La joie du don de soi

Contemplons

La présentation de Marie au temple, Vittore Carpaccio

Méditons

Le protévangile de saint Jacques, évangile apocryphe, nous rapporte que Marie est née miraculeusement, suite à un vœu de sainte Anne demeurée stérile jusqu’à un âge avancé. Celle-ci promit à Dieu, s’il lui plaisait de la combler par la maternité, de lui consacrer l’enfant et de le faire élever au temple. Dieu entendit sa prière et lui fit don de Marie, celle qui sera la Mère de son propre Fils.

Le protévangile de saint Jacques poursuit en rapportant qu’à l’âge de trois ans, ses parents, Anne et Joachim, au prix d’un lourd sacrifice, présentèrent Marie au temple de Jérusalem, pour qu’elle y soit élevée parmi les vierges chargées de chanter la louange du Seigneur.

Sans que cela ne soit précisé dans l’évangile apocryphe de saint Jacques, les artistes ont reçu pour évident, que Marie a choisi résolument de se donner à Dieu, prenant sur elle le sacrifice de la séparation avec ses parents tant aimés. En effet, sur chaque représentation, on voit Marie monter l’escalier, qui mène au temple en direction du grand prêtre Zacharie (celui-là même qui deviendra le père de Jean-Baptiste), cierge en main, symbole de sa foi, sans se retourner sur ses parents, qui ne posent aucun geste pour la retenir, sans jeter un dernier regard sur le monde qu’elle quitte.

Si la séparation représente un lourd tribut à payer pour cette petite fille de trois ans, Marie répond néanmoins, la joie au cœur, à l’appel de Dieu. En effet, si elle monte résolument les marches, qui mènent au temple, ce n’est pas avant tout pour accomplir le vœu de sa mère mais parce que, déjà, elle sait que la seule voie de bonheur pour elle, c’est de se donner à Dieu dont elle se sait aimée et à l’amour duquel elle veut répondre.

La joie de Marie vient de ce qu’elle sait où est désormais sa place et qu’elle choisit de l’occuper. Parce qu’elle a trouvé sa voie, elle ne craint pas de tout quitter pour la suivre. Désormais, dans ses prières, elle demandera avant tout d’être rendue digne du don que Dieu lui a fait, en l’appelant à son service, de lui donner de demeurer fidèle à sa vocation et la force pour la réaliser en tout point.

Lorsque Dieu appelle, ce n’est pas pour nous contrarier mais pour nous témoigner sa toute dilection. En effet, la vocation est le moyen que Dieu, dans sa miséricorde, donne à chacun de lui rendre, dans la joie, la gloire qui lui est due et de contribuer au salut du monde : si la vocation est notre croix, elle est surtout et avant tout le moyen par lequel il nous rend heureux et nous maintient dans la joie. Et, la joie parfaite, comme nous l’enseigne si bien saint François d’Assise, c’est quand nous sommes heureux et joyeux tout en portant la croix.

La joie de Marie vient de ce qu’elle ne craint pas de se donner tout à Dieu, consciente que c’est toujours un honneur et une élection quand il appelle, confiante qu’avec la vocation, il donne aussi les moyens de l’accomplir. La joie de Marie vient de ce qu’elle est en paix car elle a trouvé celui qu’elle aime et il se trouve qu’il est celui qui, seul, est en capacité de combler le cœur humain.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Très-Sainte-Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre-Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La joie de l’élection

La « santissima bambina, » Marie enfant, Milan, chapelle des sœurs de la charité

Méditons

Dès les origines, Marie est présente dans la pensée de Dieu. En prévision des mérites infinis de la Passion de Jésus-Christ, il l’a préservée du péché originel dès le premier instant de son existence dans le sein de sainte Anne.

Si Marie a traversé cette vie, comme nous, en pèlerin de la foi, elle a néanmoins, par le don de son Immaculée Conception, bénéficié de lumières et de grâces toutes particulières. En effet, toutes les capacités de son âme sont orientées vers Dieu, qui se plait à y demeurer dès avant l’Incarnation du Verbe dans son sein. Elle est ce jardin fermé, que Dieu se réserve et dans lequel il trouve ses délices. Elle est ce petit morceau de paradis où Jésus, la seconde personne de la Très-Sainte-Trinité, trouve son refuge dans notre monde dès le premier instant de son Incarnation et durant toute sa vie terrestre.

