Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. (Luc 2, 16-18).
Pour trouver Jésus, il faut aller à Marie, dont la mission est de nous donner Jésus. Elle nous accueille et nous introduit dans l’intimité du Sauveur jusqu’à tel point, que nous devenons des membres à part entière de la sainte famille.
Les bergers et les mages trouvent Jésus avec Marie, sa mère, et tous repartent de la grotte de Bethlehem dans la joie, en publiant les louanges de l’enfant.
En portant la médaille miraculeuse comme un signe de notre consécration à Marie, nous entrons dans la famille de Jésus. Cette famille n’échappe pas aux difficultés de l’existence – bien au contraire – mais tous ses membres sont heureux parce qu’habités par la paix qui vient de Dieu, celle qui donne de traverser sans trouble les épreuves et qui nous remplit d’espérance face à l’avenir. En nous abandonnant à Jésus par Marie, nous devenons ces hommes de bonne volonté dont parlent les phalanges célestes la nuit de la Nativité et à qui la paix de Dieu est promise.
O Marie, conçue sans péché, Notre Dame de la médaille miraculeuse, donnez-nous de vous imiter dans votre attachement à Jésus.
Prions
1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)
O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous (ter).
Ô Notre Dame de la médaille miraculeuse qui avez voulu apparaître à sainte Catherine Labouré comme la médiatrice de toutes les grâces, écoutez-moi, je vous implore !
Je remets entre vos mains maternelles toutes mes intentions, tous mes intérêts spirituels et temporels. Je vous confie la grâce que j’ose solliciter de votre bonté, vous suppliant humblement d’en parler à votre divin Fils et de lui demander de m’exaucer, si cette grâce que j’implore est bien conforme à sa volonté et au bien de mon âme.
Après avoir élevé vos mains suppliantes vers le Seigneur, daignez, ô Vierge puissante, les abaisser sur moi, m’envelopper de vos rayons de grâces afin qu’à la lumière et à la chaleur de ces rayons, mon âme se dégage des choses d’ici-bas, se purifie et marche joyeusement à votre suite, jusqu’au jour où vous m’accueillerez à la porte du ciel. Amen.
Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? (Luc 1, 41-43)
Dieu fait toujours le premier pas. Nous sommes incapables d’aller à lui. Aussi, c’est lui qui vient à nous par Marie et, qui plus est, dans la tenue de service. Que pouvons-nous bien représenter à ses yeux pour qu’il s’abaisse jusqu’à se faire notre serviteur ?
Par Marie, il sanctifie Jean-Baptiste dans le sein de sa mère, révèle à Elisabeth le mystère de l’Incarnation et lève l’opprobre qui pèse sur elle. Plus jamais on ne l’appellera la femme stérile et toutes les générations la diront l’heureuse mère du Précurseur.
En portant la médaille miraculeuse, nous affirmons aux yeux du monde, que nous sommes à Jésus par Marie, la Vierge immaculée. Par cette marque de consécration à leurs deux saints Cœurs, nous leur donnons de nous visiter à tout instant et de nous combler des grâces les plus insignes. C’est la promesse que fait Marie à soeur Catherine Labouré en lui demandant : « Faites frapper une médaille sur ce modèle. Toutes les personnes qui la porteront indulgenciée, au cou, avec confiance, et feront avec piété cette prière, jouiront d’une protection toute spéciale de la Mère de Dieu et recevront de grandes grâces. »
O Marie, conçue sans péché, Notre Dame de la médaille miraculeuse, donnez-nous de vous imiter dans votre amour du prochain.
Prions
1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)
O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous (ter).
Ô Notre Dame de la médaille miraculeuse qui avez voulu apparaître à sainte Catherine Labouré comme la médiatrice de toutes les grâces, écoutez-moi, je vous implore !
Je remets entre vos mains maternelles toutes mes intentions, tous mes intérêts spirituels et temporels. Je vous confie la grâce que j’ose solliciter de votre bonté, vous suppliant humblement d’en parler à votre divin Fils et de lui demander de m’exaucer, si cette grâce que j’implore est bien conforme à sa volonté et au bien de mon âme.
Après avoir élevé vos mains suppliantes vers le Seigneur, daignez, ô Vierge puissante, les abaisser sur moi, m’envelopper de vos rayons de grâces afin qu’à la lumière et à la chaleur de ces rayons, mon âme se dégage des choses d’ici-bas, se purifie et marche joyeusement à votre suite, jusqu’au jour où vous m’accueillerez à la porte du ciel. Amen.
Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. (Luc 1, 28-29)
Marie découvre qu’elle est comblée, plus que toutes les femmes, et qu’elle est choisie pour être la Mère du Sauveur.
Parce qu’elle est profondément humble, l’idée qu’elle aurait pu être la Vierge prophétisée par Isaïe de qui naitra le Messie, ne l’a jamais effleurée.
C’est parce qu’elle est si humble qu’elle a trouvé grâce auprès de Dieu et qu’elle est digne, autant qu’une simple créature peut l’être, de devenir la Mère du Fils de Dieu.
