Le secret

Contemplons

Sœur Lucie, religieuse carmélite à Coimbra au Portugal

Méditons

Le 13 juillet 1917, Marie confie aux trois enfants un secret que par la suite on essaiera vainement de leur extirper. Les enfants gardent tout en mémoire, et Lucie, dernier témoin survivant, n’accepte de communiquer le contenu de ce secret qui se divise en trois parties, deux visions et un message vocal, qu’après en avoir reçu l’ordre de son évêque, « et avec la permission de Notre-Dame. »

Dans son Troisième Mémoire du 31 aout 1941 adressé à l’évêque de Leiria-Fatima, sœur Lucie relate la première partie du secret, la vision de l’enfer. Dans son quatrième mémoire daté du 8 décembre 1941, Lucie reprend la première partie du secret, la vision de l’enfer et y ajoute la seconde à savoir les annonces prophétiques dont le triomphe final du Cœur Immaculé de Marie.

La troisième partie du « secret » est écrite sur l’ordre de l’évêque de Leiria et de Notre-Dame le 3 janvier 1944. Elle est rédigée sur une lettre à part, puis mise dans une enveloppe scellée, sur laquelle sœur Lucie écrit qu’elle ne peut être ouverte qu’après 1960. La lettre est remise à l’évêque de Leiria-Fatima de l’époque. Lucie indique que seul le patriarche de Lisbonne ou l’évêque de Leiria sont autorisés à l’ouvrir après cette date. L’enveloppe scellée est d’abord gardée par l’évêque de Leiria. Puis, pour mieux le conserver, l’enveloppe est remise le 4 avril 1957 aux archive secrètes du Vatican. L’évêque de Leiria prévient sœur Lucie de ce transfert du document.

Le 17 août 1959, le Père Pierre-Paul Philippe, Commissaire du Saint-Office, porte au pape saint Jean XXIII l’enveloppe contenant la troisième partie du secret de Fatima. Mais le pape, après certaines hésitations, choisit de ne pas l’ouvrir. Paul VI, le 27 mars 1965, choisit, pour sa part, de lire le contenu de la lettre, puis renvoie l’enveloppe aux archives secrètes du Vatican, décidant de ne pas publier le texte.

Après la tentative d’assassinat du 13 mai 1981, le Pape Jean-Paul II demande l’enveloppe contenant la troisième partie du secret. Le Cardinal Franjo Seper, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, lui remet le 18 juillet 1981, deux enveloppes : l’une blanche, avec le texte original de sœur Lucie en langue portugaise et l’autre de couleur orange, avec la traduction du texte en langue italienne. Le 11 août suivant, les deux enveloppes sont remises aux Archives du Saint-Office.

En avril 2000, Lucie confirme au cardinal Bertone, que la lettre et le texte du « troisième secret » sont bien ceux qu’elle a rédigés en janvier 1944, et que ce texte est complet. En juin 2000, le Vatican publie officiellement la troisième et dernière partie du secret, livrant sa traduction ainsi qu’une copie de la lettre originale rédigée par sœur Lucie.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Sacrifiez-vous pour les pécheurs »

Contemplons

Les parents de François et Jacinthe, âgés, en prière à la Cova da Iria

Méditons

Lors de l’apparition du 13 juillet, Marie demande aux enfants de se « sacrifier pour les pécheurs et de dire souvent, spécialement lorsqu’ils font un sacrifice : « Ô ! Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs et en réparation pour les péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. »

Les enfants remarquent l’expression de profonde tristesse sur le visage de Marie quand elle prononce ces paroles. A Lourdes, en 1858, Bernadette était déjà bouleversée par cette expression de tristesse dans le regard de Marie quand elle parle de la conversion de pécheurs. Et tous diront que jamais ils n’ont vu une telle expression de tristesse. A Lourdes, Marie demande qu’on prie pour la conversion des pécheurs, à Fatima, elle va plus loin et demande qu’on se sacrifie pour eux. Pour le salut des pécheurs, la prière ne suffit pas ; il faut l’enrichir de sacrifices pour faire contrepoids à la multitude des péchés et à leur gravité. En demandant aux enfants de se sacrifier, Marie leur demande d’imiter Jésus dans sa Passion, Lui qui nous a assuré à tous le salut. Elle nous demande de l’imiter, elle qui s’est sacrifiée et a sacrifié pour nous ce qu’elle avait de plus cher au monde : son Fils. C’est par le sacrifice de leur vie à tous deux, que nous sommes sauvés. Ce sera par nos pauvres sacrifices unis aux mérites de la Passion de Jésus que nous sauverons les âmes des pauvres pécheurs. Et, les enfants seront héroïques dans les sacrifices qu’ils consentiront à cette intention.

