La sainte famille

Contemplons

La sainte famille, Domenico Fiasella

Méditons

Dans la sainte famille de Nazareth s’accomplit un curieux mystère. D’une part, chacun a une position inversement proportionnelle à sa dignité, d’autre part, personne ne semble insatisfait de cette distribution des rôles.

La sainte famille reflète l’image de la sainte Trinité. En son sein, Joseph, à qui la famille est soumise, représente le Père. Marie représente l’Esprit-Saint, de qui elle a conçu. Jésus est le Fils, au sein de la Trinité, comme de la sainte famille.

En son sein, Jésus, Dieu même, s’en remet entièrement aux bons soins de Joseph et se soumet volontairement à son autorité. Même si la sainteté de Joseph n’est plus à démontrer, il n’en reste pas moins la créature à laquelle se soumet le Créateur. Marie est la Mère de Dieu, la « comblée-de-grâce » : elle choisit délibérément d’imiter son Fils, Jésus, et de confier son devenir au petit charpentier de Nazareth. Dans la sainte famille, rien n’est normal : c’est le moins digne qui commande à ceux qui le sont davantage. Joseph exerce l’autorité, secondé par Marie et Jésus se soumet aux deux.

Le plus étonnant est que tout le monde s’accommode de la situation, et y trouve son plein épanouissement. La sainte famille de Nazareth est pauvre mais heureuse, car fondée sur l’amour de Dieu et du prochain. Joseph ne prendra jamais aucune décision qui ne vise directement le service de Dieu et de sa famille. Pour cela, il ne recule devant aucun sacrifice et se renonce en permanence. Jésus dira plus tard : « Si quelqu’un veut être le premier qu’il soit le dernier et le serviteur de tous» (Marc 9, 35). Joseph n’a jamais cherché à être le premier mais d’emblée, il s’est fait le serviteur de sa famille et a employé l’autorité qui lui était donnée, pour assurer fidèlement le quotidien des siens. Aucun acte, aucune parole ne trahira, ne serait-ce que la moindre tentation d’abus d’autorité : il commande à Jésus et Marie comme on assume un service et non comme un moyen de soumettre ou de tirer profit.

Jésus et Marie aiment Joseph. Probablement que cet amour grandit chaque jour au regard des nombreuses difficultés que le chef de famille affronte pour l’amour des siens. Plus encore que l’aimer, Jésus et Marie respectent celui que Dieu leur a donné pour gardien, et l’honorent d’une obéissance empressée qui ne leur coûte pas, car ils discernent chaque jour davantage, l’éminente sainteté qui émane de son attitude. Dans la famille de Joseph, tout le monde sait se renoncer pour le bien de tous, pour l’amour de chacun, et ça les rend tous heureux.

Saint Jean-Eudes nous dit que, sur terre, aucune famille n’a été plus heureuse que celle de Nazareth, car fondée sur Dieu et l’amour mutuel. Méditons son exemple et demandons-lui de nous apprendre à rendre heureux ceux qui nous sont confiés.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’installation à Nazareth

Contemplons

Saint Joseph charpentier, Gerrit Honthorst

Méditons

Jésus est le Messie annoncé par les prophètes. Tout ce qu’ils ont dit sur le Sauveur d’Israël, trouve son accomplissement en Lui. Aussi, les évangélistes ne cessent-ils de se reporter aux prophéties de l’Ancien Testament pour démontrer que Jésus est l’envoyé de Dieu, et qu’il est, sans doute aucun, le Messie tant attendu. 