La médaille miraculeuse nous rappelle sans cesse que Marie a été lavée de la faute originelle dès le premier instant de son existence dans le sein de sainte Anne. Son Immaculée Conception a été le point de départ de toute l’œuvre du salut. En prévision des mérites de la Passion de Jésus, elle a été créée toute pure afin d’être une digne demeure pour Jésus, le Verbe de Dieu qui se fait son enfant.
O Marie, conçue sans péché, Notre Dame de la médaille miraculeuse, donnez-nous de vous imiter dans votre humilité.
Prions
1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)
O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous (ter).
Ô Notre Dame de la médaille miraculeuse qui avez voulu apparaître à sainte Catherine Labouré comme la médiatrice de toutes les grâces, écoutez-moi, je vous implore !
Je remets entre vos mains maternelles toutes mes intentions, tous mes intérêts spirituels et temporels. Je vous confie la grâce que j’ose solliciter de votre bonté, vous suppliant humblement d’en parler à votre divin Fils et de lui demander de m’exaucer, si cette grâce que j’implore est bien conforme à sa volonté et au bien de mon âme.
Après avoir élevé vos mains suppliantes vers le Seigneur, daignez, ô Vierge puissante, les abaisser sur moi, m’envelopper de vos rayons de grâces afin qu’à la lumière et à la chaleur de ces rayons, mon âme se dégage des choses d’ici-bas, se purifie et marche joyeusement à votre suite, jusqu’au jour où vous m’accueillerez à la porte du ciel. Amen.
Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.
La médaille miraculeuse est un condensé de théologie mariale. En deux tableaux, nous sont brossés le rôle de Marie dans l’économie du Salut et les raisons pour lesquelles nous devons, l’aimer, l’honorer, l’invoquer, nous placer sous sa protection.
Marie est la Mère de Jésus, Fils de Dieu et Dieu lui-même. Elle est la Vierge Immaculée qui, dans la gloire de sa virginité, a donné au monde le Sauveur de tout homme. En prévision de sa maternité divine et par un privilège unique, qui est déjà un fruit de la Passion victorieuse de Jésus, elle a été préservée de la faute originelle dès le premier instant de son existence dans le sein de sainte Anne. Elle a été étroitement associée à l’œuvre du salut de son Fils par sa compassion. Elle est notre avocate auprès de Dieu et intervient auprès de lui, à la manière de la reine Esther, pour le sauver des dangers qui le menacent. Elle est médiatrice de toutes grâces auprès du seul Médiateur qu’est Jésus-Christ.
La constitution Lumen Gentium du concile Vatican II nous dit à ce sujet : « Unique est notre Médiateur selon les paroles de l’Apôtre : « Car, il n’y a qu’un Dieu, il n’y a aussi qu’un Médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus, homme lui-même, qui s’est donné en rançon pour tous » ( 1Tm 2,5-6 ). Mais le rôle maternel de Marie à l’égard des hommes n’offusque et ne diminue en rien cette unique médiation du Christ : il en manifeste au contraire la vertu. Car toute influence salutaire de la part de la bienheureuse Vierge sur les hommes a sa source dans une disposition purement gratuite de Dieu : elle ne naît pas d’une nécessité objective, mais découle de la surabondance des mérites du Christ ; elle s’appuie sur sa médiation, dont elle dépend en tout et d’où elle tire toute sa vertu ; l’union immédiate des croyants avec le Christ ne s’en trouve en aucune manière empêchée, mais au contraire aidée. » (Lumen Gentium 60)
Prions
1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)
O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous (ter).
Ô Notre Dame de la médaille miraculeuse qui avez voulu apparaître à sainte Catherine Labouré comme la médiatrice de toutes les grâces, écoutez-moi, je vous implore !
Je remets entre vos mains maternelles toutes mes intentions, tous mes intérêts spirituels et temporels. Je vous confie la grâce que j’ose solliciter de votre bonté, vous suppliant humblement d’en parler à votre divin Fils et de lui demander de m’exaucer, si cette grâce que j’implore est bien conforme à sa volonté et au bien de mon âme.
Après avoir élevé vos mains suppliantes vers le Seigneur, daignez, ô Vierge puissante, les abaisser sur moi, m’envelopper de vos rayons de grâces afin qu’à la lumière et à la chaleur de ces rayons, mon âme se dégage des choses d’ici-bas, se purifie et marche joyeusement à votre suite, jusqu’au jour où vous m’accueillerez à la porte du ciel. Amen.
Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.
Le 17 août 1835, une religieuse suisse déjà prévenue de beaucoup d’autres grâces extraordinaires, voit Notre-Seigneur, assis sur un trône de gloire, après la sainte Communion, tenant en main un glaive.
Où vas-tu, et que cherches-tu ? lui demanda-t-il.
0 Jésus ! lui répondit-elle, je vais à vous, et c’est vous seul que je cherche.
Où me cherches-tu, en quoi et par qui ?
