La puissance de la pureté

Contemplons

Statue de Notre Dame de l’Ile Bouchard

Méditons

C’est bien connu, c’est ce qu’il y a de plus faible au monde que Dieu choisit pour confondre les sages et les intelligents. Plus encore, Il se laisse vaincre par les humbles et les petits. En effet, la créature, la plus puissante qui soit, c’est l’humble Vierge de Nazareth qui pourtant n’a ni force physique, ni fortune, ni armée, dont le seul trésor est la pureté. Et parce que l’amour de Marie pour Dieu est sans mélange aucun, elle a tout pouvoir sur son cœur. Marie n’est pas puissante par elle-même mais par l’amour que Dieu a pour elle et par l’amour qu’elle a pour Dieu. « A Dieu tout est soumis, écrit saint Louis-Marie Grignion de Montfort, même la Vierge. A la Vierge tout est soumis même Dieu. »

Marie est « la toute-pure » car elle s’est donnée à Dieu entièrement et sans retour, parce qu’elle a donné pour nous, au prix d’une douleur incommensurable, ce qu’elle avait de plus précieux : son propre enfant. Parce que Marie est toute pure dans son corps, dans son esprit, dans son cœur, dans sa volonté, dans ses intentions, Dieu se communique et se donne à elle comme à nulle autre et l’investit de sa toute-puissance. N’a-t-il pas dit à notre adresse qu’il récompensera la fidélité de chacun : « parce que tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup. » Marie a été fidèle en tout et toujours. Aujourd’hui, elle est établie sur tout ce que Dieu a créé, c’est-à-dire sur tout l’univers visible et invisible.

C’est par la prière des petits que Marie choisit de sauver la France. Comme Dieu, elle recourt aux instruments les plus faibles, les plus ignorés, les plus ignorants pour apporter le salut afin que personne ne puisse dire que quelqu’un d’autre que Dieu a sauvé la France. En effet, elle choisit quatre fillettes issues de familles non pratiquantes voire anticléricales, qui ne savent pas même bien dire le chapelet. Mais elles sont pures et bien intentionnées. Lorsque Marie demandera qu’on « dise aux petits enfants de prier pour la France qui en a bien besoin » c’est pour actionner ce qu’il y a de plus puissant sur le cœur de Dieu à savoir la pureté des enfants unie à la sienne. De tout temps, lorsque le danger menaçait, on a fait prier les enfants et leur prière n’est jamais restée sans réponse. Si aujourd’hui, le démon s’acharne tant à détourner les enfants de la prière et à les confronter dès leur plus jeune âge à l’impureté (sur internet, à l’école…), c’est pour les salir car il sait à quel point leur pureté réjouit le cœur de Dieu et agit comme le paratonnerre de la justice divine.

70 ans après ses apparitions à l’Ile Bouchard, Marie trouvera-t-elle encore des âmes innocentes pour arracher au Ciel le salut de la France… du monde… des âmes…

Prions

Une dizaine du chapelet (1 notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous. (3 fois)

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans tout l’univers. Amen.

(Marcel Van est né en 1928 près de Hanoï au Vietnam. Souhaitant devenir prêtre, il entre dans une congrégation française. En 1945, il est arrêté par les communistes et meurt en prison le 10 juillet 1959. Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition. Jésus lui dit alors : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent. »)

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l’Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix mais de votre unique désir et de votre unique volonté d’amour.

Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s’égarer.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saints et saintes du Ciel, priez pour nous. 

(Prière de la vénérable Marthe Robin qui a beaucoup prié pour notre pays. Elle demandait l’avènement d’une nouvelle Pentecôte.)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Il avait un lys dans la main

Contemplons

Marie avec l’archange Gabriel portant un lys dans la main

Méditons

Lors de la première apparition à l’Ile Bouchard, Marie se présente avec l’archange Gabriel dans l’épisode de l’Annonciation. Et, ce-dernier porte des ailes dans le dos et un lys dans la main. Cela peut nous surprendre. En effet, nous sommes légitimés à penser que ces deux attributs relèvent de l’imagerie populaire qui, par le moyen de symboles, met en avant la fonction de l’ange, un messager, et l’une des vertus de Marie, la pureté.

Jacqueline, Jeannette, Laura et Nicole décrivent Gabriel en admiration devant Marie, à genoux, un lys à la main gauche et la main droite sur la poitrine. Il peut sembler tout à fait secondaire de s’attarder sur ce lys mais il n’en est rien. N’oublions pas, comme dans la liturgie de l’Eglise, dans la liturgie du Ciel, rien n’est sans importance et chaque détail, si l’on y regarde de plus près, est chargé de symbole.

Le lys est le symbole de la pureté et Marie nous est présentée comme la Vierge toute pure, la Vierge des vierges (litanies de Lorette). Dieu l’a créée toute pure pour être la Mère de l’Agneau sans tache seul digne d’offrir à Dieu un sacrifice qui lui soit agréable. Elle est immaculée jusque dans sa conception : dès le premier instant de sa vie, elle a été préservée du péché originel et toute sa vie, elle n’a cédé à aucune tentation de péché pourtant à la hauteur du don reçu. Sa pureté, immaculée, au départ, n’a fait que grandir et c’est plus belle et plus pure encore qu’elle rejoint le Ciel à la fin de sa vie terrestre. Au premier instant de sa vie, Marie est toute pure par une grâce spéciale de Dieu qui vient déjà, par anticipation, de la Passion de Jésus. A la fin de sa vie, elle est encore plus pure mais par collaboration à la grâce. Rappelons-nous la parabole des talents : sa pureté immaculée est l’un des talents que Marie a reçu et qu’elle a fait fructifier jusqu’à l’apothéose par une vie toute donnée au Christ.

