3ème apparition du Sacré-Coeur

Contemplons

Apparition de Jésus à Marguerite-Marie Alacoque, église de Roncello, Italie

Méditons

Pendant l’octave du Saint-Sacrement, en juin 1675, Marguerite-Marie était à genoux devant la grille du chœur, les yeux fixés sur le tabernacle.

Elle venait de recevoir « des grâces excessives de son amour » lorsque tout à coup Jésus lui apparut sur l’autel, lui découvrit son Cœur et dit : «Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour ; et en reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et sacrilèges, et par les froideurs et mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. Et ce qui m’est plus pénible, c’est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés.»

Alors il lui demanda de faire établir dans l’Eglise une fête particulière pour honorer son divin Cœur : «C’est pour cela que je te demande que le premier vendredi d’après l’octave du Saint-Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en communiant ce jour-là, et en lui faisant réparation d’honneur par une amende honorable, pour les indignités qu’il a reçues. Et je te promets que mon Cœur se dilatera pour répandre avec abondance les influences de son amour sur tous ceux qui lui rendront cet honneur, ou qui procureront qu’il lui soit rendu

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Tiens, voilà de quoi suppléer »

Contemplons

Icône du Sacré-Cœur qui part à la recherche de la brebis perdue

Méditons

Jésus demande à Marguerite-Marie de suppléer pour les ingratitudes de ceux qui lui refusent l’amour reconnaissant qu’il s’est pourtant conquis sur le Calvaire en mourant pour notre salut à tous.

Marguerite-Marie ressent douloureusement sa pauvreté. Comment pourrait-elle suppléer alors qu’elle-même ne parvient pas à témoigner à Jésus tout l’amour qu’elle voudrait. Aussi, il vient à son secours en déposant dans son cœur une étincelle de son amour miséricordieux qui dilate sa capacité d’amour.

Tout est don de l’amour de Jésus. Et, le plus grand de tous les dons, c’est de le connaitre et de l’aimer. Nous ne le connaitrions pas, s’il ne nous avait pas donné de le connaitre. Nous ne l’aimerions pas, s’il ne nous avait pas donné de l’aimer. Et, c’est lui aussi qui augmente notre capacité d’amour au fur et à mesure que se dilate notre désir de le connaitre et de l’aimer.

Parce que Jésus nous donne de l’aimer, parce qu’il dilate en nous notre capacité d’amour (même si nous ne nous en rendons pas toujours compte) nous sommes mis en capacité de suppléer pour une multitude de pécheurs. Souvenons d’Abraham et de son marchandage avec Dieu : pour dix justes, Dieu renoncera à détruire Sodome et Gomorrhe dont les péchés sont pourtant « tellement grands » qu’il se déplace lui-même pour s’en rendre compte. Souvenons aussi de la demande de l’ange de Fatima aux trois enfants : « par vos sacrifices, réparez les péchés des hommes ingrats… consolez votre Dieu… » Et, plus tard, il leur dira : « Dieu est satisfait de vos sacrifices » Trois faibles enfants parviennent à consoler et, même, à réjouir le Créateur de toute chose…

Non seulement Jésus nous donne de le réjouir mais en plus, il nous donne ce qu’il faut pour y parvenir. De nous-mêmes nous sommes infiniment pauvres ; en Jésus, avec Jésus, par Jésus, nous sommes si riches que nous pouvons payer les dettes d’une immensité de pécheurs, le dédommager de la gloire, de l’amour qui lui sont ravis et ainsi le combler de joie. Quel insensé voudrait demeurer aussi pauvre alors qu’il ne tient qu’à lui d’être aussi riche ? A Marie-Marthe Chambon, visitandine du XIXème siècle, Jésus dira dans ce sens : « avec mon Sacré-Cœur et mes saintes plaies, vous pouvez tout obtenir. »

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Toi du moins, donne-moi cette joie de suppléer autant que tu pourras »

Contemplons

Le Sacré-Cœur de Jésus, vitrail de l’église de Fronhofen, Allemagne, diocèse d’Augsbourg

Méditons

Après avoir épanché son Cœur auprès de Marguerite-Marie, sa confidente, Jésus s’humilie jusqu’à mendier son amour et lui demande de « suppléer pour toutes les ingratitudes des hommes. » Il supplie pour que lui soit donné une petite part de ce qui pourtant lui revient de droit et en intégralité. Et, dit-il, si nous lui rendions cette petite parcelle d’amour reconnaissant qu’il attend de nous, il « estimerait pour peu tout ce qu’il a fait pour nous » dans sa passion et tout au long de sa vie. Nous mesurons ainsi toute l’étendue, et de son amour, et de notre ingratitude à son égard.

