L’espérance au-delà de l’épreuve

Contemplons

Vierge douloureuse au pied de la Croix, Philippe de Champaigne

Méditons

Si Dieu tient pour nécessaire, utile et juste la dévotion à Notre-Dame des douleurs, ce n’est pas pour nous amener à nous complaire dans le dolorisme mais pour nous apprendre à traverser les épreuves de cette vie dans la foi, l’espérance, la charité.

La souffrance n’épargne aucune vie : elle en fait même partie. Ne nous illusionnons pas. La recherche légitime du bonheur ne doit pas nous le faire oublier. Induite par le péché originel, elle n’est pas voulue par Dieu qui, cependant, la permet pour éprouver notre foi, nous imputer les mérites de tout ce que nous faisons pour l’amour de lui, de notre prochain et nous en récompenser.

Aussi, dans sa toute-puissance, le dessein de Dieu n’est pas de l’éradiquer mais de nous aider à la surmonter, voire à la transcender, à la vivre non comme une fatalité ou comme une punition mais comme une épreuve pour laquelle il nous accorde le secours de sa grâce. Si le Christ a voulu souffrir la passion, c’est pour nous obtenir le secours de sa grâce ; s’il a permis la douleur de Marie, c’est pour qu’elle en triomphe avec le secours de sa grâce.

Après Jésus, personne n’a plus souffert que Marie. Personne, plus que Marie, a souffert à cause et pour l’amour de Jésus. Aussi, personne, plus qu’elle, n’est en mesure de nous apprendre la persévérance dans la foi malgré la souffrance. Jésus a proclamé : « Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi » (Matthieu 5, 11). Qui est plus digne du bonheur éternel promis, que Marie qui a suivi Jésus dans la nuit de la foi sur tous ses chemins y compris celui qui l’a menée au Calvaire, sous sa croix ? Qui est plus à même de nous montrer comment suivre Jésus sur les chemins tortueux de nos vies ?

La dévotion à Notre-Dame des douleurs sera toujours actuelle et d’autant plus moderne que l’Eglise est en butte à la contradiction, ce qu’elle sera jusqu’à la fin du monde. La contemplation, la méditation des douleurs de Marie nous est salutaire parce que son lumineux exemple, sa prière toujours exaucée, nous sont nécessaires dans notre combat quotidien pour la foi. Heureux celui qui le comprendra et surtout le vivra.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sauveur crucifié, prosternés à vos pieds, nous vous offrons les larmes de Celle qui vous a accompagné avec un tendre amour dans votre douloureuse voie du calvaire. Exaucez, ô bon Maître, nos supplications, par les larmes de votre Très Sainte Mère et faites-nous comprendre la leçon que nous donnent ces pleurs, afin que nous puissions toujours accomplir votre sainte volonté pour être dignes de vous louer et de vous glorifier pendant toute l’éternité. 

O Marie, Mère de l’amour, des douleurs et de la miséricorde, nous vous en prions, unissez nos supplications aux vôtres, afin que votre divin Fils, à qui nous adressons pleins de confiance, par les mérites de vos pleurs, daigne exaucer nos prières et nous accorder la couronne de la vie éternelle. Amen. (Prières du chapelet de Notre Dame des pleurs enseignées par Jésus à sœur Amalia le 8 novembre 1929). 

Prière pour le mois de saint Michel :

Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat. Soyez notre secours contre la malice et les embuches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus sur la terre pour la perte des âmes. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’attente de la résurrection

Contemplons

La mise au tombeau, Le Caravage

Méditons

L’attente du samedi-saint n’a pas été la moindre des épreuves pour Marie. En effet, Jésus est mort, son corps est dans le sépulcre. Elle est seule avec sa foi pour unique appui. Parmi les disciples, héroïques, qui ont accompagné Jésus jusqu’au bout du possible, aucun, probablement, ne croit, ou même, ne pense que Jésus va ressusciter. D’ailleurs, comment pourraient-ils objectivement penser que le corps sans vie de Jésus et à ce point supplicié, pourrait reprendre vie ? Ils ont vu le miracle du retour à la vie de Lazare il y a quelques jours, ils ont assisté au retour à la vie de la fille de Jaïre, à celui du fils de la veuve de Naim. Mais là, il s’agit, pour le maitre, de revenir à la vie par lui-même. Cela doit être pour eux, comme cela le serait pour nous, inconcevable. L’épreuve de la passion a été trop rude pour eux et la souffrance induite par leurs remords d’avoir abandonné Jésus, leur fait oublier qu’il est le maitre de la vie.

Marie est donc seule à conserver la foi en Jésus qui a dit à la face de ses ennemis les plus incrédules : « détruisez ce temple et je le relèverai en trois jours » (Jean 2, 19). Elle a compris que Jésus parle de son propre corps, le sanctuaire de l’Esprit-Saint. Aussi, elle prie, elle jeune, elle lutte avec sa douleur non pas pour convaincre Dieu de faire ressusciter son Fils (comme nous serions, nous, tentés de le faire !) mais pour ne pas vaciller dans sa foi en Jésus qui a annoncé sa résurrection et l’a même promise à tous ceux qui croient en lui. Et ces prières ne sont pas de trop car l’épreuve est rude. Satan est là, à roder autour d’elle « comme un lion rugissant cherchant à la dévorer» (1 Pierre, 5, 8) à murmurer à son Cœur les doutes les plus affreux pour l’amener au désespoir. Quelle victoire pour lui, s’il avait pu réussir à faire planer ne serait-ce que l’ombre d’un seul petit doute sur le Cœur de l’Immaculée.

