Priez pour nous

Vierge au globe apparue à la rue du Bac à Paris

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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On demanda un jour à Bernadette si la sainte Vierge est aussi bonne que la dépeint l’Eglise. Elle répondit par l’affirmative et précisa : « Ah ! Si on savait ! » Oui, si nous connaissions l’amour de Marie, nous en serions saisis d’émotion et nous empresserions de changer de vie pour répondre plein de bonne volonté à son amour.

Saint Alphonse de Liguori écrit : « l’amour de toutes les mères réunies n’approche pas de l’amour que Marie a pour un seul de ses serviteurs qui s’est mis sous sa protection. » Comme Dieu, Marie connait chaque âme. Elle connait les dons dont Dieu l’a parée. Elle connait les difficultés, les faiblesses, les péchés de chacune. Elle sait ce dont chacune a besoin et surtout elle sait la valeur de chaque âme en particulier aux yeux de Dieu. Elle sait que chaque âme a une telle valeur que Dieu Lui-même, s’est livré pour chacune d’elle. C’est pour chaque âme que Jésus a souffert sa Passion. C’est pour chaque âme que Marie s’est unie à Jésus dans sa Passion. C’est pour chaque âme que Marie a donné son Jésus et qu’elle s’est donnée en union avec lui. Ce mystère de l’amour de Marie (et derrière celui de Marie, de celui de Dieu) est tellement grand qu’il nous dépasse complètement. Nous ne pouvons que nous étonner avec le psalmiste : « qui est l’homme pour que tu penses à lui, l’être humain pour que tu t’en soucies ? » Oui, qui sommes-nous pour que Dieu nous aime ainsi ?! Pour ma part, je n’ai pas de réponse. Et Vous ? Lorsque nous nous verrons dans la pleine lumière du jour sans déclin, nous n’aurons plus besoin d’explication car nous verrons le Dieu d’amour face à face et, s’il nous en fait la grâce, nous verserons comme Marie Madeleine des larmes de repentir ; notre plus grand regret sera de ne pouvoir en verser davantage tant l’amour de Dieu est grand et dépasse tout ce que nous pouvons imaginer ici-bas.

A la rue du Bac, sainte Catherine Labouré décrit Marie dans l’apparition du 27 novembre 1830 comme tenant dans ses mains un petit globe surmonté d’une croix d’or. Elle l’offrait à Dieu d’un geste suppliant et dit à Catherine : « Cette boule représente le monde entier, la France, chaque personne en particulier. » Oui, c’est ainsi que Marie porte le souci de chaque âme, qu’elle l’offre à Dieu pour qu’il la bénisse, la sanctifie, la reçoive comme Jésus au Temple le jour de la Présentation. C’est ainsi qu’elle présente chaque âme à Dieu avec ses plaies pour qu’il lui pardonne ses péchés, la soigne, lui donne force et courage, la comble de sa grâce comme l’a fait le père dans la parabole du fils prodigue. C’est ainsi qu’elle présente chaque âme à Dieu pour qu’elle soit une louange de gloire pour Dieu qui mérite aussi infiniment d’être aimé qu’il est infini Lui-même.

L’amour de Marie pour nous est un amour douloureux puisqu’il est un enfantement, qui plus est un enfantement qui durera jusqu’à la fin des temps. Marie est cette femme décrite dans l’Apocalypse, couronnée d’étoiles, ayant la lune sous ses pieds, revêtue du soleil, qui crie dans les douleurs de l’enfantement. Ne nous trompons, la femme de l’Apocalypse, Marie, ne crie pas dans les douleurs de l’enfantement de Jésus mais dans notre enfantement à la vie divine. Et il ne saurait en être autrement puisqu’elle nous enfante nous, qui sommes de pauvres pécheurs si lents et si mous à répondre aux sollicitations de la grâce. Cet enfantement ne se termine qu’avec la naissance de chaque âme au Ciel où elle fait éternellement la joie de Dieu son Père et de Marie, sa Mère.

Comme nos parents de la terre, Marie ne nous demande pas de lui rendre ce que nous lui devons ; que peut-on donner en échange à ceux qui nous ont tout donné jusqu’à la vie même ? Comme nos parents de la terre, Marie n’attend de nous qu’une seule chose : que nous soyons heureux. Et pour que nous y parvenions, elle nous en communique sans cesse le moyen infaillible à savoir Jésus-Christ.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Priez pour nous

La Salette, le lieu où Marie a pleuré

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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Marie est la « toute-puissance d’intercession. » Sa prière a tout pouvoir sur le Cœur de Dieu et notre prière a tout pouvoir sur le Cœur de Marie. A cause de Marie, avec Marie et en Marie, nos prières seront toujours entendues par Dieu.

