Le Purgatoire

Contemplons

Mosaïque représentant Notre-Dame de Fatima avec saints Francisco et Jacinta Marto

Méditons

A la demande de Lucie si Amélia est au Ciel, Marie répond qu’elle « sera en purgatoire jusqu’à la fin du monde. »  Après avoir rappelé la réalité du Ciel et la nécessité d’œuvrer à son salut, Marie attire notre attention sur une autre réalité que beaucoup voudraient reléguer à un passé obscurantiste, voire ignorer, celle du purgatoire.

Le catéchisme de l’Eglise catholique définit le purgatoire comme « l’état de ceux qui meurent dans l’amitié de Dieu, assuré de leur salut éternel, mais qui ont encore besoin de purification pour entrer dans le bonheur du Ciel. » Le péché doit non seulement être absout mais aussi être réparé par une juste pénitence. Par nos péchés, nous ne faisons pas qu’offenser Dieu mais nous contractons à son égard une dette qu’il nous faut acquitter en unissant nos propres efforts aux mérites surabondants de Jésus-Christ qui nous a acquis le salut. Aucune âme, après avoir entrevu une étincelle de l’infinie sainteté divine lors du jugement particulier, ne saurait vouloir s’approcher du Dieu trois fois saint et entrer en possession du bonheur du Ciel sans en être totalement digne. Aussi, les péchés pardonnés mais non expiés en cette vie, doivent-ils l’être dans l’autre. Et Marie est claire sur ce point puisqu’Amélia restera en purgatoire jusqu’à la fin du monde. Oui, il est des âmes qui, à moins qu’on ne vienne à leur secours par nos prières, resteront en purgatoire jusqu’à la fin du monde… Cette Amélia fait-elle partie de ces âmes qui ont évité l’enfer de justesse et doivent compenser dans l’autre vie pour toute une vie passée dans l’impénitence ?

Lorsque Lucie demande si Francisco ira au Ciel, lui aussi, Marie répond : « oui, il ira mais il devra dire beaucoup de chapelets. » Par ces mots, Marie rappelle une promesse qu’elle a faite il y a très longtemps à saint Simon Stock et que l’Eglise a rappelée à ses enfants à temps et à contretemps, à savoir qu’elle préservera de l’enfer tous les dévots du rosaire et qu’elle les délivrera promptement du purgatoire si, en gardant la chasteté de leur état, ils récitent le chapelet chaque jour. Dans son insouciance enfantine, Francisco avait l’habitude d’expédier son chapelet voire d’éviter de le dire. En lui faisant remarquer ses entorses, Marie lui montre qu’elle est attentive à ses prières et qu’elle les attend. Par ailleurs, elle témoigne de son souci qu’il aille au Ciel, mais qu’en plus il soit à sa mort trouvé digne d’entrer au paradis sans passer par le purgatoire. L’enjeu de la prière du chapelet est non seulement d’assurer notre salut mais aussi de payer par ce moyen toutes nos dettes contractées par nos péchés. Enfin, par la prière du chapelet, Marie attend que nous portions secours à toutes les âmes qui, au purgatoire, attendent l’aide de nos suffrages. Francisco, c’est chacun de nous… Considérons que cette leçon nous est destinée plus encore qu’à lui…

Si Marie a voulu que les enfants évoquent le destin d’Amélia lors de la première apparition, ce n’est pas pour blâmer Amélia mais pour appeler l’attention des enfants, et dans leur sillage, de nous tous, sur la nécessité de la prière pour les défunts. Nul doute que les enfants, si héroïques quand il s’agit d’offrir des sacrifices pour la conversion des pécheurs, ont prié ardemment pour abréger le purgatoire d’Amélia et qu’aujourd’hui, elle intercède pour nous dans la gloire du Ciel.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Ciel

Contemplons

Procession à Fatima

Méditons

Le but ultime des apparitions de Marie à Fatima n’est autre que de mener les âmes au Ciel. Et toutes les intentions, si importantes soient-elles (la paix, la fin de la guerre, la conversion des pécheurs, la réparation…) convergent toutes vers ce seul et unique objectif : mener les âmes au Ciel car Dieu les a créées pour cela. En disant aux enfants qu’elle vient du Ciel, la dame insinue trois choses. D’abord, que le Ciel est une réalité concrète, ensuite que le sens ultime de l’existence est de gagner son Ciel, enfin, que le Ciel est tout disposé à exaucer les prières de ceux qui l’invoquent pourvu qu’elles servent au salut des âmes.

