8ème station : Une certaine idée du Messie

Le nouvel Adam et la nouvelle Eve, mosaïque d’Aletti

Méditons

Comme les Apôtres, les disciples et tout le peuple d’Israël, les pèlerins d’Emmaüs se sont trompés sur la nature de la royauté de Jésus et c’est la raison pour laquelle ils doutent à présent de la véracité du récit des femmes, qui affirment avoir vu le Christ ressuscité. De partout, on attendait un Messie qui soit un roi selon la nature humaine. Or, dans la pensée de Dieu, la reconstruction d’Israël n’est pas limitée (comme elle l’est en nous.) dans le temps, dans l’espace et dans les moyens.

Contrairement à la royauté humaine, celle de Jésus est éternelle ; elle est destinée à traverser le temps et même, à échapper au temps. Bien des puissants ont existé et ont décidé, d’un regard, d’un geste, du destin de peuples entiers. De tous ces puissants, que reste-t-il ? Rien, si ce n’est un souvenir, et encore… La royauté de Jésus est éternelle ; elle est appelée à grandir à mesure que grandit le royaume de Dieu c’est-à-dire le nombre des sauvés.

Israël pensait que le Messie serait l’un des leurs et que par conséquent il lui appartiendrait ; par Lui, les Romains seraient renvoyés chez eux après avoir été défaits et humiliés, Israël serait une très grande nation amenée à dominer le monde (à la manière des Romains dont ils combattent la domination…) et à imposer partout le culte du « Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. » Or, dans la pensée de Dieu, Israël ne se limite pas à des frontières géographiques mais rassemble tous les hommes, descendants d’Abraham par la foi, qu’Il a créés, rachetés et sanctifiés. Si Jésus avait été conforme à l’image que les Juifs se faisaient du Messie, comment aurait-il pu rassembler tous les peuples, en faire un unique royaume sans répandre des fleuves de sang et sans les assujettir tous par de cruelles oppressions d’armes ; et comment aurait-il pu être en même temps le roi pacifique dont parlent les prophètes ?

Pour établir son royaume, Jésus, roi pacifique, ne choisit pas un moyen humain, l’oppression, mais un moyen surhumain : l’amour. Le premier est toujours limité car les peuples finissent toujours par se révolter contre l’oppresseur. Le second est illimité parce que l’amour est aimé ou, s’il ne l’est pas, il est tourné en dérision ; mais comme c’est une chose spirituelle, il ne peut jamais être attaqué directement. Et Dieu qui est infini, veut des moyens  qui soient comme Lui. Il veut ce qui n’est pas limité car Il est éternel. La royauté la plus élevée est celle de Dieu et le Messie ne peut donc avoir qu’une royauté qui réponde en tous points à celle de Dieu dont Il est l’envoyé.

La seule qui ait vraiment compris qui est Jésus, c’est Marie, l’humble servante qui « retenait toutes paroles les méditant dans son cœur » : Jésus est un roi serviteur qui règne par l’amour. C’est pour cela que contrairement aux Apôtres et aux disciples, elle n’a pas perdu la foi lors de la Passion de Jésus et qu’elle se tient debout sous la croix du Sauveur.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

7ème station : les disciples d’Emmaüs

Les disciples d’Emmaüs, mosaïque d’Aletti

Méditons

Sans la Résurrection notre foi est vaine nous dit saint Paul. En effet, la fête de pâques est le centre de toute l’année liturgique et, comme l’écrit saint Augustin, « la veillée pascale est la mère de toutes les veillées, de toutes les liturgies. » Les disciples d’Emmaüs vont vivre une vigile pascale célébrée par Jésus Lui-même.

