Le Crucifiement

Le Crucifiement, Rafaello Sanzio

Méditons

Jésus a toujours joint l’acte à la parole. Ainsi, juste avant d’entrer dans sa Passion, il dit à ses Apôtres : « il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jean 15, 13). Cet amour le conduit à l’ignominie de la croix. Et, du haut de son gibet, il continue d’intervenir auprès du Père pour nous en le priant à notre intention : « Père pardonne-leur car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23, 24). Jusqu’à son dernier souffle, Jésus n’a été que don de Lui-même, à son Père, pour nous.

Le pardon est une démarche, un chemin difficile. Jésus, mort sur la Croix, et Marie debout auprès de Lui, sont là pour en témoigner. Le pardon est une caractéristique divine : Dieu est seul à pouvoir l’accorder et Il est seul à pouvoir nous donner de l’accorder aux autres. Et, si tous les Saints ont pu pardonner à leurs contradicteurs, à leurs tortionnaires, c’est parce que Jésus leur en a fait la grâce. Le pardon est, dans certaines situations, tellement impossible sur un plan humain, que, s’il se produit, c’est parce que celui qui l’accorde, l’a lui-même reçu de Dieu comme une grâce, pour la communiquer autour de lui. Comment les martyrs, en proie à d’horribles tourments, pourraient-ils pardonner à leurs bourreaux si Dieu ne leur en faisait la grâce ? Comment sainte Maria Goretti aurait-elle pu pardonner à Alessandro, son assassin, sans le soutien de la grâce ? Comment sa mère aurait-elle pu accepter de se tenir à côté de ce même assassin le jour de la béatification de sa fille, si son cœur meurtri n’était rempli de l’amour de Jésus ?

Tous les Saints du Ciel ont mis en pratique l’enseignement de Jésus jusque dans ce qu’il a de plus difficile, à savoir pardonner et prier pour ceux qui les ont persécutés. Si difficile qu’ait été la tâche, ils l’ont fait pour l’amour de Jésus. Et parce qu’ils l’ont fait, ils ont été comme Jésus, avec Jésus, en Jésus la cause et l’origine d’un enchainement de grâces en ce monde. Pensons à saint Etienne, condamné à mort et lapidé pour son appartenance à l’Eglise. Saül fait partie de ses tortionnaires. En pardonnant de tout cœur à ses bourreaux, Etienne fait de son martyre une source de grâce, dont Saül bénéficie au premier chef : le martyre d’Etienne obtient la conversion de Saül qui devient le grand saint Paul, l’apôtre des gentils, l’un des piliers de l’Eglise de Jésus-Christ.

Le pardon n’est pas réservé aux Saints, mais il est une grâce que Dieu nous fait à tous : à nous de l’accueillir. Au purgatoire, se trouvent ceux qui n’ont pas voulu pardonner et prier pour leurs ennemis, se trouvant toutes les bonnes raisons de ne pas le faire. Notre nature est encline à leur donner raison ; nous leur ressemblons tellement. Mais ce n’est pas l’exemple que Jésus nous a donné, ce n’est pas l’enseignement qu’il a laissé. Les actes d’amour seront les plus hautement récompensés ; les manques d’amour les plus sévèrement réprimés. La foi, l’espérance passeront, l’amour ne passera pas.

Que la mort ne nous surprenne pas avant d’avoir pardonné de tout cœur à tous. Ne le faisons pas sous la contrainte, car personne n’a suffisamment de vertu et de volonté pour y parvenir par lui-même. Demandons-en la grâce comme l’ont fait les Saints. Et s’il nous reste quelques contentieux avec nos défunts, pardonnons-leur outre-tombe. Il n’est pas trop tard, et ils nous en seront éternellement reconnaissants.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Portement de Croix

 

Jésus porte la croix, Titien

Méditons

Jésus porte la croix lourde de toutes nos fautes, depuis la chute originelle jusqu’à la fin des temps. C’est avec patience et persévérance qu’il porte cette charge qui est proche de l’écraser. Par son ardeur à vouloir aller jusqu’au bout du chemin, il nous renseigne sur l’importance de l’enjeu et la valeur qu’il accorde à chacune de nos âmes. A sainte Brigitte, Il dit à ce sujet : « l’âme est meilleure et plus digne que le monde entier, plus précieuse que tout l’univers ; elle est égale aux anges, et créée pour la gloire éternelle. Elle est faite à l’image et la ressemblance de Dieu… Cette âme, immortelle, éternelle, me plait plus que tout ce qu’il y a de plus désirable au monde. Elle est ma bien-aimée… S’il était possible que je meure autant de fois qu’il y a d’âmes en enfer, je souffrirais pour chacune d’elles comme j’ai souffert pour toutes ; mon corps serait encore disposé à souffrir toutes ces choses avec une franche volonté et un parfait amour. » Jésus a porté la croix pour tous mais aussi pour chacun d’entre nous en particulier. Chacun de nos visages lui était présent tout au long du chemin.

