« POUR QUE S’ACCOMPLISSENT LES ECRITURES »

Contemplons

Ecoutons

Mais tout cela est arrivé pour que s’accomplissent les écrits des prophètes. Alors tous les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent (Matthieu 26, 56).

Méditons

Tout était écrit… Tout ce que Jésus allait souffrir était prévu. Jésus connaissait les prophéties, lui, qui à douze ans, étonnait les docteurs du Temple par la sagesse de ses réponses. Marie connaissait les prophéties, et c’est en toute connaissance de cause qu’elle a dit « oui » le jour de l’Annonciation : elle savait qu’en devenant la Mère du Messie, elle devenait la Mère de « l’homme des douleurs » prophétisé par Isaïe. Les Apôtres connaissaient les prophéties : ils les avaient entendues de la bouche des pharisiens, des scribes, mais aussi et surtout de la bouche de Jésus qui les leur a rappelées en insistant sur le fait qu’il est venu les accomplir.

Isaïe parle très clairement de tout ce que Jésus vivra dans sa Passion : « La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme… Il était méprisé, abandonné de tous, homme de douleurs, familier de la souffrance, semblable au lépreux dont on se détourne ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. Pourtant, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était châtié, frappé par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos fautes qu’il a été transpercé, c’est par nos péchés qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous obtient la paix est tombé sur lui, et c’est par ses blessures que nous sommes guéris… Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé (…) Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à cause des péchés de son peuple… A cause de ses souffrances, il verra la lumière, il sera comblé. Parce qu’il a connu la souffrance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés » (Is. 52 et 53).

Jésus entre dans sa Passion comme le grand prêtre qu’il est, entre dans la liturgie de la messe, de la seule messe, celle du vendredi-saint. Dans toute liturgie, il y a un rituel à respecter : dans la Passion, le rituel à respecter, ce sont les prophéties. Elles ne sont pas avant tout une annonce de ce que le Messie va souffrir mais de ce qu’il va accepter d’accomplir en y voyant la volonté de son Père, et en s’y conformant par obéissance. C’est pourquoi saint Paul écrit dans sa lettre aux Philippiens : « Le Christ s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir et à mourir sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé au-dessus de tout : il lui a conféré le nom qui surpasse tous les noms, afin qu’au nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l’abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : Jésus Christ est le Seigneur, pour la gloire de Dieu le Père » (Phil 2).

Parce que Marie connaissait les prophéties et savait que le Messie devait les accomplir par obéissance à son Père, parce qu’elle savait qu’il est venu en ce monde pour cela, et parce qu’elle est la servante du Seigneur, elle n’a pas cherché à détourner Jésus de sa mission de Rédempteur. C’est parce que Marie a compris et accepté cela, que nous la voyons résignée et abandonnée à la volonté divine. Parce qu’elle a compris et accepté que Jésus est venu accomplir les Ecritures, elle s’unit à lui dans son offrande de lui-même. Marie est la seule à qui Jésus n’aura pas à faire le même reproche qu’aux disciples d’Emmaüs : « O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait » (Luc 24, 25-26).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire de la sainte épine donné par saint Louis, vers 1262 à l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune.

La Nativité de Marie

Méditons

Des saints, l’Eglise ne célèbre que la naissance au Ciel. Elle fait cependant une exception pour Jésus (25 décembre), Marie (8 septembre) et Jean-Baptiste (24 juin) parce que tous trois ont été sanctifiés dès avant leur venue au monde.

De la naissance de Marie, l’évangile ne dit rien. Ce que l’on sait, provient soit de la Tradition, soit des textes apocryphes. Cependant, une chose est sûre : tant les Pères de l’Eglise que les saints, les mystiques s’accordent pour affirmer que la naissance de Marie ravit la sainte Trinité et avec Elle tous les anges du Ciel. En effet, avec la naissance de Marie, toute la création visible et invisible parvient à l’heure annoncée par les prophètes et qui consacre la venue en ce monde de la Vierge qui doit nous donner le Messie tant attendu. « O quels trésors apporte au Ciel et à la terre la naissance de Marie. Le démon frémit de rage et de désespoir, parce que, dans Marie, il voit Celle qui doit l’écraser et le confondre. Au contraire, les anges et les bienheureux font retentir la voûte des cieux de chants d’allégresse en voyant naître une Reine » (Sermon du Saint Curé d’Ars pour la Nativité de Marie).