Seigneur, c’est en moi que je vous cherche, dans votre sainte volonté et par Marie.
Ici Notre-Seigneur disparut, et la religieuse, revenue à elle-même, réfléchit sur les paroles du Sauveur, lorsque lui apparait la très sainte Vierge toute resplendissante et toute débonnaire. Elle tient en main une médaille où est gravée son effigie avec l’inscription : 0 Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Et des faisceaux de rayons sortent de ses mains.
Ces rayons, lui dit Marie, sont le symbole des grâces que j’obtiens aux hommes.
Elle retourne la médaille où la religieuse voit la lettre M surmontée d’une petite croix, et au bas les saints Cœurs de Jésus et de Marie.
Porte cette médaille, lui dit alors la Reine des cieux, et tu jouiras de ma protection toute spéciale. Aie soin, que tous ceux qui se trouvent dans quelque besoin la portent aussi, qu’on s’efforce de la leur procurer. Prépare-toi, car je te la mettrai moi-même à la fête de mon bien-aimé serviteur Bernard ; aujourd’hui je la laisse dans tes mains.
La Sainte Vierge lui reproche ensuite d’avoir laissé égarer cette médaille et de ne pas s’être mise en peine de la chercher. La religieuse avoue en effet que la médaille lui a été donnée dans le mois de juillet, et que, l’ayant perdue, elle n’a pas pensé à la chercher, parce qu’elle la regardait comme une médaille ordinaire, ne connaissant nullement ni son origine, ni ses effets avant cette vision ; ce que le supérieur de la communauté atteste et certifie lui-même.
La très sainte Vierge remplit sa promesse, et le 20 du même mois, fête de saint Bernard, elle lui met au cou la médaille qu’elle lui a déjà mise entre les mains. Il lui est recommandé en même temps de la porter avec respect, de réciter souvent l’Invocation et de s’appliquer à la pratique des vertus de l’Immaculée.
Pendant sa retraite (août 1836), elle voit tous les jours la médaille comme suspendue dans les airs. D’abord elle lui apparait très élevée, brillante par moments comme le soleil, et puis comme l’or pur ; ensuite moins haute, et seulement comme en argent ; enfin, fort près de terre, et simplement comme en cuivre.
La religieuse est dans l’admiration, sans cependant comprendre ce que signifie la représentation de ces diverses médailles, jusqu’à ce que, pendant l’office des vêpres, elle en reçoit l’explication.
Une voix, pleine de douceur, qu’elle ne peut pas reconnaître, lui demande quelle est celle des médailles qu’elle préfère ? Elle répond que c’est la plus brillante ; et la même voix, la félicitant du choix qu’elle a fait, lui dit que la médaille brillante comme le soleil est celle des chrétiens fidèles qui, en la portant, honorent parfaitement Marie et contribuent à procurer sa gloire. La médaille en or est celle des personnes pieuses qui ont une dévotion tendre et filiale envers Marie, mais en qui elle est renfermée dans leur cœur, sans qu’elles contribuent beaucoup à faire honorer cette divine Mère. La médaille en argent est celle de toutes les personnes qui la portent avec respect et dévotion, mais qui manquent parfois de constance et de générosité dans l’imitation des vertus de Marie. Enfin la médaille qui lui apparut comme en cuivre, est celle de quiconque, se contentant de lui adresser des prières, sans se mettre en peine de marcher sur ses traces, demeure ainsi tristement attaché à la terre.
La même voix lui ajoute encore que, comme il y a cependant une espèce d’union particulière entre ces diverses personnes marquées, pour ainsi parler, du sceau précieux de Marie Immaculée, elles doivent toutes s’entraider mutuellement d’une manière toute spéciale par la prière, afin que, par ce puissant secours, les troisièmes puissent relever les dernières, les secondes soutenir les troisièmes, et que les premières attirent ainsi heureusement toutes les autres.
Ces apparitions sont rapportées par l’abbaye Notre-Dame-des-Ermites à Einsiedeln en Suisse.
Prions
1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)
O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous (ter).
Ô Notre Dame de la médaille miraculeuse qui avez voulu apparaître à sainte Catherine Labouré comme la médiatrice de toutes les grâces, écoutez-moi, je vous implore !
Je remets entre vos mains maternelles toutes mes intentions, tous mes intérêts spirituels et temporels. Je vous confie la grâce que j’ose solliciter de votre bonté, vous suppliant humblement d’en parler à votre divin Fils et de lui demander de m’exaucer, si cette grâce que j’implore est bien conforme à sa volonté et au bien de mon âme.
Après avoir élevé vos mains suppliantes vers le Seigneur, daignez, ô Vierge puissante, les abaisser sur moi, m’envelopper de vos rayons de grâces afin qu’à la lumière et à la chaleur de ces rayons, mon âme se dégage des choses d’ici-bas, se purifie et marche joyeusement à votre suite, jusqu’au jour où vous m’accueillerez à la porte du ciel. Amen.
Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.
