VOICI TA MERE

Contemplons

Ecoutons

Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. (Jean 19, 25-27)

Méditons

Après avoir levé les yeux au Ciel pour implorer de son Père notre pardon à tous, Jésus abaisse son regard au pied de la Croix où se trouvent, réunis comme un seul, Marie, sa Mère, Jean, le disciple qu’il aimait, Marie-Madeleine, celle à qui il a été beaucoup pardonné parce qu’elle a beaucoup aimé, et quelques autres femmes… L’héroïsme semble être une caractéristique essentiellement féminine…

Pour signifier son pardon et prouver son amour, Jésus, qui pour nous s’est dépouillé de tout y compris de son Sang, nous donne la seule chose qui lui reste : le Cœur rempli d’amour de sa Mère. Marie s’est unie jusqu’au martyr à l’offrande de Jésus dans sa Passion pour notre salut à tous. C’est au paroxysme de la douleur qu’elle nous enfante à la vie divine au pied de la Croix. En cela, elle rappelle les cris de la femme de l’Apocalypse dont parle Jean et qui est la figure de l’Eglise qui hurle dans les douleurs de l’enfantement. Marie n’a ressenti aucune douleur en donnant la vie à Jésus qui est l’auteur de la vie mais a été déchirée jusqu’aux limites du supportable lorsqu’elle nous a enfantés en ce vendredi-saint.

Parce qu’elle a toujours suivi le Sauveur et son enseignement, parce qu’elle a toujours été l’humble servante du Seigneur, parce que personne plus qu’elle n’a écouté la Parole de Dieu et l’a mise en pratique, parce que personne plus qu’elle n’a compris et pénétré la pensée et les sentiments de Jésus, Marie comprend qu’assumer sa maternité sur tous les sauvés est sa participation à elle à la Passion de Jésus. C’est pourquoi, elle est silencieuse comme Jésus, elle pardonne comme lui et, en signe de pardon, accepte de nous recevoir comme ses enfants. Désormais, elle est intimement associée au salut de toutes les âmes par la volonté expresse de Jésus.

En Jean, c’est à chacun d’entre nous que s’adresse Jésus. Chacun de nous est un disciple aimé de Jésus à qui il demande de prendre Marie dans sa vie de foi, de la laisser exercer sa maternité. Marie est celle qui a retenu tous les événements de la vie de Jésus pour les méditer dans son cœur. A chacun d’entre nous, Jésus demande d’écouter ce que Marie veut sans cesse nous rappeler le concernant.

Si Marie est la Mère de tous les sauvés, elle l’est d’une manière toute particulière des prêtres. En effet, c’est de Jésus, le seul grand prêtre capable de présenter à Dieu le seul sacrifice qui lui soit agréable, et au cours de la Messe célébrée par Jésus-Christ Lui-même en ce vendredi-saint, qu’elle reçoit pour fils, en saint Jean, tous les prêtres, tous ceux qui sont appelés à actualiser ce sacrifice pour la gloire de Dieu et le salut du monde. En saint Jean, à qui Jésus a conféré le sacrement de l’ordre lors de la dernière Cène du jeudi-saint, Marie reçoit pour fils, tous les prêtres, tous ceux qui perpétueront le mémorial de la Passion du Seigneur. En saint Jean, ce sont tous les prêtres qui reçoivent de Jésus la garde de Marie, ou plutôt qui lui sont confiés. Ainsi, Marie est, de par la volonté de Jésus-Christ, le souverain prêtre, si intimement liée au mystère eucharistique que la célébration des mystères de notre rédemption ne saurait se disjoindre d’une intense piété mariale. Aussi n’est-ce pas sans raison que dans nombre de ses apparitions, Marie invite à la prière pour les prêtres et qu’elle les appelle ses « fils de prédilection. »

Lors de l’audience générale du 12 août 2009, le pape Benoit XVI enseigne à ce sujet : « Le Concile Vatican II invite les prêtres à voir en Marie le modèle parfait de leur existence, en l’invoquant comme « Mère du Grand prêtre éternel, Reine des Apôtres, soutien des prêtres dans leur ministère ». Et elle a droit – poursuit le Concile – « à la dévotion filiale des prêtres, à leur vénération et à leur amour » (cf. Presbyterorum ordinis, n. 18). Le saint curé d’Ars, vers lequel notre pensée se tourne de façon particulière en cette année, aimait répéter:  « Jésus Christ, après nous avoir donné tout ce qu’il pouvait nous donner, veut encore faire de nous les héritiers de ce qu’il a de plus précieux, c’est-à-dire sa sainte Mère » (B. Nodet, La pensée et l’âme du curé d’Ars). Cela vaut pour tout chrétien, pour nous tous, mais en particulier pour les prêtres. Chers frères et sœurs, prions afin que Marie rende tous les prêtres, face à tous les problèmes du monde d’aujourd’hui, conformes à l’image de son Fils Jésus, dispensateurs du trésor inestimable de son amour de bon Pasteur. »

A sœur Josefa Menendez, Jésus dit : « O ma Mère ! Voilà mes frères… gardez-les… aimez-les… Vous n’êtes plus seuls, ô vous pour qui J’ai donné ma Vie ! Vous avez maintenant une Mère à laquelle vous pouvez recourir en toutes vos nécessités. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

La Scala sancta

Les marches qui mènent au prétoire de Pilate. Cet escalier parcouru par Jésus a été transporté à Saint Jean du Latran à Rome. Les pèlerins ne peuvent le gravir qu’à genoux.

