LA RENCONTRE DE MARIE

Contemplons

Ecoutons

Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et où je suis, moi, là aussi sera mon serviteur. (Jean 12, 26)

Méditons

Marie est là à tous les moments décisifs de la vie de Jésus, mais toujours en humble servante. Elle ne sort de l’ombre que lorsque par son exemple, elle peut nous entrainer à « faire tout ce que Jésus dira. » Aussi, ne la voit-on pas le dimanche des rameaux, lorsque Jésus entre dans Jérusalem sous les acclamations. Les Evangiles ne mentionnent pas non plus sa rencontre avec Jésus sur le chemin du Calvaire mais sa présence peu de temps après au pied de la Croix donne à croire qu’elle a bien eu lieu. Marie reste dans l’ombre quand tout va bien pour laisser toute la place à Jésus mais apparait dès qu’il s’agit de répondre à la volonté de Dieu, de servir la cause de l’Evangile ou de venir au secours d’une détresse humaine : comment pouvait-elle ne pas être là, alors que son enfant, son Dieu la réclame près de lui.

Cette rencontre de Jésus et de Marie est si poignante, qu’une sainte pudeur nous interdirait presque d’en parler tellement il est difficile de traduire en mots toute la délicatesse avec laquelle ces deux âmes martyres se sont abordées en ces quelques brefs instants. Marthe Robin, Anna Katarina Emmerich, Maria d’Agreda, Maria Valtorta et bien d’autres mystiques, s’accordent à dire que Jésus et Marie ne se sont pas parlés lors de leur rencontre. Tous rapportent que Jésus était dans un tel état de déchéance que Marie, qui aurait voulu le prendre dans ses bras, n’a pu le faire de peur de rajouter encore à ses souffrances, car elle ne trouvait sur le corps de son Fils aucun endroit qui était sans meurtrissures. Prenant sur elle, Marie ne peut que dire : « Fils ». Jésus, prenant sur lui, ne peut que dire : « Mère ». Tout ce qu’ils voulaient se dire, l’a été dans le regard bref mais intense qu’ils se sont échangés à ce moment-là. Et tous soulignent les efforts que chacun a consentis pour se prendre en mains afin de ne pas rajouter à la douleur de l’autre.

Jésus a parlé à certaines âmes privilégiées de sa douleur de devoir infliger une telle souffrance à sa mère, la personne qui méritait le moins de souffrir. Il lui aurait été facile de lui éviter toute cette douleur en l’envoyant chez son ami Lazare, par exemple, pendant quelques jours : le temps que la nouvelle de la mort de Jésus parvienne à Béthanie, il aurait été ressuscité. Mais l’offrande de Marie, unie à la sienne, était nécessaire : elle nous était nécessaire. C’est parce que Marie était présente sur le chemin de Croix de Jésus qu’elle peut se rendre présente sur tous nos chemins de croix. Et, comme nous dit sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, nous avons plus de chance qu’elle car elle, elle n’avait pas de Sainte Vierge pour la consoler.

Personne n’a plus aidé Jésus dans sa Passion que Marie et pourtant elle n’a pas porté la croix comme Simon, n’a pas essuyé le visage de Jésus comme Véronique. Elle n’a posé aucun geste concret que les Evangiles et la Tradition auraient pu relever et nous rapporter. Pourtant, c’est elle qui en a fait le plus pour Jésus et pour nous. Marie a aidé Jésus de trois façons : en ne cédant toute sa vie à aucun péché, en acceptant le sacrifice rédempteur de son Fils depuis le premier instant de son Incarnation et plus encore en s’unissant à son offrande de lui-même à son Père pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant un clou du crucifiement du Christ, conservé à Notre-Dame de Paris

CHUTES ET RELEVEMENTS DE JESUS

Contemplons

Ecoutons

Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu-dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha. (Jean 19, 17)

Méditons

Tout semble se liguer contre Jésus pour ajouter souffrances et difficultés à ce chemin de croix qui a tous les aspects d’un chemin de torture : l’affaiblissement physique, le poids de la croix, la chaleur du jour, l’importance de cette foule hostile qui l’invective et le houspille, la distance à parcourir, la montée à gravir… Aussi, Jésus, accablé, s’effondre à plusieurs reprises…

Les chutes de Jésus ne sont rapportées en aucun Evangile mais la piété populaire les a toujours tenues pour évidentes ; depuis toujours, elles font partie du Chemin de Croix. Et les Evangiles ne contredisent en rien la piété populaire. Au contraire. Pour Anna Katarina Emmerich, qui a vécu la Passion à plusieurs reprises, les chutes de Jésus ne sont d’ailleurs pas au nombre de 3 mais de 7. Si la Tradition n’en a retenu que 3, c’est à cause de la symbolique du chiffre qui représente à la fois le divin, la plénitude, la totalité : les trois chutes de Jésus englobent toutes nos innombrables chutes humaines.

On a coutume d’appeler les stations du Chemin de Croix concernées « Jésus tombe pour la première, la seconde, la troisième fois » et à focaliser notre attention sur le Sauveur qui s’effondre, plaqué au sol par le poids de la Croix. Or, Jésus nous édifie bien plus par ses trois relèvements et sa détermination à aller jusqu’au bout que par ses chutes. Il nous enseigne ainsi à ne jamais nous laisser décourager dans les difficultés de la vie et à toujours aller de l’avant vers le salut. Personne n’a été dans un état physique plus lamentable que lui, personne n’a porté une croix plus lourde que lui, personne n’a porté sa croix dans un climat de plus grande hostilité que lui. Aussi, si Jésus se relève malgré tout, c’est pour que nous nous relevions nous aussi de nos chutes sans jamais nous laisser aller au découragement, à la désespérance.