Parmi ceux qui, les premiers, éprouvèrent l’efficacité de la foi à travers la médaille donnée par la Vierge Marie, on peut citer Mgr de Quélen qui, après une minutieuse enquête sur les faits affirmés, en devient un propagateur convaincu. Il obtient personnellement des guérisons inespérées.
Le Pape Grégoire XVI a la médaille à la tête de son lit.
En 1833, saint Jean-Gabriel Perboyre, lazariste, relate la guérison miraculeuse, attribuée à la médaille, d’un confrère. Une fois arrivé en Chine, où il mourra martyr en 1839, il distribue beaucoup de médailles et rapporte de nombreux miracles dans ses lettres.
En 1833, le bienheureux Frédéric Ozanam porte la médaille lorsqu’il fonde, à Paris, les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul.
Le plus enthousiaste encore fut peut-être le saint curé d’Ars. Dès 1834 il fait l’acquisition d’une statue de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse et la place sur un tabernacle dont la porte reproduit le revers de la médaille. Le 1er mai 1836, il consacre sa paroisse à « Marie conçue sans péché ». Il devient un apôtre zélé de la Médaille Miraculeuse, et distribue avec elle des centaines d’images sur lesquelles il marque de sa main la date et le nom de ceux qui se consacrent à l’Immaculée.
En 1843, Jean-Baptiste Etienne, supérieur des Lazaristes et des Filles de la Charité, évoque les apparitions comme source du renouveau des vocations et de la ferveur nouvelle qui anime les deux familles.
En 1845, un pasteur anglican, John Newman, qui portait la médaille depuis le 22 août se convertit le 9 octobre. Il devient prêtre et cardinal. Il est canonisé en 2019.
Sainte Bernadette Soubirous portait la médaille Miraculeuse. Quand on raconte les apparitions de Lourdes à sœur Catherine Labouré, qu’on lui décrit la « belle Dame », elle dit : « C’est la même ! »
Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus portait sur elle, au Carmel, la Médaille Miraculeuse.
En 1915 naît aux Etats-Unis, à Philadelphie à l’initiative du Père Joseph Skelly, l’Apostolat marial avec la Neuvaine perpétuelle de la Médaille Miraculeuse.
Une nouvelle impulsion est donnée à la diffusion de la Médaille Miraculeuse grâce au Père Kolbe. Ce franciscain, né en Pologne, est ordonné prêtre à Rome en 1919. Il veut célébrer sa première messe à San Andrea delle Fratte où l’Immaculée a converti Alphonse Ratisbonne. En 1917, il fonde la Milice de l’Immaculée, placée sous le patronage de la Vierge de la Médaille Miraculeuse, développe un journal marial, « Le chevalier de l’Immaculée » qui connaît un succès foudroyant. En partance pour le Japon en 1930, il traverse la France et se rend rue du Bac, à Lourdes et à Lisieux. Il distribue généreusement des médailles : « Ce sont mes munitions » dit-il. Fait prisonnier au camp d’Auschwitz, il meurt martyr le 14 août 1941 en donnant sa vie en échange de celle d’un père de famille.
Aujourd’hui, des milliers de pèlerins passent rue du Bac chaque année. La Médaille Miraculeuse est répandue à travers le monde entier.
Prions
1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)
O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous (ter).
Ô Notre Dame de la médaille miraculeuse qui avez voulu apparaître à sainte Catherine Labouré comme la médiatrice de toutes les grâces, écoutez-moi, je vous implore !
Je remets entre vos mains maternelles toutes mes intentions, tous mes intérêts spirituels et temporels. Je vous confie la grâce que j’ose solliciter de votre bonté, vous suppliant humblement d’en parler à votre divin Fils et de lui demander de m’exaucer, si cette grâce que j’implore est bien conforme à sa volonté et au bien de mon âme.
Après avoir élevé vos mains suppliantes vers le Seigneur, daignez, ô Vierge puissante, les abaisser sur moi, m’envelopper de vos rayons de grâces afin qu’à la lumière et à la chaleur de ces rayons, mon âme se dégage des choses d’ici-bas, se purifie et marche joyeusement à votre suite, jusqu’au jour où vous m’accueillerez à la porte du ciel. Amen.
Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.
Cette belle mission consiste en trois choses : faire frapper la Médaille, la répandre partout et promettre de grandes grâces à tous ceux qui la porteront avec confiance.
Cette mission est parfaitement remplie. Pour le reste, la voyante doit vivre dans la plus grande humilité. Elle gardera jusqu’à la fin une répugnance invincible à faire connaître son nom. De même, elle ne peut se décider à paraître devant l’Archevêque de Paris, Mgr de Quélen, qui insiste inutilement pour la voir Pendant l’enquête canonique, elle est comme frappée d’amnésie momentanée. Elle regarde cette réserve comme voulue par la sainte Vierge et rien ne pourra jamais l’en faire sortir.