A l’imitation de Jésus, tous les Saints ont porté leur croix telle qu’elle s’est présentée à eux. Et, si en ce monde, il n’existe pas deux âmes identiques, il n’y a pas non plus deux mêmes croix, chacune étant proportionnée aux charismes, aux forces de chacun, aux nécessités du temps, aux besoins de l’Eglise. Si beaucoup de Saints ont été amenés à verser leur sang pour Jésus, la multitude de ceux qui, avec patience et persévérance, ont supporté les affres de la pauvreté, de la maladie, les contradictions, les persécutions de  leur conjoint, de leurs enfants, de leurs proches dans le silence et la résignation, ne sont pas moins de véritables témoins de l’Evangile. En canonisant saint Maximilien Kolbe, saint Jean-Paul II reprend une notion introduite par sainte Jeanne-Françoise de Chantal à savoir le martyre d’amour. Il désigne ainsi celui qui ne verse pas son sang pour la foi mais qui pousse les limites de l’amour du prochain au-delà de l’extrême. En effet, Maximilien Kolbe a accepté consciemment la mort, afin de l’éviter à un père de famille. Pendant deux semaines, il a été enfermé dans un cachot avec 9 autres prisonniers qu’on a laissé mourir de soif, de faim, afin de les mener à la folie et finalement de s’entretuer. Contre toute attente, il a fait régner le calme dans la cellule, en priant et en faisant prier. Comme unique survivant, les nazis lui ont injecté du phénol et ont brulé son cadavre. Maximilien n’a pas versé son sang mais quelle patience, quelle persévérance dans la charité, il lui a fallu pour accepter son sort dans l’amour du prochain. Souvenons-nous aussi de l’exemple de saint Jean-Paul II, de sa patience, de sa persévérance dans la maladie pour témoigner aux yeux du monde du respect dû à la vie depuis son commencement jusqu’à sa fin naturelle.

Lorsqu’on interroge nos contemporains sur la façon dont ils voudraient mourir, la plupart répondent qu’ils voudraient quitter ce monde dans leur sommeil. S’ils devaient être malades ou devenir une charge pour leur entourage, ils préfèreraient mourir. Et ce souhait est exprimé par la grande majorité, même parmi les chrétiens. Ce n’est pourtant pas l’exemple que Jésus nous a donné, ni même les Saints qui ont vaillamment supporté toutes les maladies, toutes les infirmités. Et si la plupart pensent que, malades, la vie ne vaut plus d’être vécue, les Saints nous démontrent le contraire. Leur gloire actuelle vient de ce qu’ils ont justement accepté la croix telle que Jésus la leur a présentée et qu’ils en ont fait, comme Jésus le leur a montré, leur échelle pour le Ciel. Bernadette Soubirous était trop souvent malade pour qu’on puisse lui donner un emploi dans son couvent de Nevers. Elle ne s’en plaignait jamais et disait : « je fais mon emploi de malade. » Et, ses consœurs ne s’y trompaient pas : elles sentaient bien que sœur Marie-Bernard, par sa patience dans la maladie, attirait sur leur couvent des trésors de grâces. Si, aux yeux du monde, les malades sont une charge, aux yeux de Dieu, et pour l’Eglise tout entière, ils sont une source intarissable de grâce car c’est Jésus qui en eux continue de sauver les âmes.

Au purgatoire se trouvent les âmes qui, pour la plupart, ont moins souffert en cette vie, ont été  bien moins malades, moins éprouvées que les Saints. On y retrouve aussi, celles qui n’ont cessé de traîner ou de raboter leur petites croix, n’ont cessé de se plaindre qu’elle est trop lourde, qui ont voulu la faire porter aux autres : un malade qui n’accepte pas la croix de la maladie, le fait forcément payer à son entourage… Aujourd’hui, elles se rendent compte de toutes les grâces dont elles se sont privées, en rejetant la croix. Aujourd’hui, elles comprennent ce qu’elles n’ont pas compris durant leur vie : les souffrances nous rapprochent de Dieu et, portées en union avec Jésus, elles engendrent la grâce en ce monde et la gloire dans l’autre.

Il n’est facile pour personne de porter sa croix et, dans notre toute faiblesse, notre lâcheté, nous cherchons souvent à lui échapper. Lorsque nous sommes découragés, regardons vers Marie qui se tient le long de tous les chemins de croix pour nous soutenir. Remémorons-nous l’exemple de toute la multitude des Saints qui ont porté leur croix avant nous et qui en sont récompensés aujourd’hui. Pensons à toutes ces pauvres âmes qui sont passées à côté de tant de grâces et doivent rattraper ce qu’elles ont manqué. Prions pour elles. Quand elles seront arrivées au Ciel, elles intercèderont auprès du Dieu de miséricorde pour nous obtenir un surcroit de foi, de patience et de persévérance.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Couronnement d’épines

 

Le Christ couronné d’épines et tourné en dérision, Caravage

Méditons

Toute la personne physique et morale de Jésus est soumise à la torture. Après avoir été outrageusement flagellé, le voilà couronné d’épines, malmené, couvert de crachats, raillé… Et, nous disent certains mystiques comme le frère Kostka, toute cette souffrance n’est rien en comparaison de l’immense tristesse que Jésus ressent au fond de son âme… Il n’est aucune souffrance, aucune détresse humaine que Jésus n’ait pas prise sur lui dans sa Passion, pour qu’elle soit transformée en fruits de rédemption pour l’humanité entière. Il n’est aucune partie du corps ou de l’âme de Jésus qui n’ait pas été directement impliquée dans l’œuvre de salut et n’ait contribué à racheter l’humanité.

On a coutume de représenter les Saints avec les instruments de leur supplice ou les outils par lesquels ils se sont sanctifiés. Ainsi, on représente sainte Ursule et saint Sébastien le corps transpercé de flèches, sainte Catherine avec la roue de son martyre, sainte Barbe avec la tour dans laquelle son père l‘a enfermée, saint Martin avec le manteau qu’il a partagé avec le pauvre, sainte Catherine Labouré et sainte Bernadette dans le costume de leur ordre. C’est par là où nous aurons mérité, que nous serons récompensés.