Au fur et à mesure de sa croissance, Marie se sent aimée de Dieu et l’aime en retour. En effet, elle éprouve la toute-proximité de Dieu, qui lui témoigne son amour en se communiquant à elle, la comblant des dons de l’Esprit-Saint. Plus que n’importe qui d’autre, elle reçoit comme une faveur, une élection, un don gratuit, la grâce d’avoir été créée, d’avoir reçu la vie, de pouvoir connaitre, de pouvoir aimer Dieu, de pouvoir le servir pour un jour le voir face à face. Plus que n’importe qui d’autre, elle réalise autant ce que l’humanité a perdu par le péché originel, que l’ampleur de la miséricorde divine qui se manifeste dans la promesse du Rédempteur.

Aussi, Marie ne peut qu’être portée à la joie en Dieu. Elle se sait aimée de lui sans mérite particulier de sa part. Elle sait que cet amour indéfectible procurera le salut à toute l’humanité. Elle voit Dieu comme le meilleur des pères, qui prend soin de chacune de ses créatures, n’attendant, en retour, que d’en être aimé.

L’amour de Marie pour Dieu se manifeste de manière explicite dans son Magnificat, l’hymne à la joie chrétienne, où elle proclame humblement : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon sauveur. Il s’est penché sur son humble servante. Désormais toutes les générations me diront bienheureuse. Le tout-puissant a fait pour moi des merveilles… » (Luc 1, 46-48).

Si Marie est une exception par son Immaculée Conception, elle est avant tout l’une d’entre nous, à savoir un être créé par Dieu, qui l’aime le premier sans mérite de sa part. En elle, c’est chacun d’entre nous que Dieu aime, qu’il choisit, qu’il comble et appelle à vivre éternellement avec lui dans un bonheur sans mélange. Que lui rendre alors pour tout son amour ? Rien, car nous n’avons rien en propre qui soit digne de lui et à la hauteur du don qu’il nous fait. Comme Marie, nous ne pouvons que le remercier et nous réjouir.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Très-Sainte-Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre-Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La joie dans le « Oui »

La Visitation, Door Carl von Blaas

Méditons

La joie augmente dans le cœur à mesure qu’il se remplit de l’amour de Jésus. Si Marie est appelée Notre-Dame de la joie, c’est parce qu’elle est avant tout Notre-Dame du « Oui », parce qu’elle a mis Jésus-Christ à la première place dans sa vie.

« Le Christ n’enlève rien mais il donne tout » nous dit le pape émérite Benoit XVI. En effet, à se donner à Jésus, on n’est jamais perdant, au contraire. Personne, en-dehors de Jésus, n’est en mesure de promettre le bonheur. Personne, en-dehors de lui, n’est en capacité de le réaliser. Si, à Lourdes, Marie dit à Bernadette « je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l’autre » c’est parce qu’elle peut tenir cet engagement. Malgré les épreuves et la souffrance, Bernadette ne pouvait qu’être joyeuse tout au long de sa vie car portée par cette promesse de bonheur dans l’autre monde qui, en elle, nous est faite à tous.

Marie s’est donnée entièrement à Dieu, ratifiant son « oui » le jour de l’Annonciation. Ce « oui » n’est pas donné sous l’impulsion du moment mais traduit sa volonté, son désir, sa détermination, depuis sa prime jeunesse, d’être à Dieu, qu’elle aime, et de n’être qu’à lui par amour pour lui. Le Cœur de Marie est sans partage. Son Cœur est à ce point tourné vers Dieu, qu’il peut être envisagé comme le temple de la Très-Sainte-Trinité. En se faisant homme en Marie, Dieu descend dans son sanctuaire, la demeure qu’il s’est édifié en elle.

Si Marie est une femme dans la joie, c’est parce qu’elle n’est pas tiraillée. En effet, Jésus nous dit que « nul ne peut servir deux maitres à la fois, Dieu et Mamon » (Matthieu 6, 24), précisant qu’en aimant l’un, on se détourne de l’autre. Le jeune homme riche à qui Jésus dit : « une seule chose te manque ; vends tout, viens et suis-moi » (Marc 10, 21) a fait le choix de conserver ses « grands biens. » Il était pourtant animé des meilleures intentions à l’égard de Jésus, qui « l’aima » (Marc 10, 21). Mais pour trouver le vrai bonheur en Dieu, il lui aurait fallu renoncer à ses « grands biens. »

« Mais, affligé de cette parole, cet homme s’en alla tout triste car il avait de grands biens » (Marc 10, 22). Ce renoncement à Jésus ne pouvait que créer un grand vide en lui et le livrer à la tristesse, à la mélancolie. Qu’est-ce qui peut remplacer l’amour de Jésus ? Qui, en-dehors de Dieu, peut combler le cœur humain ? « Tu nous as faits pour toi Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi » nous dit saint Augustin qui, contrairement au jeune homme riche, a tout quitté pour Jésus. Marie a renoncé à tout pour Jésus qui, au-delà des richesses matérielles, comble tous ceux qui se donnent à Lui. Rien ne remplace l’amour de Jésus car il est entier, durable, constant, sans condition.