Bien qu’extérieurement la naissance de Marie ne se distingue pas de celle des autres enfants, elle apparaît aux yeux de la foi entourée des plus éclatants signes d’espérance. En effet, le jour où l’Eglise célèbre la Nativité de la Vierge, la liturgie chante dans un transport de joie : « Votre naissance, ô Marie, Mère de Dieu, a rempli tout le monde de consolation et d’allégresse, parce que le Soleil de justice, Jésus-Christ, notre Dieu, est né de Vous, Lui qui nous a tirés de la malédiction où nous étions plongés et nous a comblés de bénédictions ; Lui, qui, ayant ruiné l’empire de la mort, nous a introduits dans la vie éternelle » (antienne du Magnificat). En effet, la naissance de Marie constitue le plus sûr et le plus heureux des présages pour toute l’humanité.

Aussi bien la vénérable Tradition que les textes apocryphes et les révélations des mystiques (Maria d’Agreda, parmi tant d’autres…), nous apprennent qu’Anne et Joachim, les parents de Marie, étaient de la race de David, de laquelle devait naître le Sauveur promis au monde. Ils étaient avancés en âge, n’avaient pas d’enfants et plus aucun espoir d’en avoir. Dieu, qui aime à confondre les calculs des hommes et les prévisions naturelles, renouvela pour ces chrétiens de la première heure, la merveille dont l’Ancien Testament nous donne plusieurs exemples (en Abraham et Sarah par exemple). Les deux vieillards reçurent l’annonce des desseins de Dieu par un ange et au temps marqué, Marie naissait en ce monde. Toute belle, toute pure, toute immaculée avait été sa conception, toute pure et toute privilégiée fut sa naissance. Quelle joie ce jour-là dans la maison de Joachim. Quelles félicitations de la part des amis et connaissances de sa mère, Anne qu’on cessa d’appeler, pour sa honte, « la stérile ».

Les Saints ne tarissent pas d’éloges sur la naissance de Marie. Ainsi, saint Pierre-Damien, docteur de l’Eglise écrit : « Avant la naissance de Marie, le monde était enseveli dans les ténèbres du péché ; avec elle paraît l’aurore qui annonce le soleil de justice. Parfaite dès sa naissance, Marie ne fit que croître chaque jour en vertus… ». Astre toujours progressant en lumière, déjà magnifique à l’aube de sa vie, il était éblouissant au terme de sa course. Au ciel, nous ne nous lasserons pas de contempler les merveilles opérées par Dieu en Marie ; en attendant, penchons-nous avec joie sur son berceau et laissons-nous transporter par son sourire.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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TOUS L’ABANDONNERENT

Contemplons

L’arrestation de Jésus. A gauche, le jeune-homme nu qui s’enfuit sans son drap ; en-bas à droite, Pierre coupe l’oreille de Malchus ; en-haut à droite, Judas s’en va après avoir livré Jésus.

Ecoutons

Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous. Or, un jeune homme suivait Jésus ; il n’avait pour tout vêtement qu’un drap. On essaya de l’arrêter. Mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu (Matthieu 14, 50-52).

Méditons

La solitude de Jésus… Il est abandonné de tous, ou plus exactement de tous ceux qui auraient dû être là : les Apôtres, les choisis… Il les avait pourtant préparés à cette heure : à plusieurs reprises, il leur avait parlé de tout ce que le Fils de l’homme aurait à souffrir, et qu’après trois jours il ressusciterait… Il les avait préparés en leur donnant sa chair en nourriture lors de la Cène… En prévision de cette heure, Pierre, Jacques et Jean avaient même vu Jésus dans toute sa gloire lors de la Transfiguration… Malgré cela, tous ceux dont Jésus attend du soutien, s’enfuient… A l’océan de haine qui déferle sur lui, s’ajoute la souffrance d’être abandonné de ceux qu’il a le plus aimés…

Mais il devait en être ainsi. Il est l’Agneau sacrifié pour le salut du monde, le seul qui soit sans tache et digne d’offrir à Dieu la louange de gloire qui lui revient. Lui qui sauve le monde par son sang versé, ne saurait y mêler le péché du sang versé injustement à cause de lui. « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés » (Jean 17, 12) dit-il à son Père dans la prière et l’Evangile précise que Jésus dit cela « afin que s’accomplissent les Ecritures. » Dans l’Epître aux Romains, saint Paul écrit : « Car, comme par la désobéissance d’un seul homme (Adam) beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul (Jésus-Christ) beaucoup seront rendus justes » (Rm 5, 19). Jésus est le nouvel Adam, celui qui nous rachète de la faute originelle et sa croix s’élèvera sur l’endroit où la tradition situe le tombeau d’Adam…

Si Jésus est abandonné de tous ceux dont il attendait davantage de soutien et qui étaient présents à Gethsémani, il ne l’est pourtant pas de tous. Marie n’a jamais abandonné son Jésus. Elle n’était pas à Gethsémani mais elle était à Jérusalem, quelque part, probablement avec Marie-Madeleine et les autres femmes qui apparaîtront dans quelques heures sur le Calvaire. Jean savait où elle se trouve si non il n’aurait pas pu l’amener au pied de la croix. De là où elle est, Marie est en profonde communion avec Jésus, s’unissant à lui dans son offrande de lui-même et ajoutant sa souffrance de mère et de croyante au calice d’amertume que boit Jésus, à la manière dont le prêtre à la messe ajoute une goutte d’eau dans le calice à l’offertoire. Comme nous étions présents dans son « oui » de l’Annonciation, nous sommes présents dans son « oui » du vendredi-saint. En Marie, présente jusqu’au bout aux cotés de Jésus, toute l’Eglise est unie à son sauveur dans son sacrifice.