En 1876, sept à huit mois avant sa mort, elle se sent pressée de faire élever, sur le lieu des deux premières apparitions de la Médaille, un autel surmonté de la statue de la Vierge au globe dite Vierge Puissante. Elle ne doute pas que ce mouvement impérieux vient de la Vierge elle-même, mais pour réussir, elle doit parler à sa supérieure, sœur Dufès, des événements de 1830. Elle veut au préalable en demander et en obtenir la permission.
Les communications faites ainsi, en 1876, dans des circonstances très particulières, à sœur Dufès, supérieure de Reuilly, loin d’être une violation du secret jalousement gardé depuis 46 ans, en sont au contraire une heureuse confirmation. Le secret avait été imposé à la sœur pendant un demi-siècle par la sainte Vierge. C’est la sainte Vierge qui l’en dispense, après 46 ans, sept à huit mois seulement avant de la rappeler à elle.
Prions
1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)
O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous (ter).
Ô Notre Dame de la médaille miraculeuse qui avez voulu apparaître à sainte Catherine Labouré comme la médiatrice de toutes les grâces, écoutez-moi, je vous implore !
Je remets entre vos mains maternelles toutes mes intentions, tous mes intérêts spirituels et temporels. Je vous confie la grâce que j’ose solliciter de votre bonté, vous suppliant humblement d’en parler à votre divin Fils et de lui demander de m’exaucer, si cette grâce que j’implore est bien conforme à sa volonté et au bien de mon âme.
Après avoir élevé vos mains suppliantes vers le Seigneur, daignez, ô Vierge puissante, les abaisser sur moi, m’envelopper de vos rayons de grâces afin qu’à la lumière et à la chaleur de ces rayons, mon âme se dégage des choses d’ici-bas, se purifie et marche joyeusement à votre suite, jusqu’au jour où vous m’accueillerez à la porte du ciel. Amen.
Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.
Dans la chapelle des Filles de la Charité, de la rue du Bac, à Paris, la veille du premier dimanche de l’Avent, samedi, 27 novembre 1830, il est 5 heures et demie du soir. Les jeunes sœurs du Séminaire commencent dans le plus profond recueillement leur oraison. La novice, sœur Catherine Labouré, est au milieu d’elles, placée du côté de l’Épître. Le plus grand silence règne dans la chapelle, toutes les jeunes sœurs prient avec ferveur. Dans ce lieu béni, déjà favorisé de deux visites de la sainte Vierge, tout porte à la piété et à l’union à Dieu.
Une sœur lit, d’une voix émue, le premier point de la méditation, puis elle se tait et rien ne trouble plus le grand silence et le recueillement profond de la communauté.
LA VIERGE AU GLOBE
Tout à coup sœur Catherine entend, sur sa droite, un bruit léger, comme le froufrou d’une robe de soie en marche. Elle lève la tête, regarde, passablement intriguée, et, presque aussitôt, voit devant elle, en face, au-dessus du petit autel, alors dédié à saint Joseph, à la hauteur du tableau du saint, la sainte Vierge telle qu’elle l’a déjà vue au mois de septembre précédent.
Elle la contemple de toute son âme. La Vierge, de taille moyenne, est debout, les pieds appuyés sur une boule blanche visible à moitié. De son pied virginal, elle écrase la tête du serpent anéanti devant elle.
Elle est vêtue d’une robe de soie blanche aurore, montante, et elle porte sur la tête un voile qui descend, de chaque côté, jusqu’en bas. Ses cheveux en bandeaux, sont retenus par un serre-tête garni d’une dentelle de trois centimètres environ. Sa belle figure, bien découverte, apparaît dans tout son éclat.
Entre les mains, élevées à la hauteur de la poitrine, elle tient d’une manière très aisée, une boule représentant le globe, qu’elle offre à Dieu. Ses yeux fixent le ciel d’un regard suppliant. Devant ce tableau merveilleux, la sœur reste comme en extase. Bientôt des anneaux, sertis de pierreries de différentes dimensions et d’un éclat varié, apparaissent aux doigts de la Vierge, et lancent de tous les côtés des faisceaux de lumière éblouissants.
La seconde phase de l’apparition se prépare.
LA MÉDAILLE.
La première phase s’est passée tout en haut, vers le ciel, dans une ardente prière et dans l’offrande du monde à Dieu. La seconde va se passer dans le bas, vers la terre, où la Vierge regardera les hommes et leur donnera avec amour sa Médaille.
Tandis que Marie se montre tout éblouissante de lumière, elle fait disparaître très doucement le globe des mains, offert à Dieu, abaisse son regard sur l’heureuse voyante et tend les bras vers le second globe, placé sous ses pieds, où est écrit le mot France. En même temps, elle fait comprendre à la sœur, que le globe représente le monde entier, la France, chaque personne en particulier. Les rayons et les flots de lumière sont le symbole des grâces répandues sur les personnes qui savent prier.
Dans cet instant de communication intime entre la Vierge et sa fidèle servante, un tableau, de forme ovale, se dessine lentement autour de l’Immaculée, et porte bientôt, en-haut, allant de la main droite à la main gauche de la Vierge et passant au-dessus de sa tête, ces paroles : 0 Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous, écrites en lettres d’or.
