MOIS DE SAINT JOSEPH 3ème jour

JOSEPH LE JUSTE

Méditons

Par un seul mot, l’Evangile nous dépeint tout ce que Dieu a versé de grâces dans le Cœur très chaste de Joseph : « c’était un juste » (Matthieu 1, 19).

Pour saint Jérôme et saint Pierre Chrysologue « juste » signifie que Joseph est un homme parfait qui possède toutes les vertus à un très haut degré. Albert le Grand nous enseigne que toutes les qualités de Joseph sont renfermées dans ces mots « homme juste. » En effet, pour lui « homme » met en avant la force, la confiance, la magnanimité, la persévérance et les autres vertus qui rendent l’âme grande et parfaite en elle-même. « Juste » veut dire fidèle à Dieu et au prochain. Joseph, poursuit-il, était « juste » même avant de naître, ayant été sanctifié dans le sein de sa mère. Il était « juste » avant son mariage, et si « juste » que la seule bonne opinion qu’on avait conçue de lui, suffit aux prêtres du temple à le choisir pour être l’époux de Marie. Il est encore plus « juste » dans le mariage, gardant le vœu de virginité de Marie et s’y associant lui-même. Il était juste parce qu’il devait garder Jésus, le Juste des justes, le juste par excellence, et Marie, le miroir de la justice.

Joseph est un modèle de la justice que l’on doit à Dieu : il obéit en toutes choses à ses commandements et à ses inspirations. Il est un modèle de la justice que l’on doit au prochain dans ses pensées, dans ses paroles et dans ses actions : ne connaissant pas le mystère qui s’accomplit en Marie, il résolut néanmoins de ne pas la diffamer. Il est un modèle de la justice qu’on se doit à soi-même : il ne s’enorgueillit jamais d’être le nourricier de Jésus qu’il s’efforce, au contraire, de servir comme le plus inutile de tous les serviteurs, d’où le silence qui enveloppe toute sa personne. Aussi peut-on le regarder comme le premier de tous les chrétiens. « Il était juste, dit saint Jean-Chrysostome, parce qu’il possédait parfaitement toutes les vertus. »

« S’il était juste, dit saint Thomas d’Aquin, ce n’était pas de cette seule justice particulière qui sait rendre à chacun ce qui lui appartient, mais de cette justice générale qui tient cachées sous l’écorce de son nom les différences spéci­fiques des vertus. Il possédait à lui seul toutes les perfections des hommes illustres qui l’avaient figuré ou précédé : la simplicité d’Abel, la piété d’Enoch, la sainteté de Noé, l’obéissance d’Abraham, la patience de Job, la chasteté de Jo­seph, le zèle de Moïse, la force de Gédéon, l’espri­t intérieur d’Elie, la mansuétude de David, la constance des Macchabées, enfin toutes les perfec­tions des autres patriarches. » « Joseph fut juste dans ses paroles, dans toutes ses actions, juste dans l’accomplissement de la loi, juste selon l’étendue de la grâce » dit Origène. « Il était juste, c’est-à-dire, très-parfait, doué d’une vertu éminente, dit saint Bonaven­ture, et proportionnée aux titres augustes d’époux de Marie et de père du Sauveur qu’il avait reçus de l’Esprit saint. »

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O bienheureux Joseph, vous que Dieu a choisi pour porter le nom et la charge d’un père à l’égard de Jésus, vous qu’il a donné comme époux très pur à Marie toujours vierge et comme chef à la Sainte-Famille sur terre, vous que le vicaire du Christ a choisi comme patron et avocat de l’Eglise universelle fondée par Jésus-Christ Lui-même, c’est avec la plus grande confiance possible que j’implore votre secours très puissant pour cette même Eglise qui lutte sur terre.

Protégez, je vous en supplie, d’une sollicitude particulière et de cet amour vraiment paternel dont vous brûlez notre pape François, tous les évêques et prêtres unis au Saint-Siège de Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui peinent pour sauver les âmes au milieu des angoisses et adversités de cette vie. Soyez le refuge et le secours de tous les chrétiens persécutés pour leur foi en Jésus-Christ.

Acceptez et agréez aussi, très saint Joseph, la donation de moi-même que je vous fais pleinement. Je me voue entièrement à vous pour que vous soyez toujours pour moi un père, un protecteur et un guide sur le chemin du salut.

