« Continuez à réciter le chapelet pour obtenir la fin de la guerre »

Contemplons

Les enfants, François, Lucie et Jacinthe, lors de l’apparition du 13 septembre 1917

Méditons

On peut s’étonner de ces paroles de Marie : « continuez à réciter le chapelet pour obtenir la fin de la guerre. » N’avons-nous pas appris que Marie est toute-puissante et qu’elle obtient tout de son Fils qui ne peut rien lui refuser ? Alors, pourquoi, nous demande-t-elle de continuer à dire le chapelet pour obtenir la fin de la guerre ? Ne peut-elle nous l’obtenir sans que nous disions le chapelet ?

Marie est certes toute-puissante et, comme nous l’avons appris au catéchisme, elle peut tout demander et obtenir de son Fils, qui l’exauce avec empressement. Parce qu’elle n’a jamais rien refusé à Dieu durant sa vie, Dieu ne lui refuse rien dans l’éternité. Du haut de toute cette puissance, Marie reste néanmoins ce qu’elle s’est dite le jour de l’Annonciation à savoir « l’humble servante du Seigneur ». Aussi tout ce que nous lui demandons, pour qu’elle veuille intervenir auprès de Dieu dans cette intention, doit se fondre dans sa vocation de reine au service du Royaume.

Quand Dieu veut nous accorder une grâce, il nous donne d’abord de la désirer et de la lui demander dans la prière afin de préparer nos cœurs à la recevoir. On ne mesurera que dans l’éternité toute la délicatesse, toute la miséricorde de Dieu à notre égard. Il est si respectueux de notre liberté et nous aime à tel point qu’Il ne veut rien nous imposer mais toujours répondre à nos désirs, du moment qu’ils ne contredisent pas le salut de nos âmes.

La paix est un bienfait divin qui révèle la présence de Dieu mais qu’Il ne veut ni ne peut accorder à des cœurs fermés à sa grâce. C’est pourquoi le rôle de Marie est primordial car par le chapelet, Marie prépare les cœurs à l’avènement du Royaume. En priant le chapelet, nous invitons Marie à agir en nous et à tout disposer dans nos âmes de façon à y attirer, y faire demeurer le prince de la Paix, son Fils, son Jésus. C’est quand, dans les cœurs, règnera le Christ, que la véritable paix pourra se répandre et se propager sur toute la terre.

Si, Marie demande de persévérer dans la récitation quotidienne du chapelet, c’est parce qu’elle sait que Dieu veut et va accorder cette grâce, qu’elle brule du désir de nous la communiquer. Si tel n’était pas le cas, elle ne demanderait pas de continuer à dire le chapelet tous les jours.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucia, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La cinquième apparition de Marie

Contemplons

Arrivée des pèlerins à Fatima le 13 septembre 1917 pour la cinquième apparition de Marie

Ecoutons

Lucie raconte : « Comme l’heure approchait, j’y suis allée avec Jacinta et Francisco, à travers la foule qui nous laissait difficilement passer. Les chemins étaient noirs de monde. Ils voulaient tous nous voir et nous parler. Les gens avaient mis de côté leur amour propre. De nombreuses personnes, y compris des dames et des messieurs distingués, réussissaient à se frayer un chemin dans la foule qui s’agglutinait autour de nous. Ils venaient se prosterner à genoux devant nous, en nous demandant de présenter leurs requêtes à Notre-Dame. D’autres, qui ne parvenaient pas à arriver jusqu’à nous, imploraient de loin :

Par l’amour de Dieu, demandez à Notre-Dame qu’elle guérisse mon fils qui est handicapé. Qu’elle guérisse le mien qui est aveugle. Le mien qui est sourd. Qu’elle me ramène mon mari, mon fils qui est à la guerre, qu’elle convertisse pour moi un pécheur, qu’elle me donne la santé, à moi qui suis tuberculeuse, etc.

Là figuraient toutes les misères de la pauvre humanité et quelques-uns criaient depuis le haut des arbres et des murs où ils étaient montés pour nous voir passer. Disant que oui à certains, tendant la main à d’autres pour les aider à se relever, nous avancions grâce à quelques messieurs qui nous frayaient un chemin au milieu de la foule…

Nous sommes arrivés à la Cova da Iria près du chêne vert et nous avons commencé à réciter le chapelet avec la foule. Peu après, nous avons vu le reflet de la lumière, puis Notre-Dame, au-dessus du chêne vert.

Continuez à réciter le chapelet pour obtenir la fin de la guerre. En octobre viendront également Notre-Seigneur, Notre-Dame des Douleurs, Notre-Dame du Carmel et saint Joseph avec l’Enfant-Jésus pour bénir le monde. Dieu est content de vos sacrifices, mais il ne veut pas que vous dormiez avec la corde, portez-la seulement durant le jour.

