Notre réponse à l’amour de Jésus

Contemplons

Saint Jean repose sur la poitrine de Jésus

Méditons

Une fois qu’on a considéré, comme nous, pendant un mois, ce qui nous entoure à la lumière de l’amour de Jésus, on réalise que tout, sans exception aucune, est pétri de sa dilection pour nous. Avec l’émotion qui monte, reviennent alors à notre esprit les mots de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui, percluse par la tuberculose, dit que « tout est grâce. »

Oui, tout est don de l’amour infini de Dieu pour nous, ses enfants. Même les épreuves, mêmes les difficultés car tout s’épanche de la main de l’amour, dans un geste d’amour infini, pour nous mener à l’union d’amour avec celui qui n’est qu’amour et qui veut nous mener avec amour vers une éternité d’amour.

Monte alors en nous le désir de remercier Jésus de ce tout ce qu’il est, de tout ce qu’il fait, de tout qu’il nous donne. Et là, si l’on ne se prend pas en mains, nous risquons de passer de l’émotion à la tristesse car, que pourrions-nous bien offrir à Jésus en échange de tant de bienfaits, de tant d’amour ? Rien ou presque, car le don de l’amour de Jésus, est aussi infini que Jésus l’est lui-même et nous-mêmes ne disposons en propre de rien, si ce n’est de nos péchés ; tout le reste nous est donné par amour ! Notre pauvreté devant Dieu est telle, que nous ne pouvons rien lui offrir en retour ; nous ne pouvons que recevoir avec gratitude ce qu’il nous donne.

Le roi David se posait la même question que nous dans le psaume 115 : « comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? » Et dans le verset suivant, il nous donne la réponse à la question : « j’élèverai la coupe du salut et j’invoquerai le nom du Seigneur. » Oui, c’est encore Jésus qui, par une grâce insigne de plus, nous donne de quoi le remercier dignement pour tout ce qu’il nous donne. Jésus nous donne de l’offrir lui-même à la Très sainte Trinité, d’offrir ses mérites infinis qu’il met à notre disposition lors de la sainte messe, en action de grâce. Car, dans sa passion, que la messe actualise à chaque fois, Jésus offre au « Père dans l’unité du Saint Esprit, tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles. » De par nous-mêmes, nous ne pouvons rien mais en Jésus qui se livre à nous lors de la Messe, nous pouvons le remercier dignement, infiniment de tout l’amour qu’il nous donne et satisfaire notre désir de le remercier comme il mérite de l’être, comme nous voudrions qu’il le soit.

Enfin, pour remercier Jésus de son amour avec nos pauvres capacités humaines, il nous faut apprendre à devenir comme Marie. Plus encore, il nous faut, selon la magnifique devise des Sœurs de Marie réparatrice, « être Marie pour Jésus. » En effet, Marie est l’une des nôtres et même si par son Immaculée Conception, elle pouvait compter sur des ressources spirituelles bien plus importantes que les nôtres, elle reste néanmoins une créature aux possibilités limitées. Pourtant elle a rendu à Jésus toute l’action de grâce à laquelle il aspirait car, comme Jésus dans son amour pour elle, Marie n’a rien retenu pour elle dans son amour pour lui : elle s’est donnée entièrement à lui. Jésus et Marie, que pourtant tout oppose sur le plan de la nature (il est le créateur, elle est la créature), ont cela en commun, qu’ils se sont donnés l’un à l’autre jusqu’où c’était possible pour chacun d’eux : pour Jésus jusqu’à l’infini, pour Marie, jusque-là où il lui a été donné d’aller. Voilà donc la clé pour reconnaitre, recevoir, vivre de l’amour de Jésus et l’en remercier comme il le souhaite : devenir comme Marie !

« Magnificat anima mea Dominum ! Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon sauveur ! » (Luc 1, 46-56). C’est le chant d’action de grâce de Marie alors qu’elle est au comble de l’émotion après avoir entendu sa cousine Elisabeth la proclamer bienheureuse parce qu’elle a cru. Puissions-nous devenir chaque jour davantage comme Marie, un peu plus chaque jour ici-bas pour l’être parfaitement dans l’au-delà. Dès maintenant et pour toujours, chantons avec elle et avec toute l’Eglise : « le puissant a fait pour moi des merveilles, saint est son nom ! Son amour s’étend d’âge en âge sur tous ceux qui le craignent. » Amen ! Alléluia !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus nous donne l’Eucharistie

Contemplons

L’institution de l’Eucharistie, Philippe de Champaigne

Méditons

Dans son amour infini, Jésus nous donne l’Eucharistie, le mémorial de sa passion. Par ce don des dons, il se fait notre compagnon de route. Entendons compagnon non pas comme quelqu’un qui marche à coté de nous, mais comme le bon samaritain qui nous porte jusqu’au paradis où il nous attend.