Entendons-nous bien : tout ne nous est pas permis pour autant. Marie, l’Immaculée, qui est tout étrangère au péché, ne sera jamais notre complice en nous couvrant et en nous soutenant dans nos mauvaises habitudes. Au contraire, elle hait le péché parce qu’elle aime Dieu, parce qu’elle nous aime et parce que le péché nous éloigne de Dieu. Elle hait le péché mais se consume d’amour pour nous, pauvres pécheurs. S’adressant le 19 septembre 1846 à Maximin et à Mélanie, les deux voyants de La Salette, Marie dit : « si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse et vous autres n’en faites pas cas… Vous aurez beau faire, jamais vous ne pourrez me dédommager de la peine que je prends pour vous autres. » Oui, jamais nous ne pourrons suffisamment remercier Marie pour toute la peine qu’elle prend pour nous autres… Marie connait la sainteté parfaite du Dieu d’amour. Elle sait à quel point Il mérite d’être aimé et glorifié par toutes ses créatures. Elle connait l’amour de Dieu pour chacun d’entre nous. Elle connait le soin amoureux que Dieu prend de chacun de ses enfants. Et elle nous connait, nous si inconstants, si ingrats, si faibles et pourtant aimés de Dieu au point de livrer pour nous son Fils unique. Comment pourrait-elle se résigner à voir le Dieu d’amour si peu aimé en retour ? Comment pourrait-elle se résigner à nous regarder nous éloigner de ce Dieu qui seul peut nous assurer le bonheur dans ce monde et surtout dans l’autre ?

Aussi intervient-elle comme réconciliatrice des pécheurs. Sans cesse elle nous dispose au repentir, à la conversion. Sans cesse elle suscite en nous de saints désirs, des actes de foi, d’espérance, de charité pour réparer nos péchés. Sans cesse elle demande aux pécheurs repentants de suppléer avec elle pour les pécheurs les plus endurcis. A Lourdes, Marie demande à Bernadette : « priez pour la conversion des pécheurs. » Et Bernadette précise : « jamais je n’ai vu une telle expression de tristesse. » A la Salette, Marie a même versé des larmes sur nous. Maximin et Mélanie précisent : « elle semblait une maman que ses enfants ont battue et qui s’est enfuie pour pleurer. » Marie dira aussi à Bernadette : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs ! » A Fatima, elle ajoutera même : « qu’on cesse d’offenser Notre Seigneur qui est déjà trop offensé. »

En ce beau mois de mai, si nous aimons Marie, ne nous contentons pas d’orner le sanctuaire mais chantons aussi un chant nouveau, celui d’une vraie conversion.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Priez

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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A Lourdes, Marie est apparue 18 fois entre le 11 février et le 16 juillet 1858, le message central ayant été délivré le 25 mars, jour de l’Annonciation : « Je suis l’Immaculée Conception. » Au cours de ses deux premières visites, le jeudi 11 et le dimanche 14 février, Marie n’a rien dit. Elle était là, chapelet en mains, accompagnant Bernadette qui disait le sien. Au début de l’apparition, Bernadette faisait le signe de Croix à la suite de Marie puis égrainait ses dizaines. On lui demanda si la Dame disait les prières  avec elle. Elle répondit qu’elle faisait glisser les perles de son chapelet entre ses doigts et ne disait avec elle que le « Gloire au Père, au Fils, au Saint Esprit. » Cette scène illustre parfaitement ce qu’est la prière mariale et notamment celle  du chapelet : une rencontre personnelle avec Notre Dame pour la louange divine. Reprenons-en les étapes.

Marie commence par faire un ample signe de croix dans lequel elle s’enveloppe totalement. Bernadette, qui impressionnera toujours quand elle imitera Marie faisant le signe de Croix, dira qu’il lui était impossible de lever le bras avant que la Dame ne le fasse aussi. La prière mariale se fait toujours sous le signe de la Sainte Trinité, dont elle est l’alpha et l’oméga : Marie ne veut pas que nous venions à Elle mais que par Elle nous allions à Dieu. Elle nous montre par ce signe de Croix  que malgré toute sa gloire, elle est restée l’humble servante du Seigneur et que, malgré toute sa gloire, c’est son titre de prédilection. Enfin, elle nous indique sa préférence pour la prière du chapelet en commun, en Eglise.