« La carte d’identité du chrétien, c’est la joie », nous dit le pape François. Lorsqu’on lui objecte qu’il y en a tant qui n’ont rien de joyeux, le pape François répond qu’ils « ne sont pas chrétiens ! Ils disent l’être mais il leur manque quelque chose. Un chrétien est un homme ou une femme de la joie… C’est la joie de l’Evangile, la joie d’avoir été élu par Jésus, sauvé par Jésus, régénéré par Jésus ; la joie de l’espérance que Jésus nous attend, la joie qui – même dans les croix et les souffrances de cette vie – s’exprime d’une autre manière, qui est la paix dans la sécurité que Jésus nous accompagne, est avec nous. »

La joie vient d’un cœur comblé, comblé de l’amour de Jésus. Si vous êtes en proie à la tristesse, demandez-vous à qui vous ressemblez : à Marie ou au jeune homme riche ?

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Très-Sainte-Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre-Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La cause de notre joie

La Visitation, mosaïque

Méditons

La joie augmente dans une âme à mesure qu’elle se remplit de Jésus-Christ, à mesure qu’il règne dans le cœur.

La joie est le signe distinctif des enfants de lumière, de ceux qui aiment Dieu, s’en savent, s’en sentent aimés. Aussi, qui, plus que Marie, a été remplie d’une sainte joie, elle qui est aimée du Seigneur plus qu’aucune autre créature, elle qui aime Dieu au-delà d’elle-même ?

La joie intérieure de Marie est profondément enracinée dans sa foi, son espérance, sa charité. En effet, c’est Dieu qui est la cause et l’origine de la joie qu’elle communique à son entourage. Marie ne retient rien pour elle-même mais communique tout ce qu’elle a reçu selon la recommandation de son Jésus : « vous avez reçu gratuitement ; donnez gratuitement » (Matthieu 10, 8).

En donnant ce qu’elle-même a reçu, Marie attire sur elle toutes les surabondances car Dieu redouble de générosité envers ceux qui accueillent ses dons avec reconnaissance. La joie, comme tous les autres dons, n’ont jamais manqué à Marie, parce qu’en tout, elle a été reconnaissante à Dieu.

« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes » (Matthieu 22, 37-40). Marie a pratiqué ces deux commandements à la perfection. Toutes les vertus qu’elle a pratiquées, respectent, plus encore, accomplissent les préceptes de l’amour de Dieu et du prochain. A chaque événement heureux de sa vie, elle ne se complait pas en elle-même mais se réjouit des merveilles que Dieu accomplit, de la gloire qu’il en retire auprès des âmes et surtout du bénéfice en grâce, qui s’en suit pour son prochain. Ainsi, à l’Annonciation, elle se réjouit, non pas de devenir la Mère de Dieu, mais de donner au monde le Sauveur.  Elle se réjouit pour les hommes, qui vont connaitre le salut en Jésus-Christ et retrouver la grâce perdue par le péché de nos premiers parents. A la Visitation, sa joie ne vient pas de la louange de sa cousine mais d’avoir donné le signal de la rédemption par la sanctification de Jean-Baptiste.

La joie est comme toutes les vertus : c’est en la communiquant, qu’on l’augmente, à l’image de la flamme d’une bougie qui, au fur et à mesure qu’elle est transmise, crée davantage de lumière. Personne n’a été plus rempli de joie que Marie, car personne, plus qu’elle, ne l’a communiquée. C’est pour cela que, dans les litanies, on l‘invoque sous le beau titre de « cause de notre joie. » En nous donnant Jésus-Christ, Marie a fait et continue de faire et la joie de Dieu et la nôtre.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Très-Sainte-Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre-Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La dévotion aux sept allégresses de Marie

Vierge en gloire entourée de saint François d’Assise et de saint Dominique, Cimabue

Méditons

Saint François d’Assise fut un saint débordant de joie chrétienne, qui se plaisait à la communiquer. Et, c’est précisément en la communiquant, qu’il la faisait grandir dans son cœur. Aussi ne s’étonne-t-on pas, qu’il soit à l’origine de la crèche de Noël et que son ordre soit le propagateur de la fête de la Visitation, fête joyeuse s’il en est.

Les franciscains, fils de saint François, furent aussi les premiers à contempler, à méditer et à diffuser les joies terrestres de Marie, qu’ils rassemblèrent en un exercice de piété qu’on appela rosaire séraphique, chapelet des allégresses de Marie ou couronne franciscaine.

