« Le Seigneur sauve »

« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Matthieu 1, 20-21).

L’enfant de Marie ne reçoit pas un nom choisi par ses parents mais celui que l’ange a indiqué car il s’appelle ainsi de toute éternité et son nom révèle sa vocation : il est le Messie annoncé et tant attendu, qui vient nous arracher à la mort éternelle.

Il vient nous réconcilier avec le Père, dont la faute originelle nous a séparé. Il va se donner en rançon pour nos péchés afin de restaurer la gloire de Dieu, que nos péchés lui ont ravie et qui lui revient de droit.

Par sa Passion et sa Résurrection, Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme, est victorieux de la mort et du péché. Par le Baptême, il nous communique sa vie divine, afin que la mort n’ait plus d’emprise sur nous. « Celui qui croira et sera baptisé, celui-là sera sauvé » (Marc 16, 16). Parce que Jésus nous a sauvés, parce que nous croyons en lui, nous pouvons lui demander en toute confiance la guérison des maux de l’âme et du corps.

La guérison des maux de l’âme et du corps est liée à la foi et à notre conversion. En effet, à Fatima, alors que Lucie, l’ainée des trois voyants, intercède pour un malade, Marie répond : « S’il se convertit, il guérira dans l’année » (13 juin 1917). En septembre, elle dit : « j’en guérirai certains mais pas tous car Notre-Seigneur ne croit pas en eux » (13 septembre 1917). En octobre, elle annonce : « Quelques-uns, oui, d’autres, non. Il faut qu’ils se corrigent, qu’ils demandent pardon pour leurs péchés » (13 octobre 1917).

Marie, nous rappelle ce que Jésus nous a dit, redit et illustré par les nombreux signes qu’il a accomplis : la guérison du corps et de l’âme sont intimement liés, et, la guérison du corps est subordonnée à celle de l’âme. Tout doit concourir à obtenir le Salut éternel car rien n’est plus important. « Par conséquent, si ton œil droit t’incite à pécher, arrache-le et jette-le au loin, car il vaut mieux pour toi perdre un de tes organes que de voir ton corps entier précipité en enfer » (Matthieu 5, 29).

Marie est l’une des nôtres. Elle est une créature humaine, même si elle a été mise à part par son Immaculée Conception en vue de sa vocation unique de Mère de Dieu. En elle, la rédemption opérée par Jésus a porté tous ses fruits. Elle est la « pleinement rachetée », la créature éclatante de santé. Aussi, elle est accueillie au ciel, corps et âme, dès la fin du cours de sa vie terrestre.

Par elle, la créature éclatante de santé mais aussi l‘infirmière générale, allons à Jésus, le médecin des âmes, et présentons-lui toutes nos blessures de l’âme pour qu’il les guérisse.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Saint Joseph, espérance des malades, priez pour nous.

Saint Michel archange, de votre lumière, éclairez-nous. Saint Michel archange de vos ailes, protégez-nous. Saint Michel archange de votre épée, défendez-nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle nous invite à l’espérance

Méditons

Nous aimons Marie parce qu’elle nous invite à l’espérance et à regarder vers l’avenir en toute confiance.

Chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles, de problèmes – mondiaux, nationaux, familiaux et personnels – qui semblent nous fermer les voies vers l’avenir et ont parfois raison de notre espérance.

Par sa présence à nos côtés, par sa prière, par son exemple, Marie nous entraîne à sa suite pour nous mener en toute confiance vers notre but ultime : le Ciel. Avec elle, nous savons que nous l’atteindrons. Aussi, avançons pleins d’espérance puisqu’elle est avec nous.

Avec elle, nous sommes sûrs de cheminer sur le droit chemin qui mène à Jésus et, par lui, au Père des cieux. Forts de sa prière, unie à la nôtre, nous sommes certains d’être entendus et exaucés.

Éclairés et fortifiés par son exemple, nous ne saurions nous laisser égarer par les fausses doctrines et demeurerons les dignes enfants de l’Église malgré les défaillances et le mauvais exemple de certains de ses membres.