Bernadette dira toute seule le « Je crois en Dieu », les « Notre Père » et les « Je vous salue. » Marie sera là, silencieuse mais très présente, à  égrainer son chapelet au rythme de celui de Bernadette, ne s’associant à elle que pour le « Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit. » Marie nous montre qu’elle participe (même si invisible) à tous nos chapelets (que nous le disions seul ou en commun), qu’elle accompagne et enrichit notre prière de la sienne pour la faire monter dans l’action de grâce vers la Sainte Trinité. En fait nous ne prions pas Marie mais nous prions Dieu avec elle.

Marie a parlé pour la première fois le jeudi 18 février qui était le deuxième jour du carême. Le Curé Peyramale cherchait quelqu’un pour prêcher le carême dans sa paroisse et, malgré ses efforts, n’a trouvé personne ; c’est la Mère Dieu, en personne, qui le prêchera depuis la grotte de Massabielle. Si Marie ne parle qu’à partir de la troisième apparition, c’est pour nous enseigner qu’écouter la Parole de Dieu demande une préparation dans la prière : cette préparation est dispensée à son école au moyen du chapelet qui est, rappelons-le sans cesse, un condensé de l’Evangile.

Enfin, la prière du chapelet se termine par un autre signe de Croix et la Dame disparait avec un sourire. Le sourire de Marie, c’est son « merci » pour le temps que nous lui avons consacré et, par elle, que nous avons consacré au Seigneur.

La prière du chapelet n’est pas à la mode et l’on s’acharne de toutes parts à la dévaloriser à nos yeux, voire à nous ridiculiser lorsque nous la tenons en honneur. A Lourdes, Marie nous invite à faire fi de tout cela et nous démontre que la prière du chapelet est une rencontre personnelle avec Elle, centrée  sur la Sainte Trinité. Suivons l’exemple de Bernadette et disons notre chapelet avec la même simplicité, la même humilité et avec la conviction de faire, par ce moyen, la joie de Dieu et de Marie.

L’AVIS DE CHARLES PEGUY

« Récite ton chapelet, dit Dieu, et ne te soucie pas de ce que raconte tel écervelé : que c’est une dévotion passée et qu’on va abandonner. Cette prière-là, je te le dis est un rayon de l’Evangile : on ne me le changera pas. Ce que j’aime dans le chapelet, dit Dieu, c’est qu’il est simple et qu’il est humble. Comme fut mon Fils. Comme fut ma Mère. Va, mon fils, dis ton chapelet de ton mieux; il ne t’empêchera pas de suivre la sainte liturgie que j’ai donnée à mon Église, et qui est belle et qui est grande et magnifique même, quand elle est faite d’un cœur simple et qui ne veut que ma louange.

Récite ton chapelet : tu trouveras à tes côtés toute la compagnie rassemblée en l’Evangile : la pauvre veuve qui n’a pas fait d’études et le publicain repentant qui ne sait plus son catéchisme, la pécheresse effrayée qu’on voudrait accabler, et tous les éclopés que leur foi a sauvés, et les bons vieux bergers, comme ceux de Bethléem, qui découvrent mon Fils et sa Mère…

Récite ton chapelet, dit Dieu et ne crains surtout pas la ritournelle car je vous connais bien : vous avez souvent la tête creuse, et la pensée qui tourne à vide. Mais si vous voulez que je vous accorde de moudre le bon grain de l’esprit, vous devez vous prendre en patience vous-mêmes comme je le fais. Il faut que votre prière tourne, tourne et retourne, comme font entre vos doigts les grains du chapelet. Alors, quand je voudrai, je vous l’assure, vous recevrez la bonne nourriture, qui affermit le cœur et rassure l’âme. Allons, dit Dieu, récitez votre chapelet et gardez l’esprit en paix ! »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Priez

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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Marie, « toute-puissance d’intercession », illustre, pour nous, ce que doit être la prière. Plus qu’une action, la prière est un état de disponibilité à Dieu et d’abandon à son action. A l’Annonciation, Marie répond à Dieu par l’entremise de l’Ange : « Je suis l’humble servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. » La prière est l’état de celui qui écoute la « Parole de Dieu » pour ensuite s’abandonner en toute confiance à sa volonté. En pèlerinage à Lourdes, Jean-Paul II s’adresse aux pèlerins par ces mots : « la prière n’est pas d’abord pour nous satisfaire ; elle est dépossession de nous-mêmes pour nous mettre à la disposition du Seigneur ; le laisser prier en nous. »

