Le Saint Sacrifice de la Messe selon les Visions de frère Kostka

Flagellation du visage

Frère Kostka : « Le Seigneur m’est apparu avec tout son visage horriblement meurtri et déformé par les coups. J’entendis une fois ces mots : « Mes souffrances corporelles et spirituelles sont immenses. Plusieurs de mes fidèles ont aussi enduré de grandes souffrances corporelles. Mais ces souffrances spirituelles que j’ai subies, seul le Fils de l’homme pouvait les supporter. »

Sans la divinité, l’Agneau innocent n’aurait pu supporter ces tourments. Le Christ se serait effondré, comme tant d’autres à la flagellation, et aurait rapidement succombé. Malgré l’aide divine, l’Agneau rédempteur était souvent à bout de forces, soutenu uniquement par la divinité.

Le Sauveur voulut réparer intérieurement chaque péché, spécialement ceux liés à l’impureté. Ici, justice et miséricorde de Dieu se rencontrent.

Pendant ce temps, Marie, Mère de Jésus, qui n’était pas proche de la colonne, se consumait en une vision spirituelle pleine de compassion. Son cœur maternel suppliait mais elle faiblit.

La miséricorde divine ordonna alors la fin de la flagellation et soutint la sainte Humanité de Jésus. Aussitôt, un homme inconnu, envoyé par la providence, sortit de la foule et donna au Seigneur un linge, que le Sauveur accepta avec gratitude pour s’en couvrir.

Malgré la brièveté, je dois voir tous ces événements pendant la Messe et, par compassion, les offrir en réparation, autant que ma faiblesse humaine le permet. »

(Traduit de l’allemand : « Das heilige Messopfer – in Schauungen erlebt »).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Le Saint Sacrifice de la Messe selon les Visions de frère Kostka

La Flagellation

Frère Kostka : « Le gouverneur romain commis un grand crime en livrant le Seigneur à la torture. Convaincu de l’innocence de Jésus, qu’il proclamait publiquement, il n’aurait pas dû, contre sa conscience, lui faire subir un châtiment aussi cruel. Mais la peur des hommes et la lâcheté sont souvent la cause de crimes. »

Les outils de la flagellation

« La colonne spécialement préparée pour la flagellation est placée en évidence, non pas à l’écart ou cachée. Celui qui le veut a la possibilité de voir ce traitement cruel. Nombreux furent les témoins de la flagellation et les méchants se réjouissaient de la souffrance du Christ.

Pour flageller Jésus ont été utilisés des lanières munies de crochets pointus qui déchirent la peau et pénètrent profondément dans la chair. Un autre instrument avait des baguettes en faisceau avec des pointes, faites d’un matériau au son métallique difficile à décrire.

La douleur physique et spirituelle de Jésus est immense et indescriptible. Elle commence dès la mise à nu, car il est exposé aux regards insolents des hommes mauvais. La justice divine exige réparation pour la honte, la luxure, le manque d’honneur, bref, tous les péchés commis par des vêtements immoraux et provocants, et le Sauveur devait accomplir cette réparation. La honte piquait l’âme de Jésus comme des coups, la blessant profondément.

Après la mise à nu, le Christ est d’abord attaché, face à la colonne. Ses bras sont liés à l’anneau supérieur, les pieds à l’anneau inférieur, comme muselés. Le corps est tenu droit. Même s’il tressaille, il ne peut tomber. La flagellation commence aux chevilles et remonte graduellement, sans couvrir les blessures, pour que chaque endroit soit atteint et blessé, conformément à la prophétie : « Il n’y a pas une seule partie saine en Lui, du talon jusqu’à la tête » (Is 1, 6).

Après la flagellation du dos, le Sauveur est détaché pour qu’on puisse torturer l’avant. Les pieds sont à nouveau liés et muselés à l’anneau inférieur, les mains attachées à un anneau plus haut mais derrière la colonne. La torture recommence aux pieds et monte avec une cruauté inhumaine jusqu’à la poitrine et au cou, laissant aucune partie intacte.

