Toutes les raisons d’aimer et d’honorer la Vierge Marie, Mère de Dieu

Nous aimons Marie pour tout ce qu’elle est 

Méditons

« De Mariam numquam satis » disait le grand saint Bernard, le chantre de Notre Dame : De Marie, on n’en dira jamais assez.

Oui, Marie est une source de joie spirituelle inépuisable. Les raisons de l’aimer et de l’honorer sont si nombreuses qu’on ne parviendra jamais à les énumérer toutes. Chaque fois qu’on en découvre une nouvelle, d’autres nous viennent spontanément et on a l’impression que c’est sans fin.

Lorsqu’on pense à Marie, une onde de douceur et de joie nous traverse. On ne se l’explique pas et on ne cherche pas à se l’expliquer ; c’est ainsi et ça nous convient. Le simple fait d’entendre son nom apaise l’âme et le cœur, nous recharge en espérance, éclaire la grisaille du quotidien.

Tout en Marie attire et réchauffe. Elle fait naître en nous ce qu’il y a de meilleur. À son contact, on se sent devenir plus simple, plus vrai, parfois même meilleur. Elle nous élève avec douceur et délicatesse, nous entraine à nous dépasser dans la joie. Elle réveille les élans les plus purs, les intentions les plus droites. Elle nous apprend la beauté, par ce qu’elle est, par ses exemples et par ce qu’elle continue d’inspirer.

Je sais que vous pensez souvent à la Sainte Vierge, sinon vous ne seriez pas en train de me lire. Je vous propose un petit exercice. Mettez dans la peau d’un artiste et imaginez-vous en train de peindre le visage de Marie. Quels traits allez-vous lui donner ? Chacun lui prête instinctivement les traits d’une personne aimée et particulièrement belle. Comme chaque personne est unique (et un monde à elle seule !), les représentions peuvent se ressembler sans être jamais pareilles. Mais toutes ont cependant une chose en commun : sur chacune, elle affiche un sourire radieux, un sourire qui élève, qui transporte, qui réjouit.

À Lourdes, Bernadette parlait souvent du sourire lumineux de Marie. Elle disait : « son sourire, je n’en ai jamais vu de pareil. » Pour Bernadette, le sourire de Marie n’était pas seulement beau ; il était profondément personnel et plein de douceur, comme un regard qui parle au cœur.

Oui, nous aimons Marie parce qu’elle nous sourit à nous, pauvres pécheurs qu’elle aime malgré leurs faiblesses, et parce que son sourire nous fait du bien.

O Marie, sourire de Dieu, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

5ème Mystère Glorieux : Le Couronnement de Marie dans le Ciel

Méditons

La gloire est par excellence l’apanage du roi. Elle dit sa richesse, sa puissance, l’éclat de son règne.

Abraham était dit très glorieux parce qu’il possédait bétail, argent et or (Genèse 13, 2). Oui dira la richesse de Marie : elle a la plénitude de la vie divine en elle.

En Egypte, Joseph dit à ses frères : « Racontez à mon père toute la gloire que j’ai en Égypte » (Genèse 45, 13). Le Pharaon en avait fait le maître du pays. Oui dira la puissance de Marie ? Le Seigneur, le Tout-Puissant, est avec elle. Et qui dira l’éclat du règne de Marie ? Toutes les générations la proclameront bienheureuse.

Humble servante de Dieu, plus que tout autre, Marie a procuré la gloire de Dieu en nous donnant le Sauveur. Et Dieu en retour glorifie sa Mère.

Roi de gloire, ô Jésus notre Sauveur, Reine glorieuse, ô Marie, notre Mère, aidez-nous à rendre gloire en tout à l’adorable Trinité.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit maintenant, et toujours et dans les siècles des siècles. Amen. Alleluia.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Gloire à Dieu, au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime.

Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons, nous te glorifions, nous te rendons grâce pour ton immense gloire, Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu le Père tout-puissant.

Seigneur, Fils unique, Jésus Christ, Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père.

Toi qui enlèves les péchés du monde, prends pitié de nous. 