Tout péché est une chute et par son premier relèvement, Jésus nous enseigne à ne pas nous complaire dans notre état de péché mais à toujours nous ressaisir « car sept fois le juste tombe, et il se relève, mais les méchants sont précipités dans le malheur » (Proverbes 24, 16). Le plus important n’est pas de ne jamais tomber (nous sommes de pauvres pécheurs) mais de toujours nous relever du péché par un ferme propos de ne pas le répéter.

Par son second relèvement, Jésus nous invite à ne jamais douter de sa miséricorde. Il a pris sur lui tous nos péchés y compris les plus horribles. Ce qui est impossible au pardon humain demeure toujours possible au pardon divin. « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine » (Isaïe 1, 18).La miséricorde de Jésus se mesure à tout ce qu’il a souffert pour nous ; elle est sans limite pour celui qui veut se relever en s’appuyant sur lui et en recourant au sacrement de la réconciliation, lui-même prolongé par la vertu de pénitence.

Par son troisième relèvement, Jésus appelle tous ceux qui sont affligés à venir à lui, afin qu’ils reçoivent de lui, le Dieu fort, la force de poursuivre leur chemin de salut. «Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes » (Matthieu 11, 28-29).

A  saint Bernard de Chiaravalle (12ème siècle), Jésus révéla : « J’eus, en portant la Croix, une plaie profonde de trois doigts et trois os découverts sur l’épaule. Cette plaie qui n’est pas connue des hommes m’a occasionné plus de peine et de douleur que toutes les autres. Mais révèle-la aux fidèles chrétiens et sache que quelque grâce qui me sera demandée en vertu de cette plaie, leur sera accordée. Et à tous ceux qui, par amour pour elle, m’honoreront chaque jour par trois Pater, Ave et Gloria, je pardonnerai les péchés véniels et je ne me souviendrai plus des mortels ; ils ne mourront pas de mort imprévue, à l’heure de leur mort, ils seront visités par la bienheureuse Vierge et ils obtiendront encore la grâce et la miséricorde.» (Cette prière et cette dévotion ont été recommandées par le Pape Eugène III).

Prière : Très aimé Seigneur, très doux agneau de Dieu, j’adore et je vénère la sainte plaie que vous avez reçue à l’épaule en portant au Calvaire la très lourde croix qui laissa découverts trois os saints, occasionnant une immense douleur.

Je vous supplie, en vertu des mérites de ladite plaie, d’avoir pitié de moi en me pardonnant tous mes péchés mortels ou véniels, en m’assistant à l’heure de ma mort et en me conduisant dans votre heureux Royaume. Amen ! (3 Pater, Ave, Gloria)

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant un clou de la crucifixion du Christ conservé à Sainte Croix de Jérusalem

LA CROIX

Contemplons

Ecoutons

Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. (Luc 23, 26)

Méditons

Jésus n’a pas dormi depuis plus de 24 heures, il a été flagellé au-delà de ce qui est autorisé, il a été roué de coups, trainé d’un endroit à l’autre… Il a perdu énormément de sang, il est fiévreux et assoiffé… passons sur son état psychologique…

Il est à bout de forces et pourtant il doit, à présent, gravir le chemin qui mène au Calvaire en portant la croix sur laquelle il sera immolé. Toujours silencieux et recueilli, Jésus reçoit la croix, l’accepte, non comme un supplice de plus qu’il accepte de subir mais comme le remède à tous nos maux. Le vendre-saint, l’Eglise chante sur une mélodie triomphante : « Votre croix, Seigneur, nous l’adorons ; votre sainte résurrection, nous la louons et la glorifions. Voici en effet que par le bois de la croix, la joie est entrée dans le monde entier. » (liturgie du vendredi-saint)

Le poids de la croix est écrasant. Les historiens, qui se fondent sur les reliques de la vraie Croix en bois de pin, estiment son poids à environ 75 kg. Aussi, en raison de son affaiblissement physique, bon nombre d’entre eux défendent la thèse que Jésus n’a porté que la partie transversale de la Croix. Cependant, selon le professeur André Marion de l’Institut d’Optique d’Orsay qui a réalisé des études d’après le suaire de Turin et la tunique d’Argenteuil, les bandes reconstituées sur le dos des porteurs de ces linges, évoquent le portement de la croix entière. Les mystiques, comme Anna Katarina Emmerich, Marthe Robin ou Thérèse Neumann sont unanimes pour dire que Jésus a porté une croix entière et pleinement formée.

Comment Jésus a-t-il pu porter un tel poids ? C’est un fardeau écrasant pour un homme en bonne santé mais lui, si affaibli et si diminué ?! Jésus n’est qu’une seule plaie et pourtant rien ne saurait le détourner de porter cette croix. Jésus veut nous montrer ainsi que rien ne doit nous détourner du salut et que rien n’est plus important, en cette vie, que de travailler à parvenir au salut. Même écrasé par nos péchés et affaibli par nos faiblesses, nos passions, il nous faut avancer vers le salut en acceptant de porter la croix de notre devoir d’état, le moyen que Dieu nous donne pour réaliser notre salut. Quelle que soit la dureté du chemin, Jésus nous enseigne à ne rien épargner pour réaliser la volonté de Dieu et à ne jamais ni nous en laisser détourner ni à y renoncer car le salut est à ce prix.

