L’amour de Jésus nous rend heureux

Contemplons

Marthe et Marie, Vermeer

Méditons

Il peut sembler étrange de prétendre que l’amour de Jésus nous veut heureux. Et pourtant, c’est son objectif ultime ! Si Jésus est venu en ce monde, c’est pour que, par lui, nous parvenions au bonheur sans fin du paradis. A Bernadette, Marie dit bien le 18 février 1858 : « je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l’autre. »

Le bonheur auquel Jésus veut nous associer n’est pas celui auquel aspirent nos contemporains car il ne repose ni sur les richesses, ni sur les honneurs, ni sur le pouvoir. Ce bonheur repose sur une personne : Jésus-Christ, lui-même. Connaitre et aimer Jésus, s’en sentir aimé, voilà le secret du vrai bonheur. Les honneurs, les distinctions, les richesses, le pouvoir peuvent satisfaire nos appétits, nos convoitises mais Jésus, lui, comble nos cœurs de manière durable, stable et grandissante. Entendons Elisabeth s’écrier le jour de la Visitation : « comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?… heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (Luc 1, 39-45) car Elisabeth est vraiment au comble du bonheur. Entendons Marie chanter son Magnificat, qui est un chant de joie et de bonheur sans pareil : « mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon sauveur » (Luc 1, 46-56).

Pas très convaincant, direz-vous ! Parmi ces chrétiens heureux, combien meurent martyrs ?! C’est vrai, mais ceux qui acceptent d’aller jusqu’au martyr sont justement ceux qui ont compris que Jésus est le seul qui vaille le coup qu’on abandonne tout pour lui. Les cœurs des martyrs sont comblés de l’amour de Jésus et ils en vivent. Personne n’accepterait de donner sa vie pour un Dieu qui propose de se faire le serviteur de tous, s’il n’expérimentait pas cette conviction que Jésus est le seul bonheur possible, que le prendre dans sa vie, c’est accepter sa Croix mais qu’elle s’accompagne de la douceur de sa présence aimante. Interrogez Marie ou Joseph. Tous deux vous assureront que, malgré les épreuves et les souffrances, ils ont été le couple, les parents, les disciples les plus heureux du monde car rien ne surpasse l’amour de Jésus. Dans ce sens, le pape François nous dit dans son homélie de la Toussaint 2016 : « s’il y a quelque chose qui caractérise les saints, c’est qu’ils sont réellement heureux. »

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau, léger » (Mathieu 11, 28-30). Jésus est notre bon Samaritain, notre Simon de Cyrène ; il nous impose la Croix, par amour et parce qu’elle est nécessaire à notre Salut mais il la porte toujours avec nous et prend sur lui la plus lourde part. Et l’amour de Jésus console de toute peine.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus est service

Contemplons

Jean-Baptiste dans le sein d’Elisabeth (à droite) reconnait Jésus dans le sein de Marie (à gauche).

Méditons

L’amour de Jésus devance toujours le nôtre. Nous ne pourrions aller à lui s’il n’était pas déjà venu à nous, nous ne pourrions l’aimer s’il ne nous avait pas aimé le premier.

Dans la scène de la Visitation, nous contemplons Jésus, enfoui dans le sein de Marie, qui vient à la rencontre de Jean-Baptiste. Jésus n’est encore qu’un embryon qu’il commence déjà son œuvre de rédemption : il va au-devant de Jean-Baptiste pour le sanctifier, le combler de joie, lui et sa mère, Elisabeth. Dans cette scène, nous voyons toute l’étendue, et de l’amour de Jésus, et de la délicatesse avec laquelle il le communique. En effet, Jésus, le Dieu tout-puissant, vient à Jean-Baptiste, en la personne de la très douce Vierge Marie qui, elle-même, se présente en tenue et en attitude de service : Marie ne vient pas se faire féliciter d’être la Vierge qui donne au monde le Messie, mais pour aider sa cousine Elisabeth, enceinte à un âge avancé. Qui aurait pu imaginer qu’un Dieu s’abaisse et s’humilie au point de se faire le serviteur de ceux qu’il vient sauver ?

