Le Magnificat

Méditons

Le Magnificat est un hymne d’espérance et de joie, fait d’autant de simplicité que de profondeur. Il ne contient rien de savant, ni d’obscur, rien que toute jeune fille d’Israël n’apprenne par cœur au cours de son éducation : les psaumes (la prière la plus populaire en Israël), le cantique d’Anne (mère du prophète Samuel) et c’est tout.

Marie commence par grandir le Seigneur, elle exalte Son nom, elle Le célèbre et Le magnifie. Elle exulte d’allégresse car Il est intervenu en sa faveur : Il a regardé l’humilité de sa servante, Il est vraiment son Sauveur, le Puissant, Il a opéré en elle de grandes choses. L’ange Gabriel se trouve confirmé dans ses paroles de l’Annonciation : ce que Dieu dit, Il le fait, même si c’est impossible à vue humaine. Désormais toutes les générations proclameront bienheureuse la Vierge du Magnificat.

Puis Marie élargit son regard. A partir des événements récents de sa vie (Annonciation et Visitation), elle lit l’histoire de son peuple. De génération en génération, le Seigneur entoure de sa miséricorde ceux et celles qui Le craignent. Depuis toujours, Il déploie la vigueur de son bras en faveur des humbles et des affamés, Il abaisse les orgueilleux, les puissants, les riches… Il élève les uns, les comble de bonnes choses ; Il disperse les autres, les renverse de leurs trônes, les renvoie les mains vides… Il révèle ainsi son vrai nom. Il est Saint et Il œuvre au long de l’histoire pour le bien de ceux qui mettent leur confiance en Lui. Israël est son enfant, Il l’a secouru et s’est souvenu de sa miséricorde, comme Il l’avait promis à Abraham et à sa descendance pour toujours.

Marie ne parle pas de Jésus dans cet hymne. Elle ne dit rien de l’enfant qu’elle porte, ni de sa filiation divine, ni de sa sainteté, ni de la promesse qui lui est faite de recevoir la royauté de David : elle parle uniquement d’elle et de ce que le Seigneur a fait pour Israël tout au long de son histoire. Elle laisse de côté ce que sa propre vie a d’unique, d’extraordinaire et s’exprime en termes généraux qui peuvent être repris à son compte par chaque croyant de chaque génération. Toute femme, tout homme peut s’identifier à Marie dans son chant d’action de grâce car Dieu peut opérer de grandes choses dans la vie quotidienne la plus simple, la plus banale. Marie devient la figure de tous ces humbles qui mettent leur confiance en ce Dieu qui regarde leur humilité et accomplit pour eux des merveilles.

Le Magnificat est un chant de joie qui jaillit d’un cœur humble et reconnaissant, celui de Marie, bienheureuse parce qu’elle a « cru dans les paroles qui lui furent dites de la part du Très-Haut ».

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

https://www.youtube.com/channel/UC0Va9VhE_C2EMUaWwJtv8Og?view_as=subscriber

JUDAS

Contemplons

Ecoutons

Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ; il rendit les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens. Il leur dit : « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. » Ils répliquèrent : « Que nous importe ? Cela te regarde ! » Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. (Matthieu 27, 03-05)

Méditons

Après avoir livré Jésus par un baiser, Judas s’enfuit, errant et fugitif, sans pou­voir étouffer les cris de sa conscience qui l’accuse du plus horrible des sacrilèges. Pris de remords, il voudrait pouvoir tout annuler et remonter le temps. Pour cela, il va rendre l’argent, pensant, espérant, que cela suffira à libérer Jésus. Il se trompe. Les grands prêtres et lui n’avaient pas les mêmes raisons de traduire Jésus devant le Sanhédrin et lui-même n’était que l’instrument de leur politique. Ses remords de conscience, les trente pièces d’argent ne leur importent pas ; ce qu’ils veulent, c’est la mort de Jésus et à n’importe quel prix. Judas, qui a livré celui qui l’a toujours appelé « mon ami » à des canailles ivres de haine, apprend à ses dépens qu’on ne pactise pas avec des loups déguisés en agneaux.

Judas a livré Jésus pour 30 pièces d’argent. C’est une somme dérisoire en considération de ce qu’il représente pour toutes les parties. Pour les juifs, il est un blasphémateur et une menace car, en Jésus, tout les accuse. De nombreuses fois, ils ont voulu l’arrêter et n’y sont pas parvenus. Ils étaient prêts à exploiter la moindre opportunité pour arriver à leurs fins. Les grands prêtres sont si pleins de haine, qu’ils sont prêts à tout pour se débarrasser de Jésus et auraient donné davantage que cette maigre somme. Il y a trois jours, Marie-Madeleine a versé sur les pieds de Jésus un parfum d’une valeur de 300 deniers soit dix fois plus que la somme pour laquelle Judas l’a livré. Judas a bien fait remarquer alors qu’on aurait mieux fait de vendre ce parfum pour en distribuer l’argent aux pauvres. Mais comme le souligne saint Jean, Judas a dit cela, « non parce qu’il se souciait des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et qu’ayant la bourse, il dérobait ce qu’on y mettait » (Jean 12,6).