La Dame, même si nimbée de lumière et en état d’apesanteur, révèle toutes les caractéristiques d’une véritable personne. Elle parle, elle sourit, s’attriste… Les voyants diront même qu’elle dégage une odeur de parfum suave qu’ils ne sauraient comparer à aucun autre. Par ailleurs, bon nombre de pèlerins diront même qu’au moment des apparitions, notamment le 13 août où les enfants ne sont pas présents, ils voyaient les branches du petit chêne vert s’affaisser légèrement. Marie est au ciel corps et âme. Ce qu’elle est à présent, nous le serons aussi après le jugement final, quand les corps ressusciteront. En elle, nous contemplons notre devenir. En elle, nous sommes assurés que le combat que nous menons ici-bas pour la sainteté sera récompensé par la possession du Ciel et que rien n’est plus important, plus rentable et plus nécessaire que de tout faire pour mériter d’avoir part à ce destin d’immortalité que le Christ nous promet et que Marie nous figure.

Marie est là dans toute sa majesté de Reine du Ciel, d’envoyée de Dieu investie de sa toute-puissance. Le Ciel n’est pas indifférent à la détresse humaine et il est tout prêt à tout mettre en œuvre pour nous aider dans notre cheminement vers l’éternité. Les trésors de grâce dont le Ciel déborde, sont prêts à être déversés sur l’humanité pourvu qu’elle se convertisse et recourt à la prière, notamment du chapelet. Lorsque Lucie intercède pour un malade, Marie lui répond : « qu’il se convertisse et il guérira dans l’année. » Elle signifie ainsi que sa maladie est une grâce car elle concourt au salut de son âme qui est plus important que tout même la santé physique. Elle nous renvoie aux paroles mêmes de Jésus : « cherchez d’abord le royaume et sa justice et tout le reste vous sera donné par surcroit » (Matthieu 6, 33). A Pontmain, le 17 janvier 1871, alors que la France est aux abois, Marie apparait dans le ciel y faisant dérouler une bande sur laquelle les enfants ont pu lire : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera sous peu. Mon Fils se laisse toucher. »

La splendeur de Marie est significative de sa puissance. En venant les pieds nus, comme une humble servante, elle consent à mettre toute sa puissance au service de notre salut. Ne repoussons pas son aide.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Je suis du Ciel »

Contemplons

Procession avec Notre-Dame de Fatima

Méditons

Lorsque les enfants décrivent l’apparition, ils disent qu’il s’agit d’une « dame vêtue entièrement de blanc, plus brillante que le soleil, resplendissante d’une lumière plus claire et plus intense que celle d’un verre de cristal rempli d’une eau cristalline et traversé par les rayons du soleil le plus ardent. » Cette description nous renvoie à la femme de l’Apocalypse de saint Jean qui « a le soleil pour manteau, la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur la tête. » Qu’est-ce à dire ?

Marie est toute pénétrée de lumière. Elle n’est pas entourée de clarté ; elle est un être de lumière. Et, cette lumière, nous dira Bernadette, « semble émaner d’elle comme si elle en était la source. » La lumière, c’est Jésus-Christ Lui-même. Marie, ostensoir vivant de Jésus-Christ, est toute pénétrée de Jésus ou plutôt toute immergée en Lui. Non seulement elle a pleinement accueilli en elle la lumière qu’est Jésus Christ mais en plus, elle l’a laissé prendre toute la place en elle ne retenant rien pour elle-même. Aussi, le révèle-t-elle d’une manière plus qu’admirable et est-elle en mesure de le communiquer avec une plénitude sans égale. Et, si malgré l’intensité de cette lumière, plus vive que le soleil comme diront les enfants, ils parviennent à distinguer parfaitement les traits de Notre-Dame, c’est pour souligner qu’en se livrant totalement à Jésus-Christ, Marie n’a rien perdu mais qu’au contraire, à vivre en Lui elle est pleinement révélée dans sa nature profonde et même, elle en est magnifiée. Comme l’écrit le pape Benoit XVI : « le Christ n’enlève rien. Au contraire, il donne tout. »