L’amour de Jésus va plus loin encore : il va à la rencontre de chaque âme. Il la rejoint là où elle est. Et, aucun endroit n’est trop éloigné pour lui. L’Evangile de la Visitation nous précise que Marie est partie en hâte vers les montagnes de Judée mettant derrière elle une route aussi longue que fatigante que périlleuse. Mais, à aucun moment sa charité pour Elisabeth n’a hésité à prendre sur elle ce long voyage pour lui venir en aide.

Enfin, aucun état, ni physique ni spirituel, ne rebute l’amour de Jésus. En effet, alors que les lépreux sont déclarés impurs et contagieux à l’extrême, Jésus les touche pour les guérir. Alors que rien ne rebute davantage son amour que le péché, Jésus souffre la compagnie permanente des pécheurs que nous sommes. Alors que rien n’est plus terrible que de supporter à ses côtés un ami à qui on a tout donné, qu’on aime foncièrement et dont on sait qu’il vous trahira pour quelques pièces d’argent, Jésus vivra en compagnie de Judas pendant trois années. Le martyr de Jésus n’a pas commencé le Jeudi-saint mais dès son entrée dans notre humanité. Et, depuis le premier instant, il n’a fait que s’intensifier au fur et à mesure du temps pour culminer dans sa Passion.

« Quiconque voudra être le premier entre vous, qu’il soit votre serviteur » nous dit Jésus (Matthieu 20, 27). Joignant l’exemple à la parole, Jésus s’est fait le serviteur de tous. Quel est donc ce Dieu dont la seule ambition est de nous aimer et d’être aimé de nous en retour ? La seule qui l’a vraiment compris, c’est Marie, car d’emblée elle s’est faite l’humble servante de celui qui s’est fait le serviteur de tous !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus nous soutient

Contemplons

L’Annonciation, Philippe de Champaigne

Méditons

Si nous agissons souvent de façon à mériter l’amour de ceux que nous aimons et revendiquons des autres qu’ils soient dignes du nôtre, l’amour de Jésus, lui, nous est acquis et, ni nos infidélités, ni nos péchés, ne le remettront jamais en cause.

Lorsque l’archange Gabriel salue Marie, il lui dit non seulement que Dieu l’aime, « tu as trouvé grâce auprès de Dieu, » mais aussi que son assistance lui est indéfectiblement acquise : « le Seigneur est avec toi. » Depuis toujours et pour toujours, le Seigneur la comblera de son amour. L’ange emploie à dessein le présent de l’indicatif pour signifier que le Seigneur n’est pas avec elle de manière épisodique ou chaque fois qu’elle l’invoquera ou selon les circonstances ou juste pour le temps de sa grossesse. Non, il est avec elle depuis le premier instant de sa vie, sa Conception Immaculée, et pour toujours. Et, rien ni personne ne le remettra en question. Dans les situations de grande joie, comme à la Nativité de Jésus, dans les heures les plus sombres, sous la croix du Vendredi-saint, au cours des années de pauvreté et d’enfouissement à Nazareth, toujours l’amour du Seigneur l’accompagnera et la soutiendra.

Marie s’est blottie contre cette promesse que le Seigneur est avec elle, qu’à chaque instant il la soutient et la mène là où il veut la mener. Et, parce que Marie s’est toujours appuyée sur cette promesse et s’est laissée conduire, elle a pu se tenir debout sous la Croix de Jésus, debout c’est-à-dire habitée par une foi vivante. Dans le même sens, Jésus dit à saint Paul : « ma grâce te suffit car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » (2 Corinthiens 12, 9), lui signifiant que, dans son amour, il pourvoit à tout ce dont il a besoin pour réaliser ce qu’il lui demande. Et cette promesse suffit à faire descendre la paix dans son cœur et son âme. Et même si saint Paul subira « cinq fois le supplice des trente-neuf coups de fouet, trois fois la bastonnade, une fois la lapidation, trois fois le naufrage, restant vingt-quatre heures perdu en pleine mer » (sans compter tout le reste), il ne faillira pas car toujours le Seigneur est avec lui, le soutenant de sa grâce.

