Le miracle du soleil

Contemplons

Le journal paru le lendemain du 13 octobre 1917 et qui relate le miracle du soleil

Ecoutons

Dans ses cahiers, Lucie écrit au sujet du miracle du soleil ce 13 octobre 1917 : « Ouvrant alors les mains, elle (Notre Dame) les fit se refléter dans le soleil, puis, pendant qu’elle s’élevait, le reflet de sa propre lumière continua à se projeter dans le soleil.

Tel fut le motif pour lequel je me suis exclamée, en leur demandant de regarder vers le soleil. Mon but n’était pas d’attirer l’attention de la foule vers cette direction, puisque je ne me rendais même pas compte de sa présence : je l’ai fait seulement à cause d’une impulsion intérieure qui m’y a incitée.

Voici qu’allait se produire le miracle du soleil, promis trois mois plus tôt, comme preuve de la véracité des apparitions de Fatima. La pluie cessa et le soleil tourna trois fois sur lui-même, lançant de tous côtés des faisceaux de lumière de diverses couleurs : jaune, lilas, orangé et rouge. A un moment donné, il parut se détacher du firmament et tomber sur la foule qui cria terrorisée. Après un prodige de dix minutes, le soleil reprit son aspect normal. »

Le 18 décembre 1917, le Dr José Maria Proença de Almeida Garret, témoin direct du miracle du soleil de Fatima, décrivit ainsi ce qu’il avait contemplé :

« Quelques instants plus tôt, le soleil avait percé victorieusement l’épaisse couche de nuages qui l’avait caché, pour briller clairement et intensément. Je me suis retourné vers cet aimant qui attirait tous les regards et j’ai pu le voir semblable à un disque au bord net et à l’arête vive, lumineuse et luisante, mais qui ne faisait pas mal aux yeux… Il ne ressemblait en rien à la lune d’une nuit transparente et pure, parce que l’on voyait et sentait qu’il s’agissait d’un astre vivant… On ne pouvait pas non plus le confondre avec le soleil visible par temps de brouillard (d’ailleurs inexistant ce jour-là) puisqu’il n’était pas opaque, diffus ou voilé. A Fatima, le temps était chaud et ensoleillé.

Ce qui fut merveilleux, c’est que pendant un long moment, nous avons pu scruter l’astre, flamme de lumière et braise de chaleur, sans la moindre douleur oculaire et sans qu’aucun éblouissement ne nous aveugle. Ce disque nacré était animé d’un mouvement étourdissant… Il tournait sur lui-même à une vitesse vertigineuse.

Tout à coup, on entendit une clameur, comme un cri d’angoisse montant de la foule. Le soleil, conservant sa vitesse de rotation, se détacha du firmament et, sanguinaire, il prit la direction de la Terre, menaçant de nous écraser sous le poids de son énorme meule de feu. Ces secondes furent terrifiantes…

Tous ces événements, je les ai observés personnellement et sereinement, sans émotion ni agitation… Ce phénomène a dû s’étaler sur environ dix minutes. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Qui est déjà très offensé »

Contemplons

Notre Dame de Fatima

Méditons

Dans son cahier, Lucie écrit au sujet de l’apparition du 13 octobre 1917 : « En cette apparition, les paroles qui restèrent le plus profondément ancrées dans mon cœur furent celles par lesquelles notre sainte Mère du Ciel suppliait les hommes de ne plus peiner Notre Seigneur trop offensé. Quelle amoureuse plainte elles contiennent et quelle supplication ! Oh ! Que je voudrais qu’elles résonnent dans le monde entier et que tous les enfants de la Mère céleste écoutent sa voix ! »

Parce qu’elle est toute pénétrée de Dieu, Marie est l’amour même. Elle aime Dieu et personne,  plus qu’elle, ne sait combien Il est digne d’être aimé, combien Il aime les hommes, ses créatures, et combien Il souhaite en être aimé en retour.

