L’amour de Jésus fait de nous des cooperateurs

Contemplons

Simon de Cyrène aide Jésus à porter la croix, Titien

Méditons

« Dieu qui t’a créé sans toi, ne te sauvera pas sans toi » écrit saint Augustin. En effet, Jésus qui ne choisit jamais la solution de facilité, fait de nous ses auxiliaires indispensables pour notre salut, pour celui de tous les hommes, pour la plus grande gloire de Dieu.

Lorsque l’archange Gabriel demande à Marie de bien vouloir accueillir en son sein le Verbe qui veut se faire chair, elle devient l’auxiliaire indispensable de l’Incarnation, si bien qu’on peut dire, sans craindre d’exagérer, que, si sans Dieu nous n’aurions pas pu être sauvés, nous ne pouvions pas non plus l’être sans le « oui » de Marie. Ce n’est qu’en se faisant homme que Jésus pouvait sauver les hommes et pour cela, il fallait qu’une femme, Marie, collabore en acceptant de se mettre totalement à disposition de ce plan de salut. Pour notre plus grand bonheur, Marie a dit « oui. »

Le « oui » de Marie à la sollicitation de Dieu a une valeur universelle et nous enseigne que nous aussi, nous devons en toute liberté et dans un don total d’amour dire « oui » au projet de salut de Dieu. Le « oui » donné par Marie l’engageait elle mais aussi toute l’humanité. Parce que son « oui » a eu des répercussions heureuses pour chaque être humain, il nous engage tous. En Marie, avec Marie, par Marie, nous devons dire « oui » à Jésus car, en elle, il sollicite chacun de nous pour collaborer à ce qu’il y a de plus important en ce monde à savoir le salut des âmes.

Jésus nous choisit comme des hommes et des femmes de confiance à qui il confie ses affaires les plus pressantes, les plus importantes, les plus délicates, celles qu’on confie à ceux en qui on a confiance bien davantage qu’à ceux qui en sont les plus capables. Et, s’il ne nous demande qu’une infime contribution, il la rend néanmoins indispensable. Si bien que l’on peut dire que, si nous devons tout à Jésus, il n’est pourtant rien qui ne soit sauvé sans cette petite contribution qu’il attend de nous et que nous acceptons d’apporter.

Sur le chemin qui mène au Calvaire, Simon de Cyrène est requis pour aider Jésus à porter la croix. Si, selon les apparences, Simon est réquisitionné, c’est en réalité Jésus qui, dans sa passion ne subit rien mais offre tout, donne à Simon l’opportunité de l’aider et de concourir ainsi au salut du monde. En Simon, Jésus nous appelle tous à porter la croix du salut du monde avec lui car sans notre concours, le salut ne sera pas possible. Comme dit saint Paul : « je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise » (Colossiens 1, 24).

Ne rabotons donc pas la petite part de la croix que Jésus nous demande de porter à sa suite pour la gloire de Dieu et le salut du monde, car ce doux fardeau représente le salut pour beaucoup d’âmes, car elle est le moyen qui nous est donné de rendre gloire à ce Dieu qui en est infiniment digne, car elle est notre investiture par Jésus comme coopérateur au salut du monde. Quelle distinction !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

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