Aussi, comment se fait-il que Judas, un voleur, ait livré Jésus pour seulement 30 pièces d’argent, une somme dérisoire ? D’aucuns pensent que Judas voulait mettre Jésus dans une situation dans laquelle, il aurait été obligé de manifester sa puissance, ce qui aurait amené les grands prêtres à le reconnaitre comme le Messie et à se ranger derrière lui contre l’ennemi romain. Judas aurait alors été celui qui a permis à Jésus d’accéder au pouvoir, qui lui en aurait été redevable ; en reconnaissance, il lui aurait conféré une très haute fonction, bien lucrative. Dans le plan de Judas, les trente pièces d’argent n’étaient qu’un acompte sur un beau pactole à venir…

En ce soir de jeudi-saint, tous les apôtres ont trahi Jésus. Mais les Evangélistes mettent une lumière particulière sur trois d’entre eux. En fuyant, Jean a cédé à l’instinct de survie. Et, comme un enfant qui cherche sa mère, quand il a fait une bêtise, il s’est réfugié chez Marie. Marie l’a recueilli, l’a consolé, lui a rappelé les paroles de Jésus sur sa Passion et la résurrection qui s’ensuivra, lui a communiqué la force de la mener, elle, jusque sur le chemin du calvaire où ils rencontreront Jésus et sur le Calvaire où ils se tiendront côte à côte. Comme tous les apôtres, Judas savait où se trouvait Marie ; il aurait aussi pu aller la trouver. Comme Jean, elle l’aurait accueilli et l’aurait assuré du pardon de Jésus. Mais il ne l’a pas fait.

Pierre a renié Jésus et s’en est douloureusement repenti : il a « pleuré amèrement son péché. » Mais ça non plus, Judas ne l’a pas fait. Il n’a pas pleuré mais est allé se pendre. Son crime est tellement grand qu’il le pense impossible à pardonner. Comment peut-on avoir vécu trois ans dans l‘intimité immédiate de Jésus et douter de son pardon ? Avait-il compris la parabole du fils prodigue, de la brebis perdue ?

Aussi, quand parvient à ses oreilles la sentence de mort de Jésus, Judas se livre au plus terrible des désespoirs et se pend. Quels mots pourront décrire la douleur intense et profonde de Jésus, lorsqu’il voit Judas se précipiter vers sa perte éternelle, cette âme qui avait passé tant de jours à l’école de son amour, recueilli sa doctrine, et si souvent entendu tomber de ses lèvres le pardon des plus grands péchés…

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant un clou du crucifiement, conservé dans la cathédrale de Bamberg en Allemagne

La Visitation

Méditons

En écoutant le récit de la visitation, nous nous rappelons les paroles du prophète Isaïe : « dès le sein de ma mère, le Seigneur m’a appelé par mon nom et il a fait de ma bouche un glaive acéré ». En effet, c’est la première rencontre de Jésus et de Jean-Baptiste, son précurseur et elle se déroule dans l’effusion de l’Esprit-Saint. A la salutation de Marie, Jean-Baptiste, dans le sein de sa mère, tressaille de joie. Jésus, le Rédempteur, commence sa mission dès le sein de Marie ; en Jean-Baptiste, Il visite et sauve déjà son peuple en le comblant de sa grâce. C’est par Marie, sa mère, que Jésus vient à chacun de nous ; au travers de son exemple il brosse pour nous les aspects principaux de la vie chrétienne faite de charité, de prévenance, d’affabilité, de renoncement et de zèle pour les âmes.

En effet, dès la première phrase, Marie, femme enceinte du Sauveur, nous invite à l’amour du prochain et plus encore au zèle pour le Salut des âmes. Mère de Dieu, elle ne recherche aucun traitement de faveur (que toute autre aurait certainement et légitimement revendiqué.) ; au contraire, elle prend sur elle pour aller aider Elisabeth, femme âgée et enceinte de Jean-Baptiste. Et c’est un voyage long, pénible et certainement dangereux qu’elle entreprend puisqu’il la mènera dans une ville de la montagne de Judée. Les efforts physiques inhérents à ce voyage ne l’arrêteront pas et n’entameront en rien ni sa charité ni sa joie puisqu’en entrant chez Elisabeth, elle la salue aimablement. Même dans le renoncement d’elle-même, Marie reste la charité personnifiée ; on pourrait même dire que ses renoncements sont autant de dépassements d’elle-même qui finissent d’épanouir sa charité déjà parfaite, son attention aux besoins de son entourage, son affabilité. Son amour du prochain se manifeste aussi dans son amabilité, sa prévenance et sa politesse, qui est la forme la plus achevée de la charité.