Les bourreaux se relaient par deux. Quand deux sont fatigués, d’autres prennent leur place. L’instrument en faisceau sert à flageller les pieds et le bas-ventre. La flagellation de la poitrine et du dos est effectuée avec la lanière à crochets. La torture dure longtemps, plus d’une demi-heure.

Les pharisiens présents, voire les démons eux-mêmes, encouragent sans cesse les bourreaux, comme pris de folie, et ils déchaînent leur cruauté sur le corps innocent. Il est presque impossible de supporter cette méchanceté. L’enfer ignorait alors que le souffrant était le Fils de Dieu. »

(Traduit de l’allemand : « Das heilige Messopfer – in Schauungen erlebt »).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Le Saint Sacrifice de la Messe selon les Visions de frère Kostka

Les déroulement de La Messe et de la Passion de Jésus

Dans une vision mystique, le frère Kostka voit le renouvellement de la flagellation et du couronnement d’épines du Seigneur. Cette vision est une compassion active et une participation intérieure qui provoque un profond impact dans son âme : « Si je ne voyais que l’humanité souffrante sans la divinité qui y participe, je ne pourrais supporter ce spectacle dans la durée… Cette vision susciterait une tristesse presque mortelle chez tout voyant. Qui pourrait, en vivant cette expérience, rester joyeux même une heure par jour ? »

Par cette vision, frère Kostka s’est décidé à suivre la voie de la croix jusqu’à la limite du possible. Chaque jour, il acceptait la flagellation sur son corps jusqu’à ses 60 ans. À cela s’ajoutaient d’autres pénitences sévères telles que le jeûne et la prière nocturne devant le Saint-Sacrement, même dans le froid hivernal. Il acceptait la pénitence « dans la pure intention de réconcilier Dieu et d’aider à la conversion des pécheurs. » Par une illumination intérieure, il comprit combien la souffrance, par la pénitence et le renoncement, contribue efficacement à la conversion des pécheurs.

« Quand je regarde le passé, je frissonne devant cette rigueur pénitentielle. Mais je me réjouis bien plus de ne pas m’être ménagé… Le réconfort en est maintenant indescriptiblement doux, d’avoir contribué par des intentions élevées et pures à la glorification de Dieu et à la conversion des pécheurs. »

(Traduit de l’allemand : « Das heilige Messopfer – in Schauungen erlebt »).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

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de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

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et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Le Saint Sacrifice de la Messe selon les Visions de frère Kostka

L’innocente Victime

Frère Kostka : « Le ciel et l’enfer s’affrontent. La miséricorde et la justice de Dieu se rencontrent. Mais la miséricorde triomphe au prix d’infinies souffrances de la divine victime. Le Sauveur veut le salut des âmes, et voit dans les souffrances les moyens de satisfaire à la justice divine. Il accepte toutes les humiliations, toutes les douleurs concevables, par amour pour son Père et pour les âmes. Nous ne pouvons comprendre cette divine offrande.

Il souffre aussi de ce qu’on rejette son témoignage, qu’on réponde à sa royauté par une condamnation à mort.

Pourtant, il reste calme, sans amertume, sans menace, sans plainte. Il ne cherche qu’à apaiser Dieu par ses souffrances. Si les hommes pouvaient contempler ce spectacle sublime, la patience et l’abandon du Christ dans sa Passion, comme ils apprendraient à supporter avec foi les contrariétés quotidiennes !

Sans le secours de sa divinité, même l’humanité du Christ n’aurait pu tenir. Mais Dieu la soutient, non en le dispensant de la souffrance, mais en l’aidant à la porter. Il doit boire la coupe jusqu’à la lie. Mais le bon Sauveur est fortifié et consolé. Il voit les saints, encouragés par sa Passion, pratiquer aussi l’héroïsme, triompher avec lui du péché et participer à sa joie éternelle. Le prix est élevé, mais les fruits sont immenses. Le combattant de Dieu se tient là comme un héros, devant lequel l’enfer tremble. Il se tient droit comme un héros qui s’arme pour remporter la victoire divine.

