Nous aimons Marie parce qu’elle est le temple de la Sainte Trinité

Méditons

Nous aimons Marie parce qu’elle est le temple de la Très Sainte Trinité, qui l’aime et se révèle à travers ce qu’elle dit, ce qu’elle montre et ce qu’elle accomplit.

Le Cœur de Marie est le trône de la Sainte Trinité. Il ne brûle que d’amour pour Dieu et lui rend un culte parfait par une vie entièrement donnée à son service, par son ardent désir de lui plaire et par sa fidélité à accomplir sa volonté.

À l’Ange Gabriel, Marie révèle qu’elle est vierge, manifestant ainsi qu’elle a consacré sa virginité à Dieu. Par amour pour lui, elle avait renoncé à la maternité, ce qui représentait, pour une femme de son époque, un lourd sacrifice. Pensons à l’opprobre qui pesait sur Élisabeth parce qu’elle n’avait pas d’enfant.

La Sainte Trinité se révèle en Marie et par Marie. Elle demeure non seulement dans son Âme et dans son Cœur, mais aussi dans son sein. La Trinité étant indivisible, même si seul Jésus est physiquement présent dans le sein de Marie, sa divinité demeure inséparable du Père et de l’Esprit-Saint. Plus tard, Jésus dira : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et nous ferons chez lui notre demeure » (Jn 14, 23). Qui, plus que Marie, a aimé la Trinité divine ? Et en qui Dieu a-t-il pu établir une demeure plus belle et plus digne de lui ?

À la Visitation, parfois appelée une « petite Pentecôte », Jésus vient à la rencontre de son peuple et choisit son précurseur. Mais il vient uni aux deux autres personnes de la Sainte Trinité. Ce jour-là, le Père révèle son Fils, son Envoyé, son Verbe éternel ; le Fils désigne son précurseur ; et l’Esprit-Saint révèle à Élisabeth le mystère de l’Incarnation tout en sanctifiant Jean-Baptiste dès le sein de sa mère.

Lorsque nous ouvrons la porte de notre cœur à Marie, elle vient nous visiter avec toute la Très Sainte Trinité afin que nous soyons, nous aussi, comblés de grâce : comme Zacharie, libéré de son mutisme et proclamant le Benedictus ; comme Élisabeth, illuminée sur le mystère de l’Incarnation ; comme Jean-Baptiste, sanctifié dès le sein maternel.

Ne nous privons donc pas de cette surabondance de grâces en fermant notre cœur à l’action maternelle de Marie.

Marie, temple de la Très Sainte Trinité, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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