Le Seigneur est avec toi. Par Marie, en Marie, cette promesse vaut aussi pour nous. Et si le Seigneur est avec nous, pourquoi sommes-nous si craintifs ?

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus est premier

Contemplons

L’Annonciation, Giordano

Méditons

« Console-toi, tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais pas déjà trouvé » écrit Blaise Pascal dans les Pensées. En effet, quand on se met en quête de Dieu, c’est qu’il a déjà commencé son œuvre de Salut en nous, car son amour fait toujours le premier pas.

Contemplons Marie, le jour de l’Annonciation. L’archange Gabriel lui est envoyé pour lui annoncer que Dieu va venir en notre humanité et pour solliciter son concours. C’est par elle que Jésus doit être donné aux hommes. Comme en Marie, Dieu veut faire sa demeure en nous et, par nous, se communiquer au monde. Comme pour Marie, il fait le premier pas, nous donnant de nous donner à lui, pour que par lui, nous collaborions, pour sa gloire, au Salut du monde.

L’amour de Jésus nous donne de désirer ce qu’il veut nous donner. En effet, si le « oui » de Marie a jailli de son Cœur avec une telle plénitude, c’est que Jésus s’y trouvait déjà par la grâce. Dans les tableaux qui mettent en scène l’Annonciation, on représente souvent l’archange Gabriel surprenant la Vierge Marie en pleine lecture des Ecritures, notamment celles qui annoncent la venue du Messie. Jésus, est venu habiter le sein de Marie à l’Annonciation mais il a établi sa demeure dans son Cœur Immaculé bien avant. Et, par sa grâce, il l’a préparée à ce sublime « oui » de l’Annonciation qui nous a valu à tous le Salut. Depuis toujours, Marie a désiré la venue du Sauveur, depuis toujours, elle lui a offert son Cœur, depuis toujours, elle a voulu être sa servante. Le « oui » de Marie est le fruit du travail de la grâce, de l’amour de Jésus en Marie depuis son Immaculée Conception. Le jour de l’Annonciation, le « oui » qui jaillit du Cœur de Marie n’est pas un petit bourgeon mais un fruit mûr.

En Marie, comme dans tous les élus, nous voyons que Dieu vient toujours au-devant de nous et que, quand il se révèle, il est déjà présent en nous, nous préparant au « oui » qu’il sollicite. « Tu ne me chercherais pas, si tu ne m’avais pas déjà trouvé. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus nous choisit

Contemplons

L’Annonciation, Fra Angelico

Méditons

Jésus appelle chacun d’entre nous à une mission particulière en ce monde, en son nom, pour le Royaume, une tâche qu’il nous appartient à nous seuls de remplir et qui, si elle devait ne pas l’être, priverait à tout jamais tout l’édifice de la Rédemption d’une de ses pierres.

Si Jésus n’a pas créé deux âmes identiques, alors il n’y a pas non plus deux vocations identiques, c’est-à-dire deux mêmes chemins pour aboutir au Royaume des Cieux. Ainsi, l’amour de Jésus appelle chacun d’une manière différente, le choisissant tel qu’il est, là où il est, sans prérequis. C’est dans son amour insondable pour chacun qu’il appelle et assigne une mission unique, qui concourt et s’intègre totalement dans l’économie du Salut. A l’Annonciation, l’archange Gabriel appelle, de la part de Dieu, Marie à être sa Mère et à le donner au monde. La mission de Marie est aussi éminente qu’exceptionnelle ; elle seule est appelée à enfanter un Dieu. Cela dit, la vocation de chacun d’entre nous, si elle ne sera pas forcément connue de la postérité, l’est à peine moins. En tout cas aux yeux de Dieu, cette vocation est aussi unique que celle de Marie, aussi humble et cachée aux yeux du monde soit-elle.