L’Ancien Testament se déroule à nous comme une lente progression vers Jésus, le Sauveur, le Fils de la promesse. Cela commence avec la chute d’Adam et Eve, dans le jardin d’Eden : « Je mettrai une inimitié entre la femme et toi ; entre sa descendance et la tienne » (Genèse 3, 15). Jésus est la descendance de « la femme », le fils de Marie, l’enfant de la promesse. Adam et Eve avaient à peine désobéi, trompés par l’antique serpent, que Dieu avait déjà résolu de ne pas les abandonner à leur sort et de les rétablir dans leur dignité d’enfants de Dieu. Le propre de Dieu est de sauver l’homme ; aussi le Rédempteur s’appelle-t-il Jésus, c’est-à-dire « Dieu sauve. »

Au cours de l‘avent et tous ces derniers jours, nous avons écouté les prophètes et ce qu’ils ont dit du Messie. Ainsi, avons-nous entendu Isaïe nous dire « qu’un rameau sortira de la tige de Jesse (le père de David) » (Isaïe 11, 1), « qu’une vierge enfantera un fils et qu’on l’appellera Emmanuel (Dieu avec nous) » (Isaïe 7, 14) ; Michée nous a annoncé que le Sauveur sortira de Juda, qu’il naitra à Bethlehem ; Jérémie nous a annoncé le massacre des saints innocents : « un cri s’élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte ; c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus » (Matthieu 2, 18). Les prophéties de plusieurs siècles correspondent tellement à Jésus, qu’elles prouvent indubitablement qu’il est le Messie et que son enseignement est d’origine divine.

Les psaumes de David regorgent d’allusions sans équivoques à la Passion de Jésus, et bien des épisodes de l’Ancien Testament annoncent très clairement le Sauveur. Ainsi, Moïse est-il sauvé du massacre des enfants ordonné par Pharaon (allusion au massacre des saints innocents), les enfants des hébreux sont-ils épargnés par l’ange exterminateur lorsque les linteaux des portes sont recouverts du sang d’un agneau sans défaut (allusion au sang Rédempteur versé sur la Croix par Jésus, l’Agneau sans tache), les juifs sont-ils guéris des morsures lorsqu’ils regardent vers le serpent d’airain (allusion à la Croix du Christ), sont-ils nourris par la manne dans le désert (allusion à la multiplication des pains et à l’Eucharistie)…

A Jésus aboutit, et en Lui se réalise, tout l’Ancien Testament. C’est le sens de la présence de Moïse et d’Elie autour de Jésus, le jour de la Transfiguration. Jésus le dira lui-même : « N’allez pas croire que je sois venu pour abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir mais accomplir » (Matthieu 5, 17).

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le retour d’Egypte

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Le retour d’Egypte de la sainte Famille, Reynaud Levieux

Méditons

Jésus, enfant, a entièrement remis sa vie entre les mains de Joseph, l’investissant de sa confiance absolue. L’ange aurait pu s’adresser à Jésus, le Fils de Dieu, pour lui transmettre en direct les consignes de son Père ; il aurait aussi pu dialoguer avec Marie, la « comblée-de-grâce », comme le jour de l’Annonciation. Jésus et Marie sont plus élevés en grâce que Joseph et pourtant c’est à ce-dernier que Dieu confie les destinées de la sainte famille. Quel mystère : Dieu fait confiance et s’en remet à Joseph, un simple artisan que rien, si ce n’est la vertu, ne distingue des autres hommes.

Les réponses de Joseph aux attentes de Dieu ne se traduisent pas en paroles, mais en actes. En effet, le message de l’ange est aussitôt suivi d’effet : Joseph se lève et exécute, sans discuter, les ordres du ciel. C’est par la promptitude de Joseph que Jésus est sauvé de chaque nouveau péril. Dieu pourrait tout régler de lui-même et, dans un acte de puissance divine, écarter définitivement tout danger. Il pourrait s’aplanir tous les chemins lui-même et organiser un retour triomphal en Israël. Mais, dans son amour et sa miséricorde, il choisit de s’abandonner totalement à Joseph pour lui  donner la possibilité de Lui témoigner son amour par l’offrande de toute sa vie. Et, Joseph se montre à la hauteur de la confiance de Dieu. En intendant sage et fidèle, il consacre toute son énergie, tout son amour, sa personne toute entière au service de la sainte famille. C’est par le don de lui-même que Joseph conservera la vie à Jésus et Marie.