Marie énonce trois intentions pour lesquelles les enfants (et au-delà des enfants, nous-mêmes) sont invités à se sacrifier : avant tout, pour l’amour de Jésus, ensuite pour la conversion des pécheurs, enfin en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie.

Le premier motif de se sacrifier, c’est l’amour de Jésus. Par sa Passion, Jésus nous a témoigné un tel amour qu’il ne peut rester sans réponse de notre part. Aussi, l’indifférence des âmes le plonge dans une tristesse qui ne saurait être décrite car pour cela il faudrait connaitre le langage des anges. Cependant, l’ange du Portugal l’a bien dit : « consolez votre Dieu. » Et, François exprimait souvent le désir de mourir pour aller au Ciel consoler Notre-Seigneur si triste de la perte éternelle des âmes. Par ce motif, Marie nous invite, comme elle (car elle est triste de la tristesse de Jésus) à tout faire pour qu’un Dieu aussi digne d’amour soit aimé jusqu’où il nous est possible de le faire, quitte à souffrir volontairement un peu pour cela.

Le second motif, c’est la conversion des pécheurs. Juste après cette demande, Marie montre l’enfer aux enfants leur précisant que « c’est là que vont les âmes des pauvres pécheurs. » On observera que pendant toutes les apparitions, Marie évacuera (tout en y répondant quand même) le sujet des maladies corporelles pour insister surtout sur les maladies de l’âme à savoir la lèpre du péché. Sa réponse aux malades est d’ailleurs invariable : qu’ils se convertissent, qu’ils disent le chapelet tous les jours et ils guériront… De ses paroles, nous tirons qu’aucune maladie n’est plus grave que l’éloignement de Dieu et le danger de perdre son âme. On pourra trouver ce discours obscurantiste et, dans nos églises, personne n’oserait plus tenir aujourd’hui un tel langage. Pourtant Marie, qui nous aime plus que tout et tous, elle, n’hésite pas à nous mettre face à une réalité qu’elle connait parfaitement et à la dévoiler dans toute son horreur à trois enfants. C’est dire à quel point, le sujet est sérieux, la demande importante. Le destin de ces malheureux pécheurs, même si mérité, ne peut que susciter notre compassion et, afin de l’éviter à d’autres, cela vaut la peine qu’on accepte de faire des sacrifices pour leur salut.

Enfin le troisième motif, c’est faire réparation au Cœur Immaculé de Marie. Notons, que Marie n’évoque cette intention qu’en troisième lieu, après l’amour de Jésus et le salut des pécheurs. Non seulement Marie est un modèle d’humilité mais, en plus, du haut de toute sa gloire, elle continue de se renoncer pour l’amour de Jésus, pour l’amour de nous. A La Salette, le 19 septembre 1846, Marie disait à ce sujet à Mélanie et à Maximin : « si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis obligé de le prier sans cesse. Et vous n’en faites pas cas. Vous aurez beau faire, vous ne pourrez jamais assez me dédommager de toute la peine que je prends pour vous autres. » Les péchés contre le Cœur Immaculé sont si nombreux et si graves qu’ils réclament réparation. Ils blessent non seulement Marie mais aussi Dieu dans son amour pour Marie, dans les merveilles qu’Il a réalisées en elle. Et, c’est surtout parce qu’ils sont une offense faite à Dieu qu’ils méritent qu’on consente des sacrifices pour les réparer.

Le chrétien est un « alter Christus » un autre Christ qui, comme Jésus l’a fait, fait le don de Lui-même au Père pour la gloire de Dieu et le salut du monde. C’est ce que Marie nous demande en sollicitant nos sacrifices et nous rappelle par cette petite prière. Qui entendra son appel ?

