Nous aimons Marie parce qu’elle nous fait aimer l’Église malgré ses défauts

Méditons

Nous aimons Marie parce qu’elle nous fait aimer l’Église malgré ses défauts.

Marie est l’image de l’Église telle que Jésus l’a envisagée et telle qu’il la veut : « resplendissante, sans tache ni ride ni rien de tel, mais sainte et immaculée » (Éphésiens 5, 27). Sa beauté et sa sainteté lui viennent de Jésus, qui les lui a acquises par son sacrifice sur la Croix. Il s’est donné pour elle dans un acte d’amour incommensurable, et en retour, elle se soumet à lui et l’aime d’un amour sans partage.

L’Église est le corps mystique du Christ et, par conséquent, composée des pauvres pécheurs que nous sommes. Si elle est parfaite dans sa dimension divine, elle est loin de l’être dans sa dimension humaine. En effet, les pécheurs que nous sommes doivent combattre pour le salut tant qu’ils sont sur cette terre, et souvent, ils tombent et doivent se relever par la confession et la vertu de pénitence.

De nombreux scandales ont jalonné l’histoire de l’Église, et l’actualité récente n’est d’ailleurs pas en reste. Ainsi, bon nombre de chrétiens se scandalisent des turpitudes des plus faibles d’entre eux, et plus encore de celles des consacrés. Nous aimons Marie parce qu’empêtrés dans cette « boue », elle nous permet d’élever nos regards vers elle, si pure et si sainte, pour nous encourager à persévérer sur le chemin étroit et rocailleux qui conduit au Ciel malgré tous ces scandales. Elle nous consoler de tant de déboires par son exemple si parfait.

Lorsque nous gardons nos regards fixés à l’horizontale, vers ceux de nos frères qui sont à l’origine de ces scandales, elle l’attire doucement vers les hauteurs, vers elle, placée si haut dans le Ciel. Elle nous rappelle que c’est elle qu’il faut imiter, tout en nous invitant à la compassion pour nos frères égarés. C’est dans ce sens qu’à Lourdes, à Fatima et dans tant d’autres endroits, elle apparaît dans toute sa splendeur mais pieds nus et nous invite à prier pour la conversion des pécheurs.

Marie, modèle, figure et Mère de l’Église, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle pallie tous nos manques

Méditons

Lorsque la reine Esther projeta d’aller voir le roi pour plaider la cause de son peuple, elle commença par revêtir sa plus belle robe, se para de ses plus beaux atours, s’apprêta et pria Dieu de mettre sur ses lèvres des paroles de douceur et de sagesse. Esther préfigure Marie, la Mère de Jésus et la nôtre, qui vient au secours de son peuple en plaidant notre cause devant Dieu.

Non seulement elle nous a donné Jésus, mais elle s’emploie aussi à nous amener à le glorifier par toute notre vie. Dans ce but, elle unit sans cesse sa prière à la nôtre pour l’enrichir et la rendre digne d’être présentées à Dieu. Elle nous aide également à accueillir la grâce divine et à la laisser agir en nous.

Dans le cénacle de la Pentecôte, elle est présente au milieu des Apôtres et prie d’un seul cœur avec eux pour que vienne l’Esprit-Saint. Elle les aide aussi à être prêts à l’accueillir et à le laisser se déployer en eux. La prière de Marie est si pure, si désintéressée, si immaculée, qu’elle attire la grâce avec certitude.

Notre prière, à nous pauvres pécheurs, n’est pas digne d’être présentée telle quelle à la Sainte Trinité, au Dieu trois fois saint. Mais présentée par Marie, la Mère, le modèle et la figure de l’Église, elle acquiert un mérite et une valeur sans commune mesure aux yeux de Jésus, car elle lui ajoute ses propres mérites. Elle couvre de sa voix de colombe énamourée nos voix éraillées par le péché, afin de parfaire notre prière et de la rendre digne d’être présentée à Jésus.

À La Salette, Marie déclare à ses confidents Mélanie et Maximin : « Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si fort et si pesant que je ne puis plus le maintenir. Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse. Pour vous autres, vous n’en faites pas cas ! Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous autres. » (19 septembre 1846). À Fatima, elle dit : « Je veux que vous veniez ici le 13 du mois qui vient, que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre parce qu’elle seule peut les obtenir. » (13 juillet 1917).

