Sainte Marguerite-Marie Alacoque « constituée héritière du Sacré-Cœur de Jésus et de tous ses trésors »

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Portrait de sainte Marguerite-Marie Alacoque

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La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus doit son extension, en grande partie, aux apparitions dont Jésus a gratifié Marguerite-Marie Alacoque, religieuse visitandine de Paray-le Monial à la fin du  XVIIème siècle.

Marguerite-Marie Alacoque nous rappelle, en bien des aspects de sa sensibilité, les enfants de Fatima. En effet, dès sa plus tendre enfance, elle montre une dévotion particulière envers le Saint-Sacrement préférant le silence et la prière aux jeux de son âge. A cinq ans, lors d’un séjour chez sa marraine, dont la fille est religieuse, sans en souffler mot à quiconque, elle fait le don d’elle-même à Dieu à la messe par les mots : «Ô mon Dieu, je vous consacre ma pureté et vous fais vœu de perpétuelle chasteté.»

A l’âge de neuf ans, après sa première communion, elle pratique en secret des mortifications sévères de son corps, avant que la paralysie ne la cloue au lit pendant quatre ans. Ayant fait le vœu à la Vierge Marie de se faire religieuse, elle est guérie sur-le-champ. En reconnaissance, le jour de sa confirmation, elle ajoute le prénom « Marie » à celui de son baptême, Marguerite.

Devenue orpheline de père, elle est recueillie avec sa mère chez des parents qui les tourmentent, leur ôtant tout contrôle de leurs biens et de leurs actes. Marguerite-Marie trouve son réconfort dans la prière et c’est alors qu’elle a ses premières visions de Jésus qui lui apparait cloué sur la croix ou en Ecce homo.

Quand elle a dix-sept ans sa mère veut la marier et pour cela l’introduit dans le monde. Elle participe alors à des divertissements mondains. Une nuit, alors qu’elle revient d’un bal, elle a une vision de Jésus pendant la flagellation qui lui reproche son infidélité après qu’il lui a donné tant de preuves d’amour. Pendant le reste de sa vie, Marguerite-Marie pleura deux « fautes » qu’elle avait commises en ce temps-là : avoir porté quelques ornements et mis un masque au carnaval pour faire plaisir à ses frères.

Décidée à accomplir alors la promesse faite à la Vierge Marie, elle visite plusieurs couvents pour y être admise. C’est en entrant dans celui de la Visitation de Paray-le-Monial, qu’elle entend une voix intérieure qui lui dit : «C’est ici que je te veux.»

Peu après son entrée au monastère, elle est gratifiée de plusieurs apparitions du Christ. La plus célèbre de ces apparitions est celle de juin 1675. Jésus lui montre son cœur en disant «Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour.»

Une autre fois, il lui dit «Mon Cœur est si passionné d’amour et pour toi en particulier que, ne pouvant contenir les flammes de son amour, il faut qu’il les répande par tout moyen.» Dès lors, Marguerite-Marie est investie par Jésus de la mission d’œuvrer à la propagation de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.

Le 17 juin 1689, Jésus demande au roi Louis XIV par son intermédiaire la «consécration de la France à son Sacré-Cœur et sa représentation sur les étendards du royaume.»

Ces manifestations valurent à Marguerite-Marie d’être mal considérée par le reste des membres de la communauté qui la traitaient de visionnaire. Cependant, son obéissance, son humilité et sa charité envers ceux qui la persécutaient finirent par l’emporter et sa mission vint à être reconnue par ceux-là même qui lui avaient montré la plus forte opposition.

Marguerite-Marie établit la pratique de l’Heure Sainte qui, pour elle, consiste à prier, étendue par terre, le visage contre le sol depuis onze heures du soir jusqu’à minuit, le premier jeudi de chaque mois afin de partager la tristesse mortelle qu’avait endurée Jésus quand il fut abandonné à son agonie par ses apôtres, puis à recevoir le lendemain la communion.

Jésus lui confie aussi son désir que soit instituée une fête en l’honneur de son Cœur le vendredi qui suit l’octave de la Fête-Dieu.