Ils m’ont prié de vous demander beaucoup de choses : la guérison de quelques malades, d’un sourd-muet…

Oui, j’en guérirai certains, d’autres non. En octobre, je ferai le miracle pour que tous croient.

Puis, commençant à s’élever, elle disparut, comme d’habitude. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La fidélité récompensée

Contemplons

XIIème station du chemin de croix à Fatima

Méditons

Le 13 août 1917, les enfants sont retenus prisonniers par l’administrateur du bourg voisin, Vila Nova de Ourem, réputé pour son anticléricalisme, qui leur fait un ignoble chantage pour leur extirper le secret que Marie leur a confié. Ils ne cèdent sur rien et préfèrent mourir que de désobéir à Notre-Dame. L’administrateur use de tous les stratagèmes pour parvenir à ses fins. Il tente de les corrompre en leur offrant plus d’argent que leurs pauvres parents pourraient gagner en une seule année. Il les menace de les plonger dans un chaudron d’huile bouillante. Dans leur candeur, les enfants le prennent au sérieux et s’apprêtent à faire le sacrifice de leur vie mais rien ne les fait plier. Ils ne soufflent pas le moindre mot du secret. Quel exemple de courage et de fidélité. Prenons-en de la graine !

A tant de fidélité de la part des enfants, répond celle, indéfectible, du Ciel. En effet, Marie apparait aux enfants le 19 août pour récompenser leur fidélité et les engager à persévérer dans la récitation quotidienne du chapelet. Il est surprenant que Marie ne dise rien sur la manière ignoble et presque diabolique dont les enfants ont été traités par l’administrateur. Quelle pourrait en être la raison ? Est-ce parce que les forces de l’enfer ont, pendant trois jours, prévalu sur la puissance de la Reine du Ciel ? Bien-sûr que non ! Il n’y a qu’une explication au silence de Marie à savoir que le Ciel a permis cet emprisonnement et ce chantage odieux de l’administrateur, pour éprouver la fidélité des enfants et leur donner l’occasion de concéder un sacrifice à offrir pour la conversion des pécheurs. En effet, dans la prison où ils étaient retenus, les enfants ont réussi à mettre à genoux tous leurs codétenus et à leur faire dire le chapelet. Certains d’entre eux, pourtant d’horribles brutes, en étaient émus aux larmes. Oui, c’était une épreuve et les enfants l’ont surmontée. Dieu ne veut pas le mal mais il le permet pour en tirer un plus grand bien, pour sa gloire et le salut des âmes.

Marie est aussi un exemple de fidélité pour les pèlerins venus nombreux, près de 13 000, au rendez-vous convenu à la Cova da Iria. Et Marie donnera des signes de sa présence aux pèlerins. En effet, ils affirment tous qu’à midi, alors que le ciel est radieux, on entend et on voit un éclair déchirer le ciel puis, comme un petit nuage, se déplacer et venir se poser sur le petit chêne vert sur lequel a eu lieu l’apparition les trois mois précédents. Ils observent et attestent que pendant le temps où se petit nuage se trouvait sur le chêne, les branches semblaient ployer comme sous le poids d’une personne. Après quelques minutes, le petit nuage se lève et se dirige doucement vers l’orient jusqu’à disparaitre. Tous croient que Notre-Dame était vraiment au rendez-vous fixé en ce 13 août. La preuve, le mois suivant, ils ne seront plus 13 000 mais 30 000.

On n’espère pas en vain dans le Seigneur et en sa sainte Mère. Marie promet un grand miracle que tous pourront croire. Et elle le réalisera, comme promis. A ce sujet, Marie dira même à Lucie qu’il aurait été encore plus grand si on n’avait pas mis les enfants en prison. Un miracle encore plus grand ?! Vu ce qui s’est produit ce 13 octobre avec la danse du soleil, on se demande ce que cela aurait pu être….

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La quatrième apparition de Marie

Contemplons

Monument construit à l’endroit de la quatrième apparition de Marie

Ecoutons

Le dimanche 19, «alors que nous étions en train de marcher avec les brebis, en compagnie de Francisco et de son frère João, dans un lieu appelé Valinhos, nous avons senti que quelque chose de surnaturel s’approchait et nous enveloppait. Pensant que Notre-Dame allait peut-être nous apparaître et ayant de la peine à l’idée que Jacinta ne puisse pas la voir, nous avons demandé à son frère João d’aller la chercher. Comme il ne voulait pas y aller, je lui ai proposé en échange deux pièces de monnaie. Du coup, il est parti appeler Jacinta en courant. En compagnie de Francisco, j’ai alors vu le reflet de la lumière semblable à un éclair puis, un instant plus tard, alors que Jacinta nous avait rejoints, nous avons vu Notre-Dame au-dessus d’un chêne vert.