Toi qui enlèves les péchés du monde, reçois notre prière. 

Toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous.

Car toi seul es saint, Toi seul es Seigneur, 

Toi seul es le Très-Haut, Jésus Christ, avec le Saint-Esprit dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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4ème Mystère Glorieux : L’Assomption de Marie

Méditons

Écoutons la Sainte Écriture : « Que les fidèles exultent, glorieux, criant leur joie à l’heure du triomphe » (Ps. 149, 5).

Écoutons les chants du Ciel décrits par saint Jean : « II est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et louange » (Apoc. 5, 12).

À ces chants doivent se mêler les louanges à la Mère du Sauveur qui était au pied de la croix. L’Église applique à Marie les louanges des Juifs à Judith : « Tu es la gloire de Jérusalem, tu es l’orgueil d’Israël, tu es la fierté de notre race » (Judith 15, 9).

Et qui sera rassasié de voir la gloire de Marie ? Croyons l’humble petite Bernadette : « Elle est si belle que lorsqu’on l’a vue une fois, on voudrait mourir pour la revoir encore. »

Marie, glorieuse Reine élevée au ciel, priez pour nous.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Gloire à Dieu, au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime.

Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons, nous te glorifions, nous te rendons grâce pour ton immense gloire, Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu le Père tout-puissant.

Seigneur, Fils unique, Jésus Christ, Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père.

Toi qui enlèves les péchés du monde, prends pitié de nous. 

Toi qui enlèves les péchés du monde, reçois notre prière. 

Toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous.

Car toi seul es saint, Toi seul es Seigneur, 

Toi seul es le Très-Haut, Jésus Christ, avec le Saint-Esprit dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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3ème Mystère Glorieux : La Pentecôte

Méditons

Écoutons l’apôtre saint Pierre : « Si vous êtes outragés pour le nom du Christ, heureux êtes-vous parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu repose sur  vous » (1 Pierre 4, 15).

La glorification du Christ et de Dieu s’achève dans les chrétiens : « Je suis glorifié en eux » (Jean 17, 10) a dit Jésus.

L’Esprit-Saint, envoyé par le Père et le Fils est, par ses dons, l’artisan de cette vie chrétienne authentique, qui reflète la gloire du Christ ressuscité et glorieux. « Honneur et gloire dans la parole du sage » dit la Sainte Écriture. Et qui nous donnera cette sagesse sinon l’Esprit-Saint reposant en nous ?

Marie, trône de la Sagesse, épouse de l’Esprit-Saint, priez pour nous.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Gloire à Dieu, au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime.

Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons, nous te glorifions, nous te rendons grâce pour ton immense gloire, Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu le Père tout-puissant.

Seigneur, Fils unique, Jésus Christ, Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père.

Toi qui enlèves les péchés du monde, prends pitié de nous. 

Toi qui enlèves les péchés du monde, reçois notre prière. 

Toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous.

Car toi seul es saint, Toi seul es Seigneur, 

Toi seul es le Très-Haut, Jésus Christ, avec le Saint-Esprit dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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23ème station : la venue de l’Esprit-Saint

La Pentecôte, intérieur de l’église du Saint-Esprit à Avezzano, Italie

Méditons

Pour se révéler et nous dévoiler ses attributs, l’Esprit-Saint prend différentes apparences. Au baptême de Jésus, dans le Jourdain par Jean-Baptiste, Il se manifeste sous la forme d’une colombe, symbole de pureté, de paix, de douceur ; Il rappelle ainsi la colombe envoyée par Noé sur les eaux après le déluge et revenue avec un rameau d’olivier. A la Pentecôte, il se communique au travers d’un vent impétueux qui remplit toute la maison ; Il marque ainsi sa toute-puissance, son absolue liberté, le fait qu’il « souffle où Il veut » (Jean 3, 8). Juste après, il prend la forme de « langues de feu » pour montrer qu’Il est tout amour et même qu’Il est « l’amour infini de Dieu » prêt à embraser le monde entier. Il rappelle ainsi le buisson ardent qui, devant Moïse, brulait sans se consumer sur le mont Sinaï. Enfin, il s’exprime à travers la bouche des Apôtres qui parlent en langues étrangères : l’Esprit-Saint est envoi et communion.