Parce qu’il est Dieu, parce qu’il a tout donné pour nous témoigner son amour, Jésus est en droit de tout exiger de nous. Mais, parce qu’il nous aime au-delà de tout ce qui est imaginable, il renonce à nous contraindre afin de nous donner de le réjouir par l’offrande de notre amour librement consenti. Aussi demande-t-il à Marguerite-Marie de lui « faire cette joie de suppléer autant qu’elle pourra » pour les ingratitudes des hommes. En l’aimant de manière préférentielle, en l’aimant jusqu’au bout du possible, Marguerite-Marie est en capacité de réjouir Jésus et de suppléer pour les innombrables pécheurs qui lui tournent le dos.

Que peut Marguerite-Marie, même si sainte, face à l’immensité des ingratitudes des pécheurs ? D’emblée, nous sommes enclin à penser qu’elle ne peut rien de plus que jeter une goutte d’eau dans l’océan. Et nous nous trompons ! Marguerite-Marie peut tout ! Elle peut même l’impossible ! Quand c’est l’amour qui donne, les petites choses deviennent grandes. Car, l’amour de Jésus est aussi infini que son désir d’être aimé de nous. Si bien qu’il tient pour infini le moindre geste de pur amour qui lui est consenti. C’est le désir qu’on a des choses que l’on convoite qui leur confère leur valeur et le désir de Jésus d’être aimé est infini. Ainsi Marguerite-Marie, est-elle par son amour librement consenti en pleine capacité de suppléer pour la multitude des pécheurs et de réjouir Jésus.

En Marguerite-Marie, c’est à chacun de nous que Jésus demande de lui « donner cette joie de suppléer pour les ingratitudes » des hommes. Chacun d’entre nous est élevé à l’infini de Dieu puisque lui est consenti le pouvoir, et de consoler Jésus, et de le réjouir, et de suppléer pour tous ceux qui lui refusent leur amour.

Qui donc est Jésus pour nous aimer ainsi ?

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

2ème apparition du Sacré-Coeur

Contemplons

Chapelle des apparitions, vue actuelle

Méditons

Cette seconde révélation est la seule dont on ne sache pas exactement la date mais on suppose que c’était au commencement de juin, le vendredi dans l’octave de la Fête-Dieu.

Ecoutons Marguerite-Marie : «Une fois que le Saint-Sacrement était exposé, après m’être sentie retirée tout en dedans de moi par un recueillement extraordinaire, Jésus-Christ, mon doux Maître, se présenta à moi tout éclatant de gloire, avec ses cinq plaies brillantes comme cinq soleils, et de cette sacrée humanité sortaient des flammes de toutes parts, mais surtout de son adorable poitrine, qui ressemblait à une fournaise. Laquelle, s’étant ouverte, me découvrit son tout aimant et aimable Cœur, qui était la vive source de ces flammes.»

«Ce fut alors qu’il me découvrit les merveilles inexplicables de son pur amour, et jusqu’à quel excès il l’avait porté d’aimer les hommes, dont il ne recevait que des ingratitudes : «Ce qui m’est beaucoup plus sensible que tout ce que j’ai souffert dans ma passion, d’autant que s’ils me rendaient quelque retour d’amour, j’estimerais peu tout ce que j’ai fait pour eux, et voudrais, s’il se pouvait, en faire encore davantage. Mais ils n’ont que des froideurs et du rebut pour tous mes empressements. Toi du moins, donne-moi cette joie de suppléer, autant que tu pourras, à leur ingratitude.»