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Car seule Notre-Dame du Rosaire peut vous secourir »

Contemplons

Sœur Lucie devant une statue de Notre-Dame du Rosaire de Fatima

Méditons

La Vierge Marie nous a habitué à un langage simple, concis et sans détours, répondant en toutes ses caractéristiques au précepte de Jésus : « Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on y ajoute vient du malin » (Mathieu 5, 37). Aussi ne faut-il jamais chercher de sens caché dans les paroles de Marie car non seulement ses mots correspondent à ce qu’elle veut exprimer et son but est avant tout d’être comprise sans équivoque de son auditoire.

Aussi quand Marie demande à Lucie de « continuer à bien dire le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire pour obtenir la paix car elle seule peut nous secourir » c’est parce que telle est, d’une part, sa volonté mais aussi parce qu’il en est ainsi et non autrement. La paix est une grâce que Dieu a confiée à Marie et qui doit nous être accordée en réponse à la prière fervente et constante du chapelet. Si Dieu n’avait pas souverainement décidé que la paix sur terre dépendra de cette seule et unique condition, jamais Marie n’aurait tenu un tel langage en s’élevant à une position aussi éminente que celle de médiatrice de la paix. Marie est l’humble servante du Seigneur et ne veut rien que Dieu ne veuille. Aussi, si elle sort de sa réserve et déclare « qu’elle seule peut nous secourir » c’est parce que telle est la volonté du Seigneur qu’elle entend servir sans cesse et sans réserve.

Dans les mots de Marie, nous sentons l’urgence de la situation et à quel point elle nous presse de répondre à son appel. A Lucie, elle dit : « dites bien le chapelet tous les jours. » Et elle dira la même chose à chacune de ses apparitions. En disant « seule Notre-Dame du Rosaire peut vous secourir », elle insinue que tous les autres moyens sont épuisés et que Dieu n’accordera la paix qu’à la prière de Notre-Dame du Rosaire qui se présentera au nom de son peuple devant Lui les mains remplies de nos chapelets priés avec ferveur. Elle insinue qu’il n’y a pas lieu de négocier avec Dieu d’autres moyens pour obtenir la paix parce que c’est uniquement par ce moyen qu’Il veut nous exaucer. Enfin, Marie nous fait comprendre que la paix ne viendra pas par la puissance des armes ou l’habileté de la diplomatie mais uniquement par la prière du chapelet. Et pour cause, aussi bien les stratégies militaires que les efforts du pape Benoit XV et avant lui de saint Pie X, mort de chagrin de n’avoir pu empêcher le conflit, ont tous échoués.

A Pontmain, le 17 janvier 1871, Marie exprimait déjà la même idée. En effet, pendant l’apparition, alors qu’on récite le chapelet, la Vierge dans le ciel n’a cessé de grandir montrant ainsi que sa puissance d’intercession augmente avec nos prières notamment du rosaire. Juste après, elle faisait écrire dans le ciel étoilé : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera sous peu. Mon Fils se laisse toucher. »  L’armistice était signée en France le 28 janvier soit 11 jours après l’apparition à Pontmain…   

Prions

Voir page 7

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucia, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Dites bien le chapelet tous les jours »

Contemplons

Sœur Lucie devant une statue de Notre-Dame du Rosaire de Fatima

Méditons

La Vierge Marie nous a habitué à un langage simple, concis et sans détours, répondant en toutes ses caractéristiques au précepte de Jésus : « Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on y ajoute vient du malin » (Mathieu 5, 37). Aussi ne faut-il jamais chercher de sens caché dans les paroles de Marie car ses mots traduisent exactement sa pensée et sont choisis de sorte à être comprise sans équivoque de son auditoire.

Aussi quand Marie demande à Lucie de « continuer à bien dire le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire pour obtenir la paix car elle seule peut nous secourir » c’est parce que telle est, d’une part, sa volonté mais aussi parce qu’il en est ainsi et non autrement. La paix est une grâce que Dieu a confiée à Marie et qui doit nous être accordée en réponse à la prière fervente et constante du chapelet. Si Dieu n’avait pas souverainement décidé que la paix sur terre dépendra de cette seule et unique condition, jamais Marie n’aurait tenu un tel langage en s’élevant à une position aussi éminente que celle de médiatrice de la paix. Marie est l’humble servante du Seigneur et ne veut rien que Dieu ne veuille. Aussi, si elle sort de sa réserve et déclare « qu’elle seule peut nous secourir » c’est parce que telle est la volonté du Seigneur qu’elle entend servir sans cesse et sans réserve.