Le lys de Gabriel illustre donc cette pureté immaculée dont Dieu a comblé Marie dès le premier instant de sa vie en prévision de sa maternité divine. Le lys compte trois fleurs et trois boutons sur le point de s’ouvrir. Les trois fleurs symbolisent la Trinité qui fait don de la pureté immaculée à Marie. Les trois boutons symbolisent tous les fruits de pureté que Marie fera porter au don reçu. Et si Gabriel est à genoux en tendant le lys à Marie, c’est pour signifier qu’elle est la toute-pure par pure grâce et qu’il lui faut non seulement conserver mais encore faire fructifier le don reçu.

Marie est un chef d’œuvre de pureté et d’innocence. Pas étonnant que l’archange Gabriel se pâme d’admiration en la contemplant.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous. (3 fois)

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans tout l’univers. Amen.

(Marcel Van est né en 1928 près de Hanoï au Vietnam. Souhaitant devenir prêtre, il entre dans une congrégation française. En 1945, il est arrêté par les communistes et meurt en prison le 10 juillet 1959. Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition. Jésus lui dit alors : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent. »)

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l’Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix mais de votre unique désir et de votre unique volonté d’amour.

Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s’égarer.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saints et saintes du Ciel, priez pour nous. 

(Prière de la vénérable Marthe Robin qui a beaucoup prié pour notre pays. Elle demandait l’avènement d’une nouvelle Pentecôte.)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Il était à genoux et la regardait

Contemplons

Notre Dame de l’Ile Bouchard

Méditons

Pendant l’apparition, l’archange Gabriel est, genoux droit à terre, à côté de Marie « en admiration » nous dit Jacqueline. Dans sa main gauche, il porte un lys et sa main droite est posée sur son cœur.

Par ce geste, l’archange Gabriel nous révèle plusieurs choses sur Marie. D’abord, elle est la « comblée-de-grâce » l’élue de Dieu, celle qui, parmi toutes les femmes, est choisie pour devenir sa Mère. Dans la scène qui nous est présentée, nous sommes au moment de l’Annonciation, juste après que l’archange a salué Marie de la part de Dieu avec des paroles si uniques qu’il en tombe à genoux. En effet, de qui d’autre sera-t-il jamais dit : « je te salue comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. Tu es bénie entre toutes les femmes. »

Marie porte sa main sur son cœur et ses yeux sont fermés, signes qu’elle vient de donner son consentement à l’Incarnation et que Jésus, le Verbe de Dieu, est conçu en elle par l’Esprit-Saint. Toute la Sainte Trinité est présente en elle : l’Esprit-Saint qui la « couvre de son ombre », le Fils qui s’incarne en elle, le Père qui « est avec elle. »

Marie est l’arche d’alliance qui porte en elle le Rédempteur. Parce qu’elle porte en elle le Créateur de toute chose, celui que le ciel et la terre ne peuvent contenir, l’ange tombe à genoux en admiration devant elle. Dieu, Lui-même, s’humilie jusqu’à se faire homme en Marie. Lui, si grand, nous rejoint dans notre nature mortelle pour notre salut ! On aura beau méditer ce mystère de l’infinie bonté, de l’incommensurable humilité de Dieu, on ne saisira jamais toute l’ampleur du don qu’Il nous fait par l’Incarnation en Marie. Jacqueline dit bien que le « beau ange » est en admiration devant Marie et toute l’ampleur de son émotion (si tant est que les anges puissent s’émouvoir) s’exprime par le fait que, comme Marie, il a la main droite posée sur sa poitrine.

En mettant genoux à terre devant Marie, c’est tout le Ciel qui se soumet à Marie et la reconnait comme sa reine. Même si les anges sont d’une nature supérieure à celle de Marie, ses mérites devant Dieu sont si grands qu’elle fait leur admiration et suscite leur amour : contrairement aux hommes, les anges qui aiment et louent le Seigneur, ne peuvent acquérir aucun mérite en souffrant pour l’amour de Lui. N’oublions jamais : Marie est grande aux yeux de Dieu, avant tout parce qu’elle a cru.

En se mettant à genoux devant Marie, l’ange nous invite donc à l’imiter quand nous la prions. Et si certains rechignent à le faire parce qu’elle n’est qu’un être de chair, Gabriel leur rappelle qu’elle porte en elle « celui au nom duquel tout genou fléchit au ciel, sur la terre et dans  les enfers : Jésus-Christ qui est Seigneur pour la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2, 9-11)

Prions

Une dizaine du chapelet (1 notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous. (3 fois)

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans tout l’univers. Amen.

(Marcel Van est né en 1928 près de Hanoï au Vietnam. Souhaitant devenir prêtre, il entre dans une congrégation française. En 1945, il est arrêté par les communistes et meurt en prison le 10 juillet 1959. Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition. Jésus lui dit alors : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent. »)

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l’Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix mais de votre unique désir et de votre unique volonté d’amour.

Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s’égarer.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saints et saintes du Ciel, priez pour nous. 

(Prière de la vénérable Marthe Robin qui a beaucoup prié pour notre pays. Elle demandait l’avènement d’une nouvelle Pentecôte.)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’ange avait des ailes

Contemplons

L’archange Gabriel aux pieds de Marie

Méditons

Lorsqu’on demande à quelqu’un de dessiner un ange, s’il est une chose qu’il n’oubliera pas, c’est de lui attribuer une paire d’ailes. Car, s’il est un élément caractéristique des anges dans l’imaginaire populaire, ce sont bien les ailes. Regardez les nombreux tableaux représentant l’Annonciation, il n’en est aucun qui ne présente l’ange Gabriel sans ailes. Et, à l’Ile Bouchard, Marie ne cherchera pas à révolutionner les codes établis en nous présentant l’archange Gabriel autrement qu’avec des ailes. Or, rien ne dit nulle part que les anges ont des ailes. La seule chose que nous sachions avec certitude, c’est que les anges sont de purs esprits.

