La parabole du fils prodigue : la jalousie

Méditons

Demandons-nous pourquoi le fils aîné a tant de mal à partager la joie de son père. Pourquoi n’est-il pas lui aussi ému aux entrailles de la misère dans laquelle son frère est tombé ?

Le fils aîné est victime d’un travers vieux comme le monde et dont nous sommes marqués au fer rouge comme une conséquence du péché originel : la jalousie. Plus qu’un défaut, la jalousie est une maladie qui, à l’image du diabète, finit par gangréner tout le corps si on ne la dépiste pas dans sa genèse pour la traiter aussitôt avec vigueur. Ce travers nous fait ressembler au démon dont la jalousie, l’orgueil et l’entêtement sont les principaux défauts, en tout cas ceux qui ont causé sa déchéance.

C’est par jalousie que l’antique serpent a fomenté notre perte. Banni sans recours du paradis et jaloux de ceux qui y accèdent, il se venge de Dieu en s’en prenant à ses enfants ; il travaille sans relâche à faire en sorte qu’ils n’y parviennent pas non plus.

La jalousie est un feu qui ne s’éteint jamais. Au contraire, elle ne fait que croitre et se développer au fur et à mesure du mal qu’elle engendre. Elle fait souffrir le jaloux qui fait souffrir son entourage. Et plus le jaloux fait souffrir, plus il souffre lui-même de faire souffrir. Tant et si bien que le jaloux se trouve pris dans une spirale infernale dont il ne parvient pas à se dépêtrer.

Rappelons-nous Caïn, le meurtrier de son frère Abel dont il est jaloux parce que Dieu agrée son offrande et non la sienne. Souvenons-nous de Joseph, fils de Jacob que ses frères ont vendu aux Egyptiens par jalousie. Pensons à Hérode qui, par jalousie, fait massacrer tous les enfants mâles de Bethléhem. Et, rappelons-nous surtout de Jésus, condamné au supplice de la croix par jalousie des autorités religieuses de son époque.

Le problème est posé maintenant, me direz-vous, mais pas réglé pour autant : comment surmonter la jalousie qui nous tient viscéralement au corps et que le démon ne cesse d’attiser en nous comme une arme destructrice de la charité fraternelle ? Pour éradiquer en nous la jalousie, il nous faut regarder vers Jésus.

Le Père lui demande de partager notre condition pour nous sauver de la déchéance dans laquelle le péché originel nous a entraîné. Il se fait homme en Marie et partage notre vie de misère pendant 33 ans pour finir sur la croix. Si Jésus avait été comme le fils aîné de la parabole, il aurait repoussé la demande de son père d’un revers de main et lui aurait rétorqué que les hommes n’en valent pas le coup.

Mais Jésus n’est pas comme le fils aîné ni comme nous. Il est vrai homme et vrai Dieu. Il est parfaitement Dieu donc il est tout amour. Il est parfaitement homme donc il partage pleinement notre condition humaine sauf pour le péché. Cela ne signifie pas que le démon ne l’a jamais tenté, au contraire, mais qu’il ne lui a jamais cédé. Si nous voulons dominer notre jalousie, il nous faut laisser Jésus remplir notre cœur d’où il repoussera lui-même les attaques du démon.

Seigneur, sans toi, je ne peux rien faire. Tu l’as dit toi-même et je le réalise chaque jour. Aie pitié de ma misère ; viens en mon cœur y établir ta demeure. Aime en moi et par moi.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue« Son père sortit le supplier »

Méditons

Quand le fils aîné s’aperçoit du faste de la fête qui se prépare, il est blessé dans son orgueil et se met en colère. Il trouve que son père se montre injuste et méprisant à son égard. En effet, dès qu’il a pu travailler, il l’a servi. Il n’a jamais transgressé ses ordres. Il est toujours resté près de lui et l’a aimé pour deux, pour guérir la blessure que son frère lui a infligée. Et, malgré ça, son père ne lui a pas même donné un chevreau pour fêter avec des amis. Mais son frère, qui l’a offensé, qui l’a abandonné, qui a été paresseux et dissipateur, et qui revient poussé par la faim, il l’honore et, pour comble de tout, pour lui il fait tuer le veau gras. C’est bien la peine d’être travailleur et sans vices !