Rosaire en mains, nous savons que nous sortirons victorieux de toutes les batailles, même les plus difficiles, même si nous devons payer de notre personne. Nous savons que Marie est victorieuse dans tous les combats de Dieu. Et rien ne soutient davantage le courage et la persévérance des combattants que la certitude de la victoire. Cette victoire, elle l’a promise à Fatima : « À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera » (13 10 1917).

« Mon Cœur Immaculé triomphera » : ce ne sont pas de vaines paroles ! Souvenons-nous de toutes les batailles décisives pour la chrétienté remportées grâce à l’intercession de Notre Dame du Rosaire, et des millions d’ex-voto dans les sanctuaires mariaux du monde entier qui témoignent des grâces répandues par Marie sur ceux qui ont eu recours à elle.

Pour hâter ce triomphe du Cœur Immaculé de Marie qui inaugurera le règne du Sacré-Cœur de Jésus, soyons fidèles au chapelet quotidien qu’elle demande avec tant d’insistance et depuis tant de temps. C’est le vœu de Marie et, à travers elle, c’est le souhait de Dieu, car elle ne demande jamais rien qui ne soit en parfaite conformité avec la volonté divine. Gardons en mémoire les paroles de Marie à sœur Lucie de Fatima : « La Vierge la plus sainte a, en ces temps où nous vivons, donné une efficacité nouvelle à la récitation du Rosaire à tel point qu’il n’y a pas un problème, même des plus difficiles, temporel mais surtout spirituel, nous touchant dans nos vies personnelles ou dans nos familles… qui ne puisse être résolu par le Rosaire. Il n’existe pas de problème, je vous le répète, même le plus difficile qui soit, qui ne puisse être résolu par la prière du saint Rosaire. »

Oui, nous aimons Marie de tout notre cœur pour tant et tant de raisons, mais aussi tout simplement parce qu’elle est Marie. Et si elle fait la joie de Dieu, comment pourrait-elle ne pas faire la nôtre ?

Marie, notre espérance, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle illumine tout par sa présence

Méditons

Nous aimons Marie parce qu’elle illumine tout par sa présence. Lorsqu’elle est là, tout devient radieux et plein d’espérance. Le cardinal Pie disait dans ce sens : « Supprimer Marie et la religion deviendra triste et sombre, comme une année sans mois de mai, comme une famille sans mère. »

Dès qu’elle paraît, la joie s’installe. Regardons-la lors de la Visitation. Lorsqu’elle entre chez Zacharie et Élisabeth, l’Esprit-Saint, l’Esprit de joie, se manifeste. Le petit Jean-Baptiste, dans le sein d’Élisabeth, tressaille de joie. Élisabeth, qui cachait sa grossesse et qu’on appelait « la femme stérile » (Lc 1, 36), proclame d’une voix forte : « Heureuse celle qui a cru en l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (Lc 1, 45). Elle-même exulte de joie en Dieu, son Sauveur, nous entraînant dans son élan. Et jusqu’à la fin du monde, son chant de louange et d’action de grâce, son Magnificat, sera entonné par les enfants de l’Église chaque fois qu’ils voudront exprimer leur joie et leur gratitude au Seigneur.

Voyons-la la nuit de Noël recevoir les bergers qui s’en retournent dans la joie en glorifiant Dieu pour tout ce qu’ils ont vu et entendu au sujet de l’Enfant Jésus.

Voyons-là à Cana veiller à ce que les réjouissances ne soient pas abrégées par le manque de vin.

Voyons-la à la Pentecôte, prier avec les Apôtres pour que vienne l’Esprit-Saint et les comble de ses sept dons. Les Apôtres sont à ce point débordants de joie que les habitants de Jérusalem les croient ivres.

Regardons-la le soir du 17 janvier 1871 dans le ciel de Pontmain apparaissant une froide nuit d’hivers alors que la France est aux abois. Tous ceux qui participent à la veillée de prière qu’elle organise à ciel ouvert en temps de guerre sont remplis d’allégresse. Ils ne sont que sept enfants à la voir, mais tous les villageois présents sont transportés de joie.