Comme Marguerite-Marie s’excusait en alléguant son insuffisance, Jésus lui dit : «Tiens, voilà de quoi suppléer à tout ce qui te manque.» Et en même temps, continue Marguerite, Jésus ayant ouvert son Cœur, il en sortit une flamme si ardente qu’elle pensait en être consumée.»

Toute pénétrée de cette flamme ardente et ne pouvant plus en soutenir le feu, Marguerite-Marie demanda à Jésus d’avoir pitié de sa faiblesse. «Ne crains rien, lui dit-il, je serai ta force ; seulement écoute ce que je désire de toi pour te disposer à l’accomplissement de mes desseins.» Alors Jésus lui demanda deux choses : la première, de communier tous les premiers vendredis de chaque mois pour lui faire amende honorable, la seconde, de se lever entre onze heures et minuit, chaque semaine, dans la nuit du jeudi au vendredi, et de se prosterner une heure la face contre terre, en expiation de tous les péchés des hommes, et pour consoler son Cœur de cet abandon universel dont la défaillance des apôtres au jardin des Oliviers n’avait été qu’une faible annonce.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Une blessure d’amour

Contemplons

Rome, église Saint-Charles-aux-Quatre-Fontaines. Jésus extrait le cœur de Saint Michel des Saints pour le mettre dans le sien.

Méditons

Lors de la première apparition, Jésus marque le cœur de Marguerite-Marie d’une blessure d’amour. Elle rapporte, en effet, que Jésus lui demande son cœur, qu’elle le lui remet, qu’il le plonge dans le sien (qu’elle décrit comme une fournaise ardente) et qu’il le lui rend.

Ce faisant, il lui dit : «Voilà, ma bien-aimée, un précieux gage de mon amour. Je renferme dans ton côté une petite étincelle des plus vives flammes de mon amour pour te servir de cœur et te consumer jusqu’au dernier moment.»

Cette expérience laisse à Marguerite-Marie une blessure sur son cœur. Cette marque, elle ne le porte pas visiblement comme les stigmatisés au nombre desquels on compte saint François d’Assise, sainte Catherine de Sienne, saint Padre Pio, la bienheureuse Anne-Catherine Emmerich et tant d’autres (dans son livre, La Stigmatisation, le docteur Imbert-Goubeyre recense 321 personnes stigmatisées depuis saint François d’Assise jusqu’à la fin du XIXème siècle). Toute sa vie, Marguerite-Marie ressent une vive douleur à son côté. «Cette plaie, écrit-elle, dont la douleur m’est très précieuse, me cause de si vives ardeurs, qu’elle me consume et me fait brûler toute vive.» Et Jésus en fait un rituel : chaque premier vendredi, il plonge le cœur de Marguerite-Marie dans le sien. Et à chaque fois, elle se sent embrasée d’un feu si ardent qu’il lui semble qu’il va la réduire en cendres.

En plongeant le cœur de Marguerite-Marie dans le sien, Jésus veut non seulement lui manifester toute l’ardeur de son amour pour elle mais aussi l’associer à son amour pour toutes les âmes. Jésus veut donner à Marguerite-Marie d’aimer en vérité ce qui signifie aimer douloureusement. A la douleur infinie de Jésus qui n’est pas aimé, Marguerite-Marie répondra par la souffrance liée à son désir de pallier par un surcroit d’amour sans en avoir les ressources par elle-même. Son tourment sera de ne pas parvenir à aimer Jésus autant qu’elle le voudrait.

Moins d’un siècle avant Marguerite-Marie, Jésus a appelé saint Michel des Saints (1591- 1625) de l’ordre des Trinitaires, à vivre une expérience analogue. En effet, une nuit où il veillait devant le Saint-Sacrement, Jésus lui apparut, sortit le cœur de saint Michel de sa poitrine pour le déposer dans le sien. A compter de ce jour, saint Michel des Saints vécut pour ainsi dire sans cœur physique, si bien que ses frères le croyaient mort à chaque fois qu’il dormait.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Mon Cœur est passionné d’amour »