Ces deux disciples, après la mort de Jésus sur la croix, décident de s’éloigner de Jérusalem et de retourner à leur vie d’avant. Ils étaient sans doute de bons disciples qui avaient suivi Jésus, qui avaient peut-être même prêché en son nom. Mais après sa mort violente, ils pensent que tout est fini, que l’aventure avec lui est terminée. Aussi, préfèrent-ils s’éloigner du groupe des autres disciples et des Apôtres estimant que rester à Jérusalem, c’est s’exposer inutilement à des histoires avec le Sanhedrin ou avec les Romains. Jésus va se révéler à eux avec une pédagogie exquise, et ouvrir leur intelligence aux mystères des Ecritures ; puis il répète le geste de la fraction du pain qui leur ouvre les yeux de la foi. Comme les femmes, qui rencontrent Jésus au tombeau, ils sont alors remplis de joie et retournent immédiatement vers les autres pour partager la bonne nouvelle de la résurrection.

Nous pouvons tous nous reconnaître dans les disciples d’Emmaüs. En effet, la vie est ainsi faite qu’elle nous amène à traverser des épreuves parfois crucifiantes, où tout ce qui est important pour nous semble ne plus avoir de sens. Mais Jésus ne nous abandonne jamais et nous rejoint là où nous sommes c’est-à-dire jusque dans notre misère. Il est là, même si nous ne le voyons pas et plus agissant que ne le serait le meilleur des amis. Par l’exemple des disciples d’Emmaüs, Jésus nous invite à le rejoindre là où il est toujours présent, de manière spéciale, à savoir dans la Parole de Dieu et dans l’Eucharistie.

Par sa mort sur la croix et sa résurrection, Jésus donne un sens à toutes nos épreuves, à toutes nos souffrances : Il est le seul à pouvoir le faire. Que Marie, Notre-Dame de fidélité, nous donne de ne jamais nous détourner de Lui.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

6ème station : La chronologie des apparitions de Jésus

Le Christ ressuscité, Fra Angelico

Méditons

Jésus ressuscité s’est manifesté à maintes reprises, en diverses circonstances et à de nombreuses personnes. Ces apparitions de Jésus semblent respecter une parfaite cohérence à partir de laquelle on peut déduire quelles sont celles qui ne sont pas rapportées dans les évangiles. En Marie-Madeleine (la première à voir Jésus.) Jésus se manifeste à ceux qui lui ont fidèles dans la Passion, dans les disciples d’Emmaüs à ceux qui l’ont suivi mais n’ont pas la foi, dans les Apôtres à ses élus qui l’ont abandonné mais s’en repentent.

Sous la croix de Jésus se tenaient Marie, Mère de Jésus, la sœur de sa mère ainsi que Marie-Madeleine, Jean et très probablement encore d’autres disciples ; au péril de leur vie, ils sont restés fidèles au Maître. En effet, au matin de pâques, les femmes se rendent au tombeau de Jésus avec Marie-Madeleine en tête, pour terminer ce qui avait été commencé en hâte lors de la mise au sépulcre du Vendredi-saint ; on peut donc penser qu’il s’agit des mêmes personnes, sans les hommes néanmoins. En se manifestant à Marie-Madeleine et aux femmes qui l’accompagnent, Jésus récompense l’amour fidèle de tous ceux (plutôt de celles) qui, bravant tous les dangers, l’ont suivi jusque sur le Calvaire. Parmi elles, Marie, sa Mère, se détache car elle surpasse les mérites de tous les protagonistes que ce soit par son amour, par sa fidélité et surtout par sa foi, que contrairement à tous les autres, elle n’a jamais perdue. Elle ne se trouve pas dans le groupe des femmes qui se rendent au sépulcre (alors que plus que personne, elle y aurait sa place) et pour cause, elle ne veut pas ensevelir son Fils car à cette heure, elle l’a déjà vu vivant et glorieux.

Après, Marie, celles qui ont le plus aimé Jésus et le lui ont prouvé lors de sa Passion, sont Marie-Madeleine la pécheresse, et les autres femmes. Elles sont les premières à voir Jésus, qui les comble avec le don de la foi car on ne reconnait Jésus qu’avec la foi, les yeux de l’âme. Si, ne sont nommées en ce matin de pâques que Marie-Madeleine et l’autre Marie cela ne signifie pas qu’elles n’aient pas été plus nombreuses ; il y a même lieu de penser que celles qui étaient là le Vendredi-saint, sont toutes revenues ce dimanche matin et voient aussi Jésus ressuscité.