Voyons Bernadette, en contemplation devant sa splendeur à Lourdes. Jamais elle n’avait vu une aussi belle personne et jamais elle n’avait vu un sourire aussi radieux. Les témoins des apparitions parleront longtemps et beaucoup de la transformation de Bernadette dès qu’elle entre en extase. ; elle semblait transfigurée. Un témoin dira : « on aurait dit un Ange », un autre : « Elle semblait déjà au ciel ». un autre encore : « Je n’ai jamais rien vu d’aussi beau sur un visage humain. »

À L’Île Bouchard, les enfants ne cessent de répéter : « Oh, la belle Dame ! Oh, la belle Dame », la cadette en applaudissant.

Oui, nous aimons Marie, parce qu’elle illumine notre quotidien et entretient en nous le désir du ciel, dans l’attente de l’y rejoindre pour la contempler et l’aimer pendant toute l’éternité.

Marie, Notre Dame de la joie, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle nous apporte la paix

 

Méditons

La nuit de la Nativité de Jésus, les Anges proclament dans le Ciel : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté » (Luc 2, 14). Jésus, le Prince de la paix, est né et c’est Marie, sa Mère, la Reine de la paix, qui nous le présente et nous le donne.

La paix, ce bien si précieux et qui nous est tant nécessaire, ne va pas de soi. En période de paix, nous avons tendance à l’oublier. Les nombreux conflits, dont les deux dernières guerres mondiales, avec leurs très nombreuses victimes, en témoignent. La paix est un don de la charité infinie de Jésus, qui l’accorde à tous les hommes et femmes de bonne volonté qui rendent gloire à Dieu.

Jésus a dit ses Apôtres : «  Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé » (Jn 14, 27). La paix promise par Jésus n’est pas seulement l’absence d’affrontements et de violences physiques ; elle est celle qui garde l’âme sereine, même au milieu des pires épreuves. Le monde ne connaîtra la paix qu’à partir du moment où chacun sera rempli de cette paix promise par Jésus, et que lui seul peut nous accorder. La paix dans le monde n’est qu’une heureuse conséquence de la paix de Jésus qui règne dans chaque cœur.

Marie en est la parfaite illustration, car, après Jésus, personne, plus qu’elle, n’a été en paix avec elle-même, avec Dieu et avec le monde. C’est dans la douleur, mais aussi dans la paix, qu’elle reçoit la prophétie de Siméon au temple de Jérusalem, qu’elle fuit en Égypte, qu’elle recherche Jésus à Jérusalem, qu’elle vit cachée à Nazareth, qu’elle affronte les contradictions de la vie publique de Jésus, sa Passion et les persécutions de la primitive Église. Lorsqu’elle constate le problème du vin à Cana, elle ne s’agite pas, ne s’affole pas, mais en réfère en toute quiétude et confiance à Jésus.

À Fatima, elle apparaît pour demander la prière quotidienne du chapelet afin d’obtenir la paix, car « seule Notre-Dame du Rosaire peut l’obtenir » (13 juillet 1917). Cela signifie que Dieu n’accordera la paix au monde que si l’on recourt à Marie par le moyen du chapelet. À Pontmain, alors que la France est en guerre, elle apparaît le 17 janvier 1871 pour organiser une veillée de prière à ciel ouvert, qui sera suivie, quelques jours plus tard, de l’armistice. À L’Île Bouchard, en 1947, elle apparaît à quatre fillettes pour leur demander de faire prier les enfants, car la France est en grand danger. Quatre jours plus tard, la France est sauvée : elle apparaîtra à nouveau et invitera à l’action de grâce.

Là où vient Marie, la paix s’installe comme le plus précieux des dons du Seigneur. Et pour que cette paix soit durable et véritable, elle s’emploie à faire de nous des hommes et des femmes de bonne volonté qui glorifient Dieu par toute leur vie, car c’est à eux qu’elle a été promise.

Marie, Notre Dame de la paix, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle nous assure la victoire sur le mal et le monde

Méditons

Nous aimons Marie parce qu’avec elle, nous sommes assurés du triomphe final sur le mal.