Et, Marie fait entrer les trois enfants dans sa toute proximité. Ils seront pris dans la lumière qu’elle rayonne. Lucie raconte : « Nous étions si près que nous nous sommes retrouvés à l’intérieur de la lumière qui l’entourait ou dont elle resplendissait, à environ un mètre et demi de distance. »  Cette lumière, c’est la présence de Jésus. Même dans la gloire du paradis, Marie reste l’humble servante du Seigneur et dans tout ce qu’elle est, dans tout ce qu’elle fait, elle sert la cause de Jésus-Christ. Marie n’a pas pour objectif de nous attacher à elle mais de nous rassembler autour d’elle, pour qu’avec elle nous allions à Jésus-Christ. Et si nous allons à elle, c’est parce qu’auprès d’elle nous trouvons avec certitude Jésus qui est « la vraie lumière qui illumine tout homme venant en ce monde. » Personne n’est plus illuminé de la lumière de Jésus-Christ que Marie ; personne ne peut être plus illuminé de la lumière de Jésus-Christ qu’en entrant dans l’intimité de Marie.

« Je suis la lumière du monde » a dit Jésus. Et si Marie est si pleine de lumière c’est qu’elle est remplie de l’amour de Jésus qui ne demande qu’à se communiquer par elle. C’est ce que les trois enfants vont expérimenter à compter de ce 13 mai 1917.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le dimanche 13 mai à midi

Contemplons

La foule rassemblée à Fatima pour les célébrations du 13 mai

Méditons

Le Ciel ne fait rien sans avoir auparavant tout réglé jusque dans les moindres détails. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que sa stratégie de communication est sans faille. Aussi, le moment de la première apparition, le dimanche 13 mai 1917 à midi, est-il riche en symboles et en signification.

Marie apparait au cœur du mois de mai qui lui est dédié et au cours duquel l’Eglise recourt à elle avec plus d’empressement. En 1917, le 13 mai tombe sur le dimanche qui précède l’Ascension et inaugure les trois jours de rogations, c’est-à-dire de prières intenses. Dans les litanies de tous les saints que l’on chante au cours de la procession des rogations, on demande notamment au Seigneur de « nous délivrer de la peste, de la famine et de la guerre. »

La première apparition se produit un dimanche, le jour consacré au Seigneur. Elle a lieu à midi au moment où l’Eglise invite à la prière du Regina caeli en ce temps pascal pour commémorer non seulement l’Incarnation de Jésus mais aussi sa résurrection.

Le chiffre 13 est un chiffre éminemment marial. D’une part, il représente la 13ème personne dans le cénacle de la Pentecôte qui n’est autre que Marie. D’autre part, ce chiffre se compose du 1 et du 3 qui rappelle, et d’une, que nous adorons un seul Dieu en trois personnes, et de deux, que Marie, qui représente le 1, annonce toujours la Trinité qui est représentée par le 3.

En ce dimanche 13 mai, dans toutes les églises, on lit une lettre du Pape Benoit XV dans laquelle il demande une croisade de prière pour la paix en recourant, au moyen du chapelet, à l’intercession de la Mère de Dieu, Reine de la paix. A cette occasion, il fait ajouter aux litanies de Lorette, l’invocation « Reine de la paix priez pour nous. » Marie, se mettra d’emblée à la tête de ce grand courant de prière pour la paix, initié par le vicaire de son Fils.

Le dimanche 13 mai 1917 précède de quatre jours la fête de l’Ascension. Et, c’est une véritable ascension que les enfants de Fatima, ainsi que tous les pèlerins, vont vivre. Par Marie, ils vont élever leurs regards vers le Ciel pour en implorer et en obtenir la paix et le salut de leurs âmes.