Contemplons

Montmartre, le Sacré-Cœur entouré de la Vierge Marie, de saint Michel et de tous les saints de France

Méditons

En parlant de son amour pour les hommes, Jésus dit à Marguerite-Marie : « mon Cœur est passionné d’amour. »

Jésus exprime ainsi toute l’ardeur de son amour pour chaque âme. Il ne nous aime pas comme nous c’est-à-dire au rythme de nos humeurs, de nos intérêts, des circonstances. Il nous aime passionnément c’est-à-dire avec une telle constance et une telle intensité que cet amour est sa seule préoccupation, sa raison d’être. Et pour cause, il est le Dieu d’amour. Plus encore, il est Dieu qui est amour (1 Jean 4, 7). Et, comme pour nos passions humaines, il ne peut rien désirer d’autre. La différence avec nous est que sa passion est à sa mesure c’est-à-dire infinie et contrairement aux nôtres, elle est dénuée de toute forme d’égoïsme.

Qui dit passion dit aussi souffrance ! Si l’amour des hommes est toute sa passion, elle est aussi la cause d’une extrême solitude et de souffrances plus grandes encore. Une passion a besoin d’être partagée pour que s’instaure un véritable échange qui enrichit l’un et l’autre et crée des liens affectifs. Déjà le jeudi-saint, Jésus cherchait à partager sa passion pour le salut de toutes les âmes. A cette fin, il invitait ses apôtres, surtout les trois qu’il a fait assister à sa Transfiguration, à lui tenir compagnie, à le consoler. Et tout au long des âges, il est à la recherche d’âmes réparatrices qui le consoleront de la solitude dans laquelle l’abandonnent les âmes. Nombreuses sont en effet, les âmes auxquelles Jésus donnera de partager les affres de sa passion afin de suppléer pour toutes celles qui se détournent de lui.

 « Le Christ sera en agonie jusqu’à la fin du monde » écrit Blaise Pascal. Comment Jésus, dans son paradis, peut-il « souffrir » alors que c’est le lieu de tous les délices ? Nous n’avons pas de réponse et aucun mystique, à notre connaissance, n’est en mesure de nous éclairer sur cette question. Mais toujours est-il qu’il ressent mystiquement et douloureusement de ne pas être aimé en retour des hommes pour qui il a donné sa vie. Souvenons-nous de la tristesse qui envahit le visage de Marie lorsqu’elle parle à La Salette à Mélanie et à Maximin des offenses faites à Jésus par les pécheurs, à Lourdes quand elle parle de pénitence, à Fatima lorsqu’elle dit à Lucie, François et Jacinthe : « qu’on n’offense pas davantage Notre Seigneur qui est déjà trop offensé. » Chacun des voyants dira à sa manière que jamais il n‘a vu une pareille expression de tristesse.

Nous sommes mis en capacité par Dieu-même de faire sa joie ou sa tristesse selon la sainteté de notre vie. Quel mystère ! Dieu qui s’abaisse jusqu’à accepter de risquer de se laisser offenser pour avoir le bonheur d’être aimé de manière libre et désintéressée…

Pensons souvent qu’un jour nous plongerons notre regard dans le sien pour y reconnaitre la vérité de notre vie et de la réponse que nous avons faite ici et maintenant à son amour passionné.

Prions

Comme l’apôtre Jean, le disciple que Jésus aimait

Contemplons

Jean reposant sur le Cœur de Jésus, Giotto

Méditons

La première des trois révélations a lieu le 27 décembre 1673, le jour de la fête de saint Jean l’évangéliste, « l’apôtre que Jésus aimait » qui, le soir du jeudi-saint, repose sa tête sur son Cœur.

Jésus est sur le point d’entrer dans sa Passion. Judas a déjà décidé de le trahir. Le Cœur de Jésus est brûlant d’amour pour chacun d’entre nous, pour qui il s’apprête à s’offrir en holocauste. Chaque détail de tout ce qu’il va subir lors de la passion est présent à son esprit. Il est rompu de tristesse à cause de la trahison de Judas et de la solitude dans laquelle l’abandonneront les apôtres un peu plus tard, en raison des froideurs et ingratitudes qu’il subira jusqu’à la fin du monde dans l’eucharistie, le sacrement de son amour qu’il vient d’instituer. Au moment où Jean pose sa tête sur sa poitrine, Jésus vient d’annoncer que l’un des apôtres, l’un de ceux qu’il a traité comme son ami, va le trahir.

