Méditons
La nuit de la Nativité de Jésus, les Anges proclament dans le Ciel : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté » (Luc 2, 14). Jésus, le Prince de la paix, est né et c’est Marie, sa Mère, la Reine de la paix, qui nous le présente et nous le donne.
La paix, ce bien si précieux et qui nous est tant nécessaire, ne va pas de soi. En période de paix, nous avons tendance à l’oublier. Les nombreux conflits, dont les deux dernières guerres mondiales, avec leurs très nombreuses victimes, en témoignent. La paix est un don de la charité infinie de Jésus, qui l’accorde à tous les hommes et femmes de bonne volonté qui rendent gloire à Dieu.
Jésus a dit ses Apôtres : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé » (Jn 14, 27). La paix promise par Jésus n’est pas seulement l’absence d’affrontements et de violences physiques ; elle est celle qui garde l’âme sereine, même au milieu des pires épreuves. Le monde ne connaîtra la paix qu’à partir du moment où chacun sera rempli de cette paix promise par Jésus, et que lui seul peut nous accorder. La paix dans le monde n’est qu’une heureuse conséquence de la paix de Jésus qui règne dans chaque cœur.
Marie en est la parfaite illustration, car, après Jésus, personne, plus qu’elle, n’a été en paix avec elle-même, avec Dieu et avec le monde. C’est dans la douleur, mais aussi dans la paix, qu’elle reçoit la prophétie de Siméon au temple de Jérusalem, qu’elle fuit en Égypte, qu’elle recherche Jésus à Jérusalem, qu’elle vit cachée à Nazareth, qu’elle affronte les contradictions de la vie publique de Jésus, sa Passion et les persécutions de la primitive Église. Lorsqu’elle constate le problème du vin à Cana, elle ne s’agite pas, ne s’affole pas, mais en réfère en toute quiétude et confiance à Jésus.
À Fatima, elle apparaît pour demander la prière quotidienne du chapelet afin d’obtenir la paix, car « seule Notre-Dame du Rosaire peut l’obtenir » (13 juillet 1917). Cela signifie que Dieu n’accordera la paix au monde que si l’on recourt à Marie par le moyen du chapelet. À Pontmain, alors que la France est en guerre, elle apparaît le 17 janvier 1871 pour organiser une veillée de prière à ciel ouvert, qui sera suivie, quelques jours plus tard, de l’armistice. À L’Île Bouchard, en 1947, elle apparaît à quatre fillettes pour leur demander de faire prier les enfants, car la France est en grand danger. Quatre jours plus tard, la France est sauvée : elle apparaîtra à nouveau et invitera à l’action de grâce.
Là où vient Marie, la paix s’installe comme le plus précieux des dons du Seigneur. Et pour que cette paix soit durable et véritable, elle s’emploie à faire de nous des hommes et des femmes de bonne volonté qui glorifient Dieu par toute leur vie, car c’est à eux qu’elle a été promise.
Marie, Notre Dame de la paix, priez pour nous.
Prions
Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)
O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.
Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)
Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