Il refuse donc d’entrer et de participer aux réjouissances. Son père sort alors le supplier de ne pas lui gâcher la joie de retrouver un fils en lui infligeant la douleur d’en perdre un autre. Il les veut tous les deux avec lui dans la joie d’être à nouveau réunis.

Le père aurait pu être directif et imposer sa volonté. Son fils aîné étant respectueux de son père et ayant jusque-là toujours suivi ses ordres, il se soumis aussi à celui de ne pas faire d’histoire. Mais il n’aurait obtenu qu’un assentiment de façade et non une adhésion du cœur. Or, pour lui, c’est un besoin vital que ses deux fils ne se sentent pas contraints de se supporter mais qu’ils nourrissent l’un envers l’autre des sentiments fraternels.

Il aurait pu aussi essayer de le corrompre en lui promettant de lui donner plus tard le chevreau qu’il demande. Il aurait aussi pu enchérir en lui promettant une fête plus belle que celle qu’il organise pour son frère. Mais l’amour du père pour ses fils ne pouvait se résoudre à de tels stratagèmes car son désir profond de voir ses fils s’aimer comme des frères n’arait pas été satisfait.

Aussi, il ne lui reste plus qu’un seul recours, le supplier pour l’amour de son frère et pour l’amour de lui, de revenir à de meilleures dispositions du cœur. Il s’humilie donc devant son aîné qu’il prie de partager sa joie et de pardonner à son frère comme lui-même l’a fait.

Dieu est à l’image de ce père qui supplie son aîné de ne pas lui ôter la joie de voir ses fils se tomber dans les bras l’un de l’autre et se donner le baiser de paix. Et si l’on considère toutes ses bontés envers l’humanité, le mot « supplier » est loin d’être trop fort même s’agissant de lui.

Dieu n’entame jamais notre liberté. Il nous donne ses commandements en nous demandant de les suivre pour notre plus grand bien mais ne nous y contraint pas. Il nous fait tout demander dans la prière pour nous faire désirer ce qu’il veut nous donner. Il ne désire rien davantage que de nous voir réunis autour de lui mais ne nous retient pas. Dans son amour pour nous, il nous laisse libres afin que nous lui fassions l’hommage de notre amour.

Il ne désire rien davantage que notre salut. Pour cela, il donne et sacrifie ce qu’il a de plus cher, son propre Fils. Et jusqu’à la fin du monde, il continuera de poursuivre chaque âme en lui parlant au cœur, à la conscience, la « suppliant » d’accepter son offre de salut pour qu’elle ne se perde pas à jamais. Lorsqu’on ne peut ou ne veut pas contraindre, on ne peut plus que supplier.

Seigneur, donne-moi un cœur bon qui ne craint pas de se renoncer pour faire avancer ton royaume. Donne-moi de travailler concrètement à la paix et à la concorde autour de moi.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : « Alors le fils aîné se met en colère et refusa d’entrer. »

Méditons

En revenant des champs, le fils aîné voit les serviteurs préparer un banquet de dernière minute. Il entend la musique et les chants. Il se demande ce qui se passe car il n’a pas l’habitude des réjouissances dans sa famille : l’envie de fêter a passé au père depuis que son cadet est parti au loin.

Un serviteur informe le fils aîné du retour de son frère et que son père a ordonné un banquet pour fêter l’événement. C’en est trop pour lui qui rentre fatigué des champs et à qui son père n’a jamais donné de quoi fêter avec ses amis. En plus, il est l’aîné, il devrait avoir la préséance sur son frère. Il se sent rabaissé, humilié, compté pour rien, dévalorisé. Il a l’impression que tout ce qu’il a fait pendant toutes ces années dans le domaine familial compte pour rien et que, dès que son frère pointe le bout de son nez, son père oublie jusqu’à son existence. Faudra-t-il donc que lui aussi se mette à dilapider le patrimoine familial pour que son père lui accorde un peu d’estime… Le fils aîné est à ce point blessé dans son orgueil qu’il se met en colère et refuse de s’associer aux réjouissances.

Lequel d’entre nous pourrait le blâmer ? C’est une réaction tellement humaine. Un frère n’a pas la même capacité qu’un père de passer sur les offenses. Un frère n’aime pas comme un père et encore moins comme une mère.

