Les noces de Cana

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Les noces de Cana, Giotto

Méditons

En lisant ce passage d’Evangile, nous sommes de prime abord surpris de la réponse de Jésus à sa Mère, alors qu’elle s’adresse à lui en toute humilité. En effet, ses paroles peuvent nous sembler abruptes, voire condescendantes alors qu’il n’en est absolument rien.

Marie ne s’en émeut pas puisqu’elle répond à la question de Jésus, « Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi ? »  par la recommandation qu’elle adresse aux serviteurs : « faites tout ce qu’il vous dira. » Elle a toute confiance en Jésus. Elle présent que les paroles de Jésus ont une portée qui, à présent, la dépasse et qu’elles concernent bien d’avantage que sa relation à son Fils. En effet, plus qu’à elle, ces paroles nous sont destinées, à nous, afin que nous prenions conscience de la mission éminente de Marie dans le plan du salut.

L’heure de Jésus ne semble pas encore venue. Pourtant, Marie, l’humble servante du Seigneur, qui ne veut rien pour elle et s’accorde à la volonté de Dieu, quelle qu’elle soit, s’avance vers Jésus pour lui demander d’intervenir dans une situation inextricable. Autrement dit, elle lui demande de manifester sa puissance au monde. Jésus ne s’est pas laissé détourner du plan divin par sa Mère et Marie n’a pas voulu forcer Jésus à quoi que ce soit qui ne soit en concordance parfaite avec sa mission. Tous deux sont soumis à la volonté du Père qui conduit toutes leurs paroles, toutes leurs actions. C’est mû par le désir d’accomplir cette volonté supérieure du Père que Marie sort de sa réserve et que Jésus répond à sa Mère, non comme un Fils mais comme le Sauveur.

La volonté du Père est que nous reconnaissions la place de Marie auprès de Jésus. Le premier miracle du Christ n’est pas réalisé au hasard des événements mais en un moment choisi, prévu et après l’intervention de Marie. Il est dans la volonté du Père, comme du Fils (et par conséquent aussi de l’Esprit-Saint) que nous voyions en elle une toute-puissance d’intercession, une auxiliatrice toujours écoutée. Portées par Marie, nos prières sont exaucées par Dieu, au-delà même de toutes nos espérances. Marie, quant à elle, emploie sa toute-puissance sur le Cœur de Dieu pour susciter les signes qui nous aident à croire en Jésus. C’est à la suite de son intervention aux noces de Cana que Jésus est révélé au monde dans sa véritable identité de Fils de Dieu et que les disciples croient en lui.

En s’adressant à Marie, Jésus ne lui dit pas « mère » mais « femme. » Les paroles de Jésus ne se limitent pas à elle en tant que sa mère, mais s’adressent à l’ensemble des croyants et concernent la mission de Marie auprès de chacun d’entre eux. Le vendredi-saint, du haut de la Croix, Jésus s’adressera de nouveau à la « femme », cette fois pour lui confier l’humanité toute entière et chacun en particulier.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Baptême de Jésus

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Le Baptême du Christ, Joachim Patinir

Méditons

Le premier acte de la vie publique de Jésus consiste à se rendre chez Jean-Baptiste pour se faire baptiser.

Bien des peintres ont représenté Jésus enfant en compagnie de Jean-Baptiste. Mais sur le fond, on ne sait pas s’ils ont eu l’opportunité de se rencontrer depuis la Visitation de Marie à Elisabeth, sa parente. Les deux femmes étaient alors enceintes et les deux enfants se sont reconnus et désignés mutuellement. A cette occasion, Jésus a commencé sa mission de Sauveur, comblant de sa grâce Jean-Baptiste encore enfoui dans le sein de sa mère. Par son tressaillement, Jean-Baptiste a commencé sa mission de précurseur, désignant Jésus comme Celui qui doit venir.

