Nous aimons Marie parce qu’elle est une « Reine-servante »

Méditons

Nous aimons Marie parce qu’elle est une « Reine-servante » : elle met toute sa puissance au service de notre salut et nous conduit à rendre gloire à Dieu.

Saint Irénée écrit : « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme, c’est la vision de Dieu », c’est-à-dire que Dieu est glorifié lorsque l’homme, librement, choisit de le servir de tout son cœur, de toute sa force et de toute sa volonté. Marie n’a d’autre désir que de nous éduquer à cela. Elle s’emploie à nous conduire à glorifier Dieu par toute notre vie, afin que nous devenions, selon l’expression de sainte Élisabeth de la Trinité, des « louanges de gloire de la Sainte Trinité, des louanges d’amour de notre Mère Immaculée. »

À l’Annonciation, Marie se présente comme l’humble servante du Seigneur. Elle l’a été durant toute sa vie terrestre, et elle l’est plus encore dans la gloire du Ciel. Si on lui demandait quel est son plus grand titre de gloire au Ciel, elle répondrait sans hésiter, comme à l’Annonciation : « Je suis la servante du Seigneur », ajoutant même : « aujourd’hui plus encore qu’hier. »

À la Visitation, Marie, portant en elle le Créateur du ciel et de la terre, se présente à Élisabeth dans une attitude de service. Lorsqu’elle daigne apparaitre sur notre terre, c’est toujours mue par un souci maternel du salut des hommes. À Lourdes, elle apparaît dans toute sa gloire, mais les pieds nus, signe que toute sa dignité est entièrement ordonnée au service de Dieu et au salut des âmes, et jamais à elle-même.

Marie, notre Reine et notre Mère, Marie Reine-servante, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle est notre Mère

Méditons

Marie est notre Mère parce que Jésus l’a voulu ainsi. Du haut de la Croix, il confie Marie à son disciple bien-aimé afin qu’il tienne auprès d’elle la place de fils que lui-même ne pourra plus assumer. À vue humaine, Marie, privée de son Fils, est condamné à la misère ; en la confiant à saint Jean, il la met à l’abri du besoin.

En réalité, c’est saint Jean que Jésus confie à Marie, pour qu’elle lui tienne lieu de mère dans l’ordre de la grâce. En lui, ce sont tous les disciples que le Christ remet aux soins maternels de Marie. Tous ceux qui renaîtront des eaux du baptême deviendront fils de Dieu en Jésus-Christ et enfants de l’Église, dont Marie est à la fois l’image et la Mère.

En donnant naissance à Jésus, Marie n’a pas connu les douleurs de l’enfantement, conséquences du péché originel dont elle est préservée. Cependant, en nous faisant naître à la vie divine, elle a traversé une douleur sans égale : celle de s’unir librement à l’offrande de son Fils sur la Croix. Aucun enfantement n’a été plus douloureux que celui du Vendredi saint, par lequel Marie nous a engendrés à la grâce.

Elle est ainsi l’image de la femme de l’Apocalypse, qui enfante dans la douleur, figure de l’Église donnant la vie divine au milieu des épreuves et des persécutions. Elle a connu les débuts de l’Église. Elle était probablement à Jérusalem lors du martyre d’Étienne et des persécutions suscitées par Saül, le futur saint Paul. Comme elle a dû souffrir de voir Jésus persécuté dans les membres de son corps mystique ! Comme elle a dû prier pour la conversion de Saül ! Et quelle consolation elle a dû être pour les premiers chrétiens persécutés : ils avaient avec eux la Reine de la paix.

Sainte Thérèse de Lisieux disait que Marie est plus mère que reine, car elle se soucie de chacun de ses enfants sans en abandonner aucun. Le saint curé d’Ars, Jean-Marie Vianney, affirmait : « Si l’on mettait ensemble tout l’amour de toutes les mères du monde, ce ne serait encore qu’un glaçon comparé à l’amour de la Vierge Marie pour chacun de ses enfants. »

Remercions souvent Jésus de nous avoir donné Marie pour Mère.
Remercions Marie de nous avoir adoptés comme ses enfants, nous qui sommes pourtant la cause de sa douleur et de la Passion de son Fils.