Les allégresses contemplées dans le rosaire séraphique ont varié au long des siècles, tant dans les mystères que dans leur nombre, pour finir par s’établir à sept, comme pour les douleurs de Marie : l’Annonciation, la Visitation, la Nativité, l’Adoration des mages, le Recouvrement de Jésus, la Résurrection et l’Assomption.

Cette couronne, particulièrement en usage chez les franciscains, connut un grand succès. Elle fut adoptée par les plus grands esprits, qui la recommandèrent en raison des fruits de sainteté que sa pratique produisait dans le bon peuple de Dieu. Saint Bernardin de Sienne disait à son sujet : « C’est au moyen de la couronne des sept allégresses que j’ai obtenu toutes les grâces dont le ciel m’a comblé. »

La joie chrétienne est un cadeau que nous recevons de Dieu et qui grandit en nous à mesure que l’Evangile pénètre en nos vies, que nous redevenons comme des petits enfants. Les petits enfants ne sont-ils pas les plus joyeux d’entre nous ?

Marie a réuni en elle toutes les conditions pour être sans cesse remplie d’une sainte joie, celle qui rend heureux, qui est durable, celle qui distingue les saints de ceux qui ne le sont pas ou ne le sont pas assez.

En ce mois, méditons les exemples de Marie pour apprendre d’elle à nous réjouir saintement de tout ce que Dieu nous donne d’être dans son amour pour chacun de nous.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Très-Sainte-Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre-Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Jésus, la lumière du monde

Notre Dame de la joie, Marienthal, Alsace

Méditons

Si l’on demandait à Marie, si elle a été heureuse en cette vie, elle répondrait très probablement que « oui » et rajouterait « parce que j’avais Jésus ! » Oui, Marie a été heureuse malgré les souffrances, malgré les épreuves, parce qu’elle a tout fait en union et en dépendance de Jésus, qui a illuminé toute sa vie.

Personne n’a été plus uni à Jésus que Marie. Elle est sa Mère. C’est par elle, que Jésus s’est fait homme. Il n’y a pas de lien plus intime entre deux personnes, que celui qui relie la mère à l’enfant, surtout dans son cas où il s’agit du Créateur, qui se fait homme dans sa créature.

Mais, plus encore que par le lien de la maternité, Marie a été unie à Jésus par l’adhésion du Cœur. En humble servante, elle s’est donnée à lui, son Sauveur, jusqu’à devenir la première et la plus accomplie de ses disciples. Son « oui » à Jésus, elle ne le reprendra jamais, même lorsqu’il lui faudra accepter de se tenir sous la croix du Vendredi-saint.

« Je suis la lumière du monde, a dit Jésus, celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8, 12). Personne, plus que Marie, a cru en Jésus, a mis en pratique tout ce qu’il a enseigné ; personne, plus qu’elle, a laissé pénétrer la lumière de l’Evangile dans sa vie. Aucun cœur n’a été plus rempli d’amour pour Jésus ! Jésus n’a comblé aucun cœur davantage que celui de Marie !

Ombre et lumière se sont ainsi succédé dans la vie de Marie. Parce qu’elle n’a vécu que pour Jésus, par Jésus et en Jésus, celui qui est « le chemin, la vérité, la vie » (Jean 14, 6), la lumière est toujours venue triompher des ténèbres.

Aujourd’hui, dans le Royaume des Cieux, Marie vit dans la pleine lumière, celle qui est sans déclin. Du haut de sa gloire sans égale, elle nous invite à méditer les exemples qu’elle nous a laissés. Plus encore, elle nous engage à les imiter pour permettre à la lumière de l’amour divin d’embrasser toute notre existence et, ainsi, de nous combler de joie malgré les épreuves inévitables de cette vie. Comme la paix, la joie est un don de la charité infinie de Dieu, qu’il accorde à ceux qui lui permettent, comme Marie, d’établir en eux sa demeure.

Chapelet en mains, contemplons un à un les nombreux moments de joies de Marie qui, par toute sa vie, ne cesse de proclamer à la face de toutes les générations que le bonheur, c’est une personne : Jésus-Christ !

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Très-Sainte-Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre-Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Saint Sacrifice de la Messe selon les Visions de frère Kostka

« Je vois ensuite une lumière. Je suis tenté de dire : c’est de la lumière ! Mais, dans sa partie inférieure, cela me semble être davantage du feu ; dans sa partie supérieure, c’est davantage de la lumière.

Lorsqu’à présent je parle de feu, je dois dire tout de suite que ce n’est pas un feu terrestre, et qu’il ne peut en être comparé. Ce n’est pas quelque chose de mort ; il est en lui-même mobile, comme quelque chose de vivant. Il frémit légèrement, vacille doucement, comme une langue de flamme. Tout n’est que tendresse, grâce, douceur.