Que voulez-vous de moi ?

Je veux que vous continuiez à aller à la Cova da Iria le 13 du mois, que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours. Le dernier mois, je ferai le miracle pour que tous croient.

Que voulez-vous que l’on fasse de l’argent que les gens laissent à la Cova da Iria ?

Faites deux brancards de procession ; le premier tu le porteras avec Jacinta et deux autres petites filles vêtues de blanc ; l’autre sera porté par Francisco plus trois autres garçons. L’argent des brancards sera pour la fête de Notre-Dame du Rosaire et ce qui restera aidera à construire une chapelle que l’on fera faire.

J’aimerais vous demander la guérison de quelques malades…

Oui, quelques-uns guériront durant l’année.

Et, prenant un air plus triste :

Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, car de nombreuses âmes vont en enfer du fait que personne ne prie et ne se sacrifie pour elles.

Et, comme d’habitude, elle commença à s’élever en direction du levant. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les enfants en prison

Contemplons

Groupe de statues représentant Lucia, Francisco et Jacinta de Fatima

Ecoutons

Les enfants n’ont pu se rendre au rendez-vous donné par Notre-Dame le 13 août à la Cova da Iria car l’administrateur du Conseil arrêta les pastoureaux et les emmena par ruse à Vila Nova de Ourém, dans le but de les obliger à révéler le secret. Il les maintint prisonniers pendant trois jours, soit chez lui, soit dans la maison d’arrêt municipale. Il leur offrit les présents les plus précieux, en échange de la révélation du secret. Les petits voyants répondirent :

« Même si vous nous donniez le monde entier, nous ne le révélerons pas. »

Il les enferma dans la maison d’arrêt. Les prisonniers leur conseillèrent :

« Mais révélez donc ce secret à l’administrateur. Si la Dame n’est pas d’accord, qu’est-ce que ça peut vous faire ?

Ah ça non ! répondit vivement Jacinta, plutôt mourir ! »

L’administrateur menaça les trois enfants en leur disant qu’il allait préparer un chaudron d’huile, dans lequel ils seraient brûlés, s’ils ne faisaient pas ce qu’il leur demandait. Bien que prenant ces menaces au sérieux, les enfants demeurèrent fermes et ne révélèrent rien. Ni menaces ni promesses ne parviennent à leur arracher leur secret. Ils sont convaincus qu’ils vont mourir et Jacinta sanglote de ne pas avoir embrassé sa mère une dernière fois. Mais même au cœur de l’angoisse, ils restent fidèles et un détenu aide Jacinta à accrocher sa médaille sur le mur de la cellule. Les enfants récitent le chapelet et ceux qui le savent, prient avec eux, mais tous sont à genoux.  

Après la prière, Jacinta se remet à pleurer. Un prisonnier, ému, sort son accordéon et joue pour la distraire. La fillette se met à danser ; sans doute les murs de la prison n’ont-ils jamais vu pareil spectacle : le détenu qui danse avec Jacinta, la trouvant si petite, finit par tournoyer en la tenant dans ses bras !

Le 15, jour de la fête de l’Assomption de Notre-Dame, on les reconduisit finalement à Fatima.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La troisième partie du secret : la vision de l’avenir de l’Eglise

Contemplons

Le pape saint Jean-Paul II s’entretient avec sœur Lucie

Méditons

La troisième partie du secret se présente comme une vision allégorique, susceptible de diverses interprétations. Jean-Paul II s’y est référé explicitement après l’attentat dont il a été victime sur la place Saint-Pierre.

« Après les deux parties que j’ai déjà exposées, nous avons vu sur le côté gauche de Notre Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche ; elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde ; mais elles s’éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre Dame en direction de lui ; l’ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d’une voix forte : “Pénitence ! Pénitence ! Pénitence !” Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu : “Quelque chose de semblable à la manière dont se voient les personnes dans un miroir quand elles passent devant” un évêque vêtu de blanc, “nous avons eu le pressentiment que c’était le Saint-Père”. [Nous vîmes] divers autres évêques, prêtres, religieux et religieuses monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande croix en troncs bruts, comme s’ils étaient en chêne-liège avec leur écorce ; avant d’y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu’il trouvait sur son chemin ; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches ; et de la même manière moururent les uns après les autres les évêques les prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes. Sous les deux bras de la croix, il y avait deux anges, chacun avec un arrosoir de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s’approchaient de Dieu. »