En portant une charge aussi surhumaine dans un tel état de déchéance, Jésus nous donne aussi à comprendre que personne, en-dehors de lui, n’est en mesure de réaliser notre salut car lui seul est capable de porter un tel poids et que le salut est le plus beau cadeau que le Créateur puisse faire à sa créature.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant un fragment de la Croix du Christ conservé à Notre-Dame de Paris

COMDAMNE A MORT

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Ecoutons

C’était le jour de la préparation de la pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. » Alors ils crièrent : « A mort ! A mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. (Jean 19, 14-16)

Méditons

Le dernier fil auquel était suspendue la vie de Jésus, est rompu : Pilate, qui aurait pu sauver Jésus, le condamne à être crucifié.

Si, par avance, Jésus avait accepté tous les termes de sa Passion, cela ne dégage pourtant personne de sa responsabilité dans sa condamnation à mort. Si Dieu, dont la puissance et la miséricorde sont infinies, se plait à tirer un plus grand bien de tout mal, a permis, et même, ordonné la Passion de Jésus, c’est pour sa gloire, notre salut et pour nous montrer jusqu’où va son amour pour nous : jusqu’à se sacrifier lui-même. Pour cela, il n’a pas préprogrammé les protagonistes. Au contraire, Jésus s’est livré aux mains de personnes en pleine possession de toutes leurs capacités et donc pleinement responsables de ce qu’ils font.

Judas est responsable de la mort de Jésus car il l’a livré pour 30 pièces d’argent sachant que le Sanhédrin le condamnera injustement à mourir. Cette trahison n’est pas un coup de folie mais un plan soigneusement prémédité, calculé, organisé. Judas a livré Jésus parce que tel était son plan. Et Judas savait que Jésus savait qu’il le livrerait, et pourtant cela ne l’a pas amené à reculer.

Le Sanhédrin, les grands prêtres, envieux, jaloux et, pour ces raisons, assoiffés de haine, ont voulu la mort de Jésus. Ils l’ont préméditée, organisée et n’ont pas hésité à recourir à tous les expédients : la corruption, l’intimidation, la pression morale, le parjure… Ils ont bafoué toutes les lois, y compris religieuses dont ils étaient les garants, pour obtenir cette condamnation.

Hérode n’a pas condamné Jésus à mort et ce n’était pas non plus, ni son but ni même son désir. Cela dit, il ne l’a pas sauvé non plus alors qu’il aurait pu le faire. Mais pour cela, il aurait dû marcher sur son orgueil et accepter le risque que Jésus puisse lui ravir le trône puisqu’on le dit le roi des juifs. Il est donc pleinement coupable.

La foule est coupable qui demande à cor et à cris la mort de Jésus. Ils ont été témoins des signes accomplis par Jésus et ceux qui ne les ont pas vus, en ont entendu parler. Si les grands prêtres tiennent tant à la mort de Jésus, c’est bien parce que Jésus et tout ce qu’il a accompli, sont connus de tout Jérusalem et que ce sont autant de motifs  pour que le peuple se détourne d’eux pour suivre Jésus.

Pilate a condamné Jésus par lâcheté. Ses hésitations et ses tentatives pour relâcher Jésus, montrent bien qu’il est convaincu de son innocence et qu’il est une personne soucieuse de rendre la justice équitablement. Cependant, il ne suit pas les assauts de sa conscience, pourtant aidée par l’intervention de sa femme. Il essaie de se dégager de sa responsabilité dans cette affaire prétextant que c’est la pression politique qui le fait céder et que la responsabilité de l’injustice incombe aux juifs dont Jésus fait partie. Il se lave les mains dans de l’eau pour le signifier mais c’est dans le sang de Jésus qu’en réalité il les lave. Pilate est coupable de la mort de Jésus qu’il condamne à mourir tant par lâcheté que par froid calcul politique.

Toutes ces personnes sont responsables et coupables de la mort de Jésus à des degrés divers. Mais il y en a encore d’autres : une foule innombrable. Vous, moi, chaque âme rachetée par Jésus. Ce sont nos péchés qu’il a portés, ce sont nos fautes dont il s’est chargé… tous ceux qui ont péché d’une façon ou d’une autre peuvent s’identifier à l’un de ces protagonistes, ou même à tous, et ont une part dans la mort de Jésus. La seule âme dont le salut vient de la mort de Jésus mais qui n’a eu aucune part dans ses souffrances, c’est Marie.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Le Calice de la dernière Cène, conservé dans la cathédrale de Valence.

Une antique tradition corroborant le fondement archéologique du Calice indique que celui-ci passa de Jérusalem à Rome par l’intermédiaire de saint Pierre. C’est avec ce Calice que les premiers papes célébrèrent les mystères. Il aurait été apporté en Espagne, dans la région de Huesca, vers l’an 258, par saint Laurent, après le martyre du pape Sixte et avant son propre martyre, dans le souci de le préserver de la spoliation liée à la persécution contre l’Eglise décrétée par Valérien.