Voilà quelque temps déjà que Jean-Baptiste prêche un baptême de pénitence et qu’il annonce la venue imminente du Messie : « moi je vous baptise dans l’eau en vue de la conversion ; mais Celui qui vient après moi est plus fort que moi : je ne suis pas digne de Lui ôter ses sandales ; Lui, il vous baptisera dans l’Esprit-Saint et le feu » (Matthieu 3,11). Jésus n’a aucun besoin de conversion, moins encore de faire pénitence (il est l’Agneau sans tache). Pourtant, comme tous les juifs repentants qui vont à Jean-Baptiste, il se fait baptiser. Il manifeste ainsi sa profonde solidarité avec tous les pécheurs pour le salut desquels Il est venu en ce monde. Jésus nous rejoint dans notre misère de pécheur pour nous en tirer et nous mener à la vie éternelle avec lui.

L’instant est des plus solennels car la voix du Père se fait entendre pour accréditer Jésus. Il est vraiment l’envoyé de Dieu et pas n’importe lequel puisqu’il est son Fils en personne. Il est la voix du Père et le message qu’il s’apprête à délivrer est d’origine divine. Le Père Lui-même nous invite à l’écouter et à reconnaître dans son message, l’expression de sa volonté.

Le but de Jésus est de nous mener au Père. Pour cela, il nous baptisera dans « le feu et l’Esprit-Saint. » C’est par notre baptême que Jésus nous ouvre les cieux et fait de nous des fils et des filles de Dieu, objets de toutes ses complaisances.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Début de la vie publique

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Les adieux de Jésus à Marie, Correggio

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Le temps de la vie publique de Jésus est arrivé. Il a environ trente ans, lorsqu’un jour, il annonce à Marie que désormais il ne sera plus d’abord le fils, mais le Sauveur. Marie a toujours su que cette heure viendrait et depuis toujours, elle s’y est préparée.

Après la mort de Joseph, Jésus a été le seul soutien de Marie. C’est lui qui a assuré, par son travail d’artisan charpentier, la subsistance de sa mère. A présent, il la quitte pour se consacrer entièrement à l’annonce du Royaume de Dieu. Bien des parents, des amis, des voisins ont dû dire à Marie que l’attitude de Jésus est pure folie, qu’elle procède d’une totale ingratitude. Certains ont même dû invoquer sentencieusement le quatrième commandement « tu honoreras ton père et ta mère » insistant sur le fait que Jésus le transgresse. Comme à chaque fois, Marie restera silencieuse face à toutes ces objections et se constituera le soutien indéfectible de Jésus. Même si elle se retrouve seule, peut-être même dans le dénuement, après le départ de Jésus, elle n’aura aucun geste, aucune parole, aucune pensée pour le retenir auprès d’elle. Dans son cœur, elle renouvelle encore une fois ce « oui » qu’elle a donné sans retour à l’Annonciation : elle n’a pas accueilli le Verbe de Dieu pour le garder pour elle seule mais pour Lui donner la possibilité de se donner au monde.

Au cours des années de l’enfouissement de Jésus à Nazareth, bien des discussions de la mère et du fils ont dû tourner autour de la Rédemption et de tout ce que la future vie publique de Jésus entrainerait (notamment sa Passion). Entre eux s’est créée une intimité spirituelle d’une profondeur telle, que Marie est devenue, pour Jésus, plus encore que sa mère : à présent, elle est son premier disciple. Jésus le dira à notre intention à tous, mais le faisant, il proclamera la louange de Marie : « ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la mettent en pratique » (Luc 8, 21). Personne, plus que Marie, n’a écouté la Parole de Dieu et l’a mise en pratique. Aux serviteurs de Cana, elle recommandera : « tout ce que Jésus dira, faites-le » (Jean 2, 5). On ne demande pas aux autres d’écouter quelqu’un qu’on n’écoute pas soi-même.