Dans la prière, et par la contemplation de son exemple, Marie nous éduque à ne pas vouloir substituer notre volonté à celle de Dieu car son plan est toujours meilleur que le nôtre. Observons la manière dont elle présente à Jésus le problème du vin aux noces de Cana. Attentive aux moindres détails de la noce, elle s’aperçoit qu’il manque du vin. Marie sait qui est vraiment Jésus ; elle sait qu’il peut trouver une issue à cette situation gênante. En toute confiance elle s’avance vers Lui pour Lui dire que le vin fait défaut. Elle Lui livre une simple information assortie de toute sa confiance en son amour pour elle et pour les autres invités. Elle ne Lui explique pas, comme nous aurions fait à sa place, par quels moyens il doit remédier au problème, limitant ainsi son champ d’action. Non, elle s’abandonne en toute confiance à l’amour de Jésus avec la conviction que, quelle qu’elle soit, sa solution sera meilleure que la sienne. Et elle fait bien puisque les invités trouveront ce vin meilleur que le précédent. Son unique recommandation aux serviteurs des noces (que nous sommes !) est donc : « Faites tout ce qu’il vous dira ! » Elle nous enseigne aussi à être attentifs aux besoins de chacun, jusque dans les plus petites choses, à prendre soin les uns des autres et à confier à Dieu, dans la prière, chacune de nos préoccupations. Elle nous invite, selon le mot de saint Pierre, à nous « débarrasser sur Dieu de tous nos soucis », sur Lui qui « sait tout ce dont nous avons besoin. »

Marie nous apprend que la prière est le fruit de l’action conjuguée de la foi, de l’espérance et de la charité, qu’il faut lui permettre d’arriver à maturité en s’abandonnant à la volonté divine. A son école, nous apprenons que nous ne prierons vraiment que lorsque nous aurons perdu la conscience de le faire car alors nous serons devenus prière.

 PETITE HISTOIRE :

A Notre-Dame de Bourguillon, un lieu de pèlerinage près de Fribourg en Suisse, on peut admirer un ex-voto qui porte l’inscription suivante : « O Maria, ich preise dich, dass du mich nicht erhört hast » (Louange à toi, O Marie, de ne pas m’avoir exaucé). Le plan de Dieu est toujours meilleur que le nôtre. Dans une situation douloureuse, on n’en a pas forcément conscience et parfois on ne veut pas s’en accommoder mais le temps donne toujours raison à Dieu. La preuve !

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Priez

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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Les Actes des Apôtres nous placent Marie au Cénacle au matin de la Pentecôte. Avec eux, elle attendait l’Esprit-Saint que Jésus avait promis d’envoyer : « d’un seul cœur, les Apôtres persévéraient dans la prière avec quelques femmes dont Marie, Mère de Jésus. » Marie est toujours là, discrète mais agissante, dans les moments décisifs : à l’Incarnation (le jour de l’Annonciation), à la Nativité, aux noces de Cana, sous la Croix de Jésus. Comment pouvait-elle ne pas être là au moment de la naissance de l’Eglise. Marie soutient de sa présence l’action de Dieu ; par ses actes et sa prière, elle facilite l’épanouissement du don de Dieu dans nos vies. Elle sait déjà qui est l’Esprit-Saint puisqu’il a conçu Jésus en elle le jour de l’Annonciation, ce jour où elle est devenue son « épouse mystique. » Elle n’ignore donc pas que l’Esprit-saint est la vie de l’Eglise et que la mission que Jésus a confiée aux Apôtres ne saurait se réaliser sans son assistance (n’oublions pas que tous les Apôtres, à l’exception de saint Jean, iront au martyr). Marie réalise donc l’enjeu du moment.

Avant son Ascension, Jésus a demandé aux Apôtres de se préparer dans la prière à la venue de l’Esprit-Saint (c’est la manière dont Lui-même s’est préparé pour chaque moment important de sa vie). Dociles à la recommandation de Jésus, ils s’enferment pendant 9 jours au Cénacle pour « persévérer dans la prière. » Marie s’associe intimement à cette préparation et prie avec toute la force de son âme pour la venue de l’Esprit-Saint sur les Apôtres ; c’est « d’un seul cœur » qu’elle prie avec eux, c’est-à-dire dans un esprit d’amour fraternel porté à son sommet, sans aucune réserve. Si Marie est mentionnée dans la scène de la Pentecôte, c’est que pour les Apôtres sa présence a été capitale, et que sa prière, unie à la leur, a été déterminante pour la venue de l’Esprit-Saint.

