5ème station : Marie Madeleine rencontre Jésus ressuscité

Noli me tangere (Ne me touche pas), Fra Angelico

Méditons

On trouve bien des similitudes entre le cantique des cantiques et la scène de la rencontre de Jésus avec Marie-Madeleine. En effet, dans le cantique des cantiques, la bien-aimée cherche dans la nuit « celui que son cœur aime » et elle ne le trouve pas ; Marie-Madeleine se rend au tombeau de Jésus de bon matin, alors qu’il fait encore sombre et constate la disparition de son corps. Plus loin, dans le cantique des cantiques la bien-aimée rencontre des gardes car elle est errante dans la ville à la recherche de l’être aimé et elle leur dit : « N’avez-vous pas vu celui que mon cœur aime ? » Marie-Madeleine rencontre les anges qui gardent le tombeau vide et elle leur dit : « Ne savez-vous pas où on a mis mon Seigneur ? » Dans le Cantique des cantiques, aussitôt après avoir dépassé les gardes, la « bien-aimée » rencontre « celui que son cœur aime » et elle l’étreint parce qu’elle est transportée de joie de retrouver celui qu’elle croyait avoir perdu ; dans l’évangile, aussitôt après avoir reçu des anges une réponse, Ma­rie-Madeleine se retourne et voit « Celui que son cœur aime. » Aussitôt, elle se jette à ses pieds pour les étreindre et dit : « rabbouni » : dans ce cri, il y a tout son cœur.

Marie-Madeleine, la « ressuscitée » à la grâce est la première à contempler la grâce ressuscitée. Si, d’abord, elle ne reconnaît pas Jésus, alors qu’Il est toute sa vie, c’est que Jésus n’est plus le même qu’avant sa Passion ; pour le reconnaitre, les yeux de son corps mortel ne suffisent plus. Jésus est à présent transfiguré par sa Résurrection ; pour le reconnaître, il faut que les yeux de son cœur s’ouvrent par le don de la foi. C’est ce qui se produit lorsque Jésus l’appelle par son nom à la manière du bon pasteur qui connait chacune de ses brebis : « Marie. » A cet instant, tout devient limpide : c’est vraiment Jésus. Il n’est plus de ce monde mais bel et bien vivant.

Jésus demande à Marie-Madeleine de cesser de le toucher. En effet, plus rien ne peut être comme avant la Résurrection ; même l’amour de Marie-Madeleine pour Jésus doit évoluer, se purifier des sensibleries humaines et se configurer aux dimensions de l’éternité. La résurrection de Jésus n’a pas pour conséquence qu’on reprend toutes choses là où on les a laissées avant la Passion mais au contraire qu’on débute une vie toute nouvelle. Ce n’est pas à Marie-Madeleine de retenir Jésus dans ce monde mais à Jésus de la prendre avec Lui auprès du Père vers Lequel Il s’apprête à retourner et où Il va lui préparer une place. Désormais, Marie-Madeleine est appelée à vivre avec son Jésus une relation d’amour bien plus profonde que celle qu’elle a connue jusqu’à présent car elle vivra dorénavant dans le sein du Père qui est l’amour même. Telle est la sainteté à laquelle Marie-Madeleine est désormais appelée : vivre en ce monde en ayant déjà le cœur au plus profond du Cœur de Dieu.

« Va dire à mes frères… » Conclut Jésus, nous invitant à la même sainteté que Marie-Madeleine : être du monde sans être de ce monde, mettre toute notre espérance en Jésus vivant auprès du Père où il nous attend.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Neuvaine de la Miséricorde divine : https://youtu.be/DFweN1pbJTE?si=wEOgTP_xWgPDirGd

4ème station : le tombeau vide

Pierre et Jean dans le tombeau vide

Méditons

En entrant dans le tombeau, Jean « vit et crut » (Jean 20, 8). Il n’a vu que peu de choses et pourtant cela a suffi pour qu’il croit que Jésus est bien vivant, qu’Il est ressuscité. Marie-Madeleine et Pierre ont aussi vu le tombeau vide, pourtant ils n’ont pas eu la même réaction de foi. Tentons de dégager les raisons pour lesquelles Jean croit plus vite et plus pleinement que les autres témoins du Ressuscité.