Au cours de sa dernière maladie, elle refuse tout soulagement, ne cessant de répéter : «ce que j’ai dans le Ciel et ce que je désire sur la terre, c’est toi seul, ô mon Dieu» et elle meurt le 17 octobre 1690 en prononçant le nom de Jésus.

Marguerite-Marie est béatifiée le 18 septembre 1864 et canonisée par Benoit XV le 13 mai 1920. Son corps, demeuré intact, repose dans la chapelle de la Visitation à Paray-le-Monial.

«Je te constitue héritière de mon Cœur et de tous ses trésors, lui avait dit Jésus, pour le temps et pour l’éternité te permettant d’en user selon tes désirs ; je te promets que tu ne manqueras de secours que quand mon Cœur manquera de puissance.»

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Sacré-Cœur de Jésus, une dévotion réparatrice

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Rome, église du Gesù : le Sacré-Cœur de Jésus, Pompeo Girolamo Batoni (1709-1787)

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Le Sacré-Cœur de Jésus est l’expression la plus accomplie de l’amour de Dieu, les épines qui l’entourent, la plaie qui le blesse, les symboles de nos refus de l’accueillir.

Si l’amour de Jésus à notre égard est immense, inconditionnel, indéfectible, il est aussi infiniment sensible. Plus on aime quelqu’un, plus on est sensible aux marques de son amour. Jésus, celui que le ciel et la terre ne peuvent contenir, nous aime infiniment. Pour cette raison, il est aussi infiniment sensible à toutes nos marques d’amour comme à toutes nos indélicatesses, nos indifférences, nos péchés, nos refus de l’aimer.

C’est par amour que Jésus est venu en ce monde, c’est par amour qu’il a souffert, c’est par amour qu’il a envoyé l’Esprit-Saint (qui est le fruit de l’amour mutuel du Père et du Fils), c’est par amour qu’il nous a délivrés de la mort éternelle pour nous combler de sa vie divine : il nous a créés, il nous a rachetés, il nous a sanctifiés par le don gratuit de toute sa personne, de toute sa vie. Pour toutes ces raisons, nous appartenons à Jésus, qui a conquis au prix de sa passion, le droit à notre amour préférentiel.

Parce que Jésus nous a tant aimés et a tant souffert pour l’amour de nous, c’est faire preuve d’une insoutenable ingratitude, que de ne pas l’aimer en retour. Aussi, parce que son amour est si grand, parce qu’il est tellement blessé par nos offenses, parce qu’elles sont si nombreuses et si imméritées, Jésus demande qu’on le console, qu’on l’aime d’un surcroit d’amour, qu’on répare autant que faire se peut les indifférences, voire le désamour de ceux qui lui tournent le dos.

La dévotion au Sacré-Cœur n’a rien d’une « dévotionette », un passe-temps pour les âmes romantiques et un peu « fleur bleue. » Au contraire, elle est exigeante car elle demande de se livrer à l’amour de Jésus, qui est un « feu dévorant » (comme il le dit lui-même à sainte Marguerite-Marie) et de réparer les outrages faits à un Dieu, qui souffre de ne pas être aimé.

La dévotion au Sacré-Cœur, son message à Marguerite-Marie, ne se résume pas à communier neuf premiers vendredis de suite pour obtenir la grâce d’un bonne mort. Comme il l’a dit lui-même, c’est dans l’excès de sa miséricorde qu’il fait cette promesse, mais le message essentiel, c’est la demande de réparation. Aussi, pour accomplir cette dévotion comme Jésus la demande, il faut communier dans un authentique esprit de réparation ; c’est même là, le point essentiel. Sainte Marguerite-Marie, la confidente de Jésus à Paray-le-Monial, a vécu dans une immolation totale toute sa vie, en esprit de réparation pour les offenses faites au Sacré-Cœur notamment par les consacrés.

