L’amour de Jésus fait de nous des enfants de Dieu

Contemplons

Le baptême de Jésus, Verrocchio

Méditons

Si l’éternité nous donnera de comprendre toute l’ampleur du don que Jésus nous a fait, elle ne parviendra probablement pas à satisfaire notre désir de l’en remercier à sa juste valeur. En effet, Jésus nous donne d’être des coopérateurs, des amis, des frères mais qu’est-ce que tout ça en comparaison de l’incomparable dignité d’enfant de Dieu qu’il confère à tous ceux qui croient en lui ?

Saint Jean écrit (1, 12) : « mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. » En Jésus, nous devenons fils et filles de Dieu avec tous les droits et titres qui en découlent. Nous pouvons donner à Dieu le titre de Père et il nous traite comme ses enfants. Nous appelons Jésus notre frère et il nous traite comme le ferait un grand frère, un premier-né. Quelle distinction ! Nous faisons partie de sa famille qu’est l’Eglise. Nous avons une place réservée, dédiée au Ciel. En Jésus, nous sommes les enfants du Créateur de toutes choses ! Quelle promotion ! Encore une fois surgit en nous la question : qui sommes-nous pour que Dieu nous aime ainsi ?

Qu’est-ce que recevoir Jésus, condition pour devenir enfant de Dieu ? C’est avant tout passer des paroles aux actes en mettant en pratique son enseignement. N’a-t-il pas dit : « ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la mettent en pratique » (Luc 8, 21). Et, la Parole de Dieu nous enseigne que Jésus est le seul Sauveur, l’envoyé du Père, l’Agneau sans tache qui nous a acquis le Salut. Et notre réponse à Dieu doit être de croire en Jésus en faisant ce qu’il a commandé, tant et si bien qu’en nous-mêmes le Père voit l’image de son Fils en qui il trouve toute sa complaisance.

Notre désir d’être à Jésus en qui nous mettons notre foi, est ratifié par la grâce du Baptême, qui fait véritablement de nous des enfants de Dieu et nous intègre à l’Eglise, la grande famille de Dieu. Ce don est incomparable ! Ce sacrement qui nous fait naitre à la vie divine, nous marque du sceau indélébile du Christ : nous lui appartenons. Lors du Baptême de Jésus dans le Jourdain par Jean-Baptiste, la voix du Père s’est fait entendre : « celui-ci est mon Fils bien-aimé, celui qu’il m’a plu de choisir » (Mathieu 3, 17).  Ces paroles, le Père les répète pour chacun de nous au moment du Baptême, le moment où il nous choisit comme ses enfants dans son Fils Jésus-Christ qui, par sa Passion, nous a acquis la grâce incomparable du Baptême.

Enfant de Dieu ! Cette expression nous est tellement banale que nous n’y prêtons plus guère attention. Et pourtant, en s’y attardant, elle nous sidère : enfant de Dieu ! On ne parvient même pas à imaginer ce que cela peut représenter d’élection et de distinction. Enfant de Dieu ! Par amour pour nous, Jésus s’est abaissé jusqu’à nous pour nous rejoindre dans notre misère de pécheur et par un plus grand amour encore, il nous a élevé jusqu’à lui, faisant de nous des enfants de Dieu !… Des enfants de Dieu !… Des enfants de Dieu !…

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus nous donne de le consoler

Contemplons

 

Les trois voyants de Fatima : Lucia, Francisco, Jacinta

Méditons

A Fatima, lors de sa troisième apparition, l’ange du Portugal appelle les trois voyants, Lucia (10 ans), Francisco (9 ans), Jacinta (7 ans) « à réparer les crimes des hommes ingrats et à consoler Dieu. » L’ange nous révèle, par sa demande, que nous avons le pouvoir, dont nous n’usons guère, de consoler Jésus c’est-à-dire de le rendre moins triste par un surcroit d’amour de notre part.

