Le Seigneur est avec vous

 

 

 

 

 

 

L’Annonciation

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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Par la voix de l’Archange, Dieu assure Marie de son assistance et de sa proximité. L’Archange n’emploie pas le futur (il ne dit pas « le Seigneur sera avec vous ») mais le présent de l’indicatif : Dieu ne lui promet pas sa proximité à certains moments (où il interviendrait à la manière de Zorro !) mais à chaque instant de sa vie depuis sa Conception Immaculée  jusqu’à son Assomption. Par ces mots, Dieu assure Marie de son amour et de sa fidélité indéfectibles. Ces mots l’accompagneront tout au long de sa vie et notamment aux heures les plus sombres.

Par cette promesse, Dieu invite Marie à lui faire confiance ; puisqu’Il est avec elle à chaque instant,  que pourrait-elle craindre ? L’Ange lui dit juste après : « rien n’est impossible à Dieu. »

Marie a traversé cette vallée de larmes dans la nuit de la foi, comme nous, et dans les moments décisifs, elle s’est appuyée sur ces paroles : « le Seigneur est avec moi ». Jamais, dans les épreuves, elle n’a demandé : « pourquoi ? », jamais elle ne s’est rebellée, jamais elle n’a laissé le doute entamer sa foi. Toujours, elle s’est blottie contre ces mots : « le Seigneur est avec moi… il est là et me soutient ».

A chaque fois que nous prions « le Seigneur est avec vous », nous devrions ajouter intérieurement : « et avec moi ! » car en Marie, cette promesse est adressée à toute l’humanité et donc à chacun d’entre nous. Chacun est aimé et assisté de Dieu depuis le premier instant de sa conception jusqu’à sa fin naturelle. Chacun est indéfectiblement aimé de Dieu. Même les péchés (seraient-ils rouges comme l’écarlate !) n’entameront pas cet amour de Dieu. Et, puisqu’il est aimé d’une manière irréversible et absolue, chacun est invité, à la manière de Marie, à remettre sa vie en toute confiance à Dieu pour qui « rien est impossible ».

Apprenons de Marie à nous en remettre en toute confiance à Dieu qui nous aime.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Pleine de grâce

 

 

 

 

 

 

Le Père éternel dans la création de Marie Immaculée.

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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L’Immaculée Conception de Marie constitue un mystère largement méconnu, souvent mal compris et plus souvent encore, déclassé à une pure option de foi, voire de dévotion facultative. Or, il n’en est rien ! Proclamer Marie immaculée, c’est affirmer que « Jésus est vrai Dieu et vrai homme » (le cœur même de notre foi !) ; dire que Jésus est le Rédempteur, c’est affirmer l’Immaculée Conception de Marie. Posons les arguments qui nous mèneront tout droit à l’irréfutabilité de l’Immaculée Conception de Marie.

Le péché originel a imprimé en l’humanité une tache indélébile qu’elle se transmet de génération en génération. Cette tache a amoindri sa nature et notamment sa capacité à connaître et à aimer Dieu. Aucun homme, aucune femme, n’échappe aux conséquences funestes du péché originel.

Jésus est Dieu ; il est l’une des personnes de la sainte Trinité. En tant que Dieu, il n’est pas atteint par la tache du péché originel. Par l’Incarnation, Jésus devient aussi Fils de Marie, et en tant que son Fils, participant de la nature humaine. De cela découlent deux possibilités :

– Jésus, en tant que Fils de Marie, porte en lui la tache du péché originel : dans ce cas il ne peut  pas être le Rédempteur, « l’agneau sans tache » et notre foi est vaine !

– Jésus, même si Fils de Marie, ne porte pas en lui la tache du péché originel : dans ce cas, Marie, ne la lui a pas transmise pour la simple et bonne raison qu’elle-même en a été préservée, dès sa conception !

Conclusion : dire que Marie est Immaculée, c’est proclamer que Jésus est le Rédempteur, à la fois vraiment Dieu et vraiment Homme !

L’Eglise, par son représentant, le Pape Pie IX, a reconnu la grandeur de ce mystère en l’élevant en 1854 au niveau de dogme de foi. 4 ans plus tard, Marie est venue à Lourdes confirmer elle-même ce que Pie IX a proclamé.

Avec Bernadette, laissons-nous saisir par la beauté de Marie, comblée de grâce jusqu’à en être l’Immaculée.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Pleine de grâce

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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Marie est comblée de grâce divine. Et, cette grâce divine culmine dans son « Immaculée Conception ». En disant, « pleine de grâce », l’Archange Gabriel laisse entrevoir ce mystère. Dieu a fait don à Marie de son Immaculée Conception en prévision des mérites surabondants de son Fils, Jésus-Christ (collecte de la fête de l’Immaculée Conception). Dès le premier instant de sa vie (qui commence à la conception, rappelons-le !), Marie a été lavée des conséquences du péché originel. Cela ne fait pas d’elle une créature à part, qui, au final, serait plus divine qu’humaine. Marie est l’une d’entre nous ; elle appartient à l’humanité. Cependant, son Immaculée Conception nous est offerte afin que nous puissions, dès le premier instant de la Rédemption, y contempler déjà l’humanité restaurée par la grâce.