La vue du Fils de Dieu souffrant m’a aussi rendu les souffrances et les exercices de pénitence plus faciles. Sans le regard intérieur porté sur le Fils de Dieu souffrant, je n’aurais pas pu accomplir ces nombreuses pénitences. L’amour rend tout léger. Maintenant, je me réjouis. »

« C’est le même sacrifice qui s’accomplit dans la Messe et qui fut offert sur la croix, comme il n’y a qu’une seule offrande, à savoir le Christ notre Seigneur, qui s’est offert une seule fois de manière sanglante sur l’autel de la croix. En effet, l’offrande sanglante et l’offrande sans effusion de sang ne sont pas deux offrandes, mais une seule, dont le sacrifice est renouvelé quotidiennement dans l’Eucharistie, selon l’ordre du Seigneur : ‘Faites ceci en mémoire de moi !’ » (Catéchisme Romain, IIe partie, Chap. IV, 76)

(Traduit de l’allemand : « Das heilige Messopfer – in Schauungen erlebt »).

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O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Le Saint Sacrifice de la Messe selon les Visions de frère Kostka

L’Evangile et le Credo

Retour de Jésus chez Pilate – Le peuple demande sa mort

Frère Kostka : « Au retour de Jésus, Pilate est encore plus convaincu de l’innocence de Jésus, puisque Hérode non plus n’a rien trouvé à lui reprocher. Il décide donc de le relâcher. Debout sur une terrasse, il annonce au Sanhédrin rassemblé que ni lui ni Hérode n’ont trouvé de faute, et qu’il veut donc libérer ce faiseur de miracles.

Pensant trouver une échappatoire, Pilate propose, selon son droit, de relâcher un prisonnier. Il choisit Barabbas, brigand brutal et criminel notoire. Il est convaincu que le peuple demandera Jésus.

Mais aussitôt, les pharisiens commencent à manipuler la foule. Je vois une scène très animée. C’est comme si tous transmettaient un mot d’ordre. Le démon lui-même joue un rôle de premier plan : il entre dans les cœurs, excite la haine et la rage.

Dans ce moment critique, je vois Claudia, l’épouse de Pilate, intervenir avec courage pour l’avertir, comme le rapporte l’Évangile. Touché par sa détermination, Pilate lui promet de relâcher Jésus, et lui donne même un gage.

Barabbas est alors amené. Il se tient à côté du Seigneur, plus grand mais voûté. Barabbas a une barbe hirsute et un visage repoussant. Sans la manipulation et les pots-de-vin, le peuple aurait choisi Jésus. Mais l’agitation avait déjà fait son œuvre.

À la question de Pilate « Lequel voulez-vous que je relâche ? », la foule entre en furie. Les pharisiens crient avec rage : « Barabbas ! » D’autres voix se joignent, et la masse entraîne tout le monde. Quelques âmes compatissantes perdent courage, personne n’ose défendre Jésus.

Pilate, stupéfait, demande : « Que ferai-je alors de Jésus ? » Et tous hurlent : « Crucifie-Le ! » Il demande encore : « Qu’a-t-Il donc fait de mal ? », mais les cris redoublent : « Sur la croix !  »

La douleur de Jésus est indescriptiblement grande. Nous, les hommes, ne pouvons pas la comprendre, car nous ne pouvons pas pénétrer un tel abîme de perversité. Cela fit beaucoup de peine au Rédempteur d’être mis sur le même plan qu’un meurtrier, et, de plus, que ce fût le peuple élu qui rejeta son Dieu. Il réclamait un sang innocent et, par-dessus le marché, une mort cruelle. Jésus a un cœur humain d’une grande sensibilité et souffrit des tourments indicibles dans son âme à cause de ce traitement ingrat. »

(Traduit de l’allemand : « Das heilige Messopfer – in Schauungen erlebt »).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Le Saint Sacrifice de la Messe selon les Visions de frère Kostka

  

