sa gloire, ainsi que dans les adorations et les louanges qu’ils lui rendent sans cesse.

Toute leur perfection, ils la reçoivent de Dieu. La nature humaine leur est inférieure par nature, mais les hommes ont une grâce qui leur est propre : celle de pouvoir aimer Dieu dans la foi, au milieu des épreuves, dans la nuit spirituelle, en résistant au démon, à la chair et au monde — comme l’ont fait Jésus et Marie sur la terre.

Marie est la créature qui a le plus souffert par amour de Dieu et pour la gloire de Dieu. Soutenue par la grâce et éclairée par la foi, elle s’est élevée jusqu’à la dignité suprême de Reine du Ciel et de la terre, acceptant d’unir son cœur au sacrifice de son Fils sur la Croix pour le salut du monde.

Par son union à la Passion du Christ, par ses renoncements, ses sacrifices et sa fidélité, Marie a rendu à Dieu une gloire telle qu’aucune autre créature humaine ne peut la surpasser — pas même les anges. C’est pourquoi elle est pour eux, après Dieu un et trine, une cause de joie éternelle.

Une simple créature, de nature inférieure à celle des anges, est ainsi élevée au-dessus d’eux et établie leur Reine, sans qu’ils puissent y trouver la moindre résistance, car personne, plus qu’elle, n’a glorifié Dieu par toute sa vie, et n’a reflété aussi parfaitement la gloire qu’ils contemplent et adorent.

Marie, Reine des anges, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle est le temple de la Sainte Trinité

Méditons

Nous aimons Marie parce qu’elle est le temple de la Très Sainte Trinité, qui l’aime et se révèle à travers tout ce qu’elle dit, tout ce qu’elle montre et tout ce qu’elle accomplit.

Le Cœur de Marie est comme le trône de la Sainte Trinité. Il ne brûle que d’amour pour Dieu et lui rend un culte parfait par une vie entièrement donnée à son service, par son ardent désir de lui plaire et par sa fidélité à accomplir sa volonté.

À l’ange Gabriel, Marie révèle qu’elle est vierge, manifestant ainsi qu’elle a consacré sa virginité à Dieu. Par amour pour lui, elle avait renoncé à la maternité, ce qui représentait, pour une femme de son époque, un véritable sacrifice. Pensons à l’opprobre qui pesait sur Élisabeth parce qu’elle n’avait pas d’enfant.

La Sainte Trinité se révèle en Marie et par Marie. Elle demeure non seulement dans son âme et dans son cœur, mais aussi dans son sein. La Trinité étant indivisible, même si seul Jésus est physiquement présent dans le sein de Marie, sa divinité demeure inséparable du Père et de l’Esprit Saint. Plus tard, Jésus dira : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et nous ferons chez lui notre demeure » (Jn 14, 23). Qui plus que Marie a aimé la Trinité divine ? Et en qui Dieu a-t-il pu établir une demeure plus belle et plus parfaite ?

À la Visitation, parfois appelée une « petite Pentecôte », Jésus vient à la rencontre de son peuple et choisit son précurseur. Mais il vient uni aux deux autres personnes de la Sainte Trinité. Ce jour-là, le Père révèle son Fils, son Envoyé, son Verbe éternel ; le Fils désigne son précurseur ; et l’Esprit-Saint révèle à Élisabeth le mystère de l’Incarnation tout en sanctifiant Jean-Baptiste dès le sein de sa mère.

Lorsque nous ouvrons la porte de notre cœur à Marie, elle vient nous visiter avec toute la Très Sainte Trinité afin que nous soyons, nous aussi, comblés de grâce : comme Zacharie, libéré de son mutisme et proclamant le Benedictus ; comme Élisabeth, illuminée sur le mystère de l’Incarnation ; comme Jean-Baptiste, sanctifié dès le sein maternel. Ne nous privons donc pas de cette surabondance de grâces en fermant notre cœur à l’action maternelle de Marie.

Marie, temple de la Très Sainte Trinité, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle est l’épouse bien-aimée du Saint-Esprit

Méditons

C’est avec toute sa fougue divine que l’Esprit-Saint aime Marie : son amour pour elle est aussi ardent que le feu par lequel il se manifeste à la Pentecôte, aussi doux que la brise légère par laquelle il se communique aux âmes. Aucune union avec une créature humaine n’a jamais été plus intime que celle de Marie et du Paraclet.