C’est Dieu qui sauve, mais dans sa grande miséricorde, il condescend à nous laisser participer, dans un acte de libre adhésion, au plan du salut. Il fait même de notre consentement un élément essentiel de notre salut. Quel mystère insondable que l’amour de Dieu pour nous ! L’exemple de Joseph nous renvoie à nous, pour nous rappeler que, nous aussi, nous sommes investis de la confiance de Dieu et qu’à nous aussi, Il donne de participer, là où nous sommes, au plan du Salut. Il nous aime jusqu’à nous confier les destinées du monde. Soyons comme Joseph, des serviteurs fidèles et avisés, qui prient comme si tout dépendait de Dieu seul, et qui agissent comme si tout dépendait d’eux (St Ignace de Loyola). 

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La vie en Egypte

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Le repos de la sainte Famille en Egypte, Gentileschi

Méditons

On dit communément que les voies de Dieu sont impénétrables. Cette formule colle parfaitement à la situation de Joseph. En effet, il n’a pu aller au bout d’aucun de ses projets et, dès que Jésus est entré dans sa vie, il en a perdu le contrôle. Imaginons-le, en Egypte, s’essuyant la sueur du front, se reposer quelques instants, au milieu de son labeur, et refaire le film de sa vie.

Il y a quelques années, une jeune-fille, d’une réputation excellente lui est donnée en mariage. En homme responsable et avisé, il s’emploie à tout disposer pour accueillir convenablement sa future épouse. Dans sa tête, il forme des projets pour assurer la subsistance de sa future famille. Au fur et à mesure de l’avancée du temps, il apprend à mieux connaître Marie, s’en éprend et se rend compte de son éminente sainteté. Alors que tout semble baigner dans une harmonie parfaite, voilà que Marie conçoit un Fils de l’Esprit-Saint. Même si la prudence de Joseph  le conduit à envisager chaque chose sous tous ses angles, pour anticiper les problèmes, jamais il n’aurait pu imaginer être confronté à une telle situation. Il n’aura pas la vie de famille escomptée, et traversera une profonde crise intérieure à laquelle Dieu lui-même devra mettre fin. Il avait pensé rester à Nazareth et y exercer son métier de charpentier. Il y était un habitant connu et respecté, un artisan habile et estimé. Voilà qu’il faut partir pour Bethlehem et laisser derrière lui tout ce qui a fait sa vie jusque-là. Le Fils de Dieu va y naître et il n’a aucun endroit décent à lui offrir. Le voilà à  supplier un à un les habitants de Bethlehem, pour lui trouver une place. Finalement, il s’installe dans une étable et, pour tout berceau, arrange une mangeoire, pour ménager un peu de confort à Jésus. Et ce n’est pas encore la fin. Il ne pourra pas non plus rester à Bethlehem, sa ville d’origine, car Hérode fait chercher Jésus pour le tuer. En pleine nuit, il lui faut fuir, laissant, encore une fois, derrière lui, le peu qu’il possède. A présent, il est en Egypte, une terre, lointaine, inconnue, hostile, où il est un ouvrier pauvre, probablement exploité, qui ne maîtrise pas la langue, et vit au milieu d’un peuple adorateur de faux-dieux. Vraiment, Joseph n’a tiré aucun avantage à être le Père légal de Jésus.

Souvent, nous méditons le « oui » de Marie (et avons raison de le faire) car ce simple mot, sur les lèvres et dans le cœur de la « servante du Seigneur » acquiert une telle dimension qu’il en devient insondable. Mais, uni à celui de Marie, il y a le « Fiat » silencieux, mais tout aussi radical de Joseph. Il n’a rien refusé à Dieu et s’est dépouillé de tout pour son amour : maison, travail, famille, argent, patrie, réputation… Il n’a pas donné que de son superflu : il a donné jusqu’à son absolu nécessaire, jusqu’à sa personne toute entière. Et qu’a-t-il récolté en retour ? A vue humaine, sa vie est une lente dégringolade vers la précarité.