Il est à noter que le 13 mai 1917, à Rome, Eugenio Pacelli est sacré évêque par le pape Benoit XV. Il n’est rien de moins que le futur pape Pie XII qui consacrera le monde au Cœur Immaculé de Marie le 31 octobre 1942. Pie XII est aussi le pape de la proclamation du dogme de l’Assomption. A cette occasion, il a confié au cardinal Tedeschini que le 30 octobre 1950, soit deux jours auparavant, il a vu se reproduire dans le ciel de Rome le miracle du soleil de Fatima, le confirmant dans sa décision de proclamer le dogme de l’Assomption. Il l’a d’ailleurs autorisé à diffuser cette information, relayée dans les journaux de l’époque.

Enfin, dernier petit détail, que Dieu seul est en mesure d’organiser : entre le 13 mai (première apparition) et le 13 octobre (dernière apparition) s’écouleront exactement 153 jours c’est-à-dire autant qu’il y a d’Ave Maria dans un rosaire, autant qu’il y avait de poissons dans la pêche miraculeuse.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La première apparition de Marie

Contemplons

Procession aux flambeaux à Fatima

Ecoutons

Le dimanche 13 mai 1917, vers midi, les trois petits pastoureaux, Lucia (10 ans), et ses cousins, Francisco (9 ans) et Jacinta (7 ans), virent au-dessus d’un chêne vert, une Dame vêtue entièrement de blanc, plus brillante que le soleil, resplendissante d’une lumière plus claire et plus intense que celle d’un verre de cristal rempli d’une eau cristalline et traversé par les rayons du soleil le plus ardent.

Lucie raconte :

« Nous nous sommes arrêtés, surpris par l’apparition. Nous étions si près que nous nous sommes retrouvés à l’intérieur de la lumière qui l’entourait ou dont elle resplendissait, à environ un mètre et demi de distance. Notre-Dame nous a alors dit :

N’ayez pas peur. Je ne vous veux aucun mal.

D’où êtes-vous ?

Je suis du Ciel.

Et que voulez-vous de moi ?

Je suis venue pour vous demander que vous veniez ici les six prochains mois, le 13 de chaque mois, à cette même heure. Par la suite, je dirai qui je suis et ce que je veux. Ensuite, je reviendrai encore ici une septième fois.

Et moi, est-ce que j’irai également au Ciel ?

Oui, tu iras.

Et Jacinta ?

Elle aussi.

Et Francisco ?

Lui aussi, mais il doit réciter beaucoup de chapelets.

J’ai alors eu l’idée de demander pour deux filles qui étaient mortes récemment. Elles étaient mes amies et elles venaient chez moi apprendre à tisser avec ma sœur aînée :

Est-ce que Maria das Neves est déjà au ciel ?

Oui, elle y est.

Et Amélia ?

Elle restera au purgatoire jusqu’à la fin du monde.

Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés dont Il est offensé et de supplication pour la conversion des pécheurs ?

Oui, nous le voulons.

Vous allez donc avoir beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort.

Ce fut en prononçant ces paroles « la grâce de Dieu sera votre réconfort » qu’elle ouvrit les mains pour la première fois et nous communiqua une lumière très intense (comme un reflet qui aurait émané de ses mains) pénétrant en nous par la poitrine et jusqu’au plus intime de notre âme, nous faisant nous voir nous-mêmes en Dieu, qui était cette Lumière, plus clairement que ce que nous aurions pu voir dans le meilleur des miroirs. »

« Alors, sous l’effet d’une impulsion intérieure qui nous fut également communiquée, nous sommes tombés à genoux et nous avons répété du fond du cœur :

Très Sainte Trinité, je Vous adore. Mon Dieu, mon Dieu, je Vous aime dans le Très Saint Sacrement.

Après ces premiers instants, Notre-Dame ajouta :

Récitez le chapelet tous les jours pour que le monde puisse obtenir la paix et la fin de la guerre.

Ensuite, elle commença à s’élever tranquillement, montant en direction du levant, jusqu’à disparaître dans l’immensité du ciel. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Un calice dans lequel tombaient quelques gouttes de sang

Contemplons

Les fonts de l’église paroissiale où les enfants ont été baptisés.

