La parabole du fils prodigue : un accueil comme il n’en méritait pas

Méditons

« Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. »

Notre héros ne s’attendait pas à recevoir un tel accueil. Il ne pouvait pas l’imaginer car s’il avait été à la place de son père, il n’aurait pas été aussi généreux.

Le père n’est qu’amour pour ses fils, pour celui qui est resté auprès de lui et plus encore pour celui qui est parti lui causant tant de souffrances. C’est connu, c’est l’enfant qui fait le plus de soucis qu’on aime le plus mais c’est aussi celui qui a le plus grand besoin d’être aimé.

L’accueil du père, expression de sa bonté et de son amour, peut nous sembler disproportionné. Il n’attend pas que son fils vienne à lui mais sans hésitation aucune, il court vers lui, le prends dans ses bras, l’embrasse, agit comme si jamais rien ne s’était passé. Ne fallait-il pas d’abord lui montrer un peu de mécontentement, lui reprocher d’avoir  dilapidé une fortune que lui avait gagné en travaillant durement, que toute la charge de la gestion du domaine familial était retombée sur son frère, qu’il a passé des nuits blanches à se faire du souci pour lui… Mais avec toutes ces questions, je me rends compte que je réagis en fils prodigue ou en fils ainé mais pas en père aimant, qui dans la joie des retrouvailles et surtout de savoir son fils désormais à l’abri, chez lui, dans sa maison, fait table rase du passé et s’abandonne à sa joie. Me viennent alors à l’esprit les mots de Jésus qui suit la parabole de la brebis perdue dans l’Evangile de Luc : « De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance » (Luc 15, 7).

C’est un grand mystère de notre foi que l’amour de Dieu pour chacun de nous. Aucune autre religion ne parle de Dieu en ces termes et l’image du père aimant qui accueille ses enfants repentants ne traduit le message d’aucune d’entre elles. La plupart présentent un Dieu justicier et vengeur qui ne condescend à un regard miséricordieux que pour ceux qui accomplissent sa volonté. Jésus-Christ, lui, nous parle d’un Dieu qui se préoccupe de ceux qui se détournent de lui et ne cesse d’agir pour les ramener auprès de lui. Pour cela, il n’emploie pas la contrainte car il respecte notre libre-arbitre mais ne cesse de parler à notre cœur, à notre conscience et au travers des événements de notre vie. Et, jusqu’à notre dernier souffle, il sera dans l’attente de notre retour à lui, prêt à nous accueillir, à nous embrasser, à nous vêtir, à nous nourrir, à nous investir à nouveau de toute sa confiance.

Merci Seigneur de tant d’amour. Seigneur, apprends-moi à aimer. Donne-moi de ne pas craindre d’aimer trop fort par peur des blessures. Donne-moi d’aimer comme tu aimes, dans le respect de la liberté de chacun et malgré les ingratitudes.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : le père l’attendait

Méditons

Notre héros est parti avec grand équipage dans son pays de cocagne et rentre, probablement à pied, après un long et pénible voyage, au cours duquel il a mendié son pain et dormi à la belle étoile.

Voilà qu’il arrive en vue de la maison paternelle. De loin, il aperçoit son père. Il est marqué par le temps et la souffrance que lui a causée l’absence de son enfant. Notre héros est saisi par la crainte de ce que son père pourrait lui dire et pense à tous les reproches qu’il va lui faire, qu’il mérite mais va avoir tout de même du mal à supporter (le voilà encore ce terrible orgueil !).

Voilà que se produit une chose à laquelle il ne s’attendait pas : il n’est que l’ombre de lui-même, vêtu de haillons, amaigri, vieilli et pourtant son père le reconnait, même de loin, l’appelle par son nom tout en courant vers lui… Au lieu de lui tomber dessus à bras raccourcis, il le serre dans ses bras, l’embrasse et l’accueille comme un soldat revenu de la guerre contre toute attente.

Dès le premier instant de son départ, le père a espéré le retour de son fils. Il sait qu’il s’intéresse davantage à son argent et ses plaisirs que de l’amour douloureux de son père. Pourtant, il ne lui retire pas son amour et se tient prêt à l’accueillir à son retour quels qu’en soient le moment et les circonstances.