Il y avait une fresque du XIIIe siècle dans la basilique Saint-Laurent-hors-les-murs de Rome qui représentait la remise du saint Calice par saint Laurent à un légionnaire espagnol, mais elle a été détruite le 19 juillet 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale, lors d’un bombardement allié, et il ne subsiste qu’une photo médiocre.

BARABBAS

Contemplons

Ecoutons

À chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient. Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute. La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander ce qu’il leur accordait d’habitude. Pilate leur répondit : « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? » Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré. Ces derniers soulevèrent la foule pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas. Et comme Pilate reprenait : « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? », de nouveau ils crièrent : « Crucifie-le ! » (Matthieu 15, 06-13)

Méditons

C’est couronné d’épines et revêtu d’un manteau de pourpre, que les soldats ramènent Jésus à Pilate en l’accablant, à chaque pas, de cris, de crachats, de coups, d’insultes et de moqueries. Pilate, qui ne trouve en lui aucun crime qui justifierait le châtiment demandé par les juifs, le questionne de nouveau et lui demande pourquoi, sachant qu’il « avait tout pouvoir sur lui » il ne se justifie pas. Alors, sortant de son silence, Jésus lui dit : «  Tu n’aurais aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’en-haut, mais il faut que les Ecri­tures s’accomplissent ! »

Pilate, troublé par l’avertissement de sa femme, tiraillé entre les remords de sa cons­cience et la crainte de voir le peuple déchainé se soulever contre lui, s’il se refuse à faire mourir Jésus, le présente à la foule dans l’état pitoya­ble où on l’a réduit. Cherchant à ruser, il propose de rendre la liberté à Jésus en condamnant à sa place, Barabbas qui est un insigne brigand. Mais la multitude s’écrit avec rage et d’une seule voix : «  Qu’il meure !… Nous voulons qu’il meure et que Barabbas soit délivré. »

Qui dira la souffrance de Jésus, dont le Cœur est souverainement tendre et délicat, lors­qu’Il se voit préférer Barabbas et à ce point méprisé, compté pour moins que le plus infâme des brigands, lui qui a tant de fois, béni, guéri, consolé ceux qui aujourd’hui réclament sa mort. Les cris de la foule déchainée ont dû le transpercer jusqu’au plus profond de son âme.

L’amour de Jésus pour nous, ne fait pas que le conduire à la mort mais aussi au mépris, à l’ignominie, à la haine de ceux-là mêmes pour qui son Sang est répandu avec tant de profusion. On l’a traité de perturbateur, d’insensé, de fou et il a tout accepté avec la plus grande douceur et la plus profonde humilité. Parlant de sa Passion, Jésus dit à sœur Josefa Menendez : « Comprenez-le, âmes que j’aime : vivre connues ou inconnues des hommes, utiliser ou non les talents que vous avez reçus, être peu ou beaucoup estimées, jouir ou non de la santé, rien de tout cela n’est en soi votre bonheur !… Savez-vous l’unique chose qui vous l’assu­rera ?… Faire la volonté de Dieu, l’embrasser avec amour, vous unir et vous conformer à tout ce qu’elle exige pour sa gloire et pour votre sainteté. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Clou de la crucifixion du Christ conservé en l’église Santa Maria della scala à Sienne

 

JESUS COURONNE D’EPINES

Contemplons

Ecoutons

Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde, ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage. (Matthieu 15, 16-19)

Méditons

Si la flagellation est une lourde épreuve pour celui qui y est condamné, elle requiert aussi beaucoup de force et d’endurance de la part de ceux qui l’infligent. Les soldats, enivrés et corrompus par les sbires des grands prêtres, n’arrêtent le supplice que lorsqu’ils sont eux-mêmes à bout de force. Comment Jésus a-t-il pu survivre à une telle torture ?

Les soldats se livrent alors à un autre jeu pour se distraire, et fabriquent une couronne d’épines qu’ils enfoncent sur la tête de Jésus. Pour le ridiculiser et l’humilier, ils s’inclinent devant Jésus, singent des courbettes, l’insultent, le frappent à la tête et chacun d’eux ajoute une nouvelle douleur à celles qui déjà épuisent son corps.

Sainte Brigitte décrit la couronne d’épines bien différemment de ce à quoi nous sommes habitués en regardant un crucifix. En effet, elle ressemble davantage à un énorme casque qu’à un diadème car elle englobe toute la tête de Jésus. Les épines, longues et acérées (la tradition nous rapporte qu’il s’agit de bois de jujubier), se plantent douloureusement dans la chair de Jésus. Le frère Joseph François raconte qu’un jour il vit en vision le couronnement d’épines de Jésus : par trois fois, on avait enlevé et replanté la couronne et, chaque fois, des épines pénétraient dans sa tête, laissant 34 blessures profondes. La Mère de Dieu révéla à sainte Brigitte que les épines furent si violemment enfoncées que le sang ruissela sur toute la face, de telle sorte qu’elle en parut toute couverte.

