VII – Jésus tombe pour la 2ème fois

On lit sur le visage de Jésus qu’il est à bout de forces. On sent que sa respiration est courte, qu’il est fiévreux… On le voit aussi silencieux et en paix… Aucune plainte, aucun reproche, aucune demande de grâce… Il cherche en lui les forces, qui lui permettront de continuer… On le voit en prière, en communion intérieure avec son Père… Il continue de nous enseigner par son exemple. Il nous montre que, dans les difficultés, il ne sert à rien de se plaindre ; cela ne fait qu’accroître la douleur. Ce qui importe, c’est de rester en communion avec Dieu, qui ordonne ou permet tout ce qui nous arrive…

Lorsqu’on regarde Jésus, on ne sait pas, s’il est en train de tomber ou déjà en train de se relever… Il nous montre ainsi qu’il ne faut pas dissocier sa chute de son relèvement. Les chutes sont inévitables dans nos vies. Ce qui importe vraiment, ce ne sont pas le nombre ou la gravité de nos chutes, mais de toujours nous relever pour continuer le chemin, de ne pas nous décourager, de ne pas rester prostré à terre.

Père éternel, par le Cœur Immaculé de Marie, nous vous offrons Jésus, votre très cher Fils, alors qu’il tombe pour la seconde fois sous le poids de la croix, et dans ses saintes plaies, nous nous offrons nous-mêmes avec Lui, en Lui et par Lui, à toutes ses intentions et au nom de tous les hommes jusqu’à la fin du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

VI – Véronique essuie le visage de Jésus

Cette scène rappelle la rencontre de Jésus avec sa Mère. La différence réside dans l’expression des visages. Jésus et Marie sont austères : chacun prend sur lui pour épargner l’autre, ce qui exige une grande force d’âme. Dans cette scène, les regards sont d’une grande douceur.

Véronique regarde Jésus, émue par sa souffrance, mais aussi éperdue de reconnaissance. Elle nous rappelle Marie-Madeleine, qui reste aux pieds de Jésus pour l’écouter tandis que Marthe s’affaire aux travaux domestiques. Jésus avait dit : « Marie a choisi la bonne part et elle ne lui sera pas ôtée » (Luc 10, 42). Oui, être aux pieds de Jésus, même sur une route semée d’embuches et bordée de ronces, c’est toujours choisir la bonne part.

Véronique est saisie par le regard de Jésus. Elle ne parvient pas à le quitter des yeux. Elle entre en profonde communion avec lui. Peu à peu, elle saisit la réalité des choses. Jésus n’est pas un condamné à mort dont il faut avoir pitié, mais le Rédempteur qu’il faut aider à sauver les âmes, l’époux qu’il faut consoler de tant de refus d’amour.

Jésus regarde Véronique avec une grande douceur. Il reçoit son geste avec amour et reconnaissance. Il le récompense en imprimant son image sur le suaire. Il regarde Véronique comme l’époux regarde son épouse le jour des noces, comme l’époux qui donne sa vie pour elle. Et Véronique, à genoux, regarde Jésus comme une épouse, qui se donne à son époux.

Véronique porte des vêtements de la même couleur que ceux de Marie. Sa tunique est noire : elle représente l’Eglise qui suit son époux partout où il va, en l’occurrence le Christ, dans sa Passion. Elle porte un manteau blanc, qui symbolise la pureté, la beauté, la sainteté que le Christ lui a acquise par sa Passion. Son voile est vert, signe d’espérance, car l’Eglise vit de l’espérance de rejoindre le Christ, son époux, dans le Royaume des cieux.