Dans les mots de Marie, nous sentons l’urgence de la situation et à quel point elle nous presse de répondre à son appel. A Lucie, elle dit : « dites bien le chapelet tous les jours. » Et elle dira la même chose à chacune de ses apparitions. En disant « seule Notre-Dame du Rosaire peut vous secourir », elle insinue que tous les autres moyens sont épuisés et que Dieu n’accordera la paix qu’à la prière de Notre-Dame du Rosaire qui se présentera au nom de son peuple devant Lui les mains remplies de nos chapelets priés avec ferveur. Elle insinue qu’il n’y a pas lieu de négocier avec Dieu d’autres moyens pour obtenir la paix parce que c’est uniquement par ce moyen qu’Il veut nous exaucer. Enfin, Marie nous fait comprendre que la paix ne viendra pas par la puissance des armes ou l’habileté de la diplomatie mais uniquement par la prière du chapelet. Et pour cause, aussi bien les stratégies militaires que les efforts du pape Benoit XV et avant lui de saint Pie X, mort de chagrin de n’avoir pu empêcher le conflit, ont tous échoués.

A Pontmain, le 17 janvier 1871, Marie exprimait déjà la même idée. En effet, pendant l’apparition, alors qu’on récite le chapelet, la Vierge dans le ciel ne cesse de grandir montrant ainsi que sa puissance d’intercession augmente avec nos prières notamment du rosaire. Juste après, elle faisait écrire dans le ciel étoilé : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera sous peu. Mon Fils se laisse toucher. »  L’armistice était signée en France le 28 janvier soit 11 jours après l’apparition à Pontmain…   

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La troisième apparition de Marie

Contemplons

Lucie au temps des apparitions

Ecoutons

La plus importante des apparitions de la Cova da Iria, l’apparition clé, le fondement de tout le message de Fatima, est la troisième apparition, celle du 13 juillet. Écoutons une fois de plus la description de Lucia :

« Que voulez-vous de moi ?

Je veux que vous veniez ici le 13 du mois prochain, que vous continuiez à dire le chapelet tous les jours, en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’elle seule peut vous secourir.

Je voudrais vous demander de nous dire qui vous êtes et de faire un miracle pour que tous croient que Vous nous apparaissez.

Continuez à venir ici tous les mois. En octobre je dirai qui je suis, ce que je veux et je ferai un miracle que tous pourront voir pour croire.

Là, elle formula quelques demandes dont je ne me rappelle plus très bien. Ce dont je me souviens c’est que Notre-Dame a dit qu’il fallait réciter le chapelet pour obtenir les grâces durant l’année. Et elle continua :

Sacrifiez-vous pour les pécheurs et dites plusieurs fois, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice : Ô ! Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs et en réparation pour les péchés commis contre le Cœur immaculé de Marie.

En disant ces paroles, elle ouvrit de nouveau les mains comme lors des deux mois passés. Le reflet parut pénétrer la terre et nous vîmes quelque chose comme une mer de feu. Plongés dans ce feu, les démons et les âmes ressemblaient à des braises transparentes, noires ou bronzées, ayant forme humaine, qui flottaient dans le brasier, portées par les flammes qui sortaient d’elles, avec des nuages de fumée tombant de tous côtés, ressemblant à la chute des étincelles dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, au milieu de cris et de gémissements de douleur et de désespoir, qui horrifiaient et faisaient trembler d’effroi. Les démons se distinguaient par des formes horribles et sordides d’animaux effrayants et inconnus, mais transparents comme des braises de charbons noirs.

Effrayés et comme pour appeler au secours, nous avons dirigé notre regard vers Notre-Dame, qui nous dit avec bonté et tristesse :

Vous avez vu l’enfer, où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé. Si l’on fait ce que je vais vous dire, de nombreuses âmes obtiendront le salut et auront la paix. La guerre va finir, mais si on ne cesse pas d’offenser Dieu… une autre, bien pire, commencera. Lorsque vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue, sachez qu’il s’agit du grand signe que Dieu vous donne, qu’il va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l’Église et le Saint-Père. Pour l’empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur immaculé et la Communion réparatrice des premiers samedis. Si on répond à mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix; sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. Finalement, mon Cœur immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera accordé au monde un certain temps de paix. Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi. Etc. Cela ne le dites à personne. À Francisco, oui, vous pouvez le dire.

