« MA VIE NUL NE LA PREND MAIS C’EST MOI QUI LA DONNE »

Contemplons

Ecoutons

Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs (MT 26 45).

Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? » Jésus répondit : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand » (Jean 19, 10-11).

Méditons

Les prophéties n’ont pas été écrites pour annoncer les souffrances de Jésus, « l’homme des douleurs » dont parle Isaïe, mais pour que Jésus les accomplisse. Jésus n’ignorait rien de tout ce qu’il endurera dans sa Passion. A plusieurs reprises, il a rappelé à ses disciples qu’il est venu en ce monde pour accomplir les prophéties, qui annoncent les souffrances du Messie. Jésus choisit en pleine connaissance de vivre sa Passion, par amour pour les siens que nous sommes : « ayant  aimé les siens qui sont dans le monde, il les aima jusqu’au bout », nous dit saint Jean (13, 1).

C’est pour cette heure que Jésus est venu en ce monde. Lui qui a ramené Lazare à la vie, qui a multiplié les pains, a été transfiguré au Thabor, a montré tant de fois sa puissance, aurait pu faire intervenir les anges qui sont venus le servir au désert après son jeûne de quarante jours, pour qu’ils le défendent et foudroient sur place ceux qui veulent le condamner et empêcher l’extension de son règne. Mais tel n’est pas son désir. Jésus est l’amour même, l’amour qui veut être aimé en retour parce qu’il est l’amour. Parce que Jésus nous aime, il se livre dans un acte d’amour infini à son Père, avec qui il veut nous réconcilier, et pour nous, à qui il veut montrer jusqu’où va son amour. La Passion n’est pas avant tout le souvenir de tout ce que Jésus a souffert mais son cadeau d’amour infini à chacun d’entre nous. Et c’est au prix payé par lui que nous connaissons « l’amour du Christ qui surpasse tout ce qu’on peut connaître » (Ephésiens 3).

Sainte Véronique Giuliani écrit : « Notre-Seigneur me fit un peu voir la grandeur de son amour pour chacun de nous. C’était comme une petite fenêtre qu’Il m’ouvrait sur un océan de feu (l’océan de feu, c’est son amour). » A sainte Mechtilde, la Vierge Marie, apparaissant avec Jésus sur les genoux comme s’il venait d’être descendu de la Croix, confie : « Approche et baise les Plaies sacrées que mon très doux Fils a reçues par amour. Donne trois baisers à la Plaie de son Cœur si miséricordieux et si méconnu. Bien que je ne puisse me courroucer, il semble néanmoins que je sois en colère de ce que ce grand Dieu, mort d’amour pour l’amour, est oublié de sa créature. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire de Neuvy-Saint-Sépulchre contenant deux gouttes de Sang du Christ

Chaque année, le lundi de Pâques, a lieu un important pèlerinage auprès des reliques du Précieux Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à Neuvy-Saint-Sépulchre (Indre), situé à 16 kms à l’ouest de La Châtre. La Basique de Neuvy-Saint-Sépulchre a été construite au XIe siècle, à partir de 1042, par des pèlerins de retour de Terre sainte (dont Eudes de Déol et Geoffroy de Bourges) voulant édifier un sanctuaire à l’imitation du Saint Sépulcre de Jérusalem. En 1257, le cardinal Eudes de Châteauroux (vers 1190-1273) donne des reliques, un fragment du Sépulcre et trois gouttes du Précieux Sang, recueillies le jour de la Passion sur le Calvaire, en la forme de deux larmes coagulées. Le cardinal Eudes, évêque de Tusculum, les avaient rapportées de Terre Sainte où, pendant six ans, il avait exercé les fonctions de légat du Pape pour la première croisade de saint Louis. C’est ainsi qu’en 1257, il en fit don à Neuvy, son pays natal.

« VEILLEZ ET PRIEZ »

Contemplons

Ecoutons

Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre : « Simon, tu dors ! Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. » Et de nouveau, il vint près des disciples qu’il trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis de sommeil. Et eux ne savaient que lui répondre. Une troisième fois, il revient et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. C’est fait ; l’heure est venue : voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs (Marc 14, 37-41).