L’événement de la Pentecôte consacre la naissance de l’Eglise, qui est le corps du Christ. L’Esprit-Saint réalise l’unité de tous les croyants par-delà la diversité de ses membres, pour les rendre solidaires entre eux dans l’ordre de la grâce. Cette solidarité de tous ses membres est telle, que dans l’Eglise le bien fait par l’un profite à tous, que le péché commis par l’autre nuit à tous. L’unité réalisée par le Paraclet ne passe pas par le nivellement des savoirs et des compétences mais par la complémentarité des membres de l’Eglise entre eux. En effet, il accorde ses dons à chacun en particulier pour en user dans un esprit de service. Chacun contribue ainsi au bien commun. Comme l’écrit l’Apôtre Paul : « Il y a, certes, diversité de dons spirituels mais c’est le même Esprit ; diversité de ministères mais c’est le même Seigneur ; diversité d’opérations mais c’est le même Dieu qui opère tout en tous. À chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun » (corinthiens).

Même si, dans sa partie militante, l’Eglise est composée en totalité de pécheurs, elle est sainte parce que l’Esprit-Saint la guide, l’enseigne, la façonne, la purifie, la conduit à la perfection que Jésus attend de chacun de ses membres. Pour nous rendre dociles à l’action du Paraclet qui veut nous mener à cette perfection demandée par Jésus, Marie nous entraine par son lumineux exemple. Elle est la Mère de l’Eglise qui la révèle dans toute sa perfection. A son école, nous apprenons à aimer l’Eglise militante composée de pauvres pécheurs malgré ses nombreuses imperfections.

Marie et l’Eglise de Jésus sont si intimement liées qu’on peut dire que celui qui aime Marie, aime l’Eglise et qui aime l’Eglise, aime Marie. Comme le dit le pape Benoit XVI dans son homélie pour le 40ème anniversaire de la clôture du concile Vatican II : « Marie est tellement liée au grand mystère de l’Eglise, qu’elle et l’Eglise sont inséparables, tout comme sont inséparables le Christ et elle. »

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

22ème station : la préparation à la venue de l’Esprit-Saint

La Pentecôte, enluminure du 15ème siècle : les Apôtres, les disciples et les femmes prient avec Marie, Mère de Jésus, pour la venue de l’Esprit-Saint promis par Jésus.

Méditons

C’est par son admirable Ascension que Jésus quitte ce monde pour retourner à son Père, d’où Il est venu. Il part pour nous préparer une place auprès de Lui et nous envoyer l’Esprit-Saint comme Il l’a promis à plusieurs reprises. En effet, à la dernière Cène, Jésus a dit à ses Apôtres : « Quand je serai parti, le Père vous enverra l’Esprit-Saint en mon nom. Il vous fera souvenir de ce que je vous ai dit » (Jean 14,26). Le soir de Pâques, il renouvelle la même promesse : « et voici que moi, je vais vous envoyer l’Esprit-Saint ; vous serez revêtus de sa force » (Luc 24,29). L’Esprit-Saint est le don pascal par excellence, c’est Lui qui nous donne de connaître Dieu et de persévérer dans le bien. Il est la science des docteurs et la force des martyrs. C’est par l’Esprit-Saint que Jésus est présent au milieu de nous et qu’il réalise son autre promesse : « voici que désormais je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28, 20).

Jésus enjoint à ses Apôtres de rester à Jérusalem et d’y attendre la venue du Paraclet dans la prière persévérante. Recevoir l’Esprit-Saint demande une préparation dans la prière, le jeûne, le silence. Jésus n’a abordé aucun des moments décisifs de sa vie sans avoir au préalable ardemment prié. A la veille de sa vie publique, juste après son baptême par Jean-Baptiste, Il s’est retiré quarante jours dans le désert, où, dans l’isolement, Il a jeuné et prié. De ses Apôtres, Il n’en demande pas autant puisqu’ils n’attendront que neuf jours avant d’être remplis de l’Esprit-Saint. Cependant, afin d’accueillir pleinement le Paraclet avec tous ses dons, les « serviteurs doivent imiter le maître » en se dépouillant de tout ce qui pourrait, en eux, contrister l’Esprit. Cela n’est possible que par la prière, le jeûne, le silence intérieur.