Si, malgré nos turpitudes, nos péchés à répétition et nos impénitences, Dieu ne se détourne pas de nous, c’est parce qu’il y a Marie, parce qu’elle est l’une des nôtres et qu’elle s’emploie à pallier nos manques par ses prières et les mérites de toute sa vie en union et en dépendance de ceux de Jésus, le seul Sauveur. Quoi qu’il arrive, Jésus ne nous abandonnera pas, car Marie le prie sans cesse pour nous et que son amour le dédommagera toujours de toutes nos fautes.

Que cela nous réjouisse, mais nous incite aussi à nous convertir et à nous comporter comme de dignes enfants de Marie. Si nous l’aimons, nous devons non seulement éviter de lui alourdir la tâche, mais aussi l’aider à la porter. Dans ce but, elle demande aux enfants de Fatima de consentir des sacrifices et de prier le chapelet tous les jours afin d’obtenir la paix et le salut des âmes. Elle dit aussi à Estelle Faguette : « Courage , prends patience ; mon fils va se laisser toucher. Tu souffriras encore cinq jours, en l’honneur des cinq plaies de mon fils. Samedi, tu seras morte ou guérie. Si mon Fils te rend la vie, je veux que tu publies ma gloire » (15 02 1876). Estelle sera guérie et publiera la gloire de Marie.

Nous aimons Marie parce que, pour notre salut, elle pallie tous nos manques. Prouvons-lui notre amour en l’aidant, par nos prières et nos sacrifices, à intercéder pour toute nécessité.

Marie, notre espérance, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce que nos péchés ne la rebutent pas

Méditons

Nous aimons Marie parce que notre misère de pauvres pécheurs ne la rebute pas.

Dans la prière du Je vous salue Marie, une fâcheuse habitude a tendance à s’installer : on ne dit plus « pauvres pécheurs », mais simplement « pécheurs ». Quel dommage ! Si Marie nous aime avec tant de tendresse, c’est précisément parce que nous sommes de pauvres pécheurs et non de simples pécheurs. Si Dieu se montre si miséricordieux envers nous, c’est pour cette même raison : notre misère appelle sa compassion. Car si nous n’étions que des pécheurs, la miséricorde ne se manifesterait pas avec le même empressement.

En effet, devant Dieu, devant Marie, nous sommes de pauvres pécheurs tant le péché originel a affaibli notre nature, pourtant créée bonne et harmonieuse à l’origine. Depuis la chute, nous ne sommes plus capables de faire le bien sans le secours de la grâce, pas même de tenir durablement une bonne résolution, pas même d’agir avec une parfaite pureté d’intention.

Dieu ne nous demande pas une perfection absolue comme si nous pouvions l’atteindre par nos seules forces. Il nous demande de faire preuve de toute la bonne volonté dont nous sommes capables, regardant notre désir sincère de le suivre avant même nos réussites concrètes. Il ne nous demande pas d’être toujours victorieux dans les combats spirituels ; il nous demande avant tout d’être persévérants dans le combat.

Marie est l’Immaculée : elle ne porte en elle aucune trace du péché originel. Pourtant, elle n’est pas restée étrangère à la misère humaine. Elle qui n’a jamais cédé à la moindre tentation a vécu au milieu des pécheurs, au contact de leurs fautes, de leurs violences et de leurs innombrables égarements. Comme elle a dû haïr le péché ! Et pourtant, jamais elle n’a cessé d’aimer les pécheurs, jusqu’à consentir au sacrifice de Jésus sur la croix pour leur salut.

Au lieu de haïr ceux qui, par leurs péchés, conduisent son Fils à la Passion, elle devient leur refuge et répand sur eux des torrents de compassion. Au lieu de les condamner, elle prie et souffre pour eux. Elle s’emploie, par sa parfaite fidélité à l’Évangile, à réparer les fautes des hommes. Au lieu de réclamer vengeance contre ceux qui crucifient son Fils, elle s’unit à son pardon et cherche à aider les hommes à accueillir les fruits de la Rédemption.