Marie est la Mère de Jésus qu’elle aime plus que tout. Elle sait tout ce que nous lui devons, à lui qui a donné sa vie pour nous, elle comprise. Et elle sait la tristesse de Jésus de ne pas être aimé en retour et même d’être offensé par le comportement de ceux qu’Il a sauvés.

Nous sommes les enfants de Marie, ceux pour qui elle a accepté le sacrifice de Jésus, ceux pour qui elle s’est sacrifiée en union avec Lui. Et, parce qu’elle aime Dieu et qu’elle nous aime, elle nous supplie de nous laisser réconcilier avec Lui. En Mère aimante, elle quémande le peu d’amour dont nous sommes capables pour le Seigneur qui se fait mendiant d’amour ne cessant de nous tendre la perche du salut que dans notre orgueil démesuré et sans cesse renaissant, nous ne voulons pas saisir.

Si nous aimons Marie, nous ne pouvons pas rester indifférents à cette demande de cesser d’offenser Notre Seigneur « déjà très offensé. » Lucie n’oubliera jamais l’expression de profonde tristesse de Marie quand elle prononce ces mots. Et elle dira, comme Bernadette à Lourdes, comme Maximin et Mélanie à La Salette, que jamais elle n’a vu une telle expression de tristesse. Bernadette dira qu’elle semblait concentrer dans son regard la tristesse du monde entier. Quant à Maximin et Mélanie de La Salette, ils diront en voyant pleurer Marie : « elle semblait une maman que ses enfants ont battue et qui s’est enfuie pour pleurer. » Marie leur dira aussi dans l’esprit de ce qu’elle dit à Fatima en ce 13 octobre : « Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si fort et si pesant que je ne puis plus le maintenir. Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse. Pour vous autres, vous n’en faites pas cas ! Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous autres. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Je suis Notre-Dame du Rosaire, que l’on continue à réciter le chapelet tous les jours »

Contemplons

Le pape François offre un chapelet à Notre-Dame du rosaire de Fatima

Méditons

Les demandes de Marie en ce 13 octobre tiennent un peu de choses. Il y en a deux, celle de construire une chapelle et celle de continuer à dire le chapelet tous les jours. Jusqu’au mois précédent, Marie demandait aux enfants de continuer à dire le chapelet tous les jours. Aujourd’hui, elle s’adresse à tous : « que l’on continue à dire le chapelet tous les jours. »

On serait presque déçu du message final et on pourrait le trouver en disproportion totale avec la grandeur du miracle réalisé. Mais tout est à la mesure de ce que chacun est en mesure de donner. Pour Dieu dont la puissance est infinie, c’est peu de choses d’accomplir un miracle aussi éclatant ; pour nous, c’est le plus du peu dont nous sommes capables, nous, pauvres pécheurs car c’est déjà un véritable effort de persévérance d’offrir chaque jour un chapelet. Pourtant, pour que Dieu déploie toute sa puissance pour notre salut, c’est le peu qu’il demande : Il nous donnera beaucoup pour peu de notre part mais ce « peu » est la condition pour l’obtenir.

Si Marie demande la récitation persévérante du chapelet, c’est parce que c’est le moyen par lequel tous les objectifs du Ciel seront atteints. Marie n’a cessé de nous parler de conversion, de retour à Dieu, de paix en recommandant en même temps la prière du chapelet. N’a-t-elle pas dit à un malade « qu’il dise le chapelet tous les jours et il guérira dans l’année » et à un autre « il ne guérira pas mais qu’il dise le chapelet tous les jours et je lui donnerai le moyen de gagner sa vie. » En résumé, Marie nous dit que toutes les problématiques trouvent leur issue ou leur solution dans la prière quotidienne du chapelet. C’est par le moyen du chapelet que Marie exerce son emprise aimante sur chaque âme pour la conduire en toute sécurité vers le Royaume. Car Marie, l’humble servante du Seigneur, met toute sa puissance au service de la gloire de Dieu et du salut du monde.