Parmi ceux qui ont fui, il y a Jean mais qui réapparaît le lendemain sur le Calvaire aux cotés de Marie. En fuyant, il a répondu au réflexe bien naturel de sauver sa vie. Probablement s’en est-il repenti… Probablement que Marie, qu’il est allé rejoindre, lui a expliqué qu’il devait en être ainsi… C’est le seul Apôtre qui aura le courage de revenir et de se déclarer ouvertement solidaire de Jésus. Sur le calvaire se tiendront Marie, l’humble servante du Seigneur, Jean, celui dont il est dit qu’était était pur, et Madeleine, celle à qui il a été beaucoup pardonné parce qu’elle a beaucoup aimé : l’humilité, la pureté, l’amour, les trois vertus qui nous rendent semblables à Jésus. Sur le Calvaire se tiennent les personnes qui ressemblent le plus à Jésus par la vertu et c’est à elles seules qu’il est donné de le suivre jusqu’au bout…

Qui est ce jeune homme qui lâche le drap dont il est vêtu et s’enfuit tout nu ? Pour beaucoup, il s’agit de l’Evangéliste Marc lui-même qui relève ce détail à priori saugrenu. Pour d’autres, il nous représente tous : si nous avions été présents en ce soir, nous aussi nous aurions fui devant le danger abandonnant Jésus pour sauver notre peau…

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Une épine de la couronne que le Christ a portée lors de sa Passion, a été rapportée de Jérusalem par les croisés et conservée à Girondelles dans les Ardennes. Elle fut déposée à Courgis, en 1555, par Edmée de Geresmes, dame de Girondelles et héritières du château de Courgis.

En 1633. Jacques Ferrand et Françoise Jaillot, les propriétaires du château, en ont fait don à l’église du village. Depuis, les habitants célèbrent la Sainte Epine le dimanche avant l’Ascension.

L’Immaculée Conception

Méditons

Même si le dogme de l’Immaculée Conception n’a été défini que tardivement (en 1854), cela ne signifie pas que Marie n’a pas toujours été immaculée, que l’Eglise ne l’a pas toujours cru, que ce dogme est sans fondement biblique et par conséquent purement optionnel.

Dans la bulle « Ineffabilis Deus », le bienheureux pape Pie IX recense les passages qui, dans l’Ecriture Sainte induisent l’Immaculée Conception de Marie et se réfère autant à la pensée des Pères de l’Eglise qu’aux affirmations du concile de Trente. Tous sont unanimes pour proclamer Immaculée la Mère de Dieu ; si bien que la définition de ce dogme en 1854, loin d’être une innovation aléatoire, constitue une simple confirmation de ce que le peuple de Dieu a toujours cru.

Parmi les textes bibliques, le « cantique des cantiques » est particulièrement adapté à la solennité de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu. Marie y est décrite comme « l’aurore naissante » ; qu’est-ce à dire ? Le Salut de l’Humanité ne débute pas à Noël avec la naissance du « petit Jésus », ni à l’Annonciation, le jour où le Verbe s’est fait chair, ni même à la naissance de Marie mais bel et bien neuf mois plus tôt, le jour de sa Conception Immaculée dans le sein de sainte Anne. L’aurore annonce le soleil qui va se lever : la Conception Immaculée de Marie est le signe du lever imminent du « soleil de justice », Jésus, l’Emmanuel.

Parce qu’elle est préservée du péché originel, Marie est la toute-belle, la toute-aimée décrite dans le « cantique des cantiques », celle qui fait les délices de son bien-aimé (en l’occurrence Dieu). Elle est « belle comme la lune, éclatante comme le soleil », pas l’ombre d’un péché, pas même l’originel, ne ternit la beauté et la pureté de son âme ; elle est remplie, et même débordante, de la sainteté de Dieu ; la lumière de sa sainteté éclaire tout l’univers.

