La joie du bonheur d’Elisabeth

Contemplons

La Visitation, Raphaël

Méditons

S’il est une personne qui nous enseigne à nous réjouir du bonheur des autres et à y puiser les motifs d’une joyeuse action de grâce, c’est bien Marie. En effet, lors de la Visitation, elle se joint à l’action de grâce d’Elisabeth pour proclamer à la face de toutes les générations l’hymne à joie chrétienne, le Magnificat.

Marie est dans la joie parce que Dieu a fait miséricorde à cette pauvre femme méprisée de tous. « On l’appelait la femme stérile » (Luc 1, 36) : c’est tout dire de la considération qu’on avait pour elle. En lui accordant la maternité à un âge où elle n’est en principe plus possible, Dieu lève l’opprobre qui pèse sur elle, lui rend son honneur et la distingue aux yeux de son entourage qui lui attribue une grossesse quasi miraculeuse.

Marie est dans la joie parce qu’Elisabeth est ouverte au salut qu’elle accueille en lui ouvrant sa porte. « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?» (Luc, 1 43). Oui, qui est Elisabeth pour que Dieu veuille venir à elle, une femme insignifiante que tout le monde méprise ? Qui est-elle pour être l’une des premières personnes que le Seigneur veuille rencontrer en venant dans ce monde ? Qui est-elle pour qu’il se présente à elle, non dans sa toute-puissance, mais dans la tenue de service et caché derrière le visage le plus gracieux, le sourire le plus aimable, le comportement le plus doux, la personne de Marie ?

Marie est dans la joie parce qu’Elisabeth est remplie de l’Esprit-Saint qui lui fait connaitre la vérité : Dieu a tenu sa promesse d’envoyer un Sauveur qui est présent, là, devant elle, enfoui dans le sein de Marie. Sans l’assistance particulière de l’Esprit-Saint, Elisabeth n’aurait pas pu soupçonner la grossesse de Marie, moins encore que c’est le Messie qu’elle porte en elle.

Marie est dans la joie parce que sa visite est l’occasion de rendre à Dieu la gloire qui lui est due pour toutes les merveilles qu’il accomplit en elles et pour elles. Elisabeth se trouve indigne de la grâce qui lui est faite dans la visite de Marie qui elle-même proclame que Dieu s’est penché sur l’humilité de sa servante (Luc 1, 43). Cette joie est teintée d’une émotion profonde à laquelle les deux femmes vont probablement encore se laisser aller au cours de leurs entretiens pendant les six mois où Marie reste avec Elisabeth.

Heureuse Elisabeth qui goute la compagnie de Marie pendant six mois. Quelle joie pour les deux femmes qui rivalisent de sollicitude l’une pour l’autre : Elisabeth pour Marie qui la comble de bénédiction en lui amenant le Messie, Marie pour Elisabeth dont la joie va crescendo au fur et à mesure que s’avance l’heure de sa délivrance. Oui, heureuse Elisabeth qui est choyée par Marie, « la cause de notre joie » (litanies).

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Très-Sainte-Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre-Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Prière de Léon XIII a saint Joseph pour le mois du rosaire :

Nous recourons à vous dans notre tribulation, bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a acquis au prix de son Sang et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans tous nos besoins.

O très vigilant gardien de la Sainte Famille, protégez la race élue de Jésus-Christ. O Père très aimant, éloignez de nous toute souillure d’erreur et de corruption. O notre très vaillant protecteur, assistez-nous du haut du ciel dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres. Et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité.

Couvrez-nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par la puissance de votre exemple et de votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle du Ciel. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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