Comme pour celui de Jésus, notre corps aura sa récompense. En effet, il est appelé à consentir bien des sacrifices en cette vie. Même s’il ne doit ressusciter qu’au dernier jour, pour entrer, lui aussi, dans la gloire, au Ciel, chaque Saint porte en lui la trace de tout ce qui fait ses mérites, jusque dans ses moindres parties. Par sainte Gertrude, Jésus nous dit : « comme le corps se compose de plusieurs membres, unis entre eux, ainsi l’âme est constituée de diverses affections, telles que la crainte, la douleur, la joie, l’amour, l’espérance, la haine, la pudeur. Selon que l’homme se sera exercé pour ma gloire en chacune de ces affections, autant il trouvera en moi de joies ineffables et inestimables. A la résurrection, lorsque ce corps mortel revêtira l’incorruptibilité, chaque membre recevra une récompense spéciale pour chacune des œuvres qu’il aura accomplies, et pour chacun des exercices pratiqués en mon nom et pour mon amour. Mais l’âme recevra une bien plus noble récompense pour chacun des mouvements de sainte affection, qui l’auront, pour mon amour, émue ou pénétrée de componction. » Nous n’avons pas idée de tout ce que Dieu nous prépare et de toute la gloire dont il nous revêtira, en récompense de nos peu de mérites.

En purgatoire, les défunts paient le prix de leur indolence, de leur indifférence à faire le bien. Comme au Ciel, chaque partie de notre personne reçoit sa récompense, ainsi en purgatoire chaque partie de l’âme est purifiée par là où elle a péché. Cette purification, même si elle n’est pas physique, est douloureuse et sans aucune commune mesure avec la plus aigüe de toutes les souffrances terrestres. On l’a souvent comparée à un feu pour en exprimer l’ardeur. Saint Stanislas Kostka, Jésuite polonais, vit apparaître une âme du purgatoire, tout enveloppée de flammes et poussant des cris lamentables. Il lui demanda si ce feu est comparable à celui de la terre. L’âme lui répondit que le feu de la terre, à côté de celui du purgatoire, est un doux zéphir. Mais le bon religieux, ayant de la peine à le croire, lui dit qu’il voudrait bien en sentir l’ardeur, si cela était possible. « Ah ! Lui répondit l’âme du purgatoire, un homme encore vivant n’est pas capable d’en sentir même une petite partie. Cependant, pour vous convaincre, étendez la main vers moi et vous en aurez une idée. » Stanislas étendit la main sur laquelle le défunt laissa tomber une goutte de sueur. La douleur fut si vive que Stanislas poussa un grand cri et tomba sans connaissance, comme s’il allait mourir. Aussitôt les religieux accoururent ; quand il fut revenu à lui, ils s’informèrent de la cause de ce mal subit et du cri… Au récit de l’évènement, ils furent tous remplis de crainte, et prirent la résolution de multiplier leurs pénitences, de fuir les plaisirs du monde et de raconter partout ce prodige, afin d’éviter aux fidèles le terrible feu du purgatoire. Saint Stanislas Kostka vécut encore un an, toujours en proie aux plus vives douleurs de sa plaie, qui ne se ferma pas…

Nos défunts, qu’ils nous attendent au Ciel ou qu’ils nous interpellent du purgatoire, nous engagent à respecter « frère âne » comme disait saint François, c’est-à-dire notre corps, le vêtement de notre âme car lui aussi est appelé à entrer dans la gloire. Nous le proclamons chaque dimanche dans le Credo : « je crois en la résurrection de la chair et en la vie éternelle. »

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La Flagellation

 

Christ flagellé

Méditons

Face à la foule déchainée, Pilate, convaincu de l’innocence de Jésus, recourt à un stratagème pour ne pas avoir à le condamner : il le fait flageller et le présente à la foule pour exciter sa pitié. Le sang de Jésus ruisselle de ses nombreuses plaies. La foule vocifère et hurle sa haine : « que son sang retombe sur nous et sur nos enfants » (Mathieu 27, 25). Le sang de Jésus retombera sur tous les hommes de toutes les générations mais ne sera pas rédempteur pour tous…

Dans l’Apocalypse, saint Jean voit la multitude des sauvés et nous la décrit comme « ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau » (Apocalypse 7, 14). La grande épreuve, c’est la vie sur terre où notre foi est éprouvée ; la robe, c’est notre âme rachetée par le sacrifice rédempteur de Jésus. Le salut est proposé à tous, mais chacun est libre de l’accueillir ou de le repousser. Jusqu’à la fin des temps, il en est qui, à l’instar de la foule du vendredi-saint, repousseront les appels de la grâce, et d’autres qui l’accueilleront, la feront fructifier en vue de la vie éternelle. Les Saints ont tous accueilli le cadeau de la grâce et « suivi l’Agneau partout où il allait, » c’est-à-dire qu’ils ont mis en pratique tous ses enseignements. Aujourd’hui, comme nous le décrit saint Jean dans l’Apocalypse, ils se tiennent devant le trône de Dieu, des palmes en mains et chantent : « il est digne, l’Agneau qui a été immolé, de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire et la louange » (Apocalypse 5, 12).