Jésus nous choisit chacun dans un acte d’amour insondable pour une mission de confiance : il nous donne de l’aider à sauver le monde pour son amour. En effet, tout en sachant vraiment ce qu’il y a en nous (et force est de constater qu’il n’y a pas que du bon !) Jésus choisit délibérément de nous faire les intendants de son Royaume afin que nous puissions lui faire l’hommage de nos efforts, de notre travail, de notre amour. Et, plus il nous aime, plus il s’appuie sur nous en nous confiant des affaires plus importantes. C’est aux personnes les plus aimées, qu’il a confié les missions les plus délicates, les croix les plus lourdes, voilant au monde les mérites de ces âmes. Ainsi en est-il de la mission de saint Joseph : aux yeux du monde, il n’est qu’un simple artisan, un rien-du-tout. Et pourtant, après Marie, personne n’a eu une mission plus délicate que lui : éduquer un Dieu. Et, après Marie, personne ne s’est plus donné à sa mission que lui, prenant sur lui les plus crucifiants renoncements pour l’amour de ceux qui lui ont été confiés.

« Viens, bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maitre » (Mathieu 25, 23). Ce sont les paroles que Jésus voudrait nous adresser aussi à chacun d’entre nous lorsque nous lui aurons rendu compte de notre gestion des talents qu’il nous a confiés, et du fruit que nous leur aurons fait produire. Pour cela, comme Marie, à l’Annonciation, sachons répondre « oui » quand l’amour de Jésus nous choisit.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus se fait toute-faiblesse

Contemplons

L’adoration des bergers, Gerhard Van Honthorst

Méditons

Jésus est le Dieu tout puissant, celui qui a créé le Ciel et la terre, celui que le Ciel et la terre ne peuvent contenir, celui qui peut tout et sans lequel nous ne pouvons rien. Et, par amour pour nous, Jésus accepte de partager notre nature, renonçant à sa toute-puissance pour se faire toute-faiblesse.

C’est dans la mangeoire de la grotte de Bethléhem que Jésus s’offre pour la première fois à nos regards, sous l’apparence d’un nouveau-né. Y a-t-il en ce monde quelqu’un de plus vulnérable, de plus inoffensif, de plus dépendant qu’un nouveau-né ? Même en étant un enfant nouveau-né, Fils de Marie, Jésus reste le Dieu tout-puissant mais qui, par amour pour nous, renonce à s’affranchir de toutes les étapes de la croissance humaine pour connaitre et partager toutes nos épreuves, nous enseigner à les traverser dans l’amour de Dieu et du prochain.

C’est sous les traits d’un enfant qu’il s’offre à nos regards pour nous montrer que son amour condescend à nous laisser l’approcher, le toucher, le nommer, que dans son amour pour nous, il se livre à nous, qu’il jugule sa toute-puissance pour que rien, surtout pas la peur, ne nous empêche d’aller à lui en toute simplicité, en toute liberté. Par amour pour nous, il condescend à se présenter à nous dans la faiblesse la plus extrême pour se mettre à notre niveau. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus écrit à ce sujet : « Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit… je l’aime !… car il n’est qu’amour et miséricorde ! »

Pouvait-il en faire davantage pour nous montrer que nous n’avons rien à redouter de lui ?

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus est créateur

Contemplons

La multitude des élus, Fra Angelico

Méditons

Lorsqu’on découvre le chemin de conversion, aussi bien des saints que de ceux qui ont trouvé (ou retrouvé la foi), on se rend compte qu’il n’en est pas deux pareils et qu’en fin de compte, il existe autant de chemins de conversion, de formes de sainteté, qu’il y a d’âmes.

En effet, si Jésus n’a pas créé deux âmes identiques, il ne peut pas non plus y avoir deux chemins de sainteté pareils. Si l’ADN prouve scientifiquement que chaque personne est véritablement unique, comment l’âme qui l’habite pourrait-elle être la copie d’une autre. Aussi, chaque âme doit-elle être nourrie, enseignée, éclairée, guidée vers le Royaume avec des variantes et des subtilités qui correspondent à son histoire, sa personnalité, sa vocation que seul Jésus peut connaitre et auxquels lui seul peut répondre. Et, si chaque âme est unique, elles trouvent néanmoins toutes ce dont elles ont besoin en Jésus.