PERE PARDONNE-LEUR

Contemplons

Ecoutons

Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » Puis, ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort. (Luc 23, 34)

Méditons

A Pierre qui lui demande jusqu’à combien de fois il doit pardonner à son prochain, Jésus répond jusqu’à soixante-dix fois sept fois : autrement dit, il doit toujours pardonner. Comme toujours, Jésus est hautement crédible parce qu’il joint le geste à la parole. Et sa crédibilité est renforcée, soulignée, exaltée au plus haut point par le fait qu’il est au comble de la souffrance quand il accorde un pardon inconditionnel, indifférencié à tous ses bourreaux.

Jésus demande notre pardon à son Père « parce que nous ne savons pas ce que nous faisons. » Oui, si les responsables de la mort de Jésus savaient vraiment ce qu’ils font, ils ne l’auraient pas cloué à la croix. Si nous savions vraiment ce qu’est le péché, nous n’en concèderions aucun et souffririons plutôt mille morts que de céder au plus léger péché véniel. La bienheureuse Jacinta, l’une des trois voyantes de Fatima, à qui Marie a montré l’enfer le 13 juillet 1917, répétait souvent : « si les hommes savaient ce qu’est l’éternité, ils feraient tout pour changer de vie. »

Parce que Jésus a pris sur lui tous nos péchés, parce qu’il a fait le chemin inverse du premier Adam, parce qu’il a emprunté ce chemin d’obéissance au prix d’une extrême souffrance, il peut demander à son Père pardon et miséricorde pour nous et être exaucé. C’est par le sacrifice de Jésus que nous devenons les enfants de Dieu qui peuvent sans cesse revenir à lui en quémandant sa miséricorde et être toujours exaucés. C’est le pardon obtenu par Jésus, de son Père, auquel nous avons part chaque fois que nous recevons l’absolution. Si nous savions ce qu’est vraiment le pardon sacramentel, si nous parvenions à réaliser l’ampleur du don de Dieu dans le pardon qu’il nous accorde, si nous savions ce que ce pardon sacramentel produit en nos âmes, nous ne mépriserions pas tant le sacrement de la réconciliation.

A sœur Josefa Menendez, Jésus dit à propos de sa prière sur la croix : « Non ! Ils n’ont pas connu celui qui est leur vie. Ils ont déchargé sur lui toute la fureur de leurs iniquités. Mais, je vous en supplie, ô mon Père, déchargez sur eux toute la force de votre miséricorde ! »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Le Saint Mors

Selon la légende, le « Saint Mors » de Constantin aurait été forgé avec un des clous de la Passion (celui qui aurait percé la main droite du Christ, ou les deux clous des mains selon Grégoire de Tours). Il l’aurait reçu de sa mère, sainte Hélène. La tradition chrétienne rapporte que l’impératrice Hélène aurait fait fouiller l’emplacement du calvaire et ayant retrouvé les clous de la Passion du Christ, aurait fait forger avec l’un d’eux, un mors pour le cheval de son fils, l’empereur Constantin, et aurait inséré l’autre dans le diadème impérial. Une autre tradition veut que l’impératrice fit faire avec le deuxième clou une visière de casque pour protéger le front de l’empereur et avec le troisième un bouclier pour protéger le cœur.

Cette relique est conservée au trésor de l’église de Sainte-Sophie de Constantinople jusqu’au pillage de la ville par les troupes de la 4e croisade (1202-1204). Le mors disparaît ensuite. Il réapparaît pour la première fois en 1226, sur le sceau de l’évêque Isnard de Carpentras.

Il devient l’emblème de la ville en 1260. Le mors est d’argent sur fond de gueules. À l’occasion de toutes les Saint Siffrein, le 27 novembre, la relique est présentée aux fidèles.

L’ECRITEAU

Contemplons

Ecoutons

Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs”. » Pilate répondit : « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. » (Jean 19, 19-22)

Méditons

Que ce soit devant ses accusateurs ou devant ses bourreaux, Jésus reste silencieux sauf quand Caïphe lui demande au nom du Très-Haut, s’il est bien le Fils de Dieu, ou quand Pilate lui demande s’il est le Roi des juifs. Dans les deux cas, Jésus confirme ce qu’ils savent déjà et refusent de reconnaitre car, si tel n’était pas le cas, ils ne chercheraient pas, pour l’un à le condamner, pour l’autre à le sauver. La Filiation de Jésus ainsi que sa royauté s’imposent avec une telle évidence qu’il n’a pas ou plus besoin de le confirmer. Tout dans son attitude, dans son silence malgré toute la souffrance du moment, prouve sa origine divine. Tous les signes qu’il a accomplis pendant les années de sa vie publique (et dont Caïphe et Pilate sont parfaitement au courant) corroborent sa royauté. Même les prophéties que Jésus accomplit jusque dans les moindres détails proclament à qui veut bien comprendre, qu’il est le maître de toute chose.