La prière de Marie est toute-puissante sur le Cœur de Dieu, si puissante, nous dit Saint Louis-Marie Grignion de Montfort dans son Traité de la vraie dévotion, qu’elle surpasse celle de tous les Saints réunis. Plus loin, il écrira : « A Dieu tout est soumis, même Marie ! A Marie tout est soumis, même Dieu ! »  La prière est la première des missions de Marie et la plus éminente d’entre elles. Elle est ce buisson ardent qui brûle devant le trône de Dieu sans jamais se consumer. Et, parce qu’elle n’a jamais rien refusé à Dieu, Il ne lui refuse rien non plus. Marie est la « toute-puissance d’intercession » qui associe sa prière à celle de l’Eglise toute entière.

Imitons son exemple et, en Eglise, prions d’un seul cœur avec Elle pour que l’Esprit-Saint nous comble de ses dons.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Mère de Dieu

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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C’est le  concile d’Ephèse qui décerne ce titre à Marie en 431. Jésus est Dieu et Marie sa Mère, donc Marie est Mère de Dieu. Pour nous, croyants du XXIème siècle cela semble évident, habitués que nous sommes à l’invoquer sous ce vocable dans le « Je vous salue ». Mais pour les chrétiens des premiers temps, cela avait besoin d’être clarifié. Le concile d’Ephèse devait se charger de cette question et saint Cyrille d’Alexandrie s’y fit le plus ardent défenseur de la maternité divine de Marie. Cette question n’est, et de loin pas, secondaire (comme il pourrait paraître à certains au premier abord !), au contraire, car dire qui est Marie par rapport à Jésus, c’est répondre très directement à la question : qui est Jésus pour nous.

Marie est Mère de Jésus parce qu’il est son enfant mais aussi Mère de Dieu, car Jésus, qui est Dieu, s’est fait son enfant. A l’Annonciation, l’Esprit-saint a conçu Jésus en Marie. Cette scène s’est passée dans une absolue discrétion et, exception faite de Joseph, Elisabeth et Zacharie, personne ne semble au courant de la façon dont Dieu est venu en ce monde. Est-ce qu’avant la Pentecôte, les Apôtres étaient au courant du secret de la naissance de Jésus ; rien ne l’indique dans les Evangiles. Ils connaissaient certainement la prophétie d’Isaïe : « Voici que la vierge concevra et enfantera un fils auquel on donnera le nom d’Emmanuel c’est-à-dire Dieu avec nous » mais avaient-ils saisi toute la grandeur du mystère de la maternité de Marie ? Les Apôtres se sont-ils seulement intéressés à cette question ? Nous ne le savons pas. Ce que nous savons, par contre, c’est qu’un tel mystère ne pouvait être réellement appréhendé qu’après la Pentecôte, à partir du moment où le Paraclet est venu ouvrir leur « esprit à l’intelligence des Ecritures. » Jésus avait promis aux Apôtres : « le Consolateur, l’Esprit-Saint,  que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et il vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » Et, l’Esprit-Saint qui guide l’Eglise, l’a amenée à clarifier la question de la nature de Jésus : Dieu ou homme, ou, Dieu et homme. La réponse du concile d’Ephèse fut que Jésus est vrai Dieu et vrai homme et que ces deux natures sont indissociables en Lui. Par voie de conséquence, Marie, en tant que Mère de Jésus, est donc la Mère de Dieu.

En Marie, Dieu et l’humanité se rencontrent. Parce qu’il y a eu Marie, Dieu a pu venir à nous ; parce qu’il y a Marie, nous pouvons aller à Dieu. Et, nous dit saint Louis-Marie Grignion de Montfort dans son Traité de la vraie dévotion, « comme Dieu est venu à nous par Marie, il veut que nous venions à Lui par Elle. » Marie est la voie qui nous mène à Lui et si nous l’invoquons sous le titre de Mère de Dieu, c’est parce qu’en Elle, Il nous est rendu proche, voire accessible puisqu’Il s’est fait homme pour notre salut. En invoquant Marie comme Mère de Dieu, nous proclamons que nous croyons en un Dieu d’amour qui s’est abaissé jusqu’à devenir petit enfant et qui est capable de compassion pour toutes nos misères humaines. En invoquant Marie comme Mère de Dieu, nous affirmons qu’entre Elle et Dieu, il y a une telle intimité que, portées par Elle, nos prières ne peuvent pas ne pas être entendues.

La fête de Marie, Mère de Dieu, est célébrée le 1er janvier, le jour octave de la Nativité. C’est une fête qui passe largement inaperçue au milieu du bruit qui entoure le Nouvel An. Pourtant, c’est certainement la fête la plus importante de Marie puisque c’est de ce titre que dépendent tous les autres (et ils sont nombreux !).