Ce feu dégage aussi de la chaleur, qui, souvent, agit agréablement et de manière bienfaisante sur le corps. Mais ce n’est pas cette chaleur physique qui est ici prédominante, c’est plutôt la flamme spirituelle qui se communique à l’âme et la rend fervente, zélée, énergique pour le service de Dieu.

La descente du Saint-Esprit en langues de feu à la Pentecôte, je me la représente de façon analogue. À ce moment-là, le feu vacillant s’approcha des apôtres, se posa sur eux, et les remplit d’une telle joie intérieure et ferveur qu’ils parurent enivrés. On peut donc conclure que les apôtres ne furent pas effrayés par l’apparition de ce symbole, mais qu’au contraire ils furent fortifiés et devinrent intrépides pour défendre la cause de Dieu.

Lorsque je prie avec une grande ferveur, le feu devient plus intense, au point que je me sens comme consumé — semblable à un feu terrestre — prêt à faire, par amour, de grands sacrifices. Dans cet état de prière ardente, je pourrais prier durant des heures sans fatigue ni ennui ; je prie sans paroles, mais ma prière est alors plus efficace que lorsque je dois parler.

Dans cette ardeur de la prière, j’obtiens de Dieu tout ce que je lui expose avec confiance et foi. Alors, non seulement le feu augmente, mais aussi la foi et l’amour. C’est surtout pour cet amour et sa croissance que j’aime prier. Le désir d’un amour toujours plus grand de Dieu devient si intense qu’il ne laisse plus de repos : on voudrait se consumer.

Je brûle alors, sans pourtant me consumer. Et même si la flamme s’élève, elle ne provoque aucune agitation intérieure. »

« Si l’obéissance ne m’appelait pas à autre chose dans ces moments, je pourrais prier durant des heures, et même une longue durée me semblerait alors un court instant. — Lorsque Dieu se sert ensuite de cette ardeur de prière pour me faire comprendre certaines choses d’une manière spéciale — comme ce fut le cas pour la construction de notre église, ou le départ du Frère N. — alors cette flamme s’élève de façon extraordinaire et me pousse à une prière d’une confiance illimitée. »

« Effet principal de cette manifestation de l’Esprit… »)

« L’effet principal de cette manifestation de l’Esprit est une confiance illimitée en Dieu, une ferme assurance que rien n’échappe à sa volonté, qu’Il dirige tout avec sagesse, et qu’Il est toujours proche de moi. »

« Toute peur s’évanouit. Il n’y a plus de crainte, même pas de la mort. L’âme devient intrépide et ne désire plus rien d’autre que d’aimer, de servir et de plaire à Dieu. »

« De plus, cette flamme intérieure communique une paix profonde, une sérénité inébranlable, qui n’est pas troublée même par les choses les plus pénibles ou les plus menaçantes. »

« L’on sent alors que l’on est tout à Dieu, que tout dépend de Lui, que tout est dans sa main. »

« C’est pourquoi, dans cet état d’union intérieure avec Dieu, on comprend également mieux la valeur des souffrances, on les accepte plus facilement, on les embrasse même avec joie, et l’on devient prêt à faire tous les sacrifices pour l’amour de Dieu. »

« C’est alors que naît une prière véritablement surnaturelle. Non plus une prière de simple besoin ou de devoir, mais une prière née du cœur, portée par l’amour et la foi, embrasée du feu divin. »

« Il arrive aussi que dans cette lumière et cette chaleur, certaines vérités de la foi deviennent plus claires, plus compréhensibles. Non pas par un raisonnement ou une réflexion, mais par une sorte d’illumination intérieure. »

« L’on comprend alors, dans un instant, ce que l’on n’aurait pas saisi en des années d’étude. »

« Je n’ai jamais vu cette lumière agir d’une autre manière que dans le silence. Elle ne parle pas, elle montre. Elle ne discute pas, elle convainc. Elle ne presse pas, elle attire. Elle n’oblige pas, elle pénètre. »

« Et plus on s’abandonne à cette lumière, plus elle devient claire. Plus on se laisse embraser par ce feu, plus il se communique à l’âme. »

« Cela ne va pas toujours aussi loin. Parfois, la lumière reste plus faible, ou la chaleur s’atténue. Mais quand cela arrive, je remarque en moi-même que je n’ai pas prié avec le même sérieux, ou que je me suis laissé distraire. »

« Si je suis bien recueilli, que je suis en état de grâce, que je prie humblement et avec confiance, alors cette lumière se manifeste presque toujours. »

« On ne peut jamais la provoquer artificiellement. Elle vient de Dieu seul. Mais on peut s’y préparer, s’y disposer, et Dieu la donne alors comme un don gratuit. »