Qu’aurions-nous fait à sa place ? N’essayons pas de l’imaginer, nous nous décevrions nous-mêmes. Regardons plutôt vers Jésus, notre modèle en toute chose et voyons ce que lui a fait.

Par amour pour le Père, Jésus est allé chercher ses frères qui l’ont quitté pour un pays lointain. En effet, Adam et Eve se sont laissé séduire par le serpent et ont mangé du fruit défendu, en conséquence de quoi, ils ont été bannis du paradis. Et nous, leurs enfants selon la chair, portons en nous, comme un sinistre héritage, la marque de leur désobéissance. Pour nous ramener au Père, qui ne se résout pas à notre déchéance, il s’est fait homme, partageant notre condition en tout sauf le péché, et nous a rendu notre dignité de fils et de filles de Dieu par son offrande de lui-même sur la croix. Par le baptême, fruit de sa Passion, il nous ouvre les portes du paradis. Par l’Eucharistie, il nous transfuse sa vie divine pour que nous vivions pleinement avec et en Dieu. Lorsque nous nous présenterons à lui aux portes de la maison paternelle, en portant le vêtement des noces, il nous accueillera, nous recevra dans ses bras et nous mènera au Père pour notre plus grande joie à tous les deux.

Si nous ne regardons pas vers Jésus pour apprendre de lui à aimer, nous resterons au bord de notre âme, nous serons parfaits à l’extérieur mais vides à l’intérieur.

Si nous faisons comme Jésus, il nous faudra marcher sur notre nature profonde pétrie d’orgueil et de jalousie mais nous serons véritablement les enfants du Père, les frères de Jésus, qui, comme l’écrit saint Jean, ne sont qu’amour. La plénitude de la foi, c’est donc l’amour et rien de moins.

Seigneur Jésus apprends-moi l’amour de Dieu et du prochain. Apprends-moi à ne pas craindre de trop aimer. Communique-moi la joie de servir et éteins en moi le désir d’être reconnu.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : « Le fils ainé était aux champs »

Méditons

Voilà que nous retrouvons le fils aîné. Pendant que le père accueille son frère avec faste et débordement de joie, lui-même se trouve aux champs.

Nous avons vu que, sur le fond, le fils aîné n’est pas bien meilleur que son frère, qu’il est moins téméraire, qu’il contient davantage son tempérament et ses passions, qu’il fait le choix de la sécurité. Aussi, il est resté auprès de son père à travailler avec lui, à suivre ses directives. Pour continuer à jouir de ses bontés et du train de vie qu’il lui assure, il accepte de souffrir son autorité. Il est aussi conformiste et soucieux de la bienséance car il accomplit son devoir d’aîné et tout ce qu’on attend de lui.

Pendant que le fils cadet dilapide sa part d’héritage, le fils aîné travaille dans les champs sans aucune marque de reconnaissance de la part du père. En effet, le père ne lui a jamais donné de quoi fêter avec ses amis. Le fait qu’il est absent quand son frère revient, indique qu’il travaille dur et ne ménage pas sa peine. La manière, dont la parabole nous le présente, suggère même qu’il est impeccable à tout point de vue. Même si par moment cela lui coûte, il se surmonte et fait face à ses obligations. En principe, un père ne peut que se féliciter d’avoir un tel fils !

Aussi, dans un premier temps, l’attitude du père peut nous sembler injuste. Qu’il reçoive son fils tombé dans la misère nous semble normal – c’est la marque d’une faiblesse naturelle à un père, marque dont personne ne peut le blâmer – mais lui réserver un tel accueil n’est-ce pas soutenir le vice contre la vertu ? Surtout si on a devant soi l’exemple d’un fils aîné qui travaille pour deux, prenant en charge la part des responsabilités que le plus jeune aurait dû assumer ?

Nous faisons alors le parallèle avec la parabole des ouvriers de la dernière heure : ceux qui n’ont que peu travaillé, reçoivent le même salaire que ceux qui ont supporté tout le poids du jour. Ces derniers s’en plaignent au maître du domaine. Ils sont comme l’aîné dans la parabole du fils prodigue. Cela semble tellement injuste. Pourtant le père n’est injuste avec aucun de ses fils qu’il aime tous deux jusqu’au renoncement de lui-même.

