« Je suis du Ciel »

Contemplons

Procession avec Notre-Dame de Fatima

Méditons

Lorsque les enfants décrivent l’apparition, ils disent qu’il s’agit d’une « dame vêtue entièrement de blanc, plus brillante que le soleil, resplendissante d’une lumière plus claire et plus intense que celle d’un verre de cristal rempli d’une eau cristalline et traversé par les rayons du soleil le plus ardent. » Cette description nous renvoie à la femme de l’Apocalypse de saint Jean qui « a le soleil pour manteau, la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur la tête. » Qu’est-ce à dire ?

Marie est toute pénétrée de lumière. Elle n’est pas entourée de clarté ; elle est un être de lumière. Et, cette lumière, nous dira Bernadette, « semble émaner d’elle comme si elle en était la source. » La lumière, c’est Jésus-Christ Lui-même. Marie, ostensoir vivant de Jésus-Christ, est toute pénétrée de Jésus ou plutôt toute immergée en Lui. Non seulement elle a pleinement accueilli en elle la lumière qu’est Jésus Christ mais en plus, elle l’a laissé prendre toute la place en elle ne retenant rien pour elle-même. Aussi, le révèle-t-elle d’une manière plus qu’admirable et est-elle en mesure de le communiquer avec une plénitude sans égale. Et, si malgré l’intensité de cette lumière, plus vive que le soleil comme diront les enfants, ils parviennent à distinguer parfaitement les traits de Notre-Dame, c’est pour souligner qu’en se livrant totalement à Jésus-Christ, Marie n’a rien perdu mais qu’au contraire, à vivre en Lui elle est pleinement révélée dans sa nature profonde et même, elle en est magnifiée. Comme l’écrit le pape Benoit XVI : « le Christ n’enlève rien. Au contraire, il donne tout. »

Et, Marie fait entrer les trois enfants dans sa toute proximité. Ils seront pris dans la lumière qu’elle rayonne. Lucie raconte : « Nous étions si près que nous nous sommes retrouvés à l’intérieur de la lumière qui l’entourait ou dont elle resplendissait, à environ un mètre et demi de distance. »  Cette lumière, c’est la présence de Jésus. Même dans la gloire du paradis, Marie reste l’humble servante du Seigneur et dans tout ce qu’elle est, dans tout ce qu’elle fait, elle sert la cause de Jésus-Christ. Marie n’a pas pour objectif de nous attacher à elle mais de nous rassembler autour d’elle, pour qu’avec elle nous allions à Jésus-Christ. Et si nous allons à elle, c’est parce qu’auprès d’elle nous trouvons avec certitude Jésus qui est « la vraie lumière qui illumine tout homme venant en ce monde. » Personne n’est plus illuminé de la lumière de Jésus-Christ que Marie ; personne ne peut être plus illuminé de la lumière de Jésus-Christ qu’en entrant dans l’intimité de Marie.

« Je suis la lumière du monde » a dit Jésus. Et si Marie est si pleine de lumière c’est qu’elle est remplie de l’amour de Jésus qui ne demande qu’à se communiquer par elle. C’est ce que les trois enfants vont expérimenter à compter de ce 13 mai 1917.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le dimanche 13 mai à midi

Contemplons

La foule rassemblée à Fatima pour les célébrations du 13 mai

Méditons

Le Ciel ne fait rien sans avoir auparavant tout réglé jusque dans les moindres détails. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que sa stratégie de communication est sans faille. Aussi, le moment de la première apparition, le dimanche 13 mai 1917 à midi, est-il riche en symboles et en signification.

Marie apparait au cœur du mois de mai qui lui est dédié et au cours duquel l’Eglise recourt à elle avec plus d’empressement. En 1917, le 13 mai tombe sur le dimanche qui précède l’Ascension et inaugure les trois jours de rogations, c’est-à-dire de prières intenses. Dans les litanies de tous les saints que l’on chante au cours de la procession des rogations, on demande notamment au Seigneur de « nous délivrer de la peste, de la famine et de la guerre. »

La première apparition se produit un dimanche, le jour consacré au Seigneur. Elle a lieu à midi au moment où l’Eglise invite à la prière du Regina caeli en ce temps pascal pour commémorer non seulement l’Incarnation de Jésus mais aussi sa résurrection.