Nous aimons Marie parce que notre condition de pauvres pécheurs ne la rebute pas, mais suscite en elle un immense amour et une profonde compassion. Elle ressemble à cette veuve de Téqoa qui se présente devant le roi David pour lui dire : « J’avais deux fils ; l’un a tué l’autre. Selon la loi, le meurtrier doit mourir. Mais si je perds aussi ce second fils, il ne me restera plus rien. » Touché par sa supplication, David suspend l’application de la sentence.

Nous sommes, par nos péchés, la cause de la Passion et de la mort de Jésus. Pourtant, Marie, au lieu de réclamer justice contre les coupables, demande pour eux la vie. Et pour cela, elle accepte le sacrifice du meilleur de ses fils pour que les autres puissent être sauvés.

Marie, notre douce Maman du Ciel, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle nous aime tels que nous sommes

Méditons

Nous aimons Marie parce qu’elle nous aime tels que nous sommes.

Lorsque nous aimons quelqu’un, nous avons tendance à vouloir le modeler selon nos désirs et nous nous soucions peu qu’il soit, qu’il se révèle ou devienne celui que Dieu veut. En Marie, il n’y a aucun mouvement égoïste de la sorte.

Marie connaît notre nature profonde, blessée et fragilisée. Elle a vécu au milieu des pécheurs. Elle sait de quoi nous sommes pétris, de quoi nous sommes capables. Tout en étant étrangère au péché, elle a subi les conséquences de toutes nos turpitudes puisqu’elle a été associée à la Passion rédemptrice de Jésus. Par compassion pour le Sauveur mais aussi pour toute l’humanité, elle a consenti  et s’est unie à l’offrande de Jésus sur la Croix.

Elle connaît aussi et mieux que quiconque, toutes les richesses que Dieu a déposées en chacun de nous et qui ne demandent qu’à être révélées. Elle sait les merveilles de conversion que la grâce peut accomplir lorsque nous acceptons d’y collaborer.

Elle a vécu auprès des Apôtres et a été témoin de leur transformation progressive vers la sainteté, souvent scellée par le martyre. Elle a vu d’où venait Matthieu, le collecteur d’impôts, et jusqu’à quels sommets de sainteté il est parvenu. Elle a vu la conversion de Zachée. Elle a vu Marie-Madeleine passer d’une vie de péché à cette intimité profonde avec le Christ qui lui valut d’être appelée « l’Apôtre des Apôtres. » Elle eut le courage de suivre Jésus jusqu’au pied de la croix et le privilège d’être la première à le voir ressuscité.

Marie sait que la puissance créatrice de Dieu est sans limite et qu’il fait de chaque humain un être unique avec une mission irremplaçable. Chacun de nous est appelé à occuper une place singulière dans le plan de salut de Dieu sur la terre avant d’occuper une place unique dans le Ciel.

Aussi Marie nous aime-t-elle comme des créatures uniques et irremplaçables. Elle travaille à nous faire découvrir la richesse particulière que Dieu a déposée en nous dans l’harmonie parfaite du Corps mystique du Christ : la diversité dans l’unité.

Saint Carlo Acutis disait : « Beaucoup naissent comme des originaux, mais meurent comme des photocopies. » Tel n’est pas le désir de Marie. Sa maternité spirituelle consiste, au contraire, à nous enfanter à nous-mêmes, à nous aimer tels que Dieu nous a créés et à nous donner au monde dans la vérité de notre être.

Marie, Notre-Dame de l’unité dans la diversité, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle nous aide à accomplir notre vocation

Méditons

Nous aimons Marie non seulement parce qu’elle nous aide à dire « oui » à Dieu, mais aussi parce qu’elle nous apprend à renouveler et à approfondir ce « oui » à chaque instant.

Quand nous prions le Je vous salue Marie, nous lui demandons de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ». Ce sont là les deux moments les plus importants de notre existence, car ils ont des répercussions éternelles. À chaque instant de notre vie, nous avons besoin de nous laisser enseigner par son exemple et soutenir par sa prière afin de dire « oui » à Dieu.