Par son Immaculée Conception, Marie trouve en elle des ressources dont nous, enfants d’Eve, ne saurions disposer dans une telle plénitude ; les dons de l’Esprit-saint (intelligence, conseil, science, sagesse, piété, crainte et force) s’épanouissent en Elle jusqu’à l’apothéose. Son Immaculée Conception n’est pas un simple ornement mais un équipement qui lui permettra de remplir sa mission de Mère du Rédempteur, de Mère de l’humanité, de Mère de l’Eglise.

Ne  pensons surtout pas que l’Immaculée Conception a mis Marie à l’abri de toute possibilité de pécher ; surtout pas ! Si cette grâce lui a conféré des ressources spirituelles supplémentaires, elle n’a, cependant, pas libéré Marie des tentations. Et même, les tentations, à cause de son Immaculée Conception, l’ont assaillie avec une violence à la hauteur même de cette grâce. Marie aurait pu pécher et, à cause de son Immaculée Conception, le moindre péché « véniélissime » aurait été très grave. Marie est grande aux yeux de Dieu, non parce qu’il l’a faite immaculée, mais parce qu’elle a conservé et fait fructifier ce don par la fidélité à la grâce divine.

Enfin, à cause de son Immaculée Conception, Marie est en mesure de saisir toute l’étendue de notre misère spirituelle, de s’en apitoyer et de venir à notre secours. L’Immaculée Conception a suscité en Marie une sensibilité et une aversion au péché qui feront son martyr pendant toute sa vie (et si c’était possible tant que le monde durera !). Elle vivra au milieu des pécheurs, assistera au spectacle de toutes leurs tribulations et, cependant, se consumera d’amour pour eux en raison de leur nature amoindrie par le péché originel. Elle, l’Immaculée, plus que tout autre, est en mesure de saisir et de comprendre tout ce que le péché originel a dérobé à l’être humain. Parce qu’elle est l’Immaculée Conception, elle peut se constituer le « refuge des pécheurs » (litanies). Au Calvaire, elle se tiendra debout à côté de la Croix de son Fils afin de devenir ce « refuge des pécheurs » même si pour cela elle doit devenir aussi la « reine des martyrs ».

Jésus a dit : « à celui qui a beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé ». Marie a reçu le plus : elle a été créée immaculée. A Marie, il a été demandé le plus : s’unir jusqu’à la plénitude à la Passion du Rédempteur, son Fils.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Pleine de grâce

L’Annonciation : l’Archange Gabriel apprend à Marie qu’elle est « pleine de grâce. »

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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Marie a été la première à s’interroger sur ce que signifient ces trois mots « pleine de grâce. » Elle savait que la grâce est la faveur de Dieu ; mais pourquoi en serait-elle pleine ? L’Ange va plus loin car dans le texte original (en grec), ces mots ont une couleur qu’ils perdent en français. Marie n’est pas seulement « pleine de grâce », elle est « la pleine de grâce » !

Mais qu’est-ce que cette grâce dont Marie est comblée ? La grâce, c’est la vie même de Dieu qu’il nous communique et qui nous rend semblable à Lui. La grâce nous rend capable de Le connaître, de L’aimer et d’aimer notre prochain pour l’amour de Lui. Marie est remplie de cette vie divine au point d’en déborder jusqu’à nous. Elle en est d’autant plus comblée qu’elle est toute donnée à Dieu. En Marie, il n’est rien qui fasse obstacle à Dieu et à son action. Aussi, la grâce la possède-t-elle jusqu’à faire d’elle « la pleinement vivante ».

Saint Jean nous dira : « Dieu est amour ». La grâce de Dieu dilate notre capacité d’amour. Quelle est alors la capacité d’amour de « la pleine de grâce » ? Marie aime son Dieu, son Fils au point de Le suivre jusqu’au bout du sacrifice. Elle aime chacun de nous, car pour chacun de nous, Jésus s’est consumé d’amour dans sa Passion. Elle nous aime jusqu’à consentir au sacrifice de son Fils pour notre salut. Elle nous aime malgré l’inconstance de nos cœurs.