Tout laisse à penser que Marie reste à Nazareth pendant que Jésus parcourt le pays en annonçant la Bonne Nouvelle. Elle ne verra son Fils qu’en peu d’occasions et ne sera près de Lui qu’à certains moments clés. Même si elle ne suit pas physiquement Jésus, elle sera proche de lui par le cœur. Elle apprendra, par un moyen ou un autre, les contradictions auxquelles Jésus devra faire face, elle sera au courant de l’opposition des pharisiens et sentira s’approcher l’heure suprême du Calvaire. Comme elle a dû souffrir de toutes ces oppositions, comme elle dû prier pour que le Père ouvre les cœurs au message de Jésus.

Même si Marie sent le glaive de douleurs prophétisé par Siméon s’enfoncer dans son âme chaque jour un peu plus, à aucun instant, elle ne se mettra entre Jésus et sa mission. Au contraire, au fur et à mesure que s’avance l’heure des ténèbres, elle s’unit à son Fils et s’offre avec Lui « pour la gloire de Dieu et le salut du monde. »

Quel exemple que celui de Marie. Qui mieux qu’elle peut nous aider à demeurer fidèle à Jésus au milieu des épreuves inhérentes à la vie chrétienne ? Que la pratique du Rosaire, nous donne d’imiter Marie.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La vie cachée

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La vie de la sainte famille à Nazareth, Basilique de Lorette

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Jésus, Dieu fait homme, n’a pas voulu s’affranchir de l’évolution normale de tout individu et s’est soumis aux apprentissages de chaque âge. Ainsi, c’est avec Joseph, son père putatif, qu’il s’est laissé initier à la prière et au travail.

Il est curieux que Jésus, le Fils de Dieu, reçoive l’enseignement religieux de Joseph qui, en soi, ne dispose d’aucune compétence particulière pour cela. En effet, d’abord pourquoi Jésus, qui par nature, sait toute chose de Dieu, accepte-t-il de se faire enseigner les écritures ? Personne, mieux que lui, ne peut les connaître, en décrypter les symboles, en saisir le sens profond. La scène du recouvrement de Jésus au Temple, où les docteurs restent admiratifs de ses réponses, nous prouve bien qu’il dispose, de lui-même, de connaissances d’un niveau très supérieur. Pourtant Jésus reçoit avec la simplicité de tout enfant, les leçons de son père.

L’enseignement de Joseph n’a rien de doctoral mais il est supérieurement crédible car il traduit sa foi et correspond à son attitude : dans la vie de Joseph, tout est unifié. Il emploie peu de mots (juste le nécessaire) et prêche par l’exemple. De toute sa personne se dégage une sainteté qui parle d’elle-même et qui produit plus de fruits que les discours les plus savants. La sainteté de Joseph est faite d’humilité : il agit comme un serviteur et ne perd pas de vue qu’il n’est qu’un instrument, qu’à travers lui, c’est Dieu qui agit et réalise peu à peu son œuvre de salut . La seule chose qui lui soit nécessaire pour assurer cette curieuse tâche d’enseigner un Dieu, c’est la volonté de le servir en toute chose et en toute occasion. A la profonde humilité de Joseph répond celle, abyssale, de Jésus, qui se soumet à l’enseignement paternel du charpentier de Nazareth.

Dès que Jésus est en âge, Joseph lui apprend les rudiments du métier de charpentier, lui insuffle peu à peu l’amour du travail bien fait, le goût de l’effort et la persévérance dans les difficultés. Nous sommes à nouveau embarrassés par les mêmes questions. Pourquoi Dieu se complait-il dans une vie de pauvre artisan charpentier ? Dans ce domaine aussi, Joseph est plus crédible que personne. Non seulement, c’est un ouvrier habile et expérimenté qui connaît toutes les arcanes de son métier mais, en plus, c’est dans son activité professionnelle que s’exprime, se construit et s’épanouit toute sa sainteté. Dieu est au commencement et à la fin de chacune de ses actions : la maitrise technique, le soin apporté aux détails de chaque objet réalisé par Joseph, révèlent la perfection avec laquelle il sert Dieu et son prochain. Jésus a passé de nombreuses années dans l’échoppe de Joseph où il a vécu avec son père dans une profonde intimité spirituelle, filiale et professionnelle. Malgré la pauvreté de leur vie, les difficultés du métier, Jésus a été le plus heureux et le plus appliqué des apprentis.