En lui permettant de poser sa tête sur sa poitrine, Jésus donne à Jean, « le disciple qu’il aime » d’aller dans une partie de son intimité dans laquelle les autres apôtres n’ont jamais été admis, même Pierre qui pourtant est choisi pour être le premier parmi les douze et sur lequel il fonde son Eglise.

En reposant sa tête sur la poitrine de Jésus, Jean peut ressentir les battements du Cœur de Jésus qui s’accélèrent. Il ressent son inquiétude et sa tristesse. Par son geste, l’apôtre bien-aimé procure consolation et réconfort à Jésus qui en a particulièrement besoin en ce soir du jeudi-saint. Ce petit geste d’amitié couvre par avance toutes les froideurs et ingratitudes dont Jésus sera victime dans sa Passion. En saint Jean, sont annoncées et appelées toutes les âmes réparatrices de tous les temps jusqu’à la fin du monde.

Aimer Jésus, c’est, comme Jean et Marguerite-Marie, entrer dans son intimité, partager son souci des âmes, de la gloire de Dieu et l’aimer d’un surcroit d’amour pour tous ceux qu’il aime et le rejettent. C’est en résumé, la mission que Jésus confie à Marguerite-Marie dans cette première apparition : l’aimer d’un amour de réparation. Et c’est à cette fin qu’il l’appellera dorénavant la « disciple bien-aimée de son Cœur » et qu’il la fera reposer, comme Jean, « pendant fort longtemps » sur sa poitrine.

On peut s’étonner que saint Jean, dans son Evangile, se limite simplement à rapporter le fait qu’il a posé sa tête sur la poitrine de Jésus sans décrire ce qu’il a pu ressentir. Pourtant, ce moment devait être ineffable ! Jésus nous donne une explication par la voix de sainte Gertrude d’Helfta (1256 – 1302) à qui il dit dans une vision, que si Jean, le disciple bien-aimé, n’a rien révélé dans son Evangile de ce qu’il a ressenti à ce moment, c’est qu’il se réservait d’en parler plus tard, à une époque où le monde commencerait à se refroidir. Ce moment est venu et c’est à Marguerite-Marie, en la fête de saint Jean l’évangéliste que Jésus confiera les pensées de son Cœur. Heureuse Marguerite-Marie ! Choisie pour recueillir les pensées du Cœur de Jésus !

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

1ère apparition du Sacré-Cœur à Marguerite-Marie

Contemplons

Jésus apparaissant à Marguerite-Marie Alacoque

Méditons

Marguerite-Marie écrit : «Une fois, étant devant le Saint-Sacrement et me trouvant un peu plus de loisir, je me sentis toute investie de cette divine présence, mais si fortement que je m’oubliai de moi-même et du lieu où j’étais, et m’abandonnai à ce divin esprit, livrant mon cœur à la force de son amour. Il me fit reposer fort longtemps sur sa divine poitrine, où il me découvrit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son sacré Cœur, qu’il m’avait toujours tenus cachés jusque alors qu’il me l’ouvrit pour la première fois, mais d’une manière si effective et si sensible, qu’il ne me laissa aucun lieu d’en douter, moi qui crains pourtant de me tromper toujours.»

Jésus lui dit : «Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes, que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen, et qu’il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors, qui contiennent les grâces dont ils ont besoin pour être tirés de la perdition.» Et il ajoute : «Je t’ai choisie comme un abîme d’indignité et d’ignorance pour l’accomplissement d’un si grand dessein, afin que tout soit fait par moi.»

