5ème Station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter la Croix

Contemplons

Méditons

Colloque intérieur de Marie :

« Simon !… Simon ! … ne te dérobe pas… les gardes te réquisitionnent, c’est vrai ! Mais de toute éternité, Jésus t’a choisi… aujourd’hui, il t’appelle… pour l’aider à porter la Croix en cet instant, sur ce chemin… ne t’irrite pas… ne t’impatiente pas… il ne te demande pas plus que tu ne peux donner…

Simon !… Si tu savais qui est celui qui t’appelle… si tu savais l’honneur qu’il te fait en te choisissant, c’est toi qui t’empresserais de le servir et ne cèderait ce privilège à personne… Jésus, ton Seigneur, te donne de l’aider à sauver le monde… comprends-tu ?… Tu es choisi pour aider ton Seigneur à sauver le monde ! … Il t’appelle à besogner avec lui à ton Salut et à celui de toutes les âmes… En toi, c’est chaque personne qu’il appelle à travailler avec lui au Salut du monde… Ce que tu t’apprêtes à faire, servira d’exemple à tous ceux qui répondront à l’appel de Jésus à le suivre sur le chemin du renoncement pour la gloire de Dieu et le Salut du monde… Ne vois-tu pas que Jésus ne te traite pas comme un serviteur mais comme un ami ? … Il t’associe à sa mission de Rédempteur… à ce qu’il y a de plus important en ce bas monde : le Salut des âmes… ne vois-tu pas ce que tu représentes à ses yeux ?… Ne vois-tu pas la confiance qu’il place en toi ?

Simon, ne te refuse pas… ne te donne pas à moitié… offre à Jésus qui t’a choisi, le meilleur de toi-même… il se donne tout entier pour toi… ne lui refuse pas le peu qu’il sollicite en retour… ne vois-tu pas que, malgré son épuisement, il porte la plus grande part de la Croix… ne te laissant que la plus petite… lui si affaibli… et toi si fort… je t’en prie, ne te dérobe pas à son regard de peur d’en être apitoyé… par crainte d’être trop généreux… au contraire, cherche-le… laisse-le t’émouvoir… laisse-le te transformer par tout l’amour qu’il veut t’exprimer…

Père, pour l’amour de ton Fils, donne à Simon de répondre pleinement à l’appel de Jésus… Donne-lui de se donner tout entier pour le soulager quelque peu… s’il est possible… Que chacun comprenne que Jésus ne sauve personne malgré lui… que chacun comprenne qu’il doit contribuer à son Salut par l’obéissance à tes commandements et par la pénitence…

Père, par Jésus, le serviteur souffrant, donne à chaque âme de bruler du désir de te rendre toute gloire en cette vie… dans celle du monde à venir… et pour les siècles des siècles… »

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

Quoi de plus pénible, Vierge Marie, que de voir mourir, souffrir, agoniser son fils. Et vous, Vierge Marie, vous étiez là, fidèle, silencieuse. « Le cœur transpercé par une épée, » vous ne vous êtes pas révoltée et vous avez su accorder à votre Fils votre présence jusqu’au bout. Vous avez accueilli sa demande de devenir notre Sainte Mère du Ciel.

Venez nous soutenir, Vierge Marie, devant les drames, les difficultés, les épreuves de notre route. Apprenez-nous à entrer à l’intérieur, à descendre en nos cœurs et à demeurer fidèles à l’amour de notre Dieu qui jamais ne nous abandonne. Vous, la Pietà, apprenez-nous à avancer sur le chemin de la foi. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

4ème Station : Jésus rencontre sa très sainte Mère

Contemplons

Méditons

Colloque intérieur de Marie :

« Fils !… Mon enfant !… Mon Seigneur !… Me voici !… Je suis là !… Je suis toujours avec toi !… Pardonne-moi d’être aussi faible et de ne pouvoir retenir mes larmes… pardonne-moi si mes larmes te causent du chagrin…

Fils, je voudrais te prendre dans mes bras… et ne le peut… je ne trouve sur ta personne aucune partie que tes bourreaux ont épargnée… te prendre dans mes bras ne ferait qu’accroitre tes souffrances…

Ma douleur de ma Maman, je l’accepte et te l’offre pour que tu l’unisses à ta douleur de Fils… il y a trente-trois ans, j’ai dit « oui » à cette heure… et c’est par mon « oui » que tu es venu en moi me procurant une joie immense… Aujourd’hui, je redis « oui » en ta présence, en te regardant dans les yeux… quoi qu’il en coûte, je crois en toi et en celui qui t’a envoyé…

Jésus, tous ces pécheurs sauront-ils jamais tout ce qu’ils nous ont couté ?… A toi qui t’es donné pour eux ?… A moi qui t’ai donné pour eux… et qui me donne avec toi ?… Sauront-ils jamais ce que représente pour moi d’accepter de te sacrifier pour qu’eux puissent vivre ?…