Méditons

Si Jésus fait l’essentiel dans notre salut, il attend néanmoins de nous, que nous ne le laissions pas seuls et, même, que nous le consolions de la solitude dans laquelle l’abandonne la plupart des âmes. En la nuit du jeudi-saint, Jésus s’adresse à Pierre, Jacques et Jean, ceux qu’il avait préparés pour cette heure en leur montrant sa gloire sur le Mont Thabor, il y a peu de temps. Rompus de fatigues et inconscients de ce qui les attend, ils se laissent vaincre par le sommeil. Pourtant, l’heure est à la prière car, sans le soutien de la grâce, ils ne surmonteront pas l’épreuve de la Passion. Ils l’apprendront douloureusement dans les heures qui suivent.

Quels ont bien pu être les sentiments de Jésus à chaque fois qu’il s’est adressé aux disciples pour mendier leur soutien et qu’il les trouve endormis… A sœur Josef Menendez, Jésus dit : « comment dire ce qu’éprouva mon Cœur lorsque j’allai les chercher et que je les trouvai plongés dans le sommeil ? Quelle peine pour celui qui aime d’être seul et de ne pouvoir se confier aux siens !… Que de fois mon Cœur souffre de la même douleur… et que de fois cherchant quelque soulagement près de ces âmes choisies, il les trouve endormis… »

A notre intention à tous, il ajoute encore : « il est inutile et vain de chercher un soulagement auprès des créatures. Que de fois, vous ne trouverez auprès d’elles qu’un accroissement d’amertume parce qu’elles sont endormies et parce qu’elles ne répondent ni à votre attente ni à votre amour… »

Mais « priez avec une confiance d’enfant et attendez tout de Celui qui est votre Père. Lui-même vous soulagera et vous donnera la force nécessaire pour traverser la tribulation ou la souffrance, qu’elle soit la vôtre ou celle des âmes qui vous ont confiées » (Un appel à l’amour).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire du Saint Sang de la basilique de Bruges

Quelques gouttes du Saint Sang furent rapportées comme reliques en 1146 par Thierry d’Alsace à son retour de Palestine et furent conservées dans la basilique du Saint-Sang à Bruges. Les premiers récits sont relatés pour la première fois en 1380 par Jan de Lange, abbé de l’abbaye de Saint-Bertin à Saint-Omer. Le premier écrit à faire la description du transfert fut rédigé entre 1538 et 1552 (quatre siècles après cet événement) par l’historien brugeois Jakob De Meyer. L’auteur situe l’arrivée au vendredi 7 avril 1150 mais ne fait aucunement référence à des sources. Certaines recherches scientifiques critiques ont avancé que la relique provenait probablement de Constantinople. Le précieux Saint Sang était alors conservé dans la Chapelle de Marie du palais impérial. Après la prise de Constantinople en 1204, plusieurs reliques de la Passion du christ furent emportées en Occident. Des recherches ont permis de prouver que le flacon contenant le Saint Sang et conservé actuellement est bien le flacon original. Il fut taillé en Orient dans un cristal de montagne évidé et servit de récipient de transport jusqu’à Bruges. On peut encore voir de façon assez distincte le sang coagulé adhérer aux parois intérieures. Dès 1338, le flacon fut serti dans un cylindre de verre garni de montures en or et toujours intact à l’heure actuelle. Il est la propriété de la ville de Bruges. Il est toujours conservé et honoré dans la Chapelle de Saint-Basile du Château, également propriété de la ville.

L’AGONIE AU GETHSEMANI

Contemplons

Ecoutons

Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent. Arrivé en ce lieu, il leur dit : « Priez, pour ne pas entrer en tentation. » Puis il s’écarta à la distance d’un jet de pierre environ. S’étant mis à genoux, il priait en disant : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. » Alors, du ciel, lui apparut un ange qui le réconfortait. Entré en agonie, Jésus priait avec plus d’insistance, et sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient sur la terre (Luc 22, 39-44).

Méditons

« Voici l’Agneau de Dieu qui prend sur lui tous les péchés du monde » a dit Jean-Baptiste de Jésus, il y a trois ans. Et voici l’heure où ces mots trouvent leur accomplissement. Dans son amour pour nous, Jésus prend sur lui tous nos péchés, ceux de l’humanité tout entière, depuis le premier commis par Adam et Eve, jusqu’à ceux de la toute dernière génération.

Chargé du poids de tous les péchés, Jésus est pris d’une telle angoisse que sa sueur devient comme du sang. Ce phénomène, que la science appelle l’hématidrose, est causé par une situation d’anxiété et de stress d’une particulière intensité.