Essayons d’imaginer comment Joseph réagit à ces instants de « vague à l’âme. » Nous le voyons d’abord le regard vide, puis froncer les sourcils pour, enfin, esquisser un sourire qui, doucement, s’élargit et illumine tout son visage. A présent, il se lève pour se remettre, ragaillardi, au travail. A quoi a-t-il pu penser ? Il s’est déjà vu rentrer à la maison, où l’attend Marie, sur le seuil de la porte. Il imagine Jésus s’élancer vers lui, comme chaque fois qu’il rentre, et se jeter dans ses bras pour s’y blottir. Son fils, son Dieu se donne et s’en remet à lui, pauvre charpentier de Nazareth, exilé en Egypte. Quel mystère. Qui est-il, lui,  pour que le Fils de Dieu, en personne, condescende à remettre sa vie entre ses mains ? Ce mystère le dépasse complètement, mais le remplit également d’une joie aussi sainte que profonde.

Suivre Jésus, n’est décidément pas facile, mais il y a de belles compensations.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le massacre des innocents

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Le massacre des innocents, Guido Reni

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Nous voici confrontés au mystère du mal. Marie et Joseph savaient-ils en fuyant en Egypte que, par dépit, Hérode fera tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethlehem et sur tout son territoire ? L’Evangile ne le précise pas. Mais un acte d’une telle cruauté a dû alimenter les conversations dans tout le pays, et la nouvelle a dû se répandre rapidement au sein des caravanes, et parmi les voyageurs, jusqu’en Egypte. Marie et Joseph ont dû l’apprendre à un moment ou à un autre ; quelle a été leur réaction ? Pour deux êtres d’une telle sensibilité, elle a fait l’effet d’un nouveau glaive de douleur. La persécution de Jésus et la fuite qu’elle a entrainée, fut déjà une rude épreuve, mais d’apprendre que la jalousie d’Hérode est allée jusqu’à massacrer d’innocents enfants, fut un vrai coup de grâce. Comment pourrait-il en être autrement ?

Essayons d’examiner les motivations d’Hérode. C’est après avoir interrogé les mages et les prêtres qu’il décide de faire massacrer ceux que la Tradition a appelé les « Saints Innocents. » En effet, les mages ont vu dans le ciel, l’étoile qui indique la naissance du roi des juifs, et en parlent à Hérode avec toute la conviction de leur foi et l’appui de leur science. Les prêtres du temple ont trouvé dans les Ecritures, des prophéties qui concordent avec les dires des mages. En faisant enquêter à Bethlehem, Hérode a appris ce que les bergers ont raconté de l’enfant qu’ils ont vu dans la crèche, de l’ange annonciateur ; il a entendu parler de ce qui s’est passé au Temple avec Siméon et Anne.

La raison d’Hérode l’amène progressivement à croire que Jésus est le messie, l’envoyé de Dieu, le vrai roi des juifs. S’il n’en était pas convaincu, il ne se sentirait pas menacé au point d’ordonner le massacre de tous ces enfants. Sans l’intervention de la providence, il serait allé jusqu’au régicide, et même jusqu’au déicide. Sa raison, cependant, n’atteint pas son cœur qui, comme celui de pharaon au temps de Moïse, ne fait que s’endurcir. Il refuse que Dieu règne sur lui, ne serait-ce que par l’amour. Son orgueil et sa jalousie l’amènent à envisager Jésus comme un concurrent, et anéantissent en lui tout scrupule.

La jalousie est la caractéristique même du démon, et ce défaut, s’il n’est combattu, nous rend semblable à lui. En effet, c’est par jalousie des hommes, promis à la vie éternelle avec Dieu, que le démon sème la zizanie, et initie, parmi eux, des actes d’une telle cruauté. De lui-même, aucun humain, fait à l’image de Dieu (donc fait pour l’amour !) n’est capable de telles exactions. La jalousie est un poison qui produit le malheur de deux personnes : du jaloux et du jalousé. Le jaloux ne trouve jamais la paix. Au contraire, au fur et à mesure des tourments qu’il inflige, il s’enfonce davantage dans sa souffrance. C’est tout le portrait d’Hérode dont l’histoire nous dit qu’il est mort de désespoir, dans une quasi-folie, et rongé de l’intérieur par les vers. Hérode aurait pu guérir de sa jalousie et de son orgueil. Pour cela, il aurait dû imiter les mages, se tourner vers Dieu, dans une véritable conversion du cœur et se prosterner devant le Verbe incarné. Mais pour cela, il aurait fallu qu’il sache se renoncer et cela, dans sa position, il ne l’a jamais appris.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La fuite en Egypte