Marie est restée forte dans la foi parce qu’elle est restée fidèle à Jésus qui, tout en étant physiquement absent, est présent dans son Cœur, dans son âme où il la fortifie par sa grâce dont elle est comblée comme le dit Gabriel à l’Annonciation. Cette attente sera récompensée au matin de pâques lorsque Jésus victorieux de la mort, lui apparaitra et la prendra dans ses bras.

Par cette attente du samedi-saint, Marie montre à l’Eglise dont elle est la Mère, la figure, l’image, comment attendre le retour glorieux du Christ, qui reviendra avec certitude à la fin des temps. Comme pour elle, Satan ne cesse de murmurer au cœur des croyants des paroles de désespérance, de découragement et, à son exemple, elle nous appelle à lutter avec les armes de la foi, de la prière et du jeune. Jésus reviendra dans la gloire car il l’a dit comme il a dit en son temps qu’il ressuscitera.

Marie a veillé devant un tombeau contenant le corps sans vie de Jésus. L’épreuve de l’attente est moins rude pour nous car nous, nous avons le bonheur de veiller devant des tabernacles qui abritent, voilé sous les espèces eucharistiques, le Christ vivant et glorieux qui nous communique sa force.

Serrons-nous donc tout contre Marie, modèle de foi, d’espérance, de charité, pour persévérer dans la foi et en être récompensés, le moment venu, par le Christ glorieux qui nous prendra dans ses bras, comme il l’a fait pour Marie au matin de pâques.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sauveur crucifié, prosternés à vos pieds, nous vous offrons les larmes de Celle qui vous a accompagné avec un tendre amour dans votre douloureuse voie du calvaire. Exaucez, ô bon Maître, nos supplications, par les larmes de votre Très Sainte Mère et faites-nous comprendre la leçon que nous donnent ces pleurs, afin que nous puissions toujours accomplir votre sainte volonté pour être dignes de vous louer et de vous glorifier pendant toute l’éternité. 

O Marie, Mère de l’amour, des douleurs et de la miséricorde, nous vous en prions, unissez nos supplications aux vôtres, afin que votre divin Fils, à qui nous adressons pleins de confiance, par les mérites de vos pleurs, daigne exaucer nos prières et nous accorder la couronne de la vie éternelle. Amen. (Prières du chapelet de Notre Dame des pleurs enseignées par Jésus à sœur Amalia le 8 novembre 1929). 

Prière pour le mois de saint Michel :

Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat. Soyez notre secours contre la malice et les embuches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus sur la terre pour la perte des âmes. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le grain de blé est tombé en terre

Contemplons

Mise au sépulcre, Rubens

Méditons

Avec l’aide de ceux qui ont suivi Jésus jusqu’au Calvaire, Marie procède à l’ensevelissement de son Fils. Quelle douleur pour la mère, la croyante… quelle douleur pour Jean, Nicodème, Joseph d’Arimathie, Madeleine et les saintes femmes, impuissants à consoler la mère de la perte de son enfant.

Chaque fois que Jésus avait besoin de Marie, elle était présente. Dans sa passion, elle l’a courageusement accompagné au péril et au mépris de sa propre vie. Se renonçant totalement à elle-même, elle est restée debout au pied de sa croix. Cependant, l’heure de la séparation définitive a sonné et elle doit faire déposer la dépouille de Jésus dans un sépulcre sans lui rendre les hommages rituels en raison du sabbat.

Lorsqu’on s’arrête à ce qu’on voit, on est submergé par la tristesse de tout ce que Jésus, l’innocent par excellence, a subi, de la désolation, de la détresse, du chagrin de sa mère. Et, il faudrait être une hyène pour ne pas s’émouvoir devant un tel spectacle.

Pourtant Marie, malgré sa douleur, demeure inébranlable dans la foi parce qu’elle regarde plus loin et élève son esprit au niveau des pensées de Jésus, des desseins de Dieu. Vu de ce point de vue, rien n’est triste et tout célèbre déjà la victoire de l’Homme-Dieu. En effet, Jésus est le nouvel Adam, Marie la nouvelle Eve et tous deux se rendent dans le jardin où aura lieu la résurrection et qui rappelle l’Eden dont Adam et Eve ont été chassés suite au péché originel. Or, la venue de Jésus en ce monde n’avait d’autre but que de nous ouvrir à nouveau les portes du ciel, du jardin dont le péché de nos premiers parents nous a banni. En mourant sur la croix dans l’obéissance au Père, Jésus, le nouvel Adam, a tout reconquis et nous a rachetés bien plus admirablement que nous avons été créés. « O felix culpa » « O heureuse faute qui nous a valu tel Sauveur » chante la liturgie de la vigile pascale.

« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt, il demeure seul. Mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jean 12, 24). Marie dépose le corps de Jésus dans le sépulcre, comme on met en terre le grain de blé dont parle Jésus et qu’il est lui-même, pour qu’il germe, grandisse et porte beaucoup de fruit. En effet, si Jésus est enseveli dans un tombeau neuf, qui n’a jamais servi et qui se trouve dans un jardin, si on n’embaume pas son corps, c’est parce qu’il est non pas voué à la mort mais à la vie éternelle.

L’Eglise, figure de Marie, ne procède pas différemment avec ses enfants. En effet, au baptême, qui nous plonge dans la mort et la résurrection de Jésus, l’Eglise dépose dans notre âme le grain de blé qu’est le Christ pour qu’il puisse y germer, y grandir et par nous, en nous, avec nous, produire beaucoup de fruits de salut pour nous et pour le monde.

A vue humaine, tout se ligue pour torturer la mère mais lorsqu’on élève son regard vers le Ciel, on s’aperçoit que tout conforte la croyante.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sauveur crucifié, prosternés à vos pieds, nous vous offrons les larmes de Celle qui vous a accompagné avec un tendre amour dans votre douloureuse voie du calvaire. Exaucez, ô bon Maître, nos supplications, par les larmes de votre Très Sainte Mère et faites-nous comprendre la leçon que nous donnent ces pleurs, afin que nous puissions toujours accomplir votre sainte volonté pour être dignes de vous louer et de vous glorifier pendant toute l’éternité. 

O Marie, Mère de l’amour, des douleurs et de la miséricorde, nous vous en prions, unissez nos supplications aux vôtres, afin que votre divin Fils, à qui nous adressons pleins de confiance, par les mérites de vos pleurs, daigne exaucer nos prières et nous accorder la couronne de la vie éternelle. Amen. (Prières du chapelet de Notre Dame des pleurs enseignées par Jésus à sœur Amalia le 8 novembre 1929). 

Prière pour le mois de saint Michel :

Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat. Soyez notre secours contre la malice et les embuches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus sur la terre pour la perte des âmes. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Sainte Mère, imprimez dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié

Contemplons

Pietà, XVème siècle

Méditons

Dans le chant du stabat Mater, Jacopone da Todi nous fait chanter au 10ème tercet : « Mère sainte, daigne imprimer les plaies de Jésus crucifié en mon cœur très fortement » (Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas cordi meo valide). C’est probablement ce désir qui traverse Marie lorsqu’elle tient Jésus dans ses bras et qu’elle considère tout dans la perspective du salut. Ce sont nos péchés et c’est l’amour de Jésus pour les pécheurs qui sont la cause de ses nombreuses plaies. Rien ne saurait donc consoler davantage Marie en cette heure de profonde douleur, que de voir gravées en nous très profondément les marques de l’amour de Jésus, de nous voir les contempler, les méditer pour qu’elles nous amènent à accueillir le salut qu’il nous a si durement acquis.

Saint Augustin écrit « qu’une larme répandue au souvenir de la passion de Jésus-Christ, vaut plus qu’un pèlerinage à Jérusalem et une année de jeûne au pain et à l’eau. … Peu de chrétiens aiment Jésus, parce qu’il y en a peu qui considèrent les souffrances qu’il a endurées pour nous. Mais celui qui les médite souvent ne peut vivre sans aimer Jésus ; … il se sentira tellement épris de l’amour de Jésus qu’il ne pourra plus s’obstiner à ne pas aimer un Dieu si aimant, qui a tant pour se faire aimer. »

En Marie, tenant dans ses bras le corps de son Fils couvert de plaies, ne se lève aucun sentiment de révolte envers ceux qui sont la cause de toutes ses souffrances mais un profond désir d’aimer et de faire aimer Jésus jusqu’au bout du possible, en reconnaissance pour tout ce qu’il a pris sur lui pour notre salut. Ainsi, tant qu’il y aura sur terre une âme à sauver, elle lui montrera, comme en ce jour du vendredi-saint, le corps couvert de plaies de Jésus pour qu’elle y lise les marques de l’amour sans limite de Jésus pour elle et consente à accueillir le salut. Comme pour Jésus agonisant au jardin des oliviers le soir du jeudi-saint, le chagrin de Marie vient moins de ce que Jésus a souffert pour notre salut que de l’ingratitude des pécheurs voire de l’inutilité de sa passion pour les âmes qui choisissent résolument de se détourner de lui.

Aussi, rien ne lui est plus agréable que la prière méditative des mystères douloureux du rosaire. En effet, pendant que nous considérons les souffrances de Jésus, elle nous dispose à en accueillir les fruits de salut en allumant en nous le feu de l’amour divin. 

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sauveur crucifié, prosternés à vos pieds, nous vous offrons les larmes de Celle qui vous a accompagné avec un tendre amour dans votre douloureuse voie du calvaire. Exaucez, ô bon Maître, nos supplications, par les larmes de votre Très Sainte Mère et faites-nous comprendre la leçon que nous donnent ces pleurs, afin que nous puissions toujours accomplir votre sainte volonté pour être dignes de vous louer et de vous glorifier pendant toute l’éternité. 