La collecte et les lectures

Jésus conduit chez Pilate

« De grand matin, Caïphe conduit Jésus chez Pilate. La foule qui entoure le Seigneur souffrant est bruyante. Beaucoup de gens se rassemblent dans les rues, curieux, s’arrêtent en groupes et discutent sur le passage de Jésus. Je vois des ennemis haineux, mais aussi des âmes compatissantes. Les membres du Sanhédrin sont pleins d’amertume, car le procès nocturne n’a pas abouti à cause des témoignages contradictoires. Ils se déchaînent maintenant contre le Seigneur, poussent les gardes, bousculent la foule et excitent tout le monde. Triste image que ce juste, livré, ligoté, maltraité et traîné comme un criminel. Tous ceux qui, dans ce tumulte, jurent, hurlent et se déchaînent sont, sans le savoir, animés et dirigés par l’enfer. »

Regard plus profond sur la souffrance expiatoire de Jésus

« Ce ne sont pas les faits extérieurs qui me touchent le plus. Mais comme je les vois à chaque Messe depuis environ quarante ans, ils me sont familiers. Ce qui bouleverse le plus mon esprit, ce sont les souffrances intérieures de Jésus, vraiment indicibles. Ce regard intérieur dans le grand drame de la Passion est bouleversant. Les accusations sauvages, l’endurcissement et la malice du peuple élu, les mensonges et l’orgueil transpercent le Seigneur comme des flèches. La Vérité, la Vérité incarnée, est piétinée, et le mensonge triomphe. Voilà ce qui fait le plus souffrir Jésus.

Le pauvre Sauveur expie pour tous ces mensonges, cette méchanceté, cette obstination des hommes. Il offre Ses souffrances au Père céleste en réparation. Il expie pour toutes les époques, pour toutes les hypocrisies, les mensonges et les faux-semblants. Il expie aussi la crainte des hommes, cause de tant de jugements injustes et de douleurs innombrables. Sans la force divine, le Christ humain n’aurait pas pu endurer ce déchaînement de mal. Mais la divinité le soutient, non pas pour l’épargner, mais pour lui permettre de tout souffrir jusqu’à la dernière goutte. Pourtant, il est fortifié et consolé dans cette souffrance, car il voit les saints imiter ses vertus et triompher avec lui du péché. Il voit combien d’âmes seront sauvées, et quelle joie infinie il procure à son Père céleste. Le prix est élevé, mais le gain est immense. »

Jésus chez Hérode

« Pilate ayant appris que Jésus est Galiléen, il le fait conduire chez Hérode. Ce déplacement devient un nouveau chemin de croix. La haine et la fureur des Juifs redoublent. Ils veulent assouvir leur cruauté sur leur victime innocente.

Hérode, homme de taille moyenne et trapu, est un mondain livré à la vanité. Il est en état de péché pour avoir pris la femme de son frère. Son endurcissement l’empêche de s’approcher du Seigneur. Il est honoré que Pilate s’adresse à lui, se sent important, et se donne des airs de grandeur.

Il ne hait pas Jésus, au contraire : il aurait bien voulu voir un miracle. Il le presse donc d’en faire un devant lui. Mais Jésus, voyant en lui un pécheur impénitent, ne daigne même pas lui adresser un mot. Il ne répond pas non plus à ses questions. Hérode est irrité de ce silence et sent qu’il est méprisé.

Hérode ne condamne pas Jésus, par reconnaissance envers Pilate, mais aussi à cause d’une crainte intérieure. L’exécution de Jean-Baptiste le tourmente encore. Il ne veut pas charger davantage sa conscience. »

Jésus tourné en dérision

« Hérode fait amener Jésus dans une antichambre, le revêt d’un manteau blanc de dérision, et le livre à ses soldats. Il regarde un moment la scène, traitant la Sagesse éternelle comme un fou. Parce que Jésus reste impassible à ses flatteries, Hérode veut le rabaisser.

Les moqueries et mauvais traitements sont parfois si violents que le Seigneur pousse de faibles gémissements. Sur le chemin du retour vers Pilate, la dérision continue, infligeant de nouvelles blessures à son Cœur si sensible. Qui pourrait imaginer sa propre douleur s’il devait traverser une grande ville, vêtu d’un habit de dérision ?