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Sainte Marie

Vierge romane au sourire

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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A persévérer dans la contemplation de Marie, nous parvenons progressivement à nous faire une idée plus juste de ce qu’est la sainteté et de la forme qu’elle pourrait prendre pour chacun de nous. Pour cela, il faut dépoussiérer l’image que nous avons de Marie et la purifier de tous nos vieux clichés. Les représentations de la Mère Dieu sont plus que nombreuses (elle est la femme la plus représentée au monde !) et, même si elles stimulent notre piété, elles contribuent (souvent) à donner de Marie une image où les éléments secondaires masquent les éléments essentiels. Les images sulpiciennes nous la montrent dans un état de béatitude naïve, d’autres en continuelle extase. On en arrive à se dire que Marie a traversé la vie béatement sans vraiment réaliser ce qui lui arrive, absorbée qu’elle était par la pensée du Ciel et de Dieu. En fait, on finit par avoir du mal à l’imaginer en train de s’occuper de son ménage ou de toute autre nécessité purement humaine. Or, sa personnalité est bien plus riche que tout ce que ces représentations parviennent à révéler. Elle est même surtout ce que ces images ne révèlent pas : libre, décidée, volontaire, concrète et pragmatique ne disjoignant jamais la contemplation de l’action.

Le « Oui » de Marie, le jour de l’Annonciation n’est pas donné à la légère ; ce n’est pas un engagement qui sera repris dès le lendemain. Marie connaît les Ecritures, les prophéties sur le Messie et ses souffrances ; elle a conscience des incompréhensions que son état de futur maman suscitera, tant auprès de son fiancé (Joseph) qu’auprès de son entourage. Cependant, elle choisit librement de répondre à la sollicitation de Dieu. Dans des circonstances identiques, aucune  jeune-fille de l’époque n’aurait témoigné d’une telle liberté intérieure (par rapport au qu’en dira-t-on notamment) en acceptant le plan de Dieu sans plus d’explications et de garanties. Marie révèle par là une personnalité volontaire et décidée. Ce n’est pas le jour de l’Annonciation que Marie a choisi de mettre Dieu à la première place dans sa vie mais bien avant ; le « oui » donné à l’Ange n’est pas un petit bourgeon mais un fruit arrivé à parfaite maturité.

En Marie, tout est équilibre et harmonie, paix et joie. Elle a choisi irrévocablement de se mettre au service de Dieu dès son plus jeune âge et, tant les désirs de son Cœur que les efforts de sa volonté se concentrent sur cet unique objectif : servir le Seigneur. Et, parce que Marie aime Dieu plus que tout, elle ne connaît pas les conflits suscités en nous par l’opposition de nos désirs et de notre volonté. Marie a un objectif de vie principal et tous les autres lui sont subordonnés. Elle a ainsi une boussole intérieure qui lui indique sans cesse le chemin à prendre. Rien, au cours de sa vie, ne perturbera le fonctionnement de cette boussole.

Par ailleurs, Marie est une femme concrète et pragmatique, alliant contemplation et action. Nous la voyons aux noces de Cana se préoccuper du vin. Ce n’était pas forcément son rôle puisqu’elle était invitée. Cela dit, si Marie se rend compte de la situation, c’est qu’elle est attentive au service, voire qu’elle y participe ; c’est qu’elle contribue, dans la mesure de ses possibilités, à la réussite de la fête. Elle sait que le manque de vin pourrait ternir les réjouissances et attrister les jeunes mariés. Aussi, elle intervient auprès de Jésus pour qu’il sauve la situation. Si Marie intervient pour ce genre de contingence, c’est parce qu’elle a l’habitude de s’occuper des choses du ménage, du bien-être d’une famille ; si elle intervient auprès de Jésus, c’est parce qu’il est dans son attitude habituelle d’être attentive aux besoins de son entourage et de confier toute nécessité à l’amour de Dieu ; si elle est présente à une fête, c’est qu’elle ne vit pas retirée mais bel et bien au cœur du monde ; si elle s’est associée à un événement heureux, c’est qu’elle ne rechigne pas à la joie. On demanda un jour à Bernadette : « La Dame te souriait-elle ? » Bernadette répondit : « Oh oui ! Elle souriait souvent et parfois elle riait même franchement » (pensons à la scène où, à l’invitation d’une Lourdaise, Bernadette demanda à la Dame d’écrire son nom sur un papier).