O Marie, Mère de l’amour, des douleurs et de la miséricorde, nous vous en prions, unissez nos supplications aux vôtres, afin que votre divin Fils, à qui nous adressons pleins de confiance, par les mérites de vos pleurs, daigne exaucer nos prières et nous accorder la couronne de la vie éternelle. Amen. (Prières du chapelet de Notre Dame des pleurs enseignées par Jésus à sœur Amalia le 8 novembre 1929). 

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Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Retrouvez ces méditations sur le Blog de la paroisse La Croix glorieuse ainsi que de nombreux enregistrements de rosaires, chemins de croix et diverses dévotions : http://www.croix-glorieuse.org/audio

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La pietà

Contemplons

Pietà, Michel Ange

Méditons

Dans la hâte, en raison du sabbat qui approche, mais avec respect et toute la délicatesse possible en de telles circonstances, le corps de Jésus est décroché de la Croix pour être remis à sa Mère.

Quelle douleur pour Marie de tenir dans ses bras le cadavre de son Fils. Autrefois, quand il était enfant, elle lui ouvrait ses bras pour lui témoigner son amour et il répondait par le sien, tout aussi empressé, à ses épanchements maternels. Aujourd’hui, elle a beau le serrer dans ses bras, il ne réagit pas, ne répond plus…

De nombreuses pietà présentent la caractéristique de disproportions. En effet, le cadavre de Jésus est étonnement petit par rapport à la taille de la Vierge. Dans la piété populaire, les artistes se plaisaient à traduire de cette manière les pensées de Marie au moment où elle tient le cadavre de Jésus entre ses bras : elle se remémore les années de Nazareth où il était enfant et qu’elle le tenait heureuse dans ses bras, sur ses genoux…

Au-delà de la Mère tenant son Fils mort dans ses bras, les croyants contemplent dans l’image de la pietà, l’Eglise qui enlace son époux qui l’a aimée plus que lui-même et s’est livré pour elle. Le Christ a aimé l’Eglise au-delà de sa propre vie : il ne s’est rien épargné pour le lui prouver et lui assurer le salut éternel. Il l’a voulue sainte et immaculée : pour cela, il a pris sur lui les péchés de tous ses membres, pour en acquitter la dette, pour que sa beauté, à l’image de celle Marie, la Vierge immaculée, soit inaltérable. L’Eglise, même si composée des misérables pécheurs que nous sommes tous, sera toujours sainte de la sainteté que Jésus-Christ lui a acquise par son sacrifice.

Après avoir décroché de la Croix la dépouille de Jésus, Joseph d’Arimathie et Nicodème la remettent à Marie qui la reçoit sur ses genoux, dans ses bras, contre son sein, sur son Cœur. Par sa posture, la Vierge Immaculée, image la plus accomplie de l’Eglise, initie les gestes que cette dernière demande à ses prêtres d’accomplir lors de la célébration eucharistique. En effet, les genoux de Marie figurent l’autel sur lequel le prêtre dépose le pain et le vin qu’il va consacrer et où va s’opérer la transsubstantiation en Corps et en Sang du Christ. Les bras de Marie nous présentent le corps de Jésus comme le fait le prêtre au moment de l’élévation. Le sein de Marie figure le tabernacle dans lequel le prêtre dépose le Saint-Sacrement pour qu’il demeure au milieu de nous. Le Cœur de Marie est autant le ciboire dans lequel le prêtre dépose la sainte réserve que notre propre Cœur dans lequel Jésus vient établir sa demeure chaque fois que nous le recevons dans la Communion des mains du prêtre. Quant aux larmes de Marie, elles sont la goutte d’eau que chaque prêtre ajoute au vin destiné à être consacré et symbolise la part que nous prenons, par l’offrande de nos vies, au sacrifice eucharistique.

Chaque fois que nous participons à la célébration eucharistique, pensons à Marie, la Vierge douloureuse, la Pietà, pour nous rappeler que la Messe n’est pas avant tout un « repas pris entre copains » en souvenir de Jésus mais « l’actualisation non sanglante de son sacrifice sur la Croix » (Pie XII) et que l’Eglise, comme Marie, dont elle est la figure, nous le rappelle instamment par le respect et l’adoration auxquels elle nous invite au moyen de la liturgie. En pensant à Marie, la pietà, au moment de la messe, nous ne perdrons pas de vue l’essentiel pour Jésus comme pour nous : la passion a été, pour nous, autant une nécessité qu’un cadeau et il nous faut en accueillir le fruit pour le salut de nos âmes. Parce que c’est bien là ce qui importe : le salut des âmes et rien d’autre.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sauveur crucifié, prosternés à vos pieds, nous vous offrons les larmes de Celle qui vous a accompagné avec un tendre amour dans votre douloureuse voie du calvaire. Exaucez, ô bon Maître, nos supplications, par les larmes de votre Très Sainte Mère et faites-nous comprendre la leçon que nous donnent ces pleurs, afin que nous puissions toujours accomplir votre sainte volonté pour être dignes de vous louer et de vous glorifier pendant toute l’éternité. 