Alors une voix se fait entendre, au fond du cœur de la voyante : « Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle. Toutes les personnes qui la porteront indulgenciée, au cou, avec confiance, et feront avec piété cette prière, jouiront d’une protection toute spéciale de la Mère de Dieu et recevront de grandes grâces. »
Sœur Catherine lit avec une grande attention et fait sienne la prière : 0 Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Elle écoute la voix intérieure qui lui parle, accepte de grand cœur la haute mission qui lui est confiée et contemple toutes ces transformations avec ravissement.
LE REVERS DE LA MÉDAILLE.
En un instant le tableau semble se retourner ; il montre à la voyante le revers de la Médaille qui doit être frappée, c’est le monogramme de Marie : La lettre M surmontée d’une croix, avec une barre sous la croix. Au-dessous de l’M, les saints cœurs de Jésus et de Marie, le premier couronné d’épines, le second percé d’un glaive. Tout autour douze étoiles. Tandis que sœur Catherine réfléchit sur le contenu du revers de la médaille et se demande s’il faut mettre autre chose encore que ce qu’elle a vu, une voix intérieure lui dit : « le M et les deux cœurs en disent assez ».
Le revers de la Médaille, troisième phase de l’apparition, disparaît à son tour. La vision est terminée. C’est la seconde fois que la Vierge apparaît au-dessus de l’autel de saint Joseph? Une troisième fois elle apparaîtra au-dessus du maître-autel. Les deux dernières apparitions de mars et de septembre 1831, auront lieu sans doute pendant la sainte Messe, toujours dans la même chapelle.
La phase principale de l’apparition n’est pas celle de la Vierge au globe qui prépare seulement et explique ce qui va suivre, c’est celle de la Médaille. Les dépositions dans l’enquête canonique ne laissent aucun doute à ce sujet.
Le Ciel va faire de cette Médaille l’instrument des plus grandes bénédictions spirituelles et temporelles, et il portera le peuple chrétien à l’appeler lui-même Miraculeuse. L’Église l’approuvera d’une manière générale, puis étudiera avec grand soin, les diverses circonstances de ses multiples manifestations et lui accordera une fête spéciale.
La Communauté semble avoir fait les choses d’une manière parfaite dans la chapelle des apparitions. Elle a mis à la place d’honneur, au-dessus du maître-autel, la Vierge de la Médaille, et, sur le côté, à la place des deux premières apparitions, la Vierge au globe.
Prions
1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)
O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous (ter).
Ô Notre Dame de la médaille miraculeuse qui avez voulu apparaître à sainte Catherine Labouré comme la médiatrice de toutes les grâces, écoutez-moi, je vous implore !
Je remets entre vos mains maternelles toutes mes intentions, tous mes intérêts spirituels et temporels. Je vous confie la grâce que j’ose solliciter de votre bonté, vous suppliant humblement d’en parler à votre divin Fils et de lui demander de m’exaucer, si cette grâce que j’implore est bien conforme à sa volonté et au bien de mon âme.
Après avoir élevé vos mains suppliantes vers le Seigneur, daignez, ô Vierge puissante, les abaisser sur moi, m’envelopper de vos rayons de grâces afin qu’à la lumière et à la chaleur de ces rayons, mon âme se dégage des choses d’ici-bas, se purifie et marche joyeusement à votre suite, jusqu’au jour où vous m’accueillerez à la porte du ciel. Amen.
Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.
Le nom de « médaille miraculeuse » lui a été attribué parce que l’origine de cette médaille était miraculeuse. Dès le début de sa diffusion, il a été dit que la médaille a été frappée d’après le dessin et le modèle vu par une religieuse anonyme, dans une vision. C’est pour cela que l’origine de la médaille était considérée comme miraculeuse et que la médaille prit ce nom. Par la suite, très vite, des porteurs de la médaille attribuèrent à cette médaille, et à la Vierge Marie, l’origine de grâces reçues ou de protection, souvent résumées sous le terme de miracles.
La diffusion de la médaille est très rapide : en 1834, plus de 500 000 médailles sont distribuées, en sept ans plus de 10 millions de médailles sont frappées et répandues dans le monde entier, en 1876, le cap du milliard de médailles diffusées est dépassé.
Au XXe siècle, la diffusion de la « médaille miraculeuse » connaît une nouvelle impulsion grâce à saint Maximilien-Marie Kolbe et aux mouvements qu’il suscite, ou qui se sont inspirés de son apostolat marial. De fait, ce jeune religieux des Tiers Mineurs Conventuels choisit la « médaille miraculeuse » comme le signe distinctif pour les membres de la Mission de l’Immaculée qu’il fonde à Rome en 1917.
Aujourd’hui encore, il se vend chaque année 4 millions de médailles dans la seule chapelle de la Rue du Bac.
Prions
1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)
O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous (ter).
Ô Notre Dame de la médaille miraculeuse qui avez voulu apparaître à sainte Catherine Labouré comme la médiatrice de toutes les grâces, écoutez-moi, je vous implore !