Saint Augustin dit à leur sujet : « “Ange” désigne la fonction, non pas la nature. Tu demandes comment s’appelle cette nature ? Esprit. Tu demandes la fonction ? Ange. D’après ce qu’il est, c’est un esprit, d’après ce qu’il fait, c’est un ange » (Ps 103, 1, 15). De tout leur être, les anges sont serviteurs et messagers de Dieu. Parce qu’ils contemplent “constamment la face de mon Père qui est aux cieux” (Mt 18, 10), ils sont “les ouvriers de sa parole, attentifs au son de sa parole” » (Ps 103, 20).

Les anges sont donc de purs esprits, nous dit le catéchisme de l’Eglise catholique : ils ne possèdent pas de corps physique, bien qu’ils puissent parfois prendre apparence humaine. Leur forme visible, souvent décrite dans les Ecritures, n’est qu’une façade, un masque porté pour que nous puissions témoigner de leur présence. Mais en réalité, les anges sont des créatures invisibles. Durant les premiers siècles de l’Eglise, les anges étaient représentés semblables aux hommes dans l’art religieux, les artistes adaptant leurs œuvres en fonction du peu de descriptions bibliques existantes. Cependant, dès le IVe siècle, les artistes ont commencé à différencier ces créatures spirituelles des hommes. Depuis, les artistes ont souvent utilisé le symbole des ailes, le reliant à la mission de messager dont sont pourvus les anges.

A l’Ile Bouchard, l’archange Gabriel se présente en créature ailée. Jacqueline le décrit : « il portait une robe blanche et dans le dos, de couleur lumière, une paire d’ailes qui frémissait, ce qui rendait très vivant, ce qu’on voyait. » Et elle souligne que Marie et Gabriel sont tous deux des êtres de lumière mais « autant la belle dame faisait une personne vivante de la terre, mais d’une beauté extraordinaire, autant l’ange était couleur lumière. » En de simples mots, Jacqueline nous explique que la nature de Marie, qui est un être de chair mais glorifiée, diffère de celle de l’archange qui est un pur esprit. Tout un catéchisme en peu de mots : les anges sont de purs esprits qui peuvent prendre forme humaine.

Le problème des ailes n’est finalement pas résolu, me direz-vous ! Les anges ont-ils des ailes, oui ou non ? Ben si ! Les anges sont de purs esprits qui peuvent prendre forme humaine et, pour qu’ils puissent se faire reconnaitre de prime abord par des enfants, ils adoptent des ailes parce que c’est à cela que nous, pauvres humains limités de toute part y compris dans notre esprit, les reconnaissons.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous. (3 fois)

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans tout l’univers. Amen.

(Marcel Van est né en 1928 près de Hanoï au Vietnam. Souhaitant devenir prêtre, il entre dans une congrégation française. En 1945, il est arrêté par les communistes et meurt en prison le 10 juillet 1959. Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition. Jésus lui dit alors : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent. »)

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l’Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix mais de votre unique désir et de votre unique volonté d’amour.

Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s’égarer.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saints et saintes du Ciel, priez pour nous. 

(Prière de la vénérable Marthe Robin qui a beaucoup prié pour notre pays. Elle demandait l’avènement d’une nouvelle Pentecôte.)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’archange Gabriel

Contemplons

Statue de l’archange Gabriel

Méditons

Marie n’est pas venue seule à l‘Ile Bouchard mais accompagnée de l’archange Gabriel. En effet, les quatre fillettes racontent : « l’ange se tenait sur une pierre plate de même couleur… le genou droit à terre, à peu de distance de la Dame, et à sa droite. Il était vêtu d’une robe blanche et avait des ailes blanches aux bords dorés. Il tenait à la main droite un lys blanc et l’autre main reposait sur sa poitrine. Les cheveux étaient blonds en forme d’anglaises. »

La beauté de l’ange transporte les fillettes de joie ; à leur description, on jugera jusqu’à quel point. En effet, Jeannette (7 ans) ne cesse de dire : « Oh le beau ange ! » Et à sa maman, elle dira avec tout le charme de l’enfance : « tu sais maman, j’ai même vu ses deux oeils ! »

A la demande du curé de la paroisse, le chanoine Ségelle, Jacqueline demande à Marie qui est cet ange : « Mais Madame, quel est l’ange qui vous accompagne ? » et l’ange répond : « Je suis l’ange Gabriel » L’Ile Bouchard est probablement le seul lieu connu où l’ange Gabriel est apparu (exception faite des épisodes relatés dans les Evangiles). Il est l’un des sept esprits qui se tiennent devant le trône de Dieu. A Zacharie, le jour où il lui annonce la naissance prochaine de Jean-Baptiste, le précurseur, il dira : « Je suis Gabriel. Je me tiens devant le trône de Dieu et je suis venu t’annoncer… » C’est dire que Gabriel est l’un des esprits majeurs au ciel. La Bible ne révèle le nom que de trois anges, celui de Gabriel, de Michel, de Raphael parce que chacun d’eux a une mission toute particulière et de première importance auprès des hommes. La prépondérance de Gabriel dans le monde invisible est soulignée par le fait que c’est lui que Dieu envoie à Marie le jour de l’Annonciation. C’est à lui que Dieu confie la mission de solliciter le « oui » de Marie à l’Incarnation, à la venue de Jésus en notre monde pour notre salut. Il est le porteur de bonnes nouvelles par excellence.