Jean est l’Apôtre dont la fidélité est récompensée, en ce matin de Pâques, par le don de la foi. En effet, avec Marie, Marie-Madeleine et quelques femmes, Jean a suivi Jésus tout au long de sa Passion, jusque sous la Croix où le Sauveur lui a confié sa Mère, marque de confiance et d’élection entre toutes ; les autres Apôtres ont trahi, dormi, renié ou fui. Aussi, Marie est-elle la première à recevoir la visite du Ressuscité, Marie-Madeleine la première à voir Jésus et Jean le premier à croire en la Résurrection. Il illustre ainsi la béatitude pascale par excellence : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (Jean 20, 29).

Jean aime Jésus par-dessus tout. Dans un geste d’affection sincère, lors de la dernière Cène, il a posé sa tête sur la poitrine du Maître ; il pouvait ainsi entendre les battements du Cœur de Jésus et communier avec les pensées voire les émotions du Sauveur à quelques heures de son arrestation. Par ailleurs, il a suivi Jésus dès les débuts de sa vie publique partout où il est allé, que ce soit sur les bords du Jourdain (pour le baptême de Jésus), sur le Thabor (pour la Transfiguration), au mont des oliviers (pour la sueur de sang au Gethsémani), dans la cour du prétoire (où il entendu la foule réclamer la libération de Barabbas) ou sur le Calvaire. Son cœur est pétri des paroles de Jésus que, comme Marie, il a retenu et médité dans son cœur. Il n’a pas oublié l’annonce de la Passion et de la Résurrection qui s’en suivrait : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les Anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué et que le troisième jour, il ressuscite » (Luc 9, 22). Jean partage avec Jésus une connivence d’amitié qui n’a pas d’équivalent parmi les Apôtres. Cette relation privilégiée lui communique les plus sûres intuitions sur tout ce qui concerne Jésus.

Jean est le modèle de tous les disciples : il est prompt à mettre en pratique les enseignements du Maître, il comprend vite et surtout croit au-delà des apparences. S’il court plus vite que Pierre, ce n’est pas seulement parce qu’il est plus jeune mais surtout parce qu’il est plus empressé à rejoindre le maître dans tout ce qu’il fait ; s’il entre dans le tombeau en second, c’est parce qu’il reconnait la primauté de Pierre instituée par Jésus  et qu’en conséquence, il cède la priorité au premier des Apôtres. S’il croit en voyant le tombeau vide, c’est qu’il est convaincu de l’origine divine de Jésus et que cela lui suffit pour croire qu’Il est vraiment ressuscité. En ce matin de Pâques, son cœur est grand ouvert, comme l’est la tombe de Jésus.

Enfin, si Jean est le premier à croire en la Résurrection de Jésus sans l’avoir rencontré, c’est parce qu’il est pur. En effet, il a été admis dans l’intimité immédiate de Jésus, le roi des anges, qui l’a fait reposer sur son Cœur, et de Marie, la Vierge des vierges, qui a vécu avec lui depuis la mort de Jésus jusqu’à la fin de sa vie.

Aussi, demandons à Marie, la toute-pure, et à saint Jean, l’Apôtre que Jésus aimait, de nous fortifier dans notre foi.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Neuvaine de la Miséricorde divine : https://youtu.be/DFweN1pbJTE?si=wEOgTP_xWgPDirGd

3ème station : Marie-Madeleine au tombeau de Jésus

Marie-Madeleine au tombeau, Fra-Angelico

Méditons

A l’aube du premier jour de la semaine, une fois le sabbat terminé, Marie-Madeleine se rend au tombeau de Jésus pour lui rendre les hommages funèbres. Son Jésus n’est plus mais son amour pour lui ne s’est pas éteint ; il la porte à remplir auprès du Sauveur, des fonctions qui, en principe, reviennent à sa mère (car la seule famille de Jésus, au sens humain). En lavant les pieds de Jésus avec le précieux parfum et en les essuyant avec ses cheveux au cours du repas chez Simon le pharisien, Marie-Madeleine commençait l’ouvrage qu’elle s’apprête à achever en ce jour.

Si Marie ne fait pas partie du groupe de femmes qui se rendent avec Marie-Madeleine au tombeau, c’est d’une part, parce qu’elle sait déjà que Jésus est ressuscité mais aussi parce que Marie-Madeleine tient une place particulière dans la « famille de Jésus. » En effet, sur la Croix, le Rédempteur, en saint Jean, a confié à Marie tous les hommes en quête du salut. Or qui, plus que Marie-Madeleine, a désiré le salut, elle qui, bravant la fureur de la foule, a suivi Jésus jusqu’au Calvaire, se tenant sous la Croix aux côtés de Marie et de Jean. Le Vendredi saint, Jean est devenu fils de Marie ; Marie-Madeleine, par sa présence aimante est devenue fille de Marie ; aussi peut-on comprendre qu’auprès de Jésus, elle remplisse un office qu’il revient à la mère d’accomplir.