Marie porte Jésus à Elisabeth et Jean-Baptiste pour qu’il puisse accomplir son œuvre de Sauveur. Et, c’est ce qu’Il fait en sanctifiant Jean-Baptiste dès le sein d’Elisabeth. Comme plus tard, aux noces de Cana, c’est par Marie que le miracle s’accomplit. Elle est celle qui permet à la grâce d’agir ; son action est indispensable pour que les signes de Dieu portent tous leurs fruits ; elle est celle qui dispose tout de façon que la grâce de Jésus puisse nous atteindre et nous transformer de l’intérieur. Elle est le canal de la grâce que Jésus s’est choisi pour venir à Elisabeth, à Jean-Baptiste et à chacun d’entre nous ; en elle nous reconnaissons le véritable serviteur de l’Evangile.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

https://www.youtube.com/channel/UC0Va9VhE_C2EMUaWwJtv8Og?view_as=subscriber

LE RENIEMENT DE PIERRE

Contemplons

Ecoutons

Cependant Pierre était assis dehors dans la cour. Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! » Mais il le nia devant tout le monde et dit : « Je ne sais pas de quoi tu parles. » Une autre servante le vit sortir en direction du portail et elle dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. » De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment : « Je ne connais pas cet homme. » Peu après, ceux qui se tenaient là s’approchèrent et dirent à Pierre : « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. » Alors, il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme. » Et aussitôt un coq chanta. Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement. (Matthieu 26, 69-75)

Méditons

Tous les apôtres ont fui et abandonné Jésus… Pierre seul, entraîné par la curiosité, mais rempli de crainte, suit Jésus de loin et se dissimule au milieu des serviteurs. Il voit autour de Jésus, une foule de faux témoins qui accumulent mensonge sur mensonge pour attiser la colère des juges iniques. Ceux-là mêmes dont les lèvres ont acclamé tant de fois les miracles de Jésus, se font aujourd’hui ses accusa­teurs. Ils l’appellent perturbateur, profanateur du sabbat, faux prophète… et la valetaille ex­citée par ces calomnies, profère contre lui des cris et des menaces.

Pierre, constitué par Jésus chef de l’Eglise, qui peu d’heures auparavant, a promis de le suivre jusqu’à la mort et qui a l’occasion de rendre témoi­gnage à Jésus, répond à une simple demande par un premier reniement. Comme la question se renouvelle et que la frayeur s’empare de plus en plus de lui, il jure qu’il ne l’a jamais connu et qu’il n’a jamais été son disciple. Une troisième fois, Pierre le renie par d’horribles imprécations.

Les regards de Jésus et de Pierre se plongent l’un dans l’autre. Même si dans le regard de Jésus, il ne lit aucun reproche, Pierre pleure amèrement son péché. Il a trahi celui qu’il aime et pleure, moins sur le sort réservé à Jésus que sur sa propre lâcheté. Il était pourtant animé de la meilleure volonté du monde. Il était totalement sincère lorsqu’il promettait au maitre de le suivre jusqu’au bout. Aujourd’hui, il est submergé par la peur et ne parvient pas à dominer ses réactions.

Toute sa vie, Pierre se souviendra du regard de Jésus au moment où le coq chante pour la troisième fois. Toute sa vie, il se repentira et s’en voudra d’avoir renié Jésus. Cet épisode le rendra moins présomptueux et lui rappellera toujours que sans Jésus, il ne peut rien faire. Si bien qu’on peut penser que ce lamentable reniement lui a été une leçon salutaire, à lui qui devait être constitué le « serviteur des serviteurs de Dieu » celui que le Seigneur investira d’une si haute autorité que pour l’exercer comme un service, il lui faudra s’appuyer sur une profonde humilité. La puissance divine qui se plait à tirer le bien du mal, fera de la défaillance de Pierre un atout pour sa mission de pasteur des âmes.