Si Gabriel est présent dans l’apparition de Marie à l’Ile Bouchard, c’est pour illustrer la prière du « je vous salue Marie », lui donner sa vraie tonalité quand les enfants la récitent et pour leur montrer qu’à chaque fois qu’elle est priée, elle produit toujours à nouveau le même effet sur Marie qui en est transportée de joie. L’archange nous montre aussi, par son attitude, tout le respect, l’admiration même, qu’il a pour Marie (et à travers lui que Dieu a pour Marie) et nous invite, par conséquent, à lui en témoigner autant. C’est par Marie que le salut est entré dans le monde et dès lors, quand Marie se présente, elle porte avec elle le salut. Enfin, la scène de l’Annonciation et la présence de la guirlande de cinq roses aux pieds de Marie, nous invite à prier le chapelet pour honorer Notre Dame et la porter à la victoire sur les forces du mal en l’occurrence celles qui mettent la France en danger. Et c’est ce que Marie va les amener à faire au cours de ses dix apparitions à l’Ile Bouchard.

« Le plus bel hommage que nous puissions rendre à l’archange saint Gabriel, écrit le bienheureux Bartolo Longo (1841-1926, apôtre du Rosaire), est de réciter avec dévotion le saint rosaire, puisque chaque Ave Maria répète les paroles qu’il prononça lorsqu’il fut envoyé par la sainte Trinité à Marie en messager de notre rédemption. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous. (3 fois)

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans tout l’univers. Amen.

(Marcel Van est né en 1928 près de Hanoï au Vietnam. Souhaitant devenir prêtre, il entre dans une congrégation française. En 1945, il est arrêté par les communistes et meurt en prison le 10 juillet 1959. Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition. Jésus lui dit alors : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent. »)

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l’Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix mais de votre unique désir et de votre unique volonté d’amour.

Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s’égarer.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saints et saintes du Ciel, priez pour nous. 

(Prière de la vénérable Marthe Robin qui a beaucoup prié pour notre pays. Elle demandait l’avènement d’une nouvelle Pentecôte.)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Une belle dame et un beau ange »

Contemplons

Le groupe de statues représentant l’apparition de Marie et de l’archange Gabriel lors de la première apparition dans l’église Saint Gilles de l’Ile Bouchard

Méditons

Les quatre fillettes sont agenouillées à l’autel de la sainte Vierge et récitent une dizaine du chapelet. Au quatrième Ave Maria se déroule sous leurs yeux la scène de l’Annonciation qui illustre les paroles qu’elles sont entrain de réciter : « je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes. » Une image vaut mille mots dit-on. En reine des docteurs mais aussi en maitresse de pédagogie, Marie donne vie aux paroles que prononcent les quatre voyantes en les replaçant dans la scène de l’Annonciation.

Et, la scène est tout à fait typique d’une représentation traditionnelle de l’Annonciation où l’on voit l’archange Gabriel à genoux devant la Vierge Marie, lys en main. Les grands peintres et sculpteurs ne s’y sont pas pris autrement pour illustrer l’épisode évangélique de l’Annonciation. Cela dit, malgré tout leur génie, ils ne parviendront jamais à égaler en beauté ce que voient les fillettes. Jacqueline et Laura ne cessent de s’émerveiller devant la dame et de redire encore et encore « oh la belle dame ! oh la belle dame ! » ; la petite Jeannette, quant à elle ne cesse de répéter : « oh le beau ange ! Oh le beau ange ! »

Si Marie tient à se présenter, à leur première rencontre, aux fillettes dans la scène de l’Annonciation alors qu’elles sont entrain de réciter des ‘Je vous salue Marie’, c’est pour leur montrer et l’origine et l’effet de cette prière.

En effet, la prière du ‘Je vous salue Marie’ est composée, dans sa première partie, des paroles de l’ange à Marie le jour de l’Annonciation et donc du message que Dieu adresse, par la voie de Gabriel, personnellement à Marie et, en elle, à toute l’humanité : Jésus, le Dieu sauveur, va venir chez nous pour nous sauver si nous acceptons de le recevoir. Par extension, le message en ce 8 décembre 1947, est que Dieu va venir sauver la France si elle accepte de se laisser sauver par lui. Pour ce faire, Marie va procéder comme Dieu l’a fait pour sauver le monde le jour de l’Annonciation à savoir recourir à ce qu’il y a de plus faible mais aussi de plus pur au monde : la toute jeune Vierge Marie. Et Marie, à l’imitation de Dieu, va solliciter l’aide des petits enfants.

Par ailleurs, Marie montre aux fillettes qu’à chaque fois qu’on récite la prière du ‘Je vous salue Marie’, on replace la Vierge au temps de l’Annonce de l’Ange en lui procurant, à chaque fois de nouveau, la joie qu’elle a éprouvée en cet instant. Rien ne saurait réjouir davantage la Vierge Marie que de réentendre les paroles de l’archange Gabriel. Non parce que Marie s’en sent flattée mais parce qu’elles signifient que le Salut est venu en ce monde et qu’il vient à chaque fois encore pour celui qui récite la prière du ‘Je vous salue Marie.’

Chaque fois qu’on prie le ‘Je vous salue Marie’, se renouvelle l’Incarnation du Verbe, non plus en Marie où il est né mais dans l’âme de celui qui le prie. Plus encore que dans son corps, c’est dans son âme que Marie a conçu Jésus, le Verbe de Dieu. Et, comme elle, en priant le ‘Je vous salue Marie’, nous permettons à l’Esprit-Saint, avec l’aide de Marie, de concevoir dans notre âme Jésus, le Verbe de Dieu, le seul sauveur.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous. (3 fois)

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans tout l’univers. Amen.