Contrairement aux Apôtres, qui pourtant avaient juré de ne jamais abandonner le maître, Marie-Madeleine a suivi Jésus jusque sur le Calvaire et, aux côtés de Marie, elle a assisté à l’agonie et à la mort de Jésus. On voit ainsi se tenir côte à côte Marie, la toute-pure, celle que le péché n’a jamais effleuré, Jean, l’Apôtre que « Jésus aimait » et Marie-Madeleine, celle dont la vie n’a été jusqu’à lors que péché. Chacun des trois personnages représente un chemin qui mène assurément à Jésus. Marie représente l’humilité (elle est « l’humble servante du Seigneur »), Jean représente la pureté (il a reposé sur le Cœur très pur de Jésus) et Marie-Madeleine représente l’amour : Jésus a dit d’elle : « parce qu’elle a beaucoup aimé, il lui sera beaucoup pardonné » (Luc 7, 47).

En Marie-Madeleine, nous contemplons les effets concrets de la Résurrection de Jésus. En effet, après une vie dissolue, mais qui ne la rend pas heureuse, elle rencontre Jésus, le seul qui ait pu l’aider à sortir de sa situation de péché et à trouver enfin ce qui peut donner un sens à sa vie : l’amour, le vrai, celui que Dieu nous donne. Elle s’est donnée totalement à cet amour qui, en elle, a produit ses plus beaux effets. Marie-Madeleine a su ressusciter, par sa volonté, du tombeau de ses vices et défier le monde par amour pour son Sauveur. Elle s’est dépouillée de tout ce qui n’est pas amour pour ne devenir plus que l’amour qui se consume pour son Dieu.

Marie-Madeleine est l’espérance des pauvres pécheurs que nous sommes tous. En elle, comme dans le bon larron, nous voyons que la Résurrection de Jésus atteint tous les hommes jusqu’aux plus embourbés dans le péché et que ne sont pas vaines les paroles du prophète : « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine » (Isaïe 1,18). Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607), carmélite mystique italienne, affirme dans ses écrits que Marie-Madeleine, par son amour de Dieu et sa pénitence, a recouvré une pureté et une virginité supérieures à celles d’avant sa vie dissolue. En Marie-Madeleine, Jésus ressuscité a tout restauré dans sa beauté originelle.

Que sainte Marie-Madeleine nous obtienne de persévérer sur le chemin d’une véritable conversion du cœur.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Neuvaine de la Miséricorde divine : https://youtu.be/DFweN1pbJTE?si=wEOgTP_xWgPDirGd

2ème station : Jésus ressuscité apparait à Marie, sa mère

Jésus apparait à sa Mère

Méditons

L’Evangile ne nous parle pas de Marie et de ce qu’elle a fait le matin de Pâques : nous savons juste qu’elle ne fait pas partie de ceux qui se sont rendus au tombeau. A persévérer dans la méditation du mystère de la Résurrection, on entre peu à peu dans le secret du petit matin de ce jour. En effet, Marie n’a pas besoin d’aller constater que le Corps de Jésus n’est plus dans le sépulcre car elle sait déjà qu’il n’a pas été dérobé ou caché. Et pour cause, au moment où Marie-Madeleine arrive tout essoufflée pour prévenir les Apôtres, Marie sait déjà que Jésus est ressuscité. Lui-même, le nouvel Adam, est venu porter la bonne nouvelle de sa Résurrection à celle qui est sa Mère, sa nouvelle Eve, celle qui lui a été la plus unie dans la Passion, celle qui a cru jusqu’au bout.

Nombreux sont ceux à qui Jésus est apparu après sa résurrection mais les tout premiers bénéficiaires de ses visites furent ceux qui l’ont suivi jusqu’au sommet du Calvaire. Ainsi, le premier récit d’apparition de Jésus ressuscité concerne Marie-Madeleine et les femmes qui se trouvaient avec elle au pied de la Croix. Toutes ont trouvé, dans leur amour pour Jésus, la force et le courage de le suivre jusqu’au bout de son Sacrifice. Mais quel que soit le mérite de ces femmes héroïques, il ne saurait surpasser celui de Marie, qui s’est tenue debout au pied de la Croix de son Fils. Comment Marie pourrait-elle ne pas être la première à accueillir le Ressuscité le matin de Pâques ?

