La joie de donner Jésus

Contemplons

Méditons

« Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies » nous dit le Seigneur par la voix du prophète Isaïe (55, 8). En effet, pour appréhender (un tout petit peu !) les desseins de Dieu, il faut voir au-delà des apparences et entrer dans les coulisses de chacune de ses actions. Ainsi, à première vue, c’est Marie qui nous donne Jésus  mais, en réalité, c’est Jésus qui accorde à Marie, comme une grâce insigne, de nous le donner faisant d’elle la « cause de notre joie. »

Nous lisons dans l’Evangile de saint Luc que Marie porte Jésus à sa cousine Elisabeth, qu’elle le présente aux bergers, à Siméon, aux mages venus d’orient. Mais, en réalité, c’est Jésus qui se donne à chacun d’eux par l’entremise de Marie. En se faisant homme, il a choisi de ne pas bouleverser les étapes de la croissance humaine mais de les assumer, y compris dans sa première phase, celle de la toute-faiblesse du petit enfant dépendant de sa mère. En venant en ce monde par Marie, en consentant à se laisser présenter au monde par elle, Jésus indique la mission qu’elle est appelée à remplir dans le royaume des cieux à ses côtés à savoir lui amener les âmes et les ouvrir au salut qu’elles trouvent en lui seul.

En accordant à Marie de se donner au monde par son entremise, Jésus lui confie la mission de communiquer la joie. Elisabeth est transportée de joie lorsqu’elle reçoit la visite de Marie en qui elle reconnait la Mère du Sauveur, les bergers de Bethléem s’en retournent publiant les louanges du Seigneur, Siméon bénit Dieu par un cantique d’action de grâce et les mages abandonnent toutes leurs richesses pour ne s’attacher qu’à Jésus. Si Jésus est la source de toute joie, Marie est le canal par lequel elle passe et se déverse sur nous tous.

Marie est toute donnée à Jésus et au service du royaume qu’il est venu annoncer. Contrairement à nous, elle se préoccupe moins de ce qu’elle pourrait faire par elle-même pour aider Jésus dans sa mission que d’être à l’écoute de tout ce qu’il dit pour s’y conformer, de tout ce qu’il fait pour l’imiter. En étant pleinement disponible et accordée à Jésus, elle permet à la puissance divine de se déployer en elle pour accomplir des merveilles par elle, pour elle et pour notre plus grande joie.

La joie de Marie est proportionnelle à son humilité. Plus que personne, elle sait que Dieu est l’auteur de tout bien. Aussi, au fur et à mesure qu’elle assiste aux merveilles que Dieu fait pour elle et, à travers elle, pour chacun de nous, elle s’humilie davantage jusqu’à s’effacer pour laisser toute la place à Jésus à qui revient toute gloire, toute louange. Et pour cause, quand Dieu se livre à vous et vous donne de le donner aux autres pour leur plus grande joie, que pourrait-on ambitionner d’autre que d’être son humble servante.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Très-Sainte-Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre-Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Prière de Léon XIII a saint Joseph pour le mois du rosaire :

Nous recourons à vous dans notre tribulation, bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a acquis au prix de son Sang et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans tous nos besoins.

O très vigilant gardien de la Sainte Famille, protégez la race élue de Jésus-Christ. O Père très aimant, éloignez de nous toute souillure d’erreur et de corruption. O notre très vaillant protecteur, assistez-nous du haut du ciel dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres. Et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité.

Couvrez-nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par la puissance de votre exemple et de votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle du Ciel. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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