De l’extrême détresse de Jésus en ce soir du Jeudi-saint, nous pouvons déduire que :

–      le péché n’est pas une chose anodine, banale, sans conséquences, mais qu’il constitue une dette personnelle vis-à-vis de Dieu, qui demande à être acquittée : le péché appelle une juste réparation ;

–      le moindre péché étant une offense faite à l’amour infini de Dieu, la dette contractée est si grande et nous si pauvres, que seul Jésus, Dieu fait homme, est en mesure de présenter à son Père cette juste réparation ;

–      que l’amour de Jésus pour son Père et pour nous, est infini car il faut un amour infini pour accepter de prendre sur soi un poids de souffrance incommensurable.

A plusieurs mystiques, Jésus explique que son agonie au jardin des Oliviers a été le pire moment de toute sa Passion, qu’il y a entrevu toutes les âmes pour lesquelles son sacrifice sera vain et que cette vision a été la cause essentielle de sa terrible agonie. A Josefa Menendez, Jésus dit : « Mon âme triste et désemparée allait souffrir d’une angoisse plus mortelle encore, car sous le poids des iniquités de l’humanité, et en retour de tant de souffrances et de tant d’amour, je ne voyais qu’outrages et ingratitudes. Le Sang qui coulait de tous mes pores et qui jaillirait bientôt de toutes mes blessures resterait inutile pour tant d’âmes… beaucoup se perdraient… d’autres en plus grand nombre m’offenseraient… et des multitudes ne me connaîtraient même pas !… Je répandrais ce Sang pour toutes, et mes mérites seraient offerts à chacune… Sang divin ! Mérites infinis !… inutiles cependant pour tant d’âme !… » (Un appel à l’amour). Sainte Véronique Giuliani écrit à ce sujet : « la terrible agonie au jardin des Oliviers, Notre-Seigneur la subit dans son Cœur jusqu’à son dernier soupir sur la Croix. »

Dans son agonie, Jésus trouva sa consolation dans la vision de toutes les âmes qui se laisseront racheter par son sacrifice. A sainte Faustine Kowalksa, il dit : « aujourd’hui amène moi les âmes douces et humbles, ainsi que celles des petits enfants et immerge-les dans ma miséricorde. Ces âmes ressemblent le plus à mon Cœur, elles m’ont réconforté dans mon amère agonie ; je les voyais veiller comme des anges terrestres qui veilleront sur mes autels, sur elles je verse des torrents de grâces » (neuvaine à la miséricorde divine).

Comma Isaac qui s’est couché sur l’autel sachant que son père allait le sacrifier, Jésus s’est donné à son Père pour nous… Et, le Cœur déchiré, comme Abraham, le Père a sacrifié son Fils pour nous… Qui sommes-nous pour que Dieu accepte de payer un tel tribut pour nous ?

A sainte Angèle de Foligno, Jésus dit : « Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée ; ce n’est pas par grimace que je me suis fait ton serviteur ; ce n’est pas de loin que je t’ai touchée ! »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

L’église de Gethsémani à l’intérieur de laquelle se trouve le rocher où a eu lieu l’agonie de Jésus le soir du jeudi-saint.

La parabole du fils prodigue le troisième fils

Méditons

La parabole du fils prodigue s’adresse aux pharisiens qui reprochent à Jésus de faire bon accueil aux pécheurs et de manger avec eux (Luc 15, 2) mais, plus largement, à tous les « fils aînés » de tous les temps dont nous sommes puisque nous lisons ces lignes.

Parvenus à la fin de l’histoire, nous réalisons que le fils cadet n’est pas le seul à avoir besoins de se convertir. En effet, le fils aîné a toujours bénéficié des bontés du père, qui lui a témoigné son amour chaque jour sans même qu’il s’en rende compte ou y prête attention. Il a rempli son devoir de fils, certes,  mais a t-il rendu à son père une part de l’amour qu’il lui témoignait ? A en juger par sa réaction au retour de son frère et des reproches qu’il fait à son père, nous pouvons déduire que son cœur est fermé à l’amour. Il aime son père du bout des lèvres mais pas en esprit ni en vérité.

Demandons-nous si nous ne sommes pas comme ce fils aîné qui pense tout faire comme il faut mais perd de vue l’esprit dans lequel il doit les réaliser.