Marie, notre Mère, nous vous remercions et nous vous bénissons. Priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle réalise tout le plan du Salut

Méditons

En Marie, nous voyons tout le déroulement du plan de salut de Dieu, depuis sa genèse jusqu’à son accomplissement. Marie est la « pleinement-sauvée ». Elle est l’image de ce que nous sommes appelés à devenir si nous suivons son exemple.

Marie est la « comblée-de-grâce », mais aussi la « pleinement-sauvée ». Dans l’ordre de la grâce, elle dépasse à ce point l’ordinaire qu’il faut recourir à des expressions nouvelles pour cerner quelque peu le mystère qui l’entoure.

Elle est déjà au Ciel, corps et âme, d’où elle brille pour nous comme un merveilleux signe d’espérance. Si elle est placée au-dessus des Anges et des Saints, c’est d’abord parce qu’elle a été préservée de la faute originelle dès le premier instant de son existence dans le sein de sainte Anne : elle est l’Immaculée Conception. C’est ensuite parce qu’elle a traversé cette vallée de larmes sans jamais céder aux suggestions du démon, qui pourtant s’est acharné contre elle : si le Tentateur a osé s’attaquer au Christ au désert, pourquoi se serait-il abstenu à l’égard de Marie ? Enfin, selon les paroles mêmes de Jésus, elle a écouté la parole de Dieu et l’a gardée : elle a accueilli tous les enseignements de son Fils et, en humble servante, les a médités dans son cœur pour les mettre en pratique.

Chacun de nous connaîtra deux jugements : le jugement particulier, au moment de la mort, qui scellera notre destin éternel (paradis, purgatoire ou enfer), et le jugement dernier, au cours duquel les corps ressusciteront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la mort éternelle.

Après e jugement dernier, nous deviendrons ce que Marie est déjà, si nous sommes trouvés dignes de la gloire promise. Nous irons la rejoindre au Ciel dès après notre jugement particulier ou, le cas échéant, après le purgatoire. Mais notre corps ne ressuscitera qu’au jour du jugement dernier. Nous le proclamons d’ailleurs chaque dimanche à la messe : « Je crois à la résurrection de la chair et à la vie éternelle » (Credo). Tel est le but ultime fixé par Dieu pour chacun de nous : vivre corps et âme avec lui pour l’éternité. Marie, la « pleinement-sauvée », nous précède déjà dans cette gloire et en est pour nous le témoignage vivant.

Pour y parvenir, gardons les yeux fixés sur cette étoile qu’est Marie, et pour obtenir son intercession maintenant et à l’heure de notre mort, ne négligeons pas d’imiter ses exemples (saint Bernard).

Marie, vous la « pleinement-sauvée », priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle nous enseigne par toute sa vie

Méditons

Nombreux sont ceux qui nous prodiguent des conseils ; beaucoup moins nombreux sont ceux qui les appliquent à eux-mêmes. Il n’en est pas ainsi de Jésus et de Marie, qui nous enseignent par l’exemple plus encore que par la parole.

Lorsque, le Jeudi saint, Jésus demande à ses Apôtres d’être les serviteurs les uns des autres, il commence par leur en donner lui-même l’exemple en leur lavant les pieds. Puis il leur dit : « Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns des autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous » (Jn 13, 13-15). Et lorsqu’il déclare qu’« il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15, 13), il joint l’exemple à la parole en offrant sa vie, innocent, sur le bois de la Croix, pour nous sauver de la mort éternelle.

À l’Annonciation, Marie se dit l’humble servante du Seigneur, et elle vivra toute sa vie selon cette parole. Peu après la visite de l’Ange, elle se rend chez Élisabeth pour l’aider durant les derniers mois de sa grossesse. Lorsqu’il est dit qu’elle « retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur » (Lc 2, 51), cela signifie qu’elle cherche à correspondre en tout à la volonté de Dieu.