Lors de l’enquête canonique ordonnée par Monseigneur Laurence, un prêtre demanda à Bernadette si Marie était aussi bonne, aussi tendre, aussi puissante que l’Eglise la dépeint. Bernadette répondit avec simplicité que c’est la vérité et regardant au ciel, elle soupira : « Ah ! Si on savait ! » On posa aussi cette question : « Quand nous étions à la grotte, est-ce que la Très Sainte Vierge ne regardait que toi ? » – « Oh, répartit Bernadette, elle regardait tout le monde et avec beaucoup d’affection, comme une mère regarde ses enfants. Parfois elle semblait considérer les personnes une à une et pour certaines son regard s’arrêtait sur elles comme lorsqu’on retrouve un ami ».

Marie est pleine de grâce pour être totale capacité d’amour. Et, c’est cette totale capacité d’amour qui lui permettra, par l’action de l’Esprit-saint, de concevoir le Dieu d’amour, d’abord dans son cœur puis dans son corps.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Marie

 

 

 

 

 

 

Le rêve de saint Jean Bosco : le pape sauve le navire (qu’est l’Eglise) du naufrage en le faisant amarrer à deux colonnes sur lesquelles sont posées l’Eucharistie et la Vierge Immaculée.

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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Des savants discutent encore sur l’étymologie du nom « Marie ». Cependant, la signification la plus communément admise est « étoile de la mer ». Et, c’est un nom qui convient admirablement bien à la Mère de Dieu.

Pour en saisir la raison, dressons le décor. La nuit est profonde, la mer est tumultueuse, les rives sont lointaines et indiscernables. Sur cette mer hostile, vogue une frêle embarcation qui abrite (à peine !) des passagers inquiets. Avec ses outils de marin (compas etc.…) le capitaine du bateau fait tout ce qu’il peut, conscient de sa responsabilité envers les passagers, pour mener son navire à bon port. Mais, il ne parvient pas à contrer l’inquiétude des passagers ; par moment, il peine à trouver, en lui, les ressources nécessaires pour ne pas se laisser aller au découragement. Ses officiers, aidés des matelots, s’époumonent à demander aux passagers de garder foi et confiance, de prier avec espérance. Leurs efforts, méritoires, ne parviennent pas à rasséréner les passagers.

Tout d’un coup, dans la nuit noire, le capitaine aperçoit une étoile. Plein d’espoir, il lance aux passagers : « Une étoile ! Une étoile ! Nous sommes sauvés ! » Tous les passagers reprennent espoir car ils savent qu’en suivant cette étoile, le capitaine va pouvoir les guider à bon port. Et, c’est ce qui arrive.

La mer tumultueuse, ce sont les difficultés de notre vie qui semblent se liguer pour nous mener au découragement. La nuit profonde, c’est le sentiment de l’absence de Dieu. Les rives lointaines, ce sont le salut, la vie éternelle qui semblent hors d’atteinte. La frêle embarcation, c’est l’Eglise. Les passagers, ce sont tous les baptisés. Le capitaine, c’est le Pape, le successeur de Pierre, chargé de guider le peuple de Dieu. Les outils du capitaine, ce sont les encycliques, les exhortations  apostoliques, les différents enseignements. Les officiers, ce sont les Evêques, les collaborateurs du Pape. Les matelots qui s’époumonent, ce sont les prêtres (pensez au prêtre de votre paroisse). L’étoile, c’est Marie.

A présent, c’est plus clair. Marie est le signe de la présence de Dieu dans nos vies aux heures les plus sombres. Par elle, l’espérance renait car elle nous annonce que le salut est tout proche. Dans les litanies, on invoque Marie sous le vocable « étoile du matin ». En effet, c’est vers le matin que les étoiles sont les plus belles et les plus brillantes. Elles annoncent le lever du soleil. Marie est l’étoile du matin qui annonce le lever du « soleil de justice » qu’est son Fils, son Jésus. Et, pour chacun de nous, Marie souhaite se faire brillante étoile du matin qui, au fur et à mesure de son lever, s’estompe devant Jésus, le soleil de justice. La Mère de Jésus pouvait-elle s’appeler autrement que Marie ?

Laissons la parole au grand saint Bernard qui a si bien parlé de Notre Dame : « Lorsque vous assaillent les vents des tentations, lorsque vous voyez paraître les écueils du malheur, regardez l’étoile, invoquez Marie. Si vous êtes ballotés sur les vagues de l’orgueil, de l’ambition, de la calomnie, de la jalousie, regardez l’étoile, invoquez Marie. Si la colère, l’avarice, les séductions charnelles viennent secouer la légère embarcation de votre âme, levez les yeux vers Marie… Dans le péril, l’angoisse, le doute, pensez à Marie, invoquez Marie. Que son nom ne quitte pas vos lèvres ni vos cœurs ! Et pour obtenir son intercession, ne vous détournez pas de son exemple. En la suivant, vous ne vous égarez pas. En la suppliant, vous ne connaîtrez pas le désespoir. En pensant à elle, vous éviterez toute erreur. Si elle vous soutient, vous ne sombrerez pas ; si elle vous protège, vous n’aurez rien à craindre ; sous sa conduite vous ignorerez la fatigue ; grâce à sa faveur, vous atteindrez le but. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Je vous salue