Obtenez-moi une grande pureté de cœur, un amour ardent de la vie intérieure. Faites que je suive aussi moi-même vos traces et que je dirige toutes mes actions à la plus grande gloire de Dieu en les unissant aux affections du divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

Priez enfin pour moi afin que je puisse participer à la paix et à la joie dont vous avez joui vous-même autrefois en mourant si saintement. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

MOIS DE SAINT JOSEPH 2ème jour

LE SAINT NOM DE JOSEPH

Méditons

C’est le sentiment de plusieurs Pères de l’Eglise que le nom de Joseph a été inspiré par le Ciel à ses parents, car sa signification s’est accomplie d’une manière admirable. Joseph, en effet, signifie « Dieu accroitra ma descendance. » Si le nom de Jean a été révélé par un ange à Zacharie, il n’est pas déraisonnable de croire que le nom de Joseph, choisi par Dieu pour être le père de Jésus et l’époux de Marie, n’est pas dû au seul choix de ses parents.

Jésus, le Fils de Dieu et Dieu Lui-même, a honoré ce nom avant sa naissance, pendant toute sa vie et après sa mort. Avant sa naissance il a voulu qu’un des patriarches, qui le figuraient, porte le nom de Joseph. Pendant sa vie, c’est ce nom qu’il a prononcé le premier. C’est le nom de Joseph qu’il a répété le plus souvent et toujours avec le respect et l’amour du meilleur de tous les fils. Pendant trente années, il n’a voulu être connu que sous le nom de Jésus, fils de Joseph le charpentier de Nazareth. A sa mort, Jésus n’a voulu confier le soin de le descendre de la croix, de le recevoir entre ses bras et de l’ensevelir dans le sépulcre qu’à cet homme d’Arimathie qui s’appelait Joseph.

Fidèle à imiter les exemples de Jésus, avec quelle vénération et quelle tendresse Marie ne devait-elle pas redire le nom de Jo­seph, celui qui lui était uni par des liens si étroits. Et, aujourd’hui, rien ne saurait lui être plus agréable que de voir honoré un nom qui lui est aussi cher. Dans ce but, elle montre à la grande sainte Gertrude, mystique du XIIIème siècle, l’incomparable éclat du trône où est assis son glorieux époux et lui fait remarquer comme au seul nom de Joseph tous les saints du paradis inclinent doucement la tête pour lui faire honneur. Marie voulant donner une marque spéciale de sa tendresse à saint Hermann (1150-1241) de l’ordre des prémontrés, un de ses plus dévoués serviteurs (on lui attribue entre autres le Salve Regina), lui fit ajouter à son patronyme le nom de Joseph, si bien qu’il entra dans le catalogue des saints sous le nom de saint Herrmann-Joseph.

Enfin, chaque fois que l’ange s’adresse à Jo­seph, il l’appelle par son nom « Joseph. » Or, nous observons que les anges n’observent pas le même protocole quand ils s’adressent aux autres humains : « Fils de l’homme, tiens-toi sur tes pieds, et je te parlerai » dit l’ange à Ezéchiel (Ez 2, 1) ; « lève-toi promptement » dit-il à saint Pierre (Actes 12, 7) ; « Ce que tu vois, écris-le » dit-il à saint Jean l’Evangéliste (Ap 1, 11). Les Anges semblent ignorer ou compter pour rien leurs noms pourtant illustres. Il n’en va pas de même de Joseph qu’ils appellent par son nom et traitent en prince issu du roi David : « Joseph, fils de David » (Matthieu 1, 20).

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O bienheureux Joseph, vous que Dieu a choisi pour porter le nom et la charge d’un père à l’égard de Jésus, vous qu’il a donné comme époux très pur à Marie toujours vierge et comme chef à la Sainte-Famille sur terre, vous que le vicaire du Christ a choisi comme patron et avocat de l’Eglise universelle fondée par Jésus-Christ Lui-même, c’est avec la plus grande confiance possible que j’implore votre secours très puissant pour cette même Eglise qui lutte sur terre.