Elle est ainsi une lumière pour toute l’Église, appelée elle aussi à garder la parole de Dieu dans son cœur, à la méditer pour s’y conformer et à la transmettre au monde par l’exemple plus encore que par la prédication. Lorsqu’elle dit aux serviteurs des noces de Cana : « Faites tout ce qu’il vous dira » (Jn 2, 5), elle exprime une attitude qui est déjà la sienne.

À une voix qui s’écrie : « Heureuse la mère qui t’a porté dans ses entrailles et qui t’a nourri de son lait ! », Jésus répond : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent » (Lc 11, 27-28). Il met ainsi en lumière la véritable grandeur de Marie : elle est devenue un Évangile vivant.

Marie nous enseigne par tout ce qu’elle est et par tout ce qu’elle fait, bien plus encore que par ses paroles. Si les Évangiles en rapportent si peu, c’est parce que sa vie parle d’elle-même et n’a pas besoin d’ajouts. En la voyant, on comprenait immédiatement qu’elle était la disciple de Jésus.

Tout son message à notre égard tient dans ses paroles à Cana : « Faites tout ce qu’il vous dira » (Jn 2, 5). Et elle nous y encourage encore aujourd’hui par le lumineux exemple qu’elle nous a laissé.

Marie, trône de la sagesse, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle est comblée de grâce

Méditons

Marie est l’une des nôtres. Elle est une créature humaine soumise aux conditions de notre nature, un vase d’argile qui contient pourtant le plus précieux de tous les trésors.

Dans son apparence, Marie était semblable aux autres femmes de son époque et, dans son humilité, elle ne cherchait pas à se distinguer. Mais dans son âme, elle n’avait rien de commun avec personne, car elle était « comblée-de-grâce ». Son âme toute pure, préservée de la tache originelle dès le premier instant de sa conception dans le sein de sainte Anne, se portait naturellement vers Dieu ; son corps, parfaitement soumis à son esprit, ne connaissait pas les révoltes des sens.

Son âme s’élevait vers Dieu comme un encens très pur. Qui pourrait dire la perfection de sa prière, son intensité, l’amour de Dieu et du prochain qu’elle exprimait, ou encore la joie que la Trinité éprouvait à l’écouter et à l’exaucer ? Qui pourrait mesurer la puissance de son intercession sur le cœur de Dieu, elle qui a trouvé grâce devant lui (Lc 1, 30) et en qui Dieu a voulu se faire l’un des nôtres ?

Lorsque l’Ange Gabriel vient à elle comme messager de Dieu, il la salue comme la « comblée-de-grâce » (Lc 1, 28). Par ces mots, il lui révèle tout l’amour de Dieu pour elle et la faveur unique dont elle est l’objet. Ses prières sont si pures et si ardentes qu’elle a réellement « trouvé grâce auprès de Dieu » (Lc 1, 30). D’aucune autre créature, il n’est dit de manière aussi explicite qu’elle a trouvé grâce auprès du Seigneur.

Marie est comblée de grâce dès le premier instant de son existence et elle le demeure toute sa vie, par sa fidélité et sa coopération constante à l’action de l’Esprit-Saint qui la couvre de son ombre. À la Pentecôte, elle est au Cénacle où elle unit sa prière à celle des Apôtres, obtenant pour eux les dons de l’Esprit-Saint. À la fin de sa vie terrestre, la grâce est en elle si abondante qu’elle en déborde sur chacun de nous.

Marie a été pleine de grâce dès l’origine et l’est restée toute sa vie par sa fidélité parfaite. Aujourd’hui, elle est une source inépuisable de grâce pour tous ceux qui l’accueillent et s’en remettent à elle.