Par ce qu’elle est immaculée, elle est toute donnée à Dieu qui fait d’elle à la fois son tabernacle et son ostensoir. Parce qu’elle est tout étrangère au péché, elle peut se tenir debout en face de Dieu à la manière du « buisson ardent » qui brûle sans jamais se consumer pour plaider notre cause ; Dieu nous sauvera toujours parce que toujours, Marie, l’Immaculée, de sa voix de « colombe enamourée » (cantique des cantiques), demandera et obtiendra miséricorde pour son peuple. Elle est « victorieuse dans tous les combats de Dieu » car dépositaire de sa toute-puissance et, en cela, pour l’antique serpent, elle est « terrible comme une armée rangée en bataille ».

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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COMME UN AGNEAU LIVRE

Contemplons

Ecoutons

Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter, grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple, et vous n’avez pas porté la main sur moi. Mais c’est maintenant votre heure et le pouvoir des ténèbres » (Luc 22, 52-53).

Méditons

Jésus a la douceur d’un agneau. A ses Apôtres, il a dit qu’il les « envoie comme des agneaux au milieu des loups » (Luc 10, 3). Et, en cette heure, il est vraiment comme un agneau au milieu des loups assoiffés de sang. A toute la violence qui se déchaîne contre lui, il n’opposera que douceur et amour. Probablement que tant de douceur ne fera qu’exciter la fureur de ceux qui s’acharnent sur lui ; on s’acharne toujours davantage sur ceux qui ne se défendent pas ou ne sont pas en mesure de le faire ; la nature est sans pitié pour les faibles. Comme il le dit lui-même, il pourrait faire intervenir des légions d’anges pour foudroyer sur place ceux qui osent lever la main sur lui. Mais alors, comment prouverait-il son amour pour nous ? A sainte Marguerite-Marie, Jésus dit : « Regarde, ma fille, si tu trouves un père blessé d’amour par son propre fils unique et qui ait pris autant de soin de lui donner des marques de cet amour… Dis-moi quelle plus forte preuve tu souhaites de mon amour et je te la donnerai… »

Jésus est l’agneau pascal qui, par son offrande de lui-même, nous fait passer de la mort à la vie. Si les fils premiers-nés des juifs sont sauvés de l’ange exterminateur par le sang d’un agneau dont ils enduisent les linteaux de leurs maisons, Jésus nous sauve tous de la mort éternelle par son sang qui est répandu sur la croix et dont nous nous nourrissons dans l’Eucharistie. Si le sang de l’agneau sacrifié par les juifs les a sauvés de la mort pendant une nuit, celui de Jésus, l’Agneau sans tache qui enlève les péchés du monde, sauve l’humanité entière de de la mort éternelle.

Dans un acte de foi qui force l’admiration, Abraham était prêt à sacrifier son fils unique Isaac. Le ciel l’en a empêché en dernière minute. Jésus est à la fois celui qui offre et celui qui est offert, à la fois l’agneau livré (Isaac) et le prêtre qui offre le sacrifice (Abraham) « pour la gloire de Dieu et le salut du monde. » Jésus a tout donné dans un acte d’amour infini à son Père, pour nous et pour qu’en lui nous devenions tous ses enfants adoptifs. Qui en a fait plus pour nous que Jésus ? Qu’aurait-il pu faire de plus qu’il n’ait fait ? Ce n’est que dans l’éternité que nous réaliserons tout ce que le péché originel nous a dérobé et la manière admirable dont Jésus, l’agneau livré pour nous, a tout restauré : « O heureuse faute qui nous a valu un tel Sauveur ! » (saint Augustin)

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la passion du Christ

A Solesmes, on vénère le lundi de Pâques, la sainte Épine. Exposée dans cet immense reliquaire qu’est le tombeau de Notre Seigneur, la parcelle de la couronne d’épines du Christ est offerte à la vénération de tous ceux qui viennent. La relique est imposée sur la tête du fidèle, tandis que le ministre prononce cette prière : « Que par cette sainte épine, Dieu te libère de tout mal ». Les moines vénèrent la relique après l’office de None, en chantant une antienne grégorienne qui souligne que la couronne d’épine est désormais devenue pour le Christ une couronne royale. Une prière demande que ceux qui vénèrent ici-bas la couronne du Christ méritent d’être couronnés au Ciel avec Lui.

Les prophéties

Méditons

La Bible commence et finit avec l’image de Marie, la femme par laquelle nous vient le Salut. En effet, dans le livre de la Genèse (le premier livre de la Bible), Dieu dit au serpent : « Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre sa descendance et la tienne ; elle t’écrasera la tête et tu chercheras à la mordre au talon » (Genèse 3, 15). Dans l’Apocalypse (le dernier livre de la Bible), saint Jean décrit cette lutte implacable entre la femme et le serpent : « Il apparut dans le ciel un grand signe : une femme, revêtue de soleil, ayant la lune sous ses pieds et sur sa tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et criait dans les douleurs de l’enfantement. Alors, un autre signe apparut dans le ciel : c’était un grand dragon rouge feu. Il avait sept têtes et dix cornes et, sur ses têtes, sept diadèmes… » (Apocalypse 12, 1-3). Lorsqu’on évoque la femme de l’Apocalypse, on la représente en lien avec celle de la Genèse c’est-à-dire, revêtue du soleil et écrasant la tête du serpent. On signifie ainsi que ce combat entre la descendance de Marie et celle du serpent, dure depuis la chute d’Adam, traverse toutes les générations et durera jusqu’à la fin du monde : toute l’histoire du Salut peut se résumer au combat entre la femme et le serpent (entre le bien et le mal) à l’issue duquel Marie est victorieuse.

