Jésus perd sa sandale

Ceux qui ne connaissent pas ou peu Notre-Dame du Perpétuel Secours ont tendance à l’appeler l’icône où Jésus perd sa sandale. On peut en sourire. Certains s’en amusent. Pourtant ce détail n’a rien de pittoresque : il nous renseigne avec, O combien d’éloquence, sur l’identité de Jésus et sur sa vocation.

Pour mieux comprendre, ouvrons le livre de Ruth où nous lisons : « Autrefois en Israël, pour valider toute affaire relative à un rachat ou à un échange, on retirait sa sandale et on la donnait à l’autre : c’était ce geste qui servait d’attestation en Israël. Celui qui avait le droit de rachat dit donc à Boaz : « Fais-en l’acquisition pour ton compte » et il retira sa sandale » (Ruth, 4, 7-8).

Jésus est le Sauveur promis, qui rachète l’humanité perdue par le péché originel et l’arrache au pouvoir de la mort. Sur l’icône, Jésus n’a pas le regard tourné vers sa Mère mais vers les instruments de la Passion, que lui présentent les anges. En les regardant, le visage déterminé, tout en lâchant sa sandale, il signifie qu’il accepte, par avance, tout ce que la Passion va induire de souffrances. C’est encore une manière d’affirmer, que Jésus n’a pas découvert sa vocation au fur et à mesure de son développement mais qu’il est venu en ce monde pour consumer sa vie sur la Croix du Vendredi-saint, qu’il l’a toujours su, qu’il l’a toujours accepté.

La sandale semble sur le point de tomber du tableau afin que chacun d’entre nous puisse la ramasser. Marie, de son regard qui nous poursuit, nous invite à la prendre pour signifier que nous acceptons d’être rachetés par son enfant. Jésus veut conclure une affaire avec chacun d’entre nous : il nous rachète par sa Passion et nous, nous accueillons sa Rédemption en en produisant en nous les fruits de sainteté.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Ô sainte Vierge Marie, qui pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, nous vous supplions de nous secourir en tout temps et en tout lieu, dans nos tentations, après nos chutes, dans nos difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de notre mort.

Donnez-nous, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car nous sommes sûrs que si nous vous invoquons fidèlement, vous serez fidèle à nous secourir. Procurez-nous donc cette grâce des grâces, la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, nous obtenions votre perpétuel secours et la persévérance finale.

Bénissez-nous, ô tendre et secourable Mère, priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.22

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les vêtements de Jésus

Sur l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours, Jésus est un enfant avec les traits d’un adulte.  Cela signifie qu’il a toujours su qui il est, le Messie, le Fils du Père, et qu’il a toujours eu pleine conscience de sa mission en ce monde : le sauver par l’offrande de Lui-même.

Jésus porte une tunique verte, couleur de l’espérance car, maintenant que le Verbe s’est fait chair, le Salut est tout proche. Son offrande de Lui-même, il l’a faite dans l’éternité face à son Père, l’a entamée dès le premier instant de sa conception dans le sein de Marie, la consomme chaque jour de sa vie jusqu’à ce qu’elle atteigne son apothéose sur la Croix du Calvaire. Jésus est l’espérance du monde car c’est lui, et lui seul, qui le sauve de la mort et du péché.

Il porte un manteau rouge-sang car il va devenir le roi des martyrs. Notre rachat est scellé dans son Sang, le Sang de la nouvelle alliance. Jésus est l’homme des douleurs annoncé par Isaïe, le serviteur souffrant décrit dans les psaumes de David. Son manteau figure déjà la chlamyde rouge dont les soldats le revêtiront avant de le couronner d’épines pour tourner sa royauté en dérision.

Il porte une ceinture rouge, symbole de l’ascèse qu’il s’est imposée pendant toute sa vie. Jésus a franchi toutes les étapes de la croissance humaine au cours desquelles il s’est préparé, jour après jour, dans la pénitence, le jeûne, la prière, à sa mission de Rédempteur, à son sacrifice sur la Croix.

Le rouge de la ceinture est le même que celui de la tunique de Marie. Il est plus éclatant que celui du manteau de Jésus car il symbolise son amour pour le Père et pour les hommes, qui l’a conduit au martyre. La couleur de la ceinture nous rappelle, en même temps, que l’amour doit être le motif de nos mortifications, que nos renoncements doivent se faire dans la joie car Dieu aime celui qui donne joyeusement (2 Cor 9, 7).