Concernant la troisième partie du troisième secret, sœur Lucie écrit au pape Jean-Paul II le 12 mai 1982, son interprétation. Dans cette lettre, elle écrit : « La troisième partie du secret se réfère aux paroles de Notre Dame : « Sinon la Russie répandra ses erreurs à travers le monde, favorisant guerres et persécutions envers l’Eglise. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, diverses nations seront détruites » ». Sœur Lucie estime que cette vision est donc « une révélation symbolique, qui se réfère à cette partie du message. » Pour elle, cette vision était « conditionnée par le fait que nous acceptions » la demande de la Vierge de consacrer la Russie à son Cœur Immaculé. Sœur Lucie conclut : « Comme nous n’avons pas tenu compte de cet appel du message, nous constatons qu’il s’est réalisé. » Mais dans son courrier, elle précise bien que, pour elle, ce n’est pas Dieu qui a « puni le monde », mais que les malheurs sont les conséquences des actes des hommes. Elle écrit : « Et ne disons pas que c’est Dieu qui ainsi nous punit ; au contraire, ce sont les hommes qui préparent eux-mêmes leur châtiment. Dans sa sollicitude, Dieu nous avertit et nous incite à prendre le bon chemin, respectant la liberté qu’il nous a donnée ; c’est pourquoi les hommes sont responsables ».

Le 27 avril 2000, le pape missionne le cardinal Bertone auprès de sœur Lucie pour discuter avec elle de l’interprétation de cette vision. Au cours de cette réunion, « Lucie réaffirme sa conviction que la vision de Fatima concerne avant tout la lutte du communisme athée contre l’Eglise et les chrétiens, et elle décrit l’immense souffrance des victimes de la foi du XXe siècle. » A la question sur l’identité de « évêque vêtu de blanc », elle confirme sa certitude qu’il s’agit du pape, mais sans savoir lequel.

A l’occasion de la béatification à Fatima de Francisco et Jacinta Marto, le pape Jean-Paul II fait lire une allocution qui va dans le même sens que l’interprétation de sœur Lucie :

« Ce texte constitue une vision prophétique comparable à celles de l’Ecriture sainte, qui ne décrivent pas de manière photographique les détails des événements à venir, mais qui résument et condensent sur un même arrière-plan des faits qui se répartissent dans le temps en une succession et une durée qui ne sont pas précisées. Par conséquent, la clé de lecture du texte ne peut que revêtir un caractère symbolique. »

« La vision de Fatima concerne surtout la lutte des systèmes athées contre l’Eglise et contre les chrétiens. Elle décrit l’immense souffrance des témoins de la foi du dernier siècle du deuxième millénaire. C’est un interminable chemin de croix, guidé par les Papes du XXe siècle. »

Dans le déroulement des événements de l’attentat dont il a été victime, le pape Jean-Paul II voit « une main maternelle (de la Vierge Marie) pour guider la trajectoire du projectile », permettant au « pape agonisant » de s’arrêter « au seuil de la mort », et ainsi évitant que la mort du pape, vue par des enfants de Fatima, ne se réalise jusqu’au bout.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucia, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La seconde partie du secret : les annonces prophétiques

Contemplons

Le pape Benoit XVI en prière devant Notre-Dame de Fatima

Méditons

Cette partie concerne une demande faite oralement par la Vierge aux trois enfants. Ce secret concerne la Russie et la consécration de la Russie au Cœur immaculé de Marie.

« La guerre va finir. Mais si l’on ne cesse d’offenser Dieu, sous le pontificat de Pie XI en commencera une autre pire encore. Lorsque vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne, qu’Il va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la faim et des persécutions contre l’Église et le Saint-Père. Pour empêcher cette guerre, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si on accepte mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix ; sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, diverses nations seront détruites. A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie, qui se convertira, et il sera concédé au monde un certain temps de paix. Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi ».

Marie lève un coin du voile qui recouvre l’Histoire du XXème et du XXIème siècle. Reprenons ses annonces point par point.

La guerre va finir : en effet, elle finira l’année suivante. Facile de dire cela, me direz-vous. Pas tant que ça car le 13 juillet 1917, personne ne pouvait dire, vu les circonstances, que la guerre finira l’année suivante. Au contraire, en juillet 1917, le conflit semblait s’enliser…

Mais si l’on ne cesse d’offenser Dieu, sous le pontificat de Pie XI en commencera une autre pire encore : en 1917, comment les enfants pouvaient-ils parler d’un Pape Pie XI qui ne montera sur le trône de Saint-Pierre que le 6 février 1922 soit cinq années après cette annonce ? Et en effet, c’est sous le pontificat de Pie XI que commencera la seconde guerre mondiale quand l’Allemagne annexera l’Autriche.