Les âmes du purgatoire sont assurées qu’elles rejoindront cette foule immense des rachetés. Elles le savent et la perspective du Ciel les console dans leur douloureuse purification. Elles sont aussi grandement consolées par le fait que dans leur état, elles ne sont plus en proie aux tentations et donc au péché. Elles savent à présent à quel point Jésus, l’Agneau sans tache par qui elles ont été sauvées, est digne de leur amour, de leur gratitude et soupirent après le moment où elles pourront s’unir aux louanges, aux acclamations des Saints. En offrant pour elles, le précieux sang de l’Agneau de Dieu répandu à chaque Messe, nous pouvons accélérer leur purification. C’est si simple pour nous et elles nous le rendront avec une telle générosité, que de ne pas le faire est aussi coupable que téméraire.

« Je vis une terre nouvelle et des cieux nouveaux » nous dit saint Jean dans l’Apocalypse, c’est-à-dire un monde nouveau « car l’ancien monde s’en est allé » (Apocalypse 21, 1). Comme nos défunts avant nous, nous ne sommes que de passage sur cette terre, et nous nous dirigeons vers un monde nouveau où ils nous attendent. Profitons de la grâce du temps présent pour aider nos défunts afin de les rencontrer dans la splendeur de leur âme transfigurée lorsque nous nous présenterons à la porte du paradis.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’Agonie au jardin des oliviers

Christ en agonie

Méditons

« Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation car l’esprit est prompt, mais la chair est faible » dit Jésus à ses apôtres endormis (Mathieu 26, 41). Ils ne saisissent pas l’enjeu du moment et ne ressentent pas la détresse de Jésus, qui sollicite leur soutien. Non que les Apôtres soient en mesure de boire au même calice que Lui, mais Jésus désire que ceux qu’il appelle ses amis le soutiennent par leur présence et leur prière.

Jésus recommande à ses Apôtres de veiller, de prier, pour ne pas entrer en tentation. La Bible nous apprend que « le juste tombe sept fois par jour et se relève » (proverbes 24, 16). Notre nature humaine est si affaiblie par la faute originelle et les péchés que nous commettons nonchalamment, que nous ne sommes plus en mesure, de nous-mêmes, de triompher dans la vertu et d’éviter le péché. Il nous faut bien l’admettre, c’est par pure grâce qu’il nous est donné de faire le bien.

Au Ciel, à l’exception de la Vierge Immaculée, de saint Joseph, de saint Jean-Baptiste, nous ne trouvons aucun Saint, même parmi les plus grands, qui n’a pas commis de péché. Et c’est bien notre chance. Tous les Saints n’ont pas forcément bien commencé, mais tous ont merveilleusement fini. Que l’on pense au bon Larron, saint Dismas, un brigand notoire, qui a été le seul Saint canonisé directement par Jésus : « en vérité je te le dis : aujourd’hui même tu seras avec moi en paradis » (Luc 23, 43). Sainte Marie-Madeleine a mené une vie de débauche avant sa conversion et c’est d’elle seule que Jésus a dit : « parce qu’elle a beaucoup aimé, il lui sera beaucoup pardonné » (Luc 7, 47). Tous ont entamé un chemin de conversion, tous ont veillé avec Jésus, tous ont partagé sa soif des âmes et ont prié pour ne plus retomber dans leur ancienne vie de péché. Et ils ont travaillé à leur conversion avec une telle ardeur que, non seulement ils ont réparé les manquements de leur vie passée, mais qu’en plus, ils se sont élevés à une sainteté digne d’être montrée en exemple. Ainsi, Louis de Grenade nous dit que par sa vie de pénitence, sainte Marie-Madeleine a recouvré une virginité plus excellente et plus méritoire que celle d’avant sa vie de débauche.

Les Saints ont tous partagé la soif de Jésus pour les âmes. « Le Christ sera en agonie jusqu’à la fin du monde » nous dit Pascal. Et, jusqu’à la fin du monde, Jésus sollicitera de ceux qu’il appelle ses amis, c’est-à-dire de nous, de partager avec lui son souci du salut des âmes. Tous les Saints se sont sentis personnellement appelés à s’unir à Jésus agonisant au jardin des oliviers pour le consoler. Pensons à saint François Marto, l’un des trois voyants de Fatima, ainsi qu’à sa sœur, sainte Jacinta, dont le principal souci, après les apparitions de Marie, fut de consoler Jésus si triste de la perte des âmes. Pour le consoler, ils n’ont reculé devant aucun sacrifice, faisant même celui de leur vie pour le salut des âmes. Tous deux ont été emportés dans leur prime jeunesse par la grippe espagnole.

Tout en bénissant Dieu de leur avoir accordé la grâce d’une bonne mort, malgré leur peu d’empressement à se convertir pendant qu’il était encore temps, la plupart des défunts en purgatoire sont abandonnés, sans que personne dans leur famille, leur parenté, leurs amis ne prient pour leur prompte délivrance. Comme Jésus au jardin des oliviers, ils attendent que ceux qu’ils ont aimés sur terre, leur viennent en aide. Ils ne se plaignent pas de cet abandon car leur triste état n’est que justice : eux aussi ont abandonné leurs défunts et ont été avares de prières. Mais, comme pour Jésus en agonie à Gethsémani, leur profonde détresse doit susciter notre compassion. C’est en secourant les défunts, notamment les plus abandonnés, que nous nous assurons de ne pas être abandonnés à notre tour en purgatoire.