Enfin, les vêtements de Jésus sont couverts d’or, qui témoigne de la gloire qu’il s’est acquise par sa Passion et que le Père lui a conférée. Au temple, juste avant sa Passion, Jésus prie son Père en ces mots : « Père, glorifie ton nom ! » Et une voix vint du ciel : « Je l’ai glorifié, et je le glorifierai encore » (Jean 12, 28).

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Ô sainte Vierge Marie, qui pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, nous vous supplions de nous secourir en tout temps et en tout lieu, dans nos tentations, après nos chutes, dans nos difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de notre mort.

Donnez-nous, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car nous sommes sûrs que si nous vous invoquons fidèlement, vous serez fidèle à nous secourir. Procurez-nous donc cette grâce des grâces, la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, nous obtenions votre perpétuel secours et la persévérance finale.

Bénissez-nous, ô tendre et secourable Mère, priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La doublure verte

La doublure du manteau de Marie est verte, couleur de l’espérance.

Marie nous invite à l’espérance par tout ce qu’elle est car, en elle, nous contemplons le plan de Dieu parvenu à son terme. En elle, pleinement sauvée, élevée corps et âme au Ciel, nous voyons ce que nous-mêmes sommes appelés à devenir et à nous en réjouir dès maintenant.

De là où elle est, c’est-à-dire du sommet de la gloire, elle nous appelle à la rejoindre. Elle emploie tout son crédit auprès de Dieu pour, d’une part nous obtenir les grâces nécessaires à notre Salut, d’autre part nous aider à les accueillir et les faire fructifier.

Dans la liturgie, le vert est la couleur du temps dit ordinaire, celui dans lequel nous sommes appelés à produire des fruits de sainteté. La doublure verte du manteau nous rappelle que Marie s’est sanctifiée dans l’anonymat de la vie ordinaire. Jamais elle n’a cherché à se distinguer des autres femmes de son temps, si ce n’est par la vertu. Jamais elle ne s’est crue au-dessus des autres. Jamais elle n’a revendiqué un traitement d’exception en rapport avec sa dignité de Mère du Messie. Au contraire, elle n’a cessé de s’effacer dans l’ombre de Jésus, se faisant son humble servante.  Marie n’a fait que des choses ordinaires mais en y mettant tant de foi, d’espérance, d’amour, qu’elles en sont devenues extraordinaires.

On parle souvent de foi et de charité. On parle moins de l’espérance. Pourtant, c’est l’espérance qui nous donne de persévérer dans la foi et la charité au milieu des difficultés, et elles n’ont pas manqué dans la vie de Marie. Marie est la Mère de la sainte espérance, qui nous donne de trouver notre joie en Dieu même au milieu des pires épreuves.

La doublure verte du manteau de Notre-Dame du Perpétuel Secours nous renvoie aux paroles de saint Bernard : « Marie est la raison de toute mon espérance. » En effet, notre Mère nous aide par l’efficacité de ses prières mais aussi par le lumineux exemple de sainteté ordinaire poussée jusqu’à l’extraordinaire, qu’elle nous a laissé.

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Ô sainte Vierge Marie, qui pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, nous vous supplions de nous secourir en tout temps et en tout lieu, dans nos tentations, après nos chutes, dans nos difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de notre mort.

Donnez-nous, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car nous sommes sûrs que si nous vous invoquons fidèlement, vous serez fidèle à nous secourir. Procurez-nous donc cette grâce des grâces, la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, nous obtenions votre perpétuel secours et la persévérance finale.

Bénissez-nous, ô tendre et secourable Mère, priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le bonnet bleu

Sous son manteau noir, Marie porte discrètement un bonnet bleu, qui nous révèle, et sa toute-puissance, et sa consécration pleine et entière à Dieu.

Le bleu est la couleur de la royauté. Marie est la Reine du Ciel. Sa puissance d’intercession est aussi infinie que l’est la voûte des cieux. Le sceptre de sa puissance, c’est Jésus, le Fils de Dieu et Dieu lui-même, qu’elle porte sur son bras et se réfugie auprès d’elle.