Jean a été fidèle à Jésus jusqu’au bout et a soutenu Marie dans l’épreuve. Il ne fait pas partie du groupe de ceux qui voient Jésus en premier mais il n’est pas en reste, bien au contraire ; il est comblé du don de la foi sans avoir vu le Maître des yeux de son corps mortel. C’est un grand signe d’élection car en cela, il rejoint Marie qui elle a toujours cru, mêmes quand les apparences étaient contraires. Marie et Jean partagent une caractéristique commune : ils sont purs.

Les disciples d’Emmaüs représentent le groupe des hommes de bonne volonté à qui il manque la foi. Ces disciples ont suivi le Maître, ont entendu ses paroles, ont vu en lui le Messie mais n’ont pas encore reçu l’Esprit-Saint et notamment le don de science qui permet de voir au-delà des apparences. Jésus va changer tout cela lors de leur rencontre sur le chemin d’Emmaüs.

Les derniers à voir Jésus ressuscité sont les Apôtres. Jésus, les a choisis, ils ont vécu avec lui pendant trois années ; ils ont vu ses miracles, entendus ses paroles, ses annonces sur la Passion ; Pierre et Jacques ont même assisté à la Transfiguration… Pourtant, hormis Jean, tous ont trahi ou abandonné Jésus lors de la Passion. Ils ont été comblés de bienfaits et de grâces par Jésus et cela n’a pas suffi pour les engager à la fidélité. Sous la croix où devraient se trouver les mêmes personnes que celles qu’on trouvera au cénacle le jour de la Pentecôte (Marie et les douze Apôtres.), on ne voit que Marie, Jean et quelques femmes dont une pécheresse notoire. Les premières paroles de Jésus ressuscité aux Apôtres furent pour leur pardonner : « la paix soit avec vous » (Jean 20, 21), leur dira-t-il. Sa miséricorde est infinie mais elle ne saurait contredire sa justice. Aussi, eux, les élus, doivent-ils apprendre en dernier, d’abord par une femme, pécheresse de surcroit, puis par les disciples d’Emmaüs, que Jésus est ressuscité.

De ces quelques considérations, on peut déduire d’une part que les manifestations du Christ ressuscité suivent une véritable cohérence et d’autre part que la miséricorde de Jésus est pour tous les hommes mais qu’elle ne s’exerce pas au détriment de sa justice. En effet, dans sa miséricorde, Jésus nous comble de ses dons en abondance (et même en surabondance.) mais dans sa justice, Il ne nous récompense que sur l’usage que nous en aurons fait.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

5ème station : Marie Madeleine rencontre Jésus ressuscité

Noli me tangere (Ne me touche pas), Fra Angelico

Méditons

On trouve bien des similitudes entre le cantique des cantiques et la scène de la rencontre de Jésus avec Marie-Madeleine. En effet, dans le cantique des cantiques, la bien-aimée cherche dans la nuit « celui que son cœur aime » et elle ne le trouve pas ; Marie-Madeleine se rend au tombeau de Jésus de bon matin, alors qu’il fait encore sombre et constate la disparition de son corps. Plus loin, dans le cantique des cantiques la bien-aimée rencontre des gardes car elle est errante dans la ville à la recherche de l’être aimé et elle leur dit : « N’avez-vous pas vu celui que mon cœur aime ? » Marie-Madeleine rencontre les anges qui gardent le tombeau vide et elle leur dit : « Ne savez-vous pas où on a mis mon Seigneur ? » Dans le Cantique des cantiques, aussitôt après avoir dépassé les gardes, la « bien-aimée » rencontre « celui que son cœur aime » et elle l’étreint parce qu’elle est transportée de joie de retrouver celui qu’elle croyait avoir perdu ; dans l’évangile, aussitôt après avoir reçu des anges une réponse, Ma­rie-Madeleine se retourne et voit « Celui que son cœur aime. » Aussitôt, elle se jette à ses pieds pour les étreindre et dit : « rabbouni » : dans ce cri, il y a tout son cœur.