« Beaucoup vont au confessionnal mais peu se convertissent » nous dit le saint curé d’Ars. Demandons à la multitude des Saints d’offrir à Dieu tous leurs mérites pour nous obtenir un vrai retour sur nous-mêmes, la grâce de la persévérance dans notre conversion et dans la prière pour les âmes du purgatoire.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les mystères douloureux

 

Le Crucifiement, Antonello da Messina

Méditons

Lorsqu’assis aux pieds de sa maman en train de broder, l’enfant lève son regard vers son ouvrage, il n’en voit que l’envers et n’a qu’une image approximative, et pleine de défauts de ce qu’il sera au final, tandis que sa maman le contemple à l’endroit, tel qu’il est vraiment. Il en va de même pour la Passion de Jésus-Christ, vue par nous ici-bas qui ne voyons que l’envers de l’ouvrage de Jésus. La multitude des Saints, elle, le contemple à l’endroit.

Nos défunts voient les choses de Dieu dans leur réalité éternelle et, pour eux, la Passion, les souffrances de Jésus, ne sont pas une occasion de tristesse. Au contraire, la Passion de Jésus est la raison de leur joie, de leurs actions de grâce, la raison pour laquelle ils aiment Jésus-Christ, sans jamais se lasser de le lui exprimer. Ils comprennent à présent jusqu’où Jésus s’est donné pour eux et jusqu’où ils sont aimés de Lui. Ils voient à présent toute la fécondité de la Passion de Jésus et tous les fruits qu’elle a produits pour la Création tout entière. Ils comprennent et réalisent que Jésus n’a rien subi dans sa Passion ,mais qu’il a tout choisi et accepté par amour pour nous. Derrière l’homme écrasé par la souffrance sur le chemin de Croix, ils voient à présent le Dieu fort, qui porte sur son épaule l’emblème de sa royauté c’est-à-dire la Croix.

Les Saints réalisent tout ce que le péché originel a ravi à l’être humain et la déchéance que cette faute a entrainée. Ils réalisent aussi la plénitude avec laquelle Jésus nous a restaurés dans la grâce, tant et si bien que par sa Passion, Jésus nous a enrichi bien davantage que la faute originelle nous a appauvris. Avec saint Augustin et toute l’Eglise dans l’hymne pascale, les Saints chantent sans fin dans la jubilation : « O heureuse faute qui nous a valu un tel Sauveur. » Oui, ce qu’ils sont à présent, ils le doivent à l’amour de Jésus, qui s’est donné pour qu’ils aient la vie en plénitude. Et s’ils trouvent que la faute originelle a été heureuse, c’est autant parce qu’elle a donné à Jésus l’occasion de nous prouver son amour en nous rachetant, qu’elle nous a donné le moyen de témoigner du nôtre, en nous unissant à Lui dans sa Passion.

Pour les âmes du purgatoire, les souffrances de Jésus ne sont pas non plus une occasion d’affliction. Bien au contraire. Les souffrances de Jésus, les mérites infinis de toute sa vie terrestre sont autant de remèdes pour soigner les plaies de leurs âmes. Il n’est aucune dette que Jésus ne puisse acquitter, en puisant dans ses mérites infinis. Comme tous les malades, les âmes du purgatoire ne sont pas en état de se soigner elles-mêmes, mais ont besoin de l’intervention du personnel médical. Marie, Notre Dame du Suffrage, est l’infirmière en chef et les anges ses assistants, qui appliquent aux âmes du purgatoire les remèdes qu’elle leur prescrit, et que nous, ici-bas, puisons dans la pharmacie des mérites de Jésus-Christ.

Avec les Saints, les anges, les âmes du purgatoire, élevons notre regard au niveau de celui de Jésus pour voir dans les mystères douloureux ce qu’ils sont véritablement : un bouquet de preuves d‘amour du Créateur à sa créature. Merci Seigneur !

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’Institution de l’Eucharistie

La dernière Cène, Jacomart

Méditons

« Jésus ayant aimé les siens, les aima jusqu’au bout » (Jean 13, 1) et jusqu’au bout, pour Jésus, signifie qu’Il les aima non seulement dans l’offrande totale de Lui-même, dans la Passion, mais aussi dans le don du Pain de Vie. L’Eucharistie est le Sacrement des sacrements, le don des dons de l’amour de Jésus, le moyen par lequel, il nous transfuse sa vie divine, se rend présent au milieu de nous, réunit autour d’une même table, les croyants du monde entier, la multitude des Saints et les âmes du purgatoire.

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang vivra éternellement » (Jean 6, 54) nous dit Jésus, qui donne sa vie pour que nous l’ayons, et que nous l’ayons en plénitude. Par le Pain de vie, mémorial de sa Passion et de sa Résurrection, Jésus nous fait passer de la mort à la vie. Chaque fois que nous communions, nous nous unissons à Jésus dans sa Passion pour que nous lui soyons unis dans sa Résurrection. Les Saints l’ont compris de manière intuitive. Ils ont tous désiré s’unir à Jésus souffrant, pour avoir part à sa vie divine. Et pour cela, ils ne se sont pas contentés de consommer l’hostie dominicale, mais ils sont devenus eux-mêmes une hostie vivante de louange pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Dans leurs maladies, leurs épreuves, leurs martyres, les Saints ont tiré leur patience, leur endurance, leur amour qui s’oppose aux forces de mort, de Jésus réellement présent dans l’Eucharistie et qui se donne à eux sous les espèces du pain et du vin. Les Saints sont ceux qui ont réalisé que d’eux-mêmes, ils ne peuvent rien faire mais qu’il leur faut tout recevoir de Jésus ressuscité qui, seul, a vaincu le monde. En se donnant à Jésus dans l’Eucharistie, ils se sont donnés au Dieu fort, qui leur a communiqué la grâce pour surmonter toutes les épreuves de cette vie.