Le bonnet bleu nous indique que dans sa vie Marie a toujours été, en pensée, auprès de Dieu, qu’elle a foulé cette terre dans l’espérance du Ciel. Si elle avait les mains à l’ouvrage, ses penses étaient inspirés par le Ciel, ses désirs, ses actes dans le but du Ciel. Ainsi, par les mérites de toute sa vie, elle s’est constituée un fabuleux trésor au Ciel.

Enfin, Marie porte un bonnet sous son manteau par respect pour Dieu, à qui elle est soumise. A l’Annonciation, elle se décerne elle-même son plus grand titre de gloire : « Je suis la servante du Seigneur. Que tout m’advienne selon ta parole » (Luc 1, 38). En se couvrant la tête en présence de Jésus, Marie nous rappelle sa consécration, vécue dans l’amour et le service.

Notre époque ne se plait pas beaucoup dans les dépendances et n’exalte pas les personnes soumises. Notre-Dame du Perpétuel Secours nous rappelle que le Seigneur est doux et humble de cœur, que son fardeau est léger (Matthieu 11, 28-29), qu’il « renverse les puissants de leurs trônes, qu’il élève les humbles » (Luc 1, 52). La preuve, elle, l’humble servante du Seigneur est aujourd’hui la Reine du Ciel et de la terre.

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Ô sainte Vierge Marie, qui pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, nous vous supplions de nous secourir en tout temps et en tout lieu, dans nos tentations, après nos chutes, dans nos difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de notre mort.

Donnez-nous, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car nous sommes sûrs que si nous vous invoquons fidèlement, vous serez fidèle à nous secourir. Procurez-nous donc cette grâce des grâces, la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, nous obtenions votre perpétuel secours et la persévérance finale.

Bénissez-nous, ô tendre et secourable Mère, priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les dorures

Les vêtements de Marie sont parés d’or, symbole de sa royauté, de sa gloire incomparable au Ciel.

Dans l’Apocalypse de saint Jean, nous lisons : « Et la Ville sainte, la Jérusalem nouvelle, je l’ai vue qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, prête pour les noces, comme une épouse parée pour son époux » (Apocalypse 21, 02). Sur l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours, Marie nous est présentée comme cette épouse, parée de ses plus beaux atours. Les dorures, posées comme des bijoux, symbolisent ses innombrables mérites, qui lui valent sa gloire actuelle.

« Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour » nous dit saint Jean de la Croix. Tout ce que nous aurons fait pour l’amour de Dieu et du prochain sera récompensé : « Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites » (Matthieu 25, 40). La vie de Marie a été un acte d’amour ininterrompu pour Dieu, pour les hommes. Elle n’a été que don d’elle-même en union avec Jésus, se renonçant sans cesse pour faire avancer le Royaume des cieux. Tout n’a été que pur amour et digne, selon les paroles mêmes de Jésus, de la plus haute des récompenses.

Les dorures des vêtements de Marie, sa gloire au Ciel, nous rappellent que nous devons coopérer à notre Salut, que la foi sans les œuvres est une foi morte, que les actes d’amour seront les plus hautement récompensés. Elles nous encouragent à travailler joyeusement à la gloire de Dieu et au Salut du monde.

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Ô sainte Vierge Marie, qui pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, nous vous supplions de nous secourir en tout temps et en tout lieu, dans nos tentations, après nos chutes, dans nos difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de notre mort.

Donnez-nous, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car nous sommes sûrs que si nous vous invoquons fidèlement, vous serez fidèle à nous secourir. Procurez-nous donc cette grâce des grâces, la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, nous obtenions votre perpétuel secours et la persévérance finale.

Bénissez-nous, ô tendre et secourable Mère, priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La tunique rouge

Marie porte une tunique rouge qui complète et enrichit la symbolique du manteau noir. En effet, le rouge est la couleur de l’amour qui va jusqu’au martyre.

Chaque saint est représenté avec les instruments de sa sanctification. Marie est représentée avec Jésus car c’est son amour pour lui, qui a fait son martyre. Qui pourra mesurer toute l’ampleur de l’amour de Marie, qui se renonce au point de sacrifier son amour de maman pour la gloire de Dieu et le Salut de tous les hommes ?