Celui qui s’est confié à Marie, s’est consacré à elle, n’a plus besoin qu’on lui détaille tout ce qu’il doit faire pour réaliser son salut. Aussi, Marie ne s’étend t-elle pas en longs discours (d’ailleurs les longs discours ne lui ressemblent pas). Tout ce qui semble ne pas être dit par elle en ce 13 octobre, sera communiqué à chaque âme en se rendant à la chapelle dont elle a demandé la construction, par les ministres du culte, ou dans le secret de son cœur en méditant les mystères du rosaire chaque jour.

« Pour demeurer impassible en face de l’avenir, il faudrait nous fermer les oreilles aussi bien que les yeux. Fermer les yeux aux crimes qui se multiplient…, les oreilles aux avertissements si souvent renouvelés par Notre Seigneur et la Très Sainte Vierge – annonces d’ailleurs toutes miséricordieuses puisqu’en faisant connaître les châtiments qui nous menacent, elles nous disent aussi les moyens ou le principal moyen de les prévenir : se convertir, faire pénitence, se consacrer au Cœur Immaculé de Marie, dire le rosaire : oui, le rosaire, voilà en définitive le moyen des moyens qui obtiendra la grâce de mettre en pratique tous les autres. » (Monseigneur Routhier)

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucia, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

 

« Que l’on fasse construire ici une chapelle en mon honneur »

Contemplons

La chapelle dédiée à Notre-Dame du rosaire de Fatima

Méditons

Comme à Lourdes où elle demande à Bernadette d’aller dire aux prêtres de construire une chapelle et qu’on y vienne en procession, Marie demande à Fatima l’édification d’un sanctuaire. Cette demande ne consiste pas seulement en la construction d’une église supplémentaire dans un pays qui en compte déjà tellement, mais poursuit trois objectifs.

Le premier objectif est de permettre à Marie d’assurer sa mission de Mère des hommes, de Mère de l’Eglise à savoir de conduire à Jésus. Si elle demande la construction d’une chapelle, c’est pour qu’on y reçoive les sacrements et qu’on y entende la Parole de Dieu. Comme à Cana, Marie continue de dire aux serviteurs que nous sommes tous : « tout ce que Jésus vous dira, faites-le » (Jean 2, 5). Et, pour faire ce que Jésus dit, il faut commencer par l’écouter. C’est à l’Eglise, par les ministres ordonnés et missionnés par Jésus, que les sacrements nous sont dispensés, que le Parole de Dieu nous est proclamée et commentée. Quand Marie parle de chapelle, elle évoque moins le bâtiment que le culte divin qui y est assuré.

Le second objectif de Marie est d’ouvrir un lieu privilégié qui lui est dédié d’où elle épandra les torrents de grâces qui s’écoulent du Cœur sacré de Jésus. Comme à Lourdes, en demandant la construction d’une chapelle, elle appelle à y venir pour y prier, pour y entendre, y approfondir son message et surtout retrouver le chemin de la conversion, du salut. Comme à Lourdes, elle accordera de nombreux bienfaits mais ses miracles les plus éclatants ne consisteront pas en la guérison physique (pourtant nombreuses) mais en la guérison des âmes. Le seul vrai miracle, c’est la foi et c’est la foi qui sauve. Non qu’on ne puisse pas recevoir ces grâces ailleurs, mais Fatima est l’un de ces haut-lieux choisis par le Ciel pour répandre préférentiellement ses grâces : le Ciel aussi a ses préférences.