Nous avions déjà découvert que Jésus fait de nous des amis alors que nous n’en sommes pas dignes, qu’il fait de nous des coopérateurs alors que nous sommes pétris de paresse et de mauvaise volonté, voilà qu’il nous distingue en nous donnant de le réjouir, plus encore de le consoler. Ce ne sont pas les personnes qui nous sont les plus lointaines qui parviennent à nous consoler lorsque nous sommes tristes mais bel et bien celles qui nous sont les plus proches, les plus chères, celles que nous aimons d’un amour préférentiel. Si nous sommes en capacité de consoler Jésus, c’est qu’à ses yeux nous représentons tout cela.

En nous demandant de « consoler notre Dieu qui est si triste » l’ange nous renseigne sur la valeur que Jésus accorde à tout ce qui vient de nous, à chacune de nos pensées, chacun de nos gestes, chacune de nos prières. Ce que nous pouvons donner à Dieu est tellement limité, si imparfait, que rien n’est jamais digne de lui. Et pourtant, il accueille le moindre acte de bonne volonté avec une telle dilection que cela parvient à le dédommager d’une multitude d’offenses. Dans ce sens, saint François de Sales écrit : « une once d’amour de Dieu répare cent livres de haine. »

Les trois enfants de Fatima se sont laissés émouvoir par cette invitation de l’ange à consoler Jésus qui est si triste. Ils consentiront une multitude de sacrifices avec une foi si héroïque qu’elle peut nous en laisser honteux. Francisco ne cessait de vouloir consoler Jésus caché dans l’Eucharistie et, plus il avançait dans sa courte vie, plus son unique désir devint de mourir pour aller au Ciel y consoler Jésus. Un jour, Lucia, sa cousine lui demande : « Francisco, toi, qu’aimes-tu le plus : consoler Notre Seigneur ou convertir les pécheurs pour qu’ils n’aillent pas encore plus d’âmes en enfer ? » Il répondit : « j’aime mieux consoler Notre Seigneur. N’as-tu pas vu comme Notre Dame, le mois dernier, est devenue toute triste quand elle a demandé qu’on n’offense plus Dieu Notre Seigneur qui est déjà tellement offensé ? Je veux consoler Notre Seigneur, et ensuite convertir les pécheurs, pour qu’ils ne l’offensent plus. » Jacinta voulait consoler Jésus de la tristesse que lui inflige la perte des âmes qui vont en enfer ; pour cela, elle était prête à tout endurer. Sur son lit d’hôpital, peu de temps avant sa mort, elle confie à Lucia, sa cousine : « Notre Seigneur est triste, parce que Notre Dame nous a dit de ne plus l’offenser davantage, qu’Il était déjà trop offensé, mais on n’en fait aucun cas ; on continue à faire les mêmes péchés. » Elle lui énumère alors toutes les occasions dont elle a profité, le jour et la nuit précédente, pour réparer tant d’outrages faits à Dieu : « j’avais très soif, et je n’ai pas voulu boire. Je l’ai offert à Jésus pour les pécheurs. Cette nuit, je souffrais beaucoup, et j’ai voulu offrir à Notre Seigneur le sacrifice de ne pas me retourner dans mon lit. Aussi je n’ai pas dormi du tout… »

La Sainte Vierge dira le 13 septembre 1917 aux trois enfants : « Dieu est content de vos sacrifices. » Dieu est content ?! Trois petits enfants sont parvenus à consoler Dieu… Quelle distinction ! Quel compliment ! Mais qui sont-ils et qui sommes-nous pour pouvoir consoler Jésus ? De toute évidence, nous ne sommes rien mais pour Jésus nous sommes tout !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus fait de nous des cooperateurs

Contemplons

Simon de Cyrène aide Jésus à porter la croix, Titien

Méditons

« Dieu qui t’a créé sans toi, ne te sauvera pas sans toi » écrit saint Augustin. En effet, Jésus qui ne choisit jamais la solution de facilité, fait de nous ses auxiliaires indispensables pour notre Salut, pour celui de tous les hommes, pour la plus grande gloire de Dieu.