A Fatima, l’ange du Portugal, qui apparait aux enfants, leur demande avec une extrême gravité de réparer les outrages faits aux Cœurs de Jésus et de Marie. Les sacrifices offerts par les trois pastoureaux, nous montrent, que la réparation demandée et attendue par le Ciel, n’est pas un passe-temps pour les mauviettes mais qu’elle est, au contraire, très exigeante. L’ange précisera même : « les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à vos supplications » pour leur signifier, que cette réparation est attendue et de première importance.

Jésus nous a sauvés en s’offrant en rançon pour nos péchés. Et même s’il est Dieu, chacun d’entre nous lui a couté très cher. « Ce n’est pas rire que je t’ai aimé » dit-il à ce sujet à sainte Angèle de Foligno. Le Sacré-Cœur, c’est l’image de l’amour de Jésus, qui nous appelle à l’accueillir pour le communiquer et surtout, à l’aimer jusqu’au bout du possible pour suppléer pour ceux qui ne l’aiment pas. « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent, qui n’espèrent et qui ne vous aiment pas. » C’est la prière, que l’ange du Portugal enseigna aux trois pastoureaux. Elle synthétise admirablement bien l’esprit de la dévotion au Sacré-Cœur. Les enfants la répétaient, face contre terre, pendant des heures entières.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Sacré-Cœur de Jésus

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Feuerstein, le Sacré-Cœur de Jésus

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Pour les chrétiens, Dieu a un visage, celui du fils de Marie. Il a un nom, celui de Jésus. Il a un attribut, l’amour qui trouve son expression la plus achevée dans son Cœur sacré.

Le Sacré-Cœur est le symbole de l’amour de Dieu. C’est du Cœur de Jésus, Dieu fait homme en Marie, que se répand l’amour insondable de Dieu sur tous les hommes. Il n’est pas de symbole plus simple mais aussi plus approprié que le Cœur de Jésus pour illustrer les mots de saint Jean : « Dieu est amour. »

Dieu ne fait pas que nous aimer, il est l’amour. Il n’est pas en mesure de nourrir à notre égard d’autres sentiments que celui de l’amour et parce qu’il est Dieu, c’est-à-dire infini, son amour est infini, parce qu’il est parfait, son amour pour nous est parfait.

Lorsque nous représentons le Sacré-Cœur, nous l’entourons d’épines, le surmontons d’une croix, montrons sa plaie ouverte et en faisons jaillir des flammes. Ces quatre attributs sont pour nous faire comprendre toute l’intensité de l’amour de Jésus. En effet, les flammes nous montrent que le Cœur de Jésus est une « fournaise ardente de charité » (litanies), que ce brasier est tellement ardent, que son Cœur ne peut le contenir, qu’il brûle à la manière du buisson ardent, c’est-à-dire sans se consumer, et cherche à se communiquer à tous les hommes. Ce feu d’amour est tellement ardent qu’il suffit à embraser la terre entière et si nécessaire l’univers entier. « C’est un feu que je suis venu apporter sur la terre, a dit Jésus, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » (Lc 12, 49)

La croix rappelle que l’amour de Jésus atteint son point culminant dans sa passion, quand il s’offre lui-même au Père pour sa gloire, pour notre salut et au prix d’un immense sacrifice.

Les épines symbolisent les péchés qui blessent Jésus dans son amour pour les hommes. Malgré la douleur que lui infligent les épines, les péchés des hommes, ce Cœur ne cesse de communiquer son amour à ceux-là même qui le malmènent.

La plaie du côté, est la blessure suprême du Vendredi-saint ouverte par Longin sur le Calvaire et de laquelle se sont échappés du sang et de l’eau, les symboles du baptême et de l’eucharistie. L’amour de Jésus se communique avant tout au moyen des sacrements, signes de son amour infini pour chaque être humain.

La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, c’est la dévotion à l’amour de Dieu. Dieu s’est fait homme en Marie par amour pour nous et le Cœur de Jésus est le symbole de toute sa dilection.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, le laisser nous conduire à sa gloire

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Fra Angelico, le couronnement de la Vierge

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Toute la vie de Marie est un déploiement de ce que Jésus a enseigné et lui-même pratiqué. Et il n’y a rien dans les évangiles qui ne trouve son illustration dans la vie de Marie.