Jésus n’est qu’amour pour son Pierre. Même après son triple reniement, Jésus reste fidèle à ses vues sur Pierre et ne lui retire pas la conduite de l’Eglise pour la confier à Jean, par exemple, qui, même s’il fuit le jeudi soir, revient et reste auprès de lui, le vendredi sur le Calvaire. Après la résurrection, Jésus lui demandera par trois fois s’il l’aime et s’il l’aime plus que tout, plus que tous. Pierre, nettement plus humble cette fois, l’assure sincèrement de son amour. Par cette triple déclaration d’amour, Jésus donne à Pierre l’occasion de réparer son triple reniement et, pour l’assurer de son pardon, le confirme dans sa mission : « pais mes brebis. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant du Sang du Christ mêlé à de la terre du Golgotha, prélevé par sainte Marie-Madeleine qui serait parvenu à Weissenau en Allemagne en passant par le sud de la France (Saintes-Marie-de-la-mer) et Strasbourg.

L’Annonciation

Méditons

Marie, l’humble servante du Seigneur, conçoit le Sauveur dans son corps par l’opération du Saint-Esprit mais le « oui » sans réserve donné à l’ange démontre qu’elle L’a déjà entièrement « conçu » dans son cœur, que le Sauveur a déjà établi sa demeure dans son âme. Elle connait les écritures, les prophéties sur la venue du Messie ; Marie n’a pas commencé à méditer la Parole de Dieu à la naissance de Jésus mais c’est, pour elle, un exercice habituel. Et, la méditation de la Parole de Dieu, notamment des prophéties d’Isaïe au sujet du Messie, a allumé et entretenu en elle le désir de l’avènement du Sauveur promis. Plus encore que les prophètes de l’Ancien Testament, Marie a soupiré après la venue de Jésus (elle est la reine des patriarches et des prophètes.). Elle prie continuellement pour la venue du Messie, même si son humilité lui interdit de penser qu’elle puisse être la femme qui réalise la promesse d’Isaïe : « Voici que la Vierge est enceinte et qu’elle mettra au monde un fils auquel on donnera le nom d’Emmanuel (Dieu avec nous) ». Ceci explique son bouleversement lors de la salutation de Gabriel.

Lorsque l’Esprit-Saint la prend « sous son ombre », le Cœur de Marie est une fleur épanouie, ouverte à la fécondation divine. Plus encore que celui des entrailles de Marie, Jésus est le plus beau fruit de son Cœur Immaculé. Elle nous apprend que pour préparer le chemin à Jésus, Verbe de Dieu, et lui permettre de prendre corps dans nos vies, il faut, comme elle, méditer assidument la Parole de Dieu (« Marie retenait toutes ces paroles les méditant dans son Cœur ») ; plus encore, Marie nous apprend que pour mieux se nourrir de Jésus, « pain vivant qui est descendu du ciel », il faut d’abord se rassasier de sa Parole.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

https://www.youtube.com/channel/UC0Va9VhE_C2EMUaWwJtv8Og?view_as=subscriber

JESUS EN PRISON

Contemplons

Ecoutons

Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit : « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? » (Matthieu 27,15-17)

Méditons

Dans les Evangiles, il n’est pas mentionné que Jésus a passé une partie de la nuit en prison. Mais cela ne fait pas de doute. Entre les comparutions tardives chez Anne, Caïphe et les comparutions matinales chez Pilate puis Hérode, s’écoulent quelques heures, nécessaires au Sanhédrin pour prendre du repos après son forfait.

Jésus est en prison, livré aux mauvais traitements de ses geôliers qui ne veulent pas être en reste par rapport à tous ceux qui avaient déjà eu l’occasion de se défouler sur lui. Les grands prêtres l’ont traité comme un moins-que-rien, un danger public, un blasphémateur, donc indigne d’être traité comme un être humain. Probablement qu’en confiant Jésus aux geôliers, les grands prêtres leurs ont donné l’autorisation, voire même l’instruction, de le torturer et de se livrer sur lui à toutes sortes de sévices. Cela dit, ils pouvaient bien s’amuser mais en aucun cas tuer Jésus car il était indispensable que son procès ait lieu et qu’il y soit condamné ; pour cela, Jésus ne devait en aucun cas mourir maintenant.

A présent Jésus est livré aux gardes, qui comptent bien se divertir un peu. Imaginons à quelles personnes Jésus a été livré : des soldats qui valent à peine mieux que ceux qu’ils gardent et qui, à force de faire exécuter les sentences de mort, ont perdu tout sentiment d’humanité. Et, s’il leur reste un peu d’humanité, il est étouffé par le vin et le vice.

Probablement que le silence de Jésus, en réponse à tout ce que les gardes lui font subir, attise encore la fureur ou le vice des bourreaux qui veulent tester sa résistance… L’imagination humaine est sans limite lorsqu’il s’agit de trouver des moyens de torturer et de faire souffrir. Et Jésus continue de tout accepter dans l’amour… quel mystère !