Jésus a passé trente années dans l’enfouissement, à Nazareth où il n’était que le fils de Joseph, le charpentier. Dans le silence, la prière et le travail, il s’est préparé à ses trois années de vie publique. Par son exemple, il nous invite à nous sanctifier, comme lui, dans l’enfouissement du quotidien. Pour nous y aider, mettons-nous à l’école de Joseph, un maître de vie intérieure et imitons Jésus qui a voulu tout recevoir de lui. L’enseignement de Joseph est des plus crédibles car accrédité par le Fils de Dieu en personne. 

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le recouvrement de Jésus au Temple

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Jésus parmi les docteurs de la loi, Dirck van Baburen

Méditons

Essayons d’imaginer l’angoisse de Marie et Joseph pendant ces trois jours de recherche. Jésus, leur unique enfant, est perdu sans qu’il n’y ait de leur faute. Les chances de le retrouver sont infimes car ils ont déjà fait une journée de marche et qu’il y a, par les routes et à Jérusalem, une foule immense venue pour les fêtes pascales. La situation sera la même vingt ans plus tard quand Jésus entrera dans Jérusalem au moment de Pâques, sur un âne, au milieu d’une foule immense.

Marie ne s’est jamais plainte de rien mais son angoisse de la perte de Jésus a été telle, qu’aujourd’hui elle sort de sa réserve et en fait le reproche à Jésus. Ce sera la seule et unique fois. Vingt ans plus tard, elle perdra Jésus une seconde fois pendant trois jours dans des circonstances autrement plus tragiques. Cette fois-là, elle ne dira plus rien et se tiendra silencieuse au pied de la Croix de son Fils qui encore une fois est « aux affaires de son Père. »

Il est curieux de voir Jésus au milieu des docteurs de la Loi. Ça l’est d’avantage encore quand on observe ces-derniers écouter et interroger l’enfant, l’admirer pour la sagesse de ses réponses. Probablement que ce seront ces mêmes docteurs qui vingt ans plus tard interrogeront Jésus lors des différents procès, le traiteront de blasphémateur et le feront crucifier. Pourquoi ne comprennent-ils plus Jésus, pourquoi n’admirent-ils plus la sagesse de ses réponses ?

Marie retrouve Jésus au bout de trois jours de recherches. Dans vingt ans, elle le retrouvera après trois jours de désolation, le matin de pâques.

C’est au temple que Marie et Joseph retrouvent Jésus. Ils ont épuisé toutes les solutions envisageables, ont interrogé toutes les personnes susceptibles de disposer d’un indice qui permettrait de le retrouver. L’heure de Dieu a sonné. Il ne reste plus qu’une seule solution : s’en remettre à Celui pour qui rien n’est impossible. C’est dans cette perspective qu’ils se rendent au temple et, finalement, y retrouvent leur enfant. Par leur exemple, ils nous apprennent que Jésus se laisse trouver par ceux qui le cherchent sincèrement et qu’on le recouvre infailliblement dans le temple, autrement dit dans les sacrements.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La sainte famille

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La sainte famille, Domenico Fiasella

Méditons

Dans la sainte famille de Nazareth s’accomplit un curieux mystère. D’une part, chacun a une position inversement proportionnelle à sa dignité, d’autre part, personne ne semble insatisfait de cette distribution des rôles.

La sainte famille reflète l’image de la sainte Trinité. En son sein, Joseph, à qui la famille est soumise, représente le Père. Marie représente l’Esprit-Saint, de qui elle a conçu. Jésus est le Fils, au sein de la Trinité, comme de la sainte famille.