Vous tous qui êtes là à nous regarder, ne vous laisserez-vous pas émouvoir ?… Vous n’avez aucune pitié pour l’innocent que vous avez livré en toute connaissance au supplice de la Croix ; n’aurez-vous pas plus de compassion pour la souffrance de sa Mère ?… Si votre cœur est encore capable de s’émouvoir, alors ayez compassion de mon Fils qui en est réduit à cet état misérable parce qu’il s’est chargé de vos iniquités… ne le laissez pas porter seul, le poids de tous vos péchés… aidez-le en vous laissant sauver… ne rejetez pas son amour pour vous… aimez-le en retour pour tous ceux qui lui refusent cet amour qu’il veut conquérir à un tel prix…

Père, reçois mes larmes de Mère comme ma contribution à la Passion de Jésus… plus que de ma souffrance de voir mon enfant à ce point accablé, elles sont la marque de ma douleur de voir Jésus rejeté, torturé par ceux-là même qu’il est venu sauver…

Père, je ne demande rien pour moi si ce n’est d’accomplir fidèlement ta volonté que je sais tout d’amour…

Père, par tout l’amour que Jésus te rend dans sa Passion au nom de tous les pécheurs, je te prie d’accorder à chaque âme de reconnaitre en lui le seul Sauveur, celui que tu as glorifié, que tu glorifieras encore…

Père, par tout l’amour que Jésus a pour toi, accorde-moi de trouver des âmes généreuses qui l’aident à porter le poids du Salut… des âmes généreuses qui, par l’oblation d’elles-mêmes, le consolent de ceux qui lui refusent leur amour… »

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

Quoi de plus pénible, Vierge Marie, que de voir mourir, souffrir, agoniser son fils. Et vous, Vierge Marie, vous étiez là, fidèle, silencieuse. « Le cœur transpercé par une épée, » vous ne vous êtes pas révoltée et vous avez su accorder à votre Fils votre présence jusqu’au bout. Vous avez accueilli sa demande de devenir notre Sainte Mère du Ciel.

Venez nous soutenir, Vierge Marie, devant les drames, les difficultés, les épreuves de notre route. Apprenez-nous à entrer à l’intérieur, à descendre en nos cœurs et à demeurer fidèles à l’amour de notre Dieu qui jamais ne nous abandonne. Vous, la Pietà, apprenez-nous à avancer sur le chemin de la foi. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

3ème Station : Jésus tombe et se relève pour la première fois

Contemplons

Méditons

Colloque intérieur de Marie :

« Quelle souffrance pour mon Cœur de Mère… voir mon enfant à terre et ne pas pouvoir courir vers lui pour l’aider à se relever… soigner ses plaies… le consoler… Mon Jésus, c’est ce que je faisais quand tu étais petit à chaque fois que tu tombais… tu t’en rappelles ?… mon Cœur ressentait, amplifié, la moindre de tes égratignures… Combien plus il est meurtri aujourd’hui de te voir à terre, écrasé sous le poids de la Croix… de ne pouvoir venir à ton secours… de voir tous ces soldats te malmener pour que tu te relèves, alors que tu es à bout de force… de voir la foule se moquer de toi… se réjouir en te voyant t’effondrer sous un tel fardeau… la seule préoccupation des soldats, des pharisiens, c’est de te faire arriver vivant au Calvaire pour ne pas être privé du clou de ce triste spectacle : ton crucifiement… comment se peut-il que des frères aient si peu compassion de leur prochain ?… Tout à l’heure, chacun ira porter son offrande au temple, son agneau pascal pour qu’il soit sacrifié au Père… et ici ils malmènent l’Agneau de Dieu, l’Agneau sans tache, le seul capable d’offrir au Père un sacrifice qui lui soit agréable… Comment le Père pourrait-il recevoir leurs offrandes avec complaisance alors qu’ils traitent ainsi son envoyé ? …

Mon Fils, tu te relèves avec tant de peine… tu saisis la Croix et reprend le chemin… tu titubes… mais je sais ta détermination… tu iras jusqu’au bout… pour l’amour du Père à qui tu veux offrir le seul sacrifice qui soit digne de Lui… l’offrande de toi-même, pour eux, qui ne mesurent pas toute l’étendue de ta compassion pour leur misère… le vieux serpent avait assuré Adam qu’en goutant du fruit défendu, il serait comme Dieu… vois, aujourd’hui, la misère dans laquelle sa tromperie les a plongés… ils ne sont que haine, aveuglement, dureté de cœur… Mon Jésus, avec toi, je prie le Père de prendre pitié de tous… ils ne savent pas ce qu’ils font…

