Saint Joseph, Notre-Dame de Paris
Lorsqu’elle accueille Marie à Ein Karem, Elisabeth lui dit : « Heureuse celle qui a cru en l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (Luc 1, 45). Oui, Marie est grande aux yeux avant tout parce qu’elle a cru et s’est laissé transformer par la parole de Dieu jusqu’à devenir elle-même un évangile vivant.
De Joseph, on n’en affirmera pas moins. Lui aussi a cru en les paroles que l’ange lui a murmuré dans ses songes et a accepté de recevoir dans sa vie Jésus, le Sauveur qui s’est fait le Fils de Marie. Comme Marie, il a fondé sa vie sur ces quelques paroles n’en demandant pas davantage. Il a cru et donné sa vie pour que le plan de salut de Dieu puisse s’accomplir ne cherchant qu’à servir sans jamais occuper le devant de la scène.
Pendant toutes les années de la vie cachée du Sauveur, ombres et lumières se sont succédé. Il a connu des périodes de grandes souffrances mais aussi de grandes joies et presque toujours elles étaient liées. Chaque épreuve engendrait une grande souffrance qui débouchait sur une joie plus grande encore. C’est la méthode de Dieu : tirer du mal un plus grand bien. Le Seigneur lui faisait vivre ce que saint François d’Assise connaitra et enseignera 12 siècles plus tard : la vraie joie, le joie pure et sainte est celle qu’on éprouve et qui vous transporte dans les croix qu’il plait au Seigneur d’envoyer. Les Saints l’ont souvent dit : les croix sont les plus grandes grâces de Dieu et doivent être reçues dans l’action de grâce. Joseph en a porté de particulièrement lourdes. Mais la joie qu’il connut dans les épreuves est à la mesure de ce qu’il a souffert.
Honorons les douleurs et les joies de Saint Joseph pendant cette quinzaine et demandons-lui, en vertu de ses mérites, d’intercéder pour nous auprès de Marie, la Vierge des vierges, et de Jésus, le Sauveur de tout homme, pour les besoins de la sainte Église ainsi que pour toutes nos intentions.
Prions
1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)
O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé. Le Sauveur a reposé entre vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse, est béni.
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.
Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