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La fuite en Egypte, Carpaccio

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Le jour de la présentation de Jésus au temple, Siméon prophétise à Marie que « Jésus sera en butte à la contradiction, et qu’un glaive de douleur lui transpercera l’âme » (Luc 2, 35). Ce glaive s’enfonce chaque jour un peu plus dans le cœur très pur de Marie. A chaque fois, il pénètre plus profondément. A chaque fois la douleur est plus aigüe, jusqu’à atteindre son paroxysme le jour de la crucifixion. Le glaive de douleur est le symbole de la souffrance de Marie de voir Jésus en butte à la contradiction. Marie, la mère, est accablée de la souffrance de l’homme, son Fils ; Marie, la croyante, est affligée du rejet de Dieu.

Essayons d’imaginer les pensées de Marie, alors qu’en pleine nuit, Joseph lui demande de rassembler rapidement quelques affaires, de prendre Jésus, un enfant de quelques mois, pour fuir en toute hâte. Etant l’arche d’alliance, celle par qui Jésus est venu à nous, elle jouit d’une connaissance aussi intime que profonde du mystère de l’Homme-Dieu. Elle sait que Jésus est un Dieu d’amour, et qu’il ira jusqu’au sacrifice de sa vie pour le salut de tous les hommes. Pour cela, Jésus mériterait d’être accueilli, aimé et c’est le contraire qui se produit. Comme tous les croyants, elle s’interroge et s’afflige d’un tel déferlement de haine ; pourquoi persécute-t-on celui qui est l’amour même, pourquoi s’en prendre à un enfant ? Dieu est tout-puissant ; s’il le voulait il pourrait tout arrêter et mettre un terme aux exactions d’Hérode. Pourquoi permet-il tout ce mal, alors que l’ange lui a précisé : « A Dieu rien n’est impossible » ? (Luc 1, 37). Pourquoi Jésus, le roi des rois, accepte-t-il de fuir devant un roi de pacotille ? Pour le Seigneur, qu’elle a choisi de servir et auquel elle a dit « oui » à l’Annonciation », Marie a tout quitté et a renoncé à sa volonté propre. Chaque jour ce  « oui » est plus exigeant, et implique d’avantage de dépouillement de sa part. Etre Mère de Dieu n’a décidément rien de glorieux aux yeux du monde. Elle regarde Joseph avec amour, compassion et reconnaissance. Par son mariage avec elle, Joseph a dû renoncer à ses rêves, à ses projets, et maintenant il doit fuir en Egypte, où ne l’attend qu’une vie misérable.

Essayons à présent d’imaginer son attitude. Il n’y a chez Marie aucune révolte et pas la moindre trace de plainte ou d’exigence pour elle-même. Le « oui » de l’Annonciation est d’une telle plénitude qu’il est un perpétuel dépassement d’elle-même pour l’amour de Dieu et des hommes. Bien qu’affligée de la situation, elle cherche, comme elle le fera pendant toute sa vie (et aussi pendant toute son éternité), à réparer les péchés des hommes par un surcroit d’amour de Jésus, le rejet de Dieu par un plus grand abandon à sa volonté. Ainsi, même si cette fuite lui coûte, elle ne pose aucune question, ne se plaint de rien et prend sur elle. Si Jésus, Dieu fait homme, se laisse persécuter, alors qu’il pourrait changer la donne en un instant, pourquoi voudrait-elle s’y soustraire ? Jésus dira plus tard que le serviteur n’est pas plus grand que le maître et elle-même se désigne comme la servante du Seigneur. Ce qui importe à Marie, c’est d’être avec Jésus où qu’il aille. On ne sait jusqu’où Marie pénétrait le mystère du mal et de la liberté humaine mais une chose est certaine, c’est qu’à tout instant de sa vie elle a choisi de se livrer, en toute liberté, au Dieu d’amour pour contrer le mal.