Quand vous récitez le chapelet, dites après chaque dizaine : Ô ! mon Jésus pardonnez-nous, délivrez-nous du feu de l’enfer, attirez toutes les âmes vers le Ciel, principalement celles qui en ont le plus besoin.

Après un instant de silence, j’ai demandé :

Vous ne me demandez rien d’autre ?

Non, aujourd’hui je ne te demande rien d’autre.

Et, comme d’habitude, elle commença à s’élever en direction du levant jusqu’à disparaître dans l’immensité du firmament.»

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Je ne t’abandonnerai jamais »

Contemplons

La tombe de Jacinthe et de Lucie

Méditons

François et Jacinthe sont pris dans une lumière qui se projette vers le Ciel, et Lucie dans une lumière qui se répand sur la terre. En effet, François et Jacinthe iront bientôt au Ciel et Lucie restera ici-bas, chargée de répandre la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. C’est une cause de tristesse pour Lucie car elle sera séparée de ses cousins qu’elle aime tendrement et, pour elle, le Ciel est différé. Et, il le sera pour un moment car elle mourra à l’âge de 97 ans, le 13 février 2005 soit près de 87 années après cette annonce.

Lucie doit rester sur terre pour faire connaitre et aimer Notre-Dame, pour répandre son message et œuvrer à l’instauration de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, le moyen choisi par Dieu pour sauver de l’enfer les âmes des pauvres pécheurs. Et toute la vie de Lucie, y sera consacrée. A cette fin, Marie demande à Lucie, en cette apparition du 13 juin 1917, d’apprendre à lire. Elle n’avait pas beaucoup fréquenté l’école tenue par la nécessité d’aider sa famille notamment par la garde du troupeau de brebis. A la maison, la demande de Lucie d’apprendre à lire sera d’abord assimilée à de l’orgueil surtout que dans son milieu on n’avait pas beaucoup le souci d’instruire les filles. Et d’apprendre à lire et à écrire lui sera nécessaire pour diffuser le message de Marie. Pensons à la nombreuse correspondance qu’elle entretint avec ses évêques, ses pères spirituels, tous les papes notamment à partir de Pie XII et surtout avec Jean-Paul II.

A chacun des enfants, Marie confie une mission qui dépasse les forces humaines surtout celles de faibles enfants. Pourtant, ils la rempliront tous les trois. François et Jacinthe accepteront de mourir en sacrifice pour les pécheurs, Lucie acceptera et surmontera toutes les difficultés et contradictions qui se dresseront en travers de sa mission et qui feront, si l’on peut dire, son martyr. Aussi, à Lucie, Marie fait une promesse supplémentaire. Si elle promet aux trois enfants de la rejoindre un jour au Ciel, elle promet à Lucie « qu’elle ne l’abandonnera jamais, que son Cœur Immaculé sera son refuge et le chemin qui la mènera jusqu’à Dieu. » Et elle écrira à ce sujet au père Aparicio : «  Là, je suis toujours en sécurité, c’est le Cœur de la meilleure des mères  ; il est toujours attentif et il veille sur la dernière de ses filles. Combien cette certitude m’encourage et me réconforte  ! En Elle, je trouve force et consolation. Ce Cœur Immaculé est le canal par lequel Dieu fait jaillir sur mon âme la multitude de ses grâces. Aidez-moi à en être reconnaissante et à correspondre à tant de miséricordes.  »

Au-delà de Lucie, cette promesse, nous est faite à tous si, comme elle, nous nous confions au Cœur Immaculé de Marie. Lucie n’a pas coulé que des jours paisibles au couvent. Au contraire, vu l’enjeu du message, Satan s’est même déchainé contre elle. Mais elle a toujours éprouvé l’assistance de Notre-Dame et ne s’est jamais laissé vaincre par la démesure de la mission qui lui était confiée. En 1945, Lucie écrit à ce sujet à sa supérieure Dorothée, Mère Cunha Matos  : «  je me souviens toujours de la grande promesse qui me remplit de joie  : “ Je ne te laisserai jamais seule. Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu. ” Je crois que cette promesse n’est pas pour moi seule, mais pour toutes les âmes qui veulent se réfugier dans le Cœur de leur Mère du Ciel et se laisser conduire par les chemins tracés par Elle… Il me semble que telles sont aussi les intentions du Cœur Immaculé de Marie  : faire briller devant les âmes encore ce rayon de lumière, leur montrer encore ce port du salut, toujours prêt à accueillir tous les naufragés de ce monde… Quant à moi tout en savourant les fruits délicieux de ce beau jardin, je m’efforce d’en faciliter l’accès aux âmes, pour qu’elles y rassasient leur faim et leur soif de grâce, de réconfort et de secours.  »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Oui, Jacinta et Francisco, je les emmenerai bientôt au Ciel »