Lorsque vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne, qu’Il va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la faim et des persécutions contre l’Église et le Saint-Père : dans la nuit du 25 au 26 janvier 1938, le ciel fut incendié par une étrange lueur. De neuf heures du soir à deux heures du matin, la voûte céleste fut illuminée de rouge. Ce phénomène fut perçu dans la plupart des pays d’Europe, de la Norvège à Gibraltar, du Portugal à la Grèce, ainsi qu’en Afrique du nord, aux Etats-Unis et au Canada. Sur le moment, tout le monde crut à un gigantesque incendie. Le lendemain matin, tous les journaux en parlaient. Les scientifiques parleront d’une aurore boréale mais sœur Lucie précise : « Votre Excellence n’ignore pas comment, il y a quelques années, Dieu a manifesté ce signe que les astronomes ont voulu désigné sous le nom d’aurore boréale. Je ne sais pas ; mais il me semble que, s’ils examinaient bien la chose, ils verraient que ce n’était pas et que ce ne pouvait être une aurore boréale (ordinaire), étant donné la manière dont elle s’est présentée. Quoi qu’il en soit, Dieu s’est servi de cela pour me faire comprendre que sa justice était prête à frapper les nations coupables, et je me mis à demander avec insistance, à cause de cela, la communion réparatrice et la consécration de la Russie. »

Pour empêcher cette guerre, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si on accepte mes demandes la Russie se convertira et on aura la paix :   Notre-Dame apparut à Lucie, à Tuy, le 13 juin 1929, et lui dit que le moment est venu que le Saint-Père consacre la Russie à son Cœur Immaculé. Sœur Lucie écrit : « Le Bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie, si le Saint-Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux très saints Cœurs de Jésus et de Marie, et si Sa Sainteté promet, moyennant la fin de cette persécution, d’approuver et de recommander la pratique de la dévotion réparatrice (des premiers samedis) ».

Sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, diverses nations seront détruites : le communisme à la russe a fait plus de victimes que les deux guerres mondiales réunies (la première guerre mondiale a fait 18.6 millions de victimes, la seconde entre 60 et 80 millions). On estime à environ 15 millions, les victimes du communisme en ex URSS. Mais cette-dernière ne détient pas le record car le nombre de morts dans la Chine communiste de Mao oscille entre 45 et 72 millions. La palme de la folie meurtrière revient sans doute aucun aux Khmers rouges qui feront au Cambodge 1.3 à 2.3 millions de morts sur une population totale de 7.5 millions : ils élimineront et tortureront environ un tiers de la population totale… Et là, nous ne parlons pas des victimes dans les pays de l’Est, en Corée du Nord, en Afrique, en Amérique Latine, en Espagne pendant la guerre civile…

A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera : Si Notre-Dame conditionne la paix à l’accomplissement de ses demandes, elle promet néanmoins et sans condition qu’à la fin son Cœur Immaculé triomphera, que la victoire finale ne sera pas remportée par les forces du mal mais par la douce puissance d’amour de son Cœur Immaculé. Que cette promesse nous engage à persévérer dans la foi, l’espérance et la charité. La promesse inconditionnelle du triomphe du Cœur Immaculé de Marie est précédée des mots : « à la fin », ce qui signifie qu’il peut y avoir un délai plus ou moins long et des épreuves plus ou moins grandes avant que l’on voit ce triomphe promis.

Le Saint-Père me consacrera la Russie, qui se convertira, et il sera concédé au monde un certain temps de paix : devant la grande calamité de la seconde guerre mondiale, le pape Pie XII fit une consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie, le 31 octobre 1942. Voici ce qu’a écrit le grand spécialiste de Fatima, le Père Alonso, à ce sujet : « Cet acte n’était pas la consécration singulière de la Russie et il n’avait pas été réalisé avec tous les évêques du monde. (…) La consécration qui aurait tout obtenu, et d’une manière éminente, eût été la consécration de la Russie ». Le 7 juillet 1952, Pie XII consacrait et vouait « d’une manière très spéciale tous les peuples de la Russie au Cœur Immaculé de Marie », dans la Lettre Apostolique « Sacro Vergente Anno ». Mais ce n’était pas un acte solennel et public, aucun acte de réparation n’y était joint et Pie XII n’avait pas ordonné aux évêques de s’unir à lui. Le Pape Jean-Paul II (1978-2005) a fait deux actes d’offrande du monde au Cœur Immaculé de Marie. Le premier eut lieu le 13 mai 1982 à Fatima. Dès le lendemain, Sœur Lucie faisait savoir que cet acte ne correspondait pas à ce qu’avait demandé Notre-Dame, car le Pape n’avait pas ordonné aux évêques de s’unir à lui, et que la Russie n’avait pas été l’objet de cet acte. Or, Dieu voulait « la consécration de la Russie et uniquement de la Russie, sans aucune adjonction. » Le second eut lieu le 25 mars 1984, à Rome : le texte était à très peu de choses près le même que celui de 1982, mais Jean-Paul II avait informé les évêques du renouvellement de l’acte de 1982, sans toutefois leur ordonner de s’unir à lui. Jusqu’en 1989, Sœur Lucie répéta souvent, dans ses parloirs, que la consécration demandée par Notre-Dame n’avait pas été faite. Ainsi, elle affirma, en mai 1989, au cardinal Law, archevêque de Boston : « Le Saint Père considère qu’elle a été faite, faite au mieux des possibilités dans les circonstances. Faite sur le chemin étroit de la consécration collégiale qu’elle a demandée et qu’elle désirait ? Non, cela n’a pas été fait. »

Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi :

Au cours d’un entretien avec sœur Lucie, probablement en juillet 1946, le Père Luis Gonzaga da Fonseca lui posa la question suivante : « Notre-Dame a garanti que se conservera toujours au Portugal le dogme de la foi. Que veut dire « Dogme de la foi ? » ». Lucie lui répondit : « Foi véritable ! » Dieu veuille qu’il en soit ainsi pas qu’au Portugal…

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucia, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La première partie du secret : la vision de l’enfer

Contemplons

L’enfer comme décrit par sœur Lucie

Méditons

La première partie du secret est une vision de l’enfer. Ecoutons sœur Lucie : «  Notre-Dame nous montra une grande mer de feu qui paraissait se trouver sous la terre et, plongés dans ce feu, les démons et les âmes, comme s’ils étaient des braises transparentes, noires ou bronzées, avec une forme humaine. Ils flottaient dans cet incendie, soulevés par les flammes, qui sortaient d’eux-mêmes, avec des nuages de fumée. Ils retombaient de tous côtés, comme les étincelles retombent dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, avec des cris et des gémissements de douleur et de désespoir qui horrifiaient et faisaient trembler de frayeur. Les démons se distinguaient par leurs formes horribles et dégoûtantes d’animaux épouvantables et inconnus, mais transparents et noirs. Cette vision dura un moment, grâce à notre bonne Mère du Ciel qui auparavant nous avait prévenus, nous promettant de nous emmener au Ciel (à la première apparition). Autrement, je crois que nous serions morts d’épouvante et de peur.

Puis nous avons levé les yeux vers Notre Dame qui nous a dit si gentiment et si tristement : vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs, pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes seront sauvées et il y aura la paix. »

Marie tient un discours que personne n’oserait plus engager aujourd’hui de peur de se faire désavouer, ridiculiser voire persécuter. Avouons-le, il faut un certain courage, voire un courage certain, aujourd’hui, une époque où la science semble tout rendre possible et remettre en question l’existence même de Dieu, pour oser rappeler qu’il y a un enfer. En fait, il n’y a plus que le courage, la force, la détermination d’une mère, de Marie, prête à tout pour sauver ses enfants et à employer pour cela, même les moyens les plus extrêmes. Marie n’hésite pas, après les y avoir néanmoins préparés, à montrer toute l‘horreur de l’enfer à 3 enfants de 10, 9 et 7 ans et à leur demander de consentir des sacrifices, à nos yeux extrêmes, pour le salut des pécheurs.

Oui, l’enfer existe et nous pouvons y tomber. Cette réalité, nous ne la découvrons pas et elle ne contredit pas non plus l’infinie miséricorde de Dieu. Au contraire, elle la confirme. Chacun de nous est laissé libre de répondre ou pas à l’amour de Dieu pour chacune de ses créatures. Pour celles qui, en cette vie, se livrent à son amour, ce sera l’union à Lui dans son Royaume : ce sera le cas pour les trois enfants. Pour les âmes qui refusent d’aimer Dieu et de se laisser aimer de Lui, ce sera l’enfer… pourtant, ces dernières à tout moment de leur vie, auraient pu se jeter dans les bras ouverts de Dieu qui leur aurait pardonné tous leurs péchés, quels qu’ils soient (à condition qu’ils entament un véritable chemin de conversion et fassent pénitence pour leurs péchés). Aucune âme ne va en enfer sans avoir auparavant épuisé et repoussé toutes les ressources, pourtant infinies, de la miséricorde divine.

L’enfer n’existe pas ?! Jésus en a parlé bien avant ce 13 juillet 1917, il y a deux mille ans, dans son Evangile notamment au travers de la parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare où il décrit le destin de celui qui durant sa vie n’a pas pratiqué la charité. Il en parle clairement aussi quand il dit : « Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : retirez-vous de moi, maudits ; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.… » (Matthieu 25, 42-43)

Les trois voyants de Fatima n’ont pas été les seuls à voir l’enfer et qui plus est, un enfer peuplé. Citons, sainte Thérèse d’Avila, sainte Françoise Romaine, saint Jean Bosco, sainte Véronique Giuliani, la bienheureuse Anna Katarina Emmerich et bien d’autres. L’apôtre de la miséricorde, sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse polonaise canonisée par Jean-Paul II en l’an 2000, écrit dans son Petit Journal à la date du 20 octobre 1936 : « Aujourd’hui, j’ai été introduite par un ange dans les gouffres de l’enfer. C’est un lieu de grands supplices. Et son étendue est terriblement grande ».