La bienheureuse Anna Katarina Emmerich (1774-1824), ainsi que plusieurs autres mystiques stigmatisées à qui il fut donné de revivre la Passion de Jésus, parlent de tous les mauvais traitements subis par Jésus en prison et de sa prière pour ses bourreaux. La bienheureuse Anna Katarina Emmerich nous dit : « Jésus souffrit tout sans ouvrir la bouche ; et c’étaient les hommes, les pécheurs qui exerçaient leur rage sur leur frère, leur Rédempteur, leur Dieu. Je suis aussi une pauvre pécheresse, et c’est à cause de moi aussi que tout cela s’est fait. Au jour du jugement où tout sera manifesté, nous verrons tous quelle part nous avons prise au supplice du Fils de Dieu par les péchés que nous ne cessons de commettre et qui sont une sorte de consentement et de participation aux mauvais traitements que ces misérables firent éprouver à Jésus. »

A sœur Marie Madeleine Martinengo (1687-1737), clarisse, qui vivait à Rome, Jésus révéla les souffrances qu’il avait endurées la nuit avant sa mort. Il lui dit : « Les Juifs me considéraient comme l’homme le plus dangereux de leur temps et me traitèrent ainsi :

1 – Ils nouèrent mes pieds avec une corde et me traînèrent en bas d’un escalier, dans une cave puante et immonde ;

2 – Ils me dévêtirent et trouèrent mon Corps avec des pointes de fer ;

3 – Ils nouèrent une corde autour de mon Corps et me traînèrent aller et retour à travers la cave ;

4 – Ils me suspendirent à une poutre et m’y laissèrent jusqu’à ce que je glisse et tombe par terre ; cette souffrance fit jaillir de mes yeux des larmes sanglantes ;

5 – Ils me fixèrent à un pieu et me martyrisèrent avec toutes sortes d’armes, en perçant mon Corps ; ils me jetèrent des pierres et me brûlèrent au brasier avec des torches ;

6 – Ils me percèrent d’alênes et de piques et arrachèrent la peau et la chair de mon Corps et de mes veines ;

7 – Ils me lièrent à une colonne, et placèrent mes pieds sur une tôle incandescente ;

8 – Ils me couronnèrent avec une couronne en fer et me bandèrent les yeux avec des linges très sales ;

9 – Ils m’assirent sur une chaise, garnie de clous très pointus, qui creusèrent des trous très profonds dans mon Corps ;

10 – Ils arrosèrent mes plaies avec de la poix et du plomb en fusion, et me renversèrent de la chaise ;

11 – Pour mon supplice et ma honte, ils enfoncèrent en mon Corps des aiguilles et des clous dans les trous de ma barbe arrachée ;

12 – Ils me jetèrent sur une croix, sur laquelle ils me ligotèrent avec tant de force et de dureté que Je faillis être étouffé ;

13 – Ils me piétinèrent la tête ; l’un d’eux, en mettant son pied sur ma poitrine, enfonça une pointe de ma couronne d’épines à travers ma langue ;

14 – Ils me versèrent les plus horribles immondices dans la bouche ;

15 – Ils déversèrent sur moi des flots d’injures infâmes, me lièrent les mains au dos, me conduisirent, en me frappant, hors de la prison, en me donnant des coups de verges. »

Et Jésus continua : « Ma chère fille, je te demande de faire connaître mes quinze souffrances et douleurs secrètes à beaucoup d’âmes, afin qu’elles soient contemplées et honorées. Au jour du dernier jugement, j’accorderai l’éternité bienheureuse à ceux qui, par amour et avec recueillement, m’offriront chaque jour une de mes souffrances et accomplissent pieusement la prière suivante :

« Mon Seigneur et mon Dieu ! C’est ma volonté irrévocable de vous honorer, de vous louer et de vous adorer, à travers vos  quinze souffrances secrètes et l’effusion de votre Sang.

Autant il y a de grains de sable dans la mer, de grains de terre dans les champs, de brins d’herbe sur toute la terre, de fruits sur les arbres, de feuilles sur les branches, de fleurs dans les champs, d’étoiles au firmament, d’anges au Ciel, et de créatures sur la terre ; autant de milliers de fois béni, adoré, loué et glorifié le Seigneur Jésus-Christ ; Son Cœur très saint, Son Sang précieux, le divin Sacrifice de la Sainte Messe, le Saint-Sacrement de l’Autel, la très Sainte Vierge Marie, les glorieux neuf Chœurs des Anges et la multitude des Saints ; par moi et par tous les hommes, maintenant et dans toute l’Éternité.