Dans les litanies de Lorette, Marie est invoquée sous le vocable de Mère du bel amour. La tunique rouge nous renvoie à ce titre de gloire, en nous rappelant qu’après Jésus, personne n’a été plus charitable que Marie. Elle nous a donné Jésus, notre Sauveur, d’abord en le mettant au monde, ensuite en lui donnant de se donner pour notre Salut, enfin en s’unissant pleinement à sa Passion. Après Jésus, c’est à Marie que nous devons le bonheur d’être sauvés.

La tunique rouge et le manteau noir nous indiquent les causes de la gloire inégalée, inégalable, de Marie au paradis : elle a aimé Dieu et son prochain jusqu’au mépris d’elle-même, jusqu’à accepter d’endurer le plus long, le plus douloureux des martyres.

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Ô sainte Vierge Marie, qui pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, nous vous supplions de nous secourir en tout temps et en tout lieu, dans nos tentations, après nos chutes, dans nos difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de notre mort.

Donnez-nous, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car nous sommes sûrs que si nous vous invoquons fidèlement, vous serez fidèle à nous secourir. Procurez-nous donc cette grâce des grâces, la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, nous obtenions votre perpétuel secours et la persévérance finale.

Bénissez-nous, ô tendre et secourable Mère, priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le manteau noir

Marie est vêtue, voire enveloppée, d’un un ample manteau noir. Cette couleur pourrait sembler inadaptée s’agissant d’une maman, en principe heureuse et fière de présenter au monde son enfant.

Parce qu’elle est la Mère de Jésus, Marie n’est pas une maman comme les autres. En effet, Jésus est vrai homme mais aussi vrai Dieu. Il est venu en ce monde pour réaliser notre Salut au prix d’un immense sacrifice auquel elle est appelée à consentir. Jésus est l’Agneau sans tache, livré en rançon pour les pécheurs, le serviteur souffrant dont parle les psaumes, l’homme des douleurs prophétisé par Isaïe.

Marie connait les Écritures. Elle a toujours su tout ce que le Sauveur aurait à souffrir. En se mettant au service du plan divin, en disant « oui » à Gabriel, elle acceptait de devenir la Mère de l’homme des douleurs. L’amour de Jésus fera son martyr de maman, car il est son enfant, de croyante, car il est son Dieu.

Jésus n’avait que 40 jours quand Siméon a rappelé à Marie ce que sera la réalité de sa vie : Jésus sera en butte à la contradiction et elle-même un glaive de douleur lui transpercera le cœur (Luc 2, 34-35). Toute sa vie Marie a vécu avec la pensée de la Passion qui s’approche. Chaque jour davantage, le glaive de douleur prophétisé par Siméon s’est enfoncé dans son Cœur si doux. À mesure que son amour pour Jésus se dilatait, le glaive s’enfonçait plus douloureusement. Chaque jour, elle a vécu avec la pensée qu’il lui faudra un jour se tenir debout dans la foi près de la croix de Jésus et chaque jour elle s’y est préparée. Toute sa vie n’a été qu’un long martyr qui allait crescendo jusqu’au Vendredi-saint.

Si aujourd’hui, Marie est placée au firmament de la gloire, si elle fait notre vénération à tous, c’est parce qu’elle a accepté de devenir la Reine des martyrs. En effet, elle a consenti depuis le premier jour au don d’amour de Jésus de toute sa personne en offrande pour notre Salut. Plus encore, elle s’est donnée avec lui, en lui et pour lui, pour compléter dans son Cœur Immaculé ce qu’il reste à souffrir de la Passion du Christ (Colossiens 1, 24).

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Ô sainte Vierge Marie, qui pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, nous vous supplions de nous secourir en tout temps et en tout lieu, dans nos tentations, après nos chutes, dans nos difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de notre mort.

Donnez-nous, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car nous sommes sûrs que si nous vous invoquons fidèlement, vous serez fidèle à nous secourir. Procurez-nous donc cette grâce des grâces, la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, nous obtenions votre perpétuel secours et la persévérance finale.