Lorsque l’archange Gabriel demande à Marie de bien vouloir accueillir en son sein le Verbe qui veut se faire chair, elle devient l’auxiliaire indispensable de l’Incarnation, si bien qu’on peut dire, sans craindre d’exagérer, que, si sans Dieu nous n’aurions pas pu être sauvés, nous ne pouvions pas non plus l’être sans le « oui » de Marie. Ce n’est qu’en se faisant homme que Jésus pouvait sauver les hommes et pour cela, il fallait qu’une femme, Marie, collabore en acceptant de se mettre totalement à disposition de ce plan de Salut. Pour notre plus grand bonheur, Marie a dit « oui. »

Le « oui » de Marie à la sollicitation de Dieu a une valeur universelle et nous enseigne que nous aussi, nous devons en toute liberté et dans un don total d’amour dire « oui » au projet de Salut de Dieu. Le « oui » donné par Marie l’engageait elle mais aussi toute l’humanité. Parce que son « oui » a eu des répercussions heureuses pour chaque être humain, il nous engage tous. En Marie, avec Marie, par Marie, nous devons dire « oui » à Jésus car, en elle, il sollicite chacun de nous pour collaborer à ce qu’il y a de plus important en ce monde à savoir le Salut des âmes.

Jésus nous choisit comme des hommes et des femmes de confiance à qui il confie ses affaires les plus pressantes, les plus importantes, les plus délicates, celles qu’on confie à ceux en qui on a confiance bien davantage qu’à ceux qui en sont les plus capables. Et, s’il ne nous demande qu’une infime contribution, il la rend néanmoins indispensable. Si bien que l’on peut dire que, si nous devons tout à Jésus, il n’est pourtant rien qui ne soit sauvé sans cette petite contribution qu’il attend de nous et que nous acceptons d’apporter.

Sur le chemin qui mène au Calvaire, Simon de Cyrène est requis pour aider Jésus à porter la Croix. Si, selon les apparences, Simon est réquisitionné, c’est en réalité Jésus qui, dans sa Passion ne subit rien mais offre tout, donne à Simon l’opportunité de l’aider et de concourir ainsi au Salut du monde. En Simon, Jésus nous appelle tous à porter la Croix du Salut du monde avec lui car sans notre concours, le Salut ne sera pas possible. Comme dit saint Paul : « je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son Corps, qui est l’Eglise » (Colossiens 1, 24).

Ne rabotons donc pas la petite part de la croix que Jésus nous demande de porter à sa suite pour la gloire de Dieu et le salut du monde, car ce doux fardeau représente le Salut pour beaucoup d’âmes, car elle est le moyen qui nous est donné de rendre gloire à ce Dieu qui en est infiniment digne, car elle est notre investiture par Jésus comme coopérateur au Salut du monde. Quelle distinction !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus fait de nous des amis

Contemplons

La Cène, Giotto. Saint Jean repose sur le Cœur de Jésus.

Méditons

On est submergé par l’émotion quand on entend Jésus nous situer par rapport à lui. En effet, il y a entre lui et nous une distance abyssale de par ce que nous sommes l’un et l’autre. Pourtant, dans sa toute-souveraineté, Jésus choisit de faire de nous ses amis. Le soir du Jeudi-saint, juste avant d’entrer dans sa Passion, il déclare aux Apôtres : « je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître » (Jean 15, 15).

Comme pour tout ce qu’il fait, Jésus ne dit rien sans que cela se traduise dans les faits. Si ce n’est que le Jeudi-saint qu’il décerne aux Apôtres le titre d’amis, il n’inaugure pas pour autant un nouveau mode relationnel avec eux. Au contraire, il met simplement un nom sur ce qui a toujours été à ses yeux. Et s’il n’a jamais employé le mot ami auparavant, c’est parce que ce mot a une signification et une valeur qu’il convient de ne pas galvauder en l’employant à tort et à travers.

Toujours, Jésus s’est comporté comme un ami, comme le plus sincère d’entre eux, celui qui jamais ne déçoit. Comme un ami, Jésus a toujours reçu les confidences de ses Apôtres, de ses disciples, les a consolés, les a enseignés, leur a dévoilé toute l’intimité de son Cœur. Comme un véritable ami, il a donné pour eux tout ce qu’il avait. Comme notre seul véritable ami, il s’est donné lui-même pour que nous ayons la vie en son nom. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jean 15, 13) avait-il dit. Et contrairement à nous, il n’a pas fait que le dire : il l’a fait !