La multitude des Saints est présente à chacune de nos Eucharisties, et on ne saurait davantage réjouir les Saints, que de la célébrer en leur honneur. C’est pourquoi l’Eglise offre le Saint Sacrifice à chacune de leur fête. Au cours de chaque Messe, les Saints intercèdent pour nous en offrant à Dieu, leurs mérites, en union avec les mérites infinis de Jésus. A sainte Mechtilde, Jésus dit : « Ma fille, à celui qui entendra la Messe avec piété, Je donnerai pour protecteur à la fin de sa vie, autant de Saints qu’il aura entendu de Messes pendant son existence. Ils le consoleront, le défendront et conduiront son âme, avec honneur, à mon trône. »

Au moment de la mort, nous dit Maria Simma, notre plus grand trésor sera les Messes auxquelles nous aurons participé pieusement. En effet, la Messe est un trésor incommensurable, l’acte par lequel le Sacrifice rédempteur de la Croix est rendu présent de manière non sanglante, et mis à notre disposition pour que nous en employions les fruits, à faire le bien. Tout peut s’obtenir lors de la Messe, si nous le demandons avec foi, confiance, et que ce que nous demandons, n’est pas contraire au bien de notre âme. Le purgatoire regorge d’âmes qui ont méconnu, négligé, ou pire, méprisé le don de Jésus dans l’Eucharistie. Aujourd’hui, elles nous prient de faire célébrer pour elles, et de participer à des Messes de suffrage, pour leur délivrance du purgatoire. C’est d’ailleurs, dans cet esprit, que s’est instaurée la pieuse tradition de faire célébrer des Messes pour les défunts.

Certains s’emploient à faire tourner des tables ou à consulter des médiums ,pour entrer en contact avec leurs défunts. Pour les chrétiens, c’est nettement plus simple, il suffit de participer à la Messe où, réunis à la table paternelle dressée par Jésus-Christ notre frère, dans la communion de toute l’Eglise du Ciel, du purgatoire et de la terre, nous sommes tous réunis et rassasiés de grâce divine sans jamais être repus.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La Transfiguration

 

La Transfiguration, Rafaello Sanzio

Méditons

Juste avant d’entrer dans sa Passion, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean pour les mener sur le Thabor. Devant leurs yeux, Il est transfiguré : son visage est étincelant comme le soleil, son vêtement blanc comme la neige. Il apparait à ses Apôtres dans la gloire, entouré des prophètes Moïse et Elie (Luc 9, 29-36).

L’épisode de la Transfiguration nous invite à voir au-delà des apparences. En effet, pour venir à nous, Jésus, la seconde personne de la Sainte Trinité, Dieu de toute éternité, prend les apparences d’un homme, et rien, dans son extérieur ne le distingue du commun des mortels. Seul son enseignement et les miracles qu’il réalise, indiquent son origine divine. Dans la Transfiguration, Jésus, pour fortifier ses Apôtres dans la foi à la veille de la grande épreuve de la Passion, leur laisse entrevoir une infime parcelle de sa divinité, une étincelle de ce qu’Il est vraiment : le Dieu trois fois saint. Même sous les dehors d’un simple mortel, Il est et Il reste le maitre de la vie et de la mort, celui qui a tout pouvoir sur toute chose.

Au Ciel, tous les Saints se révèlent dans ce qu’ils sont vraiment, à savoir les réceptacles de la gloire du Dieu vivant. En eux, la gloire de Dieu est visible et manifestée. La sainteté que Dieu leur a transfusée tout au long de leur vie terrestre, est restée cachée sous les oripeaux de l’anonymat, de la maladie, du rejet, de la misère, de la contradiction, du martyre. La mort a fait tomber tout ce qui voilait leur sainteté aussi éminente que discrète. A présent, dans la gloire du Ciel, est révélée toute l’étendue de leur sainteté et tous les fruits de grâce que leur vie terrestre a produits et qui ont nourri toute l’Eglise de Jésus-Christ. Sainte Gemma Galgani, sainte Anna Schaeffer, Marthe Robin, par exemple, ont passé leur vie, clouées au lit, prostrées par la maladie, vivant dans un dénuement extrême, objet de toutes sortes de mesquineries, d’incompréhensions. Bon nombre les considérait comme une charge, un poids alors que, par leur offrande, leur vie toute donnée au Christ pour l’Eglise, elles étaient les canaux de la grâce pour tous les pécheurs. La vie de Moïse et d’Elie n’a été qu’une succession de difficultés, d’obstacles à lever. Aujourd’hui, en apparaissant dans la gloire, aux côtés de Jésus transfiguré, ils nous montrent qu’il faut voir au-delà des apparences et que la misère présente ne fait que cacher notre gloire future.