En effet, le fils aîné est loin d’être lésé car il a eu le bonheur de passer sa vie auprès d’un père aussi bon et généreux. Plus encore, grâce lui a été faite de pouvoir lui rendre une part de son amour par sa fidélité à accomplir sa volonté et son ardeur au travail dans le domaine familial. Et quand, par moments, il était tenté de suivre le même chemin que son frère, il a eu le bonheur de ne pas y succomber, de ne pas quitter son père pour finalement se retrouver dans la même misère que son frère.

L’aîné ne se rend pas compte de son bonheur et de la grâce que cela représente de pouvoir travailler dans le domaine familial. Il a ainsi échappé à la ruine et à une vie de misère. S’il a parfois trouvé pesant de devoir se soumettre à son père, combien plus lourd a été le joug du propriétaire des cochons auquel le fils cadet tombé dans la misère s’est loué.

Seigneur, donne-moi de ne pas chercher ailleurs un bonheur dont je jouis déjà pleinement auprès de toi. Le vrai bonheur, c‘est de te connaitre et de t’aimer. C’est aussi de pouvoir te rendre une part de ton amour en contribuant, dans la joie d’un cœur reconnaissant, à ton œuvre de salut. C’est de savoir qu’en accomplissant ta volonté, je te réjouis au-delà de tout ce que je peux imaginer. Merci Seigneur ! Merci ! Merci sans fin !

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : « Mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie. Il était perdu et il est retrouvé. »

Méditons

En prononçant ces paroles, le père indique comment il a vécu l’absence de son fils. Si on transpose à Dieu, ils décrivent les effets du péché mortel.

Le père a vécu l’absence de son fils comme un deuil. Sa souffrance n’aurait pas été différente ou plus grande s’il était mort. Il laisse à penser qu’au fond de lui-même son bon sens lui disait qu’il ne verrait plus son fils. En l’attendant tout de même, il espérait donc contre toute espérance. Cette attitude traduit non seulement tout l’amour du père pour son fils, dont le souvenir ne le quitte pas, mais aussi toute l’intensité de son espérance et de sa prière dans cette intention.

Le fils n’a pas conscience d’avoir à ce point fait souffrir son père. Pour lui, il n’était qu’égaré ; pour le père, il était comme mort tant il a cruellement ressenti son absence. Le père n’a vécu que dans l’attente de son retour ; au loin, le fils a oublié jusqu’au souvenir de son père et ce n’est que par la misère qu’il lui est revenu à l’esprit.

Les mots du père décrivent les sentiments de Dieu lorsque nous rompons la communion avec lui par le péché mortel qui engendre la mort de l’âme. Si nous devions mourir dans cet état, nous ne serions pas reçus dans le séjour des bienheureux mais irions, inconscients que nous sommes, dans celui qui rassemble les réprouvés. Lorsque nous recevons le pardon de nos péchés par les mérites infinis de Jésus-Christ Notre Seigneur, notre âme revient à la vie. Rendons toujours grâce pour le don incommensurable de la confession sacramentelle.

Demandons-nous si, dans son paradis, Dieu est en proie à la souffrance. Souvenons-nous des paroles de Jésus à Paray-le-Monial : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. » Rappelons-nous aussi celles de l’ange de la paix à Fatima : « Consolez votre Dieu. » Et enfin, représentons-nous le regard de Notre Dame de Lourdes lorsqu’elle demande de prier pour la conversion des pécheurs. Bernadette dit que son regard devint triste, si triste qu’il semblait porter toute la souffrance du monde.

Nous ne sommes pas indifférents à notre Dieu, qui connait personnellement chacun de ses enfants et attend son retour. Dans ce sens, Blaise Pascal écrit : « le Christ sera en agonie jusqu’à la fin du monde. » Tant qu’il y aura une âme à sauver, Jésus, ainsi que tous ceux qui lui sont attachés, ne trouveront pas de repos malgré les délices du paradis.

Seigneur, donne-moi le souci des âmes et de leur salut. Fais-moi comprendre ce que cela peut représenter de vivre toute une éternité sans toi, sans ton amour. Donc-moi de prier chaque jour avec ardeur pour ma conversion et celle de tous les pécheurs égarés.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La parabole du fils prodigue : « Festoyons »

Méditons

Le père ordonne une fête somptueuse pour célébrer le retour de son fils. Cette fête n’est pas d’abord pour faire plaisir à son fils mais pour manifester sa joie de son retour.