Père, vois ton Fils qui se relève de sa chute et reprend le chemin qui mène au Calvaire… il est comme ces agneaux que tout à l’heure on mènera à l’autel pour te les sacrifier… Jésus est ton Agneau, l’Agneau sans tache, le seul digne de toi parce qu’il est ton Fils, parce qu’il est ton Verbe, parce qu’il est Dieu… il n’a pas besoin qu’on le mène à l’autel du sacrifice… il s’y rend de lui-même et se donne tout entier à toi en offrande d’agréable odeur… pour la rémission des péchés de toute la nature humaine déchue… pour toute cette humanité qui a tant besoin qu’on la sauve et qui ne s’en rend pas compte…

Père, par ce relèvement, accorde à chaque âme de suivre le chemin du Salut avec détermination, sans craindre, ni les obstacles, ni les chutes…

Père, par ton Fils qui se relève avec tant de peine, soutiens le courage de tous ceux qui seront butte à la persécution pour le nom de Jésus… »

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

Quoi de plus pénible, Vierge Marie, que de voir mourir, souffrir, agoniser son fils. Et vous, Vierge Marie, vous étiez là, fidèle, silencieuse. « Le cœur transpercé par une épée, » vous ne vous êtes pas révoltée et vous avez su accorder à votre Fils votre présence jusqu’au bout. Vous avez accueilli sa demande de devenir notre Sainte Mère du Ciel.

Venez nous soutenir, Vierge Marie, devant les drames, les difficultés, les épreuves de notre route. Apprenez-nous à entrer à l’intérieur, à descendre en nos cœurs et à demeurer fidèles à l’amour de notre Dieu qui jamais ne nous abandonne. Vous, la Pietà, apprenez-nous à avancer sur le chemin de la foi. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

2ème Station : Jésus est chargé de la Croix

Contemplons

Méditons

Colloque intérieur de Marie :

« Voilà la Croix ! Elle parait tellement lourde… et toi, Jésus, tu es tellement affaibli… Mon Fils, avec quelles forces vas-tu pouvoir la porter jusqu’au Calvaire ?… Tu as déjà versé tant de Sang lors de la flagellation… lors du couronnement d’épines… Pourtant, tu ne te dérobes pas et tu tends même les bras pour l’accueillir… Tu la serres, fort contre toi, pour qu’elle ne t’échappe pas… Cette Croix qui me fait frémir d’horreur, tu l’as désirée depuis ta venue en ce monde… c’est pour cette heure que tu as vécu… car cette Croix est le moyen par lequel tu rends toute gloire au Père… elle est la clé qui ouvre le Royaume des Cieux à tous ceux qui, à ta suite, prendront leur croix, se renonceront à eux-mêmes, et te suivront… En cet instant s’accomplit la prophétie d’Isaïe : « le signe de sa principauté sera sur son épaule » … et ton trône royal, ce sera cette Croix quand elle aura été plantée en terre… lorsque tu y auras été élevé… car c’est alors que tu attireras tout à toi…

Mon Fils, que je voudrais t’aider à porter cette Croix toute faible femme que je suis… Mais tu dois la porter seul, car toi seul es le Sauveur… toi seul peut réaliser le Salut… Mon enfant… ma Croix, celle que je veux porter à ta suite, c’est mon amour pour toi… c’est mon amour pour eux… mon amour pour tous ceux qui te condamnent et te font porter cette Croix dans les pires tourments, ne cessant de rajouter à tes souffrances… Ma Croix, c’est de te voir rejeté par ceux que tu es venu sauver… Comme les cris de cette foule transpercent mon Cœur de Mère… mon Cœur de croyante…

Jésus, tu as toujours été le meilleur de tous les enfants des hommes, le meilleur de tous les fils… Ma souffrance en cet instant est à la mesure de toutes les joies que tu m’as données… Mon enfant, cette souffrance que me cause ta souffrance… cette souffrance que me cause tous ceux qui causent ta souffrance… je l’accepte pour l’amour de toi et l’offre avec toi au Père, pour eux… pour tous ceux pour qui tu te donnes en cette heure… pour eux dont les péchés sont signifiés par cette Croix si grande, si lourde… cette Croix que tu acceptes… que tu reçois…

Parmi toute cette foule, n’y aura-t-il donc personne pour comprendre qu’en enlaçant cette Croix, Jésus embrasse toute l’humanité et lui révèle l’amour du Père ?… Jérusalem, Jérusalem, ville sainte, choisie entre toutes, ne vois-tu donc pas qui est Jésus ? Es-tu à ce point aveuglée que tu ne reconnais pas en lui le Dieu de tes pères qui confond les sages et les intelligents ? …

Père, ton Fils, vrai Dieu et vrai homme, reçois cette Croix dans l’action de grâce pour la porter dans l’offrande de lui-même jusqu’au Calvaire…

Père, donne à chaque âme de reconnaitre en Jésus qui brûle de te rendre toute gloire, le Dieu saint, le Dieu fort, le Dieu immortel qui prend pitié de nous, en nous arrachant à la mort éternelle…