Au Ciel, nous rencontrons des Saints encore bien plus grands que ceux que nous connaissons, pour les avoir placés sur les autels, et dont nous sommes édifiés par le récit de leurs prouesses. Ces géants de sainteté méconnus n’ont rien réalisé d’extraordinaire mais ils ont tout fait dans la fidélité, la persévérance, le don total de soi. Ainsi au plus haut des cieux se trouvent probablement telle mère de famille restée veuve qui a péniblement élevé ses nombreux enfants, faisant face au quotidien à la pauvreté, à l’adversité, au mépris bourgeois. Si nous pouvions tous les voir aujourd’hui, transfigurés dans la lumière divine ! Quelle gloire ! Quelle félicité ! Probablement que chaque jour nous passons à côté de personnes dont nous ne soupçonnons pas l’éminente sainteté, et que le Ciel nous révélera.

Au purgatoire se trouvent les âmes plus enclines au compromis, voire à la compromission, qui ont été plus soucieuses de paraître et de plaire au monde qu’à Dieu. Plus encore que du vêtement, elles ont eu avant tout le souci d’une vie confortable. Et, quand on tire trop la couverture à soi, on l’enlève forcément à son voisin. Le problème n’est pas d’avoir voulu se mettre à l’abri du besoin ainsi que les leurs, mais qu’à avoir voulu l’être à l’excès, ils ont été amenés à ne pas venir en aide à leurs semblables, voire à les dépouiller. Les actes de charité seront les plus hautement récompensés. L’inverse est vrai aussi : les manques de charité seront les plus sévèrement punis…

« L’amour couvre la multitude des péchés » (1 Pierre 4, 8). Face à nos manquements, qui peuvent nous faire craindre un long et douloureux purgatoire, comme sainte Thérèse de Lisieux, ne craignons pas et confions-nous sans cesse au Dieu de miséricorde, qui veut encore bien plus que nous ,que nous passions de cette vie à l’autre, en ne faisant que survoler le purgatoire. Au lieu de nous épuiser à combattre le péché, multiplions plutôt les actes de charité et d’amour, et pour qu’ils soient féconds, réalisons-les avec l’intention d’en faire profiter les âmes du purgatoire, notamment celles de nos défunts.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’Annonce du Royaume de Dieu

La Résurrection de Lazare, Sebastiano del Piombo

Méditons

Face au tombeau de Lazare, Jésus dit à Marthe qui l’implore : « C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt et toute personne qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (Jean 11, 25-26). Elle lui dit : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde » (Jean 11, 27). Sur la foi de Marthe, Jésus réalise l’un de ses miracles les plus retentissants, la résurrection de Lazare, annonciatrice de sa propre résurrection et de la nôtre.

Les Saints ont engagé leur vie terrestre sur cette foi que Jésus est la résurrection et la vie, que par Lui, en Lui et avec Lui, ils vivront éternellement. Cette foi a été le moteur de toute leur vie. Dans toutes leurs maladies, afflictions, tribulations, persécutions, voire dans leur martyre, ils ont choisi de faire confiance à Jésus et de s’en remettre dans la foi, la confiance, à Lui, en qui ils reconnaissent le seul maître de la vie et de la mort. Aujourd’hui, au Ciel, ils vivent en Jésus dans une telle plénitude, une telle béatitude, qu’ils sont à présent seulement des vivants. En effet, la vie sur terre n’est qu’une ombre de celle qui s’ouvre à nous sur l’autre rive. A Sainte Gertrude, Jésus dit : « Après le peu de temps que vous avez été affligée de traverses et d’infirmités sur la terre, vous vous réjouirez pour toute l’éternité de la possession de Dieu dans le Ciel. Les moments de vos afflictions seront récompensés de millions d’années de douceur et de consolations. Vous jouirez de cette joie et de ces délices que l’œil n’a jamais vus, que l’oreille n’a jamais entendus et qui ne sont jamais entrés dans la pensée d’un seul homme. »

Les Saints ont tous été les investisseurs les plus déraisonnables qui soient, aux yeux du monde, et pourtant leur état présent nous montre qu’à avoir été aussi déraisonnables, ils ont été les plus raisonnables. En effet, est-il philosophie plus déraisonnable aux yeux du monde que le christianisme qui nous enseigne à donner sans attendre de retour, à pardonner à ceux qui nous persécutent, à aimer la pauvreté, la chasteté, pire, à être heureux quand on nous persécute, quand on a faim et soif de justice… Et pourtant, les Saints ont fait le pari de cette déraison, non pour se distinguer des autres à la manière des hippies, mais par amour pour Jésus-Christ qui, par son enseignement, nous montre la voie de la vraie sagesse, celle qui mène à la vraie béatitude. « Car celui qui voudra sauver sa vie, la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi, la trouvera » nous dit Jésus (Marc 8, 35). Les Saints sont entrés dans la vie éternelle, en plaçant toute leur confiance en Jésus-Christ, en faisant fructifier les privations de cette vie pour la vie éternelle en Dieu. Et Jésus rétribue à présent leur confiance au centuple, et d’avantage encore.

Au purgatoire, se trouvent tous ces gens raisonnables qui ont tout misé sur cette vie et n’ont voulu réaliser que des investissements raisonnables et raisonnés aux yeux du monde, des investissements dont ils attendaient un rendement intéressant à court terme. Tous ces investissements, ils les ont pourtant laissés à leur mort et les fruits de leurs labeurs profitent à leurs successeurs qui, souvent, les oublient, une fois l’enterrement passé. Prier pour ces âmes, n’est pas une occupation raisonnable aux yeux du monde et, pourtant, il ne saurait y avoir investissement plus raisonnable pour notre vie éternelle. En effet, en payant leurs dettes à la justice divine, nous remboursons les nôtres, car tout ce que nous faisons à l’un de ces petits, c’est à Jésus Lui-même que nous le faisons. Le plus pauvre d’entre les pauvres en ce monde est plus riche qu’une âme du purgatoire, qui ne peut plus rien pour elle-même, mais qui, comme le plus misérable des mendiants, quémande notre prière.