Protégez, je vous en supplie, d’une sollicitude particulière et de cet amour vraiment paternel dont vous brûlez notre pape François, tous les évêques et prêtres unis au Saint-Siège de Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui peinent pour sauver les âmes au milieu des angoisses et adversités de cette vie. Soyez le refuge et le secours de tous les chrétiens persécutés pour leur foi en Jésus-Christ.

Acceptez et agréez aussi, très saint Joseph, la donation de moi-même que je vous fais pleinement. Je me voue entièrement à vous pour que vous soyez toujours pour moi un père, un protecteur et un guide sur le chemin du salut.

Obtenez-moi une grande pureté de cœur, un amour ardent de la vie intérieure. Faites que je suive aussi moi-même vos traces et que je dirige toutes mes actions à la plus grande gloire de Dieu en les unissant aux affections du divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

Priez enfin pour moi afin que je puisse participer à la paix et à la joie dont vous avez joui vous-même autrefois en mourant si saintement. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

MOIS DE SAINT JOSEPH 1er jour

LA DEVOTION A SAINT JOSEPH

Méditons

Après Jésus et Marie, personne n’est plus digne de notre vénération que Joseph, le juste (Matthieu 1, 19).

Il a été le père putatif de Jésus, le tuteur de son enfance, son gardien et son sauveur, le chaste époux de Marie, la plus pure des vierges, le chef de la Sainte Famille, le dépositaire de l’autorité du Père éternel sur Jésus, son Fils unique. Saint François de Sales appelle Joseph « l’époux de l’amour, le grand patriarche, l’homme choisi de Dieu par préfé­rence à tous les autres pour rendre au Fils de Dieu les services les plus tendres et les plus amoureux. » Saint Bernard le nomme « le Vi­caire de Dieu le Père et de son Saint-Esprit près du Verbe fait homme. »

Joseph a passé l’essentiel de sa vie dans l’intimité immédiate de Jésus et de Marie. Il a eu le bon­heur de mourir entre leurs bras. Il jouit dans le Ciel d’une gloire et d’un pouvoir proportion­nés à sa dignité et à ses vertus. Du plus haut des cieux, Jésus et Marie continuent en quelque sorte à servir Joseph, à se soumettre à son autorité de chef de famille par l’invitation qu’ils font à tous les chrétiens de l’honorer d’un culte particulier. L’affection mutuelle qui unissait Jésus, Marie et Joseph faisait de la Sainte Famille un seul cœur et une seule âme. Il en est de même de la piété qui doit les réunir tous les trois dans nos cœurs.

La dévotion à saint Joseph concourt à nous faire progresser dans la vie intérieure parce que, bien entendue et bien pratiquée, elle ne peut manquer de nous mener à la perfection évangélique. En effet, en contemplant sa vie et en imitant son exemple, nous devenons humbles, chastes, doux, silencieux. On observera dans notre conduite la même conformité à la volonté de Dieu, le même détachement des biens de ce monde, le même amour du travail bien fait.

Enfin nous apprendrons surtout de ce géant de la sainteté à aimer Marie, à nous engager résolument pour Jésus-Christ, à vivre cachés en lui, à rester attachés à la foi de l’Eglise catholique, apostolique et romaine dont la maison de Joseph a été, pour ainsi dire, le berceau et le premier temple.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O bienheureux Joseph, vous que Dieu a choisi pour porter le nom et la charge d’un père à l’égard de Jésus, vous qu’il a donné comme époux très pur à Marie toujours vierge et comme chef à la Sainte Famille sur terre, vous que le vicaire du Christ, a choisi comme patron et avocat de l’Eglise universelle fondée par Jésus-Christ Lui-même, c’est avec la plus grande confiance possible que j’implore votre secours très puissant pour cette même Eglise qui lutte sur terre.

Protégez, je vous en supplie, d’une sollicitude particulière et de cet amour vraiment paternel dont vous brûlez notre pape François, tous les évêques et prêtres unis au Saint-Siège de Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui peinent pour sauver les âmes au milieu des angoisses et adversités de cette vie. Soyez le refuge et le secours de tous les chrétiens persécutés pour leur foi en Jésus-Christ.

Acceptez et agréez aussi, très saint Joseph, la donation de moi-même que je vous fais pleinement. Je me voue entièrement à vous pour que vous soyez toujours pour moi un père, un protecteur et un guide sur le chemin du salut.