Le chiffre 13 est un chiffre éminemment marial. D’une part, il représente la 13ème personne dans le cénacle de la Pentecôte qui n’est autre que Marie. D’autre part, ce chiffre se compose du 1 et du 3 qui rappelle, et d’une, que nous adorons un seul Dieu en trois personnes, et de deux, que Marie, qui représente le 1, annonce toujours la Trinité qui est représentée par le 3.

En ce dimanche 13 mai, dans toutes les églises, on lit une lettre du Pape Benoit XV dans laquelle il demande une croisade de prière pour la paix en recourant, au moyen du chapelet, à l’intercession de la Mère de Dieu, Reine de la paix. A cette occasion, il fait ajouter aux litanies de Lorette, l’invocation « Reine de la paix priez pour nous. » Marie, se mettra d’emblée à la tête de ce grand courant de prière pour la paix, initié par le vicaire de son Fils.

Le dimanche 13 mai 1917 précède de quatre jours la fête de l’Ascension. Et, c’est une véritable ascension que les enfants de Fatima, ainsi que tous les pèlerins, vont vivre. Par Marie, ils vont élever leurs regards vers le Ciel pour en implorer et en obtenir la paix et le salut de leurs âmes.

Il est à noter que le 13 mai 1917, à Rome, Eugenio Pacelli est sacré évêque par le pape Benoit XV. Il n’est rien de moins que le futur pape Pie XII qui consacrera le monde au Cœur Immaculé de Marie le 31 octobre 1942. Pie XII est aussi le pape de la proclamation du dogme de l’Assomption. A cette occasion, il a confié au cardinal Tedeschini que le 30 octobre 1950, soit deux jours auparavant, il a vu se reproduire dans le ciel de Rome le miracle du soleil de Fatima, le confirmant dans sa décision de proclamer le dogme de l’Assomption. Il l’a d’ailleurs autorisé à diffuser cette information, relayée dans les journaux de l’époque.

Enfin, dernier petit détail, que Dieu seul est en mesure d’organiser : entre le 13 mai (première apparition) et le 13 octobre (dernière apparition) s’écouleront exactement 153 jours c’est-à-dire autant qu’il y a d’Ave Maria dans un rosaire, autant qu’il y avait de poissons dans la pêche miraculeuse.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La première apparition de Marie

Contemplons

Procession aux flambeaux à Fatima

Ecoutons

Le dimanche 13 mai 1917, vers midi, les trois petits pastoureaux, Lucia (10 ans), et ses cousins, Francisco (9 ans) et Jacinta (7 ans), virent au-dessus d’un chêne vert, une Dame vêtue entièrement de blanc, plus brillante que le soleil, resplendissante d’une lumière plus claire et plus intense que celle d’un verre de cristal rempli d’une eau cristalline et traversé par les rayons du soleil le plus ardent.

Lucie raconte :

« Nous nous sommes arrêtés, surpris par l’apparition. Nous étions si près que nous nous sommes retrouvés à l’intérieur de la lumière qui l’entourait ou dont elle resplendissait, à environ un mètre et demi de distance. Notre-Dame nous a alors dit :

N’ayez pas peur. Je ne vous veux aucun mal.

D’où êtes-vous ?

Je suis du Ciel.

Et que voulez-vous de moi ?

Je suis venue pour vous demander que vous veniez ici les six prochains mois, le 13 de chaque mois, à cette même heure. Par la suite, je dirai qui je suis et ce que je veux. Ensuite, je reviendrai encore ici une septième fois.

Et moi, est-ce que j’irai également au Ciel ?

Oui, tu iras.

Et Jacinta ?

Elle aussi.

Et Francisco ?

Lui aussi, mais il doit réciter beaucoup de chapelets.