La royauté du Christ est faite d’amour et de libre adhésion ; elle ne souffre pas la contrainte. Dieu veut régner par l’amour et non par la conquête ou la domination. Aussi, ce n’est pas à Jésus de se proclamer roi mais c’est à nous de le reconnaitre pour roi, et d’un royaume qui n’est pas de ce monde. C’est à nous de nous soumettre à lui en toute liberté afin qu’il règne sur nos âmes par sa Parole et son Eucharistie et qu’en régnant sur nos cœurs, il finisse par régner sur la société tout entière. Et Jésus ne lèsera jamais notre liberté. Comme pour les juifs, Jésus nous concède la pleine liberté, même de dire : « nous ne voulons pas qu’il règne sur nous. »

Encore une fois, les mots de Pilate vont dépasser sa pensée et, à la face du monde entier et pour l’éternité, il va proclamer la royauté de Jésus en faisant rédiger un écriteau portant à la fois le motif de sa condamnation (qui n’en est pas en soi) et sa dignité : « Jésus, le Nazaréen, Roi des juifs. » Et cet écriteau est rédigé en hébreux, en latin et en grec, à savoir les langues les plus parlées de l’époque, soulignant ainsi l‘universalité de la royauté du Christ.

« Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. » (Jean 12, 32) C’est du haut de la Croix que règne le Christ. Jésus est roi et son royaume n’est vraiment pas de ce monde, car son trône c’est la croix, sa couronne une confection de ronces, son sceptre un roseau, son vêtement de sacre un pauvre pagne… Jésus a vraiment tout sauvé sauf les apparences…

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Le Titulus Crucis est une relique exposée depuis 1492 dans la Basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem à Rome. C’est un morceau de l’écriteau placé au-dessus de la tête de Jésus lors de la Crucifixion.

Le 25 avril 1995 l’historienne Maria-Luisa Rigato a pu photographier l’écriteau et le peser. Le Titulus Crucis est en noyer, pèse 687 grammes, a une longueur de 25 centimètres, une largeur de 14 centimètres et une épaisseur de 2,6 centimètres. En 1998 l’historien Michael Hesemann examina l’écriteau et proposa une datation à partir du type d’écriture utilisé dans l’inscription : Ier siècle de notre ère. Sept paléographes de trois universités israéliennes, Maria-Luisa Rigato de l’Université pontificale grégorienne et le papyrologue protestant Carsten Peter Thiede confirment cette datation à partir de l’écriture sur le Titulus Crucis (style de graphie, écriture de droite à gauche,..)

Sur l’écriteau, l’on peut distinguer trois lignes d’écriture. La première ligne est composée de six lettres hébraïques qui ne sont que partiellement conservées. Les deuxième et troisième lignes avec leur inscription grecque et latine le sont mieux.

LE CRUCIFIEMENT

Contemplons

Ecoutons

Lorsqu’ils furent arrivés au lieu-dit : Le Crâne (ou Calvaire), là ils crucifièrent Jésus, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. (Luc 23, 33)

Méditons

Décrivant son crucifiement à sœur Josefa Menendez, Jésus lui dit : « L’heure est sonnée ! Les bourreaux m’éten­dent sur la Croix. Ils saisissent mes bras et les étirent afin que mes mains puissent atteindre les trous déjà creusés dans le bois. A chaque secousse, ma tête est ballottée de côté et d’au­tre… et les épines de la couronne y pénètrent plus profondément… Entendez le premier coup de marteau qui fixe ma main droite ! Il résonne jusqu’aux profondeurs de la terre… Ecoutez encore : ils clouent ma main gauche… Les cieux frémissent et les anges se prosternent devant un tel spectacle…

Pour moi, je garde le plus profond silence et pas une plainte ne s’échappe de mes lèvres…

Après avoir cloué mes mains, ils tirent cruel­lement mes pieds : les plaies s’ouvrent… les nerfs se rompent… les os se déboîtent… la douleur est intense… mes pieds sont transper­cés… et mon sang baigne la terre.

Contemplez un instant ces mains et ces pieds déchirés et ensanglantés… ce corps couvert de blessures… cette tête transpercée par les épines acérées, souillée de poussière, inondée de sueur et de sang…

Admirez le silence, la patience et la confor­mité avec lesquels j’accepte cette cruelle souf­france.

Quel est celui qui souffre ainsi, victime de tant d’ignominies ? C’est Jésus-Christ, le Fils de Dieu ! Celui qui a fait le ciel et la terre, et tout ce qui existe… celui qui fait croître les plantes et donne la vie à tous les êtres… celui qui a créé l’homme et dont la puissance infinie soutient l’univers… Il est là, immobile, méprisé et dépouillé de tout !