« Ecce homo. » Contemplons Jésus réduit à l’état le plus humi­liant, couronné d’épines, revêtu d’un manteau d’écarlate, salué comme un roi dérisoire et tenu pour un fou. Lui, Fils de Dieu et Dieu lui-même, celui à qui tout est soumis, s’est abaissé jusqu’à passer aux yeux des hommes comme le dernier et le plus mépri­sable de tous. Il a permis que sa tête soit couronnée d’épi­nes et qu’elle souffre pour réparer nos refus d’accep­ter ce qui nous abaisse aux yeux du monde. Il a consenti à couvrir ses épaules d’un manteau de dérision et à être traité de fou afin que nous acceptions de le suivre même au prix de tous les renoncements, de tous les abaissements. A sœur Josefa Menedez, Jésus dit : « Non, aucun chemin, aucun état n’est vil et humiliant, dès qu’il s’agit de suivre la volonté de Dieu. Vous qui vous sentez intérieurement attirées à cet état, ne résistez pas, ne cherchez pas par de vaines et orgueilleuses raisons, à faire la volonté divine tout en suivant la vôtre. Ne croyez pas trouver la paix et le bonheur dans une condition plus ou moins brillante aux yeux des créatures. Vous ne les rencontrerez que dans la soumission à la volonté de Dieu et dans l’entier accomplissement de tout ce qu’elle vous demande… »

En Jésus, couvert de blessures et couronné d’épines, nous contemplons l’état de notre âme couverte des plaies de nos péchés. Nous ne pouvons alors que repenser aux paroles de Jésus : « que sert à l’homme de conquérir le monde si pour cela il doit y perdre son âme ? »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant la couronne d’épines du Christ, conservée à Notre-Dame de Paris et proposée à la vénération des fidèles chaque premier vendredi du mois et chaque vendredi de carême.

LA FLAGELLATION

Contemplons

Ecoutons

Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu’il soit crucifié. (Matthieu 15, 15)

Méditons

On ne sait ce que Pilate est davantage : troublé ou effrayé. Il ne sait que faire de Jésus, et pour essayer d’apaiser la soif du peuple qui de­mande sa mort, il ordonne de le flageller. Contemplons comment Jésus se laisse conduire avec la douceur d’un agneau au terrible sup­plice de la flagellation…

La flagellation était quasi systématique avant toute crucifixion. Pour cela, on utilisait un flagrum, sorte de fouet à manche court comportant plusieurs lanières épaisses et larges, munies à leur extrémité de balles de plomb ou d’os de mouton. Les lanières coupaient la peau cependant que les balles ou les osselets imprimaient de profondes plaies contuses. Il en résultait une hémorragie non négligeable et un affaiblissement du condamné qui avait pour conséquence d’abréger son agonie sur la croix.

Le nombre de coups de fouet était strictement limité à 40 par la loi hébraïque, mais les pharisiens, pour être certains de ne pas enfreindre la loi, n’en faisaient donner que 39. Par contre, pour les romains, il n’existait pas de limite, hormis le fait que le condamné devait encore être capable de porter sa croix jusqu’au lieu du supplice. Sainte Brigitte, ainsi que la bienheureuse Anna Katarina Emmerich rapporte dans ses révélations, que les juifs soudoyèrent les flagellateurs romains et leurs firent porter du vin afin que, dans leur ivresse, ils exécutent la sentence avec une particulière sévérité. Saint Jérôme, ainsi que saint Pierre Damien assurent que les bourreaux frappèrent Jésus jusqu’à ce que les forces leurs manquèrent. Isaïe avait tout prédit par une phrase : « mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » (Is 53, 5).

C’est ainsi que, sur le corps de Jésus, déjà couvert de meurtrissures et brisé de fatigue, les bourreaux déchargent avec la plus cruelle frénésie leurs verges et leurs fouets. Tous ses os sont ébranlés dans la plus terrible douleur. D’innombrables blessures le déchirent. Des lambeaux de sa chair volent, emportés par les verges. Le sang jaillit de tous ses membres et il est bientôt réduit à un état si pitoyable qu’il n’a même plus l’apparence d’un homme. A sainte Brigitte, Jésus révéla que dans sa passion, il reçut 5480 coups. Il lui fut encore révélé qu’un de ses bourreaux ordonna d’abord à Jésus de se dépouiller lui-même de ses vêtements et qu’on le flagella si cruellement que son corps fut tout déchiré. La révélation à sainte Brigitte ne dit pas simplement qu’on frappait, mais qu’on sillonnait ses chairs sacrées. Les coups portèrent jusque sur la poitrine, au point que les côtes furent mises à découvert.

Laissons-nous saisir par le silence assourdissant que Jésus oppose à tout ce déferlement de violence… Par cette douloureuse flagellation à laquelle Jésus se soumet entièrement, il répare, et à quel prix, toutes nos concupiscences… Saint Alphonse de Liguori écrit : « Il voulut, dans sa passion, être cloué à la croix, pour expier l’abus que nous avons fait de notre liberté. Il voulut expier notre avarice par sa nudité, notre orgueil par ses humiliations, notre envie de dominer par sa soumission aux bourreaux, nos mauvaises pensées par sa couronne d’épines, notre intempérance par le fiel qu’il goûta, et nos plaisirs sensuels par les souffrances de son corps. »

Et Benoit XVI ajoute : « Ne regarde plus tes blessures, regarde les siennes. Ne regarde pas ce qui te sépare encore de lui et des autres ; regarde l’infinie distance qu’il a abolie en prenant ta chair, en montant sur la croix que lui ont préparée les hommes et en se laissant mettre à mort pour te montrer son amour. Dans ses blessures, il te prend ; dans ses blessures, il te cache, ne te refuse pas à son amour ! »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la passion du Christ

La colonne de la flagellation se trouve en l’église sainte Praxède à Rome.