Les évangiles nous rapportent peu de choses de Marie. Mais ils en disent suffisamment pour que nous trouvions dans son seul exemple tout ce qu’il nous faut savoir pour apprendre à traduire dans nos vies l’enseignement de Jésus. En effet, elle est silencieuse parce qu’elle laisse à Jésus, qui est la Vérité incarnée, le soin de la révéler. Par contre, elle œuvre à sa propre perfection afin de soutenir Jésus dans son apostolat par son exemple. Ainsi, chaque fois qu’elle parle, elle ne se concentre pas sur elle mais se situe par rapport à Jésus : elle est « l’humble servante du Seigneur » dit-elle à l’ange Gabriel ; aux disciples aux noces de Cana, elle dit : « faites tout ce que Jésus vous dira. »

Marie nous enseigne à évangéliser davantage par l’exemple que par la parole et l’action tapageuse. Si la parole n’est pas à négliger, si les actions d’envergure peuvent avoir leur justification,  elles ne doivent pas prendre le pas sur la nécessité absolue de vivre ce que l’on croie : c’est l’authenticité du témoignage de nos vies qui confère la fécondité évangélique à nos paroles et à nos actions.

Pour savoir ce qu’est vraiment un chrétien, point n’est besoin de faire de longs développements, il suffit de pointer l’exemple de Marie. Elle n’a quasiment rien dit et pourtant, personne plus qu’elle a accrédité et crédibilisé l’évangile de Jésus. Marie est la reine des apôtres, non parce qu’elle a parcouru le monde pour porter l’évangile mais par l’exemple communicatif de sa vie de foi.  

Marie nous apprend qu’aux yeux de Dieu, rien n’est petit et que la grandeur de toute chose réside dans la quantité d’amour qu’elle contient. Marie a fait davantage pour la gloire de Dieu, le salut des âmes, la propagation de l’évangile dans la monotonie de son quotidien, par la réalisation de toutes petites choses répétitives que tous les plus grands saints, tous les plus grands esprits réunis. Combien de très grands personnages, parmi les plus héroïques, ont été oubliés par l’histoire alors que Marie, une humble femme au foyer, sera dite « bienheureuse par toutes les générations jusqu’à la fin du monde » (Magnificat) !

Marie n’a fait que de petites choses tenues pour rien par le monde mais exaltées par Dieu. Elle les a faites avec un tel sens du service de Dieu et du prochain qu’il l’a élevée jusqu’au plus haut des cieux, l’a installée à sa droite pour en contempler de près toute la perfection et s’en réjouir pendant toute l’éternité. Elle est le grain de blé tombé en terre qui a produit beaucoup de fruit. Elle est le grain de sénevé, la plus petite de toutes les graines, qui est devenu un arbre majestueux. Elle est l’invitée de la noce qui, d’emblée, a pris la dernière place et que le maitre du repas, devant tous ses invités, a appelée de la dernière place pour prendre la première, celle à sa droite.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, entrer dans la gloire par la petite porte.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, se soucier davantage du regard de Dieu que de celui du monde.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, le révéler par la sainteté de notre vie.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, vivre en enfant de lumière

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Murillo, L’avènement de l’Esprit-Saint

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Les évangiles ne nous disent plus rien de Marie après le crucifiement de Jésus. Les Actes des Apôtres, quant à eux, nous la signalent au cénacle à persévérer dans la prière avec les Douze en attendant l’avènement de l’Esprit-Saint. C’est très peu de choses et pourtant cela suffit à brosser d’elle les traits marquants de sa vie après l’Ascension de Jésus.