Parler de l’Eucharistie, de la messe, c’est parler de l’amour de Jésus dans son expression la plus achevée. En effet, nous disent les évangélistes, au moment d’entrer dans sa passion, « ayant aimé les siens, Jésus les aima jusqu’au bout » (Jean 13, 1). L’Eucharistie est le gage de l’amour de Jésus qui s’est donné jusqu’au bout pour chacun d’entre nous dans sa passion, par une incroyable immolation, pour que, par lui, nous recevions la vie divine en abondance. La messe, c’est Jésus qui continue de se donner au Père, pour chacun d’entre nous. Le père Jacques Monsabré, dominicain (1827-1907), l’exprime ainsi : « une messe ! C’est un Dieu qui adore, un Dieu qui implore, un Dieu qui apaise ! Une messe, c’est le soleil de la religion. »

L’Eucharistie, c’est notre billet pour le Ciel. En effet, à chaque messe, le sacrifice de la croix, la résurrection, l’ascension sont rendus présents afin de nous permettre, en Jésus, de  passer de la mort du péché au bonheur de la vie éternelle en Dieu. Par l’Eucharistie, où Jésus est véritablement présent avec son corps, son sang, son âme, sa divinité, Jésus s’unit à nous si intimement au moment de la communion que le Père éternel ne parvient plus à voir en nous que l’expression brûlante d’amour de son Fils pour lui et pour nous. Sainte Bernadette Soubirous, malade et presque mourante, dit après avoir communié : «  je n’étais rien et de ce rien Jésus en a fait une grande chose. Oui puisque je suis en quelque sorte un Dieu par la sainte communion. »

Dans l’Eucharistie, Jésus continue de s’abandonner aux mains des pécheurs que nous sommes, prenant en compte les innombrables irrévérences, sacrilèges, indifférences, pour que cela donne aux plus généreux d’entre nous de lui témoigner les marques d’amour qu’il recherche avec une telle ardeur. En effet, après avoir vu avec quel respect l’ange de Fatima adore, le front courbé jusqu’à terre, Jésus réellement présent dans l’Eucharistie, on se demande comment Jésus, si digne de toute vénération, peut accepter nos comportements totalement opposés. A cela, il n’y a qu’une réponse : son amour pour nous qui quémande notre amour pour lui. En effet, Jésus, qui se donne à chacun dans toute l’infinité de son amour, veut être aimé en retour librement et jusqu’au bout de tout ce qui nous est possible. Et quand on lui a tout donné, il nous donne encore de lui en donner davantage. C’est pour cela que les saints ont tous beaucoup souffert, parce que l’amour dans la souffrance nous donne d’aimer en vérité. Plusieurs saints ont même osé écrire à ce propos que de pouvoir souffrir pour l’amour de Dieu est un privilège que nous envient les anges, eux qui ne peuvent que l’aimer sans pouvoir souffrir pour son amour. A cela, le docteur Augustin Fabre ajoute : « Combien nous devons aimer Dieu dans le tabernacle ! Le bonheur d’apporter un peu de consolations à ce Dieu qui s’abaisse ainsi pour nous est plus précieux que les joies du paradis puisque c’est le bonheur de lui donner quelque chose. »

Nous ne pourrons jamais assez remercier Jésus du don de l’Eucharistie car elle représente Jésus lui-même qui se donne à nous et met à notre disposition tous les mérites de sa vie, de sa passion pour que nous nous en servions pour rendre toute gloire au Père à qui elle est due, que par nous-mêmes nous ne sommes pas en mesure de lui rendre, que par Jésus Eucharistie nous lui rendons parfaitement, pour que nous nous en servions pour notre salut et celui de toute l’humanité. Saint Jean Eudes, dans un élan de grâce, ne peut s’empêcher de s’écrier : « Le saint sacrifice est quelque chose de si grand qu’il faudrait trois éternités pour l’offrir dignement : la première pour s’y préparer ; la seconde pour le célébrer ; la troisième pour rendre de justes actions de grâces. »

Sur le chemin d’Emmaüs, Jésus célèbre la messe avec ses deux compagnons de route. L’un d’eux dira : « notre cœur n’était-il pas tout brûlant au-dedans de nous tandis qu’il nous parlait sur la route (Luc 24, 32) ? » Oui, par l’Eucharistie, Jésus rend notre cœur tout brulant d’amour et se faisant nous rend heureux. Merci Jésus ! Merci pour tout !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus nous donne Marie

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Marie se tient debout au pied de la croix, retable bourguignon

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Dans son amour pour nous, Jésus s’est dépouillé de tout. Et, quand on dit tout, alors il faut comprendre qu’il n’a rien retenu pour lui. Pour le réaliser, faisons le compte des choses les plus précieuses qu’il nous a données. D’abord, il a quitté le Ciel pour se faire l’un d’entre nous, ce qui est un abaissement tel, qu’aucun esprit humain ne peut l’imaginer ! Il a accepté de souffrir pendant 33 ans, comme le seul sans péché dans un monde pécheur. Il a donné sa vie sur la Croix après une passion, un chemin de croix, une agonie comme on n’en souhaiterait pas à son pire ennemi. Que pouvait-il nous donner de plus ? A priori rien ! Mais c’est sans compter l’intensité, l’immensité de l’amour de Jésus. Juste avant de remettre son Esprit à son Père, il nous donne encore le Cœur rempli d’amour de sa Mère.