Marie-Madeleine, la « ressuscitée » à la grâce est la première à contempler la grâce ressuscitée. Si, d’abord, elle ne reconnaît pas Jésus, alors qu’Il est toute sa vie, c’est que Jésus n’est plus le même qu’avant sa Passion ; pour le reconnaitre, les yeux de son corps mortel ne suffisent plus. Jésus est à présent transfiguré par sa Résurrection ; pour le reconnaître, il faut que les yeux de son cœur s’ouvrent par le don de la foi. C’est ce qui se produit lorsque Jésus l’appelle par son nom à la manière du bon pasteur qui connait chacune de ses brebis : « Marie. » A cet instant, tout devient limpide : c’est vraiment Jésus. Il n’est plus de ce monde mais bel et bien vivant.

Jésus demande à Marie-Madeleine de cesser de le toucher. En effet, plus rien ne peut être comme avant la Résurrection ; même l’amour de Marie-Madeleine pour Jésus doit évoluer, se purifier des sensibleries humaines et se configurer aux dimensions de l’éternité. La résurrection de Jésus n’a pas pour conséquence qu’on reprend toutes choses là où on les a laissées avant la Passion mais au contraire qu’on débute une vie toute nouvelle. Ce n’est pas à Marie-Madeleine de retenir Jésus dans ce monde mais à Jésus de la prendre avec Lui auprès du Père vers Lequel Il s’apprête à retourner et où Il va lui préparer une place. Désormais, Marie-Madeleine est appelée à vivre avec son Jésus une relation d’amour bien plus profonde que celle qu’elle a connue jusqu’à présent car elle vivra dorénavant dans le sein du Père qui est l’amour même. Telle est la sainteté à laquelle Marie-Madeleine est désormais appelée : vivre en ce monde en ayant déjà le cœur au plus profond du Cœur de Dieu.

« Va dire à mes frères… » Conclut Jésus, nous invitant à la même sainteté que Marie-Madeleine : être du monde sans être de ce monde, mettre toute notre espérance en Jésus vivant auprès du Père où il nous attend.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

4ème station : le tombeau vide

Pierre et Jean dans le tombeau vide

Méditons

En entrant dans le tombeau, Jean « vit et crut » (Jean 20, 8). Il n’a vu que peu de choses et pourtant cela a suffi pour qu’il croit que Jésus est bien vivant, qu’Il est ressuscité. Marie-Madeleine et Pierre ont aussi vu le tombeau vide, pourtant ils n’ont pas eu la même réaction de foi. Tentons de dégager les raisons pour lesquelles Jean croit plus vite et plus pleinement que les autres témoins du Ressuscité.

Jean est l’Apôtre dont la fidélité est récompensée, en ce matin de pâques, par le don de la foi. En effet, avec Marie, Marie-Madeleine et quelques femmes, Jean a suivi Jésus tout au long de sa Passion, jusque sous la Croix où le Sauveur lui a confié sa Mère, marque de confiance et d’élection entre toutes ; les autres Apôtres ont trahi, dormi, renié ou fui. Aussi, Marie est-elle la première à recevoir la visite du Ressuscité, Marie-Madeleine la première à voir Jésus et Jean le premier à croire en la Résurrection. Il illustre ainsi la béatitude pascale par excellence : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (Jean 20, 29).