J’ai alors eu l’idée de demander pour deux filles qui étaient mortes récemment. Elles étaient mes amies et elles venaient chez moi apprendre à tisser avec ma sœur aînée :

Est-ce que Maria das Neves est déjà au ciel ?

Oui, elle y est.

Et Amélia ?

Elle restera au purgatoire jusqu’à la fin du monde.

Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés dont Il est offensé et de supplication pour la conversion des pécheurs ?

Oui, nous le voulons.

Vous allez donc avoir beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort.

Ce fut en prononçant ces paroles « la grâce de Dieu sera votre réconfort » qu’elle ouvrit les mains pour la première fois et nous communiqua une lumière très intense (comme un reflet qui aurait émané de ses mains) pénétrant en nous par la poitrine et jusqu’au plus intime de notre âme, nous faisant nous voir nous-mêmes en Dieu, qui était cette Lumière, plus clairement que ce que nous aurions pu voir dans le meilleur des miroirs. »

« Alors, sous l’effet d’une impulsion intérieure qui nous fut également communiquée, nous sommes tombés à genoux et nous avons répété du fond du cœur :

Très Sainte Trinité, je Vous adore. Mon Dieu, mon Dieu, je Vous aime dans le Très Saint Sacrement.

Après ces premiers instants, Notre-Dame ajouta :

Récitez le chapelet tous les jours pour que le monde puisse obtenir la paix et la fin de la guerre.

Ensuite, elle commença à s’élever tranquillement, montant en direction du levant, jusqu’à disparaître dans l’immensité du ciel. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Un calice dans lequel tombaient quelques gouttes de sang

Contemplons

Les fonts de l’église paroissiale où les enfants ont été baptisés.

Méditons

L’ensemble des apparitions de Fatima constitue un abrégé de catéchisme intergénérationnel  adapté à toutes les époques, celle du début du XXème siècle et peut-être plus encore à celle de ce début de XXIème. En effet, que ce soit l’ange ou la Vierge Marie, à chacune de leurs apparitions, ils nous mettent l’accent sur l’un des éléments fondamentaux de notre foi, ici en l’occurrence la présence réelle du Seigneur dans l’Eucharistie.

En une seule image, l’ange du Portugal illustre pour les enfants, et plus encore pour nous, ce que Jésus nous dit dans son Evangile : « je suis le pain vivant qui est descendu du ciel » (Jean 6, 51), « ceci est mon Corps… ceci est mon Sang » (Mathieu 26, 26), « ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est véritablement une boisson » (Jean 6, 53), « tel est le pain qui descend du ciel : il n’est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement » (Jean 6, 58). En effet, de l’hostie que l’ange tient dans sa main gauche, tombent quelques gouttes de sang dans le calice qu’il tient de la main droite. Ceci nous enseigne, et sans aucune équivoque, que l’hostie consacrée que nous recevons à la messe est vraiment un corps vivant, celui du Seigneur ressuscité et que par elle, Jésus nous transfuse sa vie divine. Et Lucie précise dans ses mémoires que « la force de la présence de Dieu était si intense qu’elle nous absorbait et nous annihilait presque complètement. Elle sembla même nous priver de l’usage de nos sens pendant un long moment. » Le Christ est vraiment présent, de manière mystérieuse mais effective, dans son Eucharistie.

Parce que le Seigneur est réellement présent dans son Eucharistie, il convient d’adopter à son égard l’attitude qui convient. Et, cette attitude n’a rien à voir avec la désinvolture, la légèreté qui caractérisent souvent notre comportement. En effet, à chaque salut du Saint-Sacrement, l’Eglise demande qu’on chante le Tantum ergo dont la première strophe proclame : « adorons, le front prosterné jusqu’à terre, un si grand sacrement… » Et c’est exactement ce que fait l’ange qui se prosterne le front jusqu’à terre pour adorer le Seigneur réellement présent dans le pain et le vin consacrés. Et il invite aussi bien les enfants que nous tous, chrétiens du IIIème millénaire, à l’imiter afin de rendre à Jésus autant les plus grandes actions de grâces pour sa condescendance à notre endroit, que les plus fervents actes de réparation pour ceux qui lui refusent l’adoration qui lui est due et dont il est infiniment digne.