Contemplons

La tombe de François Marto

Méditons

En ce 13 juin, Marie annonce aux enfants la mort prochaine de François et de Jacinthe. A nos contemporains, une telle annonce peut paraitre cruelle et un tel discours insupportable. Pourtant, elle répond aux vœux des enfants qui se prépareront à cette échéance par nombre de prières et de sacrifices héroïques.

Dès la première apparition, Jacinthe dit que la dame « est tellement belle qu’on voudrait mourir pour la revoir. » D’ailleurs, la conversation du 13 mai s’engage sur le Ciel et sur la possibilité qu’ils y aillent un jour. Marie leur promit à la première rencontre qu’ils y iront. Que pourraient-ils alors craindre ? Même si pour François, Marie a mis un bémol à savoir qu’il devra auparavant dire beaucoup de chapelets. Et il en dira beaucoup, et avec quelle piété, jusqu’à 9 par jour.

En même temps que s’approche pour François et Jacinthe l’heure de la mort, se creuse en eux aussi le désir du ciel. En effet, François ne pense qu’à une seule chose : aller voir le Seigneur pour le consoler de la tristesse dans laquelle le met la perte des âmes. Quant à Jacinthe, elle ne pense qu’à se « tenir devant les portes de l’enfer » pour empêcher les âmes de se perdre éternellement. Depuis la vision de l’enfer du 13 juillet, elle ne cesse de penser à ces âmes et de nourrir pour elles une grande compassion. A Lucie, elle demandera souvent : « mais l’enfer ne finira donc jamais ? …jamais ? … que j’aie compassion de ces pauvres pécheurs… » Au père Aparicio, Lucie écrira au sujet de ses cousins : « Dites-leur aussi, Père, que mes cousins François et Jacinthe se sont sacrifiés parce qu’ils ont toujours vu la très Sainte Vierge très triste en toutes ses apparitions. Elle n’a jamais souri avec nous et cette tristesse, cette angoisse, que nous remarquions chez elle, à cause des offenses à Dieu et des châtiments qui menacent les pécheurs, pénétrait notre âme et nous ne savions qu’inventer en notre petite imagination enfantine comme moyens pour prier et faire des sacrifices. L’autre chose qui sanctifia les enfants vint de la vision de l’enfer. Voilà pourquoi, Père, ma mission n’est pas d’indiquer au monde les châtiments matériels qui arriveront certainement si, auparavant, le monde ne prie pas et ne fait pas pénitence. Non. Ma mission est d’indiquer à tous l’imminent danger où nous sommes de perdre notre âme à jamais si nous restons obstinés dans le péché. »

Marie plonge les trois enfants dans une lumière intense qui émane de ses mains et dans laquelle, ils se voient comme Dieu les voit. La lumière dans laquelle sont plongés François et Jacinthe, monte vers le Ciel, celle dans laquelle Lucie est immergée se répand sur la terre. Cette lumière, c’est la grâce. Marie leur communique toutes les grâces nécessaires à leur mission. Celle de François et Jacinthe consistera dans l’exemple d’une mort héroïque de sainteté en sacrifice pour la conversion des pécheurs qui doit les conduire au Ciel, à la manière du grain de blé jeté en terre qui meurt et porte beaucoup de fruit. Dans cette lumière, leur est donné de considérer toute chose du point de vue de l’éternité : la valeur de la prière, du sacrifice pour la conversion des pécheurs, la sainteté de Dieu, sa miséricorde et surtout l’état de leur âme. « Cette seconde visite, écrit sœur Lucie, fut pour eux, l’occasion d’une illumination de leur esprit qui leur fit comprendre combien Dieu est grand, combien il est nécessaire de réparer ses droits violés, combien Il nous aime et veut être aimé, quelle est la valeur du sacrifice et combien le Seigneur en tient compte pour convertir les pécheurs. » Après cet épisode, les enfants ne seront plus jamais les mêmes mais deviendront des héros de la sainteté. Qu’on pense à la manière héroïque, pour des enfants de leur âge, dont ils ont traversé l’épreuve de l’arrestation du mois d’août et de la maladie qui les emportera.