Jean aime Jésus par-dessus tout. Dans un geste d’affection sincère, lors de la dernière Cène, il a posé sa tête sur la poitrine du Maître ; il pouvait ainsi entendre les battements du Cœur de Jésus et communier avec les pensées voire les émotions du Sauveur à quelques heures de son arrestation. Par ailleurs, il a suivi Jésus dès les débuts de sa vie publique partout où il est allé, que ce soit sur les bords du Jourdain (pour le baptême de Jésus), sur le Thabor (pour la Transfiguration), au mont des oliviers (pour la sueur de sang au Gethsémani), dans la cour du prétoire (où il entendu la foule réclamer la libération de Barabbas) ou sur le Calvaire. Son cœur est pétri des paroles de Jésus que, comme Marie, il a retenu et médité dans son cœur. Il n’a pas oublié l’annonce de la Passion et de la Résurrection qui s’en suivrait : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les Anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué et que le troisième jour, il ressuscite » (Luc 9, 22). Jean partage avec Jésus une connivence d’amitié qui n’a pas d’équivalent parmi les Apôtres. Cette relation privilégiée lui communique les plus sûres intuitions sur tout ce qui concerne Jésus.

Jean est le modèle de tous les disciples : il est prompt à mettre en pratique les enseignements du Maître, il comprend vite et surtout croit au-delà des apparences. S’il court plus vite que Pierre, ce n’est pas seulement parce qu’il est plus jeune mais surtout parce qu’il est plus empressé à rejoindre le maître dans tout ce qu’il fait ; s’il entre dans le tombeau en second, c’est parce qu’il reconnait la primauté de Pierre instituée par Jésus  et qu’en conséquence, il cède la priorité au premier des Apôtres. S’il croit en voyant le tombeau vide, c’est qu’il est convaincu de l’origine divine de Jésus et que cela lui suffit pour croire qu’Il est vraiment ressuscité. En ce matin de pâques, son cœur est grand ouvert, comme l’est la tombe de Jésus.

Enfin, si Jean est le premier à croire en la Résurrection de Jésus sans l’avoir rencontré, c’est parce qu’il est pur. En effet, il a été admis dans l’intimité immédiate de Jésus, le roi des anges, qui l’a fait reposer sur son Cœur, et de Marie, la Vierge des vierges, qui a vécu avec lui depuis la mort de Jésus jusqu’à la fin de sa vie.

Aussi, demandons à Marie, la toute-pure, et à saint Jean, l’Apôtre que Jésus aimait, de nous fortifier dans notre foi.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

3ème station : Marie-Madeleine au tombeau de Jésus

Marie-Madeleine au tombeau, Fra-Angelico

Méditons

A l’aube du premier jour de la semaine, une fois le sabbat terminé, Marie-Madeleine se rend au tombeau de Jésus pour lui rendre les hommages funèbres. Son Jésus n’est plus mais son amour pour lui ne s’est pas éteint ; il la porte à remplir auprès du Sauveur, des fonctions qui, en principe, reviennent à sa mère (car la seule famille de Jésus, au sens humain). En lavant les pieds de Jésus avec le précieux parfum et en les essuyant avec ses cheveux au cours du repas chez Simon le pharisien, Marie-Madeleine commençait l’ouvrage qu’elle s’apprête à achever en ce jour.

Si Marie ne fait pas partie du groupe de femmes qui se rendent avec Marie-Madeleine au tombeau, c’est d’une part parce qu’elle sait déjà que Jésus est ressuscité mais aussi parce que Marie-Madeleine tient une place particulière dans la « famille de Jésus. » En effet, sur la Croix, le Rédempteur, en saint Jean, a confié à Marie tous les hommes en quête du salut. Or qui, plus que Marie-Madeleine, a désiré le salut, elle qui, bravant la fureur de la foule, a suivi Jésus jusqu’au calvaire, se tenant sous la Croix aux côtés de Marie et de Jean. Le Vendredi-saint, Jean est devenu fils de Marie ; Marie-Madeleine, par sa présence aimante est devenue fille de Marie ; aussi peut-on comprendre qu’auprès de Jésus, elle remplisse un office qu’il revient à la mère d’accomplir.