Plus loin, elle ajoute : « les genres de souffrances que j’ai vues : la première souffrance qui fait l’enfer, c’est la perte de Dieu. La deuxième : les perpétuels remords de conscience. La troisième : le sort des damnés ne changera jamais. La quatrième : c’est le feu qui va pénétrer l’âme sans la détruire. C’est une terrible souffrance, car c’est un feu purement spirituel, allumé par la colère de Dieu. La cinquième souffrance, ce sont les ténèbres continuelles, une odeur terrible, étouffante. Et, malgré les ténèbres, les démons et les âmes damnées se voient mutuellement et voient tout le mal des autres et le leur. La sixième souffrance, c’est la continuelle compagnie de Satan. La septième souffrance : un désespoir terrible, la haine de Dieu, les malédictions, les blasphèmes ».

« J’ai remarqué une chose, ajoute Sœur Faustine : il y a là-bas beaucoup d’âmes qui doutaient que l’enfer existe. » Charles Baudelaire a écrit : « La plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu’il n’existe pas ! » A Fatima, Marie est venue dévoiler le funeste stratagème du diable, pour notre salut.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le secret

Contemplons

Sœur Lucie, religieuse carmélite à Coimbra au Portugal

Méditons

Le 13 juillet 1917, Marie confie aux trois enfants un secret que par la suite on essaiera vainement de leur extirper. Les enfants gardent tout en mémoire, et Lucie, dernier témoin survivant, n’accepte de communiquer le contenu de ce secret qui se divise en trois parties, deux visions et un message vocal, qu’après en avoir reçu l’ordre de son évêque, « et avec la permission de Notre-Dame. »

Dans son Troisième Mémoire du 31 aout 1941 adressé à l’évêque de Leiria-Fatima, sœur Lucie relate la première partie du secret, la vision de l’enfer. Dans son quatrième mémoire daté du 8 décembre 1941, Lucie reprend la première partie du secret, la vision de l’enfer et y ajoute la seconde à savoir les annonces prophétiques dont le triomphe final du Cœur Immaculé de Marie.

La troisième partie du « secret » est écrite sur l’ordre de l’évêque de Leiria et de Notre-Dame le 3 janvier 1944. Elle est rédigée sur une lettre à part, puis mise dans une enveloppe scellée, sur laquelle sœur Lucie écrit qu’elle ne peut être ouverte qu’après 1960. La lettre est remise à l’évêque de Leiria-Fatima de l’époque. Lucie indique que seul le patriarche de Lisbonne ou l’évêque de Leiria sont autorisés à l’ouvrir après cette date. L’enveloppe scellée est d’abord gardée par l’évêque de Leiria. Puis, pour mieux le conserver, l’enveloppe est remise le 4 avril 1957 aux archive secrètes du Vatican. L’évêque de Leiria prévient sœur Lucie de ce transfert du document.

Le 17 août 1959, le Père Pierre-Paul Philippe, Commissaire du Saint-Office, porte au pape saint Jean XXIII l’enveloppe contenant la troisième partie du secret de Fatima. Mais le pape, après certaines hésitations, choisit de ne pas l’ouvrir. Paul VI, le 27 mars 1965, choisit, pour sa part, de lire le contenu de la lettre, puis renvoie l’enveloppe aux archives secrètes du Vatican, décidant de ne pas publier le texte.

Après la tentative d’assassinat du 13 mai 1981, le Pape Jean-Paul II demande l’enveloppe contenant la troisième partie du secret. Le Cardinal Franjo Seper, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, lui remet le 18 juillet 1981, deux enveloppes : l’une blanche, avec le texte original de sœur Lucie en langue portugaise et l’autre de couleur orange, avec la traduction du texte en langue italienne. Le 11 août suivant, les deux enveloppes sont remises aux Archives du Saint-Office.

En avril 2000, Lucie confirme au cardinal Bertone, que la lettre et le texte du « troisième secret » sont bien ceux qu’elle a rédigés en janvier 1944, et que ce texte est complet. En juin 2000, le Vatican publie officiellement la troisième et dernière partie du secret, livrant sa traduction ainsi qu’une copie de la lettre originale rédigée par sœur Lucie.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Sacrifiez-vous pour les pécheurs »

Contemplons

Les parents de François et Jacinthe, âgés, en prière à la Cova da Iria

Méditons

Lors de l’apparition du 13 juillet, Marie demande aux enfants de se « sacrifier pour les pécheurs et de dire souvent, spécialement lorsqu’ils font un sacrifice : « Ô ! Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs et en réparation pour les péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. »