Pendant son absence, il a pensé à lui, prié pour sa sauvegarde, a entretenu sa mémoire auprès de son fils ainé et de ses serviteurs pour qu’avec lui ils vivent dans l’espérance de son retour. Dans son pays lointain, le fils prodigue a évacué jusqu’au souvenir de son père mais lui ne l’a pas oublié et a souffert de son absence.

Dieu est ce père toujours en attente du retour de ses enfants qui se sont détournés de lui. Son amour pour chacun d’eux ne se dément jamais. Lorsqu’ils reviennent vers lui, il les accueille comme des enfants blessés car ils ne reviennent qu’une fois marqués par la vie et les expériences douloureuses : tant qu’ils se portent bien, ils ne pensent pas à lui ne cherchant qu’à jouir des vains plaisirs de ce monde.

Il est ce père qui vit dans l’attente du retour de ses fils et filles, qui entretient chez ses enfants fidèles, parmi ses serviteurs, la mémoire du ceux qui sont partis dissiper son bien, pour qu’ils ne les oublient pas et qu’avec lui ils demandent au Ciel de les protéger là où ils sont et de les ramener sain et sauf à la maison. Le père est ainsi quelque peu consolé lorsqu’il voit son fils ainé et ses serviteurs s’associer à sa peine et prier avec lui pour le retour du cadet en bonne forme.

Le fils ainé, ce sont les prêtres et les consacrés que Dieu a chargé de gérer son domaine. Les serviteurs, ce sont les baptisés qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent. Dieu attend d’eux qu’ils partagent son souci des âmes et de leur retour à lui pour leur salut.

Cela nous rappelle les appels instants de Notre Dame de Lourdes ou de Fatima à prier pour la conversion des pécheurs, autrement dit pour le retour à Dieu de ceux qui se sont éloignés de lui.

Merci Seigneur pour toutes les fois où tu m’as accueilli après m’être sauvé et avoir dissipé ton bien. Marie, notre Mère, notre sœur dans la foi, notre exemple, apprenez-nous à aimer Dieu, à le consoler de l’abandon dans lequel le laisse les âmes qui se détournent de lui, à prier pour leur retour.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : l’action de la grâce  

Méditons

Le fils prodigue finit par se dire : «  Je vais aller trouver mon père ! Cet orgueil qui me tient captif est une sottise. Pourquoi continuer de souffrir dans mon corps et plus encore dans mon cœur, alors que je peux obtenir le pardon et le soulagement ? Je vais aller trouver mon père. C’est décidé. Je lui dirai : « Père, j’ai péché contre le Ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi donc comme le dernier de tes serviteurs, mais tolère-moi sous ton toit. Je ne pourrai pas lui dire :  reprend moi parce que je t’aime. Il ne le croirait pas. Mais mon comportement de bon fils le lui fera comprendra. En tout cas, c’est que j’espère et cela sera non pas parce que je suis bon mais parce que lui, il l’est… »

Il se lève donc et se met en chemin. Il prend congé de son maître qui l’a sauvé de la faim en l’employant mais l’a si mal traité. Sur le chemin du retour, il mendie son pain. Son ancien maître qui l’a si mal traité ne lui a pas donné de provisions pour le voyage.

Dans l’évolution de la pensée et des dispositions de cœur du fils prodigue, nous décelons l’action de la grâce qui, comme une petite source qu’on croit sans puissance, finit par éroder le granit le plus solide. Dieu ne nous abandonne pas : sa grâce nous poursuit et nous soutient tout au long de notre vie jusqu’à ce que nous soyons en sureté chez lui dans sa maison.

Nous observons aussi que Dieu respecte notre liberté et ne l’enfreint jamais : jamais le père n’est venu trouver son fils pour tenter de le ramener de force chez lui. Il attend de nous un premier pas : que nous nous levions et allions à lui. Il peut tout pardonner mais il nous faut venir à lui et reconnaitre nos fautes. Il nous accueille malgré notre indignité car  lui, qui sonde les reins et les cœurs, sait ce qu’il y a dans l’homme mais son amour est plus fort que toutes nos offenses.

O Dieu ! crée en moi un cœur pur. Renouvelle en moi un esprit bien disposé. Ne me rejette pas loin de ta face, ne me retire pas ton esprit saint. Rends-moi la joie de ton salut et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne ! (Psaume 50)

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : le souvenir du père

Méditons

A force de peiner pour une misère sans jamais être rassasié, notre fils prodigue finit par se souvenir de son père et de la vie qu’il menait auprès de lui. Et, plus il souffre de la faim, plus son ancienne vie lui semble douce et heureuse : il en devient même nostalgique.