Le troisième objectif est de construire un mémorial à la gloire de Marie, Notre-Dame du Rosaire qui nous a obtenu la fin de la guerre par la prière persévérante du chapelet par les trois enfants et tous ceux qui ont pris son message à cœur. Afin de ne pas oublier que c’est Jésus, sur l’intercession de Marie qui accorde la paix (et que la paix est une grâce qui ne vient de personne d’autre), Marie souhaite l’édification d’une chapelle qui le rappelle à tous. A Estelle Faguette, la voyante de Pontmain, guérie par elle, Marie donnera pour mission « de publier sa gloire. » Non que Marie cède à des tentations narcissiques mais, en n’oubliant pas ce qu’on lui doit et ce qu’elle est pour nous, nous ne manquerons pas de rendre à Dieu tout ce qui lui revient et c’est précisément pour cela qu’elle est apparue à Fatima : pour qu’on cesse d’oublier de rendre à Dieu tout ce qui lui revient. Du haut de toute sa gloire, Marie reste, rappelons-le sans nous lasser car tel est son désir, ce qu’elle s’est dit le jour de l’Annonciation, « l’humble servante du Seigneur. »

Dans le cantique en hommage à Notre-Dame de Lourdes, une strophe dit : « et qu’une chapelle bâtie en ce lieu, aux hommes rappelle qu’il faut prier Dieu. » On ne saurait mieux dire en moins de mots.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La météo de ce 13 octobre

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La foule à la Cova da Iria en ce 13 octobre 1917 pendant le miracle du soleil

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Quel sale temps en ce 13 octobre 1917 : il a plu toute la matinée et cette pluie ne semble plus vouloir s’arrêter. Et c’est peu dire. Les pèlerins venus au nombre de 30 000, 50 000, 70 000, voire davantage, sont entassés à la Cova da Iria sur un sol détrempé. Chacun essaie de se protéger avec son parapluie mais sans y parvenir vraiment.

Ils sont venus de toutes les régions du Portugal avec leurs espoirs fous. Ils sont de toutes les conditions sociales. Les malades se mêlent aux bien-portants. Il y a des prêtres venus incognito, des journalistes incrédules…

Cette foule a dû être bien déçue. Non seulement, ils sont trop nombreux pour que chacun puisse apercevoir le chêne vert de l’apparition et donc discerner les signes de la présence de Marie, mais en plus, tous les parapluies étant ouverts, personne ne voit plus loin que son voisin immédiat. Enfin, les pèlerins pataugent dans la gadoue. Le ciel est lourd, fermé, le soleil est caché derrière les nuages. Vraiment un temps à ne pas mettre « un chien dehors. »

Pourtant c’est le décor organisé par le Ciel pour le grand miracle qu’il va réaliser. Lucie, venue une demi-heure avant le rendez-vous fixé, « obéissant à une injonction intérieure » va demander aux pèlerins de fermer leurs parapluies alors que la pluie n’a pas cessé. Elle est immédiatement obéie.

A midi, Marie se présente, plus lumineuse que jamais, dira Lucie, pour délivrer son message ultime ou plutôt donner le cœur de son message. Puis, en s’élevant  comme à chaque fois pour le départ, Marie ouvre les mains, et des rayons partent vers le Ciel qui s’ouvre. La pluie cesse, les nuages se dispersent, le soleil apparait et se met à tournoyer dans le ciel (nous reviendrons sur le miracle du soleil).

La foule, aussi subjuguée que terrorisée, se jette à terre en suppliant, convaincue que sa dernière heure est venue. Elle récite le Credo. Mais, O miracle, et pas des moindres, à la fin de la danse du soleil, chacun se rend compte que ses vêtements sont complètements secs, que le sol détrempé a cessé d’être boueux.