Bénissez-nous, ô tendre et secourable Mère, priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’étoile

Notre-Dame du Perpétuel Secours porte sur son front une étoile lumineuse. Elle nous décrit sa mission, en dépendance de celle de Jésus. Marie nous appelle à elle, pour qu’avec elle, nous allions à Jésus, le seul Sauveur des hommes.

Même si la discussion entre les spécialistes est loin d’être close, la plupart s’accordent pour dire que Marie signifie « étoile de la mer. » Marie est le nom tout désigné pour la Vierge-Mère si l’on considère que la mer symbolise notre existence et que l’étoile nous guide pour trouver et rester sur le droit chemin. Que les vagues soient en furie, que le vent stagne, quel que soit notre état de vie, Marie nous guide sûrement jusqu’au port du salut. Saint Bernard nous le dit : « Ô toi qui te vois ballotté au milieu des tempêtes, ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre si tu ne veux pas sombrer. Si les vents de la tentation s’élèvent, si tu rencontres les récifs des tribulations, regarde l’étoile, invoque Marie. »

La liturgie appelle Marie l’étoile du matin, celle qui apparait juste avant le lever du soleil et annonce le jour qui vient. Marie annonce le lever du soleil de justice qu’est Jésus. Elle nous montre le chemin qui mène à son Fils, comme l’étoile a guidé les mages jusqu’à Jésus. Ils venaient de très loin et ne savaient que confusément ce qu’ils allaient trouver, mais ils ont suivi l’étoile, qui les a menés au Roi des rois. En la suivant, « ils furent saisis d’une très grande joie » (Matthieu 2, 10) car ils étaient portés par la conviction qu’elle les conduirait à celui qu’ils cherchent sans le connaitre. À suivre Marie, l’étoile de la mer et aussi la cause de notre joie, nous sommes remplis de la même allégresse que les mages.

Enfin, Marie porte l’étoile sur son front en signe d’humilité, pour indiquer qu’elle reste la servante du Seigneur, une Reine au service du Royaume, en menant les sauvés jusqu’à Jésus, l’étoile de Jacob. Elle porte l’étoile sur le front comme une couronne étincelante, que lui a valu son humilité. Elle l’a prophétisé elle-même à la face de toutes les générations : « Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles » (Luc 1, 32).

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Ô sainte Vierge Marie, qui pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, nous vous supplions de nous secourir en tout temps et en tout lieu, dans nos tentations, après nos chutes, dans nos difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de notre mort.

Donnez-nous, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car nous sommes sûrs que si nous vous invoquons fidèlement, vous serez fidèle à nous secourir. Procurez-nous donc cette grâce des grâces, la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, nous obtenions votre perpétuel secours et la persévérance finale.

Bénissez-nous, ô tendre et secourable Mère, priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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Jésus, un enfant représenté comme un adulte

Plus on s’attarde à contempler l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours, plus on se rend compte qu’elle se distingue des représentations habituelles de la Vierge à l’Enfant. En effet, Jésus y est représenté avec la stature d’un enfant mais l’allure d’un adulte. Son corps, son visage surtout, n’a rien à voir avec celui d’un enfant tel qu’il est quand sa mère le porte encore sur son bras.

Pour mieux comprendre les intentions du peintre, plongeons-nous dans l’Évangile de saint Luc, quand Marie et Joseph retrouvent Jésus dans le temple après trois jours de recherches angoissées.  Marie lui demande alors pourquoi « il leur a fait cela » (Luc 2, 48). Jésus répond : « ne saviez pas qu’il me faut être chez mon Père ? » (Luc 2, 49).

La réponse de Jésus laisse entendre que ses parents n’ignorent pas qu’il est venu en ce monde pour faire la volonté de son Père, qui est de réaliser notre Salut. N’oublions pas que c’est face à Joseph, son père aux yeux du monde, que Jésus dit qu’il doit être aux affaires de son Père. Il manifeste ainsi qu’il a toujours eu conscience de qui il est et de ce qu’il doit réaliser.

Par les prophètes, Dieu a annoncé tout ce que le Messie aurait à souffrir. Le livre d’Isaïe, les psaumes regorgent de détails sur la Passion du Christ. Jésus est venu en ce monde pour réaliser tout ce qui est annoncé dans les Écritures. Toute sa vie, il s’est préparé à l’être l’Agneau pascal dont le sang sauve les enfants d’Israël.