JESUS EN PRISON

Contemplons

Ecoutons

Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit : « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? » (Matthieu 27,15-17)

Méditons

Dans les Evangiles, il n’est pas mentionné que Jésus a passé une partie de la nuit en prison. Mais cela ne fait pas de doute. Entre les comparutions tardives chez Anne, Caïphe et les comparutions matinales chez Pilate puis Hérode, s’écoulent quelques heures, nécessaires au Sanhédrin pour prendre du repos après son forfait.

Jésus est en prison, livré aux mauvais traitements de ses geôliers qui ne veulent pas être en reste par rapport à tous ceux qui avaient déjà eu l’occasion de se défouler sur lui. Les grands prêtres l’ont traité comme un moins-que-rien, un danger public, un blasphémateur, donc indigne d’être traité comme un être humain. Probablement qu’en confiant Jésus aux geôliers, les grands prêtres leur ont donné l’autorisation, voire même l’instruction, de le torturer et de se livrer sur lui à toutes sortes de sévices. Cela dit, ils pouvaient bien s’amuser mais en aucun cas tuer Jésus car il était indispensable que son procès ait lieu et qu’il y soit condamné ; pour cela, Jésus ne devait en aucun cas mourir maintenant.

A présent Jésus est livré aux gardes, qui comptent bien se divertir un peu. Imaginons à quelles personnes Jésus a été livré : des soldats qui valent à peine mieux que ceux qu’ils gardent et qui, à force de faire exécuter les sentences de mort, ont perdu tout sentiment d’humanité. Et, s’il leur reste un peu d’humanité, il est étouffé par le vin et le vice.

Probablement que le silence de Jésus, en réponse à tout ce que les gardes lui font subir, attise encore la fureur ou le vice des bourreaux qui veulent tester sa résistance… L’imagination humaine est sans limite lorsqu’il s’agit de trouver des moyens de torturer et de faire souffrir. Et Jésus continue de tout accepter dans l’amour… quel mystère !

La bienheureuse Anna Katarina Emmerich (1774-1824), ainsi que plusieurs autres mystiques stigmatisées à qui il fut donné de revivre la Passion de Jésus, parlent de tous les mauvais traitements subis par Jésus en prison et de sa prière pour ses bourreaux. La bienheureuse Anna Katarina Emmerich nous dit : « Jésus souffrit tout sans ouvrir la bouche ; et c’étaient les hommes, les pécheurs qui exerçaient leur rage sur leur frère, leur Rédempteur, leur Dieu. Je suis aussi une pauvre pécheresse, et c’est à cause de moi aussi que tout cela s’est fait. Au jour du jugement où tout sera manifesté, nous verrons tous quelle part nous avons prise au supplice du Fils de Dieu par les péchés que nous ne cessons de commettre et qui sont une sorte de consentement et de participation aux mauvais traitements que ces misérables firent éprouver à Jésus. »

A sœur Marie Madeleine Martinengo (1687-1737), clarisse, qui vivait à Rome, Jésus révéla les souffrances qu’il avait endurées la nuit avant sa mort. Il lui dit : « Les Juifs me considéraient comme l’homme le plus dangereux de leur temps et me traitèrent ainsi :

1 – Ils nouèrent mes pieds avec une corde et me trainèrent en bas d’un escalier, dans une cave puante et immonde ;

2 – Ils me dévêtirent et trouèrent mon Corps avec des pointes de fer ;

3 – Ils nouèrent une corde autour de mon Corps et me trainèrent aller et retour à travers la cave ;

4 – Ils me suspendirent à une poutre et m’y laissèrent jusqu’à ce que je glisse et tombe par terre ; cette souffrance fit jaillir de mes yeux des larmes sanglantes ;

5 – Ils me fixèrent à un pieu et me martyrisèrent avec toutes sortes d’armes, en perçant mon Corps ; ils me jetèrent des pierres et me brûlèrent au brasier avec des torches ;

6 – Ils me percèrent d’alènes et de piques et arrachèrent la peau et la chair de mon Corps et de mes veines ;

7 – Ils me lièrent à une colonne, et placèrent mes pieds sur une tôle incandescente ;

8 – Ils me couronnèrent avec une couronne en fer et me bandèrent les yeux avec des linges très sales ;

9 – Ils m’assirent sur une chaise, garnie de clous très pointus, qui creusèrent des trous très profonds dans mon Corps ;

10 – Ils arrosèrent mes plaies avec de la poix et du plomb en fusion, et me renversèrent de la chaise ;

11 – Pour mon supplice et ma honte, ils enfoncèrent en mon Corps des aiguilles et des clous dans les trous de ma barbe arrachée ;

12 – Ils me jetèrent sur une croix, sur laquelle ils me ligotèrent avec tant de force et de dureté que Je faillis être étouffé ;

13 – Ils me piétinèrent la tête ; l’un d’eux, en mettant son pied sur ma poitrine, enfonça une pointe de ma couronne d’épines à travers ma langue ;

14 – Ils me versèrent les plus horribles immondices dans la bouche ;

15 – Ils déversèrent sur moi des flots d’injures infâmes, me lièrent les mains au dos, me conduisirent, en me frappant, hors de la prison, en me donnant des coups de verges. »

Et Jésus continua : « Ma chère fille, je te demande de faire connaître mes quinze souffrances et douleurs secrètes à beaucoup d’âmes, afin qu’elles soient contemplées et honorées. Au jour du dernier jugement, j’accorderai l’éternité bienheureuse à ceux qui, par amour et avec recueillement, m’offriront chaque jour une de mes souffrances et accomplissent pieusement la prière suivante :

« Mon Seigneur et mon Dieu ! C’est ma volonté irrévocable de vous honorer, de vous louer et de vous adorer, à travers vos  quinze souffrances secrètes et l’effusion de votre Sang.