Marie est le don de l’amour sans réserve de Jésus. En effet, alors qu’il est sur le point d’expirer, qu’il est hué, invectivé par la foule, son amour pour nous le porte à dépasser sa douleur, à s’extraire de sa souffrance pour penser à sa mère et à nous. La seule qui soit unie à Jésus, la seule qui en ce moment suprême ne pense pas avant tout à elle, qui ne se lamente pas sur son sort, c’est Marie. Silencieusement, elle rassemble ses forces et son amour pour dépasser sa douleur en s’unissant intimement à la passion de Jésus, acceptant au prix du glaive de douleur qui transperce son âme, le sacrifice de Jésus. Et elle ne fait pas qu’accepter que Jésus se donne au Père pour nous ; plus encore, elle se donne avec lui, en lui et par lui, en offrande d’amour au Père pour le salut de toutes les âmes.

Au pied de la croix, Marie est devenue notre Mère par la volonté expresse de Jésus, au prix d’un sacrifice dont on ne connaitra l’intensité qu’une fois au Ciel. Si, en donnant le jour à Jésus, Marie n’a pas souffert, quelle souffrance n’a-t-elle pas  endurée lorsqu’elle nous a enfanté, nous, à la vie divine. Dans ce sens, elle dit à Marie Lataste : « Je suis la mère des hommes puisque je la mère de celui qui les a créés. Combien les âmes rachetées au prix du Sang de mon Fils m’ont couté cher, ma fille, combien ce rachat m’a fait souffrir !… je suis le refuge de tous les pécheurs ; je suis la cité du refuge ; même les plus grands pécheurs peuvent se réfugier en moi ; je n’en rejette aucun … je suis la consolation des affligés ; toutes les afflictions ont été en moi ; j’ai reçu en moi, à la mort de mon Fils toutes les afflictions. Je sais compatir à toutes les douleurs. »

Ne croyons surtout pas que de nous donner Marie pour mère n’a rien couté à Jésus. Au contraire, ce don, comme tous les autres, s’est fait au prix d’un lourd sacrifice. En apparence, Jésus confie sa mère à saint Jean parce qu’une fois mort, elle est seule, sans l’appui d’un fils, ce qui la livrerait à la misère. Mais en confiant Marie à saint Jean, c’est en fait saint Jean qu’il confie à Marie et en saint Jean, c’est toute l’humanité qu’il dépose dans son Cœur immaculé. C’est en se renonçant lui-même alors qu’il souffre le martyr, qu’il nous fait le don de sa mère, l’associant à son sacrifice. Par amour pour nous, Jésus a accepté que sa mère souffre le martyr afin que, par cette souffrance consentie et unie à la sienne, elle soit désormais associée au salut de toutes les âmes.

En ayant le souci de sa mère juste avant de mourir, Jésus montre à quel point il l’aime et en a souci. Il aurait pu faire en sorte qu’au moment de la passion, elle soit à Nazareth ou ailleurs afin qu’elle n’ait pas à souffrir. D’ici que la nouvelle de sa mort y parvienne, il serait ressuscité. Mais par amour pour nous, il a voulu qu’elle se tienne debout, douloureuse mais dans la foi au pied de la croix pour que l’humanité puisse trouver un refuge assuré dans le Cœur de la meilleure des mères. Jésus a souffert de devoir faire souffrir sa mère mais il n’a pas reculé devant ce sacrifice pour nous témoigner jusqu’où va son amour. Et Marie, par amour pour Jésus, par amour pour nous, a tout accepté.

Quand on aime Jésus, on aime Marie ! Parce qu’elle le don et l’expression la plus achevée de l’amour de Jésus pour nous. Après Jésus, personne ne sous aime plus que Marie. Lorsque nous la verrons en paradis, même si nous l’avons beaucoup aimé en cette vie, nous nous repentirons de ne pas l’avoir aimé davantage tellement elle digne de tout notre amour. « O Marie ! Ma mère ! s’écria un jour saint Alphonse Rodriguez, je vous aime tant qu’il me semble que vous ne pouvez m’aimer autant que je vous aime ! » « Insensé ! Lui répondit Marie, sache qu’il y a entre ton amour pour moi et le mien pour toi et pour tous mes enfants ici-bas, autant de distance qu’il y a entre le Ciel et la terre. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus fait de nous des enfants de Dieu

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Le baptême de Jésus, Verrocchio

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Si l’éternité nous donnera de comprendre toute l’ampleur du don que Jésus nous a fait, elle ne parviendra probablement pas à satisfaire notre désir de l’en remercier à sa juste valeur. En effet, Jésus nous donne d’être des coopérateurs, des amis, des frères mais qu’est-ce que tout ça en comparaison de l’incomparable dignité d’enfant de Dieu qu’il confère à tous ceux qui croient en lui ?

Saint Jean écrit (1, 12) : « mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. » En Jésus, nous devenons fils et filles de Dieu avec tous les droits et titres qui en découlent. Nous pouvons donner à Dieu le titre de Père et il nous traite comme ses enfants. Nous appelons Jésus notre frère et il nous traite comme un frère ainé, premier-né. Quelle distinction ! Nous faisons partie de sa famille qu’est l’Eglise. Nous avons une place réservée, dédiée au Ciel. En Jésus, nous sommes les enfants du créateur de toutes choses ! Quelle promotion ! Encore une fois surgit en nous la question : qui sommes-nous pour que Dieu nous aime ainsi ?