Un véritable ami donne tout, même si en retour, il n’a rien à attendre. Imaginons la souffrance que le Cœur si doux de Jésus a endurée pendant trois ans à souffrir la présence à ses côtés de Judas, celui que, comme les autres, il a appelé et traité comme un ami. Dès le premier instant, Jésus savait que Judas le livrerait ; il connaissait les circonstances détaillées qui l’y conduiraient. Il savait que Judas était un voleur qui se servait dans la bourse commune. Et pourtant, comme le plus tendre des amis, Jésus l’a gardé à ses côtés, multipliant les enseignements, les bons exemples, les marques d’amitié, afin d’amener Judas, comme les onze autres apôtres, si ce n’est à lui être fidèle, tout du moins à accepter sa miséricorde. Mais rien n’y fit. Et si Judas, s’est perdu, ce n’est pas parce que Jésus, comme le meilleur des amis, n’a pas tout fait pour qu’il se convertisse mais parce que, de tout ce que Jésus a fait, rien n’a eu raison de son orgueil et de son égoïsme.

Un véritable ami pardonne les fautes qu’on peut commettre. Jésus  pardonne à tous les apôtres dès sa première apparition de ressuscité au Cénacle. Et ce ne sont pas les Apôtres qui font le premier pas ; c’est Jésus, l’ami par excellence, qui vient au-devant d’eux et leur fait non seulement le don de son pardon mais leur donne aussi de réparer leur abandon par un surcroît d’amour. Ne demande-t-il pas à Pierre, par trois fois, s’il l’aime, pour que, par la triple affirmation de son amour, il répare son triple reniement du Jeudi-saint ?

Et nous ? Nous aussi, Jésus nous appelle ses amis. Nous le méritons aussi peu que les Apôtres et pourtant, il nous choisit et nous institue comme ses amis. Il connait toutes nos trahisons, nos reniements, nos rejets et pourtant, comme le plus tendre des amis, il se tient toujours prêt à nous pardonner, à nous écouter, à nous aider.

En attendant de pouvoir comprendre ce qui nous vaut une telle distinction imméritée, employons-nous à l’aimer de toutes nos faibles forces humaines car même ce petit peu, donné tout entier, le réjouit comme si c’était un présent véritablement digne de lui.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus nous donne de le connaitre

Contemplons

La bienheureuse Marie du Divin Cœur et sainte Marguerite-Marie Alacoque en adoration devant le Sacré-Cœur.

Méditons

Lorsque nous aimons une personne, nous voulons la connaître et, à mesure que nous pénétrons dans son intimité, l’amour que nous lui portons, s’intensifie, se fortifie.

L’amour de Jésus ne s’est pas affranchi des mécanismes qui engendrent et favorisent l’amour humain. Si Jésus s’est fait homme, s’il nous a rejoint dans notre humanité, c’est pour que nous le connaissions, lui ainsi que le Père. Depuis qu’Adam et Eve ont été chassés du paradis, l’amour de Jésus n’a cessé de poursuivre les hommes et, pour les aider à l’aimer en retour, de se révéler à eux. Cette connaissance de lui-même dont il a fait don aux hommes, il ne l’a pas révélée tout d’une fois mais progressivement. En effet, comment se révéler à une personne qui n’est rien en soi quand soi-même on est tout ? Il faut donc y aller à petits pas. C’est ce que Jésus a fait au travers des patriarches et des prophètes. Pour que son peuple soit en mesure de le reconnaitre et de l’accueillir au moment où il viendrait sous les voiles de l’humanité, il s’est annoncé au travers des prophéties qu’il a toutes accomplies jusqu’à l’ultime.

Lorsqu’on aime, on veut connaitre la personne aimée et on veut se faire connaitre d’elle, car les sentiments doivent être nourris par une connaissance réciproque, par la découverte d’intérêts communs. Plus encore, on a besoin d’être compris de la personne aimée et qu’elle partage nos préoccupations, qu’elle soit partie prenante dans ce que notre vie a d’essentiel. Ainsi, Jésus se révèle-t-il à nous au travers des Evangiles en nous découvrant la vie même de Dieu, son amour des hommes, son souci du Salut de toutes les âmes. Parce que Jésus nous aime, il nous donne de le connaitre, de connaitre le Père, qu’il aime plus que tout, de connaitre le projet de Salut de Dieu sur tout homme et enfin nous donne d’y adhérer.