Autant il y a de grains de sable dans la mer, de grains de terre dans les champs, de brins d’herbe sur toute la terre, de fruits sur les arbres, de feuilles sur les branches, de fleurs dans les champs, d’étoiles au firmament, d’anges au Ciel, et de créatures sur la terre ; autant de milliers de fois béni, adoré, loué et glorifié le Seigneur Jésus-Christ ; Son Cœur très saint, Son Sang précieux, le divin Sacrifice de la Sainte Messe, le Saint-Sacrement de l’Autel, la très Sainte Vierge Marie, les glorieux neuf Chœurs des Anges et la multitude des Saints ; par moi et par tous les hommes, maintenant et dans toute l’Éternité.

Je désire autant de fois, bien-aimé Jésus, vous remercier, vous servir et vous plaire, réparer tous les outrages qui vous sont faits, et vous appartenir corps et âme.

Je veux autant de fois me repentir de mes péchés, et vous demander, à vous mon Dieu, pardon et miséricorde.

Je désire aussi offrir vos mérites infinis au Père Éternel, en réparation de mes fautes et de mes péchés, et de mes punitions méritées. Je suis fermement résolu à changer de vie et je vous demande que la dernière heure de ma vie soit heureuse et en paix.

Je veux aussi prier pour la délivrance des pauvres âmes du purgatoire.

Je désire renouveler cette louange d’amour et de réparation à chaque heure du jour et de la nuit, fidèlement, jusqu’au dernier instant de ma vie.

Je vous prie, très bon et très aimable Jésus, de confirmer au Ciel mon très sincère désir. Ne tolérez pas qu’il soit anéanti par les hommes et encore moins par l’esprit malin. Amen. »

Cette dévotion a été approuvée et recommandée par le pape Clément XII (1730-1740).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

La prison de Jésus à Jérusalem

JUDAS

Contemplons

Ecoutons

Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ; il rendit les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens. Il leur dit : « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. » Ils répliquèrent : « Que nous importe ? Cela te regarde ! » Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. (Matthieu 27, 03-05)

Méditons

Après avoir livré Jésus par un baiser, Judas s’enfuit, errant et fugitif, sans pou­voir étouffer les cris de sa conscience qui l’accusent du plus horrible des sacrilèges. Pris de remords, il voudrait pouvoir tout annuler et remonter le temps. Pour cela, il va rendre l’argent, pensant, espérant, que cela suffira à libérer Jésus. Il se trompe. Les grands prêtres et lui, n’avaient pas les mêmes raisons de traduire Jésus devant le Sanhédrin et lui-même n’était que l’instrument de leur politique. Ses remords de conscience, les trente pièces d’argent ne leur importent pas ; ce qu’ils veulent, c’est la mort de Jésus et à n’importe quel prix. Judas, qui a livré celui qui l’a toujours appelé « mon ami » à des canailles ivres de haine, apprend à ses dépens qu’on ne pactise pas avec des loups même déguisés en agneaux.

Judas a livré Jésus pour 30 pièces d’argent. C’est une somme dérisoire en considération de ce qu’il représente pour toutes les parties. Pour les juifs, il est un blasphémateur et une menace car, en Jésus, tout les accuse. De nombreuses fois, ils ont voulu l’arrêter et n’y sont pas parvenus. Ils étaient prêts à exploiter la moindre opportunité pour y parvenir. Les grands prêtres, si pleins de haine, qu’ils sont prêts à tout pour se débarrasser de Jésus, auraient donné davantage que cette maigre somme. Il y a trois jours, Marie-Madeleine a versé sur les pieds de Jésus un parfum d’une valeur de 300 deniers soit dix fois plus que la somme pour laquelle Judas l’a livré. Judas a bien fait remarquer alors qu’on aurait mieux fait de vendre ce parfum pour en distribuer l’argent aux pauvres. Mais comme le souligne saint Jean, Judas a dit cela, « non parce qu’il se souciait des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et qu’ayant la bourse, il dérobait ce qu’on y mettait. » (Jean 12,6)

Aussi, comment se fait-il que Judas, un voleur, ait livré Jésus pour seulement 30 pièces d’argent, une somme dérisoire ? D’aucuns pensent que Judas voulait mettre Jésus dans une situation dans laquelle, il aurait été obligé de manifester sa puissance, ce qui aurait amené les grands prêtres à le reconnaitre comme le Messie et à se ranger derrière lui contre l’ennemi romain. Judas aurait alors été celui qui a permis à Jésus d’accéder au pouvoir qui lui en aurait été redevable ; en reconnaissance, il lui aurait conféré une très haute fonction, bien lucrative. Dans le plan de Judas, les trente pièces d’argent n’étaient qu’un acompte sur un beau pactole à venir…

En ce soir de jeudi-saint, tous les apôtres ont trahi Jésus. Mais les Evangélistes mettent une lumière particulière sur trois d’entre eux. En fuyant, Jean a cédé à l’instinct de survie. Et, comme un enfant qui cherche sa mère quand il a fait une bêtise, il s’est réfugié chez Marie. Marie l’a recueilli, l’a consolé, lui a rappelé les paroles de Jésus sur sa Passion et la résurrection qui s’ensuivra, lui a communiqué la force de la mener, elle, jusque sur le chemin du calvaire où ils rencontreront Jésus et sur le Calvaire où ils se tiendront côte à côte. Comme tous les apôtres, Judas savait où se trouvait Marie ; il aurait aussi pu aller la trouver. Comme Jean, elle l’aurait accueilli et l’aurait assuré du pardon de Jésus. Mais il ne l’a pas fait.