En son sein, Jésus, Dieu même, s’en remet entièrement aux bons soins de Joseph et se soumet volontairement à son autorité. Même si la sainteté de Joseph n’est plus à démontrer, il n’en reste pas moins la créature à laquelle se soumet le Créateur. Marie est la Mère de Dieu, la « comblée-de-grâce » : elle choisit délibérément d’imiter son Fils, Jésus, et de confier son devenir au petit charpentier de Nazareth. Dans la sainte famille, rien n’est normal : c’est le moins digne qui commande à ceux qui le sont davantage. Joseph exerce l’autorité, secondé par Marie et Jésus se soumet aux deux.

Le plus étonnant est que tout le monde s’accommode de la situation et y trouve son plein épanouissement. La sainte famille de Nazareth est pauvre mais heureuse car fondée sur l’amour de Dieu et du prochain. Joseph ne prendra jamais aucune décision qui ne vise directement le service de Dieu et de sa famille. Pour cela, il ne recule devant aucun sacrifice et se renonce en permanence. Jésus dira plus tard : « Si quelqu’un veut être le premier qu’il soit le dernier et le serviteur de tous» (Marc 9, 35). Joseph n’a jamais cherché à être le premier mais d’emblée, il s’est fait le serviteur de sa famille et a employé l’autorité qui lui était donnée pour assurer fidèlement le quotidien des siens. Aucun acte, aucune parole ne trahira ne serait-ce que la moindre tentation d’abus d’autorité : il commande à Jésus et Marie comme on assume un service et non comme un moyen de soumettre ou de tirer profit.

Jésus et Marie aiment Joseph. Probablement que cet amour grandit chaque jour au regard des nombreuses difficultés que le chef de famille affronte pour l’amour des siens. Plus encore que l’aimer, Jésus et Marie respectent celui que Dieu leur a donné pour gardien et l’honorent d’une obéissance empressée qui ne leur coute pas car ils discernent chaque jour d’avantage l’éminente sainteté qui émane de son attitude. Dans la famille de Joseph, tout le monde sait se renoncer pour le bien de tous, pour l’amour de chacun et ça les rend tous heureux.

Saint Jean-Eudes nous dit que sur terre, aucune famille n’a été plus heureuse que celle de Nazareth car fondée sur Dieu et l’amour mutuel. Méditons son exemple et demandons-lui de nous apprendre à rendre heureux ceux qui nous sont confiés.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’installation à Nazareth

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Saint Joseph charpentier, Gerrit Honthorst

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Jésus est le Messie annoncé par les prophètes. Tout ce qu’ils ont dit sur le Sauveur d’Israël trouve son accomplissement en Lui. Aussi, les évangélistes ne cessent-ils de se reporter aux prophéties de l’Ancien Testament pour démontrer que Jésus est l’envoyé de Dieu et qu’il est, sans doute aucun, le Messie tant attendu. 

L’Ancien Testament se déroule à nous comme une lente progression vers Jésus, le Sauveur, le Fils de la promesse. Cela commence avec la chute d’Adam et Eve, dans le jardin d’Eden : « Je mettrai une inimitié entre la femme et toi ; entre sa descendance et la tienne » (Genèse 3, 15). Jésus est la descendance de « la femme », le fils de Marie, l’enfant de la promesse. Adam et Eve avaient à peine désobéi, trompés par l’antique serpent, que Dieu était déjà décidé à ne pas les abandonner à leur sort et à les rétablir dans leur dignité d’enfants de Dieu. Le propre de Dieu est de sauver l’homme ; aussi le Rédempteur s’appelle-t-il Jésus, c’est-à-dire « Dieu sauve. »

Au cours de l‘avent et tous ces derniers jours, nous avons écouté les prophètes et ce qu’ils ont dit du Messie. Ainsi, avons-nous entendu Isaïe nous dire « qu’un rameau sortira de la tige de Jesse (le père de David) » (Isaïe 11, 1), « qu’une vierge enfantera un fils et qu’on l’appellera Emmanuel (Dieu avec nous) » (Isaïe 7, 14) ; Michée nous a annoncé que le Sauveur sortira de Juda, qu’il naitra à Bethlehem ; Jérémie nous a annoncé le massacre des saints innocents : « un cri s’élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte ; c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu’on la console car ils ne sont plus » (Matthieu 2, 18). Les prophéties de plusieurs siècles correspondent tellement à Jésus qu’elles prouvent indubitablement qu’il est le Messie et que son enseignement est d’origine divine.