Père, par Jésus, le nouvel Adam, accorde à chaque âme la force de renoncer au péché et de choisir de le suivre sur la route de la sainteté et du Salut…

Père, donne à chaque âme de porter sa Croix avec patience à la suite de Jésus…

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

Quoi de plus pénible, Vierge Marie, que de voir mourir, souffrir, agoniser son fils. Et vous, Vierge Marie, vous étiez là, fidèle, silencieuse. « Le cœur transpercé par une épée » Vierge Marie, vous ne vous êtes pas révoltée et vous avez su accorder à votre Fils votre présence jusqu’au bout. Vous avez accueilli sa demande de devenir notre Sainte Mère du Ciel.

Venez nous soutenir, Vierge Marie, devant les drames, les difficultés, les épreuves de notre route. Apprenez-nous à entrer à l’intérieur, à descendre en nos cœurs et à demeurer fidèles à l’amour de notre Dieu qui jamais ne nous abandonne. Vous, la Pietà, apprenez-nous à avancer sur le chemin de la foi. Amen

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

1ère Station : Jésus est condamné à mort

Contemplons

Méditons

Colloque intérieur de Marie :

« Mon Fils, qu’as-tu fait à cette foule pour qu’elle te préfère Barabbas ? Pourquoi réclame-t-elle ta mort alors qu’il y a peu, elle t’ouvrait les portes de Jérusalem et t’y accueillait comme le Messie promis ? Je les entends encore chanter leurs « Hosanna au fils de David » … Est-elle à ce point oublieuse de tous tes bienfaits ? Ne se rappelle-t-elle pas tous les signes que tu as accomplis ?

Parmi tes accusateurs, je reconnais certains visages… il en est qui, autrefois, alors que je te retrouvais au temple après trois jours de recherches angoissées, t’écoutaient avec délectation, admiraient ta sagesse… Pourquoi aujourd’hui, veulent-ils te faire taire ? Pourquoi n’admirent-ils plus ta sagesse ? … Toi, pourtant, tu n’as pas changé… et tout ce que tu as dit et enseigné, tu l’as dit de la part du Père ?… Ils te traitent comme ils ont traités tous les prophètes avant toi… ils sont même pire avec toi car, toi, tu es plus qu’un prophète : tu es le Fils du Père, son Verbe éternel…

Ce même jour où je t’ai retrouvé au temple, tu nous disais à Joseph et à moi : « ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux affaires de mon Père ? » Nous ne comprenions pas ce que tu voulais nous signifier… Aujourd’hui, je comprends que « tes affaires, » c’est de restaurer la maison du Père dans les cœurs pour qu’y soit célébré un culte authentique…

Mon Jésus, je suis ta servante avant d’être ta Mère, et je ne demande rien pour moi… Que tout soit fait comme tu le veux, pour la gloire du Père, pour le Salut de tous, y compris le mien, car pour moi aussi, tu te livres en leurs mains aujourd’hui… Je ne te quitterai pas quoi qu’il advienne et je me donne avec toi au Père, pour eux… A chaque instant je veux me rappeler tes paroles : « détruisez ce sanctuaire et je le rebâtirai en trois jours. » Quoi qu’il advienne, je sais, je crois… je crois, je sais… que tu accomplis les Prophéties et les Ecritures et que de ta mort… jaillira notre vie à tous…

Père, aujourd’hui, plus que jamais, ton Fils s’occupe de tes affaires… Je suis toujours ta servante et ne te prie pas de l’en détourner ; je ne l’ai jamais fait, et je n’en ai jamais éprouvé le désir même quand je ne comprenais pas… Même si je sais depuis toujours qu’un glaive de douleur transpercera mon Cœur de Mère, je ne te demande aujourd’hui qu’une seule chose, c’est de ne pas vaciller dans la foi en Celui que tu as envoyé d’auprès de toi… Reçois l’offrande de moi-même en union avec celle de Jésus, pour ta gloire et leur Salut à tous… Donne-moi de consoler Jésus par une offrande si parfaite de moi-même que le Salut qu’il s’apprête à accomplir, se déploie en moi dans toute sa plénitude…

Père, pardonne à la foule qui blasphème et ne s’en rend pas compte tant elle est aveuglée… Pardonne à ton peuple qui réclame que le Sang de Jésus retombe sur eux et sur leurs enfants… Ils ne comprennent pas que si Jésus s’est livré, dans un acte d’amour infini, c’est justement pour que son Sang retombe sur eux en bénédictions … Un seul soupir de sa part et tu déploierais ta puissance pour l’arracher à cette heure de ténèbres… Mais Jésus ne te le demande pas car il t’aime, parce qu’il les aime et veut leur montrer que ton amour vaut tous les sacrifices jusqu’aux plus grands, que rien n’est pire que de vivre séparé de toi… Ils ne comprennent pas quel amour brûle en lui pour toi, pour eux… Père, pour l’amour de Jésus, donne-leur de connaitre jusqu’où il les a aimés…