Dans ses révélations, Fulla Horak, mystique polonaise, nous apprend que le Ciel recèle un nombre incalculable de couleurs dont une multitude que nous ne connaissons pas ici-bas. Pour nous en rendre compte, elle compare les couleurs du ciel à celles de notre palette de peintre où nous créons des nuances, des dégradés différents à partir des trois couleurs primaires, du noir et du blanc. Selon les associations que nous faisons, les quantités que nous mélangeons, nous obtenons toutes sortes de teintes, de tonalités. Ainsi, dit-elle, en est-il au Ciel pour les élus mais dans des proportions sans commune mesure avec les nôtres. En effet, les variantes de couleurs, et donc de saintetés, sont infinies si bien qu’il n’y en a pas deux pareilles. Et toutes sont sublimées par la lumière du Christ qui les traverse et les révèle. Saint Grégoire de Nysse écrit dans le même sens : « au Ciel, on se verra les uns les autres, c’est évident. Tous se reposant en une seule lumière, se contemplent mutuellement les uns les autres, et en contemplant resplendissent aussitôt de nouveau, dans la vérité, dans la vision véritable de la lumière inexprimable. Ainsi ils contemplent les uns dans les autres des formes multiples et des gloires divines multiples et variées, et chacun est frappé d’admiration et éprouve une joie inexprimable en contemplant la gloire de l’autre. Chacun se réjouira en contemplant la gloire de l’autre et le réjouira à son tour. »

En nous appelant à la vie, Jésus n’a fait que commencer son œuvre créatrice en nous. En effet, sa création se poursuit tout au long de notre vie et s’achève au Ciel par la révélation en Dieu et à tous les élus de notre couleur propre. Quelle imagination dans la Création. Le Ciel est peuplé de milliards d’âmes, composé de milliards de couleurs … et comble de tout cela, non seulement il n’y en a pas deux pareilles mais, en plus, il n’y en a aucune qui dépareille ou entame la beauté d’une autre… quelles merveilles, l’amour de Jésus ne prépare-t-il pas pour chacun d’entre nous !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Notre réponse à l’amour de Jésus

Contemplons

Saint Jean repose sur la poitrine de Jésus

Méditons

Une fois qu’on a considéré, comme nous, pendant un mois, ce qui nous entoure à la lumière de l’amour de Jésus, on réalise que tout, sans exception aucune, est pétri de sa dilection pour nous. Avec l’émotion qui monte, reviennent alors à notre esprit les mots de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui, percluse par la tuberculose, dit que « tout est grâce. »

Oui, tout est don de l’amour infini de Dieu pour nous, ses enfants. Même les épreuves, mêmes les difficultés, car tout s’épanche de la main de Dieu, dans un geste d’amour infini, pour nous mener à l’union d’amour avec celui qui n’est qu’amour et qui veut nous mener avec amour vers une éternité d’amour.

Monte alors en nous le désir de remercier Jésus de tout ce qu’il est, de tout ce qu’il fait, de tout qu’il nous donne. Et là, si on ne se prend pas en mains, on risque de passer de l’émotion à la tristesse car, que peut-on bien offrir à Jésus en échange de tant de bienfaits, de tant d’amour ? Rien ou presque, car le don de l’amour de Jésus est aussi infini que Jésus l’est lui-même et nous-mêmes ne disposons en propre de rien, si ce n’est de nos péchés ; tout le reste nous est donné par amour ! Notre pauvreté devant Dieu est telle, que nous ne pouvons rien lui offrir en retour ; nous ne pouvons que recevoir avec gratitude ce qu’il nous donne.

Le roi David se posait la même question que nous dans le psaume 115 : « comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? » Et dans le verset suivant, il nous donne la réponse à la question : « j’élèverai la coupe du salut et j’invoquerai le nom du Seigneur. » Oui, c’est encore Jésus qui, par une grâce insigne de plus, nous donne de quoi le remercier dignement pour tout ce qu’il nous donne. Jésus nous donne de l’offrir lui-même à la Très sainte Trinité, d’offrir ses mérites infinis qu’il met à notre disposition lors de la sainte Messe, en action de grâce. Car, dans sa Passion, que la Messe actualise à chaque fois, Jésus offre au « Père dans l’unité du Saint Esprit, tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles. » De par nous-mêmes, nous ne pouvons rien mais en Jésus qui se livre à nous lors de la Messe, nous pouvons le remercier dignement, infiniment de tout l’amour qu’il nous donne, et satisfaire notre désir de le remercier comme il mérite de l’être, comme nous voudrions qu’il le soit.

