« Je souffre dans ma chair ce qu’il manque à la Passion du Christ »

Contemplons

Crucifiement, anonyme

Méditons

Sainte Véronique Giuliani (1660 – 1727), dont la vie ne cesse de nous édifier et dont le corps, conservé à Città di Castello en Italie, est demeuré intact, fut gratifiée de nombreuses visites de Jésus et de Marie. Sa vie de religieuse, supérieure d’un couvent de franciscaines, fut tissée d’épreuves et de souffrantes parfois crucifiantes. Un jour, Jésus lui dit : « maintenant que tu es dans la souffrance, c’est le temps des grâces. Tu participes aux douleurs de ma sainte humanité quand elle opéra le salut des hommes, ainsi que l’avait ordonné mon Père. Prie pour le monde entier ; ta consolation, ton repos seront de souffrir pour le salut des âmes. »

Même si on s’évertue à nous convaincre du contraire et même si cela rebute à notre nature, la souffrance est permise par Dieu et elle est même un don de son amour. Et, plus Dieu aime une âme, plus Il permet qu’elle soit en butte à la contradiction, en proie à la souffrance. Le Père n’a-t-il pas demandé à son propre Fils de se livrer aux mains des méchants pour que de sa souffrance acceptée et offerte dans l’amour de Dieu, émane notre salut à tous ?

« Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur » (psaume 115). Oui, il n’y a qu’un moyen de rendre grâce à Dieu pour tout le bien qu’Il nous a fait, c’est de Lui offrir toute la gloire que le Fils lui a rendue par sa Passion, tous ses mérites qu’il nous donne d’offrir à Dieu pour notre salut et celui du monde entier. Devant Dieu, nous sommes si pauvres qu’Il doit même nous donner de quoi Le remercier à la hauteur du don qu’il nous a fait.

Que pouvons-nous alors offrir à Dieu qu’il ne nous a pas Lui-même donné ? Rien, si ce n’est de l’aimer, de le bénir, de l’adorer malgré l’adversité, malgré la souffrance, de recevoir chaque contrariété comme un don de son amour, pour la lui offrir en union avec la Passion de son Fils bien-aimé qui lui a rendu toute gloire au nom et pour toutes les âmes. En d’autres mots, pour prouver notre amour à Dieu, il nous faut accepter de souffrir pour son amour, laisser le Christ Jésus continuer de souffrir en nous et pour nous à la manière que décrit saint Paul : « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise » (Colossiens 1, 24).

Marie le savait et le vivait, c’est pour cela que nous la voyons silencieuse mais debout au pied de la croix. Même si la souffrance lui rebute, surtout celle infligée à son enfant, elle l’accepte et l’offre au Père en union avec celle de Jésus. L’attitude de Marie, Notre-Dame des douleurs, nous rappelle qu’il n’y a qu’un moyen de surmonter la souffrance, c’est de l’accepter dans la foi et de l’unir à celle de Jésus dans sa Passion pour lui donner son véritable sens : rendre gloire à Dieu et sauver les âmes.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sauveur crucifié, prosternés à vos pieds, nous vous offrons les larmes de Celle qui vous a accompagné avec un tendre amour dans votre douloureuse voie du calvaire. Exaucez, ô bon Maître, nos supplications, par les larmes de votre Très Sainte Mère et faites-nous comprendre la leçon que nous donnent ces pleurs, afin que nous puissions toujours accomplir votre sainte volonté pour être dignes de vous louer et de vous glorifier pendant toute l’éternité. 

O Marie, Mère de l’amour, des douleurs et de la miséricorde, nous vous en prions, unissez nos supplications aux vôtres, afin que votre divin Fils, à qui nous adressons pleins de confiance, par les mérites de vos pleurs, daigne exaucer nos prières et nous accorder la couronne de la vie éternelle. Amen. (Prières du chapelet de Notre Dame des pleurs enseignées par Jésus à sœur Amalia le 8 novembre 1929). 

Prière pour le mois de saint Michel :

Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat. Soyez notre secours contre la malice et les embuches du démon Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus sur la terre pour la perte des âmes. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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