Près de 700 ans avant la naissance de Jésus, la promesse du Salut est renouvelée par la voie d’Isaïe qui dit : « Voici que la Vierge concevra et enfantera un fils et elle lui donnera le nom d’Emmanuel » (Isaïe 7, 14). Le Cantique des cantiques (IVème siècle avant JC.) regorge d’allusions et de paroles qui décrivent Marie dans ses plus beaux attributs : « Quelle est celle-ci qui s’avance comme l’aurore naissante, belle comme la lune, éclatante comme le soleil, terrible comme une armée rangée en bataille ? » (Cantique des cantiques 6, 9). A la fête de l’Immaculée Conception, la liturgie puise dans le Cantique des cantiques ses plus belles expressions pour chanter la beauté toute pure de Marie : « Tu es toute belle, ô ma bien-aimée et il n’y a pas de tache en toi ». (Cantique des cantiques 4, 7).

Enfin, l’Ancien Testament annonce Marie au travers de maintes figures et de nombreux symboles. En effet, parmi les personnages, citons Eve (la mère de tous les vivants.), Sarah (l’épouse d’Abraham), Déborah (qui a sauvé son peuple des griffes de Sisra), Esther (qui a sauvé son peuple de l’extermination ordonnée par Assiérus) mais surtout Judith, celle qui, pour sauver son peuple, a décapité Holopherne. L’Eglise applique à Marie, les paroles que le peuple reconnaissant adresse à Judith : « Le Seigneur t’a bénie dans sa force car, par toi, il a réduit à rien nos ennemis. O Femme, tu es bénie du Seigneur plus que toutes les femmes de la terre. Béni soit le Seigneur, créateur du ciel et de la terre qui a dirigé ta main pour trancher la tête de notre plus grand ennemi car il a aujourd’hui rendu ton nom si glorieux que ta louange ne disparaîtra pas de la bouche des hommes, qui se souviendront éternellement de la puissance du Seigneur : car tu n’as pas épargné ta vie en voyant les souffrances et la détresse de ton peuple mais tu nous as sauvés de la ruine en présence de notre Dieu. Tu es la gloire de Jérusalem, tu es la joie d’Israël, tu es l’honneur de notre peuple. » (Judith 13, 22-25 et 15-10).

Comme le Paradis terrestre, Marie est le jardin de délices du nouvel Adam (Jésus) ; comme l’Arc en ciel après le déluge, Marie est le signe du pardon définitif de Dieu ;  comme l’Echelle de Jacob, Marie relie le ciel et la terre ; comme l’Arche d’Alliance, Marie est faite de bois incorruptible ; comme la Verge d’Aaron, Marie produit le fruit de vie sur l’intervention de Dieu ; comme la Tour de David, Marie est la citadelle imprenable ; comme le Temple de Jérusalem, Marie est la demeure de Dieu parmi les hommes… La plupart de ces allégories sont reprises dans les litanies de Lorette, dans lesquelles on invoque Marie sous ses différents titres, privilèges, attributs et symboles.

On reconnait que Jésus est vraiment l’envoyé de Dieu par le fait qu’il réalise et accomplit toutes les prophéties sur le messie contenues dans l’Ancien Testament. Il en va de même pour Marie : elle est cette femme, présente dans la pensée de Dieu de toute éternité, par laquelle nous vient le Salut annoncé par les prophètes.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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LA GUERISON DE MALCHUS

Contemplons

Ecoutons

Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malchus. Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? » Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent (Jean 18, 10-12).

Voyant ce qui allait se passer, ceux qui entouraient Jésus lui dirent : « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? » L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille droite. Mais Jésus dit : « Restez-en là ! » Et, touchant l’oreille de l’homme, il le guérit (Luc 22, 49-51).