Enfin, pour remercier Jésus de son amour avec nos pauvres capacités humaines, il nous faut apprendre à devenir comme Marie. Plus encore, il nous faut, selon la magnifique devise des Sœurs de Marie réparatrice, « être Marie pour Jésus. » En effet, Marie est l’une des nôtres et, même si par son Immaculée Conception elle pouvait compter sur des ressources spirituelles bien plus importantes que les nôtres, elle reste néanmoins une créature aux possibilités limitées. Pourtant elle a rendu à Jésus toute l’action de grâce à laquelle il aspirait car, comme lui dans son amour pour elle, Marie n’a rien retenu pour elle dans son amour pour lui : elle s’est donnée entièrement à lui. Jésus et Marie, que pourtant tout oppose sur le plan de la nature (il est le Créateur, elle est la créature), ont cela en commun, qu’ils se sont donnés l’un à l’autre jusqu’où c’était possible pour chacun d’eux : pour Jésus jusqu’à l’infini, pour Marie, jusque-là où il lui a été donné d’aller. Voilà donc la clé pour reconnaitre, recevoir, vivre de l’amour de Jésus et l’en remercier comme il le souhaite : devenir comme Marie !

« Magnificat anima mea Dominum ! Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon sauveur ! » (Luc 1, 46-56). C’est le chant d’action de grâce de Marie alors qu’elle est au comble de l’émotion après avoir entendu sa cousine Elisabeth la proclamer bienheureuse parce qu’elle a cru. Puissions-nous devenir chaque jour davantage comme Marie, un peu plus chaque jour ici-bas pour l’être parfaitement dans l’au-delà. Dès maintenant et pour toujours, chantons avec elle et avec toute l’Eglise : « le Puissant a fait pour moi des merveilles, saint est son nom ! Son amour s’étend d’âge en âge sur tous ceux qui le craignent. » Amen ! Alléluia !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus nous donne l’Eucharistie

Contemplons

L’institution de l’Eucharistie, Philippe de Champaigne

Méditons

Dans son amour infini, Jésus nous donne l’Eucharistie, le mémorial de sa Passion. Par ce don des dons, il se fait notre compagnon de route. Entendons compagnon, non pas comme quelqu’un qui marche à coté de nous, mais comme le Bon Samaritain qui nous porte jusqu’au paradis où il nous attend.

Parler de l’Eucharistie, de la Messe, c’est parler de l’amour de Jésus dans son expression la plus achevée. En effet, nous disent les Evangélistes, au moment d’entrer dans sa Passion, « ayant aimé les siens, Jésus les aima jusqu’au bout » (Jean 13, 1). L’Eucharistie est le gage de l’amour de Jésus qui s’est donné jusqu’au bout pour chacun d’entre nous dans sa Passion, par une incroyable immolation, pour que, par lui, nous recevions la vie divine en abondance. La Messe, c’est Jésus qui continue de se donner au Père pour chacun d’entre nous. Le père Jacques Monsabré, dominicain (1827-1907), l’exprime ainsi : « une messe ! C’est un Dieu qui adore, un Dieu qui implore, un Dieu qui apaise ! Une messe, c’est le soleil de la religion. »

L’Eucharistie, c’est notre billet pour le Ciel. En effet, à chaque Messe, le sacrifice de la Croix, la résurrection, l’ascension sont rendus présents afin de nous permettre, en Jésus, de  passer de la mort du péché au bonheur de la vie éternelle en Dieu. Par l’Eucharistie où Jésus est véritablement présent avec son Corps, son Sang, son âme, sa divinité, Jésus s’unit à nous si intimement au moment de la Communion que le Père éternel ne parvient plus à voir en nous que l’expression brûlante d’amour de son Fils pour lui et pour nous. Sainte Bernadette Soubirous, malade et presque mourante, dit après avoir communié : «  je n’étais rien et de ce rien Jésus en a fait une grande chose. Oui, puisque je suis en quelque sorte un Dieu par la sainte Communion. »