Qu’est-ce que recevoir Jésus, condition pour devenir enfant de Dieu ? C’est avant tout passer des paroles aux actes en mettant en pratique l’enseignement de Jésus. N’a-t-il pas dit : « ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique » (Luc 8, 21). Et, la parole de Dieu nous enseigne que Jésus est le seul sauveur, l’envoyé du Père, l’agneau sans tache qui nous a acquis le salut. Et notre réponse à Dieu doit être de croire en Jésus en faisant ce qu’il a commandé, tant et si bien qu’en nous-mêmes le Père voit l’image de son Fils en qui il trouve toute sa complaisance.

Notre désir d’être à Jésus en qui nous mettons notre foi est ratifié par la grâce du baptême, qui fait véritablement de nous des enfants de Dieu et nous intègre à l’Eglise, la grande famille de Dieu. Ce don est incomparable ! Ce sacrement qui nous fait naitre à la vie divine, nous marque du sceau indélébile du Christ : nous lui appartenons. Lors du baptême de Jésus dans le Jourdain par Jean-Baptiste, la voix du Père s’est fait entendre qui disait : « celui-ci est mon Fils bien-aimé, celui qu’il m’a plu de choisir. » Ces paroles, le Père les répète pour chacun de nous au moment du baptême, le moment où il nous choisit comme son fils, sa fille dans son fils Jésus-Christ qui, par sa passion, nous a acquis la grâce incomparable du baptême.

Enfant de Dieu ! Cette expression nous est tellement banale que nous n’y prêtons plus guère attention. Et pourtant, en s’y attardant, elle nous sidère : enfant de Dieu ! On ne parvient même pas à imaginer ce que cela peut représenter d’élection et de distinction. Enfant de Dieu ! Par amour pour nous, Jésus s’est abaissé jusqu’à nous pour nous rejoindre dans notre misère de pécheur et par un plus grand amour encore, il nous a élevé jusqu’à lui, faisant de nous des enfants de Dieu !… Des enfants de Dieu !… Des enfants de Dieu !…

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus nous donne de le consoler

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Les trois voyants de Fatima : Lucia, Francisco, Jacinta

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A Fatima, lors de sa troisième apparition, l’ange du Portugal appelle les trois voyants, Lucia (10 ans), Francisco (9 ans), Jacinta (7 ans) « à réparer les crimes des hommes ingrats et à consoler Dieu. » L’ange nous révèle par sa demande que nous avons le pouvoir, dont nous n’usons guère, de consoler Jésus c’est-à-dire de le rendre moins triste par un surcroit d’amour de notre part.

Nous avions déjà découvert que Jésus fait de nous des amis alors que nous n’en sommes pas dignes, qu’il fait de nous des coopérateurs alors que nous sommes pétris de paresse et de mauvaise volonté, voilà qu’il nous distingue en nous donnant de le réjouir, plus encore de le consoler. Ce ne sont pas les personnes qui nous sont les plus lointaines qui parviennent à nous consoler lorsque nous sommes tristes mais bel et bien celles qui nous sont les plus proches, les plus chères, celles que nous aimons d’un amour préférentiel. Si nous sommes en capacité de consoler Jésus, c’est qu’à ses yeux nous représentons tout cela.

En nous demandant de « consoler notre Dieu qui est si triste » l’ange nous renseigne sur la valeur que Jésus accorde à tout ce qui vient de nous, à chacune de nos pensées, de nos gestes, de nos prières. Ce que nous pouvons donner à Dieu est tellement limité, si imparfait, que rien n’est jamais digne de lui. Et pourtant, il accueille le moindre acte de bonne volonté, avec une telle dilection que cela parvient à le dédommager d’une multitude d’offenses. Dans ce sens, saint François de Sales écrit : « une once d’amour de Dieu répare cent livres de haine. »

Les trois enfants de Fatima se sont laissé émouvoir par cette invitation de l’ange à consoler Jésus qui est si triste. Ils consentiront une multitude de sacrifices avec une foi si héroïque qu’elle peut nous en laisser honteux. Francisco ne cessait de vouloir consoler Jésus caché dans l’Eucharistie et, plus il avançait dans sa courte vie, plus son unique désir devint de mourir pour aller au Ciel y consoler Jésus. Un jour, Lucia, sa cousine lui demande : « Francisco, toi, qu’aimes-tu le plus : consoler Notre Seigneur ou convertir les pécheurs pour qu’ils n’aillent pas encore plus d’âmes en enfer ? » Il répondit : « j’aime mieux consoler Notre Seigneur. N’as-tu pas vu comme Notre Dame, le mois dernier, est devenue toute triste quand elle a demandé qu’on n’offense plus Dieu Notre Seigneur qui est déjà tellement offensé ? Je veux consoler Notre Seigneur, et ensuite convertir les pécheurs, pour qu’ils ne l’offensent plus. » Jacinta voulait consoler Jésus de la tristesse que lui inflige la perte des âmes qui vont en enfer ; pour cela, elle était prête à tout endurer. Sur son lit d’hôpital, peu de temps avant sa mort, elle confie à Lucia, sa cousine : « Notre Seigneur est triste, parce que Notre Dame nous a dit de ne plus l’offenser davantage, qu’Il était déjà trop offensé, mais on n’en fait aucun cas ; on continue à faire les mêmes péchés. » Elle lui énumère alors toutes les occasions dont elle a profité, le jour et la nuit précédente, pour réparer tant d’outrages faits à Dieu : « j’avais très soif, et je n’ai pas voulu boire. Je l’ai offert à Jésus pour les pécheurs. Cette nuit, je souffrais beaucoup, et j’ai voulu offrir à Notre Seigneur le sacrifice de ne pas me retourner dans mon lit. Aussi je n’ai pas dormi du tout… »