Au vieux serpent qui causa la chute d’Adam et Ève, nos premiers parents, Dieu dit : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3, 15). Dès le début, Dieu a promis la victoire finale sur le mal figuré par le serpent, même si cette victoire se fera dans la douleur. Le talon que mordra le serpent, c’est la descendance de la femme, c’est-à-dire nous tous qui sommes les enfants de Marie par la grâce.

Marie est l’arche de la nouvelle alliance, car c’est en son sein qu’elle porta Jésus, le Sauveur de tout homme. L’arche d’alliance des Hébreux, qui contenait les tables de la loi, un peu de manne et le bâton d’Aaron qui avait fleuri, préfigurait Marie. Les Hébreux la portaient toujours avec eux afin qu’elle les protège et leur donne la victoire dans les combats. Pour nous chrétiens, la présence de Marie, l’arche de la nouvelle alliance, nous assure de la présence à nos côtés de Jésus et, par conséquent, de toute la Sainte Trinité. Et si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ?

En nous donnant Jésus, le vainqueur de la mort et du péché, et en nous gardant toujours proches de lui par la grâce, Marie nous donne de participer à la victoire de Jésus sur la mort et le péché.

À Fatima, après avoir montré l’enfer à ses trois confidents et révélé la dévotion à son Cœur Immaculé que Dieu veut instaurer dans le monde pour sauver les pécheurs, elle dit : « À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera » (13 octobre 1917). Si elle fait cette promesse, c’est qu’elle peut la tenir et que, par sa voix, c’est Dieu lui-même qui s’engage à la réaliser.

Nous aimons Marie parce qu’avec elle, la désespérance ne peut pas nous gagner. Si nous lui demeurons fidèles, nous sommes assurés que Dieu combattra pour nous comme il le fit en son temps pour les Hébreux. Si nous répondons à ses appels, notamment de réciter le chapelet chaque jour, comme elle le demande avec une particulière insistance à Fatima, nous contribuons au triomphe de son Cœur Immaculé. Toutes les clés de notre avenir sont à notre disposition, mais il nous faut vouloir les utiliser pour déverrouiller les portes du Ciel.

Marie, Notre Dame du Très Saint Rosaire, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle nous fait aimer l’Église malgré ses défauts

Méditons

Nous aimons Marie parce qu’elle nous fait aimer l’Église malgré ses défauts.

Marie est l’image de l’Église telle que Jésus l’a envisagée et telle qu’il la veut : « resplendissante, sans tache ni ride ni rien de tel, mais sainte et immaculée » (Éphésiens 5, 27). Sa beauté et sa sainteté lui viennent de Jésus, qui les lui a acquises par son sacrifice sur la Croix. Il s’est donné pour elle dans un acte d’amour incommensurable, et en retour, elle se soumet à lui et l’aime d’un amour sans partage.

L’Église est le corps mystique du Christ et, par conséquent, composée des pauvres pécheurs que nous sommes. Si elle est parfaite dans sa dimension divine, elle est loin de l’être dans sa dimension humaine. En effet, les pécheurs que nous sommes doivent combattre pour le salut tant qu’ils sont sur cette terre, et souvent, ils tombent et doivent se relever par la confession et la vertu de pénitence.

De nombreux scandales ont jalonné l’histoire de l’Église, et l’actualité récente n’est d’ailleurs pas en reste. Ainsi, bon nombre de chrétiens se scandalisent des turpitudes des plus faibles d’entre eux, et plus encore de celles des consacrés. Nous aimons Marie parce qu’empêtrés dans cette « boue », elle nous permet d’élever nos regards vers elle, si pure et si sainte, pour nous encourager à persévérer sur le chemin étroit et rocailleux qui conduit au Ciel malgré tous ces scandales. Elle nous consoler de tant de déboires par son exemple si parfait.