Il ne suffit pas de dire « oui » à Dieu une seule fois pour que le salut s’accomplisse pleinement en nous. Il faut le redire chaque jour, à chaque instant, quelles que soient les circonstances et quel qu’en soit le prix. Le « oui » de l’Annonciation n’a été ni le premier ni le dernier « oui » de Marie. Il a cependant été celui qui a orienté toute sa vie et a posé les fondements de sa fidélité.

À l’Annonciation, Marie a pu dire « oui » à l’Ange parce qu’elle avait déjà appris, depuis longtemps, à dire « oui » à Dieu dans tout ce que l’accomplissement de la Loi demandait de persévérance, de renoncements et de maitrise de soi. C’est sur ce terreau de foi et d’obéissance qu’a pu éclore le « oui » de l’Annonciation. Et c’est grâce à sa volonté de demeurer fidèle, unie à la grâce de Dieu (cette grâce d’état qu’il accorde pour accomplir ce qu’il demande) qu’elle a pu maintenir ce « oui » jusque sous la croix, au prix du plus douloureux des martyres.

Persévérer dans sa vocation ne peut se faire sans les sept dons du Saint-Esprit, et tout particulièrement le don de force. Comment Marie aurait-elle pu redire chaque jour « oui » à la volonté divine sans cette force d’en-haut alors que le dessein de Dieu exigeait l’offrande totale de Jésus sur la croix et son adhésion de cœur et d’âme à ce sacrifice ?

Nous aimons Marie parce que notre propre « oui » à Dieu est amorcé par son « oui » de l’Annonciation, qui lui-même se fond dans le « oui » de Jésus à son Père : « Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. »  

Marie, Notre Dame du « oui », priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Neuvaine préparatoire à la Pentecôte avec Marie, temple de l’Esprit-Saint

9ème jour : Marie et le don de crainte

Méditons

Le don de crainte nous donne de tout mettre en œuvre pour ne pas offenser Dieu, même par le moindre péché.

À la femme adultère, Jésus dit : « Va, et désormais ne pèche plus » (Jn 8, 11). Si Jésus remet les péchés aux cœurs repentants, il demande cependant de ne pas abuser de sa miséricorde et de s’efforcer d’éviter de retomber dans le péché. Lui-même a préféré mourir dans d’atroces souffrances plutôt que de désobéir au Père. Le Jeudi saint, il prie ainsi : « Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ; cependant, que ta volonté soit faite et non la mienne » (Lc 22, 42). Dans son sillage, Marie demeure silencieuse au pied de la Croix, dans l’acceptation et l’offrande d’elle-même, unie à Jésus pour que s’accomplisse la volonté du Père. Jamais elle ne cherchera, pour épargner sa douleur de mère, à détourner Jésus de son offrande pour notre salut.

Le don de crainte est étroitement lié à la vertu de prudence. En effet, pour ne pas offenser Dieu, il faut savoir se préserver des occasions de pécher. Marie est la Vierge prudente par excellence. Afin de correspondre pleinement à la volonté de Dieu sur elle, elle a persévéré dans la prière, pratiqué la pénitence, à l’exemple de Jésus qui jeûna quarante jours au désert, et médité les Écritures. Les paroles de son Magnificat, tissées de références à l’Ancien Testament, témoignent de sa profonde connaissance de la parole de Dieu.

Lorsque, à l’Annonciation, elle répond à l’ange : « Je suis la servante du Seigneur » (Lc, 1 38), elle nous donne l’exemple de l’obéissance qui préserve du péché. Celui qui obéit aux commandements de Dieu et cherche sincèrement à accomplir sa volonté s’éloigne du mal. Marie est née sans péché par pure grâce, mais elle a aussi correspondu parfaitement à cette grâce par sa fidélité constante à Dieu.

Lorsque, à Lourdes, à Fatima ou dans tant d’autres lieux, elle appelle le peuple de Dieu à la pénitence, c’est parce qu’elle sait combien celle-ci est nécessaire pour ne pas entrer en tentation et ne pas céder au démon, qui cherche, par jalousie, à entraîner l’homme à offenser Dieu.