Il retournerait bien chez son père pour retrouver cette douceur de vivre mais il lui faudrait alors reconnaitre qu’il s’est trompé et lui demander pardon. Son orgueil ne peut s’y résoudre. Il préfère souffrir de la faim, de toutes sortes de privations, se mettre sous le joug d’un maître qui le traite comme un esclave, endurer le mépris, supporter la compagnie des cochons plutôt que de s’humilier devant son père.

Plus le temps passe, plus il prend conscience que la vie confortable dont il jouissait auprès de son père n’était pas un dû mais un don, l’expression de la bonté de son père et de son amour pour lui. Il pense à sa générosité, à son sens de la justice : il partageait équitablement entre ses fils et veillait à ce qu’aucun ne manque de rien. Il pense à sa bonté envers les domestiques qui ne souffrent pas de la faim et sont tous mieux traités que lui par son maître.

Il finit par trouver la force de pendre le chemin du retour. Pour briser cet orgueil qui tient les fils d’Adam « si fort qu’il meurt cinq minutes après nous » (Shakespeare), il a fallu que notre héros lutte ardemment avec son ego et souffre longtemps de la faim, des duretés de son maître, du mépris des autres. S’il n’avait pas été ruiné, si la famine n’avait pas sévi, jamais il n’aurait décidé de retourner chez son père. Il aurait vécu et serait mort au milieu des païens dans l’oubli de son père.

Nous sommes ce fils prodigue qui a la nuque raide et répugne à reconnaitre ses erreurs. Notre orgueil nous tient si serré que nous rechignons à reconnaitre nos erreurs et à nous humilier par l’aveu de nos fautes. Pour cette raison beaucoup refusent de se rendre au confessionnal, arguant qu’ils demandent pardon directement à Dieu. Parmi ceux qui y vont, beaucoup se confessent mais sans jamais se convertir. Ces derniers sont comme le fils prodigue, mus par l’intérêt et non la douleur d’avoir peiné celui qui les aime d’un amour tendre et désintéressé.

Dans les épreuves, nous nous plaignons et interrogeons le Ciel sur le pourquoi du comment. Or, les épreuves, comme nous dit saint François de Sales, sont envoyées ou permises par Dieu. Elles sont autant d’appels de Dieu à revenir à lui car rien n’est plus important que le salut que lui seul peut accorder. Notre éternité en dépend : vivre heureux dans la maison paternelle ou dans la géhenne où sont rassemblés, non pas ceux que Dieu a rejetés mais ceux qui se sont détournés de lui et sont restés sourds à ses appels à revenir à lui.

Seigneur ouvre mon cœur à tes appels. Ne permet pas que je me perde à jamais.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

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La parabole du fils prodigue : « Il commença à se trouver dans le besoin »

Méditons

À dépenser sans compter, notre héros d’un moment « finit sur la paille » (c’est le cas de le dire !) et, pour ne rien arranger, une famine survient dans le pays. Il en est réduit à la misère la plus noire.

Il va voir ses prétendus amis pour leur demander de l’aide. Il leur rappelle à quel point ils étaient complices quand il était riche, qu’il les a fait profiter de ses biens. Comme il fallait s’y attendre tous ont la mémoire courte et se montrent aussi ingrats envers lui qu’il l’a été envers son père. Un seul fait un petit geste envers lui mais qui ressemble davantage à une humiliation qu’à un mouvement d’amitié ou de reconnaissance : il l’embauche pour garder ses cochons. Pour un juif, on ne peut imaginer pire humiliation : ce prétendu ami le sait et en joue.

Il y a peu, notre héros était vêtu des plus belles étoffes, festoyait et s’étourdissait de plaisirs mondains. Voyons-le à présent : il est crasseux, vêtus d’oripeaux, il sent mauvais et au lieu d’être entourés d’amis, de leurs rires, de leurs chants, il veille sur des porcs,qui l’assomment avec leurs grognements. Il y a peu un personnage en vue, aujourd’hui il est un objet de dégoût dont tout le monde se détourne.