La connaissance qu’on peut avoir d’une personne est toujours limitée même après avoir vécu avec elle en toute intimité pendant de nombreuses années. Que dire alors quand il s’agit de Jésus, Fils de Dieu et Dieu lui-même, lui qui est infini en tout, y compris en son être. Si Jésus nous révèle qui il est par les Evangiles, il s’est aussi donné à connaitre en 2000 ans de christianisme, par les écrits inspirés de toute une foule de saints, par les avancées de la théologie, par des apparitions innombrables qui nous font entrer dans le plus intime des pensées de son Cœur. Ainsi, révèle-t-il, par exemple, son amour pour les hommes au travers des révélations faites à sainte Marguerite-Marie Alacoque, religieuse visitandine de Paray-le-Monial. Dans un contexte de jansénisme où l’on nous présente un Dieu tout-puissant et vengeur, à l’affut de la moindre de nos fautes pour nous foudroyer de sa justice, Jésus se révèle comme un Dieu sensible à tout ce qui lui vient de notre part et qui quémande notre amour en retour du sien. Dans ce sens, il dit à Marguerite-Marie Alacoque en juin 1675 : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. » Et Marguerite-Marie rajoutera : « Il me découvrit les merveilles inexplicables de son pur amour et jusqu’à quel excès il l’avait porté d’aimer les hommes. »

Si une relation amoureuse peut commencer sur un coup de foudre, elle ne peut durer si elle ne repose pas sur une connaissance mutuelle, sur des intérêts communs, sur un projet partagé. Jésus qui nous aime comme lui seul peut aimer c’est-à-dire avec sa toute-puissance divine, nous donne de le connaitre selon le désir que nous en avons. Et, cette connaissance qu’il nous donne de lui, quelle qu’en soit l’étendue, sera toujours croissante mais jamais entière ni en ce monde ni en l’autre pas même au bout de plusieurs milliards d’années : ce serait vouloir faire entrer l’océan dans un dé à coudre. Mais deux des joies majeures de notre vie éternelle seront, d’une part de toujours progresser dans la connaissance de Dieu, et d’autre part de le posséder avec la certitude que le bonheur que cela nous procure ne diminuera jamais. Au contraire, il sera grandissant ! Et qui plus est, pendant toute l’éternité ! Et s’il devait être donné à l’éternité de finir, jamais il ne sera possible de trouver une limite à l’amour de Jésus ainsi qu’à la connaissance que nous pourrions avoir de lui !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus nous donne de réparer nos péchés

Contemplons

Jésus déversant sur le monde les trésors infinis de son amour miséricordieux.

Méditons

Si nous savions ce qu’est le péché, si nous nous rendions compte de ses prolongements, si nous pouvions en voir les conséquences, nous nous empresserions de changer de vie et accepterions de souffrir mille fois le martyre plutôt que de nous accommoder de la plus légère imperfection. Vous trouvez ça exagéré ? Alors, demandez donc à une âme du purgatoire ce qu’elle en pense…

Lors de son jugement particulier, chaque âme entrevoit une étincelle de l’infinie sainteté de Dieu, de son amour pour chaque âme, si bien qu’elle saisit toute l’horreur du péché et n’a plus qu’un seul désir : s’en purifier. Et, nous disent les (nombreux) mystiques à qui il a été donné d’entretenir des relations avec l’au-delà, même si les souffrances des âmes du purgatoire sont sans commune mesure avec celles de ce monde, aucune d’entre elles ne voudrait quitter le purgatoire et entrer au paradis avant que sa purification soit parfaitement achevée. Aucune d’entre elles ne voudrait paraitre devant le Dieu trois fois saint alors qu’elle est entachée ne serait-ce que d’une poussière de péché.