Chez Hérode, le Seigneur expie surtout les péchés liés à la vie conjugale. Ce domaine est chargé de fautes graves : divisions, divorces, enfants blessés. Le regard intérieur perçoit l’horreur de ces péchés et leurs conséquences.

Jésus souffre en silence. Il est courbé, replié en Lui-même, priant beaucoup et offrant ses souffrances. Il a pitié des enfants qui souffrent dans les familles désunies. La luxure, la mollesse, l’amour déréglé et les dérives morales doivent être expiés devant Dieu par douleur, rigueur et amertume. Quel prix l’Éternel Rédempteur a-t-Il donc payé pour nos péchés ! Et combien sont peu nombreux ceux qui lui en sont reconnaissants… »

La douleur de Jésus est indescriptible. Nous ne pouvons la comprendre, tant l’abîme du rejet est profond. Quelle souffrance pour lui de voir qu’un meurtrier lui est préféré, et que c’est son propre peuple qui rejette son Dieu. »

(Traduit de l’allemand : « Das heilige Messopfer – in Schauungen erlebt »).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Le Saint Sacrifice de la Messe selon les Visions de frère Kostka

Les moqueries et les mauvais traitements

Frère Kostka : 

« Il est difficile de mesurer la douleur et l’humiliation que Jésus endura cette nuit-là avant l’aube. Ces moqueries portèrent à son âme si sainte et si sensible les blessures les plus profondes. Il en souffrait tant qu’il en avait même prophétisé toute l’horreur : « Ils le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. ». » (Mt 20,19) Qui a vu, ne serait-ce qu’un instant, ces scènes répugnantes de cette nuit comprend pourquoi notre Seigneur les annonçait avec tant de gravité. Après le cri : « Il mérite la mort ! », Caïphe entama des entretiens, parfois en privé, parfois en groupe. Il n’était pas constamment dans la salle du conseil, mais sortait souvent. Le Seigneur fut livré aux gardes.

Les bourreaux frappèrent brutalement le Seigneur et lui assénèrent de violents coups de poing. Ils auraient aimé le tuer sur-le-champ. Ils le maltraitaient à coups de pied et avec des instruments, de façon toujours plus douloureuse. Ils Lui crachèrent au visage, non pas une ou deux fois, mais à plusieurs reprises, entrecoupées de pauses. Son visage devint méconnaissable, sans beauté aucune. Mais cela ne suscita aucune pitié chez les bourreaux. Bien au contraire, cette défiguration excita encore davantage leur fureur. Caïphe, revenant parfois dans la salle, attisait cette cruauté. À ces souffrances physiques s’ajoutaient des tortures morales insupportables. Sans l’influence des démons présents, jamais des hommes n’auraient inventé de telles moqueries sataniques. Les injures, malédictions, blasphèmes se déversaient comme un torrent d’ordures sur l’âme pure et innocente de l’Agneau de Dieu. Ses paroles étaient tournées en dérision. Les bourreaux Lui couvrirent le visage de loques impures, et se moquèrent de lui : « Qui t’a frappé ? »

La scène était si répugnante que plusieurs quittèrent la salle, ne supportant plus cette cruauté. Ils murmurèrent entre eux que tout cela allait trop loin et qu’ils ne voulaient plus en être complices. »

La dérision

« Les brutes chargées du supplicea commencèrent à se moquer de Jésus. Ils voulaient plaire à leurs supérieurs et, conformément à la sentence de mort, commençèrent déjà à préparer le terrain. Cette dérision dura longtemps. On aurait peine à croire que l’homme puisse tomber aussi profondément dans l’abîme. Quelle violence doit atteindre la passion brutale pour qu’un être doué de raison trouve de la joie et de la satisfaction à infliger de la souffrance à un innocent, oubliant tout sentiment noble, et se repaissant même de la douleur qu’il cause ! »