La Sainte Vierge dira le 13 septembre 1917 aux trois enfants : « Dieu est content de vos sacrifices. » Dieu est content ?! Trois petits enfants sont parvenus à consoler Dieu… Quelle distinction ! Quel compliment ! Mais qui sont-ils et qui sommes-nous pour pouvoir consoler Jésus ? De toute évidence, nous ne sommes rien mais pour Jésus nous sommes tout !

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Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus fait de nous des cooperateurs

Contemplons

Simon de Cyrène aide Jésus à porter la croix, Titien

Méditons

« Dieu qui t’a créé sans toi, ne te sauvera pas sans toi » écrit saint Augustin. En effet, Jésus qui ne choisit jamais la solution de facilité, fait de nous ses auxiliaires indispensables pour notre salut, pour celui de tous les hommes, pour la plus grande gloire de Dieu.

Lorsque l’archange Gabriel demande à Marie de bien vouloir accueillir en son sein le Verbe qui veut se faire chair, elle devient l’auxiliaire indispensable de l’Incarnation, si bien qu’on peut dire, sans craindre d’exagérer, que, si sans Dieu nous n’aurions pas pu être sauvés, nous ne pouvions pas non plus l’être sans le « oui » de Marie. Ce n’est qu’en se faisant homme que Jésus pouvait sauver les hommes et pour cela, il fallait qu’une femme, Marie, collabore en acceptant de se mettre totalement à disposition de ce plan de salut. Pour notre plus grand bonheur, Marie a dit « oui. »

Le « oui » de Marie à la sollicitation de Dieu a une valeur universelle et nous enseigne que nous aussi, nous devons en toute liberté et dans un don total d’amour dire « oui » au projet de salut de Dieu. Le « oui » donné par Marie l’engageait elle mais aussi toute l’humanité. Parce que son « oui » a eu des répercussions heureuses pour chaque être humain, il nous engage tous. En Marie, avec Marie, par Marie, nous devons dire « oui » à Jésus car, en elle, il sollicite chacun de nous pour collaborer à ce qu’il y a de plus important en ce monde à savoir le salut des âmes.

Jésus nous choisit comme des hommes et des femmes de confiance à qui il confie ses affaires les plus pressantes, les plus importantes, les plus délicates, celles qu’on confie à ceux en qui on a confiance bien davantage qu’à ceux qui en sont les plus capables. Et, s’il ne nous demande qu’une infime contribution, il la rend néanmoins indispensable. Si bien que l’on peut dire que, si nous devons tout à Jésus, il n’est pourtant rien qui ne soit sauvé sans cette petite contribution qu’il attend de nous et que nous acceptons d’apporter.

Sur le chemin qui mène au Calvaire, Simon de Cyrène est requis pour aider Jésus à porter la croix. Si, selon les apparences, Simon est réquisitionné, c’est en réalité Jésus qui, dans sa passion ne subit rien mais offre tout, donne à Simon l’opportunité de l’aider et de concourir ainsi au salut du monde. En Simon, Jésus nous appelle tous à porter la croix du salut du monde avec lui car sans notre concours, le salut ne sera pas possible. Comme dit saint Paul : « je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise » (Colossiens 1, 24).

Ne rabotons donc pas la petite part de la croix que Jésus nous demande de porter à sa suite pour la gloire de Dieu et le salut du monde, car ce doux fardeau représente le salut pour beaucoup d’âmes, car elle est le moyen qui nous est donné de rendre gloire à ce Dieu qui en est infiniment digne, car elle est notre investiture par Jésus comme coopérateur au salut du monde. Quelle distinction !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus fait de nous des amis

Contemplons

La Cène, Giotto. Saint Jean repose sur le Cœur de Jésus.

Méditons

On est submergé par l’émotion quand on entend Jésus nous situer par rapport à lui. En effet, il y a entre lui et nous une distance abyssale de par ce que nous sommes l’un et l’autre. Pourtant, dans sa toute-souveraineté, Jésus choisit de faire de nous ses amis. Le soir du jeudi-saint, juste avant d’entrer dans sa passion, il déclare aux apôtres : « je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître » (Jean 15, 15).