Le fils ne mérite pas un tel faste ; dans la plupart des familles, on aurait été plus discret, se contentant de le nourrir puis de le réintégrer dans le paysage familial. La plupart seraient honteuses de présenter à leur entourage un fils revenu ruiné et par pur intérêt après avoir dilapidé la part d’héritage, qu’il a touché du vivant des parents.

Le père de la parabole est tout autre : il ne peut plus contenir sa joie qui déborde à ce point de son cœur qu’elle a besoin de se concrétiser. Il s’y abandonne donc et veut la partager avec ses serviteurs qui, sans doute, le taxent de naïveté de croire aux bonnes dispositions de son fils qui l’a tant fait souffrir et dont ils ne croient pas un instant qu’il ne reproduira pas les mêmes erreurs.

Peut-être le père s’en rend-t-il compte mais cela ne lui importe pas. Il n’est qu’amour et ne se préoccupe que du bien de son fils. Parce qu’il est bon, il ne se préoccupe pas de savoir si son fils ne repartira plus, s’il ne le fera plus souffrir. Il ne sait qu’une seule chose : aujourd’hui, il est là avec lui et sa présence le réjouit tant, qu’elle le console de tout ce qu’il lui a fait subir.

Le père ordonne de faire tuer le veau gras autrement dit de servir la meilleure viande pour le banquet des retrouvailles : ce qu’il y a de meilleur est tout juste à la hauteur de sa joie et en mesure de l’exprimer. Ce banquet revêt un caractère d’autant plus exceptionnel que les fêtes semblent rares dans le domaine ; à la fin de la parabole, nous entendons le fils aîné reprocher à son père de ne jamais lui avoir donné de quoi fêter avec ses amis.

Cette fête, aussi somptueuse qu’exceptionnelle et joyeuse, nous fait comprendre ce que l’absence de ce fils a représenté de souffrances pour le père et ce que signifie pour lui la joie de le retrouver. Lorsqu’il dit aux serviteurs « mon fils était mort et il est revenu à la vie », le père nous dit en substance qu’il s’est senti mourir le jour où son enfant est parti et qu’en le retrouvant, il a l’impression de revivre.

Une fois de plus, nous sommes amenés à nous interroger sur l’amour de Dieu qui, à l’image du père de la parabole, se réjouit sans mesure lorsque l’un de ses enfants revient à lui pour ne plus le quitter. En effet, Jésus nous dit : «  je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance » (Luc 15, 7). Et, une fois de plus aussi, nous nous rendons compte de notre piètre capacité d’amour…

Notons que le père n’ordonne pas de tuer un mouton, un agneau comme il est d’usage dans le pays de Jésus ou un chevreau comme le fils aîné le demandera, mais un veau gras. Nous vient alors à l’esprit l’image du veau d’or devant lequel les Israélites se sont prosternés. « Moïse se saisit du veau qu’ils avaient fait, le brûla, le réduisit en poussière, qu’il répandit à la surface de l’eau. Et cette eau, il la fit boire aux fils d’Israël » (Exode 32, 20). Le père reproduit le même scenario avec le veau gras qui symbolise les idoles, les passions auxquelles le fils s’est abandonné et auxquelles il a renoncé en retournant chez son père.

Seigneur, donne-moi un cœur bon et compatissant, qui ne se ferme pas aux ingratitudes. Donne-moi de me réjouir avec toi de chaque conversion. Donne-moi de prier et d’agir dans ce sens.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

https://www.youtube.com/channel/UC0Va9VhE_C2EMUaWwJtv8Og?view_as=subscriber

La parabole du fils prodigue : vêtement, bague, sandales

Méditons

« Mais le père dit à ses serviteurs : « Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. »

En accueillant son fils, le père ne fait pas que le sauver de la misère, il le restaure dans sa dignité. En effet, il lui rend tous les attributs qui le distinguent comme fils du maître du domaine. Il lui fait donner le plus beau vêtement, une bague, des sandales. Ces parures sont les symboles des prérogatives que Dieu nous accorde à notre baptême, qu’il nous rend ou même étend par l’absolution sacramentelle après chaque bonne confession.

Le vêtement symbolise l’innocence originelle dans laquelle nous sommes restaurés à notre baptême. Nous sommes alors lavés de la tache de la faute originelle et rendus dignes d’être admis dans le Royaume des cieux. C’est la robe nuptiale sans laquelle on ne peut être convié au banquet des noces de l’Agneau (Matthieu 22, 11-14).