Que par toutes les larmes qu’elle a versées pour l’amour de Dieu durant la Passion de Jésus, elle nous obtienne le don de crainte et nous aide à le laisser se déployer en nous dans toute sa plénitude.

Marie, temple du Saint-Esprit, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Ô Saint-Esprit, amour éternel du Père et du Fils, venez en mon cœur et renouvelez-le par votre grâce.

Par l’intercession de la Vierge Marie, votre Épouse très fidèle, disposez mon âme à accueillir vos dons.

Comme vous avez trouvé en elle une demeure pure et docile, faites de moi un temple vivant de votre présence.

Esprit de lumière, éclairez mon intelligence.

Esprit de force, soutenez ma faiblesse.

Esprit de sagesse, conduisez-moi dans la volonté de Dieu.

Esprit d’amour, embrasez mon cœur du feu divin.

Marie, vous qui avez vécu pleinement sous l’action de l’Esprit-Saint, apprenez-moi à écouter sa voix, à lui obéir avec confiance et à me laisser transformer par lui chaque jour.

Ô Saint-Esprit, par les mains maternelles de Marie, répandez en mon âme vos sept dons afin que je vive en enfant de Dieu et que je rende gloire au Père par toute ma vie. Amen.

Venez Esprit-Saint, venez, par la puissante intercession du Cœur Immaculé de Marie votre épouse bien-aimée.

Venez Esprit-Saint, venez, par la puissante intercession du Cœur Immaculé de Marie votre épouse bien-aimée.

Venez Esprit-Saint, venez, par la puissante intercession du Cœur Immaculé de Marie votre épouse bien-aimée.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle nous aide à dire « oui » à l’appel de Dieu

Méditions

Si Marie nous aide à discerner notre vocation, elle nous aide aussi à l’accueillir et à nous y consacrer pleinement. Lorsque l’Ange lui annonce qu’elle concevra et enfantera un fils, à qui elle devra donner le nom de Jésus, elle n’hésite pas, ne discute pas et ne négocie pas, comme Abraham l’avait fait en son temps. Elle donne un « oui » libre, éclairé et conscient, laissant à Dieu le soin de tout disposer afin que son dessein parvienne à son plein accomplissement. Elle se fie à lui, confiante qu’il prendra soin d’elle et qu’il lui donnera de surmonter tous les obstacles qui pourraient s’opposer à la réalisation de sa vocation.

Dieu ne fait rien sans le concours de l’homme. Dans ce sens, saint Augustin écrit : « Dieu qui t’a créé sans toi, ne te sauvera pas sans toi. » Il est prêt à accomplir des merveilles dans nos vies, mais ne les réalisera que si nous consentons à le laisser agir en nous et par nous. Marie s’est entièrement abandonnée à lui et, par son « oui », Dieu a pu donner au monde Jésus, le Sauveur.

En disant « oui », Marie accueille la vocation unique qui est la sienne dans le plan de Dieu. Elle s’engage à s’y consacrer toute sa vie, de toutes ses forces, de tout son cœur et de toute son âme. Dieu ne la laisse pas dans l’ignorance des difficultés qui se présenteront. Au Temple, alors que Jésus n’a que quarante jours, Siméon lui annonce : « Jésus provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël, il sera un signe de contradiction » (Luc 2, 34) et « toi-même, un glaive de douleur te transpercera le cœur » (Luc 2, 35).

Par la suite, elle connaîtra les contradictions suscitées par la vie publique de Jésus, contradictions qu’elle subira elle-même parce qu’elle est sa mère. Puis, au pied de la croix, elle endurera le plus douloureux des martyres : voir mourir son propre Fils alors qu’il est l’Innocent par excellence, le « Sans-péché ». Après la résurrection de Jésus, elle connaîtra encore les persécutions de l’Église naissante et devra quitter Jérusalem pour se réfugier à Éphèse.

Mais quelle récompense dans l’éternité pour tout ce qu’elle a accepté de porter en union avec Jésus et pour son Église ! De là où elle se trouve désormais, aux faites de la gloire, elle contemple toutes les conséquences heureuses de son « oui » de l’Annonciation et toutes les bénédictions qui continuent d’en découler pour l’humanité jusqu’à la fin des temps.