Cette vision fera naitre une véritable vocation réparatrice chez les enfants qui répéteront à foison cette prière de l’ange, notamment François qui était obsédé par l’idée de « consoler Notre-Seigneur caché dans l’Eucharistie. » Que saints François et Jacinthe Marto nous obtiennent, à la faveur de leur canonisation, la grâce d’entrer dans de tels sentiments et de vouloir, nous aussi, consoler Jésus réellement présent dans l’eucharistie.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Troisième apparition de l’ange

Contemplons

Troisième apparition de l’ange

Ecoutons

Trois mois après la seconde apparition, l’envoyé céleste descendit de nouveau avec le message le plus sublime à Loca do Cabeço, le lieu de la première apparition.

Lucia raconte :

« Je pense que la troisième apparition a dû avoir lieu en octobre ou à la fin du mois de septembre…

Dès que nous sommes arrivés là, à genoux, face contre terre, nous avons commencé à répéter la prière de l’Ange : Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime, etc. J’ignore combien de fois nous avions répété cette prière, lorsque nous avons vu briller sur nous une lumière inconnue.

Nous nous sommes redressés pour voir ce qui se passait et nous avons vu l’Ange tenant dans la main gauche un calice dans lequel tombaient quelques gouttes de sang, depuis l’hostie suspendue au-dessus. Il s’agenouilla près de nous et nous fit répéter trois fois :

Très sainte Trinité, Père, Fils, Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences dont Lui-même est offensé. Et, par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

Puis, se levant, il prit de nouveau dans sa main le calice et il me donna l’hostie. Ce que contenait le calice, il le donna à boire à Jacinta et à Francisco, tout en disant :

Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus Christ horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu.

De nouveau, il se prosterna à terre et il répéta avec nous la prière, trois fois de plus : très Sainte Trinité, etc. et il disparut. Portés par la force du surnaturel qui nous enveloppait, nous imitâmes l’Ange totalement, c’est-à-dire en nous prosternant comme lui et en répétant les prières qu’il disait. La force de la présence de Dieu était si intense qu’elle nous absorbait et nous annihilait presque complètement. Elle sembla même nous priver de l’usage de nos sens pendant un long moment. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Attirez la paix sur votre patrie »

Contemplons

La famille de Lucia : au premier rang, Maria Rosa, sa mère, Lucia ; au second rang, son frère et ses sœurs.

Méditons

L’ange invite les enfants à offrir constamment des prières et des sacrifices au Très-Haut et à attirer ainsi la paix sur leur patrie. Celui qui se présente comme l’ange du Portugal leur rappelle ainsi, non seulement que la paix est un don de la charité infinie du Christ, mais aussi qu’elle est accordée en réponse à notre prière.

La nuit de Noël, les anges chantent : « gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. » Ce que dit l’ange du Portugal n’est pas différent. La paix sur terre est la conséquence, le fruit, la grâce qui découle de la gloire rendue à Dieu. Et, si sur terre, on n’a pas la paix, c’est parce qu’on ne rend pas à Dieu la gloire qui lui est due. Et la Vierge Marie abondera dans ce sens puisqu’elle ne cessera d’insister sur le fait de « cesser d’offenser Dieu qui est déjà trop offensé. » Elle insistera à chacune de ses apparitions sur la prière quotidienne du chapelet pour la paix en l’honneur de Notre-Dame du rosaire. Elle dira que seule Notre-Dame du rosaire peut secourir l’humanité car c’est à elle que Dieu a confié la grâce de la paix. La paix viendra par la médiation de Marie en réponse à la prière persévérante du chapelet. Et, en effet, le 13 octobre 1917, Marie annoncera que la guerre finira sous peu et que les soldats rentreront bientôt au pays.