C’est à l’école de Marie qu’est dispensée la meilleure préparation à la venue de l’Esprit-Saint en nos âmes. Ce n’est pas sans une raison majeure que la Mère de Jésus est au Cénacle pendant neuf jours avec les Apôtres. Sa présence, comme aux noces de Cana, n’est pas le produit du hasard ; elle procède de sa soumission totale à la volonté de Dieu. L’Evangile ne le dit pas mais il n’y a aucune extravagance à penser que Jésus, avant de quitter ce monde, a recommandé à Marie et aux Apôtres de prier ensemble pendant cette neuvaine préparatoire à l’événement fondateur de la Pentecôte. Dieu veut que Marie soit là pour soutenir de sa toute-puissance d’intercession, les Apôtres qui s’apprêtent à être revêtus de la force d’en-haut.

A la prière de Marie, l’humble servante de Nazareth, l’Esprit-Saint est venu sur elle, pour que d’elle naisse le Sauveur. Au cénacle, à la prière de Marie, l’Esprit-Saint vient pour que naisse l’Eglise. Marie est Mère de Dieu depuis l’Annonciation ; elle est Mère des hommes depuis le Vendredi-saint ; elle est Mère de L’Eglise depuis la Pentecôte.

Par le rosaire, Marie, comme elle l’a fait au cénacle avec les Apôtres, s’associe à nous pour demander la venue de l’Esprit-Saint que Jésus veut nous donner à profusion. Et, parce qu’elle prie avec nous, Jésus nous écoute et nous exauce.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

21ème station : l’Ascension

Méditons

Pendant quarante jours, Jésus est apparu à ses Apôtres en diverses circonstances, en divers endroits et de diverses manières pour les convaincre de sa Résurrection, leur en dévoiler le sens profond et ses prolongements dans leur propre vie. Ces quarante jours n’ont pas été de trop car ils ont servi à consoler les Apôtres, ébranlés d’abord par l’épreuve de la Passion, ensuite par l’annonce du départ de Jésus pour le Ciel. Ce départ vise pourtant un plus grand bien car il prépare les Apôtres, et toute l’église avec eux, à l’événement fondateur de la Pentecôte.

Nous voici donc rendus au quarantième jour après la Résurrection. Jésus apparait à sa Mère, à ses Apôtres, à ses disciples et au groupe de femmes pour la dernière fois. Sous leurs yeux, Il s’élève dans la gloire du Ciel, où « Il est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant et d’où « Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts » (credo). En attendant son retour glorieux, Jésus ne nous abandonne pas ; s’Il part, ce n’est pas pour quitter définitivement notre terre mais, au contraire, pour réaliser sa promesse d’être avec nous, tous les jours jusqu’à la fin du monde. Par l’Esprit-Saint qu’il envoie d’auprès du Père, Jésus se rend présent et agissant parmi nous et tout particulièrement dans l’Eucharistie, dans la Parole de Dieu et dans son peuple (là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis parmi eux).

L’ascension est un événement qui nous remplit de sainte espérance en dirigeant nos regards vers notre « terre promise », vers notre « maison paternelle. » En partant, Jésus a dit : « Il y a de nombreuses demeures dans la maison de mon Père. Je m’en vais vous préparer une place » (Jean 14, 2). Dans la maison du Père, chacun d’entre nous a une place réservée, unique, qui ne pourra être occupée par personne d’autre : quelle merveilleuse espérance que de se savoir attendu au point d’avoir une place désignée de toute éternité. Par son Incarnation, Jésus est venu partager notre vie dans cette vallée de larmes ; par sa Résurrection et son Ascension, il nous donne l’espérance de partager un jour sa vie divine, faite de bonheur et de joie sans fin dans le Ciel. « O heureuse faute qui nous valut un tel Sauveur » (saint Augustin).