 

 

 

 

 

 

L’Annonciation : l’archange Gabriel a été le premier à prononcer ces mots « Je vous salue Marie »

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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La prière du « Je vous salue » commence par les mots mêmes du message que Dieu adresse à Marie par l’entremise de l’Archange Gabriel lors de l’Annonciation. Dieu, si grand, s’adresse à Marie, si petite (toute sainte qu’elle est !) en la saluant respectueusement et même, joyeusement. Ce n’est pas la salutation d’un Dieu vengeur, sévère, terrifiant mais celle d’un Dieu d’une grande délicatesse, on pourrait presque dire d’une extrême politesse ! Dieu, créateur de l’univers visible et invisible, ne s’impose pas à Marie mais il se communique à elle ; il la respecte dans sa personne tout entière. Il salue cette jeune fille de Nazareth comme si elle était une grande dame ; probablement que c’était la première fois que quelqu’un se sera adressé à Marie avec une telle déférence, d’où aussi son bouleversement relaté dans l’Evangile. Marie réalise, par ces premiers mots de la salutation de l’Ange, qu’elle a du prix aux yeux de Dieu, qu’elle est une créature aimée de Lui, même si cet amour de Dieu la dépasse complètement ; car, qui est-elle pour faire l’objet d’un tel amour de la part de Dieu ? C’est un mystère insondable !

En disant : « Je vous salue », nous acceptons l’idée que nous aussi, nous sommes aimés de Dieu ! A travers Marie, cette salutation est adressée à toute l’humanité et à chaque personne en particulier. Je suis, tu es, nous sommes aimés de Dieu ! Je suis, tu es, nous sommes respectés de Lui dans toute l’intégrité de notre personne ! Chacun de nous a du prix aux yeux de Dieu. Avez-vous jamais réalisé que ces trois petits mots constituent un message qui vous est adressé personnellement ? Pensez-y et vous ne direz plus cette prière de la même manière.

Marie est toute imprégnée des sentiments de Dieu à notre égard. A Lourdes, les premières paroles de Marie à Bernadette furent : « voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours ? » Jamais personne auparavant n’avait vouvoyé Bernadette. Personne ne lui avait jamais parlé avec autant d’égards, en ne lui imposant rien mais en sollicitant son bon vouloir. Elle, si pauvre, si insignifiante ! Bernadette dira : « elle me parlait comme à une personne ». C’était la première fois de sa vie qu’elle se sentait une personne et c’est Dieu, par Marie, qui lui a fait réaliser sa dignité !

En disant « je vous salue », prenons conscience de notre dignité d’enfant de Dieu. En disant « Marie » laissons-la nous mener à son « oui. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’ATTENTE DU SAMEDI-SAINT

Contemplons

Ecoutons

C’était le jour de la Préparation de la fête, et déjà brillaient les lumières du sabbat. Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée suivirent Joseph. Elles regardèrent le tombeau pour voir comment le corps avait été placé. Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit. (Luc 23, 54-56)

Méditons

Le calme est revenu. La vie commence à reprendre son cours. Les habitants de Jérusalem sont encore sous le choc du tremblement de terre, de l’obscurité… Ils constatent dans la stupéfaction les dégâts sur la ville… Tous ces événements ont interrompu les rites dans le temple… le sacrifice des agneaux notamment… Si bien que peu de familles ont eu l’occasion de consommer l’agneau pascal…

Le corps de Jésus est dans le tombeau. Marie, Jean, Madeleine et les autres femmes ont quitté le jardin du sépulcre pour rejoindre la ville. Pour tous, excepté Marie, l’histoire de Jésus, l’histoire avec Jésus, s‘arrête là. La preuve est que les disciples d’Emmaüs s’apprêtent à quitter Jérusalem pour retourner dans leur pays. Jésus est mort et personne, excepté Marie, ne croit, ni même ne songe, qu’il pourrait ressusciter. Les apôtres sont encore traumatisés : l’épreuve de la Passion les a anéantis et ils sont rongés par le remord d’avoir, dans leur lâcheté, abandonné Jésus. Honteux, ils n’osent aller rejoindre le petit groupe de ceux qui sont restés fidèles pour leur faire part de leur repentir…  La mort de Jésus semble signer la fin d’une belle aventure…