Marie, « comblée-de-grâce », priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle nous conduit à Jésus

Méditons

Marie n’est pas une destination, mais un chemin qui conduit à Jésus, l’unique Sauveur des hommes. Si elle nous attire et nous rassemble autour d’elle, c’est pour nous tourner, avec elle, vers son Fils. Elle chemine avec nous vers le Royaume des cieux à la manière dont les Hébreux marchaient dans le désert avec l’arche de l’Alliance. Elle était le signe de la présence de Dieu au milieu d’eux.

Lorsqu’Élisabeth fait son éloge : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (Lc 1, 45), Marie répond par le Magnificat : « Mon âme exalte le Seigneur… Le Puissant fit pour moi des merveilles ; saint est son nom » (Lc 1, 48-49). Marie ne s’attribue rien : elle se reconnaît humble servante en qui Dieu accomplit ses merveilles. Elle s’est présentée comme telle à l’Annonciation et le redit à la Visitation. Elle n’est grande aux yeux de Dieu que parce qu’elle reconnaît que tout vient de lui. Aussi fait-elle remonter vers lui toute louange qui lui est adressée.

Aux noces de Cana, elle se tourne vers Jésus pour lui présenter un problème concret : « ils n’ont pas de vin » (Jn 2 3). Contrairement à nous, elle ne cherche pas à lui indiquer comment agir. Elle expose simplement le besoin, puis dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira » (Jn 2, 5). Elle nous révèle ainsi qui est Jésus et nous enseigne la confiance, l’humilité et l’abandon à la volonté divine. Son exhortation nous entraîne à toujours nous tourner vers lui et à tout attendre de sa miséricorde.

Les Évangiles ne rapportent que peu de paroles de Marie, mais chacune d’elle révèle une grande densité spirituelle. Jamais elle n’attire l’attention sur elle-même : toutes ses paroles orientent vers Jésus. Lorsqu’elle est présente dans le silence, c’est pour laisser à Jésus toute la place tout en se montrant son indéfectible soutien. Sous la Croix, par sa simple présence, douloureuse mais debout, elle se déclare pour lui, le seul Sauveur. .

Dans son Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, Louis-Marie Grignion de Montfort écrit : « Marie est le chemin le plus sûr, le plus facile, le plus court et le plus parfait pour aller à Jésus-Christ » et encore : « Plus on trouve Marie, plus on trouve Jésus-Christ parfaitement. »

Marie, étoile du matin, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle nous révèle le visage de Dieu

Méditons

Chacun de nous se révèle par ce qu’il dit et, plus encore, par ce qu’il fait.

Marie est le chef-d’œuvre de Dieu. En elle, Dieu révèle ses traits les plus saillants. Elle lui est tellement donnée, elle a tellement intégré l’enseignement de Jésus, le Verbe éternel consubstantiel au Père, qu’en la voyant vivre, on découvre qui est Dieu.

En Marie, l’humble Vierge de Nazareth, Dieu se montre miséricordieux. Rien ne lui importe davantage que de nous sauver de la mort et du péché. Pour cela, il nous envoie Jésus, le Sauveur, qui se fait homme en elle et grâce à son « oui ».

En elle, la Mère du Verbe incarné, Dieu se révèle humble. Il ne vient pas à nous dans la gloire et la puissance, en conquérant comme l’attendaient les Juifs de son époque, mais sous les apparences d’un enfant. Dieu fait homme partage notre condition en tout, excepté le péché, et se soumet à l’autorité de Joseph et de Marie durant toute la vie cachée de Nazareth.

En Marie, qui donne un « oui » irrévocable, Dieu se montre fidèle. Il avait promis la venue d’un Rédempteur et l’avait annoncée par les Patriarches et les Prophètes de l’Ancien Testament. Cette promesse, il l’accomplit en nous donnant Jésus par Marie.

En elle, simple créature, Dieu se fait proche de nous. Il se fait homme en elle et se donne à connaître par elle. C’est elle qui le porte à Élisabeth lors de la Visitation, alors qu’il n’est encore qu’un embryon. C’est encore par elle qu’il est présenté aux bergers et aux mages à la Nativité, puis à Siméon lors de la Présentation au Temple. Aux noces de Cana enfin, elle suscite le premier miracle de Jésus et le révèle comme le Messie attendu.