Marie ne se plaint de rien, car cela ne ferait qu’ajouter à la souffrance de Joseph, son époux qu’elle aime et respecte profondément. La plus grande richesse de la sainte famille ne sera pas entamée par la fuite en Egypte, au contraire, elle s’en trouvera augmentée : cette richesse, c’est l’amour mutuel. Ni Marie, ni Joseph ne se plaignent, afin de ne pas ajouter à la douleur de l’autre et chacun prend sur lui pour l’amour de Jésus. Retenons tous ces événements pour les méditer dans notre cœur.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’adoration des mages

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L’adoration des mages, Fra Angelico

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Dans la nuit de la Nativité, les anges chantent : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. »  Et, pour illustrer ces paroles, les Evangiles ne cessent de nous édifier, depuis Noël, par l’exemple de quelques-uns de ces hommes de bonne volonté. Après les bergers, Anne et Siméon, nous sommes aujourd’hui confondus d’admiration pour les mages.

Ils viennent d’orient c’est-à-dire de très loin, et ne semblent que peu instruits, tant du contexte politique de Jérusalem que des prophéties juives sur le Messie. En effet, à la façon dont se déroule leur rencontre avec Hérode, on peut déduire qu’ils ne sont informés ni de la cruauté légendaire du monarque, ni des écritures saintes. Ils ne connaissent pas le vrai Dieu, mais leur aspiration la plus profonde est de le découvrir et de le servir. Ils ont même fait de cette recherche l’essence même de leur existence, le but ultime de leur vie. Ils scrutaient le ciel afin d’y discerner le signe visible de l’existence du vrai Dieu ; c’est en le faisant qu’ils découvrent l’étoile. Ils viennent de pays où on ne connaît pas encore le Dieu unique, où on adore toute une série de faux dieux. Ils ont pressenti que ces-derniers ne sont que des idoles incapables d’assouvir leur aspiration la plus profonde. Ils sont convaincus qu’il ne peut y avoir qu’un seul Dieu, dont la réalité dépasse de loin tout ce qu’on pourrait représenter. Ce sont des hommes de science dont les opinions reposent sur l’expérience acquise mais qui, à force d’avancer dans leurs recherches de la vérité ultime, se sentent renforcés dans leur conviction la plus solide : Dieu existe et il est l’Unique.

Leur voyage est un pari, calculé, mais risqué tout de même. A vue humaine, c’est même une vraie folie. Ils ont vu une étoile dans le ciel de leur patrie et y ont discerné l’avènement du « roi des juifs. » Sur ce simple signe, qui, sur le fond, n’a rien d’infaillible, ils sont partis ne sachant ni où ils arriveraient ni ce qu’ils trouveraient, acceptant les risques, les fatigues, les très nombreux  inconvénients d’une telle entreprise. Ils quittent leur ancienne vie (confortable et aisée) pour aboutir à Bethlehem, un lieu des plus communs qui ne répond en rien à leur niveau de vie. Néanmoins, ils sont comblés car leur recherche a abouti. Ils ont trouvé Celui qu’ils ont cherché.

En regagnant leur pays, les mages ne sont plus les mêmes ; leur vie a totalement changé après la rencontre avec Jésus. Leur chemin de conversion qui a débuté, il y a longtemps (alors qu’ils ont commencé à scruter le ciel à la recherche du vrai Dieu), entame une nouvelle étape. A présent, ils savent qui est Jésus. Désormais, ils étancheront leur soif de Dieu en scrutant non plus le ciel mais les écritures, en méditant ce que Marie leur aura révélé de son enfant. Dans la recherche droite et sincère qui les caractérise, ils attendront, avec tous les hommes de bonne volonté, l’heure de la manifestation de Jésus et le message qu’il est venu délivrer au monde.