L’Esprit Saint aime Marie comme un époux aime son épouse. C’est en elle qu’il a conçu Jésus-Christ, la seconde personne de la Trinité divine.

Marie fut une épouse entièrement docile à ce divin Époux : jamais elle ne résista à ses inspirations. Toute sa vie, elle demeura sous son ombre, lui permettant d’établir en elle sa demeure et de l’embellir chaque jour davantage. En elle, les sept dons de l’Esprit Saint produisirent leurs plus beaux fruits.

Qui a montré plus de force que Marie, demeurée debout au pied de la Croix de Jésus dans la foi que s’accomplissait le dessein de salut de Dieu ?

Qui a été plus sage que Marie, conservant dans son Cœur les paroles et les événements de la vie de Jésus pour les méditer ?

Qui a donné de meilleurs conseils que Marie, lorsqu’elle dit aux serviteurs des noces de Cana : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le », suscitant ainsi le premier miracle de Jésus ?

Qui a montré plus de piété que Marie, se présentant à l’ange Gabriel comme l’humble servante du Seigneur ?

Qui a possédé une science plus haute que Marie, elle qui a écouté la parole de Dieu et qui est devenue la Mère de Jésus par la foi plus encore que par la chair ?

Qui a montré plus d’intelligence que Marie, elle qui connaissait les Écritures, en pénétrait le sens et s’était préparée, dès son jeune âge, à accueillir pleinement la volonté de Dieu ?

Qui a vécu dans une plus grande crainte d’offenser Dieu que Marie, elle qui s’est appliquée à déjouer tous les pièges du démon sans jamais céder à ses suggestions ?

En Marie, les dons de l’Esprit Saint se sont déployés jusqu’à leur plus parfaite floraison. Aussi ne peut-il résister lorsqu’elle le prie de se communiquer aux âmes. À la Pentecôte, il vient combler de ses sept dons les apôtres réunis au Cénacle en prière avec Marie. Dans son Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, Louis-Marie Grignion de Montfort écrit : « Là où est l’épouse, là vient l’Époux ; là où est Marie, là vient l’Esprit Saint. »

Marie, épouse mystique du Saint-Esprit, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle est la Mère bien-aimée de Dieu, le Fils

Méditons

Le Cœur de Marie a été le jardin fermé de Jésus durant toute sa vie terrestre. En se faisant homme en elle, il quitte le Ciel de sa gloire et de ses délices. Par amour pour nous et pour accomplir la volonté du Père, il se fait l’un de nous, partageant notre condition en toute chose, excepté le péché.

Qu’il dut lui être difficile, à lui le Sans-péché, de vivre au milieu des pécheurs, d’assister à toutes nos turpitudes, de subir nos oppositions, nos résistances à la grâce et toutes nos mesquineries.

Le Cœur de Marie, si pur et si entièrement donné à Dieu, l’a constamment dédommagé de ce que lui coûtait la vie parmi les hommes. Le Cœur de Marie a été pour Jésus comme un petit coin de paradis sur la terre.

Marie fut tout entière donnée à la mission de Jésus. Elle fut son premier disciple et son premier apôtre. Elle fut la première à l’accueillir en le recevant dans son sein au jour de l’Incarnation. Elle fut aussi la première à le donner au monde : lors de la Visitation, à Bethléem devant les bergers et les mages, puis aux noces de Cana, lorsqu’elle dit aux serviteurs : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le » (Jn 2, 5).

Elle fut présente à tous les moments décisifs de la vie de Jésus, discrète mais profondément agissante. Elle le fut surtout dans les heures les plus douloureuses, lorsque les proches de Jésus cherchaient à « le ramener à la raison », puis au pied de la Croix sur le Calvaire. On ne la voit pas le dimanche des Rameaux, lorsque les foules acclament le Messie ; mais cinq jours plus tard, elle est là, debout sous la Croix, soutien indéfectible de son Fils face à ses ennemis déchaînés.

Nous aimons Marie parce qu’elle est la Mère bien-aimée de Jésus, celui qui nous aime et que nous aimons. Nous l’aimons parce qu’elle aime Jésus jusqu’au bout. Nous l’aimons parce qu’elle nous aime de l’amour même dont elle aime son Fils, lui qui s’est livré pour nous.