Que fait Marie en ce samedi-saint ? Les Evangiles ne le disent pas mais ce n’est pas difficile à deviner. Elle lutte pour garder la foi, l’espérance et la charité. En ce samedi-saint, Marie est la figure de l’Eglise, qui attend l’aube de la résurrection, qui guette dans l’anxiété le retour de l’époux. Elle lutte contre les tentations de désespoir que Satan murmure à son Cœur. N’oublions pas que, si Marie a été préservée des conséquences du péché originel, elle n’a cependant pas été préservée des tentations. Le mérite de Marie n’est pas à chercher dans ce qu’elle a reçu mais dans ce qu’elle a fait de tout ce dont elle a été comblée. Parce qu’elle est l’Immaculée, Satan s’est déchaîné contre elle avec une violence à la hauteur de tous les dons reçus. Pendant tout ce samedi, elle repasse dans son Cœur les paroles de Jésus concernant sa résurrection. Elle les connait toutes car elle les a gardées, les méditant sans cesse dans son Cœur. Elle repasse dans son esprit toutes les prophéties pour y scruter les références à la prochaine résurrection du Messie. Elle prie comme jamais elle n’a prié, non pas pour obtenir de Dieu que son Fils ressuscite mais pour obtenir de Lui que ni elle, ni les apôtres ne vacillent dans leur foi, qu’ils gardent l’espérance.

Elle a accueilli tous les apôtres, qui les uns après les autres sont venus la trouver pour donner libre cours à leur douleur. Comme des enfants qui ont fait une bêtise, elle les recueille, les console, leur rappelle les paroles de Jésus, les engageant, comme elle, à pardonner et à croire en la promesse du Christ de ressusciter au bout du troisième jour. Très probablement, elle demande à Jean ou aux femmes héroïques qui sont restées avec elle, d’aller chercher ceux des apôtres qui n’osent pas venir d’eux-mêmes. Quelle douleur pour Marie, lorsqu’elle apprend que Judas s’est donné la mort… S’il était venu à elle, elle l’aurait assuré du pardon de Jésus… Elle l’aurait même, elle-même, recommandé à lui… Marie est la Mère de l’Eglise qui en ce samedi-saint remplit sa mission de veiller sur la foi, l’espérance et la charité de tous ses enfants en attendant le retour dans la gloire de Jésus.

L’attente du samedi-saint se prolonge pour l’Eglise jusqu’à la fin du monde. En effet, nous sommes dans l’attente du retour en gloire de Jésus dans son deuxième avènement. En attendant son retour, nous vivons de la foi en sa présence vivante et agissante dans un monde qui nous est de plus en plus hostile. Notre esprit est inquiet car il semble tarder et notre cœur ne parvient pas à trouver la paix car il a l’air de ne pas répondre à nos prières. Comme à Marie, Satan ne cesse de nous suggérer des pensées de désespoir, à nous faire croire que notre attente est vaine, que notre foi est sans fondement. Aussi, plus que jamais, nous avons besoin de nous imprégner de l’exemple de Marie en ce samedi-saint, de nous blottir contre elle et de nous confier à sa puissante intercession.

Marie a préparé les apôtres, les disciples au retour de Jésus le matin de Pâques. Ce n’est pas un hasard si le jour de la résurrection, les apôtres sont tous réunis au cénacle : c’est parce que Marie les y a rassemblés autour d’elle pour les soutenir dans la foi, l’espérance et la charité. Elle saura aussi nous préparer à la rencontre avec le Christ que ce soit le jour de notre mort ou de son retour dans la gloire. Aussi, confions-nous à elle, car elle seule connait les chemins de Dieu ; et pour cause, elle les a expérimentés pour nous. Amen. Marana tha.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Le tombeau du Christ à Jérusalem

JOSEPH D’ARIMATHIE

Contemplons

Ecoutons

Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ; c’était un homme bon et juste, qui n’avait donné son accord ni à leur délibération, ni à leurs actes. Il était d’Arimathie, ville de Judée, et il attendait le règne de Dieu. Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. (Luc 23, 50-52)

Méditons

Dans la Passion du Christ, rien n’est laissé au hasard et tout ce que le Christ accomplit, il le fait conformément à un rituel prévu, annoncé par les prophéties. Aussi, peut-on légitimement penser, que le nom de celui qui réclame le corps de Jésus pour lui fournir la sépulture et les derniers hommages, n’est pas dû au hasard mais qu’il est tout à fait providentiel. Il se nomme Joseph, comme s’appelait celui qui, en ce monde, a servi de père nourricier à Jésus.

Pendant toute sa vie, saint Joseph a veillé sur le corps de Jésus en lui fournissant nourriture, vêtements, logis, protection. Ce que saint Joseph a fait pour Jésus dans son enfance, Joseph d’Arimathie le fait pour le cadavre de Jésus : il le sauve de ses ennemis, l’enduit d’aloès et de myrrhe, l’enveloppe d’un linceul, le dépose dans un sépulcre neuf, le mettant à l’abri de la profanation.