(Marcel Van est né en 1928 près de Hanoï au Vietnam. Souhaitant devenir prêtre, il entre dans une congrégation française. En 1945, il est arrêté par les communistes et meurt en prison le 10 juillet 1959. Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition. Jésus lui dit alors : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent. »)

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l’Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix mais de votre unique désir et de votre unique volonté d’amour.

Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s’égarer.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saints et saintes du Ciel, priez pour nous. 

(Prière de la vénérable Marthe Robin qui a beaucoup prié pour notre pays. Elle demandait l’avènement d’une nouvelle Pentecôte.)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous

Contemplons

Le groupe de statues reproduisant Marie et l’ange Gabriel tels qu’ils sont apparus à l’ile Bouchard

Méditons

Aux pieds de Marie se trouve une guirlande de cinq roses de couleur rose ainsi que la prière « O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous » que la « belle dame » va apprendre et faire répéter aux enfants à chacune de ses dix apparitions.

La prière jaculatoire « O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous » renvoie non seulement au mystère de l’Immaculée Conception, au grand don qu’il représente pour Marie et pour l’humanité entière, mais aussi à ses apparitions à la rue du Bac à sainte Catherine Labouré en 1830. La France est alors en grand danger et, une fois de plus, Marie à qui la France est consacrée, se porte à son secours. En effet, dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, elle apparait à sainte Catherine Labouré, qui chose incroyable, se met à genoux aux pieds de Marie assise dans un fauteuil et pose, en toute candeur, ses mains sur les genoux de la Reine du Ciel…

Au cours de leur entretien, Marie dit en substance à Catherine : « les temps sont très mauvais, des malheurs vont fondre sur la France : le trône sera renversé (dix jours après, c’était fait !), le monde entier sera renversé par des malheurs de toutes sortes (la Sainte Vierge avait l’air très peinée en disant cela, note sœur Catherine). Mais venez au pied de cet autel. Là les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur. Elles seront répandues sur les grands et sur les petits…  » Et elle continue : «  le moment viendra où le danger sera grand, on croira tout perdu, là je serai avec vous, ayez confiance, vous reconnaîtrez ma visite et la protection de Dieu et celle de saint Vincent sur les deux communautés (les filles de la charité et les lazaristes). Il y aura bien des victimes, Monseigneur l’archevêque mourra (effectivement, monseigneur Darboy sera exécuté comme otage pendant la « semaine sanglante » le 24 mai 1871 à la prison de la Roquette avec Gaspard Deguerry, curé de la Madeleine, trois pères jésuites et Louis Bernard Bonjean). Mon enfant, la Croix sera méprisée, le sang coulera dans les rues (ici, note sœur Catherine, la Sainte Vierge ne pouvait plus parler, la peine était peinte sur son visage). Mon enfant, le monde entier sera dans la tristesse. »

Après avoir ainsi révélé l’avenir, Marie donne à ceux qui lui font confiance, un moyen sûr et infaillible, accessible à tous, de passer à travers ces temps difficiles : la médaille miraculeuse. En effet, le samedi 27 novembre 1830, Marie apparait de nouveau à Catherine. Ecoutons-la faire la description de Marie : «  Sur un ciel bleu, étoilé par en haut, aurore par en bas, dans un soleil  : la Très Sainte Vierge, voile aurore, robe blanche, manteau bleu céleste, les pieds sur un croissant, écrasant la tête du serpent avec le talon. Douze étoiles sont autour de sa tête, un léger nuage sous le croissant. Particularité essentielle : la Sainte Vierge tient légèrement le globe du monde dans ses mains et elle l’éclaire d’une vive lumière. » Elle tient donc dans ses mains « d’une manière très aisée  » une boule d’or surmontée d’une petite croix d’or. La voyante entend alors une voix intérieure lui dire : «  Cette boule que vous voyez, représente le monde entier, particulièrement la France et chaque personne en particulier.  » Ses yeux, écrit la religieuse, étaient tantôt levés vers le Ciel, tantôt abaissés vers la terre : « Quand elle priait, sa figure était si belle, si belle, qu’on ne pourrait la dépeindre… Une sorte de tableau se forma autour d’elle, en ovale, avec ces mots écrits en lettres d’or, partant de la main droite, passant au-dessus de la tête, pour finir à hauteur de la main gauche  : «  O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous » Puis une voix se fit entendre  : «  Faites frapper une médaille sur ce modèle, toutes les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces.  »

Depuis, la médaille fut frappée à des millions d’exemplaires et les grâces qu’elle procura furent si nombreuses que le peuple de Dieu l’appela très rapidement la médaille miraculeuse. Et, si à l’Ile Bouchard la petite prière qui se trouve sur la médaille miraculeuse est affichée aux pieds de Marie, c’est pour nous rappeler qu’elle est le gage de la protection de Marie et qu’il convient de la porter.

Marie est Reine de France depuis que Louis XIII la lui a consacrée par un acte solennel le 10 février 1638 et, chaque fois que son royaume est en danger, elle se porte à son secours. Chacune de ses apparitions en France intervient à un moment où elle est au bord du précipice. Dans l’éternité, nous verrons tout ce dont nous sommes redevables à Marie, toutes les catastrophes auxquelles nous avons échappé sans même nous en douter et ne pourrons que pleurer notre ingratitude à son égard pendant le temps où nous étions sur terre…

Mais, s’il est une image de Marie qui l’identifie parfaitement comme Notre Dame de France, c’est bien celle de l’Ile Bouchard. Non seulement parce que Marie dit expressément qu’elle est venue sauver la France mais aussi et surtout parce que « la liturgie » de l’apparition rappelle ses précédentes interventions dans l’histoire du pays (Notre Dame des Victoires, rue du Bac, Lourdes…) à des moments critiques pour lui.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous. (3 fois)

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans tout l’univers. Amen.