Les mauvais traitements physiques

« Ces hommes bestiaux assènent au Seigneur de violents coups de poing. Ils auraient voulu Le tuer sur-le-champ. Ils maltraitent le Sauveur à coups de pied d’une brutalité extrême. Les bousculades, les tiraillements ne cessent pas. Ils utilisent même leurs propres instruments pour Le frapper et Le pousser, de sorte que la douleur devient toujours plus vive. Ils crachent au visage du Pur ; non pas une ou deux fois, mais à plusieurs reprises, après chaque pause, encore et encore. La tête et le visage sont finalement entièrement défigurés, et il ne reste plus en Lui aucune beauté. Mais ce spectacle pitoyable ne suscite pas la moindre pitié chez ces brutes. Au contraire, cette défiguration excite encore davantage leur fureur et leur inspire de nouvelles cruautés. Caïphe, qui entre de temps en temps dans la salle du jugement, attise encore plus la méchanceté de ces hommes de sang.

Aux souffrances physiques s’ajoutent les tortures morales, rendues terribles par les moqueries et les sarcasmes les plus bas. Sans l’influence des démons présents, de simples hommes n’auraient jamais pu imaginer de telles inventions de cruauté satanique. Les injures, les imprécations, les blasphèmes ne finissaient pas ; ils se déversaient comme un torrent d’immondices dans l’âme de l’Agneau de Dieu, le plus pur et le plus innocent. Les enseignements de Jésus étaient déformés, et certaines de ses paroles transformées en dérision. Il est presque incompréhensible que ces bourreaux grossiers aient pu concevoir tant d’insultes. Ils couvrirent aussi le visage de notre Seigneur avec des chiffons impurs et disaient en ricanant : « Devine, qui T’a frappé ? »

La répugnance qu’inspire cette scène est presque insupportable. Aussi plusieurs personnes quittèrent la salle : la brutalité les poussa dehors. Elles se consultèrent et déclarèrent d’une seule voix que cela allait désormais beaucoup trop loin. Elles ne voulaient plus rien avoir à faire avec cette affaire.

Certaines pages des écrits ont été perdues lors du déménagement de Saint-Wendel. Le manuscrit original ayant été détruit ou perdu durant la guerre, la scène du reniement de Pierre manque, entre autres. »

(Traduit de l’allemand : « Das heilige Messopfer – in Schauungen erlebt »).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Le Saint Sacrifice de la Messe selon les Visions de frère Kostka

 

La condamnation à mort de Jésus

Frère Kostka :

« À ce moment d’incertitude, Caïphe intervint afin de faire basculer les hésitants par son attitude énergique. Il déchira son vêtement supérieur, au niveau de la poitrine, si bien qu’une longue déchirure fendit l’étoffe finement tissée. Se levant alors de son siège, il s’écria d’une voix forte et agitée : « Il a blasphémé contre Dieu ! » Puis, se tournant aussi bien vers les membres du Sanhédrin que vers les autres présents, il demanda d’une voix tremblante et exaltée : « Avez-vous entendu ce blasphème ? » Les phrases s’enchaînèrent sans interruption. Son insistance impétueuse, suivie de la question : « Qu’en pensez-vous ? », emporta d’abord les ennemis acharnés de Jésus, déjà endurcis, puis aussi les autres. Un court silence fut brisé par la sentence : « Il mérite la mort ! »

Le Christ est destiné à être pour beaucoup une cause de résurrection, mais aussi de chute. Ceux qui se dressèrent contre la grâce furent précipités dans l’abîme de la malice. Cette heure fut la pire de toutes. Ils entraînèrent à leur suite des âmes plus faibles et craintives. Le cri collectif devint de plus en plus fort, non seulement par les ennemis acharnés de Jésus, mais aussi par ceux qui, par crainte humaine, se laissèrent entraîner et crièrent eux aussi : « Il mérite la mort ! »

