
Méditons
Marie est une créature à part et une personne tout à fait ordinaire.
Dans son apparence, rien ne la distinguait des femmes de son époque, et elle-même ne cherchait pas à attirer l’attention. Elle a pris soin de sa famille, vaqué aux occupations de toutes les ménagères. Elle a probablement lavé le linge des Apôtres et préparé leurs repas. En humble servante, elle s’est effacée pour laisser toute la place à Jésus.
Ceux qui la fréquentaient se rendaient sans doute compte qu’elle n’était pas tout à fait comme les autres, car on se sentait en paix auprès d’elle, parce que personne ne la surprenait à pécher, parce qu’elle se mettait spontanément au service des autres, parce qu’elle ne se plaignait jamais… Personne ne soupçonnait sa richesse intérieure car elle vivait dans l’humilité et la discrétion comme le Père éternel l’a disposé pour la Sainte Famille pendant trente ans.
Nous aimons Marie parce qu’elle est l’une des nôtres. Elle n’est pas une créature désincarnée qui ignorerait tout de nos difficultés. Elle a vécu au milieu des pécheurs, connu la pauvreté, la persécution, les soucis liés aux enfants (pensons à la perte de Jésus au Temple de Jérusalem), le deuil, l’exil ; elle a souffert des médisances, des contradictions, des jalousies, et surtout de voir souffrir son Fils. Et si nous pouvons nous adresser à elle en toutes circonstances et en toute confiance, c’est parce qu’elle comprend tout, pour avoir tout connu.
Nous aimons Marie parce qu’elle nous montre comment surmonter les difficultés dans la foi, l’espérance et la charité à savoir en demeurant unis à Jésus qui, à la manière du bon pasteur, nous prend sur ses épaules pour nous faire traverser cette vallée de larmes.
Marie, notre Mère, notre modèle, notre sœur dans la foi, priez pour nous.
Prions
Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)
O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.
Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)
Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.