La famine sévit. La nourriture est rare pour tous les serviteurs, surtout pour les plus bas placés et lui est le dernier des derniers. C’est un étranger, un gardien de cochons ; il est méprisé et tenu pour rien. Le ventre vide, il regarde les animaux se rassasier de gousses. Elles sont probablement inmangeables pour l’être humain sinon il se serait servi sur la ration des porcs…

Il en va pour nous comme du fils prodigue. Par le baptême, Dieu nous a adoptés comme ses enfants et nous a comblés de sa grâce. Il nous a nourri de l’Eucharistie, sa propre chair, son propre sang, et des sacrements. A sa bonté, nous opposons l’ingratitude et la soif d’aventure : l’herbe est toujours plus ailleurs… Alors, nous le quittons, attirés par des chimères et le désir de nous affranchir de sa paternité. Nous abandonnons la maison paternelle (l’Église) pour gagner un pays étranger et lointain (d’autres philosophies de vie, les plaisirs mondains…). Nous finissons par ne plus penser à notre père (Dieu), ne plus lui donner de nos nouvelles (de prier), gaspillons notre héritage (les dons et les grâces reçues). Lorsque la famine survient (les difficultés de la vie, la maladie, les malheurs…) nous sommes réduits à la plus grande détresse. Les amis sur lesquels nous comptions tant (l’argent, les copains, les relations, la carrière…) nous abandonnent et nous restons seuls et sans la moindre étincelle d’espérance face à la misère que nous nous sommes nous-mêmes induite. Nous expérimentons alors la douloureuse leçon du psalmiste : « Je crois et je parlerai, moi qui ai beaucoup souffert, moi qui ai dit dans mon trouble : « l’homme n’est que mensonge » (psaume 115).

Seigneur, fais que je demeure près de toi quoi qu’il advienne et que je te mette à la première place dans ma vie. Apprends-moi à ne compter que sur toi et à aimer mon prochain pour l’amour de toi sans rien en attendre en retour.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : « Il dissipa tout son bien »

Méditons

Le plus jeune fils quitte donc son père avec sa part d’héritage. Il part probablement dans un pays dont il a entendu parler, dont il a rêvé, dont on raconte qu’on y vit en grand seigneur.

Les premiers temps là-bas lui paraissent extraordinaires. Il est grisé par tout ce qu’il y découvre et le pouvoir que lui donne son argent. Il y mène une vie de jouisseur, un peu comme les jet-setteurs d’aujourd’hui. Il  ne regarde pas à la dépense et repousse toujours plus loin les limites de ses extravagances. Dans son appétit de reconnaissance, il entretient toute une foule de nouveaux amis qui vivent à ses crochets et, au final, l’exploitent sans qu’il s’en rende compte. Il cache à tout le monde ses origines, dont il n’est pas fier, et se fait passer pour plus qu’il n’est en réalité. À force de s’étourdir en jouissances de toutes sortes, il oublie de donner des nouvelles à son vieux père et finit par ne plus penser à lui. A l’ingratitude, il ajoute la honte et finalement le reniement.

Voici des détails qui ne se trouvent pas dans la parabole me direz-vous. Oui et non ! Ils n’y sont pas consignés mais suggérés et notre propre expérience les confirme. En effet, l’attitude de ce mauvais fils est à l’image de la nôtre. Dieu a fait de nous ses enfants et nous traite comme tels. Il nous a comblés de nombreux talents, nous laissant libres d’en user pour sa gloire et le salut du monde. Nous, nous rêvons d’autres horizons et voulons vivre sans contraintes. Nous abandonnons alors la pratique religieuse pour la vie mondaine et utilisons les talents reçus à des fins égoïstes ; nous les retournons contre Dieu à savoir que nous les employons à lutter contre son règne plutôt qu’à contribuer à l’édifier. Nous pensons que nous n’avons pas besoin de lui puisque nous avons de l’argent, des biens en abondance, des amis  qui seront là si le besoin s’en fait sentir. Pour comble d’ingratitude, nous cédons à l’esprit du monde, nous finissons par l’oublier. Nous ne voulons plus qu’on nous appelle chrétiens et rougissons de l’être. Finalement nous renions Dieu en le chassant de notre vie.

La fortune de ce fils, c’est l’état de grâce qui se réduit comme peau de chagrin lorsque nous abandonnons la pratique religieuse, la prière et cédons progressivement au péché, d’abord véniel et finalement mortel. La fortune est épuisée quand nous nous trouvons en état de péché mortel sans aucun désir de nous en relever.

