La joie du don de soi

Contemplons

La présentation de Marie au temple, Vittore Carpaccio

Méditons

Le protévangile de saint Jacques, évangile apocryphe, nous rapporte que Marie est née miraculeusement, suite à un vœu de sainte Anne demeurée stérile jusqu’à un âge avancé. Celle-ci promit à Dieu, s’il lui plaisait de la combler par la maternité, de lui consacrer l’enfant et de le faire élever au temple. Dieu entendit sa prière et lui fit don de Marie, celle qui sera la Mère de son propre Fils.

Le protévangile de saint Jacques poursuit en rapportant qu’à l’âge de trois ans, ses parents, Anne et Joachim, au prix d’un lourd sacrifice, présentèrent Marie au temple de Jérusalem pour qu’elle y soit élevée parmi les vierges chargées de chanter la louange du Seigneur.

Sans que cela ne soit précisé dans l’évangile apocryphe de saint Jacques, les artistes ont reçu pour évident que Marie a choisi résolument de se donner à Dieu, prenant sur elle le sacrifice de la séparation avec ses parents tant aimés. En effet, sur chaque représentation, on voit Marie monter l’escalier qui mène au temple en direction du grand prêtre Zacharie (celui-là même qui deviendra le père de Jean-Baptiste), cierge en main, symbole de sa foi, sans se retourner sur ses parents qui ne posent aucun geste pour la retenir, sans jeter un dernier regard sur le monde qu’elle quitte.

Si la séparation représente un lourd tribu à payer pour cette petite fille de trois ans, Marie répond néanmoins la joie au cœur à l’appel de Dieu. En effet, si elle monte résolument les marches qui mènent au temple, ce n’est pas avant tout pour accomplir le vœu de sa mère mais parce que, déjà, elle sait que la seule voie de bonheur pour elle, c’est de se donner à Dieu dont elle se sait aimée et à l’amour duquel elle veut répondre.

La joie de Marie vient de ce qu’elle sait où est désormais sa place et qu’elle choisit de l’occuper. Parce qu’elle a trouvé sa voie, elle ne craint pas de tout quitter pour la suivre. Désormais, dans ses prières, elle demandera avant tout d’être rendue digne du don que Dieu lui a fait en l’appelant à son service, de lui donner de demeurer fidèle à sa vocation et la force pour la réaliser en tout point.

Lorsque Dieu appelle, ce n’est pas pour nous contrarier mais pour nous témoigner sa toute dilection. En effet, la vocation est le moyen que Dieu, dans sa miséricorde, donne à chacun de lui rendre, dans la joie, la gloire qui lui est due et de contribuer au salut du monde : si la vocation est notre croix, elle est surtout et avant tout le moyen par lequel il nous rend heureux et nous maintient dans la joie. Et, la joie parfaite, comme nous l’enseigne si bien saint François d’Assise, c’est quand nous sommes heureux et joyeux tout en portant la croix.

La joie de Marie vient de ce qu’elle ne craint pas de se donner tout à Dieu, consciente que c’est toujours un honneur et une élection quand il appelle, confiante qu’avec la vocation, il donne aussi les moyens de l’accomplir. La joie de Marie vient de ce qu’elle est en paix car elle a trouvé celui qu’elle aime et il se trouve qu’il est celui qui, seul, est en capacité de combler le cœur humain.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Très-Sainte-Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre-Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Prière de Léon XIII a saint Joseph pour le mois du rosaire :

Nous recourons à vous dans notre tribulation, bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a acquis au prix de son Sang et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans tous nos besoins.

O très vigilant gardien de la Sainte Famille, protégez la race élue de Jésus-Christ. O Père très aimant, éloignez de nous toute souillure d’erreur et de corruption. O notre très vaillant protecteur, assistez-nous du haut du ciel dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres. Et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité.

Couvrez-nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par la puissance de votre exemple et de votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle du Ciel. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Laisser un commentaire