Que faut-il tirer de tout cela ? Plusieurs choses. Dieu est maître du temps et des éléments. La pluie du jour n’était pas due au hasard ou aux aléas météorologiques mais organisée par le Ciel, d’une part pour éprouver la foi des pèlerins, d’autre part pour rendre encore plus éclatant le miracle du soleil. Enfin, le Ciel a soin de toux ceux qui se confient à lui : s’il soumet à l’épreuve d’une pluie battante, il récompense la foi de ceux qui persévèrent en séchant leurs vêtements. Le Ciel a les moyens de tenir ce qu’il promet, tout ce qu’il promet. Jésus l’a dit : « Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Mathieu 6)

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La sixième et dernière apparition de Marie

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La foule du 13 octobre 1917 sous une pluie battante

Ecoutons

Lucie raconte : « Lorsque nous sommes arrivés à la Cova da Iria, près du chêne vert, une injonction intérieure m’a poussée à demander à la foule de fermer les parapluies, avant que nous ne récitions le chapelet. Peu après, nous avons vu le reflet de la lumière, puis Notre-Dame au-dessus du chêne vert.

Que voulez-vous de moi ?

Je veux te dire que l’on fasse construire ici une chapelle en mon honneur, que je suis Notre-Dame du Rosaire, que l’on continue à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux.

J’avais beaucoup de choses à vous demander : de guérir des malades, de convertir des pécheurs, etc.

Les uns, oui, les autres, non. Il faut qu’ils se corrigent, qu’ils demandent pardon pour leurs péchés.

Et prenant un air plus triste :

Qu’ils n’offensent pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, qui est déjà très offensé.

Ouvrant alors les mains, elle les fit se refléter dans le soleil, puis, pendant qu’elle s’élevait, le reflet de sa propre lumière continua à se projeter dans le soleil.

Tel fut le motif pour lequel je me suis exclamée, en leur demandant de regarder vers le soleil. Mon but n’était pas d’attirer l’attention de la foule vers cette direction, puisque je ne me rendais même pas compte de sa présence : je l’ai fait seulement à cause d’une impulsion intérieure qui m’y a incitée.

Voici qu’allait se produire le miracle du soleil, promis trois mois plus tôt, comme preuve de la véracité des apparitions de Fatima. La pluie cessa et le soleil tourna trois fois sur lui-même, lançant de tous côtés des faisceaux de lumière de diverses couleurs : jaune, lilas, orangé et rouge. À un moment donné, il parut se détacher du firmament et tomber sur la foule qui cria terrorisée. Après un prodige de dix minutes, le soleil reprit son aspect normal.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’annonce du miracle

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La foule des pèlerins à la Cova da Iria le 13 septembre 1917

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Lucie souffre de ce que sa famille ne croit pas aux apparitions. Elle écrira pudiquement dans ses mémoires que sa mère a « souvent secoué la poussière de ses vêtements. » En effet, Maria-Rosa, une femme aussi pieuse que pragmatique, profondément chrétienne, ne peut se résoudre à accorder le moindre crédit aux apparitions. Son père, quant à lui, se laisse doucement gagner par Lucie mais doit faire face aux destructions des cultures par les pèlerins à la Cova da Iria, cultures qui doivent nourrir la famille. Les sœurs de Lucie lui en veulent car l’une d’elle doit se placer pour aider la famille en raison de la destruction des cultures. Aussi, Lucie ne peut-elle que demander un miracle à Marie pour qu’enfin on la croit et que la sérénité revienne dans sa famille.

Ce 13 septembre, c’est la troisième fois que Marie annonce le miracle qu’elle va faire le 13 octobre. Et Lucie répercute cette annonce aux nombreux pèlerins venus assister à l’apparition de ce jour (entre 15 000 et 20 000). Le bouche à oreille faisant son œuvre, ils seront, selon les estimations les plus basses, 50 000 le mois suivant, voire 70 000 et davantage selon d’autres sources. 

Le Ciel n’est habituellement pas friand de spectaculaire et ne réalise ses plus grands miracles que dans la discrétion la plus absolue. Ne lisons-nous pas à plusieurs reprises dans l’Evangile que Jésus défend aux personnes qu’il guérit d’en parler. Si Marie annonce un miracle pour le mois suivant alors qu’il y a foule en ce 13 septembre, c’est qu’elle veut qu’ils soient encore bien plus nombreux le 13 octobre, pour le voir et y trouver le « amen » final qui accrédite tout son message.