Je remets entre vos mains maternelles toutes mes intentions, tous mes intérêts spirituels et temporels. Je vous confie la grâce que j’ose solliciter de votre bonté, vous suppliant humblement d’en parler à votre divin Fils et de lui demander de m’exaucer, si cette grâce que j’implore est bien conforme à sa volonté et au bien de mon âme.
Après avoir élevé vos mains suppliantes vers le Seigneur, daignez, ô Vierge puissante, les abaisser sur moi, m’envelopper de vos rayons de grâces afin qu’à la lumière et à la chaleur de ces rayons, mon âme se dégage des choses d’ici-bas, se purifie et marche joyeusement à votre suite, jusqu’au jour où vous m’accueillerez à la porte du ciel. Amen.
Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.
C’est le premier jour de la semaine. Les premières lueurs du jour apparaissent… Tu es seule… Tu pries… Tu te répètes inlassablement les paroles de Jésus sur sa résurrection… Tu attends… Jésus ressuscitera, il l’a promis et il est fidèle à ses promesses. Il l’a dit : « j’ai le pouvoir de donner ma vie et j’ai le pouvoir de la reprendre. » Sa vie, il l’a donné. Il est sur le point de la reprendre.
Chère Maman du Ciel,
L’attente est toujours longue quand on attend un être aimé. Que dire de la longueur de ton attente, à toi qui n’es qu’amour, toi qui aimes Jésus plus que ta propre vie…
Chère Maman du Ciel,
Tout est prêt pour le retour de Jésus. Les apôtres sont réunis avec toi au cénacle. Tes paroles, ta foi, ton exemple, les ont quelque peu rassérénés. Lorsque Jésus reviendra, il trouvera tout en ordre, prêt à le recevoir, prêt à accueillir les fruits de la rédemption.
Chère Maman du Ciel,
Tu es le soutien indéfectible de Jésus. Dans la joie, comme dans la douleur, tu disposes tout pour que le Salut puisse nous atteindre. Tu interviens auprès de Jésus pour qu’il nous accorde sa grâce et tu nous aides à nous ouvrir à son action salvatrice. Comme à Cana, tu pries Jésus pour qu’il fasse éclater sa gloire et tu nous amènes à seconder sa grâce pour qu’elle produise en nous tous ses fruits de Salut.
Chère Maman du Ciel,
Les Evangiles ne nous disent rien de ta rencontre avec Jésus ressuscité au matin de Pâques. Tu ne te joins pas au groupe des saintes femmes, qui se rendent au tombeau de Jésus. Tu n’y cours pas non plus avec Pierre et Jean quand Marie-Madeleine leur dit qu’elle a vu le Seigneur ressuscité. La raison en est simple : tu sais déjà que Jésus s’est levé d’entre les morts. Il est déjà venu te visiter, vivant et glorieux, pour t’annoncer sa victoire.
Chère Maman du Ciel,
Jésus est le meilleur des fils et toi, la meilleure des mères. Était-il possible, envisageable, que Jésus ne vienne pas à toi en premier, au plus tôt, pour mettre fin à ta douleur de Mère ? Tu es celle qui a le plus souffert de sa Passion. Tu es celle qui a le plus souffert avec lui dans sa Passion. Tu es celle qui a le plus souffert à cause de ton pur amour pour lui.
Chère Maman du Ciel,
Jésus avait dit que le troisième jour il ressusciterait. Le troisième jour est à peine consommé. Est-il possible que tes prières si pures, si aimantes, si véhémentes, aient pu hâter le moment de son retour ? Tes prières, tes douleurs offertes, consenties par amour de Dieu et du prochain, ont-elles une puissance telle sur le Coeur de Dieu, qu’elles aient pu devancer l’heure de la résurrection ?
Chère Maman du Ciel,
C’est à ceux qui l’ont suivi jusqu’au bout, que Jésus ressuscité est apparu en premier. Il s’est présenté à Marie-Madeleine, qui l’a suivi jusque sur le Calvaire, la chargeant d’annoncer sa résurrection aux onze. Il fit d’elle l’apôtre des apôtres. Mais plus encore qu’à Marie Madeleine, c’est à toi que devait revenir la primauté de la nouvelle des nouvelles, la résurrection de Jésus, car personne, plus que toi, n’a été unie à sa Passion.
Chère Maman du Ciel,
Te voilà donc en ce matin de Pâques, en ce premier jour de la semaine, ce premier jour de la création nouvelle, le premier jour de ce monde rénové dans le sang rédempteur de ton Fils, de ton Jésus. Comme à ton habitude, mais aujourd’hui avec une intensité accrue par la douleur de l’attente, tu repasses dans ton cœur tous les événements de la vie de Jésus. Tu es plongée dans la parole de Dieu… Tu la médites… Tu la scrutes…. Même abimée en prière, ton attente est tout sauf passive… Tu es le modèle de tous les contemplactifs…
Chère Maman du Ciel,
Voilà que Jésus se tient devant toi, comme plus tard au milieu des apôtres, toutes les portes étant closes… Ton cœur bondit de joie… Il va exploser… Il y a encore un instant, il se serait brisé de douleur sans le soutien de la grâce… A présent, il est près de se rompre tant il est débordant de joie…
Chère Maman du Ciel,
En toi, aucun étonnement, aucune surprise. Pour toi, c’est comme si Jésus revenait, non pas du séjour des morts mais d’un long voyage. Tu ne savais pas quand il rentrerait mais tu l’attendais de pied ferme car il n’y avait nul doute qu’il reviendrait.
