La rencontre de Jésus sur le chemin du Calvaire

Contemplons

Jésus rencontre sa Mère sur le chemin du Calvaire

Méditons

Nous voici rendus à contempler la quatrième des grandes douleurs attribuées à Marie, celle de la rencontre de Jésus sur le chemin du Calvaire. Cette scène est décrite par de nombreux mystiques qui confirment la Tradition soulignant qu’aucune parole n’est échangée entre Jésus et Marie, que leurs regards révèlent une totale union de cœur.

Si au-dehors tout est bruyant, agité, violent, en Jésus et Marie, tout n’est que paix, communion entre eux et avec le Père dans l’Esprit-Saint. En eux, règne la vraie paix, celle qui vient de Dieu et qu’il accorde à ses serviteurs, ceux qui vivent en conformité avec son plan d’amour sur eux. Si Jésus est au comble de la souffrance physique et morale, il est néanmoins dans une paix profonde car Il accomplit fidèlement tout ce que le Père lui a commandé.

Lors de sa vie publique, Jésus a dit : « que sert à l’homme de gagner le monde, si pour cela, il doit y perdre son âme ? » (Marc 8, 36) En ce jour, sur le chemin du Calvaire, Jésus traduit en acte ce qu’il a enseigné. La seule bataille qu’il vaille de mener hardiment, c’est celle  du salut de son âme et cela quel qu’en soit le prix. Les peines du moment présent passeront mais la récompense du salut des âmes est éternelle et en totale disproportion avec les peines endurées.

Marie est là comme à chaque fois que Jésus a besoin d’elle. Elle est là silencieuse mais active car pleinement unie à Jésus dans sa mission de rédempteur. Elle ne demande rien pour elle en tant que Mère. Au contraire, elle se renonce à elle-même, ne regarde pas sa propre douleur pour être totalement disponible pour Jésus, se donnant à Lui, et en Lui au Père, prenant sur elle sa petite part de la croix du salut des âmes. Marie n’a été que là, sur le chemin du Calvaire, mais son don total d’elle-même en union avec Jésus, son renoncement, font que personne plus qu’elle a contribué à la Passion de Jésus.

C’est dans un profond silence intérieur que dans les regards de Jésus et de Marie s’échangent les plus belles, les plus profondes pensées, les plus grandes expressions d’amour. Depuis toujours, il y a entre eux une telle communion que les mots seraient en-dessous tout ce qu’ils parviennent à exprimer. Jésus lit en Marie un tel amour, une telle disponibilité, une telle communion, une telle offrande d’elle-même, qu’elle le soutient, le soulage comme personne d’autre. Pendant toute la Passion, Marie n’a posé aucun geste, prononcé aucune parole et pourtant, par son attitude intérieure, personne n’a plus activement aidé Jésus.

Marie a souffert de voir souffrir Jésus, l’innocent par excellence. Jésus a souffert de voir souffrir sa Mère qui ne méritait tellement pas de souffrir, moins encore avec une telle intensité. Pour Marie, il n’était pourtant pas question de s’épargner cette heure si pour cela elle avait dû abandonner Jésus à son sort ou même se réfugier dans une inconscience piétiste se convaincant qu’il devait en être ainsi. Dans son amour pour Dieu et pour les âmes, elle se renonce à elle-même acceptant en toute conscience et en pleine volonté de partager la souffrance du Sauveur.

A Berthe petit, Jésus dit au sujet du Cœur transpercé de Marie : « Il faut maintenant vénérer son Cœur douloureux, et je veux que ce soit compris comme le droit qu’à ma Mère à un titre de justice : titre que lui ont valu son identification à toutes mes douleurs, ses souffrances, ses sacrifices, son immolation au Calvaire, acceptés dans une pleine correspondance à ma grâce et supportés pour le salut de l’humanité. C’est dans cette Co-rédemption que ma Mère fut surtout grande et c’est pourquoi je demande que l’invocation telle que Je l’ai dictée (Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous) soit approuvée et répandue dans toute l’Eglise, à l’égale de celle de mon Cœur. » (Jésus à Berthe Petit, février 1915).

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sauveur crucifié, prosternés à vos pieds, nous vous offrons les larmes de Celle qui vous a accompagné avec un tendre amour dans votre douloureuse voie du calvaire. Exaucez, ô bon Maître, nos supplications, par les larmes de votre Très Sainte Mère et faites-nous comprendre la leçon que nous donnent ces pleurs, afin que nous puissions toujours accomplir votre sainte volonté pour être dignes de vous louer et de vous glorifier pendant toute l’éternité. 

O Marie, Mère de l’amour, des douleurs et de la miséricorde, nous vous en prions, unissez nos supplications aux vôtres, afin que votre divin Fils, à qui nous adressons pleins de confiance, par les mérites de vos pleurs, daigne exaucer nos prières et nous accorder la couronne de la vie éternelle. Amen. (Prières du chapelet de Notre Dame des pleurs enseignées par Jésus à sœur Amalia le 8 novembre 1929). 

Prière pour le mois de saint Michel :

Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat. Soyez notre secours contre la malice et les embuches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus sur la terre pour la perte des âmes. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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