La sainteté de Marie n’est pas désincarnée ; bien au contraire ! Son exemple nous montre le chemin : là où Dieu nous a placés, réaliser notre devoir d’état joyeusement avec la conscience de la présence agissante de Dieu à nos côtés, être attentif aux besoins de notre prochain pour y répondre dans la mesure de nos moyens et les confier à Dieu. Marie nous rappelle aussi qu’il ne faut finalement qu’une seule chose pour avancer en sainteté : le vouloir !

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Sainte Marie

Notre Dame de Fatima

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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Marie est l’image de l’Eglise dans tout ce qu’elle a de parfait. En elle, nous voyons l’Eglise comme Dieu se la représente : « sainte et sans tâche ». Elle est l’image de l’épouse mystique du Christ pour laquelle il se donne dans un acte d’amour total et qui en est aimé en retour au-delà même de sa propre vie. Toute vie chrétienne authentique se nourrit de l’exemple lumineux de Marie qui a aimé le Sauveur d’une manière pure, absolue et irrévocable. Pour nous tous, membres vivants de l’Eglise, Jésus a souffert sa Passion, y compris pour Marie ; pour nous tous, il s’est donné, y compris pour Marie ; mais par elle seule, il a été aimé en retour comme il devait l’être, c’est-à-dire jusqu’au bout du possible. Si nous tous, n’aimons Jésus qu’avec inconstance, Marie, elle, dans sa vie, comme dans son éternité l’en dédommage par son amour sans réserve. Sa perfection supplée à nos manquements et sa prière enrichit la nôtre à tout instant.

En contemplant Marie, figure vivante de l’Eglise du Christ, dans sa perfection, nous apprenons d’elle à aimer l’Eglise terrestre malgré ses imperfections. Parce que Marie aime Jésus, elle aime l’Eglise pour laquelle il s’est livré et notamment les pécheurs qui la composent. Elle ne se laisse ni rebuter, ni décourager par tous nos péchés, par tous nos manquements, par tous nos scandales. Mais, comme tout chrétien devrait le faire, elle œuvre à la conversion des pécheurs par la prière et par les actes. A Lourdes, Bernadette demandera à « la Dame » ce qu’elle souhaite. Marie répondra : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! », « Voulez-vous baiser la terre pour les pécheurs ? », « Priez Dieu pour la conversion des pécheurs ». Bernadette rajoutera qu’à ce moment le visage de Marie devint triste comme s’il portait la souffrance du monde entier et que jamais elle n’avait vu une telle expression de tristesse. Lourdes n’a, en cela, rien d’exceptionnel car le souci de la conversion des pécheurs, de la prière à cette intention est comme un leitmotiv qui revient dans chacune des grandes apparitions que nous connaissons : Fatima, La Salette, Akita (au Japon), Pellevoisin etc.… Le péché et le sort des pécheurs ne laissent pas Marie indifférente. Au contraire, elle s’en attriste et invite toute l’Eglise (que nous sommes) à prier, avec elle. Elle nous rappelle les paroles du prophète Ezéchiel: « Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais qu’il se convertisse et qu’il vive. »

De tout temps les scandales ont éclaboussé l’Eglise (ils ne sont pas d’aujourd’hui !) et c’est dans l’ordre des choses (même si inacceptable !). L’Eglise est composée, dans sa partie humaine, des pécheurs, que nous sommes. A notre grande tristesse, l’actualité récente a mis un certain nombre de scandales sous nos yeux dont certains ont pu nous ébranler. Beaucoup s’éloignent de la pratique religieuse à cause des tribulations d’un petit nombre. La dévotion mariale nous amène à ne pas juger l’Eglise sur ses membres imparfaits (que nous sommes) mais à contempler son expression idéale (Marie) pour s’en approcher par une démarche sincère de conversion.

Avec son chapelet et son exemple, sainte Marie nous montre ce qu’est la vraie Eglise et comment elle doit servir Jésus, son époux. La dévotion mariale est ainsi d’une brulante, voire d’une saisissante actualité.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Sainte Marie

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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A l’Ascension, nous levons nos regards vers le ciel où Jésus nous entraine tous. Il est parti vers la maison du Père pour nous préparer une place auprès de Lui car nous sommes tous destinés à vivre éternellement en Dieu, dans un bonheur sans fin. Rappelons-nous les paroles de Marie à Bernadette Soubirous : « je ne te promets pas de te rendre heureuse en ce monde mais dans l’autre. »