Le purgatoire est l’invention de l’amour de Jésus. Sans le purgatoire, nous serions voués à l’enfer car qui, excepté la Vierge Marie, a réussi à traverser cette vallée de larmes sans jamais pécher ? « Le juste tombe sept fois par jour » nous dit le livre des proverbes (24, 16). Parce que nous sommes de pauvres pécheurs, Jésus a inventé le purgatoire, un peu comme on a inventé le rattrapage au baccalauréat. Rien de souillé ne saurait entrer au paradis et comme la nature humaine est tant affaiblie par le péché originel, Jésus nous donne de nous purifier en purgatoire, de nos péchés absous mais non réparés en cette vie.

En effet, le péché, une fois absout, doit être réparé. Si cette réparation n’intervient pas en cette vie, elle devra se faire en purgatoire dans des proportions sans communes mesures avec celles de ce monde. Pour que l’absolution sacramentelle soit valide, le pénitent doit non seulement se repentir du péché commis, former le ferme propos de ne pas recommencer mais aussi, réparer, dans la mesure de ses possibilités, le mal commis. Le voleur, par exemple, ne saurait obtenir le pardon s’il ne restitue pas ce qu’il a dérobé. S’il ne le peut, alors il doit réparer par d’autres œuvres de pénitence c’est-à-dire prier, jeuner et faire des aumônes.

En Jésus qui s’est offert pour nous, nous pouvons tout réparer. Non seulement Jésus nous a acquis le pardon de nos péchés mais, en plus, il nous donne de puiser dans les richesses satisfactoires de toute sa vie et de sa Passion, tout ce qu’il nous faut pour payer nos dettes à la justice divine. Et nous pouvons y puiser tout ce qu’il faut pour rembourser non seulement nos propres dettes mais aussi celles de toutes les âmes du purgatoire. Il suffit de se servir ! Avec quel zèle, quel repentir, quel amour reconnaissant, les âmes du purgatoire, si elles pouvaient revenir sur terre, s’adonneraient à la pénitence pour réparer leurs péchés ! Comme elles remercieraient sans cesse Jésus de son amour miséricordieux qui leur donne de pouvoir réparer le mal commis et ainsi de tout rétablir dans la grâce. A sainte Thérèse d’Avila, saint Pierre d’Alcantara, un géant de la pénitence, dit lors d’une apparition : « o bienheureuse pénitence qui m’a valu une telle récompense ! »

La pénitence, vue de notre monde, n’a rien d’attirant et pourtant elle est un privilège, un don de l’amour miséricordieux de Jésus. En effet, non seulement elle nous configure à lui, le pénitent par excellence, mais, en plus, elle nous donne de payer des dettes colossales par des efforts dérisoires et en disproportion totale avec le mal que nous avons commis. Merci Jésus !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus nous pardonne

Contemplons

Mosaïque du chœur de la chapelle des apparitions à Paray-le-Monial

Méditons

La Création entière témoigne de l’amour infini de Dieu pour chaque personne. Tout est don de son amour. Mais il est une preuve bien plus grande encore de l’amour de Jésus pour chaque âme à savoir qu’il nous pardonne nos péchés à chaque fois que nous l’en prions.

D’emblée on pourrait croire qu’il est facile pour Dieu de pardonner parce qu’il est foncièrement bon et que le refus de pardonner est en soi un refus d’amour, ce dont il est incapable puisqu’il est l’amour. Cela dit, cette considération ne doit pas minimiser ce qu’est le péché, au contraire. Parce que Dieu est bon et qu’il nous aime, il est infiniment sensible aux moindres marques d’amour de notre part ainsi qu’aux moindres de nos refus de l’aimer. Et, parce qu’il est infini dans tout ce qu’il est, dans tout ce qu’il fait, le plus petit de nos péchés le blesse infiniment. Lorsque nous parlons de péchés véniels, capitaux, mortels, ce n’est pas pour décrire la peine de Jésus qui en est infiniment blessé, même des plus légers, mais pour nous permettre à nous d’avoir une idée de notre degré d’enfoncement dans nos fautes, d’en évaluer les conséquences et les prolongements.