Pour nous en rendre compte et surtout pour trouver l’énergie nécessaire à une véritable conversion du cœur, regardons vers Jésus, le troisième fils de ce père et en réalité le premier, l’aîné de l’histoire étant le second, le cadet le troisième. Jésus n’est pas évoqué dans la parabole mais bien présent car en lui nous voyons le fils idéal qui répond aux attentes d’un père aussi bon.

Jésus est donc le fils aîné qui aime le père et ses frères en esprit, en vérité et le leur prouve en réalisant la volonté de son Père qui est de leur procurer le salut. Pour cela, il se fait homme, partage notre condition en tout excepté le péché et se donne en rançon pour eux sur le bois de la croix. Il est celui qui œuvre depuis l’origine des temps au retour à Dieu de ses fils et filles perdus, qui n‘attend pas qu’ils viennent à lui mais va à leur rencontre comme le bon pasteur va chercher la brebis perdue, comme le bon Samaritain va secourir le voyageur que des brigands ont laissé pour mort. Il est ce fils qui, non seulement, reste auprès du Père pour le servir, lui rendre l’amour dont il le comble à chaque instant, accueille chaque frère à son retour mais aussi partage la joie du père et ainsi l’augmente.

Seigneur, je veux être comme toi, un bon fils, un bon frère. Viens vivre et aimer en moi.

Marie, notre Mère, notre modèle, humble servante du Seigneur, aide-moi à me donner à Jésus comme toi aussi tu l’as fait.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

https://www.youtube.com/channel/UC0Va9VhE_C2EMUaWwJtv8Og?view_as=subscriber

La parabole du fils prodigue : l’amour de Dieu

Méditons

Arrivés à la fin de la parabole, nous nous rendons compte que le seul vrai héros, c’est le père et que ses fils ne lui arrivent pas à la cheville.

Au fur et à mesure de l’histoire se dévoilent toutes les bontés du père et ce qui, à première vue, peut nous sembler pure faiblesse paternelle, traduit la force d’âme d’un homme foncièrement bon. Aucune épreuve, aucune ingratitude, aucun refus d’aimer ne le rebute. Il conserve à ses fils un amour indéfectible qui se révèle dans ses actes. Il se dépouille de ses biens pour les partager à ses fils. Il attend son fils cadet parti au loin et l’accueille sans condition à son retour. Il confie le domaine à son fils aîné et le raisonne dans l’amour pour qu’il se réjouisse avec lui du retour de son frère. Il aime gratuitement, sans attendre de retour si ce n’est l’amour de ses fils et de les voir s’aimer comme des frères. Il donne tout jusqu’à lui-même pour leur témoigner sa confiance, preuve ultime de l’amour.

Dieu est ce père qui aime ses enfants d’un amour sans faille. Pour le leur prouver, il leur envoie Jésus, son propre Fils, pour que, par l’offrande de lui-même, il les sauve de la mort et du péché. Par le baptême, il les adopte pour ses enfants et les élève à la suprême dignité de fils et de filles. Il les investit de toute sa confiance en leur soumettant la création et en leur confiant les fruits de la rédemption. S’ils s’éloignent de lui, il les poursuit de son amour en leur parlant au cœur et à l’esprit. Il les attend patiemment. Il demande à ses enfants demeurés fidèles de réserver bon accueil au pécheur repenti et de l’aider à changer de vie. Par les sacrements, dont la confession, il restaure notre robe baptismale pour que nous soyons admis au banquet des noces de l’Agneau et soyons reçus dans les demeures éternelles où nous éprouverons de manière tangible tout l’amour dont il nous a comblés à chaque instant et nous comblera pour l’éternité.

A la Samaritaine, Jésus dit : « si tu savais le don de Dieu » (Jean 4, 10). Oui, si nous savions le don de Dieu, nous pleurerions de joie et nous épuiserions en actions de grâce. Notre cœur finirait par se rompre sous le poids de tout l’amour qu’il voudrait donner à un père si aimant, notre cerveau disjoncterait à force de vouloir trouver les raisons de l’amour de Dieu pour des créatures qui n’en sont pas dignes.

Seigneur, donne-moi de ne pas tant chercher les raisons de ton amour pour moi mais à l’accueillir, à le vivre, à le rayonner, à en produire les fruits de salut pour moi et tous mes frères.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : la fin de la parabole.

Méditons

La fin de la parabole reste ouverte. Jésus ne dit pas comment a réagi le fils aîné. S’est-il rendu aux arguments de son père ?