En attendant, notre rencontre personnelle avec Lui dans le Royaume des cieux, Jésus nous invite à élever souvent nos regards vers le Ciel où Il nous attend, afin que l’espérance de le rejoindre nous soutienne dans les combats de la vie. Souvenons-nous de ses paroles : « Bienheureux serez-vous lorsqu’on vous maudira et qu’on dira faussement toute sorte de mal contre vous à cause de Moi. Réjouissez-vous et tressaillez de joie parce que votre récompense sera grande dans les Cieux » (Matthieu. 5, 11- 12).

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

20ème station : la mission apostolique

Allez dans le monde entier, William Blake

Méditons

Jésus-Christ est le Verbe de Dieu. Il est non seulement le porteur du message d’amour de Dieu pour les hommes mais aussi le message lui-même : le don suprême de Dieu à l‘humanité toute entière. Il est celui dont elle a un besoin vital même si, dans son aveuglement et son attachement aux choses de ce monde, elle ne s’en rend pas toujours compte. En Jésus, « la voie, la Vérité et la vie » (Jean 14, 6) nous trouvons le seul chemin qui mène au salut, à la vraie joie, au bonheur véritable. Il est le seul qui puisse répondre aux aspirations profondes de l’être humain. Tant dans notre faiblesse humaine que dans notre orgueil, nous cherchons les solutions à nos problèmes chez les faux-prophètes alors que les réponses à toutes nos détresses sont contenues dans un seul nom : Jésus. Ce message d’amour de Dieu doit être annoncé à tout homme.

Marie a connu les premiers balbutiements apostoliques des Apôtres ainsi que les premières persécutions de l’Eglise. Elle a entendu parler du martyr d’Etienne. On lui a rapporté ses paroles de pardon pour ses persécuteurs. Parmi eux se trouvait Saül, aux pieds duquel ont été déposés les vêtements d’Etienne. En pardonnant à Saül, Etienne a permis à la grâce divine d’œuvrer en lui, de changer « son cœur de pierre en cœur de chair » et d’engager le processus de transformation de Saül en Paul, du plus acharné des persécuteur des chrétiens au plus ardent des Apôtres : à deux mille ans distance, la sincérité de ses accents nous touche encore.

Saint Paul, qui témoigne de la puissance de transformation de la grâce, est pour nous l’exemple parfait de tout ce que Jésus peut accomplir par l’intermédiaire de ceux qui se confient à lui et l’illustration du zèle apostolique. Suite à sa conversion sur le chemin de Damas, il a entièrement consacré sa vie au Christ et à l’annonce de l’Evangile jusqu’aux extrémités du monde connu. Rempli de l’Esprit-Saint, Il n’avait jamais peur de proclamer la Bonne Nouvelle à ceux qu’il rencontrait. Rien ne l’arrêtait, pas même les nombreuses difficultés auxquelles, il a été confronté : « Cinq fois, j’ai reçu des Juifs les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai subi la bastonnade ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage et je suis resté vingt-quatre heures perdu en mer. Souvent à pied sur les routes, avec les dangers des fleuves, les dangers des bandits, les dangers venant des Juifs, les dangers venant des païens, les dangers de la ville, les dangers du désert, les dangers de la mer, les dangers des faux frères. J’ai connu la fatigue et la peine, souvent les nuits sans sommeil, la faim et la soif, les journées sans manger, le froid et le manque de vêtements, sans compter tout le reste: ma préoccupation quotidienne, le souci de toutes les Eglises. Si quelqu’un faiblit, je partage sa faiblesse ; si quelqu’un vient à tomber, cela me brûle… » (2 Corinthiens 11,22-29).