Père, s’il est possible que ce calice passe loin de Jésus mais que ta volonté se fasse et non la mienne… je suis ton humble servante…

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

Quoi de plus pénible, Vierge Marie, que de voir mourir, souffrir, agoniser son fils. Et vous, Vierge Marie, vous étiez là, fidèle, silencieuse. « Le cœur transpercé par une épée, » vous ne vous êtes pas révoltée et vous avez su accorder à votre Fils votre présence jusqu’au bout. Vous avez accueilli sa demande de devenir notre Sainte Mère du Ciel.

Venez nous soutenir, Vierge Marie, devant les drames, les difficultés, les épreuves de notre route. Apprenez-nous à entrer à l’intérieur, à descendre en nos cœurs et à demeurer fidèles à l’amour de notre Dieu qui jamais ne nous abandonne. Vous, la Pietà, apprenez-nous à avancer sur le chemin de la foi. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Prologue

Contemplons

Pietà, Michel-Ange

Méditons

Toute sa vie, Marie a été ce qu’elle s’est proclamée le jour de l’Annonciation : la servante du Seigneur. Discrète mais, O combien, active, elle est associée à tous les moments clés de l’histoire du Salut. C’est par elle que Jésus se fait homme. C’est par elle qu’il commence sa mission de Rédempteur en sanctifiant Jean-Baptiste le jour de la Visitation. C’est par elle, qu’il rencontre son peuple pour la première fois à Bethlehem en la personne des bergers, puis des mages. C’est par elle qu’il accomplit son premier miracle à Cana.

Les Evangiles ne nous livrent que peu de paroles de Marie. Cela ne signifie pas qu’elle n’a rien à dire mais que son message tient en peu de mots, ceux qu’elle a prononcés à l’attention des serviteurs des noces de Cana : « quoique Jésus vous dise, faites-le » (Jean 2, 5). Par cette recommandation, elle nous livre le secret de sa sainteté personnelle. En effet, toute sa vie, elle a été à l’écoute des paroles de Jésus et les a mises en pratique.

C’est par Marie que le Salut est venu en notre monde et c’est par elle qu’il a pu nous atteindre. Parce qu’aussi intiment unie à Jésus dans l’Incarnation, elle devait l‘être aussi dans sa Passion. Parce que la servante du Seigneur, Marie, la Mère, a consenti à l‘offrande d’amour de son Fils pour le Salut de tous y compris le sien. En effet, si elle est la Mère de Dieu par une grâce singulière, elle reste une âme créée, rachetée, sanctifiée pour laquelle Jésus s’est livré, et ses prérogatives, l’Immaculée Conception, la Maternité divine, l’Assomption, sont les plus beaux fruits de la Passion de Jésus.

Marie était là le vendredi-saint, suivant son Jésus pas à pas, ne le quittant pas des yeux de son Cœur Immaculé, s’unissant à lui dans son offrande au Père pour toutes les âmes. Elle a donc suivi la même route que Jésus, depuis le prétoire de Pilate jusqu’au sépulcre. Et, comme elle l’a toujours fait, « elle a retenu tous ces événements les méditant dans son cœur » (Luc 2, 19).

Personne n’a été plus uni à Jésus dans sa Passion que Marie. Personne ne s’est davantage ouvert au Salut pour en produire tout le fruit. Aussi, personne, plus que Marie, n’est en mesure de nous faire entrer dans les sentiments du Sauveur au moment où il réalise notre Salut.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

Quoi de plus pénible, Vierge Marie, que de voir mourir, souffrir, agoniser son fils. Et vous, Vierge Marie, vous étiez là, fidèle, silencieuse. « Le cœur transpercé par une épée, » vous ne vous êtes pas révoltée et vous avez su accorder à votre Fils votre présence jusqu’au bout. Vous avez accueilli sa demande de devenir notre Sainte Mère du Ciel.

Venez nous soutenir, Vierge Marie, devant les drames, les difficultés, les épreuves de notre route. Apprenez-nous à entrer à l’intérieur, à descendre en nos cœurs et à demeurer fidèles à l’amour de notre Dieu qui jamais ne nous abandonne. Vous, la Pietà, apprenez-nous à avancer sur le chemin de la foi. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La grâce de la conversion

Contemplons

Le bon Larron, Joaquim Sorolla

Méditons

Le Salut est une grâce inestimable, la foi le plus grand de tous les miracles, la conversion un don de la charité infinie du Christ qui s’est livré sans réserve pour chacun d’entre nous. Si Dismas s’est converti, s’il est sauvé, c’est parce que Jésus a donné sa vie pour lui, pour nous.