Les psaumes de David regorgent d’allusions sans équivoques à la Passion de Jésus et bien des épisodes de l’Ancien Testament annoncent très clairement le Sauveur. Ainsi, Moïse est-il sauvé du massacre des enfants ordonné par Pharaon (allusion au massacre des saints innocents), les enfants des hébreux sont-ils épargnés par l’ange exterminateur lorsque les linteaux des portes sont recouverts du sang d’un agneau sans défaut (allusion au sang Rédempteur versé sur la Croix par Jésus, l’Agneau sans tache), les juifs sont-ils guéris des morsures lorsqu’ils regardent vers le serpent d’airain (allusion à la Croix du Christ), sont-ils nourris par la manne dans le désert (allusion à la multiplication des pains et à l’Eucharistie)…

A Jésus aboutit, et en Lui se réalise tout l’Ancien Testament. C’est le sens de la présence de Moïse et d’Elie autour de Jésus, le jour de la Transfiguration. Jésus le dira lui-même : « N’allez pas croire que je sois venu pour abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir mais accomplir » (Matthieu 5, 17).

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le retour d’Egypte

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Le retour d’Egypte de la sainte Famille, Reynaud Levieux

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Jésus, enfant, a entièrement remis sa vie entre les mains de Joseph, l’investissant de sa confiance absolue. L’ange aurait pu s’adresser à Jésus, le Fils de Dieu, pour lui transmettre en direct les consignes de son Père ; il aurait aussi pu dialoguer avec Marie, la « comblée-de-grâce », comme le jour de l’Annonciation. Jésus et Marie sont plus élevés en grâce que Joseph et pourtant c’est à ce-dernier que Dieu confie les destinées de la sainte famille. Quel mystère : Dieu fait confiance et s’en remet à Joseph, un simple artisan que rien, si ce n’est la vertu, ne distingue des autres hommes.

Les réponses de Joseph aux attentes de Dieu ne se traduisent pas en paroles mais en actes. En effet, le message de l’ange est aussitôt suivi d’effet : Joseph se lève et exécute, sans discuter, les ordres du ciel. C’est par la promptitude de Joseph que Jésus est sauvé de chaque nouveau péril. Dieu pourrait tout régler de lui-même et, dans un acte de puissance divine, écarter définitivement tout danger. Il pourrait s’aplanir tous les chemins lui-même et organiser un retour triomphal en Israël. Mais dans son amour et sa miséricorde, il choisit de s’abandonner totalement à Joseph pour lui  donner la possibilité de Lui témoigner son amour par l’offrande de toute sa vie. Et, Joseph se montre à la hauteur de la confiance de Dieu. En intendant sage et fidèle, il consacre toute son énergie, tout son amour, sa personne tout entière au service de la sainte famille. C’est par le don de lui-même que Joseph conservera la vie à Jésus et Marie.

C’est Dieu qui sauve mais dans sa grande miséricorde, il condescend à nous laisser participer, dans un acte de libre adhésion, au plan du salut. Il fait même de notre consentement un élément essentiel de notre salut. Quel mystère insondable que l’amour de Dieu pour nous. L’exemple de Joseph nous renvoie à nous, pour nous rappeler que nous aussi, nous sommes investis de la confiance de Dieu et qu’à nous aussi, Il donne de participer, là où nous sommes, au plan du salut. Il nous aime jusqu’à nous confier les destinées du monde. Soyons comme Joseph, des serviteurs fidèles et avisés qui prient comme si tout dépendait de Dieu seul et qui agissent comme si tout dépendait de nous. (St Ignace de Loyola). 