Joseph d’Arimathie révèle les mêmes qualités que saint Joseph. En effet, membre du Sanhédrin, qui a orchestré la condamnation de Jésus, il prend sur lui de réclamer le corps de Jésus à Pilate se déclarant ainsi ouvertement disciple du Christ. Saint Luc précise même qu’il n’avait pas consenti à la condamnation de Jésus, qu’il attendait le règne de Dieu, ce que saint Marc prend la peine de préciser aussi (Marc 15, 43) soulignant ainsi, qu’il était ouvert à la grâce, qui était ainsi en mesure de l’atteindre et de faire son œuvre en lui. Comme son homologue, Joseph d’Arimathie a mis sa foi, de manière irrévocable, dans le Christ. Comme pour son homologue, il est un homme courageux car il n’hésite pas à aller trouver Pilate pour réclamer le corps de Jésus dans des circonstances, qui pourraient lui faire craindre pour sa propre vie. Comme son homologue, sa charité se manifeste dans sa promptitude à pourvoir aux besoins de ceux qui lui sont confiés. Ce qui est à noter surtout, c’est que pour décrire Joseph d’Arimathie, saint Luc reprend les mêmes mots que ceux qu’il emploie pour décrire saint Joseph : il était juste, c’était un homme de bien, ce qui, dans son langage, implique qu’il illustrait déjà les vertus proprement chrétiennes.

Saint Joseph n’est plus de ce monde au moment de la Passion de Jésus. Il n’a pas eu, comme Marie, à se tenir debout au pied de la croix. Cela ne signifie pourtant pas, qu’il n’a pas eu sa part de la Passion de Jésus. La vénérable Jeanne-Marie de la Croix (1603-1673) nous dit qu’il fut accordé à Joseph, comme aux stigmatisés, de sentir, d’une manière mystique, toutes les peines de la Passion. Le glaive de douleurs qui, toute sa vie, a transpercé le Cœur Immaculé de Marie, a transpercé en même temps le cœur aimant de son chaste époux. Joseph, dont la vie a été tout donnée à Jésus et Marie, aurait voulu être là au moment où les deux personnes qu’il aime le plus, ont tant à souffrir. La providence ne l’a pas voulu. Mais son désir a tout de même été exaucé car de personne d’autres que d’un Joseph, Jésus n’a voulu recevoir les derniers soins paternels, et à personne d’autre qu’à un Joseph, Marie n’a voulu confier le corps de son Jésus.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Le saint suaire de Turin dans lequel, le corps du Christ était enveloppé dans le sépulcre.

LA CONFESSION DU CENTURION

Contemplons

Ecoutons

Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! » (Matthieu 15, 39)

Méditons

Trois personnes (au moins) se sont converties entre le moment où Jésus a été condamné et sa mort sur la croix : Simon de Cyrène, Dismas le bon larron, Longin le centurion.

Tous les trois se sont retrouvés mêlés à la Passion de Jésus sans l’avoir cherché. Les trois ont été réquisitionnés : le premier pour porter la croix avec Jésus, le second pour la porter en même temps que Jésus, le troisième pour veiller à ce que les trois la portent jusqu’au bout. Pour tous les trois, la rencontre de Jésus souffrant a été le point de départ d’un chemin de conversion radicale, qui les a fait passer de la contrainte à l’offrande d’eux-mêmes, en union avec celle de Jésus. Les Evangiles ne rapportent pas que Jésus a demandé quoi que ce soit à l’un des trois mais leur conversion prouve, qu’Il a accueilli leur participation à sa Passion. La conversion n’est jamais un état mais un cheminement avec Jésus portant la croix, qui nous donne de la porter avec lui.

A la mort de Jésus, le centurion tombe à genoux et s’exclame : « vraiment celui-ci était le Fils de Dieu ! » Qu’est-ce qui a pu être aussi décisif pour que cet homme endurci par la guerre, les batailles, les exécutions, ait pu être touché au point de reconnaître en l’un de ces condamnés le Fils de Dieu ? Le centurion avait suffisamment de droiture d’esprit pour comprendre que Jésus était l’enjeu d’un complot politique, que Pilate l’a condamné injustement et par lâcheté. Il a observé Jésus pendant tout le chemin de croix et compris que, sous les apparences d’une extrême faiblesse, il est d’une force inouïe, une force telle, qu’il n’en a jamais vu de pareille. Il n’avait jamais vu personne souffrir autant, avec une telle sérénité, une telle dignité, en pardonnant à ses bourreaux et, plus encore, en se souciant de sa Mère, du bon larron. Il a vu mourir des centaines de personnes dans les pires circonstances, peut-être même des milliers, mais jamais il n’avait vu quelqu’un mourir comme Jésus. Il observe les signes : la terre tremble, la nuit tombe en plein jour. Tout ceci n’est pas naturel. Et, parce que sous sa cuirasse de soldat habitué à exécuter sans comprendre les ordres de Rome, il y a un soupçon de droiture et d’honnêteté, la grâce parvient à faire son œuvre.