En invitant les enfants à « attirer la paix sur leur pays », l’ange précise de manière implicite que les hommes ne peuvent pas, par eux-mêmes, réaliser la paix mais qu’elle doit être demandée sans cesse comme un cadeau de la charité infinie du Christ. Si, chacun doit contribuer à la paix sociale par son civisme, il doit surtout la construire en laissant régner en lui la paix du Christ, celle que Lui seul peut donner et que le monde ne peut ravir. Quand la véritable paix règnera dans chaque âme en particulier, elle pourra régner sur le monde. C’est ainsi que le Christ veut régner et propager son règne de paix et d’amour : en gagnant chaque âme à sa cause, au salut qu’il propose. De là découle que la prière pour la conversion des pécheurs est donc intimement liée à la prière pour la paix.

En 1870 alors que la France est aux abois, que Paris est assiégé et la défaire inéluctable, des militaires français, désespérés, vinrent voir Bernadette Soubirous dans son couvent de Nevers pour lui demander si la Vierge de Lourdes lui avait donné des secrets prophétiques sur la situation du pays et si elle a des recommandations à leur faire. Bernadette répondit en toute simplicité par la négative. Devant le calme de Bernadette, les militaires, quelque peu agacés lui répliquèrent : « mais ma sœur, vous ne craignez donc pas les allemands ? » Bernadette répondit simplement : « non, je ne crains que les mauvais catholiques. »  On ne saurait mieux dire.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Que faites-vous ? »

Contemplons

Maison natale de Lucie (vue arrière)

Méditons

Les enfants s’adonnent à des jeux de leur âge au moment où l’ange apparait pour les reprendre. Ils avaient déjà dit leur chapelet et répété plusieurs fois la prière que l’ange leur avait enseignée lors de l’apparition précédente. Occupés par leurs brebis, ils ne passaient certainement que peu de temps à jouer et ces jeux devaient être bien innocents. Pourtant, l’ange va les reprendre et leur dire clairement qu’ils ne doivent pas perdre leur temps en activités dérisoires. Encore une fois, cette attitude peut nous étonner, nous qui vivons dans une société de loisirs, de confort où le choix de la destination des prochaines vacances accapare l’attention de toute la famille et pour une bonne partie de l’année.

L’ange recentre leur attention sur la seule chose qui importe vraiment, même pour nous hommes et femmes de ce IIIème millénaire c’est-à-dire le salut de notre âme, le salut de toutes les âmes. Rien n’est plus important que cela et toute activité doit céder le pas à cette préoccupation majeure et même être orientée de façon à atteindre cet ultime objectif : sauver son âme, contribuer au salut de toutes les âmes.

On peut s’étonner à juste titre que l’ange demande à de si jeunes enfants « d’offrir constamment des prières et des sacrifices au Très-Haut. » Après tout, ils sont si jeunes : Lucie a 10 ans, François a 9 ans et Jacinthe a 7 ans. L’Eglise dispense les enfants de moins de 14 ans des obligations du jeune ; Dieu serait-il moins miséricordieux que l’Eglise ? En étant aussi exigeant avec de si jeunes enfants, l’ange nous renseigne, d’une part sur l’urgence de la situation, d’autre part sur la gravité  des thèmes abordés pendant les apparitions, enfin sur puissance de la grâce divine qui agit en tous ceux qui lui donnent de l’espace.

En effet, la guerre est mondiale, particulièrement cruelle et meurtrière : chaque jour, des milliers de soldats meurent sur les champs de bataille. Et, le conflit menace encore de s’enliser avec l’entrée en guerre des Etats-Unis. En mai, Marie va insister sur la prière persévérante du chapelet pour obtenir la paix.

En juillet, Marie va montrer l’enfer aux enfants avec les tourments réservés aux damnés. Oui, l’enfer n’est pas une invention du passé mais une réalité. Lucie écrira qu’ils seraient morts de frayeur si Marie ne leur pas auparavant promis de les emmener au Ciel. Marie dira : « beaucoup vont en enfer parce que personne ne prie et se sacrifie pour eux. »

En octobre, Marie dira : « qu’on cesse d’offenser Notre-Seigneur qui est déjà trop offensé. » Elle met l’accent sur la gloire, l’adoration, l’amour dus à Dieu et qu’on Lui refuse. Et, c’est là le plus grand péché, celui de refuser de rendre à Dieu ce qui lui revient de droit, blessant ainsi, par froide ingratitude, toutes les prévenances de son amour.