O Marie, Mère de l’amour, des douleurs et de la miséricorde, nous vous en prions, unissez nos supplications aux vôtres, afin que votre divin Fils, à qui nous adressons pleins de confiance, par les mérites de vos pleurs, daigne exaucer nos prières et nous accorder la couronne de la vie éternelle. Amen. (Prières du chapelet de Notre Dame des pleurs enseignées par Jésus à sœur Amalia le 8 novembre 1929). 

Prière pour le mois de saint Michel :

Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat. Soyez notre secours contre la malice et les embuches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus sur la terre pour la perte des âmes. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’amour couvre la multitude des péchés

Contemplons

Christ en Croix, Simon de Voos

Méditons

Les juifs qui l’ont livré, les romains qui l’ont crucifié et nous-mêmes, par nos péchés, sommes la cause des souffrances de Jésus, de son agonie et de sa mort. Par ricochet, nous sommes aussi les auteurs et la cause de la douleur de Marie qui, dans l’acceptation et l’amour, se tient unie à Jésus au pied de sa Croix.

Jésus a transmis l’Esprit (Jean 19, 30). A présent, il « descend aux enfers » (Credo) à la rencontre de tous ceux qui y attendent la rédemption, pour les mener à la joie de la rencontre avec le Père. Jésus est victorieux dès le vendredi-saint lorsqu’il meurt sur la Croix dans la fidélité à son Père, en ayant accompli, dans l’amour, son plan de salut, en ayant pris sur lui tous nos péchés.

Pour Marie, par contre, la tragédie se prolonge. En effet, après avoir participé, au premier rang, au drame de la passion, elle assiste au coup de lance donné par Longin dans le côté de Jésus. C’est l’affront suprême : on ouvre son côté pour vérifier qu’il est bien mort ! Quelle douleur pour Marie. C’est le corps sans vie de son enfant qui n’est pas respecté mais c’est aussi et surtout, l’amour de Dieu, l’amour de Jésus qui est foulé aux pieds, profané dans son sanctuaire.

Dans la plaie du côté, Marie voit nos refus d’accueillir l’amour de Jésus qui a pourtant permis qu’on lui ouvre son Cœur Sacré pour en libérer toutes les forces de vie et nous les communiquer. Si Marie, la Mère, souffre de voir Longin mutiler la dépouille de son Fils, la croyante est rompue de douleur de nous voir repousser ainsi les prévenances de l’amour divin.  

La douleur de Marie augmente encore lorsqu’elle contemple l’eau et le sang qui s’épanchent du côté ouvert de Jésus et qu’elle y lit la réponse de Dieu à ceux qui le bafouent. En effet, au déferlement de haine, Jésus répond en repoussant encore les limites de sa miséricorde déjà infinie : du côté ouvert de Jésus, dans ce sang, dans cette eau, l’Eglise puise depuis le vendredi-saint, les dons les plus précieux de son époux à savoir l’Eucharistie et le Baptême, ces sacrements par lesquels il nous communique sa vie divine.

L’amour de Dieu est indéfectible et ne nous sera jamais retiré. Et même si nous devions finir en enfer (ce qu’à Dieu ne plaise !), Jésus ne cessera pas de nous aimer, parce que pour chacun il a donné sa vie. L’enfer ne rassemble pas ceux que Jésus a cessé d’aimer mais ceux qui ne veulent résolument pas l’aimer lui en retour.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sauveur crucifié, prosternés à vos pieds, nous vous offrons les larmes de Celle qui vous a accompagné avec un tendre amour dans votre douloureuse voie du calvaire. Exaucez, ô bon Maître, nos supplications, par les larmes de votre Très Sainte Mère et faites-nous comprendre la leçon que nous donnent ces pleurs, afin que nous puissions toujours accomplir votre sainte volonté pour être dignes de vous louer et de vous glorifier pendant toute l’éternité. 

O Marie, Mère de l’amour, des douleurs et de la miséricorde, nous vous en prions, unissez nos supplications aux vôtres, afin que votre divin Fils, à qui nous adressons pleins de confiance, par les mérites de vos pleurs, daigne exaucer nos prières et nous accorder la couronne de la vie éternelle. Amen. (Prières du chapelet de Notre Dame des pleurs enseignées par Jésus à sœur Amalia le 8 novembre 1929). 

Prière pour le mois de saint Michel :

Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat. Soyez notre secours contre la malice et les embuches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus sur la terre pour la perte des âmes. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Retrouvez ces méditations sur le Blog de la paroisse La Croix glorieuse ainsi que de nombreux enregistrements de rosaires, chemins de croix et diverses dévotions : http://www.croix-glorieuse.org/audio

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Dieu est mort !

Contemplons

Le Crucifiement

Méditons

Marie est là quand Jésus rend son dernier souffle, lorsqu’il expire, lorsque tout est fini. Qu’a-t-elle bien pu penser en cet instant suprême ? Qui, excepté Dieu lui-même, peut le dire ?