Et, tandis que les coups de marteau réson­nent d’un bout à l’autre de l’espace, le monde tremble, le ciel se revêt du plus rigoureux si­lence, tous les esprits angéliques se prosternent en adoration… Un Dieu est cloué sur la Croix !

Personne n’a pitié de Lui, nul ne compatit à sa souffrance ! Mais sans cesse de nouvelles moqueries, de nouveaux opprobres, de nou­velles douleurs s’ajoutent aux tourments qu’il endure. »

La Croix qui s’élève sur le Calvaire n’a rien à voir avec nos crucifix, dont certains sont des chefs-d’œuvre inestimables. Celle du Calvaire montre un homme réduit à l’état de déchéance la plus totale. En lui, nous contemplons les blessures que les péchés infligent à nos âmes. Et c’est en regardant vers Jésus crucifié, qui s’est chargé de toutes nos iniquités, que nous guérissons de nos péchés. Comme les Israélites ont pu guérir des morsures des serpents venimeux dans le désert en élevant un serpent d’airain et en le regardant en face, nous guérissons des blessures mortelles du péché en nous tournant vers Jésus, crucifié pour nous obtenir le salut.

Jésus est désormais fixé à la Croix : pour toute l’éternité, lui et la Croix ne font plus qu’un. En se laissant clouer sur la Croix, il nous montre qu’il est entièrement soumis à la volonté de son Père, tout donné à sa mission de rédempteur, qu’il l’accepte quoi qu’il en coute. En se laissant crucifier, Jésus invite tous ceux qui veulent le suivre à se laisser clouer sur la croix de leur vocation, quelle qu’elle soit, à l’accomplir dans l’offrande d’amour à Dieu et au prochain pour leur salut et celui de toutes les âmes.

Que Marie qui, dans son âme s’est laissée clouée à la croix de Jésus dans le même acte d’offrande, nous en obtienne la grâce.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les Anges et de tous les Saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant du sang du Christ mêlé à de la terre du Golgotha, conservé et vénéré à Weingarten en Allemagne.

LA TUNIQUE

Contemplons

Ecoutons

Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats. (Jean 19, 23-24)

Méditons

Les soldats ont divisé le manteau c’est-à-dire le vêtement extérieur de Jésus, mais pas la tunique, le chiton, qui était le vêtement qu’il portait près du corps. Celle-ci est toute tissée d’une seule pièce, de haut en-bas et sans aucune couture. La tradition veut que ce soit Marie qui l’ait tissée. C’est on ne peut plus logique car chaque famille vivait selon le principe de l’autosuffisance et dans cet esprit-là, on réalisait ses vêtements soi-même à partir de la matière première dont on disposait, la laine des brebis.

L’importance de la tunique de Jésus dépasse le simple cadre vestimentaire. Elle symbolise le corps mystique du Christ qu’est l’Eglise. Cela renforce l’idée que Marie ait pu la tisser de ses mains, elle qui est la Mère de l’Eglise. Reprenons-en les caractéristiques.

La tunique est un modeste vêtement qui sert à se couvrir et à protéger celui qui le porte, en protégeant sa pudeur. Elle n’est pas un habit élégant qui exprime un rôle social. La tunique rappelle que l’Eglise a une dignité qui lui est propre et qui lui est conférée par Jésus. Elle invite à l’humilité tous ceux qui se réclament de l’Eglise et à renoncer à tout ce qui nous distingue fallacieusement aux yeux du monde.

La tunique est le vêtement de Jésus. Elle couvre tout son corps sauf sa tête. La tunique symbolise le corps mystique du Christ qu’est l’Eglise dont Jésus est la tête. L’Eglise et Jésus-Christ, c’est une seule et même chose. L’Eglise est l’épouse qui est soumise à son époux ; Jésus est l’époux qui donne sa vie pour elle.

La tunique est toute d’une pièce. L’Eglise est une et son unité est réalisée par Jésus-Christ. Elle proclame une seule foi, elle est fondée par Jésus-Christ qui l’a établie sur Pierre et qui réalise son unité par l’Eucharistie mémorial de sa Passion, sacrement de l’unité dans le temps et dans l’espace.

La tunique est tissée de haut en-bas. Saint Cyprien explique que le fait que la tunique soit tissée « de haut en bas » signifie que « l’unité apportée par le Christ vient d’en haut, du Père céleste, et qu’elle ne peut, par conséquent, être divisée par celui qui la reçoit, mais doit être accueillie intégralement. »

La tunique est sans couture. L’Eglise est une par la volonté de Jésus et le restera quoi qu’il advienne. Saint Jean nous rappelle que « Jésus allait mourir pour la nation, et non pas pour la nation seulement, mais encore afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » (Jean 11, 51-52). Lors de la dernière cène, il avait dit lui-même : « Je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi, afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé. » (Jean 17, 20-21).