Je désire autant de fois, bien-aimé Jésus, vous remercier, vous servir et vous plaire, réparer tous les outrages qui vous sont faits, et vous appartenir corps et âme.

Je veux autant de fois me repentir de mes péchés, et vous demander, à vous mon Dieu, pardon et miséricorde.

Je désire aussi offrir vos mérites infinis au Père Éternel, en réparation de mes fautes et de mes péchés, et de mes punitions méritées. Je suis fermement résolu à changer de vie et je vous demande que la dernière heure de ma vie soit heureuse et en paix.

Je veux aussi prier pour la délivrance des pauvres âmes du purgatoire.

Je désire renouveler cette louange d’amour et de réparation à chaque heure du jour et de la nuit, fidèlement, jusqu’au dernier instant de ma vie.

Je vous prie, très bon et très aimable Jésus, de confirmer au Ciel mon très sincère désir. Ne tolérez pas qu’il soit anéanti par les hommes et encore moins par l’esprit malin. Amen. »

Cette dévotion a été approuvée et recommandée par le pape Clément XII (1730-1740).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

La prison de Jésus à Jérusalem

CAÏPHE

Contemplons

Ecoutons

Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit : « Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c’est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! En tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : « Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème ! (Matthieu 26, 63-65)

Méditons

Jésus était condamné d’avance. Le procès que lui fait le Sanhédrin n’est qu’un simulacre : contre toutes les lois en vigueur son « procès » se tient de nuit et en toute hâte. La sentence a été prononcée par Caïphe avant même que l’accusé ne comparaisse : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas » (Jean 11, 50). Comme souvent, Dieu fait dire par ses détracteurs, ce qu’il adviendra et c’est Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, qui prophétise que Jésus va mourir pour tout le peuple. Mais pas comme il le pense : Jésus ne meurt pas par la volonté de Caïphe, qui n’est qu’un instrument, mais parce que tel est le plan de salut de Dieu.

Jésus garde le silence, restant intérieurement en profonde communion avec son Père. Il ne s’exprime que lorsque le grand prêtre lui ordonne de répondre par le Dieu vivant. Là il ne s’agit plus de riposter à de fausses accusations mais du respect dû à la plus haute autorité morale de la nation et de l’adoration due à Dieu. Il ne peut donc se dérober. La manière d’interroger de Caïphe, en levant la main au ciel et en amenant l’accusé à répondre sous le sceau du serment, tire Jésus de son silence. Sans laisser planer la moindre équivoque, il affirme qu’il est bien le Fils de Dieu.

Feignant une indignation sacrée, Caïphe déchire ses vêtements. Par ce geste, qui ne pouvait faire qu’une profonde impression sur l’assemblée, Caïphe met ses pairs sous pression pour qu’ils décident, avec lui, de la mort de Jésus. Il était de coutume chez les juifs de déchirer ses vêtements afin de manifester son chagrin dans une situation de deuil ou son indignation vis-à-vis d’un blasphémateur. Cependant ce geste était formellement interdit aux prêtres revêtus des vêtements sacerdotaux car leur tenue devait être en tout point impeccable pour assurer le service divin ; contrevenir à cette loi lévitique était passible de mort pour le prêtre. En déchirant ses vêtements, malgré l’interdiction formelle, Caïphe appelle sur lui la sentence qu’il cherche à faire prononcer sur Jésus : la mort.

Dans quelques heures, ce n’est plus un vêtement qui se déchirera mais le rideau du Temple consommant la rupture de Dieu avec Israël…

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire de la croix du Christ conservé dans la Schatzkammer à Vienne

Les Fiançailles avec Joseph

Méditons

C’est à la sainteté de Marie qu’on mesure celle de Joseph. Et, plus on avance dans la connaissance du mystère de Marie, plus on se rend compte de la très haute dignité de son époux. Marie a atteint des sommets de sainteté ; ceux atteints par Joseph sont à peine moins élevés. En effet, si Dieu choisit Joseph pour être l’époux de Marie, c’est parce que sa sainteté répond parfaitement à celle de Marie.

Marie a fait le don d’elle-même, de sa personne tout entière, à Dieu pour se rendre disponible à son plan de Salut. Ce don d’elle-même et notamment de sa virginité, n’aurait pu subsister s’il n’était complété par un don identique concédé par Joseph, son époux qui renonce à ses droits conjugaux. Cela signifie que, même si leur mariage n’est pas consommé de manière charnelle, il procède d’un amour mutuel profond ; Joseph aime Marie jusqu’à accepter de respecter et même d’assumer son vœu de virginité ; en même temps, l’amour de Marie pour Joseph ne cesse d’augmenter au fur et à mesure des années, parce qu’il respecte et même s’associe pleinement à son vœu.