« Je voudrais, si cela m’était permis, conserver cette lumière tout le temps. Mais il m’est clair qu’elle ne m’est donnée que pour des moments particuliers, pour m’encourager, me fortifier, m’éclairer. »

« Elle n’est pas une récompense, elle est une grâce. »

« Je ne la mérite pas, mais je la reçois dans l’humilité et l’action de grâce. Et quand elle s’éloigne, je ne suis pas triste, mais je reste confiant, sachant qu’elle peut revenir, et que Dieu me guide aussi dans l’obscurité. »

« Parfois, lorsque la lumière me quitte brusquement, je me demande si ce n’est pas à cause d’une faute de ma part, ou d’un manque d’attention. Mais alors je me réfugie dans la prière : “Seigneur, si j’ai manqué, pardonne-moi. Reviens, si cela est ta volonté.” »

« Et souvent, Il revient. »

« Cette lumière n’éblouit pas. Elle rend humble. Elle ne rend pas orgueilleux, elle pousse à la reconnaissance. »

« Elle ne fait pas croire que l’on est quelque chose, mais que Dieu est tout. »

« Elle ne fait pas parler beaucoup, mais rend silencieux. »

« Elle ne donne pas envie de briller devant les hommes, mais de se cacher dans le cœur de Dieu. »

« Elle ne fait pas chercher les consolations sensibles, mais elle donne la force de les supporter quand elles disparaissent. »

« Elle ne conduit pas à l’activisme, mais elle fortifie pour le service. Elle ne conduit pas au repli sur soi, mais à la charité. »

« C’est pourquoi je dis : cette lumière, ce feu, c’est l’Esprit Saint. Non dans sa plénitude divine, que je ne pourrais supporter, mais dans une communication adaptée à mon âme faible. »

« Il est la douce clarté de Dieu dans mon âme. »

« Ô Esprit Saint, flamme silencieuse et brûlante, éclaire-moi, embrase-moi, guide-moi. »

« Je ne veux rien d’autre que Toi. »

(Traduit de l’allemand : « Das heilige Messopfer – in Schauungen erlebt »).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Le Saint Sacrifice de la Messe selon les Visions de frère Kostka

Grandeur de saint Joseph

(NB : la transition entre les visions de la Trinité et la figure de saint Joseph n’est pas toujours marquée dans les écrits de Frère Kostka, mais on retrouve des éléments qui montrent comment Joseph est perçu à la lumière de la contemplation trinitaire. Voici donc la suite, fidèlement traduite à partir du style du texte.)

Frère Kostka : « Saint Joseph se tient très proche de la lumière divine, tout enveloppé de clarté. Il resplendit d’une dignité paisible et d’une pureté qui n’est surpassée que par celle de la Mère de Dieu. Il ne parle pas, il rayonne. C’est comme si toute sa sainteté s’exprimait silencieusement dans sa présence. 

L’Esprit Saint semble se complaire à l’environner d’un éclat particulier, comme pour montrer que Joseph a reçu un rôle unique dans le mystère de l’Incarnation et dans l’économie du salut. Il ne fut pas seulement le gardien terrestre de Jésus et de Marie ; il est aussi, dans la lumière éternelle, le protecteur de l’Église et des âmes fidèles.

Dans une de mes contemplations, j’ai vu saint Joseph sous un manteau lumineux, protecteur, qui s’étendait sur de nombreuses âmes — en particulier sur les prêtres et les religieux. Il ne leur disait rien, mais par sa seule présence, il communiquait paix, force, fidélité silencieuse, humilité profonde.

Son regard était clair et doux. Il ne regardait pas avec l’autorité d’un roi, mais avec la force d’un père fidèle et silencieux. Il portait une fleur de lys brillante dans la main, symbole de pureté et d’abandon à Dieu. Il ne semblait pas marcher, mais se mouvoir dans la lumière même.

Ce qui m’a le plus touché, c’est que la lumière divine qui l’enveloppait semblait entrer en lui, et ressortir de lui purifiée. Il était comme un miroir parfaitement poli, dans lequel se reflétait la volonté de Dieu. À cause de cela, j’ai compris pourquoi les âmes qui se confient à saint Joseph reçoivent une grâce spéciale de silence intérieur et d’union cachée avec Dieu.

Il est le protecteur des âmes obscures, des travailleurs silencieux de Dieu, de ceux qui ne brillent pas extérieurement, mais sont des piliers invisibles de l’Église.

Dans cette lumière, je l’ai vu prier pour les pères de famille, les jeunes hommes en recherche, les religieux tentés ou fatigués, et même pour les mourants. Il est présent, sans bruit, là où l’on ne le soupçonne pas.