Les enfants remarquent l’expression de profonde tristesse sur le visage de Marie quand elle prononce ces paroles. A Lourdes, en 1858, Bernadette était déjà bouleversée par cette expression de tristesse dans le regard de Marie quand elle parle de la conversion de pécheurs. Et tous diront que jamais ils n’ont vu une telle expression de tristesse. A Lourdes, Marie demande qu’on prie pour la conversion des pécheurs, à Fatima, elle va plus loin et demande qu’on se sacrifie pour eux. Pour le salut des pécheurs, la prière ne suffit pas ; il faut l’enrichir de sacrifices pour faire contrepoids à la multitude des péchés et à leur gravité. En demandant aux enfants de se sacrifier, Marie leur demande d’imiter Jésus dans sa Passion, Lui qui nous a assuré à tous le salut. Elle nous demande de l’imiter, elle qui s’est sacrifiée et a sacrifié pour nous ce qu’elle avait de plus cher au monde : son Fils. C’est par le sacrifice de leur vie à tous deux, que nous sommes sauvés. Ce sera par nos pauvres sacrifices unis aux mérites de la Passion de Jésus que nous sauverons les âmes des pauvres pécheurs. Et, les enfants seront héroïques dans les sacrifices qu’ils consentiront à cette intention.

Marie énonce trois intentions pour lesquelles les enfants (et au-delà des enfants, nous-mêmes) sont invités à se sacrifier : avant tout, pour l’amour de Jésus, ensuite pour la conversion des pécheurs, enfin en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie.

Le premier motif de se sacrifier, c’est l’amour de Jésus. Par sa Passion, Jésus nous a témoigné un tel amour qu’il ne peut rester sans réponse de notre part. Aussi, l’indifférence des âmes le plonge dans une tristesse qui ne saurait être décrite car pour cela il faudrait connaitre le langage des anges. Cependant, l’ange du Portugal l’a bien dit : « consolez votre Dieu. » Et, François exprimait souvent le désir de mourir pour aller au Ciel consoler Notre-Seigneur si triste de la perte éternelle des âmes. Par ce motif, Marie nous invite, comme elle (car elle est triste de la tristesse de Jésus) à tout faire pour qu’un Dieu aussi digne d’amour soit aimé jusqu’où il nous est possible de le faire, quitte à souffrir volontairement un peu pour cela.

Le second motif, c’est la conversion des pécheurs. Juste après cette demande, Marie montre l’enfer aux enfants leur précisant que « c’est là que vont les âmes des pauvres pécheurs. » On observera que pendant toutes les apparitions, Marie évacuera (tout en y répondant quand même) le sujet des maladies corporelles pour insister surtout sur les maladies de l’âme à savoir la lèpre du péché. Sa réponse aux malades est d’ailleurs invariable : qu’ils se convertissent, qu’ils disent le chapelet tous les jours et ils guériront… De ses paroles, nous tirons qu’aucune maladie n’est plus grave que l’éloignement de Dieu et le danger de perdre son âme. On pourra trouver ce discours obscurantiste et, dans nos églises, personne n’oserait plus tenir aujourd’hui un tel langage. Pourtant Marie, qui nous aime plus que tout et tous, elle, n’hésite pas à nous mettre face à une réalité qu’elle connait parfaitement et à la dévoiler dans toute son horreur à trois enfants. C’est dire à quel point, le sujet est sérieux, la demande importante. Le destin de ces malheureux pécheurs, même si mérité, ne peut que susciter notre compassion et, afin de l’éviter à d’autres, cela vaut la peine qu’on accepte de faire des sacrifices pour leur salut.

Enfin le troisième motif, c’est faire réparation au Cœur Immaculé de Marie. Notons, que Marie n’évoque cette intention qu’en troisième lieu, après l’amour de Jésus et le salut des pécheurs. Non seulement Marie est un modèle d’humilité mais, en plus, du haut de toute sa gloire, elle continue de se renoncer pour l’amour de Jésus, pour l’amour de nous. A La Salette, le 19 septembre 1846, Marie disait à ce sujet à Mélanie et à Maximin : « si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis obligé de le prier sans cesse. Et vous n’en faites pas cas. Vous aurez beau faire, vous ne pourrez jamais assez me dédommager de toute la peine que je prends pour vous autres. » Les péchés contre le Cœur Immaculé sont si nombreux et si graves qu’ils réclament réparation. Ils blessent non seulement Marie mais aussi Dieu dans son amour pour Marie, dans les merveilles qu’Il a réalisées en elle. Et, c’est surtout parce qu’ils sont une offense faite à Dieu qu’ils méritent qu’on consente des sacrifices pour les réparer.

Le chrétien est un « alter Christus » un autre Christ qui, comme Jésus l’a fait, fait le don de Lui-même au Père pour la gloire de Dieu et le salut du monde. C’est ce que Marie nous demande en sollicitant nos sacrifices et nous rappelle par cette petite prière. Qui entendra son appel ?

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.