Le pardon de Jésus ne nous est pas accordé du bout des lèvres, sans qu’il ne lui ait rien coûté, au contraire. Notre pardon, Jésus l’a conquis en s’offrant dans sa Passion pour chacun de nous, en prenant sur lui tous nos péchés, du plus petit au plus révoltant. Si chacun des pardons de Jésus est gratuit pour nous, il ne l’a pas été pour lui.

Pourtant, Jésus accorde son pardon chaque fois que nous le lui demandons avec contrition et avec le ferme propos de nous convertir. Son pardon nous est assuré à chaque fois que nous recourons au sacrement de la réconciliation. A Pierre qui lui demande combien de fois, il faut pardonner, Jésus répond jusqu’à soixante-dix fois sept fois (Matthieu 18, 22), autrement dit, tout le temps. Et, en nous demandant de pardonner tout le temps, il nous signifie que lui-même agit ainsi.

Lorsque Jésus apparait aux apôtres au Cénacle le soir de sa résurrection, il leur dit : « recevez l’Esprit-Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, il leurs seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leurs seront retenus » (Jean 20, 22-23). Le sacrement de la réconciliation est l’invention par excellence de l’amour et de la miséricorde de Jésus. Dans l’absolution sacramentelle, Jésus nous applique les fruits de sa Passion ; dans sa mort et sa résurrection sont engloutis tous nos péchés qu’il a pris sur lui pour nous en libérer.

Lorsque nous verrons Jésus face à face de l’autre côté, quand nous verrons ce qu’est véritablement le péché, quand nous verrons à quel point Jésus est digne de l’amour le plus intense de notre part, nous nous rendrons compte du don qu’il nous fait à chaque fois que le prêtre nous absout en son nom. Nous ne pourrons alors que verser, comme Marie-Madeleine, des larmes aussi bien de douleur, pour avoir été aussi réticent à recourir au sacrement du pardon, que d’émotion devant tout l’amour de Jésus qui est encore bien plus grand que tout ce qu’on peut imaginer.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus est patient

Contemplons

Le martyre de saint Etienne, Lebrun

Méditons

Dans l’hymne à la charité, saint Paul nous dit que l’amour est patient (1 cor 13, 4). Et, l’amour de Jésus est d’une patience égale à toutes ses autres caractéristiques divines : elle est infinie !

C’est probablement à sa propre expérience que Paul s’est rendu compte de la patience infinie de Jésus. En effet, autrefois connu sous le nom de Saül, Paul persécutait avec acharnement l’église naissante : il fut notamment à l’origine du martyr de saint Etienne qui, en pardonnant à ses bourreaux, dont il était, lui a obtenu sa conversion. Le sacrifice d’Etienne a été des plus féconds ; il a été le grain de blé jeté en terre qui, en mourant, a donné beaucoup de fruits : de son martyr est né saint Paul, l’apôtre des nations.

« Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour » (ps 145, 8). L’amour de Jésus poursuit chacun d’entre nous avec patience et persévérance, attendant, appelant dans la douceur, se laissant persécuter par nos fautes, nos péchés. Et pourtant, comme le père du fils prodigue, il ne se lasse pas d’attendre notre retour. Et chaque conversion lui procure une joie immense. N’a-t-il pas dit : « Je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance (Luc 15, 7). »

A l’image de Jésus, essayons d’être patients avec chacun, même si cela nous coûte. Et, si c’est difficile, rappelons-nous que Jésus l’est bien davantage avec nous. Et si c’est encore trop difficile, disons-nous que le jeu en vaut la chandelle car, qui sait, dans celui qui nous embête, sommeille peut-être un autre saint Paul qui ne demande qu’à surgir.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus est radical

Contemplons

Le Christ et le jeune-homme riche, Heinrich Hofmann

Méditons

L’amour de Jésus est sans concessions. Ni nos défauts, ni nos péchés n’entament l’amour indéfectible qu’il porte à chacune de ses créatures, même si elles devaient se damner. L’enfer ne réunit pas les âmes que Jésus a cessé d’aimer mais celles qui ont choisi délibérément de ne pas aimer Jésus.