Que ce soit Simon, Dismas ou Longin, chacun a su discerner le moment où la grâce l’a visité et a su l’accueillir. Jésus, le bon pasteur, visite par sa grâce chacun d’entre nous, et tant de fois au cours de la vie, qu’arrivé à son terme, personne ne peut dire, que Jésus n’a pas tout fait pour son salut. Si Jésus respecte notre liberté, il accueille néanmoins chaque geste de bonne volonté et ne cesse de nous tendre la perche du salut pour que nous la saisissions et nous laissions sauver par lui. A la fin de sa vie chacun devra reconnaître que le bonheur auquel il est destiné dans l’au-delà, il le doit à la charité infinie de Jésus, le bon samaritain et si tel n’était pas le cas (ce qu’à Dieu ne plaise !), il est, par sa fermeture à la grâce, le seul artisan de son malheur. « A qui croit en Dieu, aucun signe n’est nécessaire » dit la sagesse populaire. Elle poursuit en disant : « à qui ne croit pas en Dieu, aucun signe n’est possible. »

Le salut des âmes coûte cher et on ne les sauve pas par des discours (même s’ils sont aussi nécessaires) : Jésus n’a quasiment rien dit pendant sa Passion. Par contre, il a donné l’exemple de ce qu’il faut faire : prendre la croix, se renoncer et le suivre.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Conrad II (1027-1039) fit confectionner un reliquaire d’or en forme de croix gemmée pour y loger la Sainte Lance et un morceau du bois de la Vraie Croix. Le « crucifix de l’Empire » est recouvert d’or, de perles et pierres précieuses. Datant de la première moitié du XIe siècle, c’est le plus ancien reliquaire conservé à Vienne.

A gauche de la croix, est exposée la Sainte Lance du Saint-Empire romain germanique. Elle est entrée en possession de Rodolphe II de Bourgogne, puis passa ensuite aux divers empereurs et devint le symbole de leur investiture et du transfert de pouvoir. Elle fut intégrée au rituel de leur sacre. On considérait à l’époque que cette lance avait été forgée avec un clou de la Passion. A droite est exposée la relique de la Vraie Croix qui était à l’origine contenue dans la croix reliquaire.

LE DEUIL DE LA NATURE

Contemplons

Ecoutons

Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. (Matthieu 27, 45-53)

Méditons

Jésus est mort à trois heures, l’heure à laquelle, dans le temple, on fait entrer les agneaux pour qu’ils soient sacrifiés en propitiation pour les péchés. Souvenons-nous, c’est la pâque, la fête qui commémore la sortie d’Egypte, la nuit où l’ange de la mort a emporté tous les premiers-nés des Egyptiens en épargnant ceux des juifs parce que les linteaux de leurs maisons étaient marqués par le sang d’un agneau sans tache et sans défaut. Jésus est l’agneau de Dieu, l’agneau sans tache aucune, qui nous sauve tous de la mort induite par le péché. Il n’y a plus besoin de tous ces sacrifices sanglants. Jésus est l’agneau qui a satisfait pour tous, et une fois pour toute.

Au temple, le linteau qui porte le rideau du sanctuaire, s’effondre sous l’effet du tremblement de terre. Le rideau se fend du haut vers le bas. Le temple n’a plus lieu d’être car le Temple, c’est à présent le Christ Lui-même. Il l’avait dit : « détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai » (Jean 2, 19). Et, contrairement à la tunique de Jésus qui, elle, reste intacte, le rideau se déchire de haut en bas c’est-à-dire que la rupture vient de Dieu Lui-même. C’est Lui-même, qui substitue la nouvelle alliance à l’ancienne. Ce que Caïphe avait commencé en déchirant ses vêtements, alors que ça lui était strictement interdit, est consommé par la déchirure du rideau du temple.

La création réagit à la mort du Christ. L’obscurité descend en plein jour sur la terre, symbolisant les ténèbres, qui règnent dans les esprits, qui n’ont pas voulu reconnaître la grâce qui leur a été faite dans le Christ Jésus : « la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas reçue » (Jean 1, 5) écrit saint Jean, qui a assisté à ces ténèbres sous la croix de Jésus. Jésus est la lumière du monde qui, à l’instant, vient de s’éteindre.

