L’amour de Jésus nous donne de réparer nos péchés

Contemplons

Jésus déversant sur le monde les trésors infinis de son amour miséricordieux.

Méditons

Si nous savions ce qu’est le péché, si nous nous rendions compte de ses prolongements, si nous pouvions en voir les conséquences, nous nous empresserions de changer de vie et accepterions de souffrir mille fois le martyr plutôt que de nous accommoder de la plus légère imperfection. Vous trouvez ça exagéré ? Alors, demandez donc à une âme du purgatoire ce qu’elle en pense…

Lors de son jugement particulier, chaque âme entrevoit une étincelle de l’infinie sainteté de Dieu, de son amour pour chaque âme, si bien qu’elle saisit toute l’horreur du péché et n’a plus qu’un seul désir, c’est de s’en purifier. Et, nous disent les (nombreux) mystiques à qui il a été donné d’entretenir des relations avec l’au-delà, même si les souffrances des âmes du purgatoire sont sans commune mesure avec celles de ce monde, aucune d’entre elles ne voudrait quitter le purgatoire et entrer au paradis avant que sa purification soit parfaitement achevée. Aucune d’entre elles ne voudrait paraitre devant le Dieu trois fois saint alors qu’elle est entachée ne serait-ce que d’une poussière de péché.

Le purgatoire est l’invention de l’amour de Jésus. Sans le purgatoire, nous serions voués à l’enfer car qui, excepté la Vierge Marie, a été en capacité de traverser cette vie sans jamais pécher ? « Le juste tombe sept fois par jour » nous dit le livre des proverbes (24, 16). Parce que nous sommes de pauvres pécheurs, Jésus a inventé le purgatoire, un peu comme on a inventé le rattrapage au baccalauréat. Rien de souillé ne saurait entrer au paradis et comme la nature humaine est tant affaiblie par le péché originel, Jésus nous donne de nous purifier en purgatoire, de nos péchés absous mais non réparés en cette vie.

En effet, le péché, une fois absout, doit être réparé. Si cette réparation n’intervient pas en cette vie, elle devra se faire en purgatoire dans des proportions sans communes mesures avec celles de ce monde. Pour que l’absolution sacramentelle soit valide, le pénitent doit non seulement se repentir du péché commis, former le ferme propos de ne pas recommencer mais aussi, réparer, dans la mesure de ses possibilités, le mal commis. Le voleur, par exemple, ne saurait obtenir le pardon s’il ne restitue pas ce qu’il a dérobé. S’il ne le peut, alors il doit réparer par d’autres œuvres de pénitence c’est-à-dire prier, jeuner et faire des aumônes.

En Jésus qui s’est offert pour nous, nous pouvons tout réparer. Non seulement Jésus nous a acquis le pardon de nos péchés mais, en plus, il nous donne de puiser dans les richesses satisfactoires de toute sa vie et de sa passion, tout ce qu’il nous faut pour payer nos dettes à la justice divine. Et nous pouvons y puiser tout ce qu’il faut pour payer non seulement nos propres dettes mais aussi celles de toutes les âmes du purgatoire. Il suffit de se servir ! Avec quel zèle, quel repentir, quel amour reconnaissant, les âmes du purgatoire, si elles pouvaient revenir sur terre, s’adonneraient à la pénitence pour réparer leurs péchés ! Comme elles remercieraient sans cesse Jésus de son amour miséricordieux qui leur donne de pouvoir réparer le mal commis et ainsi de tout rétablir dans la grâce. A sainte Thérèse d’Avila, saint Pierre d’Alcantara, un géant de la pénitence, dit lors d’une apparition : « o bienheureuse pénitence qui m’a valu une telle récompense ! »

La pénitence, vue de notre monde, n’a rien d’attirant et pourtant elle est un privilège, un don de l’amour miséricordieux de Jésus. Car, non seulement, elle nous configure à lui, le pénitent par excellence, mais, en plus, elle nous donne de payer des dettes colossales par des efforts dérisoires et en disproportion totale avec le mal que nous avons commis, le bien qui en est rétabli, la gloire de Dieu qui en est restaurée. Merci Jésus !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

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