Comme pour tout ce qu’il fait, Jésus ne dit rien sans que cela se traduise dans les faits. Si ce n’est que le jeudi-saint qu’il décerne aux apôtres le titre d’amis, il n’inaugure pas pour autant un nouveau mode relationnel avec eux. Au contraire, il met simplement un nom sur ce qui a toujours été à ses yeux. Et s’il n’a jamais employé le mot ‘ami’ auparavant, c’est parce que ce mot a une signification et une valeur qu’il convient de ne pas galvauder en l’employant à tort et à travers.

Toujours, Jésus s’est comporté comme un ami, comme le plus sincère d’entre eux, celui qui jamais ne déçoit. Comme un ami, Jésus a toujours reçu les confidences de ses apôtres, de ses disciples, les a consolés, les a enseignés, leur a dévoilé toute l’intimité de son Cœur. Comme un véritable ami, il a donné pour eux tout ce qu’il avait. Comme notre seul véritable ami, il s’est donné lui-même pour que nous ayons la vie en son nom. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jean 15, 13) avait-il dit. Et contrairement à nous, il n’a pas fait que le dire : il l’a fait !

Un véritable ami donne tout, même si en retour, il n’a rien à attendre. Imaginons la souffrance que le Cœur si doux de Jésus a endurée pendant trois ans à souffrir la présence à ses côtés de Judas, celui que, comme les autres, il a appelé et traité comme un ami. Dès le premier instant, Jésus savait que Judas le livrerait ; il connaissait les circonstances détaillées qui l’y conduiraient. Il savait que Judas était un voleur qui se servait dans la bourse commune. Et pourtant, comme le plus tendre des amis, Jésus l’a gardé à ses côtés, multipliant, certainement, les enseignements, les bons exemples, les marques d’amitié, afin d’amener Judas, comme les onze autres apôtres, si ce n’est à lui être fidèle, tout du moins à accepter sa miséricorde. Mais rien n’y fit. Et si Judas, s’est perdu, ce n’est pas parce que Jésus, comme le meilleur des amis, n’a pas tout fait pour qu’il se convertisse mais parce que, de tout ce que Jésus a fait, rien n’a eu raison de son orgueil et de son égoïsme.

Un véritable ami, pardonne les fautes qu’on peut commettre à son encontre. Jésus  pardonne à tous les apôtres dès sa première apparition de ressuscité au Cénacle. Et ce ne sont pas les apôtres qui font le premier pas ; c’est Jésus, l’ami par excellence, qui vient au-devant d’eux et leur fait, non seulement le don de son pardon mais leur donne aussi de réparer leur abandon par un surcroît d’amour. Ne demande-t-il pas par la suite à Pierre, par trois fois, s’il l’aime, pour que, par la triple affirmation de son amour, il répare son triple reniement du jeudi-saint ?

Et nous ? Nous aussi, Jésus nous appelle ses amis. Nous le méritons aussi peu que les apôtres et pourtant, il nous choisit et nous institue comme ses amis. Il connait toutes nos trahisons, nos reniements, nos rejets et pourtant, comme le plus tendre des amis, il se tient toujours prêt à nous pardonner, à nous écouter, à nous aider.

En attendant de pouvoir comprendre ce qui nous vaut une telle distinction imméritée, employons-nous à l’aimer de toutes nos faibles forces humaines car même ce petit peu mais donné tout entier, le réjouit comme si c’était un présent véritablement digne de lui.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus nous donne de le connaitre

Contemplons

La bienheureuse Marie du Divin Cœur et sainte Marguerite-Marie Alacoque en adoration devant le Sacré-Cœur.

Méditons

Lorsque nous aimons une personne, nous voulons la connaître et, à mesure que nous pénétrons dans son intimité, l’amour que nous lui portons, s’intensifie, se fortifie.

L’amour de Jésus ne s’est pas affranchi des mécanismes qui engendrent et favorisent l’amour humain. Si Jésus s’est fait homme, s’il nous a rejoint dans notre humanité, c’est pour que nous le connaissions, lui ainsi que le Père. Depuis qu’Adam et Eve ont été chassés du paradis, l’amour de Jésus n’a cessé de poursuivre les hommes et, pour les aider à l’aimer en retour, de se faire connaitre à eux. Cette connaissance de lui-même dont il a fait don aux hommes, il ne l’a pas révélée tout d’une fois mais progressivement. En effet, comment se révéler à une personne qui n’est rien en soi quand soi-même on est tout ? Il faut donc y aller à petits pas. C’est ce que Jésus a fait au travers des patriarches et des prophètes. Pour que son peuple soit en mesure de le reconnaitre et de l’accueillir au moment où il viendrait sous les voiles de l’humanité, il s’est annoncé au travers des prophéties qu’il a toutes accomplies jusqu’à l’ultime.

Lorsqu’on aime, on veut connaitre la personne aimée et on veut se faire connaitre d’elle, car les sentiments doivent être nourris par une connaissance réciproque, par la découverte d’intérêts communs. Plus encore, on a besoin d’être compris de la personne aimée et qu’elle partage nos préoccupations, qu’elle soit partie prenante dans ce que notre vie a d’essentiel. Ainsi, Jésus se révèle-t-il à nous au travers des évangiles en nous découvrant la vie même de Dieu, son amour des hommes, son souci du salut de toutes les âmes. Parce que Jésus nous aime, il nous donne de le connaitre, de connaitre le Père, qu’il aime plus que tout, de connaitre le projet de salut de Dieu sur tout homme et enfin nous donne d’y adhérer.