On peut imaginer ce que Marie, la mère, a pu ressentir. Mais, peut-on imaginer ce qu’a pu ressentir Marie, la Mère de Dieu, la Mère du Fils du Dieu tout-puissant, la Mère de Dieu pour qui « rien n’est impossible » comme a dit l’ange à l’Annonciation, la Mère de Dieu qui sait rendre fertiles les femmes stériles comme Elisabeth, qui sait se faire homme en une Vierge mais qui ne veut pas s’éviter de se laisser crucifier sur une croix et y mourir ? Est-il possible qu’elle ait été dépassée par ce qui se produit sous ses yeux… que tout d’un coup, dans son Cœur, dans son esprit, tout s’est arrêté pour un instant qui a pris des allures d’éternité ?

Tout est bruyant sur le Calvaire : les pharisiens hurlent leur haine, les soldats se pressent et veulent en finir, passer à autre chose… la terre se met à trembler, l’obscurité se fait en plein après-midi, des corps ressuscitent dans la ville, se manifestent aux habitants, les jettent en panique… et en Marie, un instant de silence infini qui la met à l’épreuve de ce qu’elle voit sans parvenir à y croire vraiment : Dieu est mort ! Jésus qui est son Fils, et surtout son Dieu, est mort ! mort ! mort !

Oui, Dieu est mort et de la pire des façons, sur une Croix et pour le pire des motifs : pour sauver une plèbe qui ne cherche pas à l’être et n’a pas même conscience qu’elle en a un urgent besoin… Dieu est mort ! Jésus, Dieu fait homme est mort ! Est-il possible que Dieu puisse mourir ? Et pourtant, il est mort, là, devant elle. Quelle douleur quand la sidération cède la place à la prise de conscience. Dieu est mort parce qu’il l’a voulu. Dieu est mort parce qu’il s’est donné, pour elle, pour chaque âme jusqu’à la fin du monde. Dans le Cœur de Marie montent les mêmes pensées que si souvent de fois en écoutant Jésus au cours des trois années de sa vie publique… mais qui sommes-nous… qui est-elle… elle, pour avoir aux yeux de Dieu une telle importance, une telle valeur, un tel prix ?! Mais qui est Dieu pour qu’il consente à sacrifier son Fils unique qu’il aime avec toute l’ardeur de sa divinité, pour le salut de tous les hommes ?

En contemplant Marie, debout au pied de la croix, sur laquelle Jésus vient de mourir, ne pensons pas d’abord à la douleur de la Mère mais à ce que chacun d’entre nous représente aux yeux de Dieu. Comme Marie, acceptons de ne pas comprendre mais croyons en son amour et accueillons-le.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sauveur crucifié, prosternés à vos pieds, nous vous offrons les larmes de Celle qui vous a accompagné avec un tendre amour dans votre douloureuse voie du calvaire. Exaucez, ô bon Maître, nos supplications, par les larmes de votre Très Sainte Mère et faites-nous comprendre la leçon que nous donnent ces pleurs, afin que nous puissions toujours accomplir votre sainte volonté pour être dignes de vous louer et de vous glorifier pendant toute l’éternité. 

O Marie, Mère de l’amour, des douleurs et de la miséricorde, nous vous en prions, unissez nos supplications aux vôtres, afin que votre divin Fils, à qui nous adressons pleins de confiance, par les mérites de vos pleurs, daigne exaucer nos prières et nous accorder la couronne de la vie éternelle. Amen. (Prières du chapelet de Notre Dame des pleurs enseignées par Jésus à sœur Amalia le 8 novembre 1929). 

Prière pour le mois de saint Michel :

Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat. Soyez notre secours contre la malice et les embuches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus sur la terre pour la perte des âmes. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Voici ta mère »

Contemplons

Le Crucifiement, Rennes-le-Château

Méditons

Sur le point de mourir, juste après avoir pardonné à ses bourreaux, Jésus s’adresse à Marie pour la confier à saint Jean. « Femme, voici ton fils » lui dit-il (Jean 19, 26). « Voici ta mère » (Jean 19, 27) dit-il à saint Jean, le disciple qu’il aimait.

En saint Jean, nous dit saint Jean-Paul II en union avec toute la Tradition de l’Eglise catholique, ce sont tous les sauvés que Jésus confie à Marie pour qu’elle exerce sur eux sa maternité spirituelle.

Marie est vraiment notre mère par la volonté expresse de Jésus. Et cette volonté est d’autant plus appuyée qu’il l’exprime dans ses dernières paroles. Lorsqu’on est au comble de la souffrance et à quelques instants de mourir, on ne s’encombre pas de choses secondaires mais on va droit à l’essentiel, à ce qui compte vraiment. Et, parmi les choses les plus essentielles pour Jésus (et donc pour Dieu !) figure la nécessité pour nous de recourir à Marie, pour qu’elle nous apprenne à nous laisser sauver par lui.