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La vie en Egypte

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Le repos de la sainte Famille en Egypte, Gentileschi

Méditons

On dit communément que les voies de Dieu sont impénétrables. Cette formule colle parfaitement à la situation de Joseph. En effet, il n’a pu aller au bout d’aucun de ses projets et, dès que Jésus est entré dans sa vie, il en a perdu le contrôle. Imaginons-le, en Egypte, s’essuyant la sueur du front, se reposer quelques instants au milieu de son labeur et refaire le film de sa vie.

Il y a quelques années, une jeune-fille, d’une réputation excellente lui est donnée en mariage. En homme responsable et avisé, il s’emploie à tout disposer pour accueillir convenablement sa future épouse. Dans sa tête, il forme des projets pour assurer la subsistance de sa future famille. Au fur et à mesure de l’avancée du temps, il apprend à mieux connaître Marie, s’en éprend et se rend compte de son éminente sainteté. Alors que tout semble baigner dans une harmonie parfaite, voilà que Marie conçoit un Fils de l’Esprit-Saint. Même si la prudence de Joseph  le conduit à envisager chaque chose sous tous ses angles pour anticiper les problèmes, jamais il n’aurait pu imaginer être confronté à une telle situation. Il n’aura pas la vie de famille escomptée et traversera une profonde crise intérieure à laquelle Dieu lui-même devra mettre fin. Il avait pensé rester à Nazareth et y exercer son métier de charpentier. Il y était un habitant connu et respecté, un artisan habile et estimé. Voilà qu’il faut partir pour Bethlehem et laisser derrière lui tout ce qui a fait sa vie jusque-là. Le Fils de Dieu va y naître et il n’a aucun endroit décent à lui offrir. Le voilà à  supplier un à un les habitants de Bethlehem pour lui trouver une place. Finalement, il s’installe dans une étable et, pour tout berceau, arrange une mangeoire pour ménager un peu de confort à Jésus. Et ce n’est pas encore la fin. Il ne pourra pas non plus rester à Bethlehem, sa ville d’origine, car Hérode fait chercher Jésus pour le tuer. En pleine nuit, il lui faut fuir, laissant, encore une fois, derrière lui, le peu qu’il possède. A présent, il est en Egypte, une terre, lointaine, inconnue, hostile où il est un ouvrier pauvre, probablement exploité, qui ne maitrise pas la langue et vit au milieu d’un peuple adorateur de faux-dieux. Vraiment, Joseph n’a tiré aucun avantage à être le Père légal de Jésus.

Souvent, nous méditons le « oui » de Marie (et avons raison de le faire) car ce simple mot, sur les lèvres et dans le cœur de la « servante du Seigneur » acquiert une telle dimension qu’il en devient insondable. Mais, uni à celui de Marie, il y a le « Fiat » silencieux mais tout aussi radical de Joseph. Il n’a rien refusé à Dieu et s’est dépouillé de tout pour son amour : maison, travail, famille, argent, patrie, réputation… Il n’a pas donné que de son superflu : il a donné jusqu’à son absolu nécessaire, jusqu’à sa personne toute entière. Et qu’a-t-il récolté en retour ? A vue humaine, sa vie est une lente dégringolade vers la précarité.

Essayons d’imaginer comment Joseph réagit à ces instants de « vague à l’âme. » Nous le voyons d’abord le regard vide, puis froncer les sourcils pour, enfin, esquisser un sourire qui doucement s’élargit et illumine tout son visage. A présent, il se lève pour se remettre, ragaillardi, au travail. A quoi a-t-il pu penser ? Il s’est déjà vu rentrer à la maison où l’attend Marie, sur le seuil de la porte. Il imagine Jésus s’élancer vers lui, comme chaque fois qu’il rentre, et se jeter dans ses bras pour s’y blottir. Son fils, son Dieu se donne et s’en remet à lui, pauvre charpentier de Nazareth exilé en Egypte. Quel mystère. Qui est-il, lui,  pour que le Fils de Dieu, en personne, condescende à remettre sa vie entre ses mains ? Ce mystère le dépasse complètement mais le remplit également d’une joie aussi sainte que profonde.