Méditons

Pierre, animé des meilleures intentions, laisse éclater son tempérament belliqueux et veut défendre Jésus. Il est de nature méfiante et ne craint pas la bagarre sinon pourquoi aurait-il eu sur lui une épée ? Il n’hésite d’ailleurs pas à la tirer et à passer à l’action. Il tranche l‘oreille de Malchus, le serviteur du grand prêtre qui marche en tête du cortège venu arrêter Jésus, et probablement irait-il encore bien plus loin s’il n’en était empêché. Autrefois, Pierre avait déjà voulu protéger Jésus de ceux qui voulaient attenter à sa vie. Le souvenir lui en est resté car Jésus lui répondit : « retire-toi, Satan, tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes. » Pierre n’a visiblement pas retenu la leçon et Jésus le reprend encore une fois. Qu’il est difficile de s’élever au niveau des pensées de Jésus !

Pierre ne pouvait pas comprendre Jésus. Seule Marie, qui a toujours vécu à l’ombre de l’Esprit-Saint, le pouvait. C’est pour cela qu’elle n’a jamais essayé de détourner Jésus de sa vocation et, au contraire, s’est unie entièrement à lui dans son offrande. Pour Pierre, le moment de comprendre n’était pas encore venu. Ce n’est qu’à la Pentecôte, que l’Esprit-Saint l’éclairera sur les motivations profondes de Jésus dans sa passion, sur le sens de toutes ses paroles. Ce n’est qu’à la Pentecôte, que l’Esprit-Saint lui communiquera la force qui lui permettra de soutenir le martyr, qui sera sa participation effective à la passion de Jésus.

Jésus guérit Malchus, le serviteur du grand prêtre. Les quatre évangélistes évoquent la présence du serviteur du grand prêtre en ce soir du jeudi-saint à qui Pierre tranche l’oreille et que Jésus guérit. Cet ultime miracle de Jésus, juste avant son arrestation, ne fait pourtant pas reculer les soldats sur le point de se jeter sur Jésus. Ce miracle a-t-il converti Malchus ? L’Evangile ne le dit pas et n’évoque plus cette figure par la suite. Cela laisse supposer que ce miracle n’a pas changé sa vie de manière significative. Malchus est comme toutes ces personnes qui, bien que témoins des plus grands miracles, ne se convertissent pas pour autant. En méditant sur la figure de Malchus, nous comprenons pourquoi Jésus défendait à ceux qu’il guérissait de le divulguer. Les signes aident la foi mais ne la confèrent pas. « A qui croit en Dieu, aucun signe n’est nécessaire ; à qui ne croit pas en Dieu, aucun signe n’est possible. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Andria, petite cité médiévale de l’Italie du Sud, proche de Bari, a l’immense privilège de conserver, depuis le XIVe siècle, dans la cathédrale, une relique précieuse de la Passion du Christ : une épine de la Sainte Couronne d’épines qui fut enfoncée sur la tête du Sauveur le Vendredi Saint.

Cette épine sacrée et vénérée a une particularité miraculeuse : les traces de sang visibles sur la superficie, de diverses grandeurs, rougissent et deviennent vives lorsque la fête de l’Annonciation, le 25 mars, coïncide avec le Vendredi Saint.  Ce prodige eut bien lieu le 25 mars 2005, jour du Vendredi Saint. Cette année, l’annonce de l’Incarnation du Seigneur et la mort de Jésus en croix étant commémorées le même jour, l’attente de ce prodige n’a pas été vaine.

Le SIR (Service Information Religieuse) a confirmé, samedi 26 mars 2016, que le miracle a été constaté en présence d’un notaire : « A 19h hier soir, la Commission Spéciale de la Sainte Épine s’est réunie dans la Salle du Chapitre de la cathédrale de Andria. C’est ce que mentionne une note du diocèse – diffusée hier soir – par laquelle on informe que, en présence du notaire Paolo Porziotta, a été établi un procès-verbal d’où il ressort que : « vers 16h10, a été constaté la présence d’un léger gonflement de couleur blanche de forme sphérique, comme un bourgeon, distant d’environ 3 mm de la pointe, côté droit de l’Épine, plus précisément sur le bord de l’entaille du sommet. »

La nouvelle Eve

Méditons

Marie est appelée la nouvelle Eve, c’est-à-dire la créature pleinement rachetée, celle qui a restauré la dignité de la femme et même, l’a portée à une excellence telle, qu’elle s’en trouve bien supérieure à celle originelle d’Eve.

Comme Dieu a tiré Eve du côté d’Adam, Marie, la nouvelle Eve, est née du côté transpercé de Jésus mort en croix. En créant Eve à partir d’une côte d’Adam, Dieu signifiait que l’homme et la femme sont intimement liés l’un à l’autre : la femme est une partie de l’homme, issue de son côté, autrement dit le fruit de son cœur, l’objet de son amour. Marie, la nouvelle Eve, est née le Vendredi-saint, sur le Calvaire, du côté ouvert de Jésus, c’est-à-dire de sa vie même ; comme Eve a été créée alors qu’Adam se trouvait dans un sommeil profond, Marie, la nouvelle Eve, est née du Cœur ouvert de Jésus qui venait de rendre l’esprit.