Par son offrande d’elle-même au Père, en Jésus et avec lui, Marie nous enfante à la vie divine. Aucun enfantement n’a été plus difficile, plus douloureux. Pour que puisse nous être communiquée la vie que Jésus nous a acquise, Marie a accepté que, pour les plus indignes d’entre eux, se livre le meilleur des fils, son Fils, son Jésus.

Nous pouvons nous faire une idée de ce que Marie a pris sur elle en nous tournant vers la femme de l’Apocalypse dont il nous est dit qu’elle « hurle dans les douleurs et les tortures de l’enfantement » (Apocalypse 12). Cette femme, qu’on évoque chaque année dans la première lecture de la fête de l’Assomption, est autant l’allégorie de Marie que celle de l’Eglise. C’est en l’une et en l’autre, en l’une figure de l’autre, que chacun des sauvés est né. Marie nous donne la vie en se donnant en union avec Jésus, l’Eglise nous donne la vie en nous communiquant la vie de Dieu dans les sacrements. Mais pour l’une comme pour l’autre, la vie qui nous est donnée, comme lors d’un enfantement, se fait au prix de la douleur de la Mère.

Si, en Jésus, nous sommes assurément les enfants du Père, en lui, nous sommes aussi les enfants de Marie, tant par la volonté du Fils que par l’offrande de la mère.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sauveur crucifié, prosternés à vos pieds, nous vous offrons les larmes de Celle qui vous a accompagné avec un tendre amour dans votre douloureuse voie du calvaire. Exaucez, ô bon Maître, nos supplications, par les larmes de votre Très Sainte Mère et faites-nous comprendre la leçon que nous donnent ces pleurs, afin que nous puissions toujours accomplir votre sainte volonté pour être dignes de vous louer et de vous glorifier pendant toute l’éternité. 

O Marie, Mère de l’amour, des douleurs et de la miséricorde, nous vous en prions, unissez nos supplications aux vôtres, afin que votre divin Fils, à qui nous nous adressons pleins de confiance, par les mérites de vos pleurs, daigne exaucer nos prières et nous accorder la couronne de la vie éternelle. Amen. (Prières du chapelet de Notre Dame des pleurs enseignées par Jésus à sœur Amalia le 8 novembre 1929). 

Prière pour le mois de saint Michel :

Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat. Soyez notre secours contre la malice et les embuches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus sur la terre pour la perte des âmes. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le devoir de reconnaissance

Contemplons

Jésus s’en remet au Père, Cornelius

Méditons

Quand Jésus s’adresse à l’une de ses nombreuses confidentes, ce n’est jamais pour se plaindre du grand prix qu’il a payé pour le salut de nos âmes, pour nous reprocher l’excès de souffrance qu’il a pris sur lui en réparation de nos péchés. Par contre, il s’émeut tristement de notre manque de reconnaissance, d’amour pour lui qui n’a pourtant rien épargné pour nous sauver. Ainsi, à sainte Marguerite-Marie Alacoque, lui dévoilant son Sacré-Cœur, symbole de son amour éperdu pour les hommes, il dit lors de l’apparition du 27 décembre 1673 : « Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois que des ingratitudes par leurs irrévérences et leurs sacrilèges et par les froideurs et mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. » 

Jésus n’attend pas de nous un retour d’égal à égal pour tout ce qu’il a fait pour nous car le prix payé est tellement élevé et nous, nous sommes tellement pauvres, que cela relève de l’impossible. Il nous demande cependant, qu’au-delà de la rançon qu’il a acquittée pour notre salut, nous considérions l’amour brûlant qui l’a porté à vivre sa Passion et répondions résolument à son amour infini par le peu d’amour dont nous-mêmes sommes capables.

Marie, Notre-Dame des douleurs, est autant la première de tous les sauvés que la pleinement rachetée. Pour Marie aussi, le prix payé par Jésus a été élevé. Son salut s’est déployé, par un privilège unique, dès son Immaculée Conception, un fruit anticipé de la Passion de Jésus. Ce qui fait la différence entre Marie et nous, c’est qu’elle a accueilli pleinement le don de l’amour de Jésus, l’a aimé en retour jusqu’au bout du possible et s’est laissée sauver pleinement par Lui.

Personne, plus que Marie, n’a justifié tout ce que Jésus a pris sur lui dans sa Passion. Si Jésus a payé cher pour le salut de tous, y compris celui de Marie, personne, excepté elle, n’en a autant valu le coup. En effet, rien de la part de salut que Jésus a conquis au Calvaire pour Marie, n’a été gaspillé ; elle a tout reçu avec gratitude et en a fait produire le fruit de salut en elle. Personne, plus que Marie, n’a été reconnaissant à Jésus de ce qu’il a fait pour lui. C’est bien pour cela, que fidèle et silencieuse, elle se tient au pied de la Croix de Jésus et ne le quittera pas quoi qu’il lui en coute.