La connaissance qu’on peut avoir d’une personne est toujours limitée même après avoir vécu avec elle en toute intimité pendant de nombreuses années. Que dire alors quand il s’agit de Jésus, Fils de Dieu et Dieu lui-même, lui qui est infini en tout, y compris en son être. Si Jésus nous révèle qui il est par les évangiles, il s’est aussi donné à connaitre en 2000 ans de christianisme, par les écrits inspirés de toute une foule de saints, par les avancées de la théologie, par des apparitions innombrables qui nous font entrer dans le plus intime des pensées de son Cœur. Ainsi, révèle-t-il, par exemple, son amour pour les hommes au travers des révélations faites à sainte Marguerite-Marie Alacoque, religieuse visitandine de Paray-le-Monial. Dans un contexte de jansénisme où l’on nous présente un Dieu tout-puissant et vengeur, à l’affut de la moindre de nos fautes pour nous foudroyer de sa justice, Jésus se révèle comme un Dieu sensible à tout ce qui lui vient de notre part et qui quémande notre amour en retour du sien. Dans ce sens, il dit à Marguerite-Marie Alacoque en juin 1675 : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. » Et Marguerite-Marie rajoutera : « Il me découvrit les merveilles inexplicables de son pur amour et jusqu’à quel excès il l’avait porté d’aimer les hommes. »

Si une relation amoureuse peut commencer sur un coup de foudre, elle ne peut durer si elle ne repose pas sur une connaissance mutuelle, sur des intérêts communs, sur un projet partagé. Jésus qui nous aime comme lui seul peut aimer c’est-à-dire avec sa toute-puissance divine, nous donne de le connaitre selon le désir que nous en avons. Et, cette connaissance qu’il nous donne de lui, qu’elle qu’en soit l’étendue, sera toujours croissante mais jamais entière ni en ce monde ni en l’autre pas même au bout de plusieurs milliards d’années : ce serait vouloir faire entrer l’océan dans un dé à coudre. Mais deux des joies majeures de notre vie éternelle seront, d’une part de toujours progresser dans la connaissance de Dieu, et d’autre part de le posséder avec la certitude que le bonheur que cela nous procure ne diminuera jamais. Au contraire, il sera grandissant ! Et qui plus est, pendant toute l’éternité ! Et s’il devait être donné à l’éternité de finir, jamais il ne sera possible de trouver une limite à l’amour de Jésus ainsi qu’à la connaissance que nous pourrions avoir de lui !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus nous donne de réparer nos péchés

Contemplons

Jésus déversant sur le monde les trésors infinis de son amour miséricordieux.

Méditons

Si nous savions ce qu’est le péché, si nous nous rendions compte de ses prolongements, si nous pouvions en voir les conséquences, nous nous empresserions de changer de vie et accepterions de souffrir mille fois le martyr plutôt que de nous accommoder de la plus légère imperfection. Vous trouvez ça exagéré ? Alors, demandez donc à une âme du purgatoire ce qu’elle en pense…

Lors de son jugement particulier, chaque âme entrevoit une étincelle de l’infinie sainteté de Dieu, de son amour pour chaque âme, si bien qu’elle saisit toute l’horreur du péché et n’a plus qu’un seul désir, c’est de s’en purifier. Et, nous disent les (nombreux) mystiques à qui il a été donné d’entretenir des relations avec l’au-delà, même si les souffrances des âmes du purgatoire sont sans commune mesure avec celles de ce monde, aucune d’entre elles ne voudrait quitter le purgatoire et entrer au paradis avant que sa purification soit parfaitement achevée. Aucune d’entre elles ne voudrait paraitre devant le Dieu trois fois saint alors qu’elle est entachée ne serait-ce que d’une poussière de péché.

Le purgatoire est l’invention de l’amour de Jésus. Sans le purgatoire, nous serions voués à l’enfer car qui, excepté la Vierge Marie, a été en capacité de traverser cette vie sans jamais pécher ? « Le juste tombe sept fois par jour » nous dit le livre des proverbes (24, 16). Parce que nous sommes de pauvres pécheurs, Jésus a inventé le purgatoire, un peu comme on a inventé le rattrapage au baccalauréat. Rien de souillé ne saurait entrer au paradis et comme la nature humaine est tant affaiblie par le péché originel, Jésus nous donne de nous purifier en purgatoire, de nos péchés absous mais non réparés en cette vie.

En effet, le péché, une fois absout, doit être réparé. Si cette réparation n’intervient pas en cette vie, elle devra se faire en purgatoire dans des proportions sans communes mesures avec celles de ce monde. Pour que l’absolution sacramentelle soit valide, le pénitent doit non seulement se repentir du péché commis, former le ferme propos de ne pas recommencer mais aussi, réparer, dans la mesure de ses possibilités, le mal commis. Le voleur, par exemple, ne saurait obtenir le pardon s’il ne restitue pas ce qu’il a dérobé. S’il ne le peut, alors il doit réparer par d’autres œuvres de pénitence c’est-à-dire prier, jeuner et faire des aumônes.