Méditons

L’ensemble des apparitions de Fatima constitue un abrégé de catéchisme intergénérationnel  adapté à toutes les époques, celle du début du XXème siècle et peut-être plus encore à celle de ce début de XXIème. En effet, que ce soit l’ange ou la Vierge Marie, à chacune de leurs apparitions, ils nous mettent l’accent sur l’un des éléments fondamentaux de notre foi, ici en l’occurrence la présence réelle du Seigneur dans l’Eucharistie.

En une seule image, l’ange du Portugal illustre pour les enfants, et plus encore pour nous, ce que Jésus nous dit dans son Evangile : « je suis le pain vivant qui est descendu du ciel » (Jean 6, 51), « ceci est mon Corps… ceci est mon Sang » (Mathieu 26, 26), « ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est véritablement une boisson » (Jean 6, 53), « tel est le pain qui descend du ciel : il n’est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement » (Jean 6, 58). En effet, de l’hostie que l’ange tient dans sa main gauche, tombent quelques gouttes de sang dans le calice qu’il tient de la main droite. Ceci nous enseigne, et sans aucune équivoque, que l’hostie consacrée que nous recevons à la messe est vraiment un corps vivant, celui du Seigneur ressuscité et que par elle, Jésus nous transfuse sa vie divine. Et Lucie précise dans ses mémoires que « la force de la présence de Dieu était si intense qu’elle nous absorbait et nous annihilait presque complètement. Elle sembla même nous priver de l’usage de nos sens pendant un long moment. » Le Christ est vraiment présent, de manière mystérieuse mais effective, dans son Eucharistie.

Parce que le Seigneur est réellement présent dans son Eucharistie, il convient d’adopter à son égard l’attitude qui convient. Et, cette attitude n’a rien à voir avec la désinvolture, la légèreté qui caractérisent souvent notre comportement. En effet, à chaque salut du Saint-Sacrement, l’Eglise demande qu’on chante le Tantum ergo dont la première strophe proclame : « adorons, le front prosterné jusqu’à terre, un si grand sacrement… » Et c’est exactement ce que fait l’ange qui se prosterne le front jusqu’à terre pour adorer le Seigneur réellement présent dans le pain et le vin consacrés. Et il invite aussi bien les enfants que nous tous, chrétiens du IIIème millénaire, à l’imiter afin de rendre à Jésus autant les plus grandes actions de grâces pour sa condescendance à notre endroit, que les plus fervents actes de réparation pour ceux qui lui refusent l’adoration qui lui est due et dont il est infiniment digne.

Cette vision fera naitre une véritable vocation réparatrice chez les enfants qui répéteront à foison cette prière de l’ange, notamment François qui était obsédé par l’idée de « consoler Notre-Seigneur caché dans l’Eucharistie. » Que saints François et Jacinthe Marto nous obtiennent, à la faveur de leur canonisation, la grâce d’entrer dans de tels sentiments et de vouloir, nous aussi, consoler Jésus réellement présent dans l’eucharistie.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Troisième apparition de l’ange

Contemplons

Troisième apparition de l’ange

Ecoutons

Trois mois après la seconde apparition, l’envoyé céleste descendit de nouveau avec le message le plus sublime à Loca do Cabeço, le lieu de la première apparition.

Lucia raconte :

« Je pense que la troisième apparition a dû avoir lieu en octobre ou à la fin du mois de septembre…

Dès que nous sommes arrivés là, à genoux, face contre terre, nous avons commencé à répéter la prière de l’Ange : Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime, etc. J’ignore combien de fois nous avions répété cette prière, lorsque nous avons vu briller sur nous une lumière inconnue.

Nous nous sommes redressés pour voir ce qui se passait et nous avons vu l’Ange tenant dans la main gauche un calice dans lequel tombaient quelques gouttes de sang, depuis l’hostie suspendue au-dessus. Il s’agenouilla près de nous et nous fit répéter trois fois :

Très sainte Trinité, Père, Fils, Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences dont Lui-même est offensé. Et, par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

Puis, se levant, il prit de nouveau dans sa main le calice et il me donna l’hostie. Ce que contenait le calice, il le donna à boire à Jacinta et à Francisco, tout en disant :

Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus Christ horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu.