Obtenez-moi une grande pureté de cœur, un amour ardent de la vie intérieure. Faites que je suive aussi moi-même vos traces et que je dirige toutes mes actions à la plus grande gloire de Dieu en les unissant aux affections du divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

Priez enfin pour moi afin que je puisse participer à la paix et à la joie dont vous avez joui vous-même autrefois en mourant si saintement. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

XIV – Jésus est déposé dans le sépulcre

Le corps de Jésus est déposé dans le sépulcre donné par Joseph d’Arimathie. Joseph et Jean, « le disciple que Jésus aimait » (Jean 13, 23), le portent au tombeau comme le prêtre, le Jeudi-saint, porte le Saint-Sacrement au reposoir. La blancheur immaculée du corps de Jésus rappelle l’hostie blanche, l’Eucharistie où Jésus est réellement présent.

Jean ne quitte pas Jésus des yeux. Il reste le disciple aimant, qui n’abandonne pas le maître, celui qui a reposé sur son cœur et l’a le plus compris (Jean 13, 25). Le jour de Pâques, il sera aussi, le premier à croire à la résurrection de Jésus.

Joseph d’Arimathie nous regarde et semble nous inviter à suivre le cortège funèbre, à la manière dont le prêtre, portant le Saint-Sacrément, invite les fidèles à le suivre jusqu’au reposoir, pour y veiller en attendant la résurrection. Elle surviendra avec certitude, car il l’a dit et que tout ce qu’il dit se réalise : « Amen. Amen je vous le dis, cette génération ne passera pas avant que tout soit réalisé » (Marc 13, 30).

Aucune tristesse sur les visages de Jean et de Joseph, car ils sont déjà projetés vers le matin de Pâques. « Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : “Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.” » (Luc 24, 7).

Père éternel, par le Cœur Immaculé de Marie, nous vous offrons Jésus, votre très cher Fils, alors qu’il est déposé dans le sépulcre, et dans ses saintes plaies, nous nous offrons nous-mêmes avec Lui, en Lui et par Lui, à toutes ses intentions et au nom de tous les hommes jusqu’à la fin du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

XIII – Jésus est déposé de la croix

Le corps de Jésus a été déposé de la croix et remis à Marie. Elle le reçoit dans ses bras et semble à l’affut du moindre signe de vie car son amour de Mère ne se résigne pas à la mort de son enfant.

Elle tient Jésus et le serre sur son Cœur. Elle le regarde comme elle l’a toujours fait, comme pour garder et méditer dans son Cœur tous les événements de la Passion. Le « Stabat Mater » nous fait chanter : « O sainte Mère, dans nos cœurs, fixe l’empreinte des douleurs que le Christ avait reçues. »

Elle est un ostensoir pour Jésus. Elle nous le montre au moment où il nous a tous sauvés, Elle ne pleure pas. Elle est plus préoccupée de Jésus, que d’elle-même.

Jésus a dit qu’il ressuscitera. Elle doit à présent s’occuper de tout disposer pour son retour dans la gloire. Elle doit lui trouver un endroit où se reposer de tout ce qu’il a fait en attendant sa résurrection.

Marie représente l’Eglise dans l’attente de la résurrection. Aussi, ne s’attriste-t-elle pas car elle a foi dans les paroles de Jésus. Elle les passe dans son Cœur une à une, pour ne pas défaillir, pour demeurer fidèle, pour espérer contre toute espérance.

Marie-Madeleine est là, avec Marie, Contrairement à la manière traditionnelle de la représenter, elle ne pleure pas. Comme Marie, elle semble apaisée et dans l’attente du réveil de Jésus. Les deux femmes ne pleurent pas un mort, mais veillent à ce que rien ne vienne troubler le repos de l’être aimé.

Marie-Madeleine porte un voile rouge car elle a été arrachée à son ancienne vie par l’amour de Jésus. Elle représente toutes les âmes sauvées par Jésus, qui ont complété dans leur chair ce qui manque à sa Passion : « parce qu’elle a beaucoup aimé, il lui est beaucoup pardonné » (Luc 7, 47).