Marie, Mère de Jésus, vrai Dieu et vrai homme, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle est la fille bien-aimée de Dieu le Père

Méditons

Dieu attend de chaque âme qu’elle apprenne à le connaître, qu’elle choisisse de le servir et qu’ainsi elle mérite le Ciel. Marie a parfaitement répondu à toutes ses attentes.

À l’Annonciation, elle répond sans hésitation à l’archange Gabriel : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole » (Lc 1, 38). Une telle réponse ne peut franchir les lèvres d’une personne que si son cœur est déjà entièrement disposé à l’accomplir. Depuis toujours, le désir de Marie était de servir le Père des miséricordes ; depuis toujours, elle s’y préparait dans le silence et la fidélité.

Dans son humilité, l’idée qu’elle puisse devenir la Mère du Messie annoncé ne l’avait jamais effleurée. Mais une chose est certaine : elle voulait servir Dieu de tout son cœur et de toute son âme, là où il l’appellerait. Lorsque l’Esprit Saint la couvre de son ombre, elle est comme une fleur pleinement épanouie, prête à accomplir ce pour quoi le Père l’a créée.

Le Père l’aime parce que personne plus qu’elle ne s’est efforcée de correspondre à sa grâce, de le connaître et de le servir avec une telle générosité et une telle abnégation.

Il l’aime parce qu’elle a pleinement réalisé sa vocation et qu’il a pu préparer en elle une demeure digne de son Fils, le Messie tant attendu, la seconde personne de la Sainte Trinité, vrai Dieu et vrai homme.

Le Père l’aime aussi parce qu’elle a coopéré pleinement à son dessein d’amour et de salut pour l’humanité. C’est par son « oui » que la Rédemption a pu s’accomplir.

Par ce « oui », elle est devenue la cause de la joie du Père et de la nôtre, car c’est par elle que nous avons reçu Jésus, notre Rédempteur, qui nous sauve de la mort et du péché.

Marie, cause de notre joie, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce Dieu l’aime

Méditons

Nous aimons Marie parce que Dieu l’aime et qu’il trouve en elle toutes ses délices.

Dieu aime toute sa Création, mais Marie tout particulièrement. Dès la chute d’Adam et Ève, il a voulu son âme et l’a mystérieusement annoncée : « Je mettrai l’inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête et tu lui blesseras le talon » (Gn 3, 15).

Dieu aime chaque âme qu’il crée dans un acte d’amour incommensurable ; mais avec quelle joie divine a-t-il façonné l’âme si pure de Marie ! Nous lisons dans la Genèse que, lorsqu’il contempla sa Création, Dieu vit que tout cela était bon, même très bon. Marie en est le point culminant, le joyau le plus précieux. En contemplant son âme, on pourrait presque entendre Dieu redire : « Oui, cela est très bon. »

Dieu créa Adam et Ève et les combla de grâce ; il leur soumit toute la Création. Marie, par un privilège unique et par une grâce provenant par anticipation de la Passion du Christ, fut elle aussi comblée de grâce. Pourtant, sa fidélité fut plus admirable encore. Bien qu’immaculée, elle porta certaines conséquences de la condition humaine blessée par le péché : la fatigue, les épreuves, les souffrances de la vie terrestre. Et surtout, elle accepta de s’unir pleinement à l’œuvre rédemptrice de Jésus, l’unique Sauveur.

En entrant dans le monde, elle apparaît humble et cachée ; mais au terme de sa vie, elle se présente devant Dieu comme la fiancée du Cantique des cantiques, revêtue des mérites d’une existence tout entière consacrée à son service. Ce qu’Ève avait reçu par grâce à l’origine, Marie l’a porté à son accomplissement par sa fidèle coopération à la grâce divine.

En elle, Dieu est glorifié comme en aucune autre créature. Elle a fait fructifier tous les talents reçus, sans en gaspiller un seul, sans en enfouir aucun. Elle leur a fait porter du fruit en surabondance.

Demandons à Dieu la grâce de contempler Marie avec ses propres yeux, ne serait-ce qu’un instant, afin de l’aimer davantage, de la prier avec plus de ferveur, de l’imiter avec plus de zèle et de fidélité, de mieux porter notre croix quotidienne et, un jour, de la rejoindre dans la demeure des bienheureux.

Marie, rose mystique, temple de Dieu, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.