Ce fils, c’est chacun de nous. Voilà pourquoi, il est si facile de deviner quelle est sa vie dans ce pays lointain jusqu’au jour où il est réduit à la misère.

Seigneur, maintenant que je suis revenu à toi, aide-moi à ne plus me laisser séduire par les attraits du monde, de la chair et du démon. Donne-moi de trouver ma place dans l’Église et d’y employer les dons que tu m’as donnés pour ta gloire et le salut de toutes les âmes.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : « Et le père leur partagea ses biens »

Méditons

Le comportement du père s’oppose en tout à celui de ses fils. Alors qu’ils ne pensent qu’à jouir  de la fortune qu’il s’est acquise par une vie de labeur, ce dernier, qui les aime malgré leurs défauts, veille à ne pas les opposer davantage par un partage inégal.

Le père forme deux parts égales. Pour cela, il dresse un bilan exact de ses biens, fait estimer la maison, les terrains, les vignes, le cheptel, tout ce qu’il possède. Au fils ainé, il donne la maison, les champs et tout ce qui dépend du domaine ; le père continuera à y habiter avec lui. Notons qu’il se dépouille de tout. Il ne garde rien pour lui et accepte de ne plus être le maître chez lui. Il se rend dépendant de son fils ainé qui, sur le fond, n’est pas beaucoup meilleur que son frère et s’en remet à lui pour prendre soin de lui dans sa vieillesse.

Au second fils, il donne de l’argent et d’autres choses qui pourront être converties en liquide : il ne peut s’encombrer de rien puisqu’il compte partir sous peu dans un pays étranger. Ce père voit son plus jeune fils se débarrasser sans état d’âme de tout ce qui peut être vendu. Il le voit recevoir sa part de fortune, aussitôt lui tourner le dos et partir au loin. Lui a-t-il seulement dit : merci !

Dieu est ce père qui répond à l’ingratitude de ses fils par l’amour, la justice et l’équité, qui travaille à l’unité de sa famille, qui met tout en œuvre pour faire régner la paix entre les deux frères. Il leur transmet tous ses biens et, une fois qu’il leur a tout donné, il s’en remet lui-même et tout son devenir à la bonne volonté de son fils ainé.

Dieu a déposé tous les trésors de la rédemption entre nos mains, nous en établissant les intendants. Il a fait des prêtres les dispensateurs des sacrements, les canaux de sa grâce. Il leur a donné pouvoir de remettre ou de maintenir les péchés dans le sacrement de la pénitence. Il leur a donné pouvoir de transsubstantier le pain et le vin en Corps et Sang de Jésus-Christ. Essayons d’imaginer ce que cela représente d’élection, d’amour, de confiance de la part de Dieu : il s’en remet au bon vouloir de pauvres pécheurs pour dispenser les fruits de la rédemption qu’il nous a si durement acquise… Quand un être humain fait un tel choix, nous le traitons de fou mais que dire quand il s’agit de celui de Dieu… Le mot qui convient à la situation reste probablement à inventer… Il nous nourrit des sacrements alors que nous les estimons si peu, en sommes si peu dignes et si peu disposés à en produire les fruits… Il est seul à savoir qui est l’être humain dans sa nature profonde et déchue, pourtant il fait le choix de se livrer à lui pour lui donner l’occasion de lui prouver son amour.

Merci Seigneur pour ta confiance. Pardon Seigneur si souvent je la trahis. S’il te plait Seigneur, fais grandir en moi le désir de sainteté.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : « Père, donne-moi la part de fortune qui me revient »

Méditons

La parabole du fils prodigue s’ouvre sur la phrase : « Père, donne-moi la part de fortune qui me revient » (Luc 15, 5). Cette demande sonne comme une rupture, le point final posé à une longue période de conflits entre le père et le fils et même avec le frère ainé.

Si le père, qui ne doit rien à son fils et à qui le fils est redevable de tout, lui donne sa part d’héritage, c’est qu’il estime avoir épuisé toutes les ressources affectives et morales dont il dispose pour le ramener sur le droit chemin, à de meilleures dispositions, sans y parvenir jamais. Il réalise que son amour de père ne parviendra pas à retenir son fils auprès de lui et dans son amour pour lui, il ne compte pas le retenir de force. A présent, son fils est un homme : il doit prendre et exercer ses responsabilités. Tout en étant convaincu que son enfant fait un mauvais choix, il lui donne sa part d’héritage et le laisse partir dans l’espoir qu’il en fera un usage profitable et que la vie lui enseignera ce que lui-même n’a pas réussi à lui transmettre.