Le message de Marie a une portée exceptionnelle vu son contenu. Jamais, ailleurs, la Vierge n’a fait d’annonces aussi prophétiques comme la fin de la guerre, le début d’une autre si l’on ne se convertit pas… Jamais ailleurs, elle n’a parlé avec autant de précision et d’insistance des fins dernières et, surtout, nulle part ailleurs, elle a parlé de l’enfer. Et, afin de conférer l’importance de premier plan que son message doit revêtir à nos yeux, Marie va l’accompagner d’un miracle sans équivalent : par un miracle, comme la danse du soleil, accompli devant autant de personnes, Marie dissipe tout doute sur la véracité du message transmis par les enfants et nous invite à le prendre à cœur.

Le miracle d’octobre sera le point d’orgue du message et la conclusion de toute la série de signes de sa présence à la Cova da Iria que Marie donnera aux pèlerins au fur et à mesure des mois. Si aux mois de juillet et d’août, les pèlerins affirment voir dans le ciel se déplacer un petit nuage qui se place sur le petit chêne vert de l’apparition, s’ils voient les branches de l’arbuste ployer pendant la présence de Marie, s’ils sentent un parfum suave qu’ils ne parviennent pas à qualifier, ils assistent en ce 13 septembre à une pluie de pétales blancs. En effet, à la fin de l’apparition, ils voient tomber du ciel des pétales blancs en abondance, comme dans une averse, qui s’évanouissent avant d’atteindre le sol. On voit de nombreux pèlerins essayer de les attraper sans y parvenir. S’ils n’étaient pas aussi nombreux on ne pourrait pas croire à de telles allégations. Et c’est la raison pour laquelle, pour le plus éclatant de tous les miracles, en octobre, Marie convoquera autant de monde. A 70 000 pèlerins, sur place, unis à tous ceux qui assistent au miracle depuis les alentours, on ne pourra pas les taxer de folie ou d’illusion collective.

Les miracles ne sont pas là pour nous convaincre mais pour aider notre peu de foi. Le miracle, même si aussi extraordinaire et qu’éclatant, n’a d’autre fin que de souligner l’importance du message qui se résume dans les mots mêmes de Marie : « qu’on n’offense pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, qui est déjà top offensé. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Dieu est content de vos sacrifices »

Contemplons

La foule en prière à la Cova da Iria

Méditons

Les paroles prononcées par Notre-Dame avec un visage très triste, lors de l’apparition du 19 août, ont profondément impressionné Lucie, François et Jacinthe. En effet, elle leur a demandé : « priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs car de nombreuses âmes vont en enfer du fait que personne ne prie et ne se sacrifie pour elles

Comme ils ont vu les horreurs de l’enfer et les souffrances des damnés, ils prient et font tous les sacrifices possibles pour empêcher les âmes d’y tomber. Certains jours et, malgré la chaleur, ils font le sacrifice de ne pas boire. Une autre fois, ils renoncent à déjeuner, donnant leur repas à d’autres enfants pauvres ou même aux brebis. Tout est pour eux occasion de sacrifice pour sauver les âmes de l’enfer. Jacinthe n’a-t-elle pas dit un jour à Lucie, qu’elle aimerait se tenir devant la porte de l’enfer les bras écartés pour empêcher les âmes d’y tomber. Et François n’était-il pas prêt à tout pour consoler le Seigneur si triste de la perte éternelle des âmes…

Un des sacrifices les plus douloureux est celui de la corde. En effet, Jacinthe trouve un jour une corde qu’elle propose à Lucie et à François de se nouer autour de la taille en sacrifice pour les pécheurs. Ils la porteront nuit et jour. Lucie écrit à ce propos : « que ce soit par la grosseur ou la rugosité de la corde, ou que ce soit parce que, certaines fois, nous la serrions trop, cet instrument nous faisait parfois souffrir horriblement. Jacinthe laissait échapper de temps en temps quelques larmes à cause du degré d’inconfort que la corde lui infligeait. » Mais, rien ne les empêche de continuer à la porter de manière à avoir un sacrifice à offrir à Dieu pour sauver les âmes de l’enfer.