Jésus voulut lui laisser une preuve de la vérité de ce qui venait de se passer. Avant de disparaître, il demanda à Marguerite-Marie si elle voulait bien lui donner son cœur. «Il me demanda mon cœur, lequel je le suppliai de prendre ; ce qu’il fit, et le mit dans le sien adorable, dans lequel il me le fit voir comme un petit atome qui se consumait dans cette ardente fournaise. Puis, l’en retirant comme une flamme ardente en forme de cœur, il le remit dans le lieu où il l’avait pris, en me disant : «Voilà, ma bien-aimée, un précieux gage de mon amour. Je renferme dans ton côté une petite étincelle des plus vives flammes de mon amour pour te servir de cœur et te consumer jusqu’au dernier moment.» Il ajouta : «Jusqu’ici tu n’as pris que le nom de mon esclave ; désormais tu t’appelleras la disciple bien-aimée de mon sacré Cœur

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les apparitions du Sacré-Coeur

Contemplons

Représentation de l’apparition du Sacré-Cœur (Paray-le-Monial, chapelle des apparitions)

Méditons

Jésus a gratifié Marguerite-Marie de nombreuses apparitions tout au long de sa vie. Alors qu’elle était encore dans le monde, il lui est apparu plusieurs fois couronné d’épines ou flagellé, lui reprochant des fautes qui peuvent nous apparaitre bien légères. Mais quand on aime avec la fougue de Jésus, la moindre faute prend des proportions démesurées…

Ces apparitions se poursuivent et s’intensifient une fois entrée à la Visitation de Paray-le-Monial. De toutes ses révélations, Marguerite-Marie ne soufflera mot qu’à son confesseur, Claude de La Colombière que Jésus lui envoie pour assurer sa direction spirituelle et l’aider à répandre la dévotion à son Cœur sacré, et à ses supérieures qui lui enjoignent, au nom de l’obéissance, de tout mettre par écrit.

Jésus permettra que Marguerite-Marie ne rencontre que peu d’adhésion parmi ses consœurs ou chez ses supérieurs pendant très longtemps. Pourtant, quand elles observent Marguerite-Marie, elles sont impressionnées par la longueur et le caractère extatique de ses oraisons. A certains jours, quand le Saint-Sacrement est exposé, elle ne quitte plus le chœur et demeure des heures entières à genoux, sans appui, les mains jointes, les yeux baissés, ne faisant pas le moindre mouvement.

A ces oraisons du jour, elle ajoute à compter de 1673, à la demande de Jésus, des oraisons nocturnes. Elle pratique l’Heure Sainte chaque jeudi de 23 heures à minuit, allongée face contre terre pour consoler Jésus de la solitude dans laquelle l’abandonnent les âmes. Pendant la nuit du jeudi au vendredi-saint, elle demeure parfois douze heures de suite à genoux, tellement absorbée qu’elle n’entend rien de ce qui se passe autour d’elle. Les sœurs disent qu’elle est «comme de marbre» et «extasiée.»

C’est dans ces circonstances, pendant ces oraisons extatiques, qu’ont lieu, sans que la communauté s’en doute, les grandes révélations du Sacré-Cœur.

La première a lieu le 27 décembre 1673, le jour de la fête de saint Jean l’évangéliste, l’apôtre qui, le soir du jeudi-saint, a reposé sa tête sur le Cœur de Jésus. Marguerite-Marie est alors âgée de vingt-six ans et a un peu plus d’un an de profession. La seconde se produit l’année suivante, en 1674. On en ignore le jour mais le Saint-Sacrement est exposé dans la chapelle. D’après les usages du temps, on conjecture que ce doit être pendant l’octave de la Fête-Dieu. La troisième, enfin, a lieu entre le 13 et le 20 juin 1675, un des jours de l’octave du Saint-Sacrement.

Quand on considère ces trois apparitions dans leur ensemble, on est frappé de leur ordre, de leur gradation, de leur beauté croissante. C’est comme un drame en trois actes, par lequel Dieu a élevé peu à peu l’esprit de Marguerite-Marie à la pleine intelligence de la mission si inattendue qu’il allait lui confier.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le remède aux maux de ce temps

Contemplons

Première représentation du Sacré-Cœur de Jésus

Méditons

Comme si souvent, c’est quand les choses sont au plus bas que Dieu intervient pour proposer de tout sauver. Tel a souvent été le cas au cours de notre histoire et il n’en fut pas autrement au temps des apparitions du Sacré-Cœur, venues à point nommé pour proposer le remède aux maux qui affligent la France et l’Eglise de ce temps (et du nôtre).