Contrairement aux Apôtres, qui pourtant avaient juré de ne jamais abandonné le maître, Marie-Madeleine a suivi Jésus jusque sur le Calvaire et, aux côtés de Marie, elle a assisté à l’agonie et à la mort de Jésus. On voit ainsi se tenir côte à côte Marie, la toute-pure, celle que le péché n’a jamais effleuré, Jean, l’Apôtre que « Jésus aimait » et Marie-Madeleine, celle dont la vie n’a été jusqu’à lors que péché. Chacun des trois personnages représente un chemin qui mène assurément à Jésus. Marie représente l’humilité (elle est « l’humble servante du Seigneur »), Jean représente la pureté (il a reposé sur le Cœur très pur de Jésus) et Marie-Madeleine représente l’amour : Jésus a dit d’elle : « parce qu’elle a beaucoup aimé, il lui sera beaucoup pardonné » (Luc 7, 47).

En Marie-Madeleine, nous contemplons les effets concrets de la Résurrection de Jésus. En effet, après une vie dissolue, mais qui ne la rend pas heureuse, elle rencontre Jésus, le seul qui ait pu l’aider à sortir de sa situation de péché et à trouver enfin ce qui peut donner un sens à sa vie : l’amour, le vrai, celui que Dieu nous donne. Elle s’est donnée totalement à cet amour qui, en elle, a produit ses plus beaux effets. Marie-Madeleine a su ressusciter, par sa volonté, du tombeau de ses vices et défier le monde par amour pour son Sauveur ; elle s’est dépouillée de tout ce qui n’est pas amour pour ne devenir plus que l’amour qui se consume pour son Dieu.

Marie-Madeleine est l’espérance des pauvres pécheurs que nous sommes tous. En elle, comme dans le bon larron, nous voyons que la Résurrection de Jésus atteint tous les hommes jusqu’aux plus embourbés dans le péché et que ne sont pas vaines les paroles du prophète : « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine » (Isaïe 1,18). Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607), carmélite mystique italienne, affirme dans ses écrits que Marie-Madeleine, par son amour de Dieu et sa pénitence, a recouvré une pureté et une virginité supérieures à celles d’avant sa vie dissolue. En Marie-Madeleine, Jésus ressuscité a tout restauré dans sa beauté originelle.

Que sainte Marie-Madeleine nous obtienne de persévérer sur le chemin d’une véritable conversion du cœur.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

2ème station : Jésus ressuscité apparait à Marie, sa mère

Jésus apparait à sa Mère

Méditons

L’Evangile ne nous parle pas de Marie et de ce qu’elle a fait le matin de Pâques : nous savons juste qu’elle ne fait pas partie de ceux qui se sont rendus au tombeau. A persévérer dans la méditation du mystère de la Résurrection, on entre peu à peu dans le secret du petit matin de ce jour. En effet, Marie n’a pas besoin d’aller constater que le Corps de Jésus n’est plus dans le sépulcre car elle sait déjà qu’il n’a pas été dérobé ou caché. Et pour cause, au moment où Marie-Madeleine arrive tout essoufflée pour prévenir les Apôtres, Marie sait déjà que Jésus est ressuscité. Lui-même, le nouvel Adam, est venu porter la bonne nouvelle de sa Résurrection à celle qui est sa Mère, sa nouvelle Eve, celle qui lui a été la plus unie dans la Passion, celle qui a cru jusqu’au bout.

Nombreux sont ceux à qui Jésus est apparu après sa résurrection mais les tous premiers bénéficiaires de ses visites furent ceux qui l’ont suivi jusqu’au sommet du Calvaire. Ainsi, le premier récit d’apparition de Jésus ressuscité concerne Marie-Madeleine et les femmes qui se trouvaient avec elle au pied de la Croix. Toutes ont trouvé, dans leur amour pour Jésus, la force et le courage de le suivre jusqu’au bout de son Sacrifice. Mais quel que soit le mérite de ces femmes héroïques, il ne saurait surpasser celui de Marie, qui s’est tenue debout au pied de la Croix de son Fils. Comment Marie pourrait-elle ne pas être la première à accueillir le Ressuscité le matin de Pâques ?