Père éternel, par le Cœur Immaculé de Marie, nous vous offrons Jésus, votre très cher Fils, alors que Véronique lui essuie le visage, et dans ses saintes plaies, nous nous offrons nous-mêmes avec Lui, en Lui et par Lui, à toutes ses intentions et au nom de tous les hommes jusqu’à la fin du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

V – Simon de Cyrène aide Jésus

Simon est réquisitionné pour aider Jésus à porter la Croix. C’est un homme vigoureux. Il a les forces nécessaires pour porter un tel fardeau, contrairement à Jésus, qui est accablé. Simon lève la croix sans effort, tandis que Jésus semble la trainer.

Même si Jésus est à bout de force, il reste déterminé à aller jusqu’au bout. Sa tête est baissée mais dirigée droit devant. Il demeure tendu vers son objectif.

Simon détourne son regard de Jésus. Il a l’air de nous dévisager comme pour nous dire : « Toi aussi, tu es réquisitionné pour aider Jésus ! Tu n’as pas le choix ! Tu dois aider Jésus à porter la croix de ton salut et contribuer à celui de ton prochain ! »

Le costume de Simon n’est ni de l’époque de Jésus ni de son pays. Il est d’ailleurs difficile à situer. Simon représente les hommes et les femmes de tous les temps, de toutes les contrées, car tous, ils doivent aider Jésus à porter la croix. Il est pieds nus, pour indiquer que la voie tracée par Jésus est faite d’humilité.

Père éternel, par le Cœur Immaculé de Marie, nous vous offrons Jésus, votre très cher Fils, alors que Simon de Cyrène l’aide à porter la croix, et dans ses saintes plaies, nous nous offrons nous-mêmes avec Lui, en Lui et par Lui, à toutes ses intentions et au nom de tous les hommes jusqu’à la fin du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

IV – Jésus rencontre sa Mère

Jésus rencontre Marie, sa Mère tant aimée. Il ne lui dit rien. Il n’a rien à dire à Marie, car elle sait déjà tout.

Le jour où, enfant, elle l’a retrouvé au temple, il lui a dit : « pourquoi me cherchez-vous, ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père » (Luc 2, 49) ? Marie n’a rien répondu, signifiant qu’elle se soumet à la volonté du Père, qui appelle son Fils à s’occuper de ses intérêts.

Aujourd’hui, plus que jamais, Jésus est aux affaires de son Père. Comme hier, Marie donne à Jésus de s’occuper des affaires du Père, sans que son amour de Mère y mette aucune limite, aucune entrave. En posant sa main sur celle de Jésus, qui arrive au niveau de son Cœur, elle signifie qu’elle partage ses sentiments, qu’elle le soutient dans sa mission de Sauveur. Son Cœur bat à l’unisson de celui de Jésus. De son autre main, elle semble pousser Jésus en avant et lui dire : « va mon Fils ! Va accomplir ce pour quoi tu es venu en ce monde ! »

On notera la dureté des traits du visage de Marie. Son expression nous révèle qu’elle prend sur elle pour ne pas ajouter à la douleur de Jésus, pour dominer son amour de Mère qui, en elle, voudrait soustraire son enfant à tant de douleur.

Marie porte un voile blanc : elle est la toute-pure, la « comblée-de-grâce » comme l’a saluée Gabriel (Luc 1, 28), qu’elle est, plus que jamais, la petite servante qu’elle s’est proclamée à l’Annonciation (Luc 1, 38). Son manteau est noir car elle est aussi la Mère de l’Eglise, qui suit son époux partout où il va et qui prend le deuil quand il va à la mort. A l’époque où Kuder a peint ces stations, avant la réforme liturgique, la couleur du Vendredi-saint était le noir.

Marie est sous la croix. Elle semble la porter avec Jésus. Sa croix, c’est son amour pour Jésus. Cet amour l’amène à accepter la Passion, plus encore à s’unir à Jésus dans son offrande de lui-même, au Père, pour nous. Regardons la croix de Jésus arriver au niveau du Cœur de Marie. Le glaive qui transperce l’âme de Marie, c’est la croix de Jésus. Marie souffre de ce dont souffre Jésus.