Si Jésus garde ouverte la fin de la parabole, c’est pour que nous l’écrivions nous-mêmes car nous sommés ce fils aîné à qui le père demande d’accueillir son frère pour l’amour de lui.

Examinons les possibilités.

La première : le fils aîné campe sur ses positions. Il trouve injuste et immérité qu’on organise une fête pour son frère qui a dissipé tout son bien, lui laissant la gestion du domaine. Pendant des années, le fils aîné a été le témoin du chagrin de son père. Voilà que son frère revient sans aucun remord de la peine qu’il a causée et son père fait comme s’il ne se rendait pas compte de son manège. Il ordonne un festin de roi alors que pour lui, il n’a jamais eu le moindre geste de reconnaissance. Aussi, il est fou de rage et refuse catégoriquement d’entrer. Il s’éloigne et, dépité, finit par quitter le domaine lui aussi. Le père en est profondément atteint. Le fils cadet comprend les motivations de son frère et décide de repartir parce qu’il ne veut pas créer davantage de problèmes. Au loin, il finit par périr dans la misère sans que personne ne le sache jamais. Le fils aîné, au loin lui aussi, reproduit le même schéma que son frère et le père meurt de chagrin d’avoir perdu et l’un et l’autre de ses fils.

Par cette attitude, le fils aîné montre qui il est vraiment. Il n’a jamais aimé ni son père ni son frère. Tôt ou tard, lui aussi aurait quitté son père ou attendu qu’il meure pour profiter de la vie. Le fils cadet est parti et revenu par égoïsme mais le fils aîné n’est pas différent car lui aussi n’est motivé que par son intérêt. En fin de compte, ils se ressemblent : il est un tout aussi mauvais fils que son frère.

Deuxième possibilité : le fils aîné se range aux arguments de son père et se laisse émouvoir par son bonheur de retrouver son fils perdu. Peut-être est-il père lui-même et se met-il à sa place… Il ne veut pas troubler la joie de son père, qu’il aime profondément et respecte comme tel. Aussi, avec lui il entre dans la maison et, même si cela lui coûte, salue son frère et prend part aux réjouissances. L’amour du Père et son ardeur à travailler à la concorde entre les deux frères fera le reste. La bonté du père, unie à celle du frère aîné, finit par induire chez le cadet une véritable conversion du cœur.

A chacun de nous de décider de la fin qu’il veut donner à la parabole, d’en tirer les conséquences et de les assumer. Au choix que nous ferons, nous reconnaitrons si nous aimons vraiment notre Père des cieux, qui nous commande de l’aimer de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos forces et notre prochain comme nous-mêmes.

Si nous aimons Dieu, nous nous associerons à la fête car refuser d’entrer, c’est comme repousser l’amour de Dieu d’un revers de main et marcher vers notre propre perte. Au Ciel, il n’y a pas de place pour ceux qui refusent d’aimer. Rappelons-nous les paroles de saint Jean : « Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas. Et voici le commandement que nous tenons de lui : celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère » (Jean 4, 20-21).

Seigneur, tu sais de quoi je suis fait. Tu connais ma difficulté à aimer ceux qui ne m’aiment pas. Dilate ma capacité d’amour. Donne-moi suffisamment d’amour pour toi, pour que je ne redoute pas l’ingratitude et les déceptions. Donne-moi d’aimer sans rien désirer en retour si ce n’est de savoir que je fais ta volonté.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : « il fallait festoyer. »

Méditons

Le père dit à son fils aîné : « Il fallait festoyer et se réjouir car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie, il était perdu, et il est retrouvé. »

Des paroles du père, nous déduisons plusieurs choses, la première étant l’état pitoyable dans lequel le fils prodigue se présente à lui. Il devait vraiment être une loque humaine. Il était à ce point défiguré que son propre père ne l’aurait pas reconnu si l’intuition de son cœur ne le lui avait pas soufflé. Parmi les serviteurs, dont probablement la plupart l’ont vu naitre et grandir, personne ne l’a reconnu.

La seconde est que le père ne s’attendait pas à ce que son fils revienne un jour. Sa raison lui commandait de cesser d’espérer mais son amour ne pouvait s’y résoudre. Son espérance est devenue sa raison de vivre et s’il n’avait pu s’y accrocher, il serait mort de chagrin il y a longtemps.