Les premiers Apôtres n’ont pas attendu des temps favorables pour commencer à évangéliser. L’Esprit-Saint est à peine sur lui, le matin de la Pentecôte, que Pierre s’adresse déjà à la foule, dont une bonne part se convertit et croit en l’Evangile. L’Esprit-Saint fait sortir les Apôtres du cénacle pour les envoyer dans le monde entier porter la Bonne Nouvelle du salut, comme Jésus le leur a demandé juste avant de les quitter, le jour de l’Ascension. Ils ne reculeront devant aucune difficulté, conscients que le Seigneur est avec eux, voyant qu’Il confirme « la parole par les signes qui l’accompagnent » ; ils ne reculeront pas non plus quand l’annonce de l’évangile les mènera (pour onze d’entre eux) jusqu’au martyre.

Par sa prière et son exemple, Marie a soutenu et secondé les Apôtres dans leur mission d’évangélisation. Aujourd’hui encore, par la prière du rosaire, elle nous obtient tous les dons de l’Esprit-Saint grâce auxquels nous trouvons le courage de surmonter, dans la joie et l’espérance, toutes les difficultés qui ne manquent jamais de surgir sur le chemin de l’évangélisation.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

19ème station : Pierre, m’aimes-tu ?

Pierre, m’aimes-tu ?, EL Greco

Méditons

« Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? » Voilà une question bien embarrassante qui, au premier abord, ne peut que gêner l’Apôtre, un pécheur aux manières un peu frustes et au caractère bien trempé ; une telle question ne peut susciter qu’une réponse approximative, voire aléatoire. Qui peut dire qu’il aime Jésus plus qu’un autre ? Personne, a priori, ne sait dans quelle mesure un autre aime Jésus. Et même, qui dispose des outils adéquats pour mesurer son amour pour Jésus ? Pierre donne la réponse la moins mauvaise possible : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. » En d’autres mots, Pierre dit : « Seigneur, tu sais tout. Tu sais que je t’aime de toutes mes forces ; mon amour n’est pas aussi grand que je le voudrais parce que je ne dispose que de forces humaines. Tu sais que mon désir de t’aimer dépasse mes capacités… Je t’ai trahi au moment où tu avais le plus besoin de moi mais tu sais que c’est par faiblesse et que je m’en repens douloureusement.»

La seconde question va plus loin : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu? » En d’autres mots : « M’aimes-tu, tout court ? Quoi qu’il en soit des autres, toi, m’aimes-tu plus que tout ? » Enfin, la troisième question touche Pierre en plein cœur et le bouleverse. Elle résonne dans son cœur comme le chant du coq au petit matin du Vendredi-saint. L’insistance de Jésus appuie sur des blessures non encore cicatrisées. Avec Pierre, Jésus applique la même pédagogie qu’avec les enfants d’Israël lorsque, dans le désert, ils mourraient à cause des morsures de serpents (la punition pour leurs péchés). Sur l’ordre de Dieu, Moïse a fait dresser un serpent d’airain ; ceux qui le regardaient, guérissaient de leurs blessures. Jésus amène Pierre à considérer les blessures qu’il s’est faites à l’âme par son triple reniement pour que, par une sincère contrition et le pardon divin, il puisse en guérir. Pierre comprend alors que Jésus veut lui faire revivre en souvenir sa trahison, tout en lui faisant redire sa foi et son amour, pour qu’il sente à quel point il est pardonné.

« Seigneur, toi, tu sais tout ; tu sais bien que je t’aime. » Avec ces mots, a été dit, tout ce qu’il y avait lieu de dire. Et, Jésus n’insistera plus. Pierre est pardonné, ses fautes sont effacées, la miséricorde a fait son œuvre. Jésus ne demande pas que nous vivions au-dessus de notre condition de pauvres pécheurs (ça ne nous est pas possible !) mais que nous l’aimions de toutes nos pauvres forces humaines. Lorsque nous tombons, notre amour pour Lui doit nous entrainer à nous laisser relever par Lui (notamment par le sacrement du pardon).

Non content de liquider le passé, Jésus, par trois fois, confie une mission à Pierre. Non seulement, Il lui pardonne mais en plus, pour le manifester concrètement, il lui confie une mission éminente entre toutes, une mission de bras-droit, d’homme de confiance : « Pais mes agneaux, pais mes brebis. » Jésus lui offre de participer à sa propre tâche de pasteur et de l’imiter jusqu’au bout du don de soi. Le bon berger, disait Jésus, donne sa vie pour ses brebis. Pierre est prévenu que son imitation du Maître ira jusque-là c’est-à-dire jusqu’au don de sa propre vie.