En elle, notre Mère, Dieu se révèle Père. Il nous donne son Fils unique afin que, par sa Passion, sa mort et la collaboration de Marie, nous recevions la vie en plénitude et devenions ses enfants adoptifs.

En Marie, la Mère du Sauveur, Dieu se montre amour. Il nous envoie Jésus non pour condamner, mais pour sauver ; non pour les bien-portants et les riches, mais pour les malades et les pécheurs.

Marie nous révèle le visage de Dieu parce que sa vie est conforme à ce qu’elle croit, parce qu’elle vit les enseignements de Jésus qu’elle a recueillis et médités dans son cœur. Jésus dira à l’Apôtre Philippe : « Qui m’a vu a vu le Père » (Jn 14, 9). À sa suite, on peut dire : « Qui a vu Marie a vu Jésus, et qui a vu Jésus a vu le Père. »

Marie est le reflet du cœur de Dieu ; c’est pourquoi on la compare à la lune, dont la particularité est de recevoir sa lumière du soleil, en l’occurrence de Jésus, appelé le Soleil de justice.

Marie, miroir de justice, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce que nous lui devons Jésus, notre Sauveur

Méditons

Nous aimons Marie parce qu’elle nous a donné Jésus, le Sauveur, celui par qui nous avons part au bonheur éternel. Dans les Litanies de Lorette, on l’invoque sous le vocable « cause de notre joie » car elle est l’étoile du matin qui annonce le lever du Soleil de justice qu’est Jésus.

C’est Marie qui nous porte Jésus, comme à la Visitation, qui nous le présente comme aux bergers et aux mages à la Nativité, comme à Siméon lors de la Présentation, qui nous aide à le trouver, comme autrefois au Temple de Jérusalem, et qui nous conduit à lui pour en être comblés, comme aux noces de Cana.

Nous l’aimons parce qu’elle nous a donné Jésus en acceptant de le porter dans son sein pendant neuf mois, en lui donnant la vie, mais aussi et surtout  en consentant à ce qu’il s’offre en holocauste pour nous, et en s’unissant à lui dans son offrande de lui-même au moment de la Passion. Après Jésus, personne ne nous a autant aimés que Marie, et s’est autant renoncée à elle-même pour contribuer à notre bonheur éternel.

Marie, cause de notre joie, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle est la Consolation des âmes du Purgatoire

Méditons

Après le jugement particulier, ceux qui se sont endormis dans la grâce de Dieu, mais sans avoir pleinement expié leurs péchés, achèvent leur purification dans ce que l’on appelle le Purgatoire. Aucune âme ne peut ni ne veut entrer au Ciel sans être parfaitement purifiée et rendue digne d’être présentée au Dieu trois fois saint.

Le Purgatoire est à la fois un lieu d’espérance et de souffrance. En effet, les âmes y sont à la fois heureuses car elles sont sûres de leur salut, parce qu’elles ne peuvent plus pécher et donc offenser Dieu, mais aussi en proie à la souffrance car leur purification est rude et qu’elles ne peuvent plus rien pour elles-mêmes ; elles dépendent des suffrages des vivants.

Ces âmes ne sont pas pour autant abandonnées à leur sort. Selon le témoignage de nombreux Saints, Marie les visite chaque samedi, jour qui lui est consacré, ainsi que lors de ses nombreuses fêtes. Elle les encourage dans leur purification par l’espérance du Ciel, dont elles ont la certitude, et la joie ineffable qui les y attend.

De nombreux Saints, parmi lesquels Alphonse de Liguori, Pierre Damien, François de Sales, Gertrude la Grande et Padre Pio, rapportent que Marie ne quitte jamais le Purgatoire sans emmener avec elle une multitude d’âmes qu’elle introduit au Ciel. Parmi elles se trouvent surtout celles qui lui ont été le plus dévouées durant leur vie et celles qui ont persévéré dans la prière du chapelet.