Même si leur union n’est pas consommée, Marie et Joseph n’en sont pas moins des époux car toutes les conditions requises pour qu’il y ait mariage sont réalisées. En effet, Joseph et Marie se donnent l’un à l’autre dans un consentement total. L’ange dit à Joseph de ne pas craindre de prendre Marie pour épouse. Il laisse ainsi entendre que Joseph, malgré son sentiment d’indignité vis-à-vis du mystère qui s‘accomplit en Marie, est choisi par Dieu même et que c’est Ce-dernier qui lui accorde Marie en mariage. Si bien que le « Oui » que les époux se donnent le jour de leur mariage se fond dans le « oui » total, radical, irrévocable de l’Annonciation et même, en est un prolongement.

Leur mariage ne restera pas sans enfants. En effet, Marie sera Mère de Jésus, Dieu et homme et, aux yeux du monde, Joseph sera père de l’enfant de Marie. La chaste union de Marie et Joseph produira une descendance innombrable. En effet, Marie est non seulement la Mère de Jésus mais aussi celle de tous ceux que Jésus a sauvés par le don qu’il a fait de lui-même sur la Croix. Si Marie est notre Mère dans l’ordre de la grâce, Joseph est aussi notre père nourricier. Aucun mariage n’a été plus fécond que celui de Marie et de Joseph.

L’amour est le ciment de leur couple. En son sein, règne la concorde sur les objectifs de vie et sur les moyens pour les atteindre. Au centre de leur projet de vie se trouve l’amour de Dieu et la disponibilité à son service. Avant toute chose, leur existence est donnée à Dieu et à Jésus, l’enfant dont ils ont reçu la garde. Tous les autres objectifs de vie lui sont soumis. Grâce à cela, il règne au sein de leur couple une harmonie parfaite qui permet à chacun de trouver sa place et de s’y épanouir ; il y règne une concordance des volontés, un respect et un amour mutuels qui vont grandissants à mesure qu’ils surmontent les difficultés de la vie. Saint Jean-Eudes écrit qu’aucune famille n’a été plus heureuse que la sainte famille de Nazareth.

On a tendance à isoler Marie et à ne voir en elle que la Vierge-Mère ; or elle est aussi l’épouse de Joseph, qui a assumé un rôle de premier ordre dans la vie de Marie. Leur union n’est pas qu’un détail ou un ornement dans la vie de la Vierge mais le cadre dans lequel le don de Marie s’est épanoui. Joseph est véritablement l’époux aimé et respecté de Marie ; par lui, une grande part du mystère de la Vierge-Mère nous est révélée.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

https://www.youtube.com/channel/UC0Va9VhE_C2EMUaWwJtv8Og?view_as=subscriber

MALTRAITE

Contemplons

Ecoutons

Les hommes qui gardaient Jésus se moquaient de lui et le rouaient de coups. Ils lui avaient voilé le visage, et ils l’interrogeaient : « Fais le prophète ! Qui est-ce qui t’a frappé ? » Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes. (Luc 22, 63-65)

Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, couvrirent son visage d’un voile, et le giflèrent, en disant : « Fais le prophète ! » Et les gardes lui donnèrent des coups. (Matthieu 14, 65)

Méditons

Jésus vient à peine de demander à Pierre de rengainer son épée et de guérir l’oreille de Malchus, que les gardes tombent sur lui, le frappent, l’insultent, se jouent de lui comme un chat s’amuse avec la souris qu’il a capturée, avant de la dévorer… Comment est-il possible que Jésus, le Dieu tout-puissant, celui qui est capable de multiplier les pains, d’expulser les démons, de ramener à la vie la fille de Jaïre, de ressusciter Lazare mort depuis trois jours, qui dispose de toutes les légions d’anges du Ciel pour le défendre, se laisse ainsi malmener et maltraiter ? Même en comprenant la nécessité du sacrifice de Jésus pour notre salut, on ne peut s’empêcher de se demander s’il fallait en arriver à de telles extrémités.