La tunique n’est pas partagée parce qu’elle est le vêtement du seul, vrai grand prêtre. Contrairement à Caïphe, le grand prêtre qui déchire son vêtement quand Jésus se proclame Fils de Dieu et par ce geste, strictement interdit par la loi religieuse, se condamne à mort et se rend indigne du service divin, le vêtement de Jésus n’est pas déchiré. C’est Jésus-Christ qui, à présent, est le seul grand prêtre qui peut offrir à Dieu le seul sacrifice qui lui est agréable.

Le fait que la tunique n’est pas partagée est aussi un avertissement à tous les membres du Corps mystique du Christ qu’est l’Eglise : personne ne doit vouloir la diviser par égoïsme, avidité, par ambition, ou tout autre motif. Mais, tout le monde doit vouloir préserver et œuvrer à son unité.

La tunique est le vêtement que Jésus porte sous son manteau et sur son corps. Ceci est également symbolique. Nous les hommes, pouvons diviser l’Eglise dans ce qu’elle a d’humain et de visible, mais pas dans son unité profonde.

La tunique est imprégnée du Sang de Jésus. C’est le sang rédempteur de Jésus qui passe dans les veines de l’Eglise ; c’est son sang qui lui donne et lui conserve la vie. Et c’est de son Corps et de son Sang que l’Eglise est nourrie lors de chaque Eucharistie.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

La tunique du Christ conservée en la basilique d’Argenteuil

DEPOUILLE DE SES VETEMENTS

Contemplons

Ecoutons

Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats. (Jean 19, 24)

Méditons

A sœur Josefa Menendez, Jésus dit : « Nous sommes arrivés au terme du chemin. Regarde avec quelle avidité ces hommes endur­cis m’entourent… Les uns saisissent la Croix et l’étendent sur le sol…, les autres arrachent mes vêtements… Mes Blessures se rouvrent… et le sang coule de nouveau… Considérez, âmes que J’aime, quelle ne fut pas ma honte en me voyant ainsi exposé devant la multitude… Quelle douleur pour mon Corps et quelle confusion pour mon âme… Partagez l’affliction de ma sainte Mère qui contemple cette terrible scène… Et voyez avec quel désir elle voudrait s’emparer de la tunique imbibée et teinte de mon sang… »

On médite très peu ce dépouillement total… Pourtant il est une rude épreuve pour Jésus. Les soldats sont de vraies brutes. Ce sont des gens d’armes, endurcis par les combats. Par ailleurs, la Judée étant aux yeux de l’empire une contrée dangereuse, voire explosive, ce sont les plus rudes des soldats qui y sont en garnison avec les ordres les plus strictes quand il s’agit de mater dans l’œuf des rébellions ou des séditions. Pendant tout le temps, où Jésus était sous leur garde, ils l’ont maltraité. A présent, arrivés au Calvaire et pressés d’en finir, ils arrachent, sans ménagement aucun, les vêtements de Jésus, réveillant toutes les blessures de la flagellation qui se sont soudées à la tunique par l’effet de la coagulation. Quelle douleur atroce traverse le corps de Jésus. C’est comme s’il revivait la flagellation…

Jésus se tient donc là, nu comme un ver, devant la foule qui l’accable d’injures, de sarcasmes, des moqueries les plus infâmes… Il ne possède plus rien. Tout lui a été enlevé, y compris cette seule tunique confectionnée toute d’une pièce. Les condamnés étaient crucifiés nus et leurs vêtements partagés par les soldats. Anna Katarina Emmerich et d’autres mystiques affirment que Marie qui se tenait près de la Croix, ne quittait pas Jésus des yeux et comprit sa gêne. Elle enleva le voile qu’elle portait sous son manteau et le tendit à Longin, le centurion romain, pour qu’il le donne à Jésus. Longin voulu d’abord repousser la requête de Marie mais pris de compassion pour la mère du condamné, il fit donner le linge à Jésus qui le fixa autour de sa taille. Sans ce geste de Marie, Jésus aurait été crucifié tout nu. Marie a habillé son Jésus à sa naissance quand il est entré dans cette vie ; elle l’habille quand il la quitte dans le même dénuement.

Par son dépouillement, Jésus nous enseigne à ne pas nous attacher à toutes ces choses que nous pensons nécessaires voire indispensables, pour lesquelles nous nous échinons à trimer parfois au dépens de notre santé physique voire de notre âme, et qui au fond n’ont qu’une utilité tout à fait relative. La mort viendra nous les enlever avec la même brutalité que ces soldats. Par ce dépouillement Jésus nous apprend qu’à accumuler les biens, on s’attache à cette vie et on augmente la douleur au moment où il faudra la quitter. Par ce dépouillement, Jésus nous recentre sur la seule chose qui soit indispensable en cette vie : réaliser son salut.