Père éternel, par le Cœur Immaculé de Marie, nous vous offrons Jésus, votre très cher Fils, alors qu’il rencontre sa très sainte Mère, et dans ses saintes plaies, nous nous offrons nous-mêmes avec Lui, en Lui et par Lui, à toutes ses intentions et au nom de tous les hommes jusqu’à la fin du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

III – Jésus tombe pour la 1ère fois

Le regard de Jésus nous fait ressentir la violence de cette première chute et la douleur qu’elle lui fait ressentir. Ses yeux révèlent toute l’ampleur de la souffrance, toute la peine qu’il a à se relever.

Jésus garde la tête plus levée que jamais car, plus la douleur est intense, plus l’effort à fournir est important, plus il faut lever les yeux vers le Ciel et implorer son aide.

Jésus s’adresse au Père, silencieusement mais intensément, pour obtenir de lui la force de se relever et continuer le chemin. Le visage de Jésus est nimbé de lumière, comme Moïse lorsqu’il descend du Mont Horeb avec les tables de la loi, comme pour nous rappeler que, dans l’épreuve, Dieu n’abandonne pas ceux qui se confient en lui, que la sainteté se construit dans l’effort… « Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours ? Le secours me vient de l’Eternel, Qui a fait les cieux et la terre » (Ps 121, 1-2).

L’homme, qui essaie de relever Jésus par la force, n’est ni un soldat ni un romain ni un juif. Il nous représente nous, qui sommes l’objet de tant d’amour du Seigneur. Il nous rappelle que c’est nous, par nos péchés, qui sommes la cause de la Passion de Jésus. La corde par lequel cet homme tient Jésus symbolise les liens du péché par lesquels nous avons induit sa souffrance.

Père éternel, par le Cœur Immaculé de Marie, nous vous offrons Jésus, votre très cher Fils, alors qu’il tombe pour la première fois sous le poids de la croix, et dans ses saintes plaies, nous nous offrons nous-mêmes avec Lui, en Lui et par Lui, à toutes ses intentions et au nom de tous les hommes jusqu’à la fin du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

II – Jésus est chargé de la croix

Jésus serre dans ses bras la croix, que les soldats lui remettent. Il semble même la serrer contre lui, sur son cœur, car depuis toujours, il l’a attendue et désirée.

Il avait dit : « prenez sur vous mon joug, mettez-vous à mon école car mon fardeau est léger car je suis doux et humble de cœur » (Matthieu 11, 29). Jésus ne fait pas que dire les choses. Il les met aussi en pratique. Avec cette croix, il va marcher en tête du troupeau comme le bon pasteur, prêchant par l’exemple davantage que par la parole.

Jésus sait ce que représente cette croix. Il sait qu’elle est l’instrument de sa torture. Il sait aussi que c’est en s’abaissant jusqu’à devenir le dernier d’entre nous, qu’il nous relèvera jusqu’à faire de nous les enfants de Dieu. C’est en acceptant cette croix qu’il va rendre gloire à Dieu et conquérir notre salut.

Regardons le soldat pointer son doigt droit devant et indiquer à Jésus le but : le Calvaire et la mort. Regardons Jésus diriger son regard dans la même direction mais vers le haut. Oui, il s’agit bien d’aller jusqu’au Calvaire : pas pour y mourir mais pour y renaitre, y planter le grain de blé qu’il est devenu pour qu’il produise beaucoup de fruits de salut. Jésus va vers le Calvaire pour que, de sa mort, puisse surgir notre vie à tous.

Il regarde vers le haut, montrant qu’il est maître des événements et que tout ce qui arrive a été décrété de toute éternité par le Père des miséricordes : « pourquoi ce tumulte des nations, ce vain murmure des peuples ? » (Ps 2, 1).