Lorsque nous gardons nos regards fixés à l’horizontale, vers ceux de nos frères qui sont à l’origine de ces scandales, elle l’attire doucement vers les hauteurs, vers elle, placée si haut dans le Ciel. Elle nous rappelle que c’est elle qu’il faut imiter, tout en nous invitant à la compassion pour nos frères égarés. C’est dans ce sens qu’à Lourdes, à Fatima et dans tant d’autres endroits, elle apparaît dans toute sa splendeur mais pieds nus et nous invite à prier pour la conversion des pécheurs.

Marie, modèle, figure et Mère de l’Église, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle pallie tous nos manques

Méditons

Lorsque la reine Esther projeta d’aller voir le roi pour plaider la cause de son peuple, elle commença par revêtir sa plus belle robe, se para de ses plus beaux atours, s’apprêta et pria Dieu de mettre sur ses lèvres des paroles de douceur et de sagesse. Esther préfigure Marie, la Mère de Jésus et la nôtre, qui vient au secours de son peuple en plaidant notre cause devant Dieu.

Non seulement elle nous a donné Jésus, mais elle s’emploie aussi à nous amener à le glorifier par toute notre vie. Dans ce but, elle unit sans cesse sa prière à la nôtre pour l’enrichir et la rendre digne d’être présentées à Dieu. Elle nous aide également à accueillir la grâce divine et à la laisser agir en nous.

Dans le cénacle de la Pentecôte, elle est présente au milieu des Apôtres et prie d’un seul cœur avec eux pour que vienne l’Esprit-Saint. Elle les aide aussi à être prêts à l’accueillir et à le laisser se déployer en eux. La prière de Marie est si pure, si désintéressée, si immaculée, qu’elle attire la grâce avec certitude.

Notre prière, à nous pauvres pécheurs, n’est pas digne d’être présentée telle quelle à la Sainte Trinité, au Dieu trois fois saint. Mais présentée par Marie, la Mère, le modèle et la figure de l’Église, elle acquiert un mérite et une valeur sans commune mesure aux yeux de Jésus, car elle lui ajoute ses propres mérites. Elle couvre de sa voix de colombe énamourée nos voix éraillées par le péché, afin de parfaire notre prière et de la rendre digne d’être présentée à Jésus.

À La Salette, Marie déclare à ses confidents Mélanie et Maximin : « Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si fort et si pesant que je ne puis plus le maintenir. Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse. Pour vous autres, vous n’en faites pas cas ! Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous autres. » (19 septembre 1846). À Fatima, elle dit : « Je veux que vous veniez ici le 13 du mois qui vient, que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre parce qu’elle seule peut les obtenir. » (13 juillet 1917).

Si, malgré nos turpitudes, nos péchés à répétition et nos impénitences, Dieu ne se détourne pas de nous, c’est parce qu’il y a Marie, parce qu’elle est l’une des nôtres et qu’elle s’emploie à pallier nos manques par ses prières et les mérites de toute sa vie en union et en dépendance de ceux de Jésus, le seul Sauveur. Quoi qu’il arrive, Jésus ne nous abandonnera pas, car Marie le prie sans cesse pour nous et que son amour le dédommagera toujours de toutes nos fautes.

Que cela nous réjouisse, mais nous incite aussi à nous convertir et à nous comporter comme de dignes enfants de Marie. Si nous l’aimons, nous devons non seulement éviter de lui alourdir la tâche, mais aussi l’aider à la porter. Dans ce but, elle demande aux enfants de Fatima de consentir des sacrifices et de prier le chapelet tous les jours afin d’obtenir la paix et le salut des âmes. Elle dit aussi à Estelle Faguette : « Courage , prends patience ; mon fils va se laisser toucher. Tu souffriras encore cinq jours, en l’honneur des cinq plaies de mon fils. Samedi, tu seras morte ou guérie. Si mon Fils te rend la vie, je veux que tu publies ma gloire » (15 02 1876). Estelle sera guérie et publiera la gloire de Marie.

Nous aimons Marie parce que, pour notre salut, elle pallie tous nos manques. Prouvons-lui notre amour en l’aidant, par nos prières et nos sacrifices, à intercéder pour toute nécessité.

Marie, notre espérance, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce que nos péchés ne la rebutent pas

Méditons

Nous aimons Marie parce que notre misère de pauvres pécheurs ne la rebute pas.