(Marcel Van est né en 1928 près de Hanoï au Vietnam. Souhaitant devenir prêtre, il entre dans une congrégation française. En 1945, il est arrêté par les communistes et meurt en prison le 10 juillet 1959. Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition. Jésus lui dit alors : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent. »)

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l’Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix mais de votre unique désir et de votre unique volonté d’amour.

Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s’égarer.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saints et saintes du Ciel, priez pour nous. 

(Prière de la vénérable Marthe Robin qui a beaucoup prié pour notre pays. Elle demandait l’avènement d’une nouvelle Pentecôte.)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Une belle dame

Contemplons

Marie, telle qu’elle se présente aux fillettes le 8 décembre 1947.

Méditons

De prime abord les fillettes ne comprennent pas que la belle dame qui leur sourit dans l’église est la Mère de Dieu. En effet, dira Jacqueline, elle ne savait pas que la sainte Vierge pouvait apparaitre…

Le chanoine Ségelle ainsi que la sœur directrice de l’école des filles interrogeront séparément les quatre voyantes et chacune donnera la même description de la belle dame en insistant sur le fait qu’elle était vraiment très belle. Elle portait une longue robe blanche qui s’élargissait vers le bas, avec des manches vagues. Elle avait pour ceinture un ruban bleu qui bougeait sans cesse en raison d’un petit vent qui venait de la droite. Ce détail peut sembler curieux et mais il est de première importance car c’est la manière dont l’Eprit-Saint manifeste sa présence. Là où est l’épouse, là est l’époux ; là où est Marie, là vient l’Esprit-Saint.

La belle dame porte un long voile blanc brodé d’or, détail d’une délicatesse toute mariale car le motif de la broderie, une série de « S » entrelacés, est typique de la Touraine au cœur de laquelle se trouve l’Ile Bouchard. Elle porte au bras un magnifique chapelet blanc et or afin d’inviter à le prier. Enfin, Marie est pieds nus comme à Lourdes, signe de sa grande humilité, non seulement envers Dieu dont elle se dit l’humble servante, mais aussi envers nous qu’elle condescend à rejoindre dans notre misère de pécheurs.

A ses pieds, se trouve une guirlande de cinq roses. Ces roses sont hautement symboliques. Elles rappellent les cinq plaies de Notre Seigneur et donc sa Passion par laquelle il nous a tous rachetés et qui valut à Marie le privilège de l’Immaculée Conception. Comme le dit l’oraison de la fête, l’Immaculée Conception de Marie est déjà, par anticipation, un fruit (et quel beau fruit !) de la Passion de Jésus. Par ailleurs, Marie est invoquée dans les litanies comme la rose mystique, celle qui est toute pénétrée de l’amour de Dieu et des hommes. Enfin, elles sont une allusion au miracle que Marie fit à Guadalupe au Mexique, où pour prouver son apparition, elle a fait fleurir des rosiers en plein décembre. A Lourdes aussi, un rosier sauvage croissait au bas de la grotte de Massabielle.

Les fillettes disent que Marie est entourée de rayons d’or qui forment comme une grotte autour d’elle. A Lourdes aussi, Bernadette décrit Marie comme un être de lumière en faisant la nuance que Marie n’apparait pas dans la lumière mais que la lumière semble émaner d’elle.

Marie est si belle que la petite Jeannette ne cesse de répéter « qu’elle est belle ! qu’elle est belle ! » Mais les deux choses qui impressionneront le plus les fillettes, ce sont, d’une part les longs cheveux blonds qui tombent en anglaises jusqu’aux genoux (et qu’elle ne montrera que le premier jour des apparitions !) et le visage de Marie. A Lourdes, à La Salette, à la Rue du Bac, à Pellevoisin, Marie ne montre pas ses cheveux. Si elle arbore une aussi belle chevelure blonde à l’Ile Bouchard c’est parce qu’elle se présente comme la jeune-fille qu’elle était lors de l’Annonciation. Le visage de Marie, très beau, est illuminé par ses beaux yeux bleus, un bleu, disent les fillettes, comme il n’en existe pas sur terre. Son regard traduit tout l’amour, toute la tendresse, toute la bonté, toute la pureté de Marie. Enfin, c’est son sourire qui les fascine parce qu’il est si beau qu’il pénètre jusqu’au fond de l’âme. Et le sourire de Marie, qui ne se démentira jamais, accueillera les voyantes à chacune des apparitions.

Cette belle Dame, disent les fillettes, semble avoir 16 ou 17 ans mais son apparence est tellement majestueuse qu’elles s’adresseront toujours à elle en l’appelant « madame. »

Jacqueline, l’ainée des voyantes, fera la description de Marie des centaines et des centaines de fois aux pèlerins de l’Ile Bouchard et à chaque fois, elle leur fera une profonde impression car ils la verront les yeux fermés semblant contempler Marie comme au temps des apparitions.   

Prions

Une dizaine du chapelet (1 notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous. (3 fois)

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans tout l’univers. Amen.

(Marcel Van est né en 1928 près de Hanoï au Vietnam. Souhaitant devenir prêtre, il entre dans une congrégation française. En 1945, il est arrêté par les communistes et meurt en prison le 10 juillet 1959. Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition. Jésus lui dit alors : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent. »)

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l’Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix mais de votre unique désir et de votre unique volonté d’amour.

Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s’égarer.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saints et saintes du Ciel, priez pour nous. 