C’est Marie qui devra modérer leur zèle en leur disant ce 13 septembre : « Dieu est content de vos sacrifices, mais il ne veut pas que vous dormiez avec la corde, portez-la seulement durant le jour. » De ces paroles, nous mesurons, et la grandeur du sacrifice consenti par les enfants, et à que point Dieu est attentif à la moindre de nos attentions, de nos prières, de nos sacrifices. Rien ne lui échappe et il est même en attente de toutes ces preuves de notre amour pour Lui et pour notre prochain en danger de se perdre éternellement.

On notera que Marie ne leur demande pas de cesser de porter la corde parce qu’ils sont trop petits et que des sacrifices de cette nature ne correspondent pas à leur âge ou ne sont plus dans l’air du temps. Elle leur dit seulement qu’ils doivent cesser de la porter la nuit : Marie ne fait que leur fixer une limite haute de sorte à ne pas nuire à leur santé et à être capables de faire face à leur obligations quotidiennes. Les paroles de Marie sont avant tout un encouragement à persévérer dans le port de la corde puisqu’elle dit que Dieu est content de leurs sacrifices.

Lucie, François et Jacinthe : si petits et pourtant si grands… Qu’ils veuillent bien nous obtenir de les imiter un peu…

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Oui, j’en guérirai certains, d’autres non »

Contemplons

Jacinta dans les bras de son Père qui lui ménage un passage jusqu’à l’endroit de l’apparition

Méditons

Près de 13 000 personnes se sont déplacées pour venir assister à l’apparition de Notre-Dame à la Cova da Iria. Et les simples curieux ne sont pas les plus nombreux. En effet, il y a parmi eux un grand nombre de malades qui espèrent la guérison. Touchée par tant de misères humaines, Lucie essaie de déposer aux pieds de Notre-Dame toutes leurs intentions : elles sont si nombreuses leurs demandes qu’elle ne parvient pas à se rappeler de toutes. Marie lui répond qu’elle « en guérira certains, d’autres non. » A première vue, cette réponse semble abrupte et peu charitable. Pourtant Marie est la meilleure des mères. Alors que veut-elle nous faire comprendre par cette réponse ?

Pour le Ciel, la pire des maladies, c’est celle qui menace les âmes et les conduit en enfer. Si Marie est venue à Fatima, c’est avant tout pour sauver les âmes et les guérir de la lèpre du péché. Le salut des âmes est l’objectif prioritaire du Ciel, tous les autres lui étant soumis. La maladie a souvent provoqué la conversion et le retour à Dieu, la pratique religieuse. Une autre fois, Marie dira dans ce sens à Lucie au sujet d’un malade : « s’il se convertit, il guérira dans l’année. » Si le Ciel permet la maladie, c’est parce qu’elle amène les personnes à une véritable conversion si bien que l’on peut dire que pour certains la maladie est une grâce bien plus grande que ne le serait la guérison.

Mais il y aussi des malades qui sont d’excellents chrétiens me direz-vous, et les saints n’ont pas été épargnés par la maladie. C’est vrai. Comme tout ce qui nous arrive, tout est grâce, comme le dit la petite Thérèse de Lisieux. Si pour les uns, la maladie est l’occasion de la conversion et le départ d’une authentique vie chrétienne, pour d’autres, elle est l’occasion d’une union plus profonde à Notre-Seigneur Jésus dans sa Passion. Jésus a été le serviteur souffrant qui a pris sur lui toutes nos maladies de l’âme pour nous obtenir la guérison. Les saints, en portant leur maladie, participent à la rédemption opérée par le Christ en unissant leurs souffrances aux siennes. Ainsi, ils contribuent au salut des âmes et répondent à la demande instante de Marie de se « sacrifier pour les pécheurs. » Pensons à la maladie traversée par Jacinta et Francisco, morts tous deux après bien des souffrances. Jacinta dira après son opération qu’elle a beaucoup souffert et qu’elle a tout offert pour empêcher les pécheurs de tomber en enfer.