Toute la vie de Marie nous montre que la vocation de chaque être humain est à la fois un mystère et une grâce unique. Celui qui veut réussir sa vie (et c’est ce que nous désirons tous !) doit discerner sa vocation et choisir de l’accomplir fidèlement. Passer à côté de sa vocation, c’est passer à côté de sa vie, de ce pourquoi nous avons été créés, c’est priver l’humanité des nombreuses bénédictions que Dieu voulait accorder au monde à travers l’accomplissement de cette mission unique.

Nous aimons Marie parce qu’elle nous aide, par son exemple et par sa prière, à dire « oui » à notre vocation unique et irremplaçable et, ainsi, à contribuer au salut du monde là où Dieu nous a placés.

Marie, Temple du Saint-Esprit, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Neuvaine préparatoire à la Pentecôte avec Marie, temple de l’Esprit-Saint

8ème jour : Marie et le don de piété

Méditons

Le don de piété nous fait reconnaître que nous sommes fils et filles de Dieu et nous donne de vivre comme tels.

Personne, en dehors de Jésus, n’a vécu de manière aussi parfaite en véritable Fils ni honoré le Père des cieux comme il mérite de l’être. Jésus est le Fils de Dieu et Dieu lui-même, le Sans-Péché, l’Agneau de Dieu ; par les mérites de toute sa vie et par son sacrifice sur la Croix, il nous a obtenu le salut ainsi que le don du Saint-Esprit.

Jésus a dit : «» Ma nourriture est de faire la volonté du Père » (Jn 4 , 34). Le don de piété se manifeste précisément dans cette obéissance aimante aux commandements de Dieu et à ceux de l’Église. Jésus s’est soumis à la volonté du Père, quoi qu’il lui en coûte, et cela l’a conduit à traverser sa Passion. Le Jeudi saint, il prie ainsi : « Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ; cependant, que ta volonté soit faite et non la mienne » (Lc 22, 42). L’amour véritable se manifeste dans l’obéissance et, comme le dit saint Paul dans l’épître aux Philippiens, Jésus « s’est fait obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la Croix » (Ph 2, 8).

Personne n’a davantage vécu en fils de Dieu que Jésus et, à sa suite, personne n’a mieux vécu en fille de Dieu que Marie. Elle a consenti dans la foi à l’offrande totale que Jésus faisait de lui-même, jusque dans le sacrifice de son amour maternel. Elle s’est unie à lui de tout son cœur et de toute son âme. En Marie, le don de piété atteint ainsi une admirable plénitude.

Lors de l’Annonciation, lorsqu’elle répond à l’ange : « Je suis la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole » (Lc 1, 38), elle manifeste son abandon total à la volonté du Père et sa résolution de demeurer fidèle à tout ce qu’il lui demandera, quel qu’en soit le prix. Si elle se dit servante, c’est précisément parce qu’elle agit en véritable fille de Dieu, à l’image de Jésus, le serviteur des serviteurs de Dieu et le Fils parfaitement obéissant au Père.

Que par toutes les larmes qu’elle a versées pour l’amour de Dieu durant la Passion de Jésus, Marie nous obtienne le don de piété et nous aide à le laisser se déployer en nous dans toute sa plénitude.

Marie, temple du Saint-Esprit, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Ô Saint-Esprit, amour éternel du Père et du Fils, venez en mon cœur et renouvelez-le par votre grâce.

Par l’intercession de la Vierge Marie, votre Épouse très fidèle, disposez mon âme à accueillir vos dons.

Comme vous avez trouvé en elle une demeure pure et docile, faites de moi un temple vivant de votre présence.

Esprit de lumière, éclairez mon intelligence.

Esprit de force, soutenez ma faiblesse.

Esprit de sagesse, conduisez-moi dans la volonté de Dieu.

Esprit d’amour, embrasez mon cœur du feu divin.

Marie, vous qui avez vécu pleinement sous l’action de l’Esprit-Saint, apprenez-moi à écouter sa voix, à lui obéir avec confiance et à me laisser transformer par lui chaque jour.

Ô Saint-Esprit, par les mains maternelles de Marie, répandez en mon âme vos sept dons afin que je vive en enfant de Dieu et que je rende gloire au Père par toute ma vie. Amen.