En Jésus qui s’est offert pour nous, nous pouvons tout réparer. Non seulement Jésus nous a acquis le pardon de nos péchés mais, en plus, il nous donne de puiser dans les richesses satisfactoires de toute sa vie et de sa passion, tout ce qu’il nous faut pour payer nos dettes à la justice divine. Et nous pouvons y puiser tout ce qu’il faut pour payer non seulement nos propres dettes mais aussi celles de toutes les âmes du purgatoire. Il suffit de se servir ! Avec quel zèle, quel repentir, quel amour reconnaissant, les âmes du purgatoire, si elles pouvaient revenir sur terre, s’adonneraient à la pénitence pour réparer leurs péchés ! Comme elles remercieraient sans cesse Jésus de son amour miséricordieux qui leur donne de pouvoir réparer le mal commis et ainsi de tout rétablir dans la grâce. A sainte Thérèse d’Avila, saint Pierre d’Alcantara, un géant de la pénitence, dit lors d’une apparition : « o bienheureuse pénitence qui m’a valu une telle récompense ! »

La pénitence, vue de notre monde, n’a rien d’attirant et pourtant elle est un privilège, un don de l’amour miséricordieux de Jésus. Car, non seulement, elle nous configure à lui, le pénitent par excellence, mais, en plus, elle nous donne de payer des dettes colossales par des efforts dérisoires et en disproportion totale avec le mal que nous avons commis, le bien qui en est rétabli, la gloire de Dieu qui en est restaurée. Merci Jésus !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus nous pardonne

Contemplons

Mosaïque du chœur de la chapelle des apparitions à Paray-le-Monial

Méditons

La création entière témoigne de l’amour infini de Dieu pour chaque personne. Tout est don de son amour. Mais il est une preuve bien plus grande encore de l’amour de Jésus pour chaque âme à savoir qu’il nous pardonne nos péchés à chaque fois que nous l’en prions.

D’emblée on pourrait croire qu’il est facile pour Dieu de pardonner parce qu’il est foncièrement bon et que le refus de pardonner est en soi un refus d’amour, ce dont il est incapable puisqu’il est l’amour. Cela dit, cette considération ne doit pas minimiser ce qu’est le péché, au contraire. Parce que Dieu est bon et qu’il nous aime, il est infiniment sensible aux moindres marques d’amour de notre part ainsi qu’aux moindres de nos refus d’amour. Et, parce qu’il est infini dans tout ce qu’il est, dans tout ce qu’il fait, le plus petit de nos péchés le blesse infiniment. Lorsque nous parlons de péchés véniels, capitaux, mortels, ce n’est pas pour décrire la peine de Jésus qui en est infiniment blessé, même des plus légers, mais pour nous permettre à nous d’avoir une idée de notre degré d’enfoncement dans nos fautes, d’en évaluer les conséquences et les prolongements.

Le pardon de Jésus ne nous est pas accordé du bout des lèvres, sans qu’il ne lui ait rien coûté, au contraire. Notre pardon, Jésus l’a conquis en s’offrant dans sa passion pour chacun de nous, en prenant sur lui tous nos péchés, du plus petit au plus révoltant. Si chacun des pardons de Jésus est gratuit pour nous, il ne l’a pas été pour lui.

Pourtant, Jésus accorde son pardon chaque fois que nous le lui demandons avec contrition et avec le ferme propos de nous convertir. Son pardon nous est assuré à chaque fois que nous recourrons au sacrement de la réconciliation. A Pierre qui lui demande combien de fois, il faut pardonner, Jésus répond jusqu’à soixante-dix fois sept fois (Matthieu 18, 22), autrement dit, tout le temps. Et, en nous demandant de pardonner tout le temps, il nous signifie que lui-même agit ainsi.

Lorsque Jésus apparait aux apôtres au Cénacle le soir de sa résurrection, il leur dit : « recevez l’Esprit-Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, il leurs seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leurs seront retenus » (Jean 20, 22-23). Le sacrement de la réconciliation est l’invention par excellence de l’amour et de la miséricorde de Jésus. Dans l’absolution sacramentelle, Jésus nous applique les fruits de sa passion ; dans sa mort et sa résurrection sont engloutis tous nos péchés qu’il a pris sur lui pour nous en libérer.

Lorsque nous verrons Jésus face à face de l’autre côté, quand nous verrons ce qu’est véritablement le péché, quand nous verrons à quel point Jésus est digne de l’amour le plus intense de notre part, nous nous rendrons compte du don qu’il nous fait à chaque fois que le prêtre nous absout en son nom. Nous ne pourrons alors que verser, comme Marie-Madeleine, des larmes aussi bien de douleur, pour avoir été aussi réticent à recourir au sacrement du pardon, que d’émotion devant tout l’amour de Jésus qui est encore bien plus grand que tout ce qu’on peut imaginer.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.