Le poids énorme de tous nos péchés n’est pas un obstacle à la conversion. Dismas a été le pire d’entre nous. C’est pourtant lui que Jésus a choisi pour témoigner de sa miséricorde sans limite. La seule chose qui échappe à la puissance divine, c’est notre rage de vivre. En effet, il nous faut vouloir vivre pour Jésus et avec lui. Il nous faut nous emparer du salut avec la hardiesse d’un Dismas. « Le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent » (Mathieu 11, 12) nous dit Jésus.

Il nous faut prier Dieu avec un cœur de pauvre c’est-à-dire dépouillé de toute mauvaise attache. Lorsque Dismas s‘adresse à Jésus, il est nu, au propre comme au figuré. Il n’a plus rien si ce n’est une espérance folle en quelqu’un dont on dit qu’il est le Roi des juifs, le Messie d’Israël mais qu’il n’a jamais vu accomplir aucun signe. Son cri de foi jaillit du plus profond de son cœur délesté des préoccupations de ce monde, d’où sa puissance. Par son exemple, Dismas nous montre qu’il ne faut pas craindre la pauvreté de nos moyens pour évangéliser le monde car « à Dieu rien n’est impossible » (Luc 1, 37) et « sa grâce suffit, car sa puissance se déploie dans la faiblesse » (2Co12).

Enfin, saint Dismas, nous enseigne que toute conversion est possible, y compris celle des pécheurs les plus endurcis. Aussi, si le monde ne se convertit pas, c’est parce que nous, « pécheurs pardonnés » (pape François) n’en demandons pas la grâce sans recherche égoïste de notre part. En effet, nous voulons bien prier pour les pécheurs mais  ne voulons pas que ça nous coûte. Et, à nous examiner de plus près, nous sentons bien que nous voudrions que le monde se convertisse pour qu’il corresponde à notre vision, davantage que pour qu’il connaisse le vrai Dieu et le bonheur du salut.

Apprenons de Dismas à vouloir la conversion du monde pour l’amour de Dieu et du prochain, n’hésitant pas, dans cette intention, à payer un peu de notre personne pour l’obtenir. C’est alors que nous verrons ce feu que Jésus appelait de tous ses vœux, embraser le monde (Luc 12, 49). Amen. Maranatha.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

Saint Bon Larron, toi qui, malgré tes péchés passés fut assuré d’une entrée immédiate au Ciel par la gratuité de l’amour de Dieu, qui en un instant t’a transformé en un saint, demande, je t’en supplie, à Jésus mon Sauveur, de faire tomber sur moi ce même regard de miséricorde, qui fera plonger mes yeux dans les siens, pour en recevoir le pardon et la sainteté.

Aussi, envahi par le feu de l’amour divin consumant et transformant, je pourrai entendre à mon tour la promesse que Jésus t’a faite : « aujourd’hui même tu seras avec moi dans le paradis. » Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Tous des voleurs !

Contemplons

Le Crucifiement, anonyme

Méditons

La figure de saint Dismas, le Bon Larron est d’une telle richesse qu’il nous faudrait prolonger cette méditation commencée il y a 29 jours, de plusieurs mois pour arriver à en faire le tour. Ce temps, si court soit-il, a pourtant suffit pour dégager la substantifique moelle de son message : nous sommes tous des voleurs aux yeux de Dieu qui attend néanmoins de nous, que nous nous emparions de ses trésors de miséricorde avec la hardiesse d’un brigand de grand chemin.

Dismas s’est emparé des trésors du Ciel quand il en avait l’occasion. Et, il n’a pas pris qu’une partie du magot ; il a tout pris, sans complexe aucun, sans gêne. En un instant, il est passé de la plus extrême pauvreté à une fortune colossale car la miséricorde de Jésus lui a délivré un sauf-conduit pour le paradis.

Nous sommes tous des voleurs, avouons-le-nous ! Et soyons honnêtes jusqu’au bout, nous ne valons pas beaucoup mieux que Dismas avant sa conversion. En effet, il ne méritait rien. Il avait passé sa vie à piétiner les commandements de Dieu. Nous ne dresserons pas la liste de tous ses méfaits, car nous ignorons les détails de sa vie. Cela dit, ils lui ont valu la condamnation à mort par la Croix, le châtiment suprême : c’est dire leur gravité !

Nous aussi, arrivés à la dernière heure, nous en serons réduits à employer les méthodes de Dismas. Nous porterons le poids de toute une vie de péchés qui, même s’ils auront été absous, pèseront sur notre conscience et nous rappellerons douloureusement que, quand nous en avions le temps, nous n’avons pas assez aimé Dieu et notre prochain, que si nous les avions mieux aimés, nous aurions moins péché.

Aussi, le Bon Larron, nous engage à nous tourner vers Jésus avec une âme de pauvre et des manières de brigand, sans crainte, sans honte, sans complexe. Jésus se laissera dépouiller car son désir de nous sauver est infiniment plus grand que le nôtre de l’être.