Père éternel, par le Cœur Immaculé de Marie, nous vous offrons Jésus, votre très cher Fils, alors qu’il est déposé de la croix et remis à sa Mère, et dans ses saintes plaies, nous nous offrons nous-mêmes avec Lui, en Lui et par Lui, à toutes ses intentions et au nom de tous les hommes jusqu’à la fin du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

XII – Jésus meurt sur la croix

Jésus est représenté sur la Croix au moment où il dit à sa Mère : « Femme voici ton Fils » (Jean 19, 27). Le regard qu’il pose sur Marie est plein de douceur et de paix. Marie a été la consolation de Jésus dans cet océan d’amertume.

Dans la douleur et la maîtrise d’elle-même, elle est la femme forte par excellence, celle qui a toujours vécu à l’ombre de l’Esprit-saint. Soutenue par la force de l’Esprit-Saint, elle accueille la demande de Jésus. Ses mains écartées, à la manière du prêtre à l’offertoire de la messe, signifient son acceptation dans l’offrande d’elle-même en union avec celle de Jésus. Elle est debout, légèrement penchée vers l‘arrière pour montrer la force que cela requiert de sa part.

Le soleil s’obscurcit car la lune l’éclipse. La nature est en deuil et s’effraie de ce qu’on fait subir au Créateur de toute chose. Les forces de mort semblent victorieuses. Mais ce n’est que passager car le soleil va revenir et la vie reprendre tous ses droits. Le retour du soleil signifie la victoire du Christ en croix. Dans quelques instants, lorsqu’il aura rendu l’esprit à son Père, Jésus sera totalement, et pour toujours, victorieux de la mort et du péché.

Père éternel, par le Cœur Immaculé de Marie, nous vous offrons Jésus, votre très cher Fils, alors qu’il agonise et meurt sur la croix, et dans ses saintes plaies, nous nous offrons nous-mêmes avec Lui, en Lui et par Lui, à toutes ses intentions et au nom de tous les hommes jusqu’à la fin du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

XI – Jésus est cloué sur la croix

Jésus s’allonge docilement sur la Croix. Il ne se refuse pas. Il semble passif et subir ce qui lui arrive. Il n’en est rien ! On lit sur son visage une grande souffrance, mais aussi une prière intense. On y dénote presque de la compassion pour ses bourreaux. Il semble déjà prier son Père pour ceux qui le font souffrir : « Père, pardonne-leur ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23, 34).

Deux hommes se chargent de clouer Jésus sur la croix : un soldat romain et un homme, qui semble porter un habit de religieux. Le soldat regarde ce qu’il fait. L’autre regarde Jésus. Le soldat ne tient aucun outil, l’autre tient un marteau avec lequel il enfonce les clous.

Les deux personnages représentent deux catégories de personnes. Le soldat représente ceux qui ne connaissent pas Jésus, le torturent sans savoir qui il est vraiment. L’autre représente le peuple de Dieu, qui sait qui est Jésus, qui enfonce les clous dans ses membres par leurs péchés. Ceux qui connaissent Jésus portent une plus grande responsabilité dans sa Passion, que ceux qui ne le connaissent pas.

Père éternel, par le Cœur Immaculé de Marie, nous vous offrons Jésus, votre très cher Fils, alors qu’il est cloué à la sainte croix, et dans ses saintes plaies, nous nous offrons nous-mêmes avec Lui, en Lui et par Lui, à toutes ses intentions et au nom de tous les hommes jusqu’à la fin du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

X – Jésus est dépouillé de sa tunique

Jésus est dépouillé de sa tunique. Elle lui est arrachée avec violence. La foule découvre un corps mutilé par les nombreuses plaies de la flagellation.

Jésus regarde vers le Ciel d’où vient tout secours. Il semble vouloir nous dire que, dans la souffrance, il faut se rapprocher de Dieu plutôt que des hommes, qu’il ne faut s’attacher qu’à lui car la mort viendra nous dépouiller de tout le reste, qu’il ne faut rien attendre du monde car il est en son seul pouvoir de nous conquérir le salut.

