
Méditons
Marie est l’une des nôtres. Elle est une créature humaine soumise aux conditions de notre nature, un vase d’argile qui contient pourtant le plus précieux de tous les trésors.
Dans son apparence, Marie était semblable aux autres femmes de son époque et, dans son humilité, elle ne cherchait pas à se distinguer. Mais dans son âme, elle n’avait rien de commun avec personne, car elle était comblée de grâce. Son âme toute pure, préservée de la tache originelle dès le premier instant de sa conception dans le sein de sainte Anne, se portait naturellement vers Dieu ; son corps, parfaitement soumis à son esprit, ne connaissait pas les révoltes des sens.
Son âme s’élevait vers Dieu comme un encens très pur. Qui pourrait dire la perfection de sa prière, son intensité, l’amour de Dieu et du prochain qu’elle exprimait, ou encore la joie que la Trinité éprouvait à l’écouter et à l’exaucer ? Qui pourrait mesurer la puissance de son intercession sur le cœur de Dieu, elle qui a trouvé grâce devant lui (Lc 1, 30) et en qui Dieu a voulu se faire l’un des nôtres ?
Lorsque l’ange Gabriel vient à elle comme messager de Dieu, il la salue comme la « comblée-de-grâce » (Lc 1, 28). Par ces mots, il lui révèle tout l’amour de Dieu pour elle et la faveur unique dont elle est l’objet. Ses prières sont si pures et si ardentes qu’elle a réellement « trouvé grâce auprès de Dieu » (Lc 1, 30). D’aucune autre créature, il n’est dit de manière aussi explicite qu’elle a trouvé grâce auprès du Seigneur.
Marie est comblée de grâce dès le premier instant de son existence et elle le demeure toute sa vie, par sa fidélité et sa coopération constante à l’action de l’Esprit-Saint qui la couvre de son ombre. À la Pentecôte, elle est au Cénacle, unie à la prière des apôtres, obtenant pour eux les dons de l’Esprit Saint. À la fin de sa vie terrestre, la grâce est en elle si abondante qu’elle en déborde sur chacun de nous.
Marie a été pleine de grâce dès l’origine et l’est restée toute sa vie par sa fidélité parfaite. Aujourd’hui, elle est une source inépuisable de grâce pour tous ceux qui l’accueillent et s’en remettent à elle.
Marie, « comblée de grâce », priez pour nous.
Prions
Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)
O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.
Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)
Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.