Étendre les mains pour se laisser faire, voilà pour Pierre, le sacrifice de l’âge mûr (ou de la maturité spirituelle) et la réponse ultime à la confiance que le Seigneur a mis en lui. Quand viendra l’heure pour chacun de nous de s’abandonner totalement à Dieu dans la mort, quel plus beau geste pourrions-nous trouver que d’étendre nos mains fatiguées comme pour dire au Seigneur : « Seigneur, tu sais tout, tu vois bien que je t’aime. »

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

18ème station : la primauté de Pierre

La pêche miraculeuse, aquarelle de M. DIENER : les Apôtres peinent à remonter un filet rempli de gros poissons ; sur la berge, Jésus les attend à côté d’un feu de braises.

Méditons

La scène de la pêche miraculeuse est riche en symboles relatifs à l’Eglise et, dans la progression de l’action, on peut même discerner un mode opératoire pour l’annonce de l’Evangile et l’appel à la conversion. En effet, les poissons représentent les âmes, la barque, c’est l’Eglise, le filet, c’est la parole de Dieu, les Apôtres, ce sont les pécheurs, le rivage, c’est la vie éternelle, le feu de braise, c’est la foi, le lac de Tibériade, c’est le monde.

Les Apôtres ont peiné toute la nuit sans prendre aucun poisson. Sur le mandement de Jésus, ils lancent encore une fois leur filet sur la droite de la barque. Cette fois, ils prennent une grande quantité de gros poissons. Jésus est le pécheur d’hommes, les Apôtres sont les bras avec lesquels, Jésus lance le filet de l’Evangile et la fécondité de leur ministère dépend de leur fidélité à transmettre la parole de Dieu. A vouloir travailler selon leurs propres forces, ils s’épuisent pour n’obtenir qu’un résultat décevant. Par contre, en s’appuyant sur la puissance salvifique du Christ ressuscité, tout ce qui semble impossible devient réalisable.

Cette pêche compte 153 gros poissons, pris dans le lac de Tibériade. Le salut doit être annoncé dans toutes les parties du monde et proposé à tous les hommes, de toutes les races. 153 est un chiffre d’universalité car il représente le nombre de variétés de poissons connues dans l’antiquité. Le lac représente le monde ; il est le lieu de la plus fantastique des aventures mais aussi celui de tous les dangers car la tempête peut s’y lever et faire chavirer les pécheurs (nous l’avons vu dans la scène de la tempête où les Apôtres ont failli périr). L’Evangile doit être annoncé à tous les peuples, quelles que soient les circonstances, quels que soient les dangers encourus. Mais que les Apôtres n’aient crainte, le Christ ressuscité est avec eux et il a pouvoir sur tous les éléments contraires.

Le filet de poissons est chargé sur la barque, puis Pierre le porte tout seul à Jésus. La barque représente l’Eglise au sein de laquelle, par le travail conjugué de l’ensemble des Apôtres, sous la conduite de Pierre, les âmes sont accueillies. Parmi les Apôtres, Pierre détient la primauté car c’est sur lui que Jésus a fondé son Eglise. Il lui a remis les clés du royaume des cieux, lui disant devant ses frères : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle » (Matthieu 16, 18). Pierre est celui qui marche en tête des Apôtres, chargé de guider le peuple de Dieu vers le rivage éternel (le Royaume des cieux) où il rencontrera Jésus, c’est-à-dire Dieu-même.

Sur le rivage, brule un petit feu de braises avec du poisson et du pain. Le feu c’est la foi, le pain c’est l’Eucharistie, le poisson c’est nous. C’est par l’Eucharistie, célébrée en Eglise, dont Pierre est le fondement, que grandit notre foi. Aussi, la mission de Pierre, le premier des Apôtres, consiste-t-elle à mener les âmes à l’Eucharistie, la porte vers la vie éternelle ou Jésus les attend toutes.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.