Le péché entache notre robe baptismale et, à force de les accumuler, elle devient sale, puante, tombe en lambeaux comme celle du fils prodigue. Après nous être repentis de nos péchés, les avoir confessés et en avoir reçu l’absolution, Dieu nous habille à nouveau de façon à nous rendre dignes de son Royaume. Dans l’Apocalypse, saint Jean parle des habitants du Ciel en les désignant comme ceux qui « ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau » (Apocalypse 7, 14), autrement dit, ils ont eu recours aux sacrements, dont la confession, pour se maintenir ou revenir en état de grâce.

La bague est le symbole de la puissance que Dieu donne à ses fils et filles pour agir en son nom, chacun selon son état, clercs ou laïcs. Dans l’ancien testament, nous avons l’exemple de Joseph, fils de Jacob, à qui Pharaon donne une bague pour l’investir de son autorité. Elle lui donne pouvoir sur toute l’Egypte. Dieu n’agit que rarement de manière directe mais passe par notre médiation. Pour pardonner nos péchés, il nous demande de recourir aux prêtres pour en recevoir l’absolution en son nom.

Le péché nous coupe de la communion avec Dieu de qui provient toute puissance de sanctifier, c’est-à-dire de rendre sacrées les choses profanes. Par l’absolution, chaque baptisé est restauré dans sa puissance d’agir au nom de Dieu et de rendre sacré le profane.

Les sandales sont le symbole de l’envoi en mission. Par le retour en grâce, les baptisés retrouvent la puissance prophétique à savoir de témoigner de l’Évangile et des merveilles que Dieu a accomplies dans leur vie, l’une d’elle étant d’avoir obtenu le pardon de Dieu et un nouveau départ pour une vie d’enfant de lumière. Ce n’est pas une moindre grâce si l’on considère ce qu’est le péché et à quel point il touche Dieu dans son amour pour nous.

Le père charge les serviteurs d’apporter vêtement, bague et sandales. Rien d’extraordinaire à cela, me direz-vous, puisque ce sont des serviteurs. Ils représentent le peuple de Dieu, ceux qui « écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique » (Luc 11, 28) et plus particulièrement les prêtres à qui le Christ ressuscité a donné mission et puissance de remettre (ou de retenir !) les péchés : « Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jean 20, 22).

Plus on avance dans la parabole, plus on découvre la bonté de ce père envers ce fils qui l’a tant fait souffrir par ses frasques et son absence prolongée.

Plus on avance dans la parabole, plus on se dit que ce père ne mérite vraiment pas qu’on le fasse souffrir tant il est bon pour tous.

Plus on avance dans la parabole, plus on fait le parallèle avec notre propre existence et on réalise toute l’étendue du don de Dieu : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : « Donne-moi à boire », c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive » (Jean 4, 10).

Seigneur, tu sais bien que je t’aime malgré mes défaillances. Tu sais que sans toi, je ne peux rien faire, pas même tenir une bonne résolution. Je suis un pécheur qui chaque jour davantage se rend compte de son extrême pauvreté. Ne considère que mon désir de bien faire et donne-moi ton eau vive pour que je n’ai plus jamais soif.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : « Père j’ai péché contre toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. »

Méditons

Cette parole du fils prodigue nous amène à nous interroger sur le péché qui est froide ingratitude envers Dieu. Il ne nous enlève pas la qualité d’enfants de Dieu mais nous rend indignes de la porter : « Père j’ai péché contre toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. »

Par le baptême, Dieu fait de nous ses enfants. En Jésus-Christ, qui nous sauve de la mort et du péché, il nous adopte comme ses fils et filles. Souvenons-nous des paroles du Père lors du baptême de Jésus : « « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie » (Luc 3, 22). Ces paroles, le Père les a redites à notre baptême qui a scellé notre adoption avec droits et devoirs.

Par le baptême, nous sommes élevés à la suprême dignité de frères de Jésus-Christ et de cohéritiers du Royaume des Cieux. Pensons souvent à ce que cela représente d’élection, de faveur : des enfants d’Adam et Eve, marqués par la faute originelle, deviennent ceux du Créateur de toutes choses !? Nous, qui ne sommes rien par nous-mêmes, sommes élevés jusqu’à celui qui est tout ?!