Aussi, l’ange reprend t-il les enfants les invitant à poursuivre leurs prières et même à les multiplier en raison de la gravité de la situation. Et, les enfants, ne seront pas avares ni de prières (François par exemple, disait le chapelet 9 fois par jour, sans compter les autres prières) ni de sacrifices (Marie sera même amenée à les limiter). Mais, la grâce de Dieu était avec eux. Comme toujours, c’est ce qu’il y a de plus faible que Dieu s’est choisi comme instrument afin de confondre les sages et les intelligents : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. » (Matthieu 11, 25)

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La seconde apparition de l’Ange

Contemplons

Les enfants en prière avec l’ange.

Ecoutons

La seconde apparition de l’ange eut lieu, non pas à l’endroit de la première, mais sur le puits du jardin potager de la famille de Lucia, où les trois pastoureaux jouaient, à l’abri des ardeurs du soleil.

Lucia raconte :

« Soudain, nous avons vu près de nous la figure de l’Ange :

Que faites-vous ? Priez ! Priez beaucoup ! Les Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices.

Comment devons-nous faire des sacrifices ? demandai-je.

De toutes les manières que vous pourrez, offrez un sacrifice en guise de réparation pour les péchés pour lesquels Il est offensé et de supplique pour la conversion des pécheurs. Attirez ainsi la paix sur votre patrie. Je suis son Ange gardien, l’Ange du Portugal. Surtout, acceptez et supportez avec soumission la souffrance que le Seigneur vous envoie.

Ces paroles de l’Ange se gravèrent dans notre esprit, comme une lumière qui nous faisait comprendre qui était Dieu, comment il nous aimait et désirait être aimé, la valeur du sacrifice et comment il Lui était agréable ; comment, par ce biais, Il convertissait les pécheurs. De fait, à partir de ce moment, nous commençâmes à offrir au Seigneur tout ce qui nous mortifiait. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à vos supplications »

Contemplons

Statue de l’ange de la paix apparaissant aux enfants à Fatima.

Méditons

L’ange dit aux enfants : « les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à vos supplications. » Cette étonnante expression pose à nouveau, à notre sidération, la question de ce que nous représentons aux yeux de Dieu.

L’ange dit que ce sont « les Cœurs de Jésus et de Marie » qui sont attentifs et non simplement « Jésus et Marie. » Le cœur est le siège de l’amour, et Jésus, Marie attendent de ces enfants une réponse à leur demande de réparation donnée dans l’amour et non dans la soumission, voire dans la crainte. C’est l’amour de Dieu et des hommes qui a poussé Jésus, et Marie en union avec lui, à vivre sa Passion pour le salut de toutes les âmes. C’est l’amour de Jésus, et de Marie en union avec lui, qui Le pousse à fournir à l’humanité des moyens pour sauver les âmes et la tirer des mauvais pas dans lesquels elle se met à s’obstiner à ne pas vouloir reconnaitre la royauté d’amour du Christ. C’est donc une réponse d’amour, de compassion même (mot que Jésus emploiera lui-même), que les Cœurs de Jésus et de Marie attendent de la part des enfants, comme de nous tous et de toutes les âmes, objets de leur dilection.