Marie est invoquée sous le titre de Notre Dame du Suffrage pour les âmes du Purgatoire. Elle accueille toutes les prières qui lui sont adressées, les sacrifices consentis pour son amour, les mérites des Messes et des Communions qui lui sont remis, et les applique, par voie de suffrage, aux âmes du Purgatoire, afin de satisfaire à la justice divine et de hâter leur délivrance.

Sainte Brigitte de Suède rapporte ces paroles de Marie : « Je suis la Mère de miséricorde ; je procure du soulagement aux âmes du Purgatoire, et par mes prières leurs peines sont adoucies et abrégées selon la volonté de mon Fils. »

Marie, Notre Dame du Suffrage pour les âmes du Purgatoire, priez Jésus pour elles.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle réjouit tous les Saints

Méditons

Parvenus à la gloire du Ciel et se tenant devant Dieu un et trine, les Saints connaissent désormais toute l’horreur du péché et ce que signifie être séparé de Dieu par la perte de la grâce. Ils voient jusqu’où le péché originel a abaissé l’humanité, la misère de la nature humaine, et l’immensité de la miséricorde divine manifestée dans la Rédemption. Pendant toute l’éternité, ils rendront grâce à Dieu pour le salut accompli en Jésus et pour les avoir appelés à vivre avec lui dans des délices ineffables.

Ils savent aussi que ce salut a été rendu possible par Marie, par son « oui » à l’Incarnation du Verbe éternel. C’est pourquoi ils la bénissent à jamais. C’est Dieu seul qui sauve, mais il a voulu associer à son œuvre la libre collaboration de Marie. Ainsi, ils la contemplent et la louent comme la Femme en qui le Verbe s’est fait chair et par qui leur a été donné le bonheur éternel. À l’image du grand prêtre s’adressant à Judith, ils proclament sans fin : « Tu es la gloire de Jérusalem, la grande joie d’Israël, la fierté de notre peuple » (Jdt 15, 9).

Dans la lumière divine, chaque élu voit jusque dans les moindres détails comment Dieu lui manifesté sa miséricorde tout au long de sa vie, et comment il l’a conduit, de manière aussi sûre que patiente, à la sainteté personnelle à laquelle il l’avait appelé.

Dans cette même lumière, chacun découvre tout ce qu’il doit à la prière de Marie : les grâces obtenues, les dangers évités, les secours invisibles… Et cela devient pour chacun un motif d’éternelles action de grâce et d’amour envers la Mère de Dieu.

Dans cette clarté éternelle, chaque élu voit aussi la valeur qu’avaient devant Dieu les prières et les sacrifices qu’il avait confiés à Marie : elle les a purifiés, enrichis de ses propres mérites, puis offerts à Dieu. Il découvre encore la joie et la gloire qu’il a pu procurer à Dieu en vivant en Marie et en se donnant totalement à elle.

Il n’est aucun Saint qui n’ait entretenu une relation intime avec Marie. Depuis que le Christ nous l’a donnée pour Mère du haut de la Croix, elle éduque chaque âme qui se confie à elle à devenir un véritable enfant de Dieu et de l’Église. En « Reine-servante », elle nous aide à discerner notre vocation, à l’accueillir et à l’accomplir.

Souvent discrète au point de passer inaperçue, son action n’en est pas moins constante et efficace : elle accompagne chaque âme sur le chemin de la sainteté. À une âme privilégiée, Jésus dit : « Si tu comprenais la tendresse de son Cœur de Mère ! Rien n’échappe à ses regards. Elle aime chaque âme comme son enfant, elle veille sur elle avec un amour incomparable. Elle préside aux détails de sa vie comme une mère selon la nature. Il faut tout lui demander : elle ne peut rien refuser. C’est une Mère dont la puissance égale l’amour. » (Dis, écris).

Marie, Reine de tous les Saints, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.