François mourra le 4 avril 1919 et Jacinthe le 20 février 1920 emportés tous deux par la grippe espagnole, moins de trois ans après les apparitions. Il ne fallut pas plus de temps pour conduire de faibles enfants à la sainteté la plus accomplie. Pour notre monde d’aujourd’hui, c’est une chose insupportable. Pourtant c’est le plus beau cadeau que Marie pouvait leur faire car ils sont au Ciel où ils jouissent d’un bonheur sans déclin. C’est aussi un beau cadeau pour nous car de là où ils sont, ils ne cessent de prier pour nous afin que nous ayons part au même destin d’immortalité. Heureux pauvres pécheurs que nous sommes…

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les signes de la présence de Marie

Contemplons

Vitrail représentant l’apparition de Marie à Lucie, François et Jacinthe.

Méditons

A sa première apparition, Marie annonce sa venue chaque 13 du mois jusqu’en octobre. Et, la nouvelle de ces apparitions annoncées, se répand comme une trainée de poudre. En ce 13 juin, qui a Fatima est un jour de grandes réjouissances car c’est la fête patronale, jour où les familles ont coutume de se rassembler, des dizaines de personnes sont présentes à la Cova da Iria, près du chêne-vert. Et, si Marie n’apparait qu’aux trois pastoureaux, elle donne néanmoins aux pèlerins des signes de sa présence.

En effet, nombreuses sont les personnes qui attestent que pendant l’apparition, tandis que les enfants seuls voient Marie, les petites branches du sommet de l’arbre, qui auparavant sont droites, s’inclinent comme si elles sont réellement foulées par quelqu’un. Et, pendant toute l’apparition, ces branches s’incurvent de tous les côtés, comme si elles portaient réellement le poids d’une personne. De même, à la fin de l’apparition, qui dure une dizaine de minutes, lorsque Marie repart, tous les rameaux se ramassent et s’infléchissent en direction de l’est, comme si elle laissait traîner sa robe sur la ramure.

Par ailleurs, tout le monde peut observer qu’il y a, au moment du départ de Notre-Dame, comme un souffle de fusée d’artifice quand on l’entend monter au loin, puis un petit nuage qui s’élève de l’arbre vers l’orient, jusqu’à disparaître complètement.

Ces faits sont attestés par tous les pèlerins qui en ont été tellement impressionnés qu’ils les ont racontés partout. On comprend mieux pourquoi le nombre des pèlerins et de curieux a augmenté aussi vite pour atteindre, selon les estimations les plus basses, 70 000 personnes en octobre.

« Cette seconde visite, écrit sœur Lucie, fut pour eux, l’occasion d’une illumination de leur esprit qui leur fit comprendre combien Dieu est grand, combien il est nécessaire de réparer ses droits violés, combien Il nous aime et veut être aimé, quelle est la valeur du sacrifice et combien le Seigneur en tient compte pour convertir les pécheurs. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La seconde apparition de Marie

Contemplons

L’église paroissiale de Fatima dédiée à saint Antoine de Padoue

Ecoutons

Malgré la fête de saint Antoine, la plus populaire et la plus courue de la paroisse, les trois enfants se présentèrent à la Cova da Iria, faisant le sacrifice de ne pas participer aux réjouissances particulières de cette journée.

Voici comment s’engagea le dialogue entre Marie et ses confidents.

Lucia raconte :

« Que voulez-vous de moi ?

Je veux que vous veniez ici le 13 du mois qui vient, que vous récitiez le chapelet tous les jours et que vous appreniez à lire. Ensuite je vous dirai ce que je veux.

J’ai demandé la guérison d’un malade.

S’il se convertit, il guérira durant l’année.

Je voudrais vous demander de nous emmener au Ciel.

Oui, Jacinta et Francisco, je vais les emmener bientôt. Mais toi tu restes ici encore quelque temps. Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé. À ceux qui s’y adonneront, je promets le salut et ces âmes seront chéries par Dieu, comme des fleurs posées par moi pour orner son trône.

