L’amour de Jésus nous donne Marie

Contemplons

Marie se tient debout au pied de la croix, retable bourguignon

Méditons

Dans son amour pour nous, Jésus s’est dépouillé de tout. Et, quand on dit tout, alors il faut comprendre qu’il n’a rien retenu pour lui. Pour le réaliser, faisons le compte des choses les plus précieuses qu’il nous a données. D’abord, il a quitté le Ciel pour se faire l’un d’entre nous, ce qui est un abaissement tel, qu’aucun esprit humain ne peut l’imaginer ! Il a accepté de souffrir pendant 33 ans, comme le seul sans péché dans un monde pécheur. Il a donné sa vie sur la Croix après une passion, un chemin de croix, une agonie comme on n’en souhaiterait pas à son pire ennemi. Que pouvait-il nous donner de plus ? A priori rien ! Mais c’est sans compter l’intensité, l’immensité de l’amour de Jésus. Juste avant de remettre son Esprit à son Père, il nous donne encore le Cœur rempli d’amour de sa Mère.

Marie est le don de l’amour sans réserve de Jésus. En effet, alors qu’il est sur le point d’expirer, qu’il est hué, invectivé par la foule, son amour pour nous le porte à dépasser sa douleur, à s’extraire de sa souffrance pour penser à sa mère et à nous. La seule qui soit unie à Jésus, la seule qui en ce moment suprême ne pense pas avant tout à elle, qui ne se lamente pas sur son sort, c’est Marie. Silencieusement, elle rassemble ses forces et son amour pour dépasser sa douleur en s’unissant intimement à la passion de Jésus, acceptant au prix du glaive de douleur qui transperce son âme, le sacrifice de Jésus. Et elle ne fait pas qu’accepter que Jésus se donne au Père pour nous ; plus encore, elle se donne avec lui, en lui et par lui, en offrande d’amour au Père pour le salut de toutes les âmes.

Au pied de la croix, Marie est devenue notre Mère par la volonté expresse de Jésus, au prix d’un sacrifice dont on ne connaitra l’intensité qu’une fois au Ciel. Si, en donnant le jour à Jésus, Marie n’a pas souffert, quelle souffrance n’a-t-elle pas  endurée lorsqu’elle nous a enfanté, nous, à la vie divine. Dans ce sens, elle dit à Marie Lataste : « Je suis la mère des hommes puisque je la mère de celui qui les a créés. Combien les âmes rachetées au prix du Sang de mon Fils m’ont couté cher, ma fille, combien ce rachat m’a fait souffrir !… je suis le refuge de tous les pécheurs ; je suis la cité du refuge ; même les plus grands pécheurs peuvent se réfugier en moi ; je n’en rejette aucun … je suis la consolation des affligés ; toutes les afflictions ont été en moi ; j’ai reçu en moi, à la mort de mon Fils toutes les afflictions. Je sais compatir à toutes les douleurs. »

Ne croyons surtout pas que de nous donner Marie pour mère n’a rien couté à Jésus. Au contraire, ce don, comme tous les autres, s’est fait au prix d’un lourd sacrifice. En apparence, Jésus confie sa mère à saint Jean parce qu’une fois mort, elle est seule, sans l’appui d’un fils, ce qui la livrerait à la misère. Mais en confiant Marie à saint Jean, c’est en fait saint Jean qu’il confie à Marie et en saint Jean, c’est toute l’humanité qu’il dépose dans son Cœur immaculé. C’est en se renonçant lui-même alors qu’il souffre le martyr, qu’il nous fait le don de sa mère, l’associant à son sacrifice. Par amour pour nous, Jésus a accepté que sa mère souffre le martyr afin que, par cette souffrance consentie et unie à la sienne, elle soit désormais associée au salut de toutes les âmes.

En ayant le souci de sa mère juste avant de mourir, Jésus montre à quel point il l’aime et en a souci. Il aurait pu faire en sorte qu’au moment de la passion, elle soit à Nazareth ou ailleurs afin qu’elle n’ait pas à souffrir. D’ici que la nouvelle de sa mort y parvienne, il serait ressuscité. Mais par amour pour nous, il a voulu qu’elle se tienne debout, douloureuse mais dans la foi au pied de la croix pour que l’humanité puisse trouver un refuge assuré dans le Cœur de la meilleure des mères. Jésus a souffert de devoir faire souffrir sa mère mais il n’a pas reculé devant ce sacrifice pour nous témoigner jusqu’où va son amour. Et Marie, par amour pour Jésus, par amour pour nous, a tout accepté.

Quand on aime Jésus, on aime Marie ! Parce qu’elle le don et l’expression la plus achevée de l’amour de Jésus pour nous. Après Jésus, personne ne sous aime plus que Marie. Lorsque nous la verrons en paradis, même si nous l’avons beaucoup aimé en cette vie, nous nous repentirons de ne pas l’avoir aimé davantage tellement elle digne de tout notre amour. « O Marie ! Ma mère ! s’écria un jour saint Alphonse Rodriguez, je vous aime tant qu’il me semble que vous ne pouvez m’aimer autant que je vous aime ! » « Insensé ! Lui répondit Marie, sache qu’il y a entre ton amour pour moi et le mien pour toi et pour tous mes enfants ici-bas, autant de distance qu’il y a entre le Ciel et la terre. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

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