S’il nous était donné de rencontrer Dismas, il exprimerait probablement le même regret que saint Augustin mais avec moins de finesse et de poésie : « Bien tard je t’ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle, bien tard je t’ai aimée ! » Il nous recommanderait de ne pas attendre les derniers instants de notre vie pour aimer le Seigneur et de nous tourner vers lui dès maintenant car la plus lourde des croix en ce bas monde, c’est celle qu’on porte sans Jésus. Avec des yeux humides, il nous dirait aussi de ne passer aucune journée sans remercier Dieu du don inestimable qu’il nous fait à tous en Jésus et Marie. Ensuite, probablement, il se tairait et prierait pour nous avec toute l’ardeur de son âme, pour que nous nous ouvrions pleinement au salut.

Prier pour le salut de tous les larrons de ce pauvre monde : c’est sa façon de remercier Dieu pour son salut imméritée et dont il est si heureux.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

Saint Bon Larron, toi qui, malgré tes péchés passés fut assuré d’une entrée immédiate au Ciel par la gratuité de l’amour de Dieu, qui en un instant t’a transformé en un saint, demande, je t’en supplie, à Jésus mon Sauveur, de faire tomber sur moi ce même regard de miséricorde, qui fera plonger mes yeux dans les siens, pour en recevoir le pardon et la sainteté.

Aussi, envahi par le feu de l’amour divin consumant et transformant, je pourrai entendre à mon tour la promesse que Jésus t’a faite : « aujourd’hui même tu seras avec moi dans le paradis. » Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le culte du Bon Larron

Contemplons

Le Crucifiement, Conrad Laib

Méditons

Les Pères de l’Eglise sont insatiables de détails, intarissables d’éloges quand il s’agit de témoigner de leur admiration pour le Bon Larron. Et toutes les belles pages qu’ils nous ont laissées à son sujet, contribuent largement à fonder son culte et sa dévotion.

Ainsi, en Orient, d’abord, le bon Larron est mentionné sans être nommé dans le Synaxaire de Constantinople, au IXème ou Xème siècle.

Le commentaire qui est lu au début de la messe en l’honneur du saint Larron, et qui se trouve au Propre de Jérusalem, indique que, déjà au Xème siècle, son culte y est attesté.

Dans les Eglises chrétiennes de Syrie et d’Irak, sa fête est célébrée le samedi de la semaine de pâques. Les grecs, pour leur part, le commémorent le 23 mars. Chez les latins, le nouveau martyrologe a maintenu la mention du Bon Larron à la date du 25 mars, date considérée depuis la plus haute antiquité comme le jour anniversaire de la mort du Christ.

Au Moyen Age, la popularité du Bon Larron est très importante. Progressivement, son culte liturgique s’étend. Beaucoup de diocèses solennisent sa fête, comme l’atteste saint Pierre Canisius qui voyage beaucoup en Belgique, en Allemagne, en Suisse, en Autriche et en Italie. Il précise qu’elle est célébrée dans l’ancienne cathédrale de Bruges, comme dans la plupart des églises.

Au XVIème siècle, l’ordre de Notre-Dame de la Merci pour la rédemption des captifs obtient du pape Sixte V l’approbation de son office du Bon Larron. Au XVIIIème siècle, c’est au tour de la congrégation des pieux ouvriers en Italie d’obtenir la même faveur. Elle choisit le Bon Larron comme patron de ses missions. Les Oblats de Marie, les serviteurs de Marie, les Clercs réguliers de saint Gaétan de Thiene récitent son office. Le Bon larron est aussi très populaire en certaines régions d’Espagne, en Angleterre et surtout en Italie méridionale.

Depuis le concile Vatican II, le Bon Larron revient progressivement à la lumière. Ainsi, il est actuellement célébré le 12 octobre au calendrier du patriarcat de Jérusalem, une tradition dont témoigne déjà, au Xème siècle, le calendrier géorgien palestinien. Sa mémoire est par la suite ajoutée au calendrier de Lyon le 27 septembre 1976 puis à celui de saint Flour depuis le 20 novembre 1981. Depuis le 27 juillet 1982, la messe du Bon Larron est insérée dans le recueil des messes votives de la Terre sainte. Elle est célébrée en Jordanie et à Chypre. En 1985, la Congrégation pour le culte divin accorde pour la France une messe du Bon Larron à l’aumônerie nationale des prisons.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

Saint Bon Larron, toi qui, malgré tes péchés passés fut assuré d’une entrée immédiate au Ciel par la gratuité de l’amour de Dieu, qui en un instant t’a transformé en un saint, demande, je t’en supplie, à Jésus mon Sauveur, de faire tomber sur moi ce même regard de miséricorde, qui fera plonger mes yeux dans les siens, pour en recevoir le pardon et la sainteté.