Chère Maman du Ciel,
A Marie-Madeleine, Jésus a dit « ne me touches pas, je ne suis pas encore monté vers mon père ». Mais toi, la toute-pure, la nouvelle Eve, sa Mère bien-aimée, dont le cœur a été son paradis sur terre, tu peux l’enlacer sans retenue. En recevant la dépouille de Jésus sur tes genoux le Vendredi-saint, tu n’as pas pu t’épancher. A présent, dans sa chair glorifiée, il peut recevoir tous les témoignages de ton amour.
Chère Maman du Ciel,
En recevant Jésus sur tes genoux le Vendredi-saint, tu aurais voulu baiser ses plaies pour réparer tant d’offenses au Dieu d’amour. A présent, tu peux baiser ses plaies glorieuses, les trophées de son amour victorieux, en action de grâce pour son œuvre de rédemption.
Chère Maman du Ciel,
Que vous êtes-vous dit, Jésus et toi, en ce matin béni entre tous ? Jésus a -il dit plus que « Mère » ? Toi, as-tu dit plus que « Fils » ? L’émotion de vos retrouvailles est si grande, qu’elle se passe de mots. Ils sont en-dessous de ce que le cœur veut et peut exprimer. Sur le chemin du Calvaire, vous n’avez prononcé aucune parole. Un échange de regards et tout était dit. Votre communion, votre union de cœurs étaient si parfaites, que les mots étaient inutiles. Rien n’a changé en ce matin de Pâques. Il n’y a rien à dire. Il n’y a qu’à se laisser porter par l’émotion de ce moment unique entre tous.
Chère Maman du Ciel,
Je veux me retirer sur la pointe des pieds, sans bruit, pour ne pas troubler la beauté, l’harmonie, la douceur, la quiétude sublimes de cet instant d’intimité avec Jésus, qui t’es dû par tout ce que tu as concédé pour son amour et le nôtre.
Chère Maman du Ciel,
Avec toi, j’exulte de joie en Dieu, mon Sauveur. La résurrection de Jésus signifie qu’une vie nouvelle m’est accordée, une vie d’enfant de Dieu car désormais, en lui, par lui, avec lui, je suis fils (fille) de Dieu.
Chère Maman du Ciel,
C’est une grâce si insigne d’être l’enfant chéri de Dieu, une telle élection, une si auguste élévation, qu’elle dépasse ma compréhension. Tant que je ne me tiendrai pas devant la Sainte et indivisible Trinité, je ne pourrai pas réaliser toute l’ampleur du don, qui m’est fait en Jésus. Pour cela, il me faut attendre de la voir face à face. Et, encore, ce don est tellement grand, que l’éternité ne suffira pas pour le réaliser.
Chère Maman du Ciel,
Ne permet pas que cette joie pascale ne dure que ce jour, qu’elle s’estompe et disparaisse une fois retourné à la monotonie du quotidien. Ne permets pas que j’oublie de seconder la rédemption, que Jésus a réalisé à si haut prix, par les œuvres de miséricorde qu’il a rendues indispensables pour compléter mon Salut. Ne permets pas que je mésestime la grâce que Jésus me fait en me donnant de contribuer à sa Passion, de la compléter chaque jour par tout ce que je fais de bien et supporte de pénible pour l’amour de lui.
Chère Maman du Ciel,
Prends chacun de nous par la main. Conduis-nous en Galilée où Jésus nous attend tous. Aide-nous à tenir en mémoire le grand amour, qui a présidé à notre Salut. Fais grandir en nous le désir de lui rendre une part de son amour, d’aller jusqu’au bout du possible pour le rendre présent dans notre monde rénové par sa Passion.
Chère Maman du Ciel,
Que notre vie soit un perpétuel alléluia. Que l’amour indéfectible du Seigneur, uni au tien, nous donne l’audace des saints, confiants que Jésus seconde nos efforts d’évangélisation par les signes qui parlent au cœur des hommes et femmes de notre temps.
Chère Maman du Ciel,
Avec toi, avec tous les Saints, avec tous les Anges, avec toute l’Eglise dans la joie de ce jour, je rends grâce à Dieu, un et trine, pour tant d’amour créateur, rédempteur et sanctificateur. À lui honneur, amour, louange et gloire dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Chère Maman du Ciel,
Mon cœur est pauvre car il est pécheur mais il est tout à toi. Garde-le comme ta propriété. Amen, alléluia.