(Prière de la vénérable Marthe Robin qui a beaucoup prié pour notre pays. Elle demandait l’avènement d’une nouvelle Pentecôte.)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Notre Dame de Lourdes

Contemplons

L’église saint Gilles de l’Ile Bouchard dans son aménagement actuel. A l’endroit de l’apparition, on a installé les statues représentant Marie et l’ange Gabriel tels qu’ils sont apparus en 1947. Sur le vitrail, on peut voir la représentation de Notre Dame de Lourdes.

Méditons

Marie est venue à l’Ile Bouchard pour sauver la France en grand danger. Elle est apparue entre deux de ses représentations emblématiques, celle de Notre Dame des Victoires et celle de Notre Dame de Lourdes. En effet, à droite de l’endroit où Marie est apparue se trouve une statue de Notre Dame des Victoires, à sa gauche une représentation de Notre Dame de Lourdes.

Si sa représentation de Notre Dame des Victoires rappelle que Marie a déjà une fois sauvé la France en obtenant qu’Anne d’Autriche donne naissance à Louis XIV ainsi que les grâces innombrables dont elle a comblé ceux qui l‘ont priée au long des siècles (la basilique Notre Dame des Victoires compte plus de 36 000 ex-voto !), sa représentation de Notre Dame de Lourdes n’en est pas moins riche de symboles. En effet, depuis 1858, année des apparitions, s’il est une représentation emblématique de Marie en France, c’est bien celle de Notre Dame de Lourdes. Elle est devenue si rapidement populaire en France qu’elle a supplantée Notre Dame du Puy qui, jusqu’alors, était le symbole même de la France chrétienne et le lieu de pèlerinage national. En effet, chaque paroisse a tenu à avoir chez elle une statue de Notre Dame de Lourdes devant laquelle célébrer, notamment, le mois de Marie et le mois du rosaire.  

Parce que Notre Dame de Lourdes est si représentative de la France chrétienne, Marie, dans ses apparitions à l’Ile Bouchard se présente de manière à se faire reconnaitre de prime abord comme telle. Elle porte les mêmes vêtements et seuls quelques détails (même si de grandes importance) diffèrent. Les habitants de l’Ile Bouchard ne s’y trompèrent pas car la première statue à être installée par dévotion dans l’église à l’endroit des apparitions, fut une représentation de Notre Dame de Lourdes. Par ailleurs, Marie apparait le 8 décembre, jour de la fête de son Immaculée Conception, privilège qu’elle a confirmé à Lourdes, 4 ans après que le bienheureux pape Pie IX l’a élevé au titre de dogme de foi le 8 décembre 1854. Enfin, c’est le 25 mars 1858 que Marie révèle à Lourdes son titre de gloire « je suis l’Immaculée Conception » jour de la fête de l’Annonciation et à l’Ile Bouchard, c’est justement dans la scène de l’Annonciation qu’elle se présente avec l’archange Gabriel.

Par ces trois représentations, on peut déjà déduire la teneur du message de Marie avant même qu’elle n’ait parlé. Marie est venue sauver la France en faisant prier pour la conversion des français. En effet, Notre Dame de Victoires est le siège de l‘archiconfrérie pour la conversion des pécheurs, à Lourdes Marie insistera pour que l’on prie à cette intention, à l’Ile Bouchard, elle demandera aux enfants : « priez-vous pour la conversion des pécheurs ? »

Marie rappelle donc en substance que la paix, le salut de la France (et du monde) ne s’imposent pas mais doivent être accueillis par des cœurs ouverts à la grâce. Lorsque la paix du Christ règnera dans toutes les âmes, elle pourra régner par contagion dans le monde, d’où l’importance de la prière pour la conversion des pécheurs. Dans ce sens, on demanda à Bernadette en 1871, alors que la France est aux abois, si la Vierge lui avait fait des révélations sur ce qu’il convenait de faire. Elle répondit par la négative avec une telle sérénité qu’on lui demanda si elle ne craignait donc pas les allemands. Elle répondit simplement : « non, je ne crains que les mauvais catholiques. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous. (3 fois)

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans tout l’univers. Amen.

(Marcel Van est né en 1928 près de Hanoï au Vietnam. Souhaitant devenir prêtre, il entre dans une congrégation française. En 1945, il est arrêté par les communistes et meurt en prison le 10 juillet 1959. Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition. Jésus lui dit alors : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent. »)

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l’Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix mais de votre unique désir et de votre unique volonté d’amour.

Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s’égarer.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saints et saintes du Ciel, priez pour nous. 

(Prière de la vénérable Marthe Robin qui a beaucoup prié pour notre pays. Elle demandait l’avènement d’une nouvelle Pentecôte.)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Notre-Dame des Victoires

Contemplons

Evolution de l’autel de Marie dans l’église saint Gilles de l’Ile Bouchard. Sur la première image, la statue de Notre-Dame des Victoires surplombe l’autel de la Sainte Vierge et c’est à l’endroit entouré de pointillés que Marie est apparue le 8 décembre 1947. Sur la seconde image, on voit la première grotte qui a été installée pour commémorer les apparitions. Sur la troisième image, on observera que la statue de Notre-Dame des Victoires a été enlevée et remplacée par un bas-relief la représentant.

Méditons

Quand Marie apparait quelque part, le Ciel prend soin de tout régler dans les moindres détails comme s’il s’agissait d’une liturgie. Car, comme dans la liturgie, chaque détail est porteur d’une partie du message que le Ciel veut nous délivrer. Ainsi, si Marie apparait à l’Ile Bouchard à d’une statue la représentant comme Notre Dame des Victoires, c’est pour rappeler que ce n’est pas la première qu’elle est venue au secours de la France et qu’elle l’a sauvée.