Pour en arriver à une telle situation, il a fallu que le fils, mauvais dès l’enfance, ne cesse de s’enfoncer dans le mal, peut-être par de mauvaises fréquentations, et que le père ait épuisé toutes ses réserves de patience et d’amour en le raisonnant, l’éclairant sur les choses de la vie sans que rien n’y fasse. En conclusion, le père, travailleur puisqu’il est la tête d’une fortune, et le fils qui ne songe qu’à en profiter, finissent par s’opposer sur tout et la moindre étincelle met le feu aux poudres. Combien de discussions ont dû finir en dispute jusqu’à l’ultime, celle sans retour possible, qui  aboutit à la demande : « Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. » En demandant sa part d’héritage, le fils agit comme si son père était déjà mort pour lui.

En plus des remontrances de son père, faites dans l’amour, il a subi celles sans amour de son frère, qui lui (tout aussi mauvais que lui, rappelons-le !) s’est efforcé d’accomplir la volonté de son père, a travaillé dans le domaine familial et a réfréné ses appétits de faste et de luxe. Peut-être ce fils ainé est-il jaloux de son frère auquel le père accorde plus d’attention parce qu’il lui cause plus de soucis. Peut-être est-il d’un tempérament plus soumis et n’ose pas affronter son père : l’envie ne lui en manque probablement pas car, sur le fond, il partage les opinions de son frère en tout cas, son désir de mener la grande vie.

Avouons que nous nous sentons interpelés par cette parabole parce que nous ressemblons à ce fils ingrat et à son frère. Dieu nous a comblé de ses dons dès le premier instant de notre existence. Par le baptême, il a fait de nous ses enfants, les frères de son propre Fils, Jésus-Christ. Par notre adoption, il nous a élevé à une si haute dignité que l’esprit le plus imaginatif n’aurait jamais pu l’envisager. Il nous a donné part à tous ses biens, partageant l’héritage, qui revient de droit à son seul Fils Jésus, avec nous, ses fils et filles d’adoption. Dans son amour, il nous a investi de sa confiance pour travailler dans son domaine, en accroitre les richesses pour le bien de la famille entière.

Et nous, pauvres fils d’Adam, nous profitons de sa bonté tout en cherchant sans cesse à nous affranchir de sa paternité, en poursuivant des chimères qui ne mènent qu’à la mort de l’âme. Comme à ce fils ingrat, Dieu ne cesse de s’adresser à notre conscience, à notre intelligence par les inspirations de notre ange gardien, en plaçant sur notre route des personnes providentielles, sans que rien n’y fasse. Nous continuons à chercher le bonheur là où il n’est pas…

Seigneur, fais que je ne sois pas sourd à tes appels et si je ne viens pas à toi poussé par l’amour, que je vienne au moins pour ne pas périr de faim et de soif. Ton amour fera le reste. Merci Seigneur de nous aimer malgré ce que nous sommes.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

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La parabole du fils prodigue : le fils cadet

Méditons

Le second fils nous est présenté comme indigne et, plus on avance dans la parabole, plus il nous parait méprisable : chez lui, tout est mû par l’intérêt.

Il ne remplit pas son devoir de fils, mène une vie scandaleuse, travaille pour  des païens qui l’affectent à la garde des cochons. En résumé, il fait tout le contraire de ce qu’enseigne la loi mosaïque. Si nous-mêmes le jugeons comme un misérable, indigne de l’amour de son père, imaginons la répulsion qu’il pouvait inspirer aux pharisiens qui entendent la parabole : il cumule tout ce qu’ils réprouvent.

Il est difficile de leur donner tort car ce fils est lamentable jusque dans son retour à la maison paternelle. Peut-être l’est-il même davantage encore à ce moment-là car s’il revient, ce n’est pas poussé par la nostalgie de son père ou le regret de l’avoir attristé mais par l’intérêt ; c’est la faim qui le pousse au retour pas la contrition.

Lorsqu’il se présente à son père, il lui tient un discours bien préparé mais sans sincérité : « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers. » Ces mots sonnent comme un habile stratagème par lequel il cherche à susciter la compassion de son père.