L’étoile constitue le symbole le plus parlant de l’épiphanie. En effet, elle guide la recherche des mages, les accompagne pendant leur long périple, puis leur indique l’endroit où se trouve « le petit enfant avec Marie, sa mère. » Plus d’un mystique a vu en l’étoile, le symbole même de Marie. En effet, ce nom signifie «  étoile de la mer » et Marie est invoquée comme « l’étoile du matin », « l’étoile du pèlerin, » dont la mission consiste à nous mener infailliblement à Jésus, le seul Sauveur. Elle est l’astre qui nous indique le chemin et guide tout homme de bonne volonté vers  son Fils. Si l’évangéliste se plait à préciser que les mages trouvèrent l’enfant avec Marie, sa mère, c’est bien pour souligner que Jésus et Marie sont indissociables, et que pour trouver l’enfant, il faut se confier aux bons soins de la mère.

Enfin, les mages « se réjouirent d’une grande joie en voyant et en suivant l’étoile. » Marie est notre signe d’espérance qui témoigne de la toute-proximité de notre salut et cela nous remplit d’une joie profonde et durable.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

 

La Présentation au Temple

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La présentation de Jésus au temple, Holbein

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Pendant les trente premières années de sa vie, Jésus doit rester caché et ne rien révéler de sa véritable identité. Jusqu’au jour de son baptême dans le Jourdain, aucune parole, aucun acte, ni de sa part, ni de ses parents, ne trahira le mystère qui l’entoure. Si ce secret est voulu et décrété par le Père, ce-dernier se plait néanmoins à le lever pour quelques élus afin de récompenser leur fidélité à son service. En effet, après avoir rencontré Zacharie et Elisabeth, Joseph et Marie, les bergers de Bethlehem, nous avons devant nous, Siméon puis Anne la prophétesse. Même si Dieu ne leur dépêche pas l’archange Gabriel, Il leur donne de reconnaître, sans la moindre équivoque, le Messie en Jésus, l’enfant de quarante jours, présenté au Temple.

Siméon est un « homme juste et pieux qui attend la consolation d’Israël. » En parlant de lui, l’évangéliste cite à trois reprises l’Esprit-Saint, ce qui indique que Siméon lui est totalement livré et que sa vie est une pure louange à la gloire du Très-Haut. C’est un homme de prière, de discernement, qui est à l’écoute de ce que Dieu attend de lui, pour le réaliser promptement. Cette attitude lui est habituelle et c’est la raison pour laquelle il a pu percevoir la douce voix de l’Eprit-Saint qui parle au cœur dans le silence intérieur. Il l’a confrontée à la Parole de Dieu, notamment aux prophéties sur le Messie, et lui a accordé sa foi. Et il a eu raison, puisque cette même voix intérieure lui révèle non seulement le jour et l’heure à laquelle il doit se rendre au Temple mais aussi quel enfant (parmi les centaines présentés, chaque jour dans le Temple) est le Messie. Son attitude montre d’ailleurs qu’il n’a pas l’ombre d’une hésitation, ni sur l’enfant, ni sur son identité. Siméon nous donne un exemple de foi admirable et nous apprend que pour entrer dans le secret de Dieu, point n’est besoin de signes extraordinaires ; il faut simplement se nourrir de la Parole de Dieu, se mettre à l’écoute de l’Esprit-Saint et vouloir suivre ses inspirations.

Avec Anne, la prophétesse, Siméon nous livre aussi un merveilleux exemple d’espérance. Il est à présent un vieillard et son espérance, un fruit mûr. En effet, elle s’est épanouie avec les années, s’est construite à force de prières, d’écoute, de méditation de la Parole de Dieu, de disponibilité à son service ; elle s’est renforcée au milieu des épreuves de la vie, et jaillit de son cœur, en ce jour, pour finir en apothéose dans son cantique d’action de Grâce. La promesse de ne pas mourir avant d’avoir vu le Messie, contribue, au soir de sa vie à nourrir et à soutenir son espérance qu’il a mise depuis longtemps dans le Seigneur. Anne, quant à elle, s’est consacrée à Dieu. En demeurant veuve depuis tant d’années (environ soixante), elle se choisit une vie faite de prière, de chasteté, de pauvreté et de renoncement : en d’autres mots, elle vit les vœux monastiques. Siméon et Anne ont su persévérer dans la foi et l’espérance ; dès cette vie, Dieu récompense ses si fidèles serviteurs. Dans leur exemple, nous trouvons l’illustration des paroles que Jésus prononcera près de trente années plus tard : « parce que tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton maître » (Matthieu 25,23).