L’orgueil triomphant semblait atteindre son but. Il voulait couvrir le Seigneur d’opprobre par haine. On voulait anéantir moralement toute l’œuvre de vie et de rédemption du Christ : faire oublier tous ses miracles, ses enseignements et ses bienfaits, le livrer à la dérision, au mépris, au sarcasme du présent et de l’avenir. Il ne devait plus rien rester de Lui. Par haine on  voulait aussi l’anéantir physiquement, de façon que plus personne ne puisse parler de lui sans honte. Et pourtant, tous les ennemis du Christ étaient comme enchaînés et s’irritaient de ne pas pouvoir le tuer par leur propre pouvoir. Ils regrettaient leur dépendance envers le gouverneur romain, et s’irritaient aussi de la popularité de Jésus dans le peuple. Il était difficile d’éliminer un si puissant prophète et toute son œuvre. »

(Traduit de l’allemand : « Das heilige Messopfer – in Schauungen erlebt »).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Le Saint Sacrifice de la Messe selon les Visions de frère Kostka

Jésus chez Caïphe

Frère Kostka :

« Dans la maison de Caïphe se trouve une grande salle spacieuse, à peu près carrée. C’est là que se réunit le Sanhédrin. Non seulement les 70 membres du Conseil y trouvent place, mais encore bien d’autres personnes. Le grand prêtre siège au centre de la salle, sur un emplacement légèrement surélevé. Autour de lui, en demi-cercle, sont assis les scribes, les conseillers et les pharisiens. Il devait y avoir, cette nuit-là, plus de 50 hommes réunis. Nicodème et Joseph d’Arimathie étaient  présents aussi.

Caïphe est un homme de taille moyenne, de forte carrure. Il préside, vêtu de ses habits pontificaux, avec le pectoral (éphod) sur lequel sont gravés, dans autant de pierres précieuses, les noms des douze tribus d’Israël. (Frère Kostka se demande ici avec hésitation si ces inscriptions ne seraient pas plutôt celles des dix commandements.)

L’interrogatoire des témoins, destiné à justifier la condamnation, dura longtemps et sema une grande confusion. Plus d’une douzaine d’hommes corrompus et sans scrupules s’étaient présentés pour s’attaquer à la Vérité par leurs affabulations et leurs mensonges.

Des pauses fréquentes survenaient à cause des discussions entre les membres du Conseil. Il s’élevait souvent des disputes passionnées, tant entre les conseillers eux-mêmes qu’entre les pharisiens et les témoins. Ces hommes, rassemblés à la hâte, n’avaient même pas été questionnés sur les motifs de leur plainte. Il en résulta que les déclarations des témoins précédents contredisaient de manière flagrante celles de leurs successeurs et se révélèrent être des mensonges. Cette comédie devint de plus en plus évidente et transparente, provoquant finalement l’agacement général.

Caïphe, plus agacé que les autres par ce désordre, cherchait une échappatoire. Il s’adressa alors au Seigneur avec insistance, lui demandant, avec adjuration, s’il était le Christ, le Fils de Dieu. Un grand silence tomba. Tous comprenaient la portée de cette question et fixaient intensément Jésus, qui se tenait debout devant eux, les yeux baissés vers la terre.

À cette adjuration, le Sauveur leva les yeux, regarda fixement le grand prêtre dans les yeux et répondit d’une voix forte, solennelle, avec majesté : « Oui, tu l’as dit. Je le suis. Et désormais, vous verrez le Fils de l’Homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. »

En même temps, des rayons de grâce et d’illumination émanaient de la personne du Seigneur. Par ses paroles, sa lumière et l’offre de sa grâce, le Christ voulait contraindre tous les présents à la réflexion.

Cette confession du Messie produisit un effet bouleversant. Certains furent saisis d’inquiétude, d’angoisse, de crainte. Ils furent ébranlés et entendirent la voix de leur conscience. L’affaire leur parut extrêmement grave. Ils ne voulaient pas assumer une telle responsabilité. Quelques-uns quittèrent la salle, profondément troublés. Le bouleversement intérieur d’une partie de l’assemblée fut comparable à celui de ceux qui, au jardin des Oliviers, tombèrent à terre. La puissance de la parole du Christ résonna dans la salle avec une majesté encore plus grande. La Parole de Dieu était comme une épée à deux tranchants, vivante et pénétrante.