En contemplant Marie, debout auprès de la Croix, ne voyons pas d’abord la Mère effondrée mais la croyante affligée par l’ingratitude de ceux qui n’accueillent pas le don de l’amour de Jésus et ne lui témoignent pas la reconnaissance aimante qu’il s’est pourtant chèrement conquise en mourant pour eux.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sauveur crucifié, prosternés à vos pieds, nous vous offrons les larmes de Celle qui vous a accompagné avec un tendre amour dans votre douloureuse voie du calvaire. Exaucez, ô bon Maître, nos supplications, par les larmes de votre Très Sainte Mère et faites-nous comprendre la leçon que nous donnent ces pleurs, afin que nous puissions toujours accomplir votre sainte volonté pour être dignes de vous louer et de vous glorifier pendant toute l’éternité. 

O Marie, Mère de l’amour, des douleurs et de la miséricorde, nous vous en prions, unissez nos supplications aux vôtres, afin que votre divin Fils, à qui nous nous adressons pleins de confiance, par les mérites de vos pleurs, daigne exaucer nos prières et nous accorder la couronne de la vie éternelle. Amen. (Prières du chapelet de Notre Dame des pleurs enseignées par Jésus à sœur Amalia le 8 novembre 1929). 

Prière pour le mois de saint Michel :

Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat. Soyez notre secours contre la malice et les embuches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus sur la terre pour la perte des âmes. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le crucifiement

Contemplons

Le crucifiement, Joos van Cleve

Méditons

Comme les coups de marteau qui enfoncent les clous dans les membres de Jésus, ont dû résonner dans le Cœur de Marie ! Comme son Cœur a dû se serrer à la brutalité sans nom des bourreaux et repenser à la délicatesse avec laquelle elle prenait Jésus enfant dans ses bras, veillant à lui éviter la moindre égratignure, le moindre mauvais traitement.

Jésus est cloué sur la Croix et exhibé, comme une loque humaine, du haut de ce gibet. En apparence, un spectacle des plus pitoyables. Et il faut une foi héroïque pour croire que c’est le moyen choisi par Dieu pour sauver l’humanité. Marie pense-t-elle aux paroles de l’ange à l’Annonciation : « Dieu lui donnera le trône de David son Père… » (Luc 1, 32). Ce trône, ce serait la croix ?! Marie se remémore-t-elle les paroles de Jésus : « lorsque j’aurai été élevé de terre, j’attirerai tout à moi ? » (Jean 12, 32). Et, le cas échéant, repense-t-elle au serpent d’airain érigé par Moïse dans le désert qui sauva les juifs de la mort induite par les morsures brulantes des serpents ? Qui peut répondre ? La seule chose certaine est qu’elle sait et accepte en son Cœur que son Fils, le Rédempteur, est venu en ce monde pour cette heure, pour être cloué sur cette croix et présenté ainsi à toutes les générations, afin d’attester de l’amour personnel de Dieu pour chaque âme, pour assurer chacune de son salut éternel en Jésus-Christ.

Jésus n’est pas venu avant tout pour être le charmant enfant que Marie porte sur son bras mais pour être l’innocent qui accepte de mourir sur la Croix afin de rendre toute gloire à Dieu son Père et payer le tribu de toutes les âmes. Et, parce que, jusque dans toute éternité, on regardera vers Jésus que nous avons transpercé, Marie doit se tenir douloureuse, consentante, fidèle et aimante au pied de la Croix de Jésus pour être associée personnellement au salut de chaque âme.

En attirant notre regard vers Jésus cloué sur la Croix, les bras écartés en signe d’accueil, Marie nous montre le prix payé par Jésus pour chacun d’entre nous. Elle nous rappelle que, contrairement à l’opinion commune, rien n’est plus important que le salut des âmes, que chacune a une telle valeur que ce n’est pas trop cher payé que Dieu Lui-même la rachète au prix de sa propre vie. Marie nous rappelle que le salut des âmes ne se procure pas au moyen de mondanités mais qu’il requiert beaucoup de renoncements qu’elle-même a concédés en union avec Jésus. A sainte Angèle de Foligno, Jésus dit à ce sujet : « Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée ; ce n’est pas par grimace que je me suis fait ton serviteur ; ce n’est pas de loin que je t’ai touchée ! » Marie est là, debout au pied de la Croix pour attester ces paroles !

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sauveur crucifié, prosternés à vos pieds, nous vous offrons les larmes de Celle qui vous a accompagné avec un tendre amour dans votre douloureuse voie du calvaire. Exaucez, ô bon Maître, nos supplications, par les larmes de votre Très Sainte Mère et faites-nous comprendre la leçon que nous donnent ces pleurs, afin que nous puissions toujours accomplir votre sainte volonté pour être dignes de vous louer et de vous glorifier pendant toute l’éternité. 

O Marie, Mère de l’amour, des douleurs et de la miséricorde, nous vous en prions, unissez nos supplications aux vôtres, afin que votre divin Fils, à qui nous nous adressons pleins de confiance, par les mérites de vos pleurs, daigne exaucer nos prières et nous accorder la couronne de la vie éternelle. Amen. (Prières du chapelet de Notre Dame des pleurs enseignées par Jésus à sœur Amalia le 8 novembre 1929). 

Prière pour le mois de saint Michel :

Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat. Soyez notre secours contre la malice et les embuches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus sur la terre pour la perte des âmes. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.