Je vais rester seule ici ?

Non ma fille. Cela te fait beaucoup souffrir ? Ne te décourage pas. Je ne t’abandonnerai jamais. Mon Cœur immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu.

Ce fut au moment où elle dit ces dernières paroles qu’elle ouvrit les mains et nous communiqua pour la seconde fois le reflet de cette lumière immense. En elle nous nous sommes vus comme engloutis en Dieu. Jacinta et Francisco paraissaient être dans la partie de cette lumière qui s’élevait vers le Ciel et moi dans celle qui se répandait sur la Terre. Devant la paume de la main droite de Notre-Dame, il y avait un Cœur qui semblait percé par les épines qui l’entouraient. Nous comprîmes qu’il s’agissait du Cœur immaculé de Marie, outragé par les péchés de l’humanité et qui demandait réparation. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La rhétorique du Ciel

Contemplons

C’est à genoux et en disant le chapelet que de nombreux pèlerins se rendent aux pieds de Notre-Dame.

Méditons

On peut être surpris par la manière dont s’exprime la Vierge Marie. En effet, sa façon n’a rien à voir avec la nôtre car empreinte de parcimonie, de simplicité, de clarté et surtout de vérité sans concession.

Si l’on veut savoir comment s’exprime un saint, il faut se pencher sur l’art oratoire de Marie. En effet, si nous avons tendance à multiplier aussi bien les mots que les effets stylistiques dans le souci d’être compris, de convaincre, de persuader, Marie, elle, n’emploie que peu de paroles pour n’en être que plus compréhensible et plus crédible. Dans le discours, de Marie, il n’y a rien qu’il faille rajouter et rien qui ne puisse être retiré. Marie nous montre que point n’est besoin d’être volubile pour convaincre. Point n’est besoin de chercher à manipuler son auditoire par des artifices pour convaincre. Ce qu’il faut, c’est se faire le porteur de la Vérité.

Parce que Marie énonce la Vérité, son message est empreint d’autorité, l’autorité même de la Vérité. Et, sa simplicité, sa clarté d’expression ne font que renforcer encore l’autorité de son message. Marie est entièrement pénétrée de la Vérité qui n’est autre qu’une personne, Jésus-Christ Lui-même, et totalement à son service. Quand à Cana, Marie nous dit « faites tout ce que Jésus vous dira » elle insinue qu’elle sera la première à faire ce qu’Il ordonnera. Comme servante du Seigneur, elle rappelle sans concession le message évangélique. Aussi ne craint-elle pas de parler et du purgatoire et de l’enfer, de toutes ces notions dont nous ne voulons plus parler et dont nous voudrions croire qu’elles n’existent pas.

Le discours de Marie est à l’image de ce qu’elle est et de tout ce que doit être un véritable chrétien : sans ambiguïté sur ce qu’il est, déterminé à réaliser son salut et celui de son prochain, toujours du côté de la Vérité avec un V majuscule, pénétré de charité chrétienne. Même si elle s’exprime avec une charité infinie, elle reste sans concession sur la Vérité qui est charité. Parce qu’elle aime Dieu et parce qu’elle nous aime, elle proclame la vérité avec autant de clarté que de simplicité afin d’être comprise de tous ses enfants, desquels elle est déterminée à réaliser le salut. Ne croyons jamais que parce que Marie se dit « l’humble servante du Seigneur », elle est une femme naïve de qui nous pouvons obtenir tout ce que Jésus nous refuse. Bien au contraire, elle se fait général de guerre contre les forces de l’enfer quand il s’agit de la gloire de Dieu et du salut du monde. En cela, elle est terrible au démon et ce n’est pas pour rien que la tradition catholique l’a appelée « victorieuse dans toutes batailles de Dieu. »

Vouloir être un saint, c’est vouloir être comme Marie. Aussi, imitons-la : parlons moins mais toujours avec simplicité, clarté quand il s’agit d’annoncer la Vérité. Ne cherchons pas à convaincre de la vérité mais laissons la Vérité que nous proclamons faire son œuvre de vérité. « La vérité vous rendra libre » a dit Jésus (Jean 8,32). La preuve, personne n’est plus libre que Marie.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.