La terre tremble, les rochers se fendent. La vénérable Marthe Robin nous rapporte que le Calvaire se fendit en toute proximité de la croix de Jésus. « Au dernier cri de Jésus, la terre trembla sur sa base avec un grand bruit, plusieurs rochers se fendirent, les tombeaux s’ouvrirent, et beaucoup, parmi les anciens justes, apparurent. Le rocher du Calvaire se fendit lui aussi, avec un grand bruit sinistre faisant une large brèche entre la croix du Rédempteur et celle du mauvais larron, comme le signe de leur séparation éternelle… La très sainte âme du Christ venait d’abandonner, pour le temps marqué par Dieu, son corps divin livré à la mort ignominieuse de la croix. Et ce dernier cri d’amour de Jésus mourant fit trembler tous ceux qui l’entendirent et pénétra jusqu’aux plus extrêmes profondeurs de la terre qui reconnut la voix de son Sauveur en tremblant. »

« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jean 12, 24). Jésus est le grain de blé tombé en terre qui a accepté de mourir. A présent, la terre se fend et s’ouvre sous la poussée des nouveaux épis de conversions, que sa mort produit. Beaucoup de ceux qui ont assisté ou participé à la passion de Jésus, s’en vont en se frappant la poitrine, le centurion se convertit.

Les rochers qui se fendent rappellent le passage de la mer rouge où Moise à fendu les eaux pour laisser passer les juifs fuyant la captivité. Grâce à Jésus, nous sommes libérés de la captivité du péché.

Enfin, la terre se fend aussi parce que l’âme de Jésus « descend aux enfers » selon les mots du Credo, où il va libérer des liens de la mort tous les justes de l’ancienne alliance. Aux portes des limbes, le reçoivent Adam, Eve, Abraham, Moise, les patriarches, les prophètes, Jean-Baptiste, Joseph, son père en ce monde, qui le reconnaissent comme leur rédempteur. Et tous, il les emmène à la rencontre du Père, qui les reçoit comme ses enfants pour une vie éternelle de bonheur dans le paradis, d’où Adam et Eve avaient été chassés après la faute originelle. « O heureuse faute qui nous valut un tel Sauveur » chante exultante la liturgie de la nuit pascale.

Des morts sortent de leurs tombeaux attestant que Jésus est vraiment la résurrection et la vie. Et les morts se montrent à un grand nombre de personnes. La bienheureuse Anna Katarina Emmerich rapporte : « On vit apparaître dans le sanctuaire le grand-prêtre Zacharie, tué entre le temple et l’autel, il fit entendre des paroles menaçantes, et parla de la mort de l’autre Zacharie, de celle de Jean, et en général du meurtre des prophètes. Il sortit de l’ouverture formée par la chute de la pierre qui était tombée près de l’oratoire du vieux Siméon, et parla aux prêtres qui étaient dans le sanctuaire. Deux fils du pieux grand-prêtre Simon le Juste, aïeul de Siméon, qui avait prophétisé lors de la présentation de Jésus au Temple, se montrèrent près de la grande chaire ; ils parlèrent aussi de la mort des prophètes et du sacrifice qui allait cesser, et exhortèrent tout le monde à embrasser la doctrine du Crucifié. Jérémie parut près de l’autel, et proclama d’une voix menaçante la fin de l’ancien sacrifice et le commencement du nouveau. Ces apparitions ayant eu lieu en des endroits où les prêtres seuls en avaient eu connaissance, furent niées ou tenues secrètes, il fut défendu d’en parler sous une peine sévère. Mais un grand bruit se fit entendre : les portes du sanctuaire s’ouvrirent, et une voix cria : “  Sortons d’ici. ” Je vis alors des anges s’éloigner… Il y eut bien une centaine de morts de toutes les époques qui parurent avec leurs corps à Jérusalem et dans les environs. Ils s’élevaient hors des tombeaux écroulés, se dirigeaient, le plus souvent deux par deux, vers certains endroits de la ville, se présentaient au peuple qui fuyait dans toutes les directions et rendaient témoignage de Jésus en prononçant quelques paroles sévères… Mais beaucoup dont l’âme fut envoyée des limbes par Jésus se levèrent, découvrirent leurs visages et errèrent dans les rues comme s’ils n’eussent pas touché la terre. Ils entrèrent dans les maisons de leurs descendants et rendirent témoignage pour Jésus avec des paroles sévères contre ceux qui avaient pris part à la mort du Sauveur… La terreur était grande dans la ville, et chacun se cachait dans les coins les plus obscurs de sa maison. Les morts rentrèrent dans leurs tombeaux vers quatre heures. Après la résurrection de Jésus, il y eut encore, en divers endroits, plusieurs apparitions. Le sacrifice fut interrompu, la confusion se mit partout et peu de personnes mangèrent le soir l’agneau pascal. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant quelques gouttes du Sang du Christ conservé en la basilique Saint-André de Mantoue.

Le Sang conservé dans les vases aurait été apporté par Longin le Centurion, patron de la ville de Mantoue. Longin était le soldat romain qui a percé le flanc de Jésus lorsqu’il était sur la croix. Cette relique est présentée en procession tous les vendredi-saint.