Dans l’Eucharistie, Jésus continue de s’abandonner aux mains des pécheurs que nous sommes, prenant en compte les innombrables irrévérences, sacrilèges, indifférences, pour que cela donne aux plus généreux d’entre nous de lui témoigner les marques d’amour qu’il recherche avec une telle ardeur. En effet, après avoir vu avec quel respect l’ange de Fatima adore, le front courbé jusqu’à terre, Jésus réellement présent dans l’Eucharistie, on se demande comment Jésus, si digne de toute vénération, peut accepter nos comportements en complet décalage. A cela, il n’y a qu’une réponse : son amour pour nous qui quémande notre amour pour lui. En effet, Jésus, qui se donne à chacun dans toute l’infinité de son amour, veut être aimé en retour librement et jusqu’au bout de tout ce qui nous est possible. Et quand on lui a tout donné, il nous donne encore de lui en donner davantage. C’est pour cela que les saints ont tous beaucoup souffert, parce que l’amour dans la souffrance nous donne d’aimer en vérité. Plusieurs saints ont même osé écrire à ce propos que de pouvoir souffrir pour l’amour de Dieu est un privilège que nous envient les anges, eux qui ne peuvent que l’aimer sans pouvoir souffrir pour son amour. A cela, le docteur Augustin Fabre ajoute : « Combien nous devons aimer Dieu dans le tabernacle ! Le bonheur d’apporter un peu de consolation à ce Dieu qui s’abaisse ainsi pour nous, est plus précieux que les joies du paradis puisque c’est le bonheur de lui donner quelque chose. »

Nous ne pourrons jamais assez remercier Jésus du don de l’Eucharistie car elle représente Jésus lui-même qui se donne à nous et met à notre disposition tous les mérites de sa vie, de sa Passion pour que nous nous en servions pour rendre toute gloire au Père à qui elle est due, que par nous-mêmes nous ne sommes pas en mesure de lui rendre, que par Jésus Eucharistie nous lui rendons parfaitement, pour que nous nous en servions pour notre salut et celui de toute l’humanité. Saint Jean Eudes, dans un élan de grâce, ne peut s’empêcher de s’écrier : « Le saint sacrifice est quelque chose de si grand qu’il faudrait trois éternités pour l’offrir dignement : la première pour s’y préparer ; la seconde pour le célébrer ; la troisième pour rendre de justes actions de grâces. »

Sur le chemin d’Emmaüs, Jésus célèbre la Messe avec ses deux compagnons de route. L’un d’eux dira : « notre cœur n’était-il pas tout brûlant au-dedans de nous tandis qu’il nous parlait sur la route (Luc 24, 32) ? » Oui, par l’Eucharistie, Jésus rend notre cœur tout brûlant d’amour et ce faisant nous rend heureux. Merci Jésus ! Merci pour tout !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

L’amour de Jésus nous donne Marie

Contemplons

Marie se tient debout au pied de la croix, retable bourguignon

Méditons

Dans son amour pour nous, Jésus s’est dépouillé de tout. Et, quand on dit tout, alors il faut comprendre qu’il n’a rien retenu pour lui. Pour le réaliser, faisons le compte des choses les plus précieuses qu’il nous a données. D’abord, il a quitté le Ciel pour se faire l’un d’entre nous, ce qui est un abaissement tel, qu’aucun esprit humain ne peut l’imaginer ! Il a accepté de souffrir pendant 33 ans, comme le seul sans péché dans un monde pécheur. Il a donné sa vie sur la Croix après une Passion, un chemin de croix, une agonie comme on n’en souhaiterait pas à son pire ennemi. Que pouvait-il nous donner de plus ? A priori rien ! Mais c’est sans compter l’intensité, l’immensité de l’amour de Jésus. Juste avant de remettre son Esprit à son Père, il nous donne encore le Cœur rempli d’amour de sa Mère.