En voyant les instruments de la Passion, Jésus s’effraie et se cramponne à Marie. Cependant, il ne détourne pas le regard comme nous le ferions. Au contraire, il regarde les instruments avec détermination. Cela signifie, qu’étant homme et prenant en considération l’ampleur de la souffrance que ces instruments vont lui causer, il est traversé par un frisson de peur. Cependant, il ne se dérobera pas et ira jusqu’au bout de sa mission de Rédempteur pour la gloire de Dieu et le Salut du monde.

L’austérité de son visage rappelle les mots de l’Évangile de saint Luc : « Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem » (Luc 9, 51). Ce verset se situe juste après le récit de la Transfiguration, qui a lieu quelques jours avant la Passion.

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Ô sainte Vierge Marie, qui pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, nous vous supplions de nous secourir en tout temps et en tout lieu, dans nos tentations, après nos chutes, dans nos difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de notre mort.

Donnez-nous, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car nous sommes sûrs que si nous vous invoquons fidèlement, vous serez fidèle à nous secourir. Procurez-nous donc cette grâce des grâces, la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, nous obtenions votre perpétuel secours et la persévérance finale.

Bénissez-nous, ô tendre et secourable Mère, priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les mains dans la main

Sur l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours, Jésus, impressionné par les instruments de la Passion, s’agrippe au pouce de Marie. C’est une attitude qui peut nous surprendre s’agissant de Jésus, le vainqueur de la mort et du péché, mais elle est riche d’enseignement.

Jésus s’est fait homme en Marie. En lui, il unit deux natures : il est vrai homme et il est vrai Dieu. Il a tellement épousé notre nature humaine, qu’il en a expérimenté toutes les faiblesses, excepté le péché.

En le voyant saisi par la crainte, il nous rappelle qu’il a vécu sa Passion avec ses seules forces humaines et, qu’à aucun moment, il n’a eu recours à sa puissance divine. Rappelons-nous ses paroles à saint Pierre : « Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ? » (Matthieu 26, 53).

Comme nous, la perspective de souffrir lui fait peur. Comme nous, il cherche refuge là où il est naturel d’en trouver : chez sa Mère. Tout au long de sa Passion, Marie sera son indéfectible soutien.

Jésus est venu en ce monde pour vivre sa Passion, réaliser les Écritures concernant le Messie. Il a toujours eu conscience de cette mission. C’est ce que suggère l’icône en nous montrant Jésus, encore enfant, craindre devant les instruments de la Passion. Jésus est pleinement Dieu parce qu’il a conscience, dès son plus jeune âge de la mission qu’il doit accomplir et il est aussi pleinement homme, car il ressent la peur.

Jésus s’agrippe des deux mains au pouce de Marie comme à un roc. Dans la main, le pouce représente le Père, l’index, le Fils, le majeur l’Esprit-Saint. C’est sur l’aide conjointe de son Père des cieux et de Marie, que Jésus s’appuie pour trouver la force de traverser sa Passion.

Cette attitude préfigure déjà sa prière du jeudi-saint au jardin des oliviers : « Père s’il est possible que cette coupe passe loin de moi mais que ta volonté soit faite et non la mienne » (Matthieu 26, 39). Pour réponse, le Père lui enverra un ange pour le fortifier (Luc 22, 43).

Enfin, c’est main dans la main avec sa Mère, que Jésus va réaliser notre Salut, car Dieu a fait de la contribution de Marie un élément essentiel de la Rédemption. Jésus nous rappelle ainsi que, s’il est le seul à pouvoir nous obtenir la Salut, il ne nous sauvera pas sans notre collaboration. Dans ce sens saint Augustin écrit : « Dieu qui t’a créé sans toi, ne te sauvera pas sans toi. »

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Ô sainte Vierge Marie, qui pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, nous vous supplions de nous secourir en tout temps et en tout lieu, dans nos tentations, après nos chutes, dans nos difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de notre mort.

Donnez-nous, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car nous sommes sûrs que si nous vous invoquons fidèlement, vous serez fidèle à nous secourir. Procurez-nous donc cette grâce des grâces, la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, nous obtenions votre perpétuel secours et la persévérance finale.

Bénissez-nous, ô tendre et secourable Mère, priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.