En effet, nous dit saint Jean, parce que c’était le sabbat et pour ne pas laisser les corps en croix, on brisa les jambes des deux larrons mais comme Jésus était déjà mort, on ne lui rompit pas les jambes mais on lui transperça le côté. Aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau (Jean 19, 31-34). Les pères de l’Eglise ont vu dans ce sang et cette eau, les sacrements du baptême et de l’Eucharistie par lesquels, Jésus fait naitre et grandir son Eglise. L’eau et le sang s’épanchent du Cœur ouvert de Jésus signifiant que les sacrements sont l’expression même de l’amour divin pour chacun d’entre nous et qu’ils renferment la vie même de Dieu. Marie se tenait debout au pied de la Croix et assistait à cette abondante effusion ; elle en était même la première bénéficiaire. Dans sa communion profonde avec le Sauveur, elle a épousé toutes ses intentions, s’est faite la collaboratrice la plus empressée de son œuvre de rédemption et s’est laissé transformer par sa grâce ; elle est la première des baptisés et la première à se donner en hostie vivante en union avec Jésus.

En tirant Eve du côté d’Adam, Dieu signifiait aussi qu’Eve, plus qu’une partie de sa chair, est tout autant l’objet que le fruit de l’amour de l’homme, qu’elle est faite pour être aimée d’Adam, et pour l’aimer en retour. Marie, la nouvelle Eve, est née du Cœur ouvert de Jésus, c’est-à-dire de l’amour incommensurable de Dieu. Elle est l’image et la figure de l’Eglise, celle qui est aimée de Jésus, jusqu’à donner sa propre vie pour elle et qui en est aimé en retour jusqu’au bout du possible. La toute première des missions de l’Eglise est d’aimer et de servir Dieu ; en Marie, cette mission est parfaitement remplie et si l’Eglise militante, composée exclusivement des pauvres pécheurs que nous sommes, varie dans son amour pour Dieu, Marie, elle, dans la perfection de sa sainteté, Le dédommage de tous nos manquements.

L’homme et la femme sont appelés à ne former qu’une seule chair notamment dans les enfants issus de leur amour. L’adhésion de Marie à l’œuvre de Jésus est telle qu’on peut affirmer que c’est d’un seul cœur que Jésus et Marie ont opéré le Salut de l’humanité ; aussi, c’est d’un seul cœur avec Jésus que l’Eglise doit œuvrer pour être féconde. Marie, image et figure de l’Eglise, est celle qui nous enfante à la vie divine. Sa maternité est le cadeau ultime du Sacré-Cœur de Jésus à l’humanité et à toute l’Eglise que nous formons.

En ce mois de mai, admirons Marie, la nouvelle Eve, et laissons-la nous mener à Jésus, le Sauveur, le nouvel Adam.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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Le Mois de Marie

Méditons

Dédier le mois de mai à Marie est une pratique multiséculaire et chaque génération a rivalisé de délicatesses pour témoigner son attachement à la Mère de Dieu. En effet, le mois de mai voit la nature renaitre et se parer de ses plus belles fleurs ; le peuple de Dieu a toujours exprimé son amour pour Marie en ornant ses représentations des plus magnifiques compositions florales. Cependant, la pratique du mois de Marie, telle que nous la connaissons et qui consiste à se rassembler dans la prière autour de l’autel de la Vierge, spécialement décoré pour l’occasion, remonte au début du 19ème siècle. Les misères dues à la terreur révolutionnaire puis aux guerres napoléoniennes ont amené les chrétiens à recourir à la Mère de Dieu, « refuge des pécheurs, secours des chrétiens, consolatrice des affligés » (litanies). Par ailleurs, les apparitions répétées de Marie en France, à Paris en 1830 (à la rue du Bac.), à La Salette en 1848 (près de Grenoble), à Lourdes en 1858, à Pontmain en 1871 (en Mayenne), à Pellevoisin en 1876 (près de Bourges) et enfin à Fatima en 1917 ont suscité un tel engouement populaire que toutes les paroisses ont souhaité célébrer Notre-Dame au mois de mai avec les accents de la plus tendre des dévotions. Le cardinal Pie (1815-1880) a écrit : « retranchez Marie et la religion deviendra triste et sombre comme une famille sans mère, comme une année sans mois de mai. »

Au pied de la Croix, Jésus nous a tous confiés à la sollicitude maternelle de Marie : « Femme, voici ton fils ». En saint Jean, c’est chacun de nous que Jésus a confié à l’amour de Marie et, il attend de nous que nous répondions de la même manière que l’apôtre « qu’il aimait » : « A compter de cet instant, le disciple la prit chez lui ». Jésus nous demande de prendre Marie chez nous, de lui donner une place dans notre vie, un espace dans lequel elle puisse se « montrer notre mère » (hymne « Ave maris stella »). Pour répondre à la demande du Christ en Croix, l’Eglise consacre un mois de l’année à celle qui lui a donné le Sauveur. En cela, elle ne cède pas uniquement aux désirs de son cœur mais elle répond à la demande instante de Jésus qui veut que ceux qu’Il a rachetés honorent celle qu’Il a constitué leur Mère.