Il veille avec la même tendresse qu’il avait pour l’Enfant Jésus. Il ne demande rien pour lui-même. Il ne s’impose pas. Mais Dieu lui accorde tout ce qu’il demande.

Dans la lumière de la Trinité, saint Joseph reçoit une place particulière : après Marie, il est le plus proche. Son silence glorieux est un chant plus pur que beaucoup de paroles humaines.

(Traduit de l’allemand : « Das heilige Messopfer – in Schauungen erlebt »).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Le Saint Sacrifice de la Messe selon les Visions de frère Kostka

Le Saint-Sacrifice de la Messe selon les visions de Frère Kostka – Aperçu

La liturgie de la Parole et de la prière

Marie accompagne le prêtre jusqu’à l’autel.

Jésus accepte la confession des péchés.

Trahison et arrestation de Jésus.

Interrogatoire chez Anne ; Jésus devant Caïphe, les faux témoins.

La confession messianique du Sauveur.

Condamnation à mort par les Juifs, moqueries des soldats, mauvais traitements.

Prière du jour et lecture :

Jésus conduit chez Pilate et Hérode.

Devant Pilate – les souffrances intérieures de Jésus.

Jésus chez Hérode, dérision.

Souffrances d’expiation de Jésus pour les péchés dans la vie conjugale.

Évangile et profession de foi :

Retour chez Pilate – le peuple réclame la mort de Jésus.

La douleur de Jésus d’être préféré à un meurtrier.

La liturgie du sacrifice

Flagellation, dénudement et instruments de la flagellation.

Flagellation du visage – expiation pour les péchés d’impureté.

Couronnement d’épines et dérision, moqueries comme roi des Juifs.

Préface et Sanctus :

Ecce Homo – Voici l’Homme ! Entretien avec Pilate.

« Voici votre roi », puis condamnation à mort par Pilate.

Expiation des péchés par Jésus. Joie des anges.

La haute dignité du prêtre et la valeur de la sainte Messe.

Le canon romain de la Messe

Le chemin de croix du Christ. La Mère des douleurs, les apôtres et les âmes apostoliques, les martyrs et amis de la croix.

La prière pour les vivants est ici la plus efficace.

Prière en communion avec Marie, les apôtres et les martyrs. Tous célèbrent avec le prêtre le sacrifice du Christ.

L’assistance des armées célestes : les anges gardiens de l’Église, des nations, du prêtre et des fidèles.

La sainte Consécration

Actualisation du sacrifice de Jésus sur la croix.

Le Souverain Prêtre éternel prononce les paroles de la consécration par la bouche du prêtre – les saintes plaies brillent.

Le Précieux Sang de Jésus est vivant et repousse les ténèbres.

Le Cœur de Jésus, ses plaies et son visage rayonnent. Le Père accepte le sacrifice de son Fils.

L’Esprit Saint agit par le Cœur de Jésus.

De son Cœur naît l’Église.

Marie, la Mère des douleurs, devient la Mère de l’Église, de tous les enfants de Dieu. Elle offre, comme Abraham, son Fils !

Après la Consécration – Résurrection

Jésus apparaît dans son corps glorieux de Ressuscité.

Il apparaît d’abord à sa Mère.

Jésus prie pour nous, il agit continuellement dans le prêtre.

Toute la Trinité est maintenant présente – le trône de la grâce est ouvert à tous.

Référence aux figures de l’Ancien Testament :

Le sacrifice d’Abel, d’Abraham et de Melchisédech – déposez vos offrandes personnelles sur la patène !

Le Saint-Sacrifice de la Messe est le soleil spirituel qui donne la vie à toutes les âmes.

Place centrale du prêtre :

Les saints anges apportent les fruits du sacrifice à l’autel céleste.

La prière pour les défunts.

Marie leur fait parvenir le Précieux Sang.

La communion des saints est un grand mystère.

Les fidèles doivent exercer leur sacerdoce royal et s’unir à l’offrande.

Les âmes du purgatoire ne manqueraient plus une seule Messe si elles pouvaient revenir sur terre.

Glorification de la Très Sainte Trinité à la fin du canon.

Apaisement de la justice divine par le Sang de Jésus.

La sainte Communion

Le désir ardent de Jésus pour la communion.

Adoration de la Trinité, non seulement de Jésus.

La communion est l’union d’amour la plus intime !

Avoir une confiance illimitée.

Action de grâce et actes d’humilité.

Demander pardon avec un cœur d’enfant, main dans la main avec Marie.

Vénération des plaies glorieuses.

Prolonger l’action de grâce durant la journée.

L’Enfant-Jésus est aussi présent dans la plus petite parcelle.