Regardons le personnage à gauche du tableau. Ce n’est pas un romain. Ce n’est pas non plus un soldat. Il semble comme dans un starting-block, prêt à s’élancer pour une course. Il nous rappelle les mots de saint Paul, que la liturgie nous propose en début de carême : « prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon. Oui, tenez bon, ayant, autour des reins, le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice, les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix, et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais. Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu. En toute circonstance, que l’Esprit vous donne de prier et de supplier : restez éveillés, soyez assidus à la supplication pour tous les fidèles » (Ephésiens 6, 13-18). Oui, comme ce personnage, restons éveillés et attentifs aux événements qui vont se dérouler sous nos yeux et que Kuder nous met en lumière.

Père éternel, par le Cœur Immaculé de Marie, nous vous offrons Jésus, votre très cher Fils, alors qu’il est chargé de la croix, et dans ses saintes plaies, nous nous offrons nous-mêmes avec Lui, en Lui et par Lui, à toutes ses intentions et au nom de tous les hommes jusqu’à la fin du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

I – Jésus est condamné à mort

Jésus se tient devant Pilate. Ses mains sont attachées, ses bras sont bridés. Il semble livré à Pilate, qui pense avoir tout pouvoir sur lui : « Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te crucifier, et que j’ai le pouvoir de te relâcher ? » (Jean 19, 10).

Pilate est un personnage important : il est le représentant de César. Sur le tableau, il s’impose par sa carrure. Cette importance est soulignée par sa position assise comme un juge au tribunal.

La réalité est pourtant tout autre. Des deux personnages, c’est Jésus qui est l’homme libre. Il se tient debout, les yeux levés et regardant au loin. Ce n’est pas Pilate, qui décide de sa mort, c’est lui qui donne sa vie.

En apparence, Jésus est le prisonnier et Pilate l’homme libre. Pourtant, Pilate, qui est assis, semble avoir les mains liées par son acte de lâcheté, en abandonnant Jésus au bon plaisir de ses ennemis. Le captif, c’est bel et bien lui !

Jésus est libre parce qu’il donne sa vie. Il dit souverainement à Pilate : « tu n’aurais sur moi aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’en-haut » (Jean 19, 11).

Oui, Jésus est libre parce qu’il donne sa vie en rançon pour les pécheurs. C’est pour cette heure qu’il est venu en ce monde. Il va réaliser tout ce que les prophètes ont dit de lui.

Jésus porte une tunique rouge, la couleur du martyr, la couleur de l’amour. L’amour est sa motivation : l’amour du Père, l’amour des hommes. Aussi, il ne regarde pas Pilate mais regarde au loin vers son but : rendre toute gloire à Dieu et réaliser notre salut. Il regarde au loin, là où Pilate ne pense pas à regarder car tout ce qui va se passer, il l’a accepté pour des motifs qui dépassent la raison humaine et tout ce que Pilate est capable d’envisager.

Jésus n’est que don de lui-même et les liens qui le brident ne changent rien à sa souveraine liberté : « Il a le pouvoir de donner sa vie et il a le pouvoir de la reprendre » (Jean 10, 18). Il la donne pour ses amis, pour leur montrer jusqu’où il les aime, jusqu’où il aime le Père, jusqu’où doit aller notre amour de Dieu et du prochain : jusqu’au sacrifice de soi-même !

« Son heure est venue ». Il ne se dérobera pas. Aussi, il se tait. Le visage de Jésus révèle son profond silence, qui manifeste sa détermination à vivre sa Passion, sa profonde communion avec le Père, sa souveraine liberté.

Père éternel, par le Cœur Immaculé de Marie, nous vous offrons Jésus, votre très cher Fils, alors qu’il est condamné à mort, et dans ses saintes Plaies, nous nous offrons nous-mêmes avec Lui, en Lui et par Lui, à toutes ses intentions et au nom de tous les hommes jusqu’à la fin du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Introduction

Au chapitre 9 de son évangile, saint Luc, précise : « Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem » (Luc 9, 51). Ce verset se situe juste après la Transfiguration, au moment où Jésus décide d’aller à Jérusalem pour y vivre sa Passion car « son heure » est à présent toute proche.