D’abord Marie a continué à être ce qu’elle a toujours été, l’humble servante du Seigneur. Si elle a été fidèle à Jésus jusque sous la croix du Vendredi-Saint, elle a continué à l’être jusqu’à son dernier souffle. Elle a servi le Seigneur en Jésus son fils ; à présent, elle le sert en ses apôtres, ceux qu’il s’est choisis pour poursuivre son œuvre. Même si Marie a dû jouir d’un respect et d’une considération sans pareilles au sein du groupe des apôtres et des croyants de plus en plus nombreux, elle a continué à servir humblement son Seigneur à qui elle a donné son cœur sans retour. N’imaginons pas Marie tenir des discours savants aux apôtres mais voyons-la les conseiller, sans leur faire la leçon, quand ils en ont besoin, chaque fois qu’ils recourent à elle. Voyons-la leur rappeler alors les paroles, les gestes de Jésus. Voyons-la soumise aux décisions des apôtres qui engagent l’Eglise naissante. Voyons-la laver leurs vêtements, leur préparer à manger. Voyons-la nourrir les pauvres, les veuves, les orphelins et surtout voyons-la prier avec ferveur. Voyons-la recevoir la communion des mains des apôtres et laissons-nous édifier par son exemple chaque fois qu’elle reçoit son Jésus réellement présent dans l’hostie consacrée.

Ensuite, Marie s’est unie à l’Eglise naissante. L’Eglise, c’est la continuation de Jésus. Comment Marie pourrait-elle se trouver ailleurs que là où se trouve Jésus ! Et Jésus se trouve là où est l’Eglise qui vit de l’Eucharistie, c’est-à-dire de sa présence réelle sous les espèces du pain et du vin consacrés. Marie est présente afin de soutenir la prière des apôtres pour la venue de l’Esprit-Saint. Elle s’unit à eux d’un seul cœur malgré que chacun d’eux, excepté Jean, a renié et abandonné Jésus quand il avait le plus besoin d’eux. Elle aime chaque apôtre parce que Jésus l’aime, parce que Jésus lui a pardonné, parce que Jésus l’a choisi, parce que Jésus l’a établi, parce que chacun d’eux va poursuivre l’œuvre de son Jésus. Elle est là où est l’Eglise, parce que Jésus s’est livré pour elle, parce qu’il l’a aimée plus que lui-même parce que Jésus l’a établie la mère de l’Eglise. Marie aime l’Eglise de Jésus malgré ses imperfections et parce qu’elle aime Jésus qui aime l’Eglise et s’est livré pour elle, elle pallie, par sa propre perfection, les imperfections de ses membres.

Enfin, Marie est telle que les évangiles la décrivent : silencieuse, effacée, édifiante par son exemple plus que par ses paroles. En effet, plus que personne, mieux qui quiconque, elle a témoigné de l’évangile par toute sa vie. Elle illustre ce qu’est être chrétien, ce qu’est vivre en enfant de lumière. Si nous voulons savoir ce qu’il faut faire pour être chrétien, il nous faut écouter Jésus ; si nous voulons voir un chrétien, il nous faut regarder Marie. Par sa vie, elle traduit tout ce que Jésus a dit et enseigné. Si nous voulons être comme Jésus, il nous faut être comme Marie.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, aimer l’Eglise malgré ses imperfections.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, travailler à notre perfection.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, soutenir l’Eglise dans ses représentants.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, attendre son retour dans la foi

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Guercino, Jésus apparait à sa mère au matin de pâques

Méditons

Tout au long de sa vie, Marie n’a cessé d’attendre Jésus, de désirer le voir, le revoir, s’unir à lui. Et tout au long de sa vie, il lui a fallu renoncer aux mouvements naturels de l’affection humaine pour pouvoir être comblée totalement une fois au ciel, le jour de l’Assomption.

Dès son plus jeune âge, elle a attendu que se manifeste le Messie qu’elle voulait servir et auquel elle voulait se consacrer.

Pendant neuf mois, elle a attendu de pouvoir le porter dans ses bras, le caresser, l’aimer.

Pendant trente ans, elle a attendu sa manifestation au monde.

A son départ pour sa vie publique, elle a attendu de le revoir, tremblant de le voir mal accueilli par ses pairs.

Pendant trente-trois ans, elle a attendu et vécu dans l’angoisse de la passion.

Le Samedi-Saint, elle a attendu dans la foi mais aussi dans la douleur, son retour des enfers, sa résurrection annoncée.

