Jésus, quoi qu’il en coûte !

Contemplons

Pietà, Quentin Metsys

Méditons

Comme nous tous, Jésus et Marie répugnaient à la souffrance et, s’ils ont accepté de se laisser plonger dans un abime de douleur, ce fut au prix d’un immense effort sur eux-mêmes d’une part, en raison d’un amour sans pareil pour Dieu et les hommes d’autre part. Ni Jésus, ni Marie n’est rongé par un penchant masochiste, un goût morbide et malsain pour la souffrance. La preuve, au jardin des Oliviers, le soir du jeudi-saint, Jésus prie avec ces mots : « Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi mais que ta volonté soit faite et non la mienne » (Luc 22, 42). Jésus ne recherche pas la souffrance mais il l’accepte avec détermination, sans crainte et confiant dans l’assistance de l’Esprit-Saint, si l’accomplissement de la volonté du Père est à ce prix. A l’unisson de celle de Jésus, la prière de Marie, l’humble servante du Seigneur, ne demande que de rester fidèle quoi qu’il advienne.

Marie ne recherchait pas la souffrance mais ne se dérobait pas si les circonstances la rendait inévitable. Sous la croix de Jésus, elle se tient debout, douloureuse mais forte de toute sa foi, de toute son espérance, de tout son amour pour Jésus, pour le Père, pour toutes les âmes. Pourtant, tout en elle rebutait à la souffrance surtout si l’on considère que, parce que toute sainte, toute pure, tout amour, elle était plus sensible à la souffrance que nous. Mais sa détermination à rester fidèle à son « Oui » de l’Annonciation, à son Jésus qui la veut à ses côtés sur le Calvaire, est plus forte que tout.

Toute sa vie, comme Jésus, Marie a été préparée par Dieu et s’est préparée elle-même pour la grande épreuve du vendredi-saint. En effet, la perte de Jésus au temple, n’a eu d’autre but que de la préparer à la Passion qui lui ravira son Jésus. Par ailleurs, comme Lui, elle a jeuné, prié avec persévérance pour obtenir la grâce d’accomplir la volonté de Dieu en tout point et quoi qu’il en coute. Si Jésus a jeuné pendant quarante jours avant d’entamer sa vie publique, s’il a passé la nuit entière en prière avant d’appeler ses apôtres, Marie, qui plus que tous a « écouté la Parole de Dieu et l’a mise en pratique » l’a imité dans son assiduité à la prière. Sans préparation dans la prière, personne ne saurait surmonter dans la foi l’épreuve de la souffrance. Personne ne le savait mieux que Marie, parce que personne n’a plus écouté Jésus et médité ses paroles. « Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation » (Matthieu 26, 41) recommande-t-il aux apôtres fourbus le soir du jeudi-saint. Et parce qu’ils n’ont pas suffisamment veillé et prié, ils ont abandonné Jésus. Parce que Marie a toujours veillé, toujours prié, elle est restée fidèle jusqu’au bout.

Si Marie est une femme douce et humble, elle est aussi une femme déterminée qui a mis Dieu à la première place dans sa vie et s’est fixé pour objectif d’accomplir sa sainte volonté. « Le royaume de Dieu souffre violence et ce sont les violents qui s’en emparent » (Matthieu 11, 12) nous dit Jésus. Marie est la reine de ces « violents » car jamais elle n’a reculé devant la souffrance, toujours elle a fait le choix de Jésus quoi qu’il lui en coûte, convaincue que rien n’est plus important en cette vie que de réaliser son salut et de contribuer à celui des autres.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sauveur crucifié, prosternés à vos pieds, nous vous offrons les larmes de Celle qui vous a accompagné avec un tendre amour dans votre douloureuse voie du calvaire. Exaucez, ô bon Maître, nos supplications, par les larmes de votre Très Sainte Mère et faites-nous comprendre la leçon que nous donnent ces pleurs, afin que nous puissions toujours accomplir votre sainte volonté pour être dignes de vous louer et de vous glorifier pendant toute l’éternité. 

O Marie, Mère de l’amour, des douleurs et de la miséricorde, nous vous en prions, unissez nos supplications aux vôtres, afin que votre divin Fils, à qui nous adressons pleins de confiance, par les mérites de vos pleurs, daigne exaucer nos prières et nous accorder la couronne de la vie éternelle. Amen. (Prières du chapelet de Notre Dame des pleurs enseignées par Jésus à sœur Amalia le 8 novembre 1929). 

Prière pour le mois de saint Michel :

Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat. Soyez notre secours contre la malice et les embuches du démon Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus sur la terre pour la perte des âmes. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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