Saint Nicolas de Flue avait pour habitude de prier : « Seigneur, enlève de moi tout ce qui m’éloigne de toi. Seigneur, donne-moi tout ce qui me rapproche de toi. Seigneur, prend-moi à moi, et donne-moi tout entier à toi. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Le pagne de Jésus

Dans la cathédrale d’Aix-la-Chapelle, on vient vénérer quatre reliques qui y sont conservées depuis l’époque de Charlemagne. L’histoire rapporte que Charlemagne aurait reçu ces reliques en cadeau de Jérusalem vers l’an 800 après J-C. Depuis 1349, ces reliques sont présentées aux croyants d’Europe et du monde entier tous les sept ans et pour ce faire, elles sont sorties de leur reliquaire pour une durée de dix jours. Ces reliques sont de vieilles étoffes décrites comme l‘habit que portait Marie la nuit de la naissance de Jésus, les langes de Jésus avec lesquels Marie protégea l‘enfant, le drap dans lequel on enveloppa la tête de saint Jean Baptiste après sa décapitation et le pagne qu’aurait porté Jésus sur la croix.

LES FEMMES DE JERUSALEM

Contemplons

Ecoutons

Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Voici venir des jours où l’on dira : « Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité ! » Alors on dira aux montagnes : « Tombez sur nous », et aux collines : « Cachez-nous. » Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? » (Luc 23, 27-31)

Méditons

Jésus semble très sévère avec ces femmes qui se lamentent et se frappent la poitrine. Elles sont les seules à manifester de la compassion et pourtant, elles se font réprimander. Jésus n’est que douceur, amour et miséricorde ; même réduit à l’état de loque humaine, son message reste un message d’amour. Si Jésus semble à priori sévère, c’est pour souligner le sérieux de son propos.

Si Jésus attend de nous que nous nous laissions émouvoir par tout ce que nous lui avons couté, il nous demande tout de même avec force de passer de la seule bonne intention à l’action. La foi sans les œuvres, est une foi morte. Et il ne sert à rien de dire « Seigneur, Seigneur » si on ne met pas toute son ardeur à accomplir la volonté du Père. « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 7,21)

Jésus accomplit la volonté du Père en tout point. C’est par désobéissance que le premier Adam a fauté et nous a tous précipités dans cette vallée de larmes ; c’est par obéissance que Jésus, le nouvel Adam, réalise notre salut. Même réduit à l’état de loque humaine, ce n’est pas sur lui qu’il faut s’apitoyer mais plutôt sur cette foule hurlante qui le condamne au mépris de toutes les lois divines et humaines parce qu’elle n’a pas su reconnaitre en Jésus, l’envoyé du Père, le Messie, le libérateur.

Pleurer sur ses péchés est en soi une excellente chose, si c’est le départ d’une véritable conversion. Marie-Madeleine a pleuré ses péchés : ses larmes ont marqué le départ d’une vie toute donnée à l’Evangile. La conversion de Marie-Madeleine est si radicale et si impressionnante que l‘Eglise l’a même proclamée patronne des pénitents. Et Jésus a accueilli tous ses efforts de conversion puisque d’elle seule il a dit : « c’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés car elle a beaucoup aimé » (Luc 7, 47). Contrairement à tous les apôtres, Marie-Madeleine, se tiendra au pied de la Croix aux côtés de Marie, de Jean et se déclarera à la face du monde comme disciple de Jésus. Au matin de pâques, c’est à elle que Jésus demande d’aller annoncer aux apôtres sa résurrection, la proclamant apôtres des apôtres. Aussi, par sa monition, Jésus met-il le doigt sur ce qui importe vraiment : la conversion du Cœur.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire de Jaucourt contenant un fragment de la vraie Croix.

VERONIQUE

Contemplons

Ecoutons

Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi ? Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. (Matthieu 25, 39-40)

Méditons

Jésus s’avance péniblement au milieu d’une foule hurlante, déchainée, assoiffée de haine, pressée d’en arriver à la scène finale : le crucifiement. Au milieu de ce déferlement de haine, s’avance une femme au courage digne d’être salué et connu pour l’éternité. Elle porte un linge avec lequel elle veut éponger le visage de Jésus couvert de sang, de sueur, de crachats et complètement tuméfié. Un petit geste qui ne saurait apporter un soulagement à Jésus en proie à une souffrance indicible ; peut-être même que l’application du linge sur son visage couvert de blessures, rajoute encore une souffrance supplémentaire. Peu importe, Jésus reçoit l’acte de pitié de Véronique avec une telle reconnaissance qu’il imprime, selon la tradition, son image sur le suaire.