Comme en 1947, la France est, en 1637, menacée de graves périls intérieurs et extérieurs. Entrée depuis peu dans la guerre de trente ans, elle a subi plusieurs défaites. Les paysans se révoltent. Le pays attend vainement un héritier depuis 22 ans. La mésentente entre Louis XIII et Anne d’Autriche s’est accentuée à la suite de trois fausses couches et de la découverte de correspondances de la reine avec l’Espagne. La santé du roi est précaire. S’il meurt sans héritier, la couronne passera à son frère, Gaston d’Orléans, prêt à anéantir l’œuvre accomplie par Louis XIII et Richelieu. Se profilent ainsi le risque d’une victoire des ennemis qui encerclent la France et le spectre du relèvement des factions armées qui ont divisé la nation à savoir les protestants et les grands.

C’est alors que la Vierge apparait le 3 novembre 1637 au frère Fiacre de sainte Marguerite, de l’ordre des augustins déchaussés dits aussi ‘Petits-Pères’, qui priait dans sa cellule adossée à Notre Dame des Victoires, église de son couvent. La Vierge portait un enfant dans ses bras et lui dit : « N’ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu. L’enfant que vous voyez n’est pas mon Fils mais le dauphin que Dieu veut donner à la France. »

Puis Elle demanda qu’on avertisse la reine de faire trois neuvaines de prières en son honneur et, pour qu’on ne doute pas de la réalité de ce message, Elle montra au frère Fiacre une image du chœur de l’église de Notre Dame de Grâces à Cotignac en Provence, avec le tableau de Notre Dame de Grâces placé au-dessus de l’autel. Ni le frère, ni ses supérieurs ne s’étaient jamais rendus à Cotignac. On interrogea des prêtres qui y étaient allés en pèlerinage. Ils confirmèrent l’exactitude des descriptions du frère Fiacre. C’était le signe probant qu’on attendait. Le frère Fiacre, en effet, avait déjà eu une révélation intérieure le 27 octobre précédent alors qu’il priait avec ses confrères dans le chœur de l’église Notre Dame des Victoires. La reine, pour obtenir la naissance de l’héritier tant désiré devait faire célébrer trois neuvaines de prières : à Cotignac, à Notre Dame de Paris et à Notre Dame des Victoires. Deux ans auparavant, le frère Fiacre avait reçu déjà la même inspiration, mais avec moins de force et d’urgence. Ses supérieurs ne voulaient pas croire à ces révélations intérieures d’un simple moine dans ce qui était considéré comme une affaire d’Etat, tant qu’un signe probant n’en attesterait pas l’authenticité. Ce signe ayant été donné, il devenait possible d’avertir la cour. Un procès-verbal fut rédigé et signé par toute la communauté des Augustins, puis transmis au cardinal de la Rochefoucauld, grand aumônier de France.

Quand la reine fut informée, elle crut à la réalisation de ces promesses. Le roi en entendit parler de son côté. Mais l’avis du cardinal était déterminant, et celui-ci faisait mener une enquête auprès du gouverneur de Provence et de l’évêque de Fréjus, dont dépendait le sanctuaire de Cotignac, si bien que les neuvaines ne débutèrent officiellement qu’en février 1638. Sans attendre, cependant, et sous le coup d’une forte inspiration intérieure, le frère Fiacre avait commencé les trois neuvaines le 8 novembre 1637 à Notre Dame des Victoires au nom de la reine. Celles-ci s’achevèrent le 5 décembre suivant. C’est précisément ce jour que la reine conçut et donna naissance neuf mois plus tard, le 5 septembre 1638, à Louis Dieudonné, futur Louis XIV. Cette coïncidence extraordinaire apparut miraculeuse. Ces évènements décidèrent Louis XIII à promulguer son fameux vœu de consécration du royaume à la Vierge.

En 1947, Marie a choisi d’apparaître à Saint-Gilles de L’Ile-Bouchard, dans une paroisse où elle était présente depuis plus de 110 ans sous le nom de Notre Dame des Victoires. Saint-Gilles fait en effet partie des paroisses qui ont créé une confrérie rattachée à l’Archiconfrérie de prière pour la conversion des pécheurs établie à Notre Dame des Victoires à Paris, association à vocation universelle créée par l’abbé Desgenettes en 1836 après qu’il eut entendu à deux reprises l’ordre intérieur : « Consacre ta paroisse au très saint et immaculé Cœur de Marie. »

La confrérie fut créée à Saint-Gilles le 24 janvier 1841 et rattachée à l’Archiconfrérie trois jours plus tard à la requête du curé Bizion de L’Ile-Bouchard. Une statue de Notre Dame des Victoires fut ensuite installée dans l’église et bénie le 22 janvier 1888 et, depuis cette date jusqu’aux apparitions de 1947, la Vierge a été plus spécialement invoquée à Saint-Gilles sous le titre de Notre Dame des Victoires.

Ce qui unit donc l’Ile Bouchard et Notre Dame des Victoires, c’est d’une part la prière pour la France lorsqu’elle est en péril et d’autre part la prière pour la conversion des pécheurs, demande insistante de Marie à L’Ile-Bouchard et objet essentiel de l’Archiconfrérie de Notre Dame des Victoires.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous. (3 fois)

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans tout l’univers. Amen.

(Marcel Van est né en 1928 près de Hanoï au Vietnam. Souhaitant devenir prêtre, il entre dans une congrégation française. En 1945, il est arrêté par les communistes et meurt en prison le 10 juillet 1959. Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition. Jésus lui dit alors : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent. »)

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l’Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix mais de votre unique désir et de votre unique volonté d’amour.

Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s’égarer.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saints et saintes du Ciel, priez pour nous. 

(Prière de la vénérable Marthe Robin qui a beaucoup prié pour notre pays. Elle demandait l’avènement d’une nouvelle Pentecôte.)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.