L’amour de Jésus fait de nous des amis

Contemplons

La Cène, Giotto. Saint Jean repose sur le Cœur de Jésus.

Méditons

On est submergé par l’émotion quand on entend Jésus nous situer par rapport à lui. En effet, il y a entre lui et nous une distance abyssale de par ce que nous sommes l’un et l’autre. Pourtant, dans sa toute-souveraineté, Jésus choisit de faire de nous ses amis. Le soir du jeudi-saint, juste avant d’entrer dans sa passion, il déclare aux apôtres : « je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître » (Jean 15, 15).

Comme pour tout ce qu’il fait, Jésus ne dit rien sans que cela se traduise dans les faits. Si ce n’est que le jeudi-saint qu’il décerne aux apôtres le titre d’amis, il n’inaugure pas pour autant un nouveau mode relationnel avec eux. Au contraire, il met simplement un nom sur ce qui a toujours été à ses yeux. Et s’il n’a jamais employé le mot ‘ami’ auparavant, c’est parce que ce mot a une signification et une valeur qu’il convient de ne pas galvauder en l’employant à tort et à travers.

Toujours, Jésus s’est comporté comme un ami, comme le plus sincère d’entre eux, celui qui jamais ne déçoit. Comme un ami, Jésus a toujours reçu les confidences de ses apôtres, de ses disciples, les a consolés, les a enseignés, leur a dévoilé toute l’intimité de son Cœur. Comme un véritable ami, il a donné pour eux tout ce qu’il avait. Comme notre seul véritable ami, il s’est donné lui-même pour que nous ayons la vie en son nom. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jean 15, 13) avait-il dit. Et contrairement à nous, il n’a pas fait que le dire : il l’a fait !

Un véritable ami donne tout, même si en retour, il n’a rien à attendre. Imaginons la souffrance que le Cœur si doux de Jésus a endurée pendant trois ans à souffrir la présence à ses côtés de Judas, celui que, comme les autres, il a appelé et traité comme un ami. Dès le premier instant, Jésus savait que Judas le livrerait ; il connaissait les circonstances détaillées qui l’y conduiraient. Il savait que Judas était un voleur qui se servait dans la bourse commune. Et pourtant, comme le plus tendre des amis, Jésus l’a gardé à ses côtés, multipliant, certainement, les enseignements, les bons exemples, les marques d’amitié, afin d’amener Judas, comme les onze autres apôtres, si ce n’est à lui être fidèle, tout du moins à accepter sa miséricorde. Mais rien n’y fit. Et si Judas, s’est perdu, ce n’est pas parce que Jésus, comme le meilleur des amis, n’a pas tout fait pour qu’il se convertisse mais parce que, de tout ce que Jésus a fait, rien n’a eu raison de son orgueil et de son égoïsme.

Un véritable ami, pardonne les fautes qu’on peut commettre à son encontre. Jésus  pardonne à tous les apôtres dès sa première apparition de ressuscité au Cénacle. Et ce ne sont pas les apôtres qui font le premier pas ; c’est Jésus, l’ami par excellence, qui vient au-devant d’eux et leur fait, non seulement le don de son pardon mais leur donne aussi de réparer leur abandon par un surcroît d’amour. Ne demande-t-il pas par la suite à Pierre, par trois fois, s’il l’aime, pour que, par la triple affirmation de son amour, il répare son triple reniement du jeudi-saint ?

Et nous ? Nous aussi, Jésus nous appelle ses amis. Nous le méritons aussi peu que les apôtres et pourtant, il nous choisit et nous institue comme ses amis. Il connait toutes nos trahisons, nos reniements, nos rejets et pourtant, comme le plus tendre des amis, il se tient toujours prêt à nous pardonner, à nous écouter, à nous aider.

En attendant de pouvoir comprendre ce qui nous vaut une telle distinction imméritée, employons-nous à l’aimer de toutes nos faibles forces humaines car même ce petit peu mais donné tout entier, le réjouit comme si c’était un présent véritablement digne de lui.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

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