La troisième est que, si le fils prodigue n’était pas rentré chez les siens, il serait mort au loin dans la misère la plus noire tant son apparence traduit les douloureuses épreuves qu’il a traversées. Aussi, faut-il se réjouir de son retour, même s’il n’est pas motivé par l’amour ou le repentir mais par la faim. Les motivations profondes du  fils ne contrarient pas le père outre mesure car ce qui compte pour lui, c’est de pouvoir le remettre sur pied pour qu’il soit dorénavant en bonne santé physique et morale. La preuve est que le père prend son fils dans ses bras sans lui laisser le temps de le saluer et de s’expliquer. Il sait au fond de lui-même que ce retour ne le préserve pas d’une autre déception ou de tout autre acte d’ingratitude. Mais cela n’importe ; il est là et il peut l’aider.

La quatrième est que le père, en le recevant les bras grands ouverts, lui accorde une seconde naissance. C’est une nouvelle vie qui commence pour lui. Aussi, il convient de se réjouir et de l’inaugurer par une fête somptueuse.

Le sacrement du pardon, que les pères de l’Église appellent « second baptême » ou « planche de salut des pécheurs » est le moyen mis en œuvre par Dieu pour remettre tous ses fils prodigues sur pied. À chaque fois que nous le recevons, il réalise un miracle car il restaure notre âme dans sa beauté baptismale. C’est comme si nous naissions une seconde fois à la grâce pour la plus grande joie de toute la cour céleste : « il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance » (Luc 15, 7). Recevons-le souvent et remercions Dieu en toute humilité pour ce don ineffable.

Seigneur, merci pour le don du baptême par lequel tu nous donnes la vie de l’âme. Merci pour le don du sacrement de réconciliation par lequel tu nous restaures dans ta grâce et nous rends la vie que nous avons éteinte en nous par nos péchés. Donne-moi de l’apprécier à sa juste valeur et à d’y recourir souvent.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : « Toi tu es toujours avec moi »

Méditons

« Bonheur, je t’ai reconnu au bruit que tu as fait quand tu es parti. » Ce dicton exprime nos regrets d’avoir tenu pour rien ou pour normal un bien dont nous avons joui sans l’estimer et dont nous nous rendons compte de la valeur maintenant que nous ne l’avons plus. C’est quand nous tombons malade, par exemple, que nous réalisons toute la valeur de la santé et qu’elle ne va pas de soi.

Le fils aîné se sent lésé par rapport à son frère pour lequel le père organise un banquet. Il estime que pour lui, le père n’en a jamais fait autant. Il ne lui a même jamais donné de quoi fêter avec ses amis. Il trouve ce traitement aussi immérité qu’injuste

Dans sa bonté, le père lui rétorque doucement « mais toi tu es toujours avec moi » pour lui signifier qu’à bénéficier en permanence de ses bontés et de son amour, il ne se rend plus compte de toute l‘étendue de son bonheur. Matin et soir, à chacune de ses respirations et de ses pensées, il est présent à son cœur et, à tout instant, il le bénit. Il bénéficie de la récompense continuelle d’être toujours avec lui. Le père ajoute : « tout ce qui est à moi, est à toi. » Il l’a établi son bras droit, l’a investi de tous ses pouvoirs. Comment pourrait-il le récompenser davantage ? Tout cela n’est-il pas bien plus qu’un banquet même le plus somptueux ?

Dieu est ce père qui nous concède la foi, l’espérance, la charité, vertus qui nous gardent en communion avec lui. Il est ce père qui se soucie de ses enfants, qui ne désire rien davantage que de les avoir réunis autour de lui pour l’éternité bienheureuse, qui les poursuit de son amour jusqu’à ce qu’ils y soient parvenus. Il est ce père qui a fait de l’homme le sommet de sa création et la lui a soumise. Il est ce père qui l’a sauvé de la mort éternelle et lui a confié tous les fruits de la rédemption. Il est ce père qui, à chaque instant, fait avec lui le pari de la confiance, l’accueille et le relève à chacune de ses chutes. Il est ce père qui est amour et comme tel, ne passe pas un instant sans combler tous ses enfants de son amour.