Du haut du Ciel, comme du fond du purgatoire, nos défunts nous engagent à ne pas nous tromper de Sauveur et à ne mettre notre confiance qu’en Jésus, qui, seul, est la résurrection et la vie. Ils nous entraînent à ne pas les imiter dans leurs mauvais placements, mais à essayer de nous imaginer avec quelle ardeur, ils essaieraient de gagner leur Ciel s’ils pouvaient revenir sur terre.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet)

O Saints Patriarches et Prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints Apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours d’avantage, Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints Martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints Confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque, en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes Vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus, à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos Saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père, de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre, avec le fruit de votre Passion, en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen. (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes Saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »)

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les Noces de Cana

Les noces de Cana, Duccio di Boninsegna

Méditons

Le premier miracle de Jésus a lieu à Cana en Galilée, lors d’un mariage auquel assistaient Jésus, ses disciples et sa mère. Et l’Evangéliste précise : « tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui » (Jean 2, 11).

Par leur extrême sobriété, les Evangiles nous persuadent que chaque détail revêt une importance extrême, et même, qu’il contient un enseignement en lui-même. Ainsi, l’Evangéliste précise-t-il, qu’il s’agit d’un mariage et que la mère de Jésus était là. C’est dans un contexte heureux que Jésus réalise son premier miracle et c’est dans une ambiance festive que ses disciples apprennent à croire en lui. Et toute cette joie est initiée par Marie, la Mère de Jésus.

La recherche du bonheur nous préoccupe tous, et tous, nous cherchons à nous donner les moyens de l‘obtenir. Beaucoup échouent dans cette recherche car, comme l’écrit le grand Bossuet : « le bonheur humain est composé de tant de pièces qu’il en manque toujours. » Les Saints, qui sont tous heureux au-delà de toute mesure dans l’autre vie, l’ont aussi été dès cette vie. Les Saints ont compris que le bonheur, ce n’est pas une chose, une philosophie, un idéal, mais que c’est une personne, Jésus-Christ, qui nous aime et nous donne de l’aimer en retour. Saint Augustin écrit à ce sujet : « notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi, Seigneur. » Même livrés aux pires tortures du martyre, les Saints n’auraient pas échangé leur vie pour une autre, toute tissée de voluptés terrestres car ils aimaient Jésus et se savaient aimés de lui.

Que dire de la douceur d’aimer Marie et de s’en savoir aimé. Que dire de la douceur de partager avec Jésus, un amour commun, celui de Marie. Si Jésus a voulu réaliser son premier miracle en le faisant demander par Marie, c’est pour que nous apprenions de lui, à nous soumettre à son enseignement maternel et à accueillir avec empressement toutes ses sollicitations. Et l’enseignement de Marie tient en peu de mots. Comme aux serviteurs des noces de Cana, elle nous dit : « tout ce que Jésus vous dira de faire, faîtes-le » (Jean 2, 5). En écoutant Marie, nous nous approchons de Jésus, qui reproduit pour nous le miracle des noces de Cana, tant pour répondre à la demande de sa Mère que pour nous réjouir. Le christianisme n’est pas une religion triste et sombre comme on voudrait trop nous le faire croire. Au contraire, c’est la religion du bonheur et la vie présente n’est qu’un stage d’initiation, une période d’apprentissage, nécessaire pour nous habituer au bonheur intense de l’autre vie. Après tout, quand on prend un bain, on s’y plonge petit à petit pour habituer notre corps à la température de l’eau. A Lourdes, Marie a promis à Bernadette de la rendre heureuse, si possible en cette vie mais avec certitude dans l’autre. Si elle a fait cette promesse, c’est parce que, non seulement, elle peut la tenir, mais aussi et surtout parce que le bonheur est la caractéristique principale de la vie future, et même un signe de prédestination en cette vie.

Les âmes du purgatoire se sont trompées de bonheur et ont poursuivi des chimères. Elles n’ont pas réalisé à temps, que le seul vrai bonheur, c’est celui de vivre en Jésus, pour Jésus, par Jésus. Lors du jugement particulier, elles ont réalisé leur erreur et, à présent, elles se consument du désir de s’unir à Jésus, dont elles savent qu’il est celui qu’elles ont cherché sans le savoir. Les âmes du purgatoire se repentent aussi d’avoir méconnu, rejeté ou négligé l’amour de Marie, de n’avoir pas eu recours à son aide et à son intercession, de n’avoir pas répondu à ses sollicitations, tant dans ses apparitions au cours desquelles elle demandait notamment la récitation quotidienne du chapelet, que dans le secret de leur cœur où elle leur rappelait souvent les mêmes mots qu’elle adressa aux serviteurs de Cana : « fais tout ce que Jésus demande » (Jean 2, 5). Par la prière du chapelet, par lequel, beaucoup d’âmes sont libérées chaque jour du purgatoire, réparons cette omission et aidons-les à rejoindre le Ciel.

Marie est la porte du Ciel, disait saint Jean Bosco. Elle l’est pour nous qui sommes sur terre et voudrions rejoindre le Ciel, le moment venu, sans passer par le purgatoire, mais aussi pour toutes ces pauvres âmes en attente de secours de notre part.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.