Contrairement à Simon, qui est réquisitionné, Véronique s’avance spontanément vers Jésus. Si Jésus attend de nous que nous portions, comme Simon, avec lui la croix de notre salut, il nous demande aussi, comme Véronique, de nous unir à lui dans sa Passion par des renoncements spontanés (mais mesurés) qui témoignent de notre amour. A sainte Gertrude, Jésus dit : « Celui qui prive ses sens des choses qui peuvent le flatter, mais qui ne sont nécessaires ni à la vie ni à la santé, me paie la flagellation que j’ai subie à la troisième heure. »

A Fatima, lors de ses visites, l’ange invite les enfants à « consoler Dieu » et donc à imiter Véronique qui dans un mouvement intérieur de pitié, prend sur elle de soulager Jésus par un petit geste qui le console de toute la haine qui l’entoure. Véronique est le modèle de toutes ces âmes victimes, stigmatisées comme saint François d’Assise, sainte Véronique Giuliani ou, plus près de nous, sainte Gemma Galgani, saint Padre Pio qui se sont unies plus étroitement à la Passion du Sauveur pour le salut du monde. Véronique est le modèle de toutes ces âmes qui, au cours des siècles et jusqu’à la fin du monde, acceptent de suivre Jésus quoi qu’il en coute sur un chemin de renoncements, de mortifications, que ce soit au fond d’un couvent ou ailleurs afin de consoler Jésus, de le dédommager de nos manques d’amour et de réparer les outrages qu’il subit de la part des pécheurs.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Voile de Véronique représentant la Sainte-Face de Jésus, conservé à Manoppello, dans les Abruzzes à 90 kms de Rome. Le suaire est sorti de l’ombre lorsque le pape Benoit XVI s’y est rendu en pèlerinage le 1er septembre 2006. Des études montrent des similitudes, notamment au niveau des contusions, entre le visage imprimé sur le suaire de Manopello et celui du saint suaire de Turin.

Visage de Jésus sur le suaire de Turin – Visage de Jésus sur le suaire de Manoppello – Superposition des deux suaires

SIMON DE CYRENE

Contemplons

Ecoutons

Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. (Luc 23, 26)

Méditons

A vue humaine, Jésus avait absolument besoin qu’on l’aide en raison de sa déchéance physique, du poids de la croix, du temps qui presse et de la crainte des soldats que Jésus meure avant d’avoir été crucifié. Les soldats qui ordonnèrent qu’on fasse aider Jésus, ignoraient que Jésus irait jusqu’au Calvaire, parce que c’était écrit.

Comme pour tout ce que fait Jésus, la réquisition de Simon de Cyrène a une portée bien plus large que ce que la scène nous suggère. En effet, c’est Jésus qui nous sauve et il est le seul à pouvoir opérer notre salut. Mais notre salut, qu’il nous propose mais ne nous impose pas, il ne le réalisera pas sans nous : « Dieu qui t’as créé sans toi, ne te sauvera pas sans toi » nous dit saint Augustin. Pour que nous soyons sauvés par le sacrifice de Jésus, il nous faut accepter de porter notre part de la croix en union avec lui. Cette petite participation à la Passion de Jésus est aussi impérieuse que l’a été la réquisition de Simon par les soldats.

Cet ajout à sa Passion, que Jésus réclame de notre part, n’est, en soi, pas indispensable parce que lui-même n’aurait pas entièrement satisfait pour nous tous et pour tout. Cet ajout est indispensable parce que dans sa miséricorde et son amour infinis, Jésus nous donne de pouvoir contribuer en toute liberté à notre salut ainsi qu’à celui de toutes les âmes. Quelle grâce ! Quelle responsabilité ! Etre investi d’une telle confiance alors qu’on en est si peu digne !

Simon revenait de champs ce qui signifie qu’il ne se sentait pas du tout concerné par ce qui arrivait à Jésus. Pourtant, parmi toute cette foule, c’est lui que les soldats réquisitionnent, c’est lui que Jésus choisit pour illustrer ce qu’il attend de chacun de nous. Simon de Cyrène, ainsi que ses enfants, Alexandre et Rufus, sont vénérés comme des saints. Cela signifie que le peu de temps pendant lequel Simon a aidé Jésus, a été suffisant pour le convertir et le sanctifier. Anna Katarina Emmerich décrit la rencontre de Jésus et de Simon. D’abord, il veut se défiler et refuse de porter la croix. Les soldats le menacent de représailles. Aussi, se soumet-il dans la crainte et se fait-il une raison en songeant à l’argent qu’il peut en tirer. Mais croisant le regard du Sauveur, son attitude change et on le voit au fur et à mesure du parcours, déployer de plus en plus d’efforts pour soulager Jésus et même rivaliser d’attentions pour lui épargner, autant que faire se peut, toute nouvelle souffrance. Anna Katarina Emmerich le décrit, au départ, assez maladroit et laissant Jésus porter la plus grosse part de la croix, si bien qu’il est responsable de deux des chutes de Jésus. Mais au fur et à mesure du parcours, il essaie de porter la plus grosse part afin de soulager Jésus autant que faire se peut. Arrivé au Calvaire, lorsque les soldats voudront le renvoyer aussi brutalement qu’ils l’ont réquisitionné, il aura beaucoup de peine à s’éloigner.