Dans la prière du Je vous salue Marie, une fâcheuse habitude a tendance à s’installer : on ne dit plus « pauvres pécheurs », mais simplement « pécheurs ». Quel dommage ! Si Marie nous aime avec tant de tendresse, c’est précisément parce que nous sommes de pauvres pécheurs et non de simples pécheurs. Si Dieu se montre si miséricordieux envers nous, c’est pour cette même raison : notre misère appelle sa compassion. Car si nous n’étions que des pécheurs, la miséricorde ne se manifesterait pas avec le même empressement.

En effet, devant Dieu, devant Marie, nous sommes de pauvres pécheurs tant le péché originel a affaibli notre nature, pourtant créée bonne et harmonieuse à l’origine. Depuis la chute, nous ne sommes plus capables de faire le bien sans le secours de la grâce, pas même de tenir durablement une bonne résolution, pas même d’agir avec une parfaite pureté d’intention.

Dieu ne nous demande pas une perfection absolue comme si nous pouvions l’atteindre par nos seules forces. Il nous demande de faire preuve de toute la bonne volonté dont nous sommes capables, regardant notre désir sincère de le suivre avant même nos réussites concrètes. Il ne nous demande pas d’être toujours victorieux dans les combats spirituels ; il nous demande avant tout d’être persévérants dans le combat.

Marie est l’Immaculée : elle ne porte en elle aucune trace du péché originel. Pourtant, elle n’est pas restée étrangère à la misère humaine. Elle qui n’a jamais cédé à la moindre tentation a vécu au milieu des pécheurs, au contact de leurs fautes, de leurs violences et de leurs innombrables égarements. Comme elle a dû haïr le péché ! Et pourtant, jamais elle n’a cessé d’aimer les pécheurs, jusqu’à consentir au sacrifice de Jésus sur la croix pour leur salut.

Au lieu de haïr ceux qui, par leurs péchés, conduisent son Fils à la Passion, elle devient leur refuge et répand sur eux des torrents de compassion. Au lieu de les condamner, elle prie et souffre pour eux. Elle s’emploie, par sa parfaite fidélité à l’Évangile, à réparer les fautes des hommes. Au lieu de réclamer vengeance contre ceux qui crucifient son Fils, elle s’unit à son pardon et cherche à aider les hommes à accueillir les fruits de la Rédemption.

Nous aimons Marie parce que notre condition de pauvres pécheurs ne la rebute pas, mais suscite en elle un immense amour et une profonde compassion. Elle ressemble à cette veuve de Téqoa qui se présente devant le roi David pour lui dire : « J’avais deux fils ; l’un a tué l’autre. Selon la loi, le meurtrier doit mourir. Mais si je perds aussi ce second fils, il ne me restera plus rien. » Touché par sa supplication, David suspend l’application de la sentence.

Nous sommes, par nos péchés, la cause de la Passion et de la mort de Jésus. Pourtant, Marie, au lieu de réclamer justice contre les coupables, demande pour eux la vie. Et pour cela, elle accepte le sacrifice du meilleur de ses fils pour que les autres puissent être sauvés.

Marie, notre douce Maman du Ciel, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle nous aime tels que nous sommes

Méditons

Nous aimons Marie parce qu’elle nous aime tels que nous sommes.

Lorsque nous aimons quelqu’un, nous avons tendance à vouloir le modeler selon nos désirs et nous nous soucions peu qu’il soit, qu’il se révèle ou devienne celui que Dieu veut. En Marie, il n’y a aucun mouvement égoïste de la sorte.

Marie connaît notre nature profonde, blessée et fragilisée. Elle a vécu au milieu des pécheurs. Elle sait de quoi nous sommes pétris, de quoi nous sommes capables. Tout en étant étrangère au péché, elle a subi les conséquences de toutes nos turpitudes puisqu’elle a été associée à la Passion rédemptrice de Jésus. Par compassion pour le Sauveur mais aussi pour toute l’humanité, elle a consenti  et s’est unie à l’offrande de Jésus sur la Croix.

