
Méditons
Nous aimons Marie parce que Dieu l’aime et qu’il trouve en elle tous ses délices.
Dieu aime toute sa Création, mais Marie tout particulièrement. Dès la chute d’Adam et Ève, il l’a voulue et l’a mystérieusement annoncée : « Je mettrai l’inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête et tu lui blesseras le talon » (Gn 3, 15).
Dieu crée chaque âme dans un acte d’amour incommensurable ; mais avec quelle joie divine a-t-il façonné l’âme si pure de Marie ! Nous lisons dans la Genèse que, lorsqu’il contempla sa Création, « Dieu vit que cela était bon » (Gn 1, 10). Marie en est le point culminant, le joyau le plus précieux. En contemplant son âme, on pourrait presque l’entendre dire : « Oui, cela est très bon » (Gn 1, 31).
Dieu créa Adam et Ève et les combla de grâce. Marie, par un privilège unique et par une grâce provenant par anticipation de la Passion du Christ, fut elle aussi comblée de grâce. Cependant, ce qui suscite notre admiration, bien davantage que toute la grâce dont elle a été comblée, c’est sa fidélité à coopérer avec cette même grâce et qui a fait d’elle la nouvelle Eve. En effet, bien qu’immaculée, elle porta certaines conséquences de la condition humaine blessée par le péché : la fatigue, les épreuves, les souffrances de la vie terrestre…. Elle porta tout dans une sainteté et une fidélité parfaites s’unissant pleinement à l’œuvre rédemptrice de Jésus, l’unique Sauveur. Au terme de sa vie, elle se présente devant Dieu comme la fiancée du Cantique des cantiques, revêtue des mérites d’une existence tout entière consacrée à son service. Ce qu’Ève avait reçu par grâce à l’origine, Marie l’a porté à son accomplissement par sa fidèle coopération à la grâce divine.
En elle, Dieu est glorifié comme en aucune autre créature. Elle a fait fructifier tous les talents reçus, sans en gaspiller un seul, sans en enfouir aucun. Elle leur a fait porter du fruit en surabondance.
Demandons à Dieu la grâce de contempler Marie avec ses propres yeux, ne serait-ce qu’un instant, afin de l’aimer davantage, de la prier avec plus de ferveur, de l’imiter avec plus de zèle et de fidélité, de mieux porter notre croix quotidienne et, un jour, de la rejoindre dans la demeure des bienheureux.
Marie, rose mystique, temple de Dieu, priez pour nous.
Prions
Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)
O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.
Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)
Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.