Suivre Jésus, n’est décidément pas facile mais il y a de belles compensations.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le massacre des innocents

Contemplons

Le massacre des innocents, Guido Reni

Méditons

Nous voici confrontés au mystère du mal. Marie et Joseph savaient-ils en fuyant en Egypte que, par dépit, Hérode fera tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethlehem et sur tout son territoire ? L’Evangile ne le précise pas. Mais un acte d’une telle cruauté a dû alimenter les conversations dans tout le pays et la nouvelle a dû se répandre rapidement au sein des caravanes et parmi les voyageurs jusqu’en Egypte. Marie et Joseph ont dû l’apprendre à un moment ou à un autre ; quelle a été leur réaction ? Pour deux êtres d’une telle sensibilité, elle a fait l’effet d’un nouveau glaive de douleur. La persécution de Jésus et la fuite qu’elle a entrainée, fut déjà une rude épreuve mais d’apprendre que la jalousie d’Hérode est allée jusqu’à massacrer d’innocents enfants, fut un vrai coup de grâce. Comment pourrait-il en être autrement ?

Essayons d’examiner les motivations d’Hérode. C’est après avoir interrogé les mages et les prêtres qu’il décide de faire massacrer ceux que la Tradition a appelé les « Saints Innocents. » En effet, les mages ont vu dans le ciel, l’étoile qui indique la naissance du roi des juifs et en parlent à Hérode avec toute la conviction de leur foi et l’appui de leur science. Les prêtres du temple ont trouvé dans les Ecritures, des prophéties qui concordent avec les dires des mages. En faisant enquêter à Bethlehem, Hérode a appris ce que les bergers ont raconté de l’enfant qu’ils ont vu dans la crèche, de l’ange annonciateur ; il a entendu parler de ce qui s’est passé au Temple avec Siméon et Anne.

La raison d’Hérode l’amène progressivement à croire que Jésus est le messie, l’envoyé de Dieu, le vrai roi des juifs. S’il n’en était pas convaincu, il ne se sentirait pas menacé au point d’ordonner le massacre de tous ces enfants. Sans l’intervention de la providence, il serait allé jusqu’au régicide, et même jusqu’au déicide. Sa raison, cependant, n’atteint pas son cœur qui, comme celui de pharaon au temps de Moïse, ne fait que s’endurcir. Il refuse que Dieu règne sur lui, ne serait-ce que par l’amour. Son orgueil et sa jalousie l’amènent à envisager Jésus comme un concurrent et anéantissent en lui tout scrupule.

La jalousie est la caractéristique même du démon et ce défaut, s’il n’est combattu, nous rend semblable à lui. En effet, c’est par jalousie des hommes, promis à la vie éternelle avec Dieu, que le démon sème la zizanie et initie, parmi eux, des actes d’une telle cruauté. De lui-même, aucun humain, fait à l’image de Dieu (donc fait pour l’amour !) n’est capable de telles exactions. La jalousie est un poison qui produit le malheur de deux personnes : du jaloux et du jalousé. Le jaloux ne trouve jamais la paix. Au contraire, au fur et à mesure des tourments qu’il inflige, il s’enfonce davantage dans sa souffrance. C’est tout le portrait d’Hérode dont l’histoire nous dit qu’il est mort de désespoir dans une quasi-folie et rongé de l’intérieur par les vers. Hérode aurait pu guérir de sa jalousie et de son orgueil. Pour cela, il aurait dû imiter les mages, se tourner vers Dieu, dans une véritable conversion du cœur et se prosterner devant le Verbe incarné. Mais pour cela, il aurait fallu qu’il sache se renoncer et cela, dans sa position, il ne l’a jamais appris.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.