Dans son Credo, l’Eglise nous fait dire : « je crois en la résurrection de la chair et en la vie éternelle. » Souvent nous prononçons ces paroles par simple routine et ne savons plus très bien de quoi il retourne. Or, nous ferions bien de nous y intéresser de plus près. Ces mots nous concernent directement puisqu’ils nous renseignent sur notre devenir. Jésus est ressuscité pour que, nous aussi, nous ressuscitions et pour que nous ayons la vie éternelle (et que « nous l’ayons même en abondance »). Marie, la « pleine de grâce » est celle qui a la vie, non pas en abondance, mais en surabondance. Elle marche en tête de tous les sauvés car elle est la « pleinement rachetée », celle en qui nous pouvons contempler le plan de Dieu sur chacun de nous jusqu’à son achèvement final. Marie est au Ciel corps et âme ; en elle le salut est totalement consommé. L’Eglise l’a toujours cru et en 1950, le Pape Pie XII en a fait un dogme de foi : « l’immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu est élevée corps et âme au Ciel… » Dans la gloire du Ciel se trouvent deux personnes avec un corps humain glorifié : Jésus, Dieu fait homme, ressuscité d’entre les morts et « monté aux cieux d’où il viendra, dans la gloire, pour juger les vivants et les morts» (credo) et Marie, élevée corps et âme au Ciel le jour de son Assomption.

En Marie, par Marie et avec Marie nous croyons que notre mort sera le passage qui nous conduira à Dieu, qui est la vraie vie. En Marie, avec Marie et par Marie, nous croyons qu’au dernier jour, lors du jugement dernier, nos corps ressusciteront pour vivre éternellement. Comment cela se fera, nous n’en savons rien (et ce n’est pas ce qui compte !) mais cela se réalisera car Jésus l’a dit et que pour Marie, c’est déjà fait !

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Sainte Marie

Notre Dame de Guadalupe

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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En disant « sainte Marie », nous nous adressons à une chrétienne arrivée au bout de son parcours. Elle a atteint le but final qui est la maison du Père, d’où elle brille comme un signe d’espérance pour nous qui sommes encore en chemin.

Chacun d’entre nous a une vocation unique par laquelle il est appelé à se sanctifier. Pour certains, c’est une mission extraordinaire, pour d’autres, elle sera sans éclat (les plus nombreux), mais pour tous, elle est le moyen d’une sainteté parfaite. Pour Marie, cette vocation a eu les deux aspects. Elle a été appelée à la maternité divine mais sa vie (du moins pour ce qu’il en parait) a été faite d’une longue série de gestes ordinaires, souvent mêmes répétitifs et ennuyeux. Elle a effectué les travaux des femmes de son temps sans jamais chercher à se distinguer (elle a lavé du linge à la rivière, préparé des repas, trait des chèvres, tisser de la laine etc.). La sainteté de Marie réside dans la façon dont elle a réalisé chacun de ses gestes : toujours consciente de la présence invisible mais aimante et agissante de Dieu à ses côtés, Marie est entrée en communion parfaite avec Lui. Chaque geste de Marie est devenu prière, voire louange. Nous pourrions dire que tout a été fait en Dieu et rajouté à l’œuvre de rédemption, à la manière dont le prêtre à l’offertoire rajoute une goutte d’eau au calice rempli de vin pour qu’il devienne le Sang du Christ.

Marie a collaboré à l’œuvre de rédemption opérée par Jésus, son Fils. Le « oui » de l’Annonciation, Marie l’a donné sans réserves et rien, ni les épreuves, ni l’apparent silence de Dieu, ne l’altèrera. Bien que Mère de Dieu, Marie devait, comme nous, collaborer avec la grâce pour la « gloire de Dieu et le salut du monde. » Et, parce qu’il lui a été beaucoup donné, il lui a été beaucoup demandé. De personne, il ne sera exigé un sacrifice à la hauteur de celui consenti par Marie. Il est demandé à chacun de contribuer directement à son salut et à celui de ses frères. Personne ne saurait s’en dispenser. Même si nos modestes actions n’apportent rien à sa gloire, Dieu en a fait un élément essentiel de notre salut. « Dieu qui nous a créés sans nous, ne nous sauvera pas sans nous », nous dit saint Augustin.

« Sainte Marie » nous rappelle que les gestes que nous posons aujourd’hui ont un écho dans l’éternité et que notre vocation présente constitue tout autant le moyen que Dieu nous donne pour parvenir au port du salut, que l’expression de sa miséricorde envers chacun de nous. « Sainte Marie » nous situe au cœur du mystère de la communion des saints en nous rappelant que chacun est responsable du devenir éternel de tous, qu’il faut aller au bout de sa vocation car, si ordinaire qu’elle soit, elle est liée au salut de beaucoup.

« Sainte Marie », donnez-nous d’en prendre conscience et d’agir en conséquence.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.