Et, c’est dans une attente pressante que se trouvent les Cœurs de Jésus et de Marie : ils sont attentifs c’est-à-dire que leur attention est sans cesse portée sur les enfants, qu’ils ne les quittent pas d’un regard. Qui sommes-nous, que représentons-nous pour que Dieu condescende à quémander notre amour, pour que malgré nos péchés, il veuille ne pas nous abandonner au triste sort que nous nous construisons nous-mêmes ? Le psalmiste, à son habitude, l’exprime mieux que nous : « qu’est donc l’homme pour que tu penses à lui, l’être humain pour que tu t’en soucies ? » Oui, qui sommes-nous pour que Dieu se soucie de nous qui nous soucions si peu de Lui ? A cette question il n’y a qu’une réponse : nous, nous ne sommes rien mais notre Dieu est un dieu d’amour, et cet amour est à sa mesure, c’est-à-dire infini ! A sainte Brigitte, Jésus dit : « l’âme est meilleure et plus digne que le monde entier, plus précieuse que tout l’univers ; elle est égale aux anges, et créée pour la gloire éternelle. Elle est faite à l’image et à la ressemblance de Dieu… Cette âme immortelle, éternelle, me plait plus que tout ce qu’il y a de plus désirable au monde. Elle est ma bien-aimée… S’il était possible que je mourusse autant de fois qu’il y a d’âmes en enfer, je souffrirais pour chacune d’elles comme je souffris pour toutes ; mon corps serait encore disposé à souffrir toutes ces choses avec une franche volonté et un parfait amour. »

Parce que Dieu est infini, parce qu’Il nous aime infiniment, parce que nous, nous sommes tout l’inverse et donc infiniment pauvres, nous ne pouvons offrir à Dieu que notre pauvre amour qui n’a aucune commune mesure avec le sien. Mais c’est notre amour qu’il veut parce que c’est la seule chose qui nous appartienne vraiment et que nous puissions lui donner librement.

Aussi, quoi que nous fassions, n’oublions pas que « les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à nos supplications. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Pour ceux qui ne croient pas, qui n’espèrent pas, qui n’adorent pas et qui ne vous aiment pas… »

Contemplons

Statue de l’ange de la paix apparaissant aux enfants à Fatima.

Méditons

L’ange apprend aux trois bergers à prier ainsi, le front courbé jusqu’à terre : « mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne vous aiment pas. » Les enfants, retiendront son enseignement et imiteront son exemple ; pendant des heures entières, ils répèteront cette prière, le front courbé jusqu’à terre.

Si cette prière peut heurter notre sensibilité d’hommes et de femmes de ce début du IIIème millénaire, elle nous rappelle pourtant d’une manière aussi épurée qu’efficace, qui est Dieu et quels sont nos devoirs envers Lui à qui nous devons tout, qui ne nous doit rien et envers lequel nous ne cessons de nous comporter comme si le rapport était inversé.

Cette prière enseignée par l’ange, nous renvoie au mystère de la Communion des Saints et rappelle que nous ne formons qu’un seul corps en Jésus-Christ, que les péchés des uns nuisent à l’ensemble des membres de ce corps, que les bonnes actions des autres profitent aussi à tous. Elle nous rappelle que les péchés que nous avons commis appellent non seulement une juste réparation de notre part mais aussi que nous avons le devoir d’amour de suppléer pour tous ceux qui refusent à Dieu l’adoration qui Lui revient de droit. Comme la Vierge Marie et tous les saints intercèdent sans cesse pour nous dans la gloire du Ciel, nous nous devons de prier instamment pour la conversion de nos frères qui sont les plus éloignés de Dieu.

Cette prière nous fait entrer dans l’ardente prière de Jésus pour les pécheurs. En effet, en disant « je demande pardon » nous imitons Jésus qui sur la croix demande pardon à son Père pour nous tous qui ne savons ce que nous faisons : si nous savions vraiment ce qu’est le péché, nous ferions tout pour l’éviter. En disant « pour tous ceux », nous intercédons, tout en étant nous-mêmes de pauvres pécheurs, pour la conversion de tous ceux qui offensent Dieu et se jouent, dans leur inconscience, de leur salut éternel. En prononçant ces mots, nous faisons appel à la miséricorde sans faille du Très-Haut qui accepte qu’on bâillonne sa justice pour donner libre court à sa miséricorde. En disant « je crois, j’adore, j’espère et je vous aime », l’ange nous indique les moyens par lesquels réparer le plus efficacement les péchés des hommes ingrats : vivre en enfants de lumière remplis de foi, d’espérance, de charité et qui rendent à Dieu la gloire et l’adoration qui lui sont dues.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucia, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.