De nouveau, il se prosterna à terre et il répéta avec nous la prière, trois fois de plus : très Sainte Trinité, etc. et il disparut. Portés par la force du surnaturel qui nous enveloppait, nous imitâmes l’Ange totalement, c’est-à-dire en nous prosternant comme lui et en répétant les prières qu’il disait. La force de la présence de Dieu était si intense qu’elle nous absorbait et nous annihilait presque complètement. Elle sembla même nous priver de l’usage de nos sens pendant un long moment. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Attirez la paix sur votre patrie »

Contemplons

La famille de Lucia : au premier rang, Maria Rosa, sa mère, Lucia ; au second rang, son frère et ses sœurs.

Méditons

L’ange invite les enfants à offrir constamment des prières et des sacrifices au Très-Haut et à attirer ainsi la paix sur leur patrie. Celui qui se présente comme l’ange du Portugal leur rappelle ainsi, non seulement que la paix est un don de la charité infinie du Christ, mais aussi qu’elle est accordée en réponse à notre prière.

La nuit de Noël, les anges chantent : « gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. » Ce que dit l’ange du Portugal n’est pas différent. La paix sur terre est la conséquence, le fruit, la grâce qui découle de la gloire rendue à Dieu. Et, si sur terre, on n’a pas la paix, c’est parce qu’on ne rend pas à Dieu la gloire qui lui est due. Et la Vierge Marie abondera dans ce sens puisqu’elle ne cessera d’insister sur le fait de « cesser d’offenser Dieu qui est déjà trop offensé. » Elle insistera à chacune de ses apparitions sur la prière quotidienne du chapelet pour la paix en l’honneur de Notre-Dame du rosaire. Elle dira que seule Notre-Dame du rosaire peut secourir l’humanité car c’est à elle que Dieu a confié la grâce de la paix. La paix viendra par la médiation de Marie en réponse à la prière persévérante du chapelet. Et, en effet, le 13 octobre 1917, Marie annoncera que la guerre finira sous peu et que les soldats rentreront bientôt au pays.

En invitant les enfants à « attirer la paix sur leur pays », l’ange précise de manière implicite que les hommes ne peuvent pas, par eux-mêmes, réaliser la paix mais qu’elle doit être demandée sans cesse comme un cadeau de la charité infinie du Christ. Si, chacun doit contribuer à la paix sociale par son civisme, il doit surtout la construire en laissant régner en lui la paix du Christ, celle que Lui seul peut donner et que le monde ne peut ravir. Quand la véritable paix règnera dans chaque âme en particulier, elle pourra régner sur le monde. C’est ainsi que le Christ veut régner et propager son règne de paix et d’amour : en gagnant chaque âme à sa cause, au salut qu’il propose. De là découle que la prière pour la conversion des pécheurs est donc intimement liée à la prière pour la paix.

En 1870 alors que la France est aux abois, que Paris est assiégé et la défaire inéluctable, des militaires français, désespérés, vinrent voir Bernadette Soubirous dans son couvent de Nevers pour lui demander si la Vierge de Lourdes lui avait donné des secrets prophétiques sur la situation du pays et si elle a des recommandations à leur faire. Bernadette répondit en toute simplicité par la négative. Devant le calme de Bernadette, les militaires, quelque peu agacés lui répliquèrent : « mais ma sœur, vous ne craignez donc pas les allemands ? » Bernadette répondit simplement : « non, je ne crains que les mauvais catholiques. »  On ne saurait mieux dire.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Que faites-vous ? »

Contemplons

Maison natale de Lucie (vue arrière)

Méditons

Les enfants s’adonnent à des jeux de leur âge au moment où l’ange apparait pour les reprendre. Ils avaient déjà dit leur chapelet et répété plusieurs fois la prière que l’ange leur avait enseignée lors de l’apparition précédente. Occupés par leurs brebis, ils ne passaient certainement que peu de temps à jouer et ces jeux devaient être bien innocents. Pourtant, l’ange va les reprendre et leur dire clairement qu’ils ne doivent pas perdre leur temps en activités dérisoires. Encore une fois, cette attitude peut nous étonner, nous qui vivons dans une société de loisirs, de confort où le choix de la destination des prochaines vacances accapare l’attention de toute la famille et pour une bonne partie de l’année.

