Méditons
Nous aimons Marie non seulement parce qu’elle nous aide à dire « oui » à Dieu, mais aussi parce qu’elle nous apprend à renouveler et à approfondir ce « oui » à chaque instant.
Quand nous prions le Je vous salue Marie, nous lui demandons de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ». Ce sont là les deux moments les plus importants de notre existence, car ils ont des répercussions éternelles. À chaque instant de notre vie, nous avons besoin de nous laisser enseigner par son exemple et soutenir par sa prière afin de dire « oui » à Dieu.
Il ne suffit pas de dire « oui » à Dieu une seule fois pour que le salut s’accomplisse pleinement en nous. Il faut le redire chaque jour, à chaque instant, quelles que soient les circonstances et quel qu’en soit le prix. Le « oui » de l’Annonciation n’a été ni le premier ni le dernier « oui » de Marie. Il a cependant été celui qui a orienté toute sa vie et a posé les fondements de sa fidélité.
À l’Annonciation, Marie a pu dire « oui » à l’Ange parce qu’elle avait déjà appris, depuis longtemps, à dire « oui » à Dieu dans tout ce que l’accomplissement de la Loi demandait de persévérance, de renoncements et de maitrise de soi. C’est sur ce terreau de foi et d’obéissance qu’a pu éclore le « oui » de l’Annonciation. Et c’est grâce à sa volonté de demeurer fidèle, unie à la grâce de Dieu (cette grâce d’état qu’il accorde pour accomplir ce qu’il demande) qu’elle a pu maintenir ce « oui » jusque sous la croix, au prix du plus douloureux des martyres.
Persévérer dans sa vocation ne peut se faire sans les sept dons du Saint-Esprit, et tout particulièrement le don de force. Comment Marie aurait-elle pu redire chaque jour « oui » à la volonté divine sans cette force d’en-haut alors que le dessein de Dieu exigeait l’offrande totale de Jésus sur la croix et son adhésion de cœur et d’âme à ce sacrifice ?
Nous aimons Marie parce que notre propre « oui » à Dieu est amorcé par son « oui » de l’Annonciation, qui lui-même se fond dans le « oui » de Jésus à son Père : « Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. »
Marie, Notre Dame du « oui », priez pour nous.
Prions
Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)
O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.
Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)
Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