Cette adoption est sans retour. Quoi qu’il advienne, quel que soit le comportement de ses enfants, Dieu reste un père aimant, soucieux de leur devenir. S’ils s’égarent, il ne cesse de les appeler à revenir vers lui, d’attendre le moindre petit pas en sa direction pour s’élancer vers eux et les prendre dans ses bras. Quoi qu’il advienne, nous sommes et restons les enfants de Dieu même si nous devions nous en montrer indignes ou pire si nous devions nous perdre à jamais. Même en enfer, les baptisés restent des enfants de Dieu. La différence avec ceux qui sont au Ciel réside dans le fait que, contrairement au fils prodigue, après avoir péché, ils ne sont pas revenus au Père et, dans leur orgueil, ont préféré continuer de garder les cochons en mourant de faim pour ne pas avoir à reconnaitre leurs torts.

Si Dieu ne cesse jamais d’être père, nous, cependant, par nos péchés, n’agissons le plus souvent pas comme des fils et des filles dignes de tout ce qu’il a mis à nos pieds. Par l’accumulation de nos péchés, nous le blessons dans son amour pour nous. En effet, le péché le touche en plein cœur et la blessure est d’autant plus vive qu’on aime davantage celui qui l’a causée. Que dire alors quand il s’agit de Dieu dont on ne peut parler qu’en termes de superlatifs !

Dans son amour de Père, il a institué le sacrement de pénitence, que les pères de l’Église ont surnommé le « second baptême » afin de nous restaurer dans sa grâce et nous rendre à nouveau dignes de porter le nom de fils ou filles de Dieu. Par le sacrement de la réconciliation, Dieu, à l’image du père de la parabole qui fait table rase du comportement passé de son fils, nous accorde un nouveau départ de vie avec lui.

Pour répondre à cette grâce si insigne qu’on en réalisera toute la grandeur qu’au Ciel en même temps que toute l’ingratitude du péché, Dieu ne nous demande que d’agir comme le fils prodigue : il nous faut venir à lui repentants, nous reconnaitre pécheurs et réparer autant que faire se peut le mal causé. C’est peu de chose si l’on considère toute la gravité du péché.

Seigneur, fortifie en moi le ferme propos de mener une vie digne de mon titre d’enfant de Dieu. Accorde-moi un ferme repentir de mes péchés ainsi que la grâce d’une pleine et entière confession.

Marie, notre Mère, refuge des pécheurs, toi tout étrangère au péché, obtiens-moi ces grâces et aide-moi à leur faire produire tous leurs fruits de sainteté.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : « ému de compassion »


Méditons

Le fils prodigue ne revient pas chez lui dans la même superbe que quand il est parti. A la réaction de son père, nous pouvons deviner toute l’étendue de sa déchéance : il est saisi de compassion.

Le fils est marqué par la pénibilité du travail, amaigri par le manque de nourriture, la souffrance morale. Il est épuisé par le voyage. Il porte des haillons, probablement les mêmes que ceux qu’il portait en gardant les cochons. Il sent mauvais. Il est sale. Il fait profil bas car il se sent humilié de devoir se présenter à son père après un échec (dont il l’avait mis en garde) et qu’il s’attend à être sermonné …

Notre héros sait que son père est un homme de bien. C’est en se remémorant sa générosité à son égard et le bon traitement envers ses serviteurs, qu’il se décide à retourner auprès de lui. Il est père dans l’âme et cela se ressent dans ses relations avec tous ceux qui l’entourent. Le fils ignorait cependant toute l’étendue de son amour car le père agit comme si rien ne s’était passé et l’accueille comme un enfant blessé par la vie. En partant, le fils a cessé d’être fils mais le père n’a jamais cessé d’être père.

Le père est un homme foncièrement bon qui regarde ceux qu’il aime avec le cœur davantage qu’avec la raison. Aussi, est-il le seul à reconnaitre son fils même de loin, et quoique défiguré, à se rendre compte de la misère dans laquelle il est plongé. Son état est si piteux qu’il ne peut que susciter la compassion de celui qui n’a pas un cœur de pierre.