Lorsque Jésus rencontra le jeune homme riche qui lui demanda : « bon maitre que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus, précise saint Marc, « posa son regard sur lui et l’aima » (Marc 10, 21). IL le regarda et il l’aima ! Et saint Marc n’évoque aucune réserve de la part de Jésus. Il ne dit pas que Jésus l’aima malgré tel péché ou tel trait de caractère ; il ne dit pas non plus que Jésus cessa de l’aimer après que le jeune homme riche ait décliné son invitation à vendre ses biens, à les distribuer aux pauvres et à le suivre. Car l’amour de Jésus lui est irrévocablement acquis. Tel qu’il est, Jésus l’aima.

Ce regard d’amour sans réserve et sans concession, Jésus le pose sur chacune de ses créatures. De chacune, il connait les faiblesses, les pauvretés, les défauts, les passions, les idolâtries. Et pourtant, sur chacune, il pose un regard d’amour sans réserve et lui adresse les mêmes paroles qu’au jeune homme riche : « suis-moi. » Dans ce sens, saint Augustin écrit : « Je (Jésus) connais ta misère, les combats et les tribulations de ton âme, la faiblesse et les infirmités de ton corps ; je sais ta lâcheté, tes péchés, tes défaillances. Je te dis quand même : donne-moi ton cœur, aime-moi tel que tu es. Si tu attends d’être un ange pour te livrer à l’amour, tu ne m’aimeras jamais. Même si tu retombes souvent dans ces fautes que tu voudrais ne jamais commettre, même si tu es lâche dans la pratique de la vertu, je ne te permets pas de ne pas m’aimer… N’attends pas d’être un saint pour te livrer à l’amour, sinon tu ne m’aimeras jamais. »

« Un ami, c’est quelqu’un qui vous connaît bien mais qui vous aime quand même » écrit Hervé Lauwick. Dans ce sens, nous sommes tous les amis de Jésus : il nous connait mieux que nous-mêmes et pourtant, il nous aime…

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus est universel

Contemplons

Plafond de la chapelle Sixtine : Dieu crée le soleil et la lune

Méditons

L’amour de Jésus embrasse toute la Création et, si rien de ce qui a été fait ne l’a été sans lui, tout a été créé, racheté et sanctifié dans son amour.

« Dieu est amour » nous dit saint Jean et s’il est amour, tout ce qui émane de lui est don de l’amour. Jésus qui a tout créé, a façonné chaque âme dans un acte d’amour à sa dimension c’est-à-dire infini. Parce que Jésus est l’amour, il ne saurait rien faire, rien dire, rien voir en-dehors de son amour. Ce qui réunit tous les humains, quelle que soit leur race, leur couleur, leur croyance, leur beauté, leurs dons, leur condition sociale, c’est l’amour infini de Jésus pour chaque personne. Souvenons-nous de la parabole du fils prodigue : le père accueille le fils qui s’était détourné de lui avec tout son amour et sans réserve. Et cet amour n’entame en rien l’amour qu’il nourrit pour son second fils, celui qui ne s’est jamais éloigné de lui. L’amour a cette capacité de ne pas se réduire au fur et à mesure qu’on le communique.

Si Jésus aime toutes les âmes qu’il a créées, y en a t-il qu’il aime davantage que d’autres ? Certainement, même si ce mot est impropre pour une telle réponse : Marie est plus aimée que n’importe quelle créature dans le Royaume des Cieux. Cela dit, cette question est superflue car une éventuelle différence d’ans l’amour ne lèserait personne. En effet, quelle hiérarchie peut-il y avoir dans l’infini ? S’il y a un dernier des derniers parmi les âmes créées, celui-ci reste aimé de Jésus de manière infinie. Ecoutons Marie de l’Enfant-Jésus, l’une des fondatrices des  clarisses de Lourdes, à qui Jésus dit de son amour pour les âmes : « Si toutes les flammes qui ont jamais brûlé dans les cœurs des saints, étaient en seul cœur, ce cœur ne pourrait égaler l’ardeur d’un seul soupir du Cœur de Jésus. »

Employons-nous à considérer chaque âme avec les yeux de Jésus pour toujours nous rappeler qu’il l’aime sans retour, même celle de notre prochain le plus insupportable.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.