L’ange recentre leur attention sur la seule chose qui importe vraiment, même pour nous hommes et femmes de ce IIIème millénaire c’est-à-dire le salut de notre âme, le salut de toutes les âmes. Rien n’est plus important que cela et toute activité doit céder le pas à cette préoccupation majeure et même être orientée de façon à atteindre cet ultime objectif : sauver son âme, contribuer au salut de toutes les âmes.

On peut s’étonner à juste titre que l’ange demande à de si jeunes enfants « d’offrir constamment des prières et des sacrifices au Très-Haut. » Après tout, ils sont si jeunes : Lucie a 10 ans, François a 9 ans et Jacinthe a 7 ans. L’Eglise dispense les enfants de moins de 14 ans des obligations du jeune ; Dieu serait-il moins miséricordieux que l’Eglise ? En étant aussi exigeant avec de si jeunes enfants, l’ange nous renseigne, d’une part sur l’urgence de la situation, d’autre part sur la gravité  des thèmes abordés pendant les apparitions, enfin sur puissance de la grâce divine qui agit en tous ceux qui lui donnent de l’espace.

En effet, la guerre est mondiale, particulièrement cruelle et meurtrière : chaque jour, des milliers de soldats meurent sur les champs de bataille. Et, le conflit menace encore de s’enliser avec l’entrée en guerre des Etats-Unis. En mai, Marie va insister sur la prière persévérante du chapelet pour obtenir la paix.

En juillet, Marie va montrer l’enfer aux enfants avec les tourments réservés aux damnés. Oui, l’enfer n’est pas une invention du passé mais une réalité. Lucie écrira qu’ils seraient morts de frayeur si Marie ne leur pas auparavant promis de les emmener au Ciel. Marie dira : « beaucoup vont en enfer parce que personne ne prie et se sacrifie pour eux. »

En octobre, Marie dira : « qu’on cesse d’offenser Notre-Seigneur qui est déjà trop offensé. » Elle met l’accent sur la gloire, l’adoration, l’amour dus à Dieu et qu’on Lui refuse. Et, c’est là le plus grand péché, celui de refuser de rendre à Dieu ce qui lui revient de droit, blessant ainsi, par froide ingratitude, toutes les prévenances de son amour.

Aussi, l’ange reprend t-il les enfants les invitant à poursuivre leurs prières et même à les multiplier en raison de la gravité de la situation. Et, les enfants, ne seront pas avares ni de prières (François par exemple, disait le chapelet 9 fois par jour, sans compter les autres prières) ni de sacrifices (Marie sera même amenée à les limiter). Mais, la grâce de Dieu était avec eux. Comme toujours, c’est ce qu’il y a de plus faible que Dieu s’est choisi comme instrument afin de confondre les sages et les intelligents : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. » (Matthieu 11, 25)

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La seconde apparition de l’Ange

Contemplons

Les enfants en prière avec l’ange.

Ecoutons

La seconde apparition de l’ange eut lieu, non pas à l’endroit de la première, mais sur le puits du jardin potager de la famille de Lucia, où les trois pastoureaux jouaient, à l’abri des ardeurs du soleil.

Lucia raconte :

« Soudain, nous avons vu près de nous la figure de l’Ange :

Que faites-vous ? Priez ! Priez beaucoup ! Les Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices.

Comment devons-nous faire des sacrifices ? demandai-je.

De toutes les manières que vous pourrez, offrez un sacrifice en guise de réparation pour les péchés pour lesquels Il est offensé et de supplique pour la conversion des pécheurs. Attirez ainsi la paix sur votre patrie. Je suis son Ange gardien, l’Ange du Portugal. Surtout, acceptez et supportez avec soumission la souffrance que le Seigneur vous envoie.

Ces paroles de l’Ange se gravèrent dans notre esprit, comme une lumière qui nous faisait comprendre qui était Dieu, comment il nous aimait et désirait être aimé, la valeur du sacrifice et comment il Lui était agréable ; comment, par ce biais, Il convertissait les pécheurs. De fait, à partir de ce moment, nous commençâmes à offrir au Seigneur tout ce qui nous mortifiait. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.