Nous sommes le fils prodigue. Lorsque Dieu considère notre misère de pauvres pécheurs, il ne peut qu’être ému de compassion. En effet, il nous voit dans la vérité de notre être c’est-à-dire chargés de nos péchés. Il nous voit comme les lépreux de l’Évangile, comme des âmes défigurées par la lèpre du péché. Il sait que de nous-mêmes nous ne pouvons rien contre cette maladie. Aussi, malgré sa répulsion pour nos péchés, il nous guérit par le biais du sacrement de pénitence.

Nous pouvons nous faire une idée de ce que Dieu voit quand il pose son regard sur nous, en contemplant Jésus horriblement flagellé et couronné d’épines que Pilate présente à la foule pour susciter sa compassion. Il dit à la foule : « Voici l’homme » (Jean 19, 5). Ces paroles sont prophétiques car c’est ainsi que Dieu, qui ne s’embarrasse pas de nos apparences, nous voit : des âmes défigurées et couvertes des plaies de leurs péchés.

Lorsque Jésus considère la foule affamée, il dit : « j’ai compassion de cette foule » (Marc 8, 2). Juste après, il réalise le miracle des pains. La compassion, la pitié, c’est ce qui fait qu’il est venu en ce monde pour nous conquérir le salut, que par nous-mêmes nous sommes incapables de réaliser. Pour cela, il a pris sur lui la multitude de nos péchés…

Seigneur, donne-moi d’être à l’image de ton amour et de te révéler par la manière dont je me comporte vis-à-vis de mon prochain.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : un accueil comme il n’en méritait pas

Méditons

« Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. »

Notre héros ne s’attendait pas à recevoir un tel accueil. Il ne pouvait pas l’imaginer car s’il avait été à la place de son père, il n’aurait pas été aussi généreux.

Le père n’est qu’amour pour ses fils, pour celui qui est resté auprès de lui et plus encore pour celui qui est parti lui causant tant de souffrances. C’est connu, c’est l’enfant qui fait le plus de soucis qu’on aime le plus mais c’est aussi celui qui a le plus grand besoin d’être aimé.

L’accueil du père, expression de sa bonté et de son amour, peut nous sembler disproportionné. Il n’attend pas que son fils vienne à lui mais, sans hésitation aucune, court vers lui, le prend dans ses bras, l’embrasse, agit comme si jamais rien ne s’était passé. Ne fallait-il pas d’abord lui montrer un peu de mécontentement, lui reprocher d’avoir dilapidé une fortune, que lui avait gagné en travaillant durement, lui dire que toute la charge de la gestion du domaine familial était retombée sur son frère, que lui-même a passé des nuits blanches à se faire du souci pour lui ? …

À égrener tous les reproches qui pourraient et devraient lui être faits, je me rends compte que je réagis en fils prodigue ou en fils aîné mais pas en père aimant, qui, dans la joie des retrouvailles et surtout de savoir son fils désormais à l’abri, chez lui, dans sa maison, fait table rase du passé et s’abandonne à sa joie. Me viennent alors à l’esprit les mots de Jésus qui suit la parabole de la brebis égarée dans l’Évangile de Luc : « De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance » (Luc 15, 7).

C’est un grand mystère de notre foi que l’amour de Dieu pour chacun de nous. Aucune autre religion ne parle de Dieu en ces termes et l’image du père aimant qui accueille ses enfants repentants ne traduit le message d’aucune d’entre elles. La plupart présentent un Dieu justicier et vengeur qui ne condescend à un regard miséricordieux que pour ceux qui accomplissent sa volonté. Jésus-Christ, lui, nous parle d’un Dieu qui se préoccupe de ceux qui se détournent de lui et ne cesse d’agir pour les ramener auprès de lui. Pour cela, il n’emploie pas la contrainte car il respecte notre libre-arbitre mais ne cesse de parler à notre cœur, à notre conscience, de nous interpeller au travers des événements de notre vie. Et, jusqu’à notre dernier souffle, il sera dans l’attente de notre retour à lui, prêt à nous accueillir, à nous embrasser, à nous vêtir, à nous nourrir, à nous investir à nouveau de toute sa confiance.

Merci Seigneur de tant d’amour. Seigneur, apprends-moi à aimer. Donne-moi de ne pas craindre d’aimer trop fort par peur des blessures. Donne-moi d’aimer comme tu aimes, dans le respect de la liberté de chacun et malgré les ingratitudes.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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