A compter de l’Ascension, elle a attendu le moment où il viendrait la prendre définitivement avec lui dans son Royaume et à compter duquel elle ne serait plus jamais séparée de lui, privée de sa présence.

A chacune de ses communions, elle a vécu du désir de s’unir à lui plus profondément et a attendu le moment où son union à lui serait définitive.

Pour Marie, toute la vie a été une attente, un désir de Jésus. Et, toute sa vie, il lui a fallu renoncer à la satisfaction de ce désir car Jésus n’était pas avant tout son fils mais le rédempteur du monde.

De Marie, nous apprenons à attendre Jésus, que ce soit lors de nos communions sacramentelles, de notre rencontre personnelle avec lui au moment du jugement particulier ou de son retour dans la gloire à la fin du monde. De Marie, nous apprenons à vivre du désir de ces rencontres et à nous y préparer d’un cœur ardent.

Dans ce but, Marie nous apprend à veiller et à prier comme Jésus nous l’a demandé le soir du Jeudi-Saint. Observons-la veiller et prier du soir du Vendredi-Saint au matin de pâques, attendant la résurrection de Jésus. Le soir du Vendredi-Saint, elle a accompagné Joseph d’Arimathie et Nicodème ainsi que Jean et les saintes femmes qui ont déposé le cadavre de Jésus dans le sépulcre. Là, elle a veillé, prié, s’est remémoré une à une les paroles de Jésus sur sa résurrection afin de pas vaciller dans la foi. Et sa foi a été récompensée : Jésus est ressuscité comme il l’avait annoncé.

Marie a veillé devant un sépulcre contenant le cadavre de Jésus en attendant la résurrection. Nous, nous avons le bonheur de pouvoir veiller devant des tabernacles où il est vivant et vrai dans la gloire de sa résurrection. Rosaire en main, Marie nous prépare à recevoir Jésus au moment où il vient et à être prêts à le recevoir. Ne lui enlevons pas la joie de nous aider à revêtir la robe des noces afin d’être conviés par Jésus au banquet des noces éternelles.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, veiller et prier en attendant son retour.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, creuser en nous le désir de son retour. 

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, se tenir prêt pour son retour.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, se tenir debout au pied de la croix

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Crucifixion anonyme

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Dans le livre d’Ezéchiel le prophète, nous lisons : « et il me dit : fils d’homme, tiens-toi sur tes jambes, et je te parlerai. Dès qu’il m’eut dit cela, l’Esprit entra en moi et me fit tenir sur mes jambes. » Plus loin encore : « l’esprit entra en moi, et me fit tenir sur mes pieds. »  Ezéchiel, le prophète a pu tenir debout dans l’épreuve grâce à l’Esprit-Saint qui lui faisait don de sa force. A son image, si Marie se tient debout au pied de la croix, (et ce détail est primordial !), c’est parce que l’Esprit-Saint, dont elle est remplie jusqu’à en être possédée, dont elle est l’épouse mystique, lui en communique la force.

Si Marie est debout malgré la douleur, c’est parce que sa foi l’a vaincue. Si la mère aurait pu s’effondrer, la croyante, elle, reste debout auprès de son Seigneur en qui elle a mis toute sa foi. Elle sait que Jésus est maître de tout et que, si telle était sa volonté, toute cette souffrance s’arrêterait dans l’instant. Mais elle sait surtout que telle n’est pas sa volonté, que telle n’est pas la volonté du Père, que la volonté de Jésus est d’accomplir pleinement celle du Père, de lui rendre toute gloire, de montrer à chaque être humain jusqu’où il est aimé de son Père et de lui. En effet, le Père aime chaque être humain jusqu’à sacrifier pour lui son Fils unique ; le Fils aime chacun au point de prendre sur lui toutes leurs misères. Parce que Marie sait tout cela, elle reste debout, inébranlable, forte de toute sa foi.

Ne croyons cependant pas que la foi de Marie est désincarnée, que parce qu’elle est croyante, elle arrive à faire abstraction de sa douleur. Bien au contraire ! Ce qui différencie nos souffrances de celles de Marie, c’est d’abord que sa douleur est sans pareille, qu’elle est  d’autant plus aigüe que Marie n’est qu’amour. Plus on aime, plus on souffre, plus on est sensible à la douleur que ce soit la sienne ou celle des autres.