Elle connaît aussi et mieux que quiconque, toutes les richesses que Dieu a déposées en chacun de nous et qui ne demandent qu’à être révélées. Elle sait les merveilles de conversion que la grâce peut accomplir lorsque nous acceptons d’y collaborer.

Elle a vécu auprès des Apôtres et a été témoin de leur transformation progressive vers la sainteté, souvent scellée par le martyre. Elle a vu d’où venait Matthieu, le collecteur d’impôts, et jusqu’à quels sommets de sainteté il est parvenu. Elle a vu la conversion de Zachée. Elle a vu Marie-Madeleine passer d’une vie de péché à cette intimité profonde avec le Christ qui lui valut d’être appelée « l’Apôtre des Apôtres. » Elle eut le courage de suivre Jésus jusqu’au pied de la croix et le privilège d’être la première à le voir ressuscité.

Marie sait que la puissance créatrice de Dieu est sans limite et qu’il fait de chaque humain un être unique avec une mission irremplaçable. Chacun de nous est appelé à occuper une place singulière dans le plan de salut de Dieu sur la terre avant d’occuper une place unique dans le Ciel.

Aussi Marie nous aime-t-elle comme des créatures uniques et irremplaçables. Elle travaille à nous faire découvrir la richesse particulière que Dieu a déposée en nous dans l’harmonie parfaite du Corps mystique du Christ : la diversité dans l’unité.

Saint Carlo Acutis disait : « Beaucoup naissent comme des originaux, mais meurent comme des photocopies. » Tel n’est pas le désir de Marie. Sa maternité spirituelle consiste, au contraire, à nous enfanter à nous-mêmes, à nous aimer tels que Dieu nous a créés et à nous donner au monde dans la vérité de notre être.

Marie, Notre-Dame de l’unité dans la diversité, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle nous aide à accomplir notre vocation

Méditons

Nous aimons Marie non seulement parce qu’elle nous aide à dire « oui » à Dieu, mais aussi parce qu’elle nous apprend à renouveler et à approfondir ce « oui » à chaque instant.

Quand nous prions le Je vous salue Marie, nous lui demandons de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ». Ce sont là les deux moments les plus importants de notre existence, car ils ont des répercussions éternelles. À chaque instant de notre vie, nous avons besoin de nous laisser enseigner par son exemple et soutenir par sa prière afin de dire « oui » à Dieu.

Il ne suffit pas de dire « oui » à Dieu une seule fois pour que le salut s’accomplisse pleinement en nous. Il faut le redire chaque jour, à chaque instant, quelles que soient les circonstances et quel qu’en soit le prix. Le « oui » de l’Annonciation n’a été ni le premier ni le dernier « oui » de Marie. Il a cependant été celui qui a orienté toute sa vie et a posé les fondements de sa fidélité.

À l’Annonciation, Marie a pu dire « oui » à l’Ange parce qu’elle avait déjà appris, depuis longtemps, à dire « oui » à Dieu dans tout ce que l’accomplissement de la Loi demandait de persévérance, de renoncements et de maitrise de soi. C’est sur ce terreau de foi et d’obéissance qu’a pu éclore le « oui » de l’Annonciation. Et c’est grâce à sa volonté de demeurer fidèle, unie à la grâce de Dieu (cette grâce d’état qu’il accorde pour accomplir ce qu’il demande) qu’elle a pu maintenir ce « oui » jusque sous la croix, au prix du plus douloureux des martyres.

Persévérer dans sa vocation ne peut se faire sans les sept dons du Saint-Esprit, et tout particulièrement le don de force. Comment Marie aurait-elle pu redire chaque jour « oui » à la volonté divine sans cette force d’en-haut alors que le dessein de Dieu exigeait l’offrande totale de Jésus sur la croix et son adhésion de cœur et d’âme à ce sacrifice ?

Nous aimons Marie parce que notre propre « oui » à Dieu est amorcé par son « oui » de l’Annonciation, qui lui-même se fond dans le « oui » de Jésus à son Père : « Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. »  

Marie, Notre Dame du « oui », priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.