Comme le fils aîné, nous passons à côté des merveilles de Dieu sans les voir. Nous avons vraiment un comportement d’enfants gâtés. Le fils cadet avait besoin de changer de vie mais le fils aîné a besoin de changer son regard et son cœur. A force de se comparer à son frère pour se trouver des raisons d’être reconnu comme un bon fils, il oublie simplement de l’être. Par ailleurs, il ne réalise pas qu’il a déjà tout. Il n’a pas besoin de mériter l’amour de son père qui lui est tout acquis sans qu’il ait à le conquérir.

Seigneur, je ne suis pas digne de ton amour et pourtant je sais que tu m’aimes au-delà de tout ce que je peux imaginer, ce dont je te remercie. Donne-moi de te rendre une part de cet amour désintéressé en changeant mon regard sur mon prochain. Donne-moi de le voir comme toi tu le vois.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : le désir d’être reconnu

Méditons

Le fils aîné, dépité de voir son frère aussi bien accueilli, reproche à son père de ne l’avoir jamais récompensé de tout le travail qu’il a accompli : « Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. » Il ne se sent pas reconnu par son père dans tous ses mérites.

C’est bien connu, à force de faire les choses, elles finissent par devenir normales : n’a de valeur que ce qui est rare et rien n’échappe à cette règle. Le fils aîné a toujours travaillé dans le domaine. Il a fait face à toutes les charges de sa fonction. L’idée qu’il puisse faillir ou se dérober à ses obligations ne viendrait à l’esprit de personne et surtout pas du père.

Il n’en va pas de même pour le fils aîné dont le besoin de reconnaissance n’est pas satisfait ; il est même attisé par l’orgueil et la jalousie. Qu’on ne lui manifeste aucune reconnaissance, c’est une chose, mais qu’on fasse grand cas de son frère qui rentre ruiné de son escapade dans le grand monde, c’en est une autre. Il ne peut le supporter.

Le fils aîné ne comprend pas son père dont la pensée n’est pas la même que la sienne. Le festin que donne le père n’a rien à voir avec une quelconque récompense : il marque la fin de son deuil et le début d’une vie nouvelle d’où la tristesse est bannie.

Nous vient alors à l’esprit l’image du serviteur inutile ou quelconque dont Jésus parle aux Apôtres : « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : Viens vite prendre place à table ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir » (Luc 17, 10).

Le fils aîné ne peut pas revendiquer de récompense pour avoir agi comme fils. L’amour du père et la certitude du devoir accompli doivent lui suffire. Doit-on récompenser un père d’avoir été un bon père ? Non, mais on doit l’aimer et le soutenir tant qu’il est en vie.

Nous sommes redevables à Dieu car tout vient de lui, qui nous l’accorde dans un acte de charité infinie. Lui ne nous doit rien et tout ce que nous pouvons faire à son service est en soi une grâce car il nous donne de lui rendre un peu (oh, bien peu !) de cet amour dont il nous comble.

Jésus nous précède avec son exemple. Personne n’a plus travaillé que lui dans la vigne de son père sans revendiquer quoi que ce soit pour lui-même. Il dira aux Apôtres : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre » (Jean 4, 34). Et il ajoutera : « C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs » (Matthieu 20, 28).

Notons au passage que Jésus ne fait jamais de compliments. Il ne remercie jamais non plus, même ceux qu’il a placés au plus près de lui dans la gloire. Lorsqu’il parle de ce qui fait la grandeur de sa Mère, il proclame : « heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent » (Luc 11, 28). De Jean-Baptiste, il prononce l’éloge funèbre : « parmi les enfants nés d’une femme il n’y en a pas de plus grand que Jean-Baptiste » (Luc 7, 28).

Jésus ne veut pas chatouiller notre orgueil toujours renaissant. Nous sommes des êtres aussi fragiles que vulnérables ! Marie, Jean-Baptiste, Joseph comme la foule innombrable des sauvés sont parvenus à la béatitude éternelle parce qu’ils se sont laissé porter par sa grâce. Leur mérite vient de l’avoir laissé agir en eux. Mais même cela est en soi une grâce. Aussi, comme Marie, nous ne pouvons que nous humilier et dire : « Je suis la servante du Seigneur » (Luc 1, 38) et considérer que tout ce qui nous est donné de faire pour son amour doit l’être dans la joie de l’action de grâce.

