« À Cana, quand Marie m’a présenté le problème du vin, je lui ai répondu : « femme que me veux-tu ? »… Cela ne signifiait pas que je la repousse, comme le ferait un fils ingrat, mais que je l’appelle à prendre la place que le Père a prévu pour elle dans l’œuvre du Salut… En effet, elle est ma Mère par pure grâce… C’est en elle que j’ai pris chair et par elle que j’ai partagé votre condition en tout excepté le péché… Pour cela, elle a été « comblée-de-grâce »… Toutes ses perfections sont déjà des fruits anticipés de ma Passion… Mais elle était appelée à devenir davantage que ma Mère… Moi je devais réaliser votre Salut et elle devait y collaborer, comme aujourd’hui, je vous appelle tous à le faire… Elle avait collaboré à mon Incarnation par son « oui » à l’Annonciation… À présent, elle devait collaborer à la Rédemption par son « oui » à ma Passion… Elle devait devenir la première des croyantes, la figure de l’Église sans tache ni ride pour laquelle je m’apprêtais à donner ma vie… la nouvelle Eve qui, d’un seul cœur avec moi, accomplit l’œuvre de rédemption pour laquelle le Père m’a envoyé en ce monde… En lui disant « femme que me veux-tu », je l’appelais à devenir la Corédemptrice, votre Avocate toute-puissante, la Médiatrice de toutes mes grâces…
Sous la Croix, alors que je lui remets toute l’humanité, je ne m’adresse donc pas avant tout à ma Mère mais à la nouvelle Eve, celle que j’ai appelée, et à qui j’ai donné de participer, par l’offrande d’elle-même en union avec moi, au salut de toutes les âmes… Comme en son « oui » à l’Annonciation se fond votre « oui » à tous à ma venue en votre monde, en vos âmes… en son « oui » au pied de la Croix doit se fondre votre « oui » à la rédemption… Oui, mes enfants, je vous ai créés sans vous dans un acte d’amour ineffable ; je vous ai sauvés par un acte d’amour encore bien ineffable mais sans jamais entamer votre libre-arbitre… Pour être sauvés par ma Passion, il vous faut vouloir l’être et accomplir les œuvres de la foi qui en témoignent et que je vous ai commandées… Marie a été la première à le faire et son exemple vous montre qu’il vous faut collaborer à votre Salut ainsi qu’à celui de toutes les âmes…Par ses œuvres, chacun de vous doit ajouter à mon offrande de moi-même, le peu que j’ai laissé à votre liberté mais dont j’ai fait un élément déterminant pour votre salut… personne n’entrera dans mon Royaume malgré lui et contre sa volonté…
À l’Annonciation, Marie s’est déclaré l’humble servante du Seigneur et elle l’a été toute sa vie et plus encore dans ma Passion en acceptant que je me livre aux mains des pécheurs, pour vous, pour la gloire de mon Père et au mépris de sa douleur de mère… Son silence, à l’image du mien, manifeste sa soumission totale à la volonté du Père et son adhésion de cœur et d’âme à ma Passion… Elle s’est donnée tout entière avec moi, par moi et en moi, pour vous et la gloire du Père… Et son offrande d’elle-même en union avec moi a été si totale que c’est comme si elle et moi avions réalisé votre salut d’un seul et même cœur…
Mon enfant, en me donnant le jour, Marie n’a éprouvé aucune souffrance. Mais elle a traversé le plus douloureux des enfantements quand elle vous a enfanté vous sous la Croix à la vie divine… Après moi, personne n’a plus souffert dans l’amour que Marie car personne, après moi, n’a davantage aimé qu’elle, parce que personne, après moi, ne s’est davantage unie en pleine conscience, en pleine volonté, en pleine liberté à ma Passion…
Mon enfant, Marie a eu très mal et ce n’est rien de le dire… Tu as peut-être déjà entendu que plus une âme est sainte, plus elle est pure, plus elle est sensible à la souffrance… Après moi, personne n’a éprouvé une souffrance plus aigüe, parce que personne n’a été plus pur que Marie, parce que personne n’a été plus saint que Marie, parce que personne n’a davantage voulu partager ma souffrance que Marie, ma Mère, votre Maman et votre Corédemptrice… Ses larmes sont précieuses à me yeux car elles ont été versées pour mon amour et le vôtre…»
Prions
Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)
O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
Père Éternel, par le Cœur très chaste de Joseph, le Coeur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,
le Corps, le Sang, l’Âme, la divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,
en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,
les mérites de tous les Anges et de tous les Saints,
de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,
les saints Rosaires et autres prières,
et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,
pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.
Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