Marie ne s’afflige pas tant de ce que Jésus endure que du refus de croire en lui. Ce qui endolorit avant tout Marie c’est que son Jésus, qui a tout donné, ne trouve que des cœurs fermés à son amour. Si nous disons aimer Marie, il nous faut nous ouvrir à l’amour de Jésus car rien ne l’afflige davantage que le refus d’accueillir le salut qu’il nous propose.

Aucune vie n’est exempte de souffrances mais il ne dépend que de nous qu’elles soient fécondes. Pour cela, il nous faut nous tenir debout auprès de la croix de Jésus aux côtés de Marie et unir nos peines aux leurs. Dans la vie de chaque personne est plantée la croix de Jésus et, au pied de chaque croix, Marie se tient debout dans sa foi, prête à nous la communiquer pour traverser en chrétien les épreuves de cette vie.

Apprenons d’elle que la foi ne nous épargne pas les souffrances mais les rend fécondes pour les âmes, qu’elle nous soutient pour les surmonter. Jésus est maître de tout et les épreuves ne sont pas données pour nous faire tomber mais pour que nous les surmontions, pour que grâce à elle nous progressions en sainteté et ainsi soyons rendus du digne du Ciel que Jésus nous a promis et où, avec Marie, il nous attend personnellement.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, se tenir debout au pied de la croix.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, considérer toute chose dans la foi.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, lui faire totale confiance.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, pardonner à ceux qui nous ont offensés

Contemplons

Eularia Clarke, Chemin de Croix

Méditons

Parmi toutes les raisons que nous avons de croire que le christianisme est véritablement d’origine divine, il en est une qui les surpasse toutes à savoir qu’elle nous enseigne à pardonner à nos ennemis, à prier pour eux et même, pour comble de tout, à les aimer. Si le christianisme était d’origine humaine, il n’exigerait pas cela, tellement le fait de pardonner à nos ennemis contrevient à notre nature. En effet, rien ne nous est plus difficile que de pardonner à ceux qui nous ont fait du tort, nous ont meurtris.

Pourtant, c’est ce que Jésus nous demande, nous enseigne et dont il nous donne l’exemple. Non seulement il a enseigné le pardon sans condition et sans limite (à saint Pierre, il dit qu’il faut pardonner jusqu’à sept fois soixante-dix-sept fois, autre autrement dit, tout le temps) mais joignant l’exemple à la parole, il l’accorde à tous du haut de la croix afin de nous y engager aussi. Il nous enseigne ainsi que le pardon est toujours possible malgré l’extrême gravité des offenses : il a pardonné à tous ses bourreaux, sans exception, alors qu’il est sur la croix, près de mourir après avoir souffert le martyr pendant près d’une journée entière. Et son pardon ne contient aucune restriction car il s’adresse à tous et pour toutes leurs fautes : « Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » Et pour mettre l’accent final à son pardon, il nous donne sa mère, Marie, la mère de la miséricorde.

Parce que Marie aime Jésus en tant que son fils et surtout en tant que son Dieu, à qui elle a donné et consacré sa vie, elle s’associe au pardon de Jésus et reçois sa demande de nous accueillir tous comme des enfants blessés. Qui pourra imaginer ce qui s’est passé dans le Cœur si doux de Marie à cet instant suprême où Jésus lui a demandé de nous recevoir tous dans son amour, en d’autres mots, de nous pardonner d’avoir été à l’origine de sa passion ? Son cœur et déchiré parce que rempli d’amour pour Jésus, déchiré parce que brûlant de charité. Le pardon accordé par Marie aux ennemis de son enfant n’a rien de facile car il est donné au prix du glaive de douleur prophétisé 33 ans plus tôt par Siméon.