Venez Esprit-Saint, venez, par la puissante intercession du Cœur Immaculé de Marie votre épouse bien-aimée.

Venez Esprit-Saint, venez, par la puissante intercession du Cœur Immaculé de Marie votre épouse bien-aimée.

Venez Esprit-Saint, venez, par la puissante intercession du Cœur Immaculé de Marie votre épouse bien-aimée.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Nous aimons Marie parce qu’elle nous aide à trouver notre vocation

Méditons

Lorsque nous méditons sur le lumineux exemple de Marie, nous nous arrêtons souvent à la grâce reçue et passons trop vite sur ce qui devrait retenir notre attention, susciter notre admiration et nous entraîner à l’imiter : la manière dont elle a accueilli cette grâce.

En effet, Marie est la Mère de Dieu, vocation absolument unique, mais sa maternité divine est aussi, et avant tout, une grâce unique. Ce qui doit nous émerveiller en Marie, ce n’est donc pas d’abord qu’il lui a été donné de concevoir et d’enfanter le Christ, car cela relève d’une pure grâce, mais d’avoir su accueillir sa vocation à être la Mère de Dieu et de l’avoir vécue dans une fidélité parfaite.

Si Dieu a préparé Marie à devenir la Mère de Dieu par son Immaculée Conception et par toutes les grâces qu’il lui a accordées, elle a, de son côté, collaboré pleinement à cette œuvre avec tous les talents reçus. Elle a cherché à correspondre aux attentes de Dieu, à découvrir sa vocation, à l’accueillir et à la vivre.

Dans les scènes de l’Annonciation, on représente souvent Marie en train de lire les Écritures au moment où l’Ange lui apparaît. Dès l’âge de raison, elle s’est préparée, dans la prière et la méditation des Écritures, à connaître et à aimer Dieu afin d’être prête à le servir quand il le voudrait et comme il le voudrait. Son Magnificat témoigne de sa profonde connaissance des Écritures, et le « oui » de l’Annonciation, si pur, si spontané et si naturel, montre qu’il était depuis longtemps prêt à jaillir de son cœur.

Nous n’avons rien à envier à Marie sur ce point, car chacun reçoit de Dieu une vocation unique dans son dessein de salut. Chacun est appelé à une mission particulière, adaptée aux besoins de son temps et destinée à contribuer de manière unique à l’accomplissement du plan de salut de Dieu.

Comme pour Marie, Dieu attend de nous que nous discernions cette vocation, car il se plaît à nous faire désirer ce qu’il veut nous donner, et à nous y préparer. Ainsi, le moment venu, à la suite et à l’exemple de Marie, nous pourrons lui dire : « Je suis la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole » (Luc 1, 38).

Recourons à Marie non seulement pour discerner notre vocation, mais aussi pour l’accueillir pleinement. Demandons-lui également son aide afin de savoir accompagner les autres dans leur discernement vocationnel et dans l’accueil de l’appel de Dieu.

Marie, Reine de tous les Saints, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Neuvaine préparatoire à la Pentecôte avec Marie, temple de l’Esprit-Saint

7ème jour : Marie et le don de conseil

Méditons

Le don de conseil nous pousse à nous placer en présence de Dieu chaque fois que nous avons une décision à prendre, mais aussi à aider les autres à accomplir ce que Dieu attend d’eux.

Marie est la Mère de Jésus selon la nature, mais aussi selon la grâce. Non seulement elle nous a donné Jésus, mais elle est aussi devenue son premier disciple. Il suffisait de la voir ou de l’entendre pour comprendre qu’elle était disciple de Jésus.

Elle est la Mère de celui qu’Isaïe appelle le « Conseiller merveilleux » ou le « Conseiller admirable » (Isaïe 9, 6), de Jésus, dont la mission est de nous conduire au Père par son enseignement, mais aussi par l’exemple de toute sa vie. Ayant vécu dans son intimité immédiate et s’étant entièrement consacrée à soutenir sa mission de Sauveur, Marie a reçu de manière privilégiée l’enseignement de Jésus. Elle l’a gardé et médité dans son cœur afin de le mettre en pratique chaque jour. Saint Luc nous dit à deux reprises qu’elle « gardait tous ces événements » (Lc 2, 19 – 2, 51), et Jésus lui-même fait son éloge lorsque, à la femme qui s’écrie : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle et le sein qui t’a nourri », il répond : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent » (Lc 11, 16).