C’est le verset qui vient à l’esprit quand on s’attarde à contempler ce tableau de Kuder, qui se trouve à l’oratoire saint Jean-Paul II. IL introduit parfaitement à l’exercice du chemin de croix car il montre Jésus, comme coupé de tout ce qui l’entoure, rassemblant ses forces intérieures.

Jésus est silencieux ! Il est en profonde communion avec son Père. Sa prière est plus intense que jamais. Il va subir tout ce qui vient avec ses seules forces humaines. Aussi, il demande à Dieu de lui accorder la grâce nécessaire pour demeurer dans la fidélité et l’obéissance.

Jésus est grave ! C’est probablement l’expression de son visage quand il s’est tenu devant Caïphe, devant Hérode, Pilate ou la foule. Il semble ne pas écouter tout ce qui se trame autour de lui. C’est « son heure » et rien ni personne n’y changera quoi que ce soit. Il s’est donné au Père, pour nous, dans un acte d’amour aussi insondable qu’irrévocable.

Jésus est déterminé ! Il ne nous a pas sauvés à moindre coût. Au contraire, il a payé le prix fort. A sainte Angèle de Foligno, il dit dans ce sens : « ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée. »

Que ce tableau, et le chemin de croix de notre église, nous rappelle toujours jusqu’où Jésus nous a aimés et tout ce que nous lui avons coûté, pour que jamais nous n’oublions de lui en rendre grâce.

Père éternel, par le Cœur Immaculé de Marie, nous vous offrons Jésus, votre très cher Fils, et dans ses saintes plaies, nous nous offrons nous-mêmes avec Lui, en Lui et par Lui, à toutes ses intentions et au nom de tous les hommes jusqu’à la fin du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les Noces de Cana

Marie n’a dit que peu de choses, qui nous ont été rapportées dans les Evangiles. Son message à notre intention, nous est tout de même transmis dans toute sa teneur : « Quoi que Jésus vous dise, faites-le » (Jean 2, 3). Pour appuyer cette recommandation et nous engager à la suivre, elle nous donne l’exemple d’une fidélité sans faille à accomplir la volonté divine. A l’Annonciation, elle se présente au monde comme l’humble servante du Seigneur (Luc 1, 38). Au cours de sa vie publique, Jésus mettra le doigt sur ce qui construit son mérite et sa gloire présente : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique » (Luc 8, 21).

Le message de sainte Odile tient dans les mêmes mots. La préoccupation de toute sa vie est de faire rayonner l’Evangile, de le faire connaitre, de le vivre pour amener son prochain à imiter son exemple. Comme Marie, elle ne fait pas que dire aux autres de faire ce qu’enseigne Jésus mais elle en applique elle-même tout le programme, et plus que tout autre. Elle devient un Evangile vivant. Comme les vierges sages de la parabole, elle veille à ce que sa lampe soit allumée, à disposer de suffisamment d’huile pour que la flamme ne s’éteigne pas et, même, parvienne à éclairer son entourage. « On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison » (Mathieu 5, 15). C’est ainsi qu’est placé son monastère sur le haut de la montagne, à 760 mètres d’altitude afin qu’il rayonne l’Evangile dans tout le pays. Comme Marie, et en bénédictine fidèle à la règle du fondateur de l’ordre, Odile est sans cesse à écouter la parole de Dieu et à la mettre en pratique. Elle est de la famille de Jésus car, comme le dit Jésus, « Quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, c’est lui mon frère, ma sœur, ma mère … » (Mathieu, 12,50).

Par Odile, demandons la grâce d’être comme elle, comme Marie, sobres dans nos paroles mais éloquents dans nos actes.