Aussi, envahi par le feu de l’amour divin consumant et transformant, je pourrai entendre à mon tour la promesse que Jésus t’a faite : « aujourd’hui même tu seras avec moi dans le paradis. » Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’admiration des plus grands

Contemplons

Le Crucifiement, Cranach

Méditons

En parcourant les écrits des Pères, des docteurs de l’Eglise, des saints, des auteurs spirituels, nous recueillons bien des titres décernés au Bon Larron, qui expriment autant leur dévotion que leur admiration.

Commençons par les Pères et les docteurs. « Maitre en philosophie, docteur, avocat de Jésus, figure et précurseur de tous les élus, prince de Dieu, prophète », voilà qui en dit long sur ce que Jean Chrysostome pensait du Bon Larron.

« Docteur de la charité » poursuit saint Augustin ; « évangéliste » renchérit saint Athanase d’Alexandrie. Saint Cyrille de Jérusalem écrit de lui : « O larron, quelle puissance t’a illuminé ? Qui t’apprit à adorer un homme méprisé, crucifié avec toi ? O lumière éternelle éclairant les aveugles. Il est juste que tu entendes ce mot : « Aie confiance ! » Ou encore : « tu ne trouveras personne avant le larron qui ait mérité la promesse du paradis, ni Abraham, ni Isaac, ni Jacob, ni Moïse, ni les prophètes, ni les apôtres. Avant tous, tu trouveras le larron. »

Et plus proche de nous, n’oublions pas sainte Thérèse de l’Enfant Jésus qui se confiait souvent aux bons soins du Bon Larron. Elle écrit à ce sujet : « Mes protecteurs du Ciel et mes privilégiés sont ceux qui l’ont volé, comme les saints Innocents et le Bon Larron. Les grands saints l’ont gagné par leurs œuvres ; moi, je veux imiter les voleurs, je veux l’avoir par ruse, une ruse d’amour qui m’en ouvrira l’entrée, à moi et aux pauvres pécheurs. L’Esprit-Saint m’encourage, puisqu’il dit dans les Proverbes : « o tout-petits, venez, apprenez de moi la finesse. »

Poursuivons avec les saints : « prémices de tous les élus, leur figure, il est prince du ciel, consolateur de Jésus et consolateur de Marie » pour saint Bernardin de Sienne. « Cèdre du paradis, astre resplendissant du Ciel » pour saint Pierre Damien.

Les écrivains ecclésiastiques leur emboitent le pas. « Il est un aigle céleste aux ailes immenses. Son vol le porte jusqu’au paradis » selon Athanase le Sinaïte. « Il est le portier du paradis » pour Prochus de Jérusalem. Arnaud de Chartres parle de lui comme les « prémices des désespérés. » Et, Cornelius a Lapide écrit de lui : « Fils premier-né du Christ crucifié, martyr, apôtre, prédicateur de l’univers, car de la chaire de la croix, il prêcha le Christ à l‘univers entier, archange de paradis, séraphin. »

Tous ces titres peuvent nous paraitre excessifs car appliqués à quelqu’un qui, somme toute, a passé sa vie à faire le mal, ne trouvant le chemin du bien que dans les dernières heures. Pourtant, ce sont les plus brillants esprits, ceux dont l’Eglise reconnait, et la science, et la sagesse, qui parlent de lui de manière aussi dithyrambique. Cela dit, s’ils ne tarissent pas d’éloges sur lui, c’est d’abord parce qu’il est l’image et la preuve même de l’infinie miséricorde de Dieu qui ne rechigne pas à s’abaisser jusqu’au plus misérable d’entre nous pour le rendre digne du Ciel. Ensuite en Dismas, le bon Larron, nous pouvons espérer que Jésus reproduira pour nous aussi le même miracle. En effet, nous sentons qu’au fond de nous-mêmes, nous sommes aussi peu dignes du Ciel que Dismas, et plus nous avançons en âge, moins le bilan de notre vie, nous semble fameux.

Eh oui ! Il nous faut nous rendre à l’évidence : nous ne sommes tous que des larrons. Mais, ce n’est pas grâve, du moment que choisissons d’être un Dismas plutôt qu’un Gesmas.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

Saint Bon Larron, toi qui, malgré tes péchés passés fut assuré d’une entrée immédiate au Ciel par la gratuité de l’amour de Dieu, qui en un instant t’a transformé en un saint, demande, je t’en supplie, à Jésus mon Sauveur, de faire tomber sur moi ce même regard de miséricorde, qui fera plonger mes yeux dans les siens, pour en recevoir le pardon et la sainteté.

Aussi, envahi par le feu de l’amour divin consumant et transformant, je pourrai entendre à mon tour la promesse que Jésus t’a faite : « aujourd’hui même tu seras avec moi dans le paradis. » Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.