La maladie est toujours une grâce soit pour nous convertir soit pour nous sanctifier soit pour nous unir plus profondément à la Passion du Sauveur. A Nevers, lorsque Bernadette souffrait de la tuberculose, l’une de ses sœurs lui proposa de l’emmener à la grotte de Massabielle pour se laver à la fontaine où tant de personnes trouvent la guérison. C’est grâce à Bernadette que la fontaine a été découverte, pensait-elle légitimement, aussi devrait-elle obtenir prioritairement sa guérison. Mais, Bernadette refusa en disant : « la fontaine, ce n’est pas pour moi. » Oui, elle n’était pas appelée à guérir, non pas parce qu’elle ne le méritait pas, mais parce que le Ciel lui faisait une grâce bien plus éminente, celle de s’unir à la Passion du Sauveur pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Continuez à réciter le chapelet pour obtenir la fin de la guerre »

Contemplons

Les enfants, François, Lucie et Jacinthe, lors de l’apparition du 13 septembre 1917

Méditons

On peut s’étonner de ces paroles de Marie : « continuez à réciter le chapelet pour obtenir la fin de la guerre. » N’avons-nous pas appris que Marie est toute-puissante et qu’elle obtient tout de son Fils qui ne peut rien lui refuser ? Alors, pourquoi, nous demande-t-elle de continuer à dire le chapelet pour obtenir la fin de la guerre ? Ne peut-elle nous l’obtenir sans que nous disions le chapelet ?

Marie est certes toute-puissante et, comme nous l’avons appris au catéchisme, elle peut tout demander et obtenir de son Fils, qui l’exauce avec empressement. Parce qu’elle n’a jamais rien refusé à Dieu durant sa vie, Dieu ne lui refuse rien dans l’éternité. Du haut de toute cette puissance, Marie reste néanmoins ce qu’elle s’est dite le jour de l’Annonciation à savoir « l’humble servante du Seigneur ». Aussi tout ce que nous lui demandons, pour qu’elle veuille intervenir auprès de Dieu dans cette intention, doit se fondre dans sa vocation de reine au service du Royaume.

Quand Dieu veut nous accorder une grâce, il nous donne d’abord de la désirer et de la lui demander dans la prière afin de préparer nos cœurs à la recevoir. On ne mesurera que dans l’éternité toute la délicatesse, toute la miséricorde de Dieu à notre égard. Il est si respectueux de notre liberté et nous aime à tel point qu’Il ne veut rien nous imposer mais toujours répondre à nos désirs, du moment qu’ils ne contredisent pas le salut de nos âmes.

La paix est un bienfait divin qui révèle la présence de Dieu mais qu’Il ne veut ni ne peut accorder à des cœurs fermés à sa grâce. C’est pourquoi le rôle de Marie est primordial car par le chapelet, Marie prépare les cœurs à l’avènement du Royaume. En priant le chapelet, nous invitons Marie à agir en nous et à tout disposer dans nos âmes de façon à y attirer, y faire demeurer le prince de la Paix, son Fils, son Jésus. C’est quand, dans les cœurs, règnera le Christ, que la véritable paix pourra se répandre et se propager sur toute la terre.

Si, Marie demande de persévérer dans la récitation quotidienne du chapelet, c’est parce qu’elle sait que Dieu veut et va accorder cette grâce, qu’elle brule du désir de nous la communiquer. Si tel n’était pas le cas, elle ne demanderait pas de continuer à dire le chapelet tous les jours.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucia, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.