Le fait qu’aucun évangéliste n’évoque l’apparition de Jésus à Marie au matin de Pâques ne signifie pas qu’ils n’en avaient pas connaissance (probablement que les Apôtres ont souvent demandé à Marie de leur raconter cet épisode). Si cette apparition n’est pas rapportée dans les évangiles, c’est parce que pour les croyants, elle est évidente (aucun enfant ne laisse sa mère dans la peine s’il a la possibilité de l’en sortir) et que pour les négateurs de la résurrection, elle ne serait que peu crédible (car il s’agit du témoignage d’un membre de la famille proche).

Cessons maintenant les mots et imaginons la rencontre de Jésus et de Marie dans le silence et la pénombre de l’aube du premier jour de la semaine. Laissons-nous saisir par la beauté, la sainteté, l’émotion de cet instant.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Neuvaine de la Miséricorde divine : https://youtu.be/DFweN1pbJTE?si=wEOgTP_xWgPDirGd

1ère station : la Résurrection de Jésus

La résurrection de Jésus, Marco Ivan Rupnick, Ljubljana (Slovénie)

Méditons

C’est un corps sans vie qui a été déposé dans le sépulcre le soir du Vendredi saint ; c’est un corps glorieux, débordant d’une vie toute nouvelle qui sort du tombeau scellé en ce matin de Pâques. Jésus, le ressuscité, n’est pas un pur esprit dont l’immatérialité permet de traverser, à la manière d’un fantôme, les portes closes du cénacle. C’est un corps, restauré dans sa chair et libéré de toutes les chaines induites par le péché originel. A ses Apôtres, Jésus dit : « touchez-moi et voyez car un esprit n’a ni chair ni os comme vous voyez que j’en ai » (Luc 24, 39). A Thomas, il dit : « Avance ici ton doigt, regarde mes mains ; avance aussi ta main et mets-la dans mon côté ; ne sois pas incrédule, mais crois » (Jean 24, 27). Jésus ressuscité est le nouvel Adam : son corps glorieux ne connait plus ni la souffrance, ni la faim, ni la soif, ni la fatigue, ni aucun obstacle lié à la chair. Et, surtout, il est le « temple » de l’âme qui, dans son élévation spirituelle, n’est plus entravé par les nécessités du corps.

Par sa Résurrection, Jésus le Sauveur, nous a ouvert les portes de la vie éternelle qui embrasse l’âme et le corps, même si ce-dernier n’est promis à la gloire qu’au dernier jour (Credo). Cependant, cette vie, toute nouvelle pour nous, doit commencer dès maintenant par une démarche sincère de conversion. C’est le premier pas indispensable pour que l’Esprit-Saint la fasse naitre et grandir en nous, nous permette de persévérer dans le bien, épanouisse en nous la relation filiale au Père et nous donne de devenir de véritables enfants de Dieu. Par son action, il nous aide à lever tous les obstacles qui s’opposent à la vie de la grâce et nous donne d’avoir part aux fruits de la Résurrection de Jésus. Le prophète Isaïe compare l’Esprit-Saint à « la pluie qui rend vie à la terre desséchée », le prophète Ezéchiel à « un souffle de vie qui vient réanimer des ossements. » En effet, Il transforme nos cœurs, nous rend réceptifs à la grâce, fidèles à la volonté divine. C’est lui qui nous enseigne le secret de la prière suppliante, de la louange. C’est encore lui qui nous conduit à une véritable résurrection spirituelle.

Marie, l’épouse du Saint-Esprit, nous précède sur le chemin de la Résurrection, elle dont la pâque est entièrement consommée : son corps et son âme sont entrés dans la gloire le jour de son Assomption. Par le rosaire, elle s’associe à nous pour demander l’assistance perpétuelle de l’Esprit-Saint. Par Lui, nous sommes rendus capables de nous engager sur le chemin d’une véritable conversion du cœur et de mener une vraie vie d’enfant de Dieu.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ;  viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, tu nous procures le repos,  dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia. (Séquence de la Pentecôte)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Neuvaine de la Miséricorde divine : https://youtu.be/DFweN1pbJTE?si=wEOgTP_xWgPDirGd