Enfin, le mois de Marie est le mois de la Pentecôte. Dans les actes des Apôtres, nous lisons : « d’un seul cœur, les Apôtres persévéraient dans la prière avec quelques femmes dont Marie, Mère de Jésus ». Marie était au Cénacle avec les Apôtres pendant les neuf jours préparatoires à l’événement de la Pentecôte ; elle priait avec eux pour la venue de l’Esprit-saint. Là où est Marie, là est l’Esprit-saint, son époux mystique. Se réunir pour le mois de Marie, c’est entrer dans le cénacle avec Marie et prier avec elle pour la venue de l’Esprit créateur ; c’est apprendre d’elle à L’accueillir et à se laisser envoyer par Lui en mission.

Ne passons pas à côté d’une telle occasion de grâce ; prenons nos chapelets et prions-le d’un seul cœur, comme des fils et des filles, heureux d’honorer leur mère.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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« JE SUIS »

Contemplons

Ecoutons

Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » Il leur dit : « C’est moi, je le suis. » Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. » Jésus répondit : « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés » (Jean 18, 02-09).

Méditons

Jésus n’ignorait rien de tout ce qu’il endurera dans sa passion et il n’est rien de tout ce qu’il va souffrir qu’il n’a pas, par avance, accepté. Saint Jean précise que « Jésus savait tout ce qui allait lui arriver. » Et pour signifier que cette heure, il ne la subit pas mais qu’il choisit de la vivre, il se présente aux soldats, qui viennent le capturer de nuit, comme des voleurs honteux d’accomplir une action inavouable. Pour qu’il n’y ait aucun doute sur son identité, Jésus leur demande qui ils cherchent et leur confirme que c’est bien lui. Jésus ne saurait exprimer plus clairement qu’il choisit librement, en toute conscience et en toute connaissance de cause, de se livrer aux mains des pécheurs.

Il est curieux que les soldats ne se laissent pas interpeler par les signes que Jésus continue de leur donner sur sa véritable identité : il est bien le Messie, l’envoyé de Dieu, le Fils de Dieu, celui à qui tout est soumis. En effet, lorsqu’il leur répond, « c’est moi, je le suis », les soldats « reculent et tombent à terre. » Pourquoi sont-ils projetés en arrière ? Parce que Jésus laisse éclater une étincelle de sa puissance divine en disant « Je suis. » En se présentant ainsi, il se présente comme Dieu, qui, seul, peut dire en vérité « Je suis. » Sur le mont Sinaï, Dieu s’est présenté à Moise en disant « Je suis celui qui suis. » Cette formule proprement divine fait l’effet d’un coup de tonnerre qui projette les soldats à terre.

Comment se peut-il que les soldats, projetés en arrière et tombés au sol, n’aient pas renoncé, par illumination ou par crainte, à arrêter Jésus… Comment se peut-il qu’ils aient persévéré dans leur projet… Comment se fait-il, qu’après cela, ils se soient acharnés de la sorte sur Jésus ? Le pharaon Ramsès II qui refusait de céder aux demandes répétées de Dieu de relâcher les Israélites, nous donne la réponse. « Son cœur était endurci », nous dit l’Ecriture sainte, au point de ne plus être capable de discernement, de se laisser toucher par la grâce. Parce que son cœur est endurci, Pharaon court délibérément à sa propre perte, entraînant dans son entêtement toute son armée qui est décimée dans la mer rouge. Les soldats, tout comme les autres protagonistes du drame du vendredi-saint, avaient le cœur endurci…

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

4 épines de la couronne du Christ sont conservées dans l’église saint-Matthieu de Perpignan

En 1270, saint Louis remit quatre épines de la Sainte Couronne à son fils, Philippe III le Hardi lorsque celui-ci monta sur le trône et qu’il conserva dans le pommeau de son épée. Alors qu’il guerroyait contre l’Aragon, sous prétexte de « croisade », Philippe III tomba mortellement le 5 octobre 1285 à Perpignan.

Avant sa mort, il fit remettre les quatre épines en l’église saint Matthieu qui était alors l’église la plus proche du palais royal. Depuis cette date, elles sont toujours exposées et vénérées solennellement le vendredi saint et le sixième dimanche du Temps Pascal.