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Odile, dans notre nuit, aidez-moi et priez pour moi, éveillez en moi la lumière, celle des yeux, celle du cœur, princesse de notre terre, vous que le baptême a guérie, sainte devant le Seigneur, présentez-lui notre prière, ouvrez notre regard sur la vie, nous qui vivons dans les ténèbres, vous que le Christ a relevée, pour nous mener vers Sa lumière, Sainte Odile ouvrez nos yeux, aujourd’hui sur notre terre, venez aider autour de moi ceux qui cherchent la lumière, Princesse des malvoyants, aidez-moi et priez avec moi. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen

Ce rosaire a été enregistré. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur le lien suivant : https://www.youtube.com/channel/UC0Va9VhE_C2EMUaWwJtv8Og

Le jugement général

Le jugement dernier, Michel-Ange

Méditons

Dans le Credo, nous proclamons chaque dimanche que nous croyons en « Jésus qui est monté au Cieux, qui est assis à la droite de Dieu le Père tout puissant d’où il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts. » A l’anamnèse (juste après la consécration du pain et du vin), nous chantons à chaque Messe : « nous attendons ta venue dans la gloire. »  Oui, même si la plupart d’entre nous ne l’attend plus, Jésus reviendra à la fin des temps pour le jugement dernier ou général. Ce sera le jugement final, qui verra la résurrection de toute chair.

Dans l’Apocalypse, saint Jean écrit : « La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux ; et chacun fut jugé selon ses œuvres. » Quelle que soit la manière dont, chacun est mort, la chair ressuscitera et sera à nouveau associée à l’âme, à la manière dont à l’Assomption, l’âme et le corps de Marie ont été réunis pour entrer dans la vie divine des corps glorieux. La chair des damnés ressuscitera aussi. Et si, pour les élus, cette résurrection de la chair sera l’occasion d’un accroissement de gloire et de félicité, puisque les corps entreront aussi dans la béatitude, pour les maudits, elle sera pour la même raison, la cause de tourments supplémentaires. Notons que le jugement dernier ne modifiera pas la sentence du jugement particulier mais qu’elle la parachèvera, en associant les corps à la récompense reçue par les âmes.

A l’Assomption, nous lisons dans la deuxième lecture extraite de la lettre de saint Paul aux Corinthiens (15, 25-26) : « Car il faut qu’Il règne jusqu’à ce qu’Il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort. » En effet, après le jugement dernier, la mort aura perdu son aiguillon, et toutes les conséquences funestes du péché originel auront été neutralisées : la rédemption sera achevée. Le purgatoire cessera, et il n’y aura plus que la multitude des Saints qui vivront éternellement avec Dieu, dans un bonheur sans déclin, et les maudits, qui se repaîtront de haine, sans en être jamais rassasiés.

Personne ne sait quand ce jour se produira. Jésus nous dit bien à ce sujet que seul le Père le connaît. Ne croyons donc pas ceux qui annoncent des dates. Posons-nous plutôt la même question que Jésus : « quand le fils de l’homme reviendra dans la gloire, trouvera-t-il encore la foi ? » (Luc 18.8) et demandons-nous, s’il revenait maintenant, s’il nous trouverait à l’attendre. En effet, nous dit Jésus, le fils de l’homme viendra comme un voleur dans la nuit, et, pour cette raison, nous recommande d’être « toujours prêts » (Mathieu 24, 45).

Que ce soit pour le jugement particulier ou le jugement général, faisons nôtres les paroles de saint Paul, que l’Eglise propose à notre méditation au premier dimanche de l’avent : « il est temps de nous réveiller de notre sommeil, car le salut est plus proche maintenant, que le jour où nous sommes devenus croyants » (Romains 13, 11). Comme les invités au festin des noces de l’Agneau, revêtons le vêtement des noces. Comme l’intendant fidèle et avisé, faisons fructifier les talents reçus en gestion. Comme les vierges sages, gardons nos lampes allumées.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.