Les apparitions du Sacré-Cœur de Jésus à Paray-le-Monial interviennent à une période où la France rayonne sur toute l’Europe, où l’on copie son modèle, où dans toutes les cours, il est du dernier chic de parler le français. Cependant, ce rayonnement ne sert pas la cause de Dieu mais bel et bien à distiller ses idées révolutionnaires, celles-là même qui conduiront à la révolution.

Dressons le décor. Les guerres de religion ont marqué le XVIème siècle au cours duquel le protestantisme a gagné du terrain. L’Angleterre, une grande partie de l’Allemagne, de la Prusse, de la Suède, de la Norvège et de la Suisse sont à présents protestantes. Si la France était passée, elle aussi, au protestantisme, c’en aurait été fait de l’Eglise catholique en Europe. Et, elle y échappa de très peu. S’il fallut qu’Henri IV se fît catholique pour accéder au trône, si l’on douta fort de la sincérité de sa conversion, elle fut néanmoins arrachée au ciel à force de prières, de processions, de pèlerinages par la sainte ligue. Le règne d’Henri IV, le protestant devenu catholique, amena cependant la paix intérieure en France qui, elle, demeura catholique.

Le mariage de Louis XIII et d’Anne d’Autriche resta sans enfants pendant 23 ans. De nouveau, menaçait le danger de guerres fratricides si le roi mourrait sans héritier. Louis et Anne sollicitèrent les prières des plus saints personnages de l’époque : sainte Jeanne de Chantal (fondatrice de la Visitation, ordre dans lequel se manifestera le Sacré-Cœur), la bienheureuse Marie de l’Incarnation (connue pour ses visions prophétiques), Marguerite du Saint-Sacrement de Beaune (carmélite connue pour ses apparitions de l’Enfant-Jésus), Monsieur Olier, curé de Saint-Sulpice (célèbre pour sa spiritualité) et à une foule d’autres. Louis XIII y ajouta la consécration de la France et de sa personne à Notre Dame de l’Assomption le 10 février 1638. La France tout entière s’associa avec enthousiasme à cette consécration. Louis Dieudonné naquit la même année ; c’est à lui que le Sacré-Cœur demandera de lui consacrer son royaume et de mettre son emblème sur le drapeau de la France.

Avec Louis XIV s’ouvre une époque où la France fait l’envie et l’admiration de toute l’Europe. Cependant, à présent que la paix intérieure dans le pays est assurée, deux poisons affaiblissent l’église catholique en France, le gallicanisme et le jansénisme, tous deux les bâtards du protestantisme et les conséquences des guerres de religion.

En effet, affaiblie par le mauvais exemple de bon nombre de papes de la Renaissance et par les rejets protestants de la prépondérance papale, les évêques français, dont Bossuet, contestent la suprématie de l’évêque de Rome révélant ainsi une faille dans l’unité de l’Eglise.

Le jansénisme, qui présente Dieu comme un juge terrible qu’il faut craindre de courroucer, éloigne les fidèles de la pratique des sacrements, tant et si bien qu’on ne communie plus que très rarement se privant ainsi de la source même de la grâce.

C’est le même spectacle dans les rangs du clergé. Tout est médiocre, sans enthousiasme, sans vives flammes. Pour bon nombre de prêtres, le sacerdoce n’est plus qu’un moyen de faire carrière (Jésus s’en plaindra à Marguerite-Marie). Les missions s’éteignent. C’est partout une diminution sensible de chaleur et de vie. L’Eglise de France laisse assez voir qu’elle a une blessure au cœur.

Tandis que les âmes pieuses se refroidissent dans l’Eglise, au dehors commence à souffler le vent de l’irréligion et de l’impiété. Et pendant ce temps, la France continue de semer l’impiété dans le monde. Elle se sert de sa belle langue pour propager les brutalités du matérialisme et de l’athéisme.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.