Seigneur, je ne peux rien par moi-même. Il me faut tout recevoir de toi, la source de tout bien. Eteins en moi le désir de reconnaissance car c’est déjà un grand honneur que d’avoir été choisi pour travailler dans la vigne de ton père. Donne-moi de ne désirer que de rester toujours auprès de toi.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La parabole du fils prodigue : l’orgueil

Méditons

Le fils aîné est victime d’un autre travers instillé par la faute originelle et  tout aussi destructeur que la jalousie : l’orgueil.

Le fils aîné se sent rabaissé par la joie de son père, qu’il juge aussi excessive qu’injustifiée. Son frère ne mérite pas un tel accueil. Comment son père peut-il vouloir fêter son retour avec tant de faste après tout le souci qu’il lui a fait. Il le traite comme un héros et n’a jamais fait aucun cas de lui, son aîné, qui a fait face à toutes les obligations de sa charge. Comment pourrait-il accepter de s’assoir à côté de son frère et faire comme si de rien était, et même se montrer heureux de la situation ? Il se sent meilleur que son frère, qu’il juge méprisable et indigne de tant d’attention. En lui-même, il se dit : « il a voulu partir pour jouer au grand seigneur me laissant tout sur les bras. Pendant qu’il faisait la fête, moi je travaillais d’arrache-pied. Aujourd’hui qu’il crève la faim après avoir tout dilapidé, je dois faire comme si de rien était et me réjouir de son retour. Ce n’est qu’un profiteur. Il n’est revenu que parce qu’il n’a pas d’autre endroit où aller. Et mon père se laisse prendre au jeu. Il l’a toujours préféré à moi. Il est le plus jeune. Notre père a toujours été faible avec lui et il le sait. Non, jamais je ne participerai à cette fête. Si mon père veut se laisser prendre pour un idiot une fois de plus, grand bien lui fasse. Moi, pas question ! »

Le fils aîné se juge au-dessus de son frère parce qu’il n’a jamais déçu son père par une attitude extérieure inadéquate. Son père n’a jamais eu à rougir de son comportement. Il a tout fait comme il fallait et le cadet a failli sur toute la ligne. Si on s’en tient aux seuls faits, on ne peut que donner raison à l’aîné. Mais sa réaction est-elle empreinte de sagesse ? Une fois de plus regardons vers Jésus et l’exemple qu’il nous donne.

Jésus nous enseigne à ne pas aborder les pécheurs avec orgueil et aplomb mais avec douceur et humilité comme lui l’a fait au temple à 12 ans avec les docteurs de la loi. Ce jour-là, ils l’ont écouté avec attention parce qu’il leur a parlé avec la douceur d’un enfant. Il nous enseigne ainsi à marcher sur notre orgueil, sur nos certitudes d’avoir raison pour ne pas empêcher un plus grand bien. Si le fils aîné ne domine pas son orgueil, ne s’associe pas à la joie de son père et n‘accueille pas son frère, ce dernier pourrait bien repartir. Il ne sortirait alors jamais de sa misère et y périrait tôt ou tard. Tandis qu’en se sentant accueilli et pardonné, il pourrait prendre cette fête pour un nouveau départ et entamer un véritable chemin de conversion du cœur qui le mènerait peut-être jusqu’à des sommets de sainteté. Pensons au bon Larron.

Jésus est notre frère aîné et le meilleur de tous les fils. Il est venu en ce monde pour notre salut et accomplir ainsi la volonté de son père. L’Incarnation est en soi déjà une humiliation abyssale. Dieu s’abaisse jusqu’à nous ! Il n’attend pas que nous venions à lui mais fait le premier pas. Il va à la rencontre des plus grands pécheurs. Pensons à Marie-Madeleine, à Zachée, à Mathieu et tant d’autres… et à nous-mêmes… Voyons d’où ils sont partis et où ils sont arrivés grâce à l’humilité et la douceur de Jésus.

Jésus est le frère aîné de la parabole mais dans la perfection de l’amour. Il a toujours été avec le père, l’a aimé, l’a honoré, s’est associé à sa peine quand Adam l’a quitté en commettant le péché originel et qui, par amour, s’offre en rançon pour notre salut.

Seigneur, enseigne-moi l’humilité qui me rend semblable à toi et à Marie, ta Mère et la nôtre. Aide-moi à ne pas craindre de m’humilier, à ne pas toujours chercher à avoir le dernier mot. Donne-moi de ne pas craindre de m’humilier si c’est pour permettre un plus grand bien, si cela contribue au salut de mon âme et à celui de mon prochain.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Psaume 50 :

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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