En le voyant dépouillé de sa tunique, Jésus nous montre à quoi ressemblent nos âmes quand elles ne sont pas irriguées par la grâce, quand elles sont couvertes des plaies de nos péchés non absous : un chef d’œuvre de torture…

Père éternel, par le Cœur Immaculé de Marie, nous vous offrons Jésus, votre très cher Fils, alors qu’il est dépouillé de ses vêtements, et dans ses saintes plaies, nous nous offrons nous-mêmes avec Lui, en Lui et par Lui, à toutes ses intentions et au nom de tous les hommes jusqu’à la fin du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

IX – Jésus tombe pour la 3ème fois

Jésus tombe pour la troisième fois. Cette chute est totale. Il s’étend de tout son long sur le sol. Sa douleur est telle, qu’il semble ne plus la ressentir car il n’est plus que douleur. Cette fois, on ne se demande plus s’il est en train de tomber ou de se relever. On voit qu’il est plaqué à terre. Il demeure néanmoins tourné vers le Calvaire. Son extrême faiblesse n’entame pas sa détermination à aller jusqu’au bout, à se donner tout entier, à réaliser notre salut.

Marie est là ! Elle regarde son Jésus à terre, sans chercher à le rejoindre comme le ferait une maman, qui se précipite pour relever son enfant qui vient de tomber. Elle croise les mains sur son Cœur comme pour s’interdire de le faire. Elle sait que le salut des hommes est à ce prix : renoncer à son amour de Mère, donner son enfant, le meilleur des fils, pour que puissent vivre les plus ingrats d’entre eux.

Sur le visage de Jésus et de Marie, on sent toute l’intensité de leur prière silencieuse et fervente. Tous les deux prient pour ne pas défaillir, pour accomplir la volonté du Père jusque dans ses moindres détails : Jésus, parce qu’il est le serviteur souffrant, celui dont la nourriture est de faire la volonté du Père (Jean 4, 34), Marie parce qu’elle est restée l’humble servante de l’Annonciation (Luc 1, 38).

Père éternel, par le Cœur Immaculé de Marie, nous vous offrons Jésus, votre très cher Fils, alors qu’il tombe pour la troisième fois sous le poids de la croix, et dans ses saintes plaies, nous nous offrons nous-mêmes avec Lui, en Lui et par Lui, à toutes ses intentions et au nom de tous les hommes jusqu’à la fin du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

VIII – Jésus console les femmes dolentes

Jésus sort de son silence. On a l’impression de l’entendre parler : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Voici venir des jours où l’on dira : “Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité !” Alors on dira aux montagnes : “Tombez sur nous”, et aux collines : “Cachez-nous.” Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? » (Luc 23, 28-31).

Jésus se tient en majesté, non comme un homme épuisé mais comme le roi qui, le jour venu, nous jugera tous, comme le roi, qui porte sur lui l’insigne de sa royauté, la Croix, le sceptre de sa puissance. Il se présente à nous comme le Dieu fort qui choisit librement de se donner pour l’Eglise, son épouse, « pour qu’elle soit resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel, parce qu’il la veut sainte et immaculée » (Ephésiens 5, 27).

Il s’adresse à une femme à genoux, qui semble à la fois effrayée et émue aux larmes. Cette femme représente l’Eglise, l’épouse pour laquelle l’époux, le Christ, s’est donné tout entier. Elle est intégralement vêtue de blanc, car elle est sainte de toute la sainteté que Jésus lui a acquise dans sa Passion. Elle est à genoux, parce que l’épouse doit être soumise à son époux. Elle est là où la mène son époux, en l’occurrence sur le chemin du Calvaire. En effet, l’épouse doit s’associer à la mission de l’époux, le soutenir et l’aider dans son œuvre de salut des âmes.

Jésus est un époux exigeant. Il est la vérité même. Aussi, dit-il à son Eglise, que s’émouvoir ne suffit pas mais qu’il faut passer des intentions aux actes, se convertir, mettre en pratique ce qu’il a enseigné et dont il donne l’exemple : « Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : “Seigneur, Seigneur”, qui entreront dans le Royaume des cieux, mais seulement ceux qui font la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 7, 23).

A l’arrière, on voit deux femmes qui tiennent deux enfants. Elles semblent leur parler tout en appelant leur attention sur Jésus. Elles représentent l’Eglise qui perpétue la mémoire des merveilles du Seigneur.

Père éternel, par le Cœur Immaculé de Marie, nous vous offrons Jésus, votre très cher Fils, alors qu’il est console les femmes de Jérusalem, et dans ses saintes plaies, nous nous offrons nous-mêmes avec Lui, en Lui et par Lui, à toutes ses intentions et au nom de tous les hommes jusqu’à la fin du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.