En parlant de Simon de Cyrène, Jésus dit à Sœur Josefa Menendez : « Et tenez pour certain que si votre abnégation et vos souffrances tardent longtemps à donner leur fruit, ou semblent même n’en donner aucun, elles n’ont été cependant ni vaines, ni inutiles. Un jour la récolte sera abondante… L’âme qui aime véritablement ne mesure pas ce qu’elle fait et ne pèse pas ce qu’elle souffre. Elle ne marchande ni la fatigue, ni le travail, elle n’attend pas de récompense, mais elle pour­suit tout ce qu’elle croit être le plus glorieux à son Dieu… Et parce qu’elle agit loyalement, quel que soit le résultat, elle ne cherche ni à se disculper, ni à protester de ses intentions. Et parce qu’elle agit par amour, ses efforts et ses peines aboutiront toujours à la gloire de Dieu. Aussi, elle ne s’agite, ni s’inquiète… moins encore perd-elle la paix si, dans quelque circonstance, elle se voit contredite ou même persécutée et humiliée : le seul motif de ses actes était l’amour, et l’Amour son seul but ! Voilà les âmes qui n’attendent pas de salaire et qui ne cherchent que ma consolation, mon repos et ma gloire. Ce sont elles qui ont pris ma Croix et qui en portent tout le poids sur leurs épaules. »

Si, c’est à Dieu seul que nous devons notre salut, il nous reste une petite part à ajouter à ce que Jésus a souffert pour nous. Et, cette petite part, Dieu la rend si indispensable que personne ne peut aller ni au Ciel ni en enfer sans avoir été lui-même l’artisan de son destin.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant des fragments de la Croix du Christ conservé à Rome en l’église Sainte Croix de Jérusalem

LA RENCONTRE DE MARIE

Contemplons

Ecoutons

Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et où je suis, moi, là aussi sera mon serviteur. (Jean 12, 26)

Méditons

Marie est là à tous les moments décisifs de la vie de Jésus, mais toujours en humble servante. Elle ne sort de l’ombre que lorsque par son exemple, elle peut nous entrainer à « faire tout ce que Jésus dira. » Aussi, ne la voit-on pas le dimanche des rameaux, lorsque Jésus entre dans Jérusalem sous les acclamations. Les Evangiles ne mentionnent pas non plus sa rencontre avec Jésus sur le chemin du Calvaire mais sa présence peu de temps après au pied de la Croix donne à croire qu’elle a bien eu lieu. Marie reste dans l’ombre quand tout va bien pour laisser toute la place à Jésus mais apparait dès qu’il s’agit de répondre à la volonté de Dieu, de servir la cause de l’Evangile ou de venir au secours d’une détresse humaine : comment pouvait-elle ne pas être là, alors que son enfant, son Dieu la réclame près de lui.

Cette rencontre de Jésus et de Marie est si poignante, qu’une sainte pudeur nous interdirait presque d’en parler tellement il est difficile de traduire en mots toute la délicatesse avec laquelle ces deux âmes martyres se sont abordées en ces quelques brefs instants. Marthe Robin, Anna Katarina Emmerich, Maria d’Agreda, Maria Valtorta et bien d’autres mystiques, s’accordent à dire que Jésus et Marie ne se sont pas parlés lors de leur rencontre. Tous rapportent que Jésus était dans un tel état de déchéance que Marie, qui aurait voulu le prendre dans ses bras, n’a pu le faire de peur de rajouter encore à ses souffrances, car elle ne trouvait sur le corps de son Fils aucun endroit qui était sans meurtrissures. Prenant sur elle, Marie ne peut que dire : « Fils ». Jésus, prenant sur lui, ne peut que dire : « Mère ». Tout ce qu’ils voulaient se dire, l’a été dans le regard bref mais intense qu’ils se sont échangés à ce moment-là. Et tous soulignent les efforts que chacun a consentis pour se prendre en mains afin de ne pas rajouter à la douleur de l’autre.

Jésus a parlé à certaines âmes privilégiées de sa douleur de devoir infliger une telle souffrance à sa mère, la personne qui méritait le moins de souffrir. Il lui aurait été facile de lui éviter toute cette douleur en l’envoyant chez son ami Lazare, par exemple, pendant quelques jours : le temps que la nouvelle de la mort de Jésus parvienne à Béthanie, il aurait été ressuscité. Mais l’offrande de Marie, unie à la sienne, était nécessaire : elle nous était nécessaire. C’est parce que Marie était présente sur le chemin de Croix de Jésus qu’elle peut se rendre présente sur tous nos chemins de croix. Et, comme nous dit sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, nous avons plus de chance qu’elle car elle, elle n’avait pas de Sainte Vierge pour la consoler.

Personne n’a plus aidé Jésus dans sa Passion que Marie et pourtant elle n’a pas porté la croix comme Simon, n’a pas essuyé le visage de Jésus comme Véronique. Elle n’a posé aucun geste concret que les Evangiles et la Tradition auraient pu relever et nous rapporter. Pourtant, c’est elle qui en a fait le plus pour Jésus et pour nous. Marie a aidé Jésus de trois façons : en ne cédant toute sa vie à aucun péché, en acceptant le sacrifice rédempteur de son Fils depuis le premier instant de son Incarnation et plus encore en s’unissant à son offrande de lui-même à son Père pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant un clou du crucifiement du Christ, conservé à Notre-Dame de Paris