Contempler Jésus dans toutes ses souffrances, c’est se demander qui nous sommes et ce que nous représentons aux yeux de Dieu. Il ne nous doit rien et nous lui devons tout, et nous nous comportons comme si le rapport était inversé. Sans cesse nous nous laissons séduire par les mensonges de l’antique serpent : « vous serez comme des dieux » et même les plus saints des pécheurs que nous sommes, s’enorgueillissent par moment jusqu’à vouloir dire à Dieu comment il doit se comporter… Qui sommes-nous pour que Dieu nous aime ainsi ? Qui sommes-nous pour que Dieu veuille à ce point être aimé de nous, qui ne cessons de repousser toutes les prévenances de son amour ? A sainte Brigitte, Jésus dévoile quelque peu ce mystère en disant : « l’âme est meilleure et plus digne que le monde entier, plus précieuse que tout l’univers ; elle est égale aux anges, et créée pour la gloire éternelle. Elle est faite à l’image et à la ressemblance de Dieu… Cette âme, immortelle, éternelle, me plait plus que tout ce qu’il y a de plus désirable au monde. Elle est ma bien-aimée… S’il était possible que je mourusse autant de fois qu’il y a d’âmes en enfer, je souffrirais pour chacune d’elles comme je souffris pour toutes ; mon corps serait encore disposé à souffrir toutes ces choses avec une franche volonté et un parfait amour. »

Contempler Jésus maltraité, c’est regarder les effets de nos péchés. Le péché n’est pas anodin et constitue une offense incroyable faite au Dieu d’amour. Plus nous aimons une personne, plus nous sommes sensibles à tout ce qui vient d’elle. Parce que Dieu nous aime infiniment, le plus petit manque d’amour le heurte infiniment. Les coups, les gifles, les crachats, les insultes, les perfidies qu’on assène à Jésus représentent les blasphèmes, les sacrilèges, les reniements, les trahisons, les indifférences… que nous, les créatures aimées de Dieu, lui assénons chaque jour par nos péchés. Et, comme au jour de sa Passion, Dieu continue de se laisser maltraiter par ceux qu’il aime… Quel mystère ! Qui sommes-nous pour que Dieu nous aime ainsi ?

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant deux épines de la couronne du Christ, conservé en l’église Sainte Croix de Jérusalem à Rome

La Présentation de Marie au temple

Méditons

Dès les origines, les chrétiens ont cherché à mieux connaître la vie de Marie et comme les Evangiles n’en disaient rien jusqu’à l’Annonciation, la piété populaire, en s’inspirant de l’Ancien comme du Nouveau Testament, a comblé ce vide. Ainsi, a-t-on très vite admis que Marie, dès son plus jeune âge, a été présentée et consacrée au Seigneur. Cette conviction, même si elle ne se fonde pas sur les écritures, n’est pas à rejeter car toute légende contient une part de vérité. Par ailleurs, cette pieuse tradition ne fait qu’illustrer ce que l’évangile nous révèle indubitablement à savoir que Marie est parfaitement configurée à Jésus et qu’elle est toute consacrée à Dieu.

Des textes apocryphes, des enseignements des saints et des révélations des mystiques, nous apprenons que dès l’âge de trois ans, Marie est présentée dans le Temple de Jérusalem pour y être consacrée à Dieu par ses parents, Anne et Joachim. Cette scène se déroule à l’endroit même où d’une part Anne, la mère du prophète Samuel, avait offert son fils pour le service de Dieu et d’autre part là où, des années plus tard, Marie et Joseph se rendront pour accomplir les rites liés la présentation de Jésus. Marie entre au Temple de Jérusalem afin d’offrir à Dieu son âme et sa personne : tel est en substance, le sens théologique de la présentation de Marie.

Marie a continué à vivre normalement avec Anne et Joachim, de même que Jésus a continué à vivre avec ses parents après qu’il a été présenté au Temple. Elle a grandi devant Dieu et devant les hommes sans que personne ne remarque quoi que ce soit d’extraordinaire dans son comportement (même si, très certainement, elle impressionnait ses proches, car la sainteté ne passe pas inaperçue.). Elle était une jeune femme souriante, travailleuse, toujours recueillie, qui savait rendre heureux ceux qui l’approchaient. Marie connaissait bien les écritures, notamment les prophéties sur le Messie qu’elles méditaient et dont elle parlait avec son entourage. De toute sa connaissance des écritures et de sa richesse spirituelle, jaillira le magnificat, son chant d’action de grâce, le jour de la Visitation à sa cousine Elisabeth.

En Marie, tout est orienté vers Jésus, Dieu qui se fait homme en elle (le vrai Temple de Dieu, c’est Marie.). Sa présentation illustre le don total de son âme et de son corps au mystère du Salut. Elle a permis qu’autour d’elle fleurisse l’amour de Dieu. Elle y est parvenue sans se faire remarquer, parce que ses œuvres étaient des petites choses de tous les jours, des petites choses remplies d’amour.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

https://www.youtube.com/channel/UC0Va9VhE_C2EMUaWwJtv8Og?view_as=subscriber