Ce fils est à notre image : c’est ainsi que nous nous comportons vis-à-vis de Dieu. A ses prévenances, à son amour, nous répondons par nos péchés, par l’indifférence, l’abandon. Lorsque la nécessité nous presse. nous venons à lui et implorons son aide ; quand nous avons obtenu les grâces demandées, nous retournons à nos mauvaises habitudes sans nous convertir. Ce fils, que nous condamnons, c’est nous, tels que Dieu, qui sonde les reins et les cœurs, nous voit.

Et pourtant, Dieu nous aime et s’empresse à notre rencontre chaque fois que nous faisons le moindre pas vers lui. Si nous, nous ne sommes pas dignes d’être appelés des fils, lui est infiniment digne du titre de père car son amour ne se dément jamais et toujours il a pitié de notre misère. Saint Pierre Chrysologue écrit dans ce sens parlant du fils cadet : « J’ai perdu ma qualité de fils ; mais lui n’a pas perdu celle de père… ses entrailles paternelles le pressent à engendrer de nouveau son fils par le pardon. »

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

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La parabole du fils prodigue : le fils ainé

Méditons

A son début, la parabole ne nous dit rien du fils ainé. Tout ce que nous savons de lui, nous vient par déduction. Quand le fils cadet demande sa part d’héritage, il reçoit aussi la sienne et contrairement à lui, il ne quitte pas son père.

Le fils ainé a été obéissant à son père. Il s’est occupé de gérer le patrimoine familial de façon à lui faire produire du fruit. Si, à son retour, le fils cadet trouve une maison en ordre où l’on dispose de quoi lui réserver un accueil princier (veaux gras, beaux vêtements, bijoux…), c’est parce que le fils ainé a maintenu le patrimoine, qui lui appartient désormais puisque c’est sa part d’héritage. Aux yeux du monde, il apparait comme sérieux, conscient de ses devoirs, respectueux du 4ème commandement : « tu honoreras ton père et ta mère. »

Cependant, il n’est pas meilleur que son frère et tout aussi rebelle sinon il ne reprendrait pas son père aussi durement quand il accueille son frère. Il est tout aussi dépensier, aime tout autant le luxe et les plaisirs sinon il ne reprocherait pas à son père de ne lui avoir jamais donné de veau gras pour fêter avec ses amis. Il a rempli son devoir de fils en travaillant dans le domaine familial mais très probablement en maugréant derrière le dos de son père, le critiquant sournoisement à chaque nouvelle consigne. Il est avare : il comprend qu’il devra entretenir son frère qui n’a plus rien et que son père accueille à grand frais. En fait, il n’aime personne ni son père ni son frère. Il est moins téméraire que son frère et calcule davantage les risques. S’il était moins borné, moins attaché à son confort, ses habitudes, à l’opinion du monde, probablement qu’il serait parti lui aussi pour mener la grande vie et dilapider le bien que son père lui a donné et durement gagné.

Le fils ainé est à l’image des pharisiens. Ils respectent les commandements et tous les termes de la loi mosaïque. Pour cette raison, ils sont convaincus de mériter les faveurs divines. En eux, ils se demandent : à quoi bon s’astreindre à vivre selon les commandements si celui qui ne l’a pas été est aussi bien traité lorsqu’il montre la première trace de repentir ? Pour eux, il s’agit là d’une injustice totale. Avouons que nous leurs ressemblons…

Au fils ainé, comme aux pharisiens, comme à nous, il manque simplement l’essentiel : l’amour. C’est ce que la parabole veut mettre en lumière et que Jésus est venu accomplir. Ne pas quitter le père, accomplir sa volonté, c’est bien et louable mas cela ne suffit pas. Encore faut-il le faire dans l’amour qui est la perfection de la loi. C’est l’amour qui nous fait ressembler au père et répond à son désir le plus profond. C’est parce qu’il aime ses fils, qu’il leur partage ses biens de son vivant. C’est parce qu’il aime ses fils, qu’il les veut auprès de lui malgré leurs défauts, leur ingratitude. C’est parce qu’il aime ses fils, qu’il veut qu’ils vivent en frères et se comportent comme tel.

Rappelons ici les mots de saint Paul, qui trouvent toute leur place dans notre conclusion : « J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien… L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas … il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai » (1 Cor 13, 2-5).

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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