Même l’enfer entier sentit l’impact de cette parole souveraine du Christ. Les démons présents dans la salle se turent instantanément. Cette réponse de Jésus, qui les frappa comme un coup de mort, ils ne l’avaient pas prévue. Sans doute auraient-ils empêché Caïphe de poser la question s’ils en avaient pressenti les effets. C’est bien la divine Providence elle-même qui poussa le grand prêtre à cette demande.

Tout devait se dérouler ainsi, selon le dessein exact de Dieu. Après le premier choc, les démons cherchèrent à compenser leur défaite. Leur orgueil se souleva avec rage ; ils s’agitaient, visibles à mon regard spirituel, tels des figures noires et hideuses, en formes de bêtes monstrueuses, courant nerveusement en tous sens, excitaient de nouveau les passions des âmes corrompues. Ils eurent beau jeu avec Caïphe, qui était comme un demi-démon, enchaîné par le péché et l’aveuglement. Ils le remplissaient à ce moment-là d’un sentiment de mépris, comme s’ils voulaient le punir pour avoir posé, selon eux, une question aussi stupide.

La vision de ces esprits infernaux est aussi terrifiante que bouleversante. Sans la proximité apaisante de Jésus, on porterait longtemps les séquelles d’un tel effroi. C’est une chose terrible à voir que ces démons qui, dans les moments décisifs, asservissent les hommes, les excitent, les séduisent et leur insufflent leur rage infernale. Cette nuit-là, ils durent fournir de grands efforts pour maintenir leur emprise de péché sur les impies, car plusieurs tentaient de se soustraire à leur influence et n’osaient pas aller jusqu’au bout contre Jésus. »

(Traduit de l’allemand : « Das heilige Messopfer – in Schauungen erlebt »).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Le Saint Sacrifice de la Messe selon les Visions de frère Kostka

L’interrogatoire chez Anne

Frère Kostka :

« Anne avait, depuis longtemps, été l’âme de la conspiration, agissant avec une grande malveillance et une profonde amertume. Jésus est conduit, ligoté, devant cet homme en proie à ses passions. Des Juifs méchants, ses complices, sont assis aux côtés d’Anne. Je vois comment la haine unit ces scélérats, mais comment, en même temps, les divergences d’opinion les divisent et les déchirent intérieurement. Il en était ainsi autrefois, comme c’est encore le cas aujourd’hui.

Anne ressent une grande joie malsaine à la vue du Seigneur si défiguré. Il déborde de fureur et adresse au Sauveur une foule de questions. Longtemps, le Christ ne répond pas, bien qu’on le presse de parler et que les gardes essaient de l’y contraindre en le bousculant. Il n’a aucun moment de répit. Non seulement les méchants se déchaînent contre lui, mais en cette heure des ténèbres, c’est aussi tout l’enfer qui est déchaîné.

Alors qu’on cherche à lui arracher une réponse, un serviteur le frappe au visage avec un gant de fer. Ce soufflet n’était pas seulement une grande humiliation pour Jésus mais aussi une grande douleur. Le sang coule de sa joue. En contemplant ces scènes, j’éprouve une grande compassion pour le Rédempteur. Il semble que cette brutalité ait été l’un des moments les plus douloureux qu’ait subis l’innocente victime au cours de cette nuit. Il tomba aussi à terre, car les gardes le tiraillaient si brutalement en ricanant, qu’il ne pouvait plus tenir debout. Pourtant, Jésus resta doux et serein. Il ne montra ni ressentiment ni amertume, même lorsqu’on se moquait de lui et qu’on le tournait en ridicule parce que son visage était si méconnaissable à cause du sang qui en coulait. D’autres accusations encore furent portées contre le Seigneur mais Il ne leur répondit pas.

Anne n’avait aucun pouvoir sur Jésus. Irrité, contrarié, mais intérieurement réjoui dans sa malveillance, il fait conduire l’Innocent, à une heure très avancée de la nuit, chez Caïphe. »

(Traduit de l’allemand : « Das heilige Messopfer – in Schauungen erlebt »).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.