Méditons
Lorsque nous méditons sur le lumineux exemple de Marie, nous nous arrêtons souvent à la grâce reçue et passons trop vite sur ce qui devrait retenir notre attention, susciter notre admiration et nous entraîner à l’imiter : la manière dont elle a accueilli cette grâce.
En effet, Marie est la Mère de Dieu, vocation absolument unique, mais sa maternité divine est aussi, et avant tout, une grâce unique. Ce qui doit nous émerveiller en Marie, ce n’est donc pas d’abord qu’il lui a été donné de concevoir et d’enfanter le Christ, car cela relève d’une pure grâce, mais d’avoir su accueillir sa vocation à être la Mère de Dieu et de l’avoir vécue dans une fidélité parfaite.
Si Dieu a préparé Marie à devenir la Mère de Dieu par son Immaculée Conception et par toutes les grâces qu’il lui a accordées, elle a, de son côté, collaboré pleinement à cette œuvre avec tous les talents reçus. Elle a cherché à correspondre aux attentes de Dieu, à découvrir sa vocation, à l’accueillir et à la vivre.
Dans les scènes de l’Annonciation, on représente souvent Marie en train de lire les Écritures au moment où l’Ange lui apparaît. Dès l’âge de raison, elle s’est préparée, dans la prière et la méditation des Écritures, à connaître et à aimer Dieu afin d’être prête à le servir quand il le voudrait et comme il le voudrait. Son Magnificat témoigne de sa profonde connaissance des Écritures, et le « oui » de l’Annonciation, si pur, si spontané et si naturel, montre qu’il était depuis longtemps prêt à jaillir de son cœur.
Nous n’avons rien à envier à Marie sur ce point, car chacun reçoit de Dieu une vocation unique dans son dessein de salut. Chacun est appelé à une mission particulière, adaptée aux besoins de son temps et destinée à contribuer de manière unique à l’accomplissement du plan de salut de Dieu.
Comme pour Marie, Dieu attend de nous que nous discernions cette vocation, car il se plaît à nous faire désirer ce qu’il veut nous donner, et à nous y préparer. Ainsi, le moment venu, à la suite et à l’exemple de Marie, nous pourrons lui dire : « Je suis la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole » (Luc 1, 38).
Recourons à Marie non seulement pour discerner notre vocation, mais aussi pour l’accueillir pleinement. Demandons-lui également son aide afin de savoir accompagner les autres dans leur discernement vocationnel et dans l’accueil de l’appel de Dieu.
Marie, Reine de tous les Saints, priez pour nous.
Prions
Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)
O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.
Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)
Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