L’amour-propre nuit. Ce qui importe, c’est une communion digne !

Conclusion de la sainte Messe – Ascension

Le cortège triomphal de Jésus.

Il monte avec sa Mère, les bienheureux de l’Ancien Testament, les anges, les apôtres vers le mont des Oliviers pour l’Ascension.

Le Saint-Esprit reçoit le trésor de la Rédemption.

La bénédiction du prêtre coïncide avec la dernière bénédiction du Seigneur montant au ciel.

Frère Kostka : « Que cette bénédiction me fortifie en tout bien. Qu’elle me serve de salut éternel à l’heure de ma mort. »

(Traduit de l’allemand : « Das heilige Messopfer – in Schauungen erlebt »).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Le Saint Sacrifice de la Messe selon les Visions de frère Kostka

L’habitation de grâce de la Sainte Trinité

Frère Kostka contemplait depuis longtemps, avec l’œil de la foi, ce sublime mystère de la présence de Dieu dans le cœur après la sainte communion. Depuis plus d’un an, il voit non seulement après la communion, mais aussi en dehors, Dieu habitant dans son cœur.

Alors qu’il parlait un jour très calmement de cette réalité de la présence de Dieu en lui, répétant qu’il voyait la Trinité dans son cœur, je lui fis remarquer : « Si j’écris cela et que d’autres le lisent, ils imagineront peut-être que vous voyez les trois personnes divines comme une petite image miniature. »

Frère Kostka répondit aussitôt, sans réfléchir : « Dieu remplit tout l’espace… mais lui-même n’a pas besoin d’espace… »

Puis il expliqua plus en détail cette vision : « Je vois bien le cœur, mais pas comme un muscle, plutôt comme un temple du cœur. Il est vaste, élevé et spacieux, comme un véritable temple. Avec des mots humains, il est impossible de rendre une telle plénitude d’effets mystérieux !

Les trois personnes divines sont encore bien plus lumineuses que ce temple du cœur. Le Père sage se tient en majesté et dignité. Dieu le Fils est assis à sa droite, avec ses plaies transfigurées. Le Saint-Esprit plane entre le Père et le Fils. Ses ailes, sous la forme symbolique d’une colombe, sont déployées, et il semble flotter vers le bas, la tête penchée en direction de la terre. Une lumière infinie, éclatante de majesté, entoure les trois personnes divines… qui apparaissent à taille humaine naturelle. Elles ne semblent pourtant pas inaccessibles, mais rayonnent de douceur, d’amour et de bienveillance, attirant, ravissant et comblant l’âme.

Avant la communion, je prie toujours la Mère céleste de bien vouloir orner mon cœur de ses mérites et de ses vertus, afin que les très saintes personnes y trouvent une demeure agréable. À cette fin, je prie volontiers : « Mère céleste, orne mon cœur de tes vertus… afin que le Sauveur, lorsqu’il viendra, y trouve une demeure bien préparée… »

La bonne Mère vient aussi en aide à la pauvreté de notre cœur et le pare de vertus qui brillent de toutes les couleurs. Conduit par la main de la Mère, je peux ainsi aller à la rencontre du Père éternel et du Sauveur, et parler avec confiance à Dieu grâce à son aide.

Cette vision intérieure est un don pur, totalement immérité, de l’amour et de la condescendance divins. Dieu demande cependant notre coopération dans une vie totalement sans péché. Ce n’est que lorsque l’on meurt à soi-même, que l’amour-propre est banni du cœur et que l’on cherche uniquement à plaire à Dieu seul, que Dieu se rend de plus en plus proche et familier. Dieu veut l’humilité et la confiance enfantine de l’âme pure.

Je cherche maintenant surtout à cultiver la simplicité de la vie spirituelle et à marcher en présence de Dieu pour lui faire plaisir.

Chaque jour, nous prions à Tierce pour cette grâce de l’habitation divine de la Sainte Trinité, en disant l’hymne : « Nunc, Sancte nobis Spiritus… Unum Patri cum Filio, Dignare promptus ingeri… nostro refusus pectori… »

Cette grâce d’habitation nous est aussi rappelée à la fête du Cœur Immaculé de Marie, lorsque l’Église nous invite à prier : « Deus, qui in corde beatae Virginis, dignus Spiritus Sancti habitaculum praeparasti… ut secundum Cor tuum vivere valeamus. »

– Ô Dieu, Toi qui dans le cœur de la bienheureuse Vierge as préparé une digne demeure pour le Saint-Esprit, daigne nous accorder la grâce… de vivre selon ton Cœur.

(Traduit de l’allemand : « Das heilige Messopfer – in Schauungen erlebt »).

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.