Pierre a renié Jésus et s’en est douloureusement repenti : il a « pleuré amèrement son péché. » Mais ça non plus, Judas ne l’a pas fait. Il n’a pas pleuré mais est allé se pendre. Son crime est tellement grand qu’il le pense impossible à pardonner. Comment peut-on avoir vécu trois ans dans l‘intimité immédiate de Jésus et douter de son pardon. Avait-il compris la parabole du fils prodigue, de la brebis perdue ?

Aussi, quand parvient à ses oreilles la sentence de mort de Jésus, Judas se livre au plus terrible des désespoirs et se pend. Quels mots pourront décrire la douleur intense et profonde de Jésus, lorsqu’il voit Judas se précipiter vers sa perte éternelle, cette âme qui avait passé tant de jours à l’école de son amour, recueilli sa doctrine, et si souvent entendu tomber de ses lèvres le pardon des plus grands péchés…

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant un clou du crucifiement, conservé dans la cathédrale de Bamberg en Allemagne

LE RENIEMENT DE PIERRE

Contemplons

Ecoutons

Cependant Pierre était assis dehors dans la cour. Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! » Mais il le nia devant tout le monde et dit : « Je ne sais pas de quoi tu parles. » Une autre servante le vit sortir en direction du portail et elle dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. » De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment : « Je ne connais pas cet homme. » Peu après, ceux qui se tenaient là s’approchèrent et dirent à Pierre : « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. » Alors, il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme. » Et aussitôt un coq chanta. Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement. (Matthieu 26, 69-75)

Méditons

Tous les apôtres ont fui et abandonné Jésus… Pierre seul, entraîné par la curiosité, mais rempli de crainte, suit Jésus de loin et se dissimule au milieu des serviteurs. Il voit autour de Jésus, une foule de faux témoins qui accumulent mensonge sur mensonge pour attiser la colère des juges iniques. Ceux-là mêmes dont les lèvres ont acclamé tant de fois les miracles de Jésus, se font aujourd’hui ses accusa­teurs. Ils l’appellent perturbateur, profanateur du sabbat, faux prophète… et la valetaille ex­citée par ces calomnies, profère contre lui des cris et des menaces.

Pierre, constitué par Jésus chef de l’Eglise, qui peu d’heures auparavant, a promis de le suivre jusqu’à la mort et qui a l’occasion de rendre témoi­gnage à Jésus, répond à une simple demande par un premier reniement. Comme la question se renouvelle et que la frayeur s’empare de plus en plus de lui, il jure qu’il ne l’a jamais connu et qu’il n’a jamais été son disciple. Une troisième fois, Pierre le renie par d’horribles imprécations.

Les regards de Jésus et de Pierre se plongent l’un dans l’autre. Même si dans le regard de Jésus, il ne lit aucun reproche, Pierre pleure amèrement son péché. Il a trahi celui qu’il aime et pleure, moins sur le sort réservé à Jésus que sur sa propre lâcheté. Il était pourtant animé de la meilleure volonté du monde. Il était totalement sincère lorsqu’il promettait au maitre de le suivre jusqu’au bout. Aujourd’hui, il est submergé par la peur et ne parvient pas à dominer ses réactions.

Toute sa vie, Pierre se souviendra du regard de Jésus au moment où le coq chante pour la troisième fois. Toute sa vie, il se repentira et s’en voudra d’avoir renié Jésus. Cet épisode le rendra moins présomptueux et lui rappellera toujours que sans Jésus, il ne peut rien faire. Si bien qu’on peut penser que ce lamentable reniement lui a été une leçon salutaire, à lui qui devait être constitué le « serviteur des serviteurs de Dieu » celui que le Seigneur investira d’une si haute autorité que pour l’exercer comme un service, il lui faudra s’appuyer sur une profonde humilité. La puissance divine qui se plait à tirer le bien du mal, fera de la défaillance de Pierre un atout pour sa mission de pasteur des âmes.

Jésus n’est qu’amour pour son Pierre. Même après son triple reniement, Jésus reste fidèle à ses vues sur Pierre et ne lui retire pas la conduite de l’Eglise pour la confier à Jean, par exemple, qui, même s’il fuit le jeudi soir, revient et reste auprès de lui, le vendredi sur le Calvaire. Après la résurrection, Jésus lui demandera par trois fois s’il l’aime et s’il l’aime plus que tout, plus que tous. Pierre, nettement plus humble cette fois, l’assure sincèrement de son amour. Par cette triple déclaration d’amour, Jésus donne à Pierre l’occasion de réparer son triple reniement et, pour l’assurer de son pardon, le confirme dans sa mission : « pais mes brebis. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant du Sang du Christ mêlé à de la terre du Golgotha, prélevé par sainte Marie-Madeleine qui serait parvenu à Weissenau en Allemagne en passant par le sud de la France (Saintes-Marie-de-la-mer) et Strasbourg.