Parce que le Cœur de Marie est à l’image du Cœur de Jésus, il est rempli d’amour pour Dieu et pour les hommes. Parce que son Cœur est fondu dans celui de Jésus, elle est capable de pardonner aux ennemis de son fils et d’accomplir sa volonté. En Marie, c’est Jésus qui prolonge son pardon.

Le pardon des petites choses est déjà un combat pour nous. Que dire alors quand nous devons en pardonner de plus grandes sous peine de ne plus être dignes d’être appelés chrétiens en cas de refus. De nous-mêmes, nous n’y parviendrons pas. Pour cela, il nous faut avoir, comme Marie, un cœur rempli de l’amour de Jésus de façon à ce que ce soit lui qui pardonne en nous.

Par Marie, avec Marie, en Marie, donnons-nous à Jésus afin qu’il nous rende dignes d’être appelés ses frères en toute chose et, chaque fois que la situation l’exige, y compris dans le pardon accordé à ceux qui nous ont offensés.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, pardonner à ceux qui nous ont offensés. 

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, pardonner quoi qu’il en coûte.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, s’appuyer sur lui pour y parvenir.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, le consoler par un surcroit d’amour

Contemplons

Jean Abadie, Chemin de Croix : 4ème station

Méditons

La tradition du chemin de croix nous rapporte que Marie a rencontré Jésus sur le chemin du Calvaire mais ne nous a livré aucun récit à ce sujet. Les mystiques sont pourtant unanimes (et on n’imagine pas à quel point ils sont nombreux !) pour dire que cette rencontre a bien eu lieu et qu’alors, Jésus et Marie n’échangèrent aucune parole mais que tout ce qu’ils avaient à se dire, tout ce qu’ils voulaient se dire, l’a été dans l’échange de leurs seuls regards.

Deux stations plus loin, la tradition place l’intervention de sainte Véronique qui, au milieu de cette foule hurlante du vendredi-saint, s’élance vers Jésus pour éponger son visage, pour soulager quelque peu sa souffrance physique, sa détresse morale. Toutes les générations de croyants ont vu en Véronique l’image même des âmes réparatrices qui, par un surcroit d’amour, réparent les offenses faites à Jésus, le Dieu d’amour.

Si Véronique a soulagé Jésus par ce geste héroïque et s’il méritait d’être relaté aux générations futures, que faudrait-il dire de Marie, âme réparatrice par excellence. Par sa présence permanente aux côtés de Jésus tout au long de sa vie et surtout pendant sa passion (elle est présente jusqu’à la mise au sépulcre !), Marie a soutenu et consolé Jésus par un surcroit d’amour, prenant sur elle de ne céder en rien à sa propre douleur, pour ne s’affliger que des souffrances endurées par Jésus. Si Marie est la reine des martyrs, c’est parce qu’elle a souffert par amour et pour l’amour de Jésus. Et si on la représente en pietà, tenant le cadavre de Jésus dans ses bras, c’est pour montrer que l’instrument de son supplice, c’est son amour pour Jésus.

Au déferlement du mal sur Jésus, Marie répond par une fidélité inébranlable à ses côtés. A l’abandon dans lequel Jésus est plongé, elle répond par sa présence indéfectible. A la haine dont on abreuve le Dieu d’amour, elle répond par son amour pour lui. Au rejet de Jésus, elle répond par sa foi. Aux demandes de Jésus, elle répond par sa promptitude à les accueillir et à les réaliser : elle pardonne à ses ennemis et accepte de recevoir dans l’amour toute l’humanité coupable, par ses péchés, de tout ce que Jésus a souffert.

Dans les litanies de Lorette, on invoque Marie comme la consolatrice des affligés. Et le premier qu’elle a consolé, ce fut Jésus en lui accordant, sa foi, son amour, en mettant en lui toute son espérance. Personne n’a autant consolé Jésus dans sa passion que Marie, en se laissant sauver et en œuvrant avec lui au salut de toutes les âmes. Personne n’a autant justifié tout ce que Jésus a souffert pour son salut que Marie.  

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, l’aimer d’un surcroit d’amour.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, le consoler en lui donnant de nous sauver.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, consoler Jésus en œuvrant au salut de toutes les âmes.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.