Pardonner à ses bourreaux

Contemplons

Ecce mater tua, Antonio Gandino Gussago

Méditons

Du haut de la Croix, Jésus pardonne à ceux qui l’ont crucifié : « Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23, 3). Et pour nous prouver, s’il était besoin, qu’il nous pardonne, il nous fait don de sa Mère. L’amour, la fidélité de sa Mère était la seule chose qui lui restait et pourtant il a accepté de s’en dépouiller pour témoigner de son amour inconditionnel pour chaque âme.

En demeurant silencieuse et en permettant à saint Jean de « la prendre chez lui » Marie signifie non seulement qu’elle accepte d’agir en mère envers nous mais aussi qu’en union avec Jésus, elle pardonne sans condition à ceux qui l’ont tant fait souffrir en torturant son enfant. Voilà le secret de la force de Marie dans l’épreuve : comme Jésus, elle pardonne.

Marie pardonne car Jésus pardonne et qu’il nous demande de nous pardonner mutuellement. Depuis toujours elle a choisi de faire confiance à Dieu et, quand le mystère la dépasse, de le suivre dans la confiance. Même si Marie, était l’Immaculée Conception, la Mère de Dieu, même si elle a vécu dans l’intimité immédiate de Jésus, même si pour cela elle avait des lumières plus importantes que nous sur le sens à donner aux événements, elle avançait dans l‘existence dans l’obscurité de la foi. N’oublions pas, Marie est grande aux yeux de Dieu non pour tout ce qu’elle a reçu mais parce qu’elle a cru. Aussi est-ce dans la nuit de la foi qu’elle a pardonné à ses bourreaux et a accepté de nous recevoir comme ses enfants.

Pardonner, comme Jésus, comme Marie, est la seule réponse à donner à ceux qui nous font du mal. D’abord parce que Jésus, Marie nous le demandent et qu’ils nous en ont donné l’exemple. Ensuite, parce que le mal, la souffrance sont permis par Dieu, qu’ils ne sont que les instruments par lesquels Il nous sanctifie et nous appelle à contribuer à son œuvre de salut pour toutes les âmes. Dieu ne veut ni le mal, ni la souffrance mais les permet pour en faire jaillir un plus grand bien. Ainsi a-t-il permis que le Cœur de Marie soit transpercé par tout le mal fait à son enfant, pour que soient révélés tous les trésors d’amour, de pardon qu’il contient et dont sommes, pour toute l’éternité, les heureux bénéficiaires.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sauveur crucifié, prosternés à vos pieds, nous vous offrons les larmes de Celle qui vous a accompagné avec un tendre amour dans votre douloureuse voie du calvaire. Exaucez, ô bon Maître, nos supplications, par les larmes de votre Très Sainte Mère et faites-nous comprendre la leçon que nous donnent ces pleurs, afin que nous puissions toujours accomplir votre sainte volonté pour être dignes de vous louer et de vous glorifier pendant toute l’éternité. 

O Marie, Mère de l’amour, des douleurs et de la miséricorde, nous vous en prions, unissez nos supplications aux vôtres, afin que votre divin Fils, à qui nous adressons pleins de confiance, par les mérites de vos pleurs, daigne exaucer nos prières et nous accorder la couronne de la vie éternelle. Amen. (Prières du chapelet de Notre Dame des pleurs enseignées par Jésus à sœur Amalia le 8 novembre 1929). 

Prière pour le mois de saint Michel :

Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat. Soyez notre secours contre la malice et les embuches du démon Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus sur la terre pour la perte des âmes. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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