Marie est le don de l’amour sans réserve de Jésus. En effet, alors qu’il est sur le point d’expirer, qu’il est hué, invectivé par la foule, son amour pour nous le porte à dépasser sa douleur, à s’extraire de sa souffrance pour penser à sa Mère et à nous. La seule qui soit unie à Jésus, la seule qui, en ce moment suprême, ne pense pas avant tout à elle, qui ne se lamente pas sur son sort, c’est Marie. Silencieuse, elle rassemble ses forces et son amour pour dépasser sa douleur en s’unissant intimement à la Passion de Jésus, acceptant, au prix du glaive de douleur qui transperce son âme, le sacrifice de Jésus. Et elle ne fait pas qu’accepter que Jésus se donne au Père pour nous ; plus encore, elle se donne avec lui, en lui et par lui, en offrande d’amour au Père pour le Salut de toutes les âmes.

Au pied de la croix, Marie est devenue notre Mère par la volonté expresse de Jésus, au prix d’un sacrifice dont on ne connaitra l’intensité qu’une fois au Ciel. Si, en donnant le jour à Jésus, Marie n’a pas souffert, quelle douleur n’a-t-elle pas  endurée lorsqu’elle nous a enfantés, nous, à la vie divine. Dans ce sens, elle dit à Marie Lataste : « Je suis la Mère des hommes puisque je suis la Mère de celui qui les a créés. Combien les âmes rachetées au prix du Sang de mon Fils m’ont coûté cher, ma fille, combien ce rachat m’a fait souffrir !… je suis le refuge de tous les pécheurs ; je suis la cité du refuge ; même les plus grands pécheurs peuvent se réfugier en moi ; je n’en rejette aucun … je suis la consolation des affligés ; toutes les afflictions ont été en moi ; j’ai reçu en moi, à la mort de mon Fils toutes les afflictions. Je sais compatir à toutes les douleurs. »

Ne croyons surtout pas que de nous donner Marie pour Mère n’a rien coûté à Jésus. Au contraire, ce don, comme tous les autres, s’est fait au prix d’un lourd sacrifice. En apparence, Jésus confie sa Mère à saint Jean parce qu’une fois mort, elle est seule, sans l’appui d’un fils, ce qui la livrerait à la misère. Mais en confiant Marie à saint Jean, c’est en fait saint Jean qu’il confie à Marie et en saint Jean, c’est toute l’humanité qu’il dépose dans son Cœur immaculé. C’est en se renonçant lui-même alors qu’il souffre le martyre, qu’il nous fait le don de sa Mère, l’associant à son sacrifice. Par amour pour nous, Jésus a accepté que sa Mère souffre le martyr afin que, par cette souffrance consentie et unie à la sienne, elle soit désormais associée au Salut de toutes les âmes.

En ayant le souci de sa Mère juste avant de mourir, Jésus montre à quel point il l’aime et en a souci. Il aurait pu faire en sorte qu’au moment de la Passion, elle soit à Nazareth ou ailleurs afin qu’elle n’ait pas à souffrir. D’ici que la nouvelle de sa mort y parvienne, il serait ressuscité. Mais par amour pour nous, il a voulu qu’elle se tienne debout, douloureuse mais dans la foi au pied de la Croix pour que l’humanité puisse trouver un refuge assuré dans le Cœur de la meilleure des mères. Jésus a souffert de devoir faire souffrir sa Mère mais il n’a pas reculé devant ce sacrifice pour nous témoigner jusqu’où va son amour. Et Marie, par amour pour Jésus, par amour pour nous, a tout accepté.

Quand on aime Jésus, on aime Marie ! Parce qu’elle est le don et l’expression la plus achevée de l’amour de Jésus pour nous. Après Jésus, personne ne nous aime plus que Marie. Lorsque nous la verrons en paradis, même si nous l’avons beaucoup aimée en cette vie, nous nous repentirons de ne pas l’avoir aimé davantage tellement elle digne de tout notre amour. « O Marie ! Ma mère ! s’écria un jour saint Alphonse Rodriguez, je vous aime tant qu’il me semble que vous ne pouvez m’aimer autant que je vous aime ! » « Insensé ! Lui répondit Marie, sache qu’il y a entre ton amour pour moi et le mien pour toi et pour tous mes enfants ici-bas, autant de distance qu’il y a entre le Ciel et la terre. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.