Marie était pleine de grâce dès sa conception dans le sein de sainte Anne, puisqu’elle est l’Immaculée. A l’Annonciation, elle manifeste toute la profondeur du don de conseil. Quand l’ange lui annonce qu’elle concevra et enfantera un fils, elle demande : « Comment cela se fera-t-il puisque je ne connais pas d’homme ? » (Lc 1, 34). Contrairement à Zacharie, elle ne doute pas de la parole de l’ange. Elle cherche simplement à comprendre comment ce dessein s’accordera avec le don total de sa virginité à Dieu. Sa question ne porte pas sur la possibilité du miracle, mais sur la manière dont Dieu accomplira sa volonté alors que son engagement de virginité est irrévocable.

Aux noces de Cana, lorsqu’elle découvre qu’il n’y a plus de vin, elle donne aux serviteurs — et à travers eux à chacun de nous — son plus grand conseil : « Quoi qu’il vous dise, faites-le » (Jn 2, 5). Face aux difficultés, elle nous apprend à ne pas agir selon nos seules forces, mais à nous tourner vers Jésus, à prier d’abord, puis à agir avec confiance, comme les serviteurs qui, sur son ordre, remplissent d’eau les jarres. Prier, puis agir : tel est le chemin de la sagesse chrétienne. Dans ce sens, Marthe Robin disait : « Quand on veut faire une dépense, il faut se mettre devant Jésus. »

Lorsque Jésus est perdu à Jérusalem, Marie et Joseph le cherchent durant trois jours. Après avoir épuisé toutes les recherches humaines, ils se rendent finalement au Temple, et c’est là qu’ils retrouvent Jésus. Marie nous enseigne ainsi qu’après avoir fait tout ce qui dépend de nous, il faut remettre les choses entre les mains de Dieu.

En Marie, le don de conseil s’est déployé avec une abondance singulière, car elle est la Mère du « Conseiller admirable » et celle qui a accueilli tout son enseignement. Dans les Litanies de Lorette, l’Église l’invoque sous le titre de Mère du Bon Conseil. En effet, en toute chose, elle nous conduit à Jésus, le seul Sauveur,  par la parole comme à Cana et par l’exemple de toute sa vie.

Que par toutes les larmes qu’elle a versées pour l’amour de Dieu durant la Passion de Jésus, elle nous obtienne le don de conseil et nous aide à le laisser se déployer en nous dans toute sa plénitude.

Marie, temple du Saint-Esprit, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Ô Saint-Esprit, amour éternel du Père et du Fils, venez en mon cœur et renouvelez-le par votre grâce.

Par l’intercession de la Vierge Marie, votre Épouse très fidèle, disposez mon âme à accueillir vos dons.

Comme vous avez trouvé en elle une demeure pure et docile, faites de moi un temple vivant de votre présence.

Esprit de lumière, éclairez mon intelligence.

Esprit de force, soutenez ma faiblesse.

Esprit de sagesse, conduisez-moi dans la volonté de Dieu.

Esprit d’amour, embrasez mon cœur du feu divin.

Marie, vous qui avez vécu pleinement sous l’action de l’Esprit-Saint, apprenez-moi à écouter sa voix, à lui obéir avec confiance et à me laisser transformer par lui chaque jour.

Ô Saint-Esprit, par les mains maternelles de Marie, répandez en mon âme vos sept dons afin que je vive en enfant de Dieu et que je rende gloire au Père par toute ma vie. Amen.

Venez Esprit-Saint, venez, par la puissante intercession du Cœur Immaculé de Marie votre épouse bien-aimée.

Venez Esprit-Saint, venez, par la puissante intercession du Cœur Immaculé de Marie votre épouse bien-aimée.

Venez Esprit-Saint, venez, par la puissante intercession du Cœur Immaculé de Marie votre épouse bien-aimée.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.