Le fait qu’aucun évangéliste n’évoque l’apparition de Jésus à Marie au matin de pâques ne signifie pas qu’ils n’en avaient pas connaissance (probablement que les Apôtres ont souvent demandé à Marie de leur raconter cet épisode). Si cette apparition n’est pas rapportée dans les évangiles, c’est parce que pour les croyants, elle est évidente (aucun enfant ne laisse sa mère dans la peine s’il a la possibilité de l’en sortir) et que pour les négateurs de la résurrection, elle ne serait que peu crédible (car il s’agit du témoignage d’un membre de la famille proche).

Cessons maintenant les mots et imaginons la rencontre de Jésus et de Marie dans le silence et la pénombre de l’aube du premier jour de la semaine. Laissons-nous saisir par la beauté, la sainteté, l’émotion de cet instant.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

1ère station : la Résurrection de Jésus

La résurrection de Jésus, Marco Ivan Rupnick, Ljubljana (Slovénie)

Méditons

C’est un corps sans vie qui a été déposé dans le sépulcre le soir du Vendredi-saint ; c’est un corps glorieux, débordant d’une vie toute nouvelle qui sort du tombeau scellé en ce matin de Pâques. Jésus, le ressuscité, n’est pas un pur esprit dont l’immatérialité permet de traverser, à la manière d’un fantôme, les portes closes du cénacle ; c’est un corps, restauré dans sa chair et libéré de toutes les chaines induites par le péché originel ; à ses Apôtres, Jésus dit : « touchez-moi et voyez car un esprit n’a ni chair ni os comme vous voyez que j’en ai » (Luc 24, 39). A Thomas, il dit : « Avance ici ton doigt, regarde mes mains ; avance aussi ta main et mets-la dans mon côté ; ne sois pas incrédule, mais crois » (Jean 24, 27). Jésus ressuscité est le nouvel Adam ; son corps glorieux ne connait plus ni la souffrance, ni la faim, ni la soif, ni la fatigue, ni aucun obstacle lié à la chair. Et, surtout, il est le « temple » de l’âme qui, dans son élévation spirituelle, n’est plus entravé par les nécessités du corps.

Par sa Résurrection, Jésus le Sauveur, nous a ouvert les portes de la vie éternelle qui embrasse l’âme et le corps, même si ce-dernier n’est promis à la gloire qu’au dernier jour (Credo). Cependant, cette vie, toute nouvelle pour nous, doit commencer dès maintenant par une démarche sincère de conversion. C’est le premier pas indispensable pour que l’Esprit-Saint la fasse naitre et grandir en nous, nous permette de persévérer dans le bien, épanouisse en nous la relation filiale au Père et nous donne de devenir de véritables enfants de Dieu. Par son action, il nous aide à lever tous les obstacles qui s’opposent à la vie de la grâce et nous donne d’avoir part aux fruits de la Résurrection de Jésus. Le prophète Isaïe compare l’Esprit-Saint à « la pluie qui rend vie à la terre desséchée », le prophète Ezéchiel à « un souffle de vie qui vient réanimer des ossements. » En effet, Il transforme nos cœurs, nous rend réceptifs à la grâce, fidèles à la Volonté divine. C’est lui qui nous enseigne le secret de la prière suppliante, de la louange. C’est encore lui qui nous conduit à une véritable résurrection spirituelle.

Marie, l’épouse du Saint-Esprit, nous précède sur le chemin de la Résurrection, elle dont la pâque est entièrement consommée : son corps et son âme sont entrés dans la gloire le jour de son Assomption. Par le rosaire, elle s’associe à nous pour demander l’assistance perpétuelle de l’Esprit-Saint : par Lui, nous sommes rendus capables de nous engager sur le chemin d’une véritable conversion du cœur et de mener une vraie vie d’enfant de Dieu.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.