On obtient de Dieu autant qu’on en espère. C’est à l’ampleur du don que Dieu fait à Anne et à Siméon que nous parvenons à mesurer toute l’étendue de leur espérance et en restons saisis d’admiration.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’imposition du nom de Jésus

Contemplons

La circoncision de Jésus, église Saint Nicolas de Bielefeld

Méditons

Au fur et à mesure du temps, Marie et Joseph voient s’accomplir le plan du salut. Nous voici arrivés à la circoncision rituelle de l’enfant auquel on impose le nom de Jésus, nom indiqué par l’archange Gabriel à l’Annonciation. Pour les juifs, il n’était pas permis de prononcer le nom de Dieu, ce qui ne pouvait concourir qu’à faire de Lui une réalité lointaine et inaccessible ; à présent, Dieu se communique à nous, jusqu’à nous révéler son nom. Désormais, nous pouvons L’appeler, Lui parler, établir avec Lui une relation d’amour, d’une telle intimité qu’elle n’a rien à envier à celle de Marie qui tenait Dieu physiquement dans ses bras. « Jésus » est le nom qui est au-dessus de tout nom ; à lui seul, ce nom est une prière parfaite car il résume en cinq lettres toute l’histoire du salut. Les saints l’ont prononcé sans relâche, l’Eglise l’invoque à chaque fois qu’elle s’adresse au Père pour valoriser sa prière (« Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera » Jean 15, 16).

Même s’il est Dieu, donc au-dessus de la loi, Jésus ne cherche pas à s’affranchir des rites qui marquent la vie de tout croyant. Ainsi, Il se soumet à la circoncision dans tout ce qu’elle a d’humiliant. Jésus assume notre condition humaine non seulement en acceptant les lois de notre nature (manger, boire, se soigner etc…) mais aussi les lois religieuses (circoncision, présentation, examen de majorité). Dans les trente premières années de sa vie, Jésus doit rester caché et se préparer, dans l’enfouissement, à sa vie publique, courte mais intense (seulement trois années). Jusqu’à son baptême dans le Jourdain par Jean-Baptiste, aucune parole, aucun geste ne trahira, aux yeux du monde, la véritable identité de Jésus.

Essayons de pénétrer les sentiments de Marie et de Joseph en cet instant. Ils voient Jésus, Dieu même, se soumettre à la circoncision. Ils observent le sang de Dieu se répandre. Des pensées douloureuses surgissent dans leur esprit, leur cœur se trouble. Les prophéties d’Isaïe sur l’homme des douleurs leurs reviennent en mémoire ; aujourd’hui, elles trouvent même une traduction concrète dans cette effusion. Ils savent que bientôt, ce sang se répandra à nouveau, bien plus abondamment, dans des circonstances tragiques, pour le salut du monde. Quelle douleur pour ces jeunes parents, pour ces croyants de la première heure ! Cependant, par l’imposition du nom de Jésus, ils réalisent aussi objectivement qu’au-delà de toute la douleur, de toute la souffrance, il y a le salut que Dieu réalise pour chacun de nous, en Jésus, cet enfant que Marie tient dans ses bras.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’adoration des bergers

Contemplons

L’adoration des bergers, Charles Le Brun

Méditons

En méditant l’exemple des bergers, nous pouvons discerner les étapes d’une vraie conversion du cœur : ils reçoivent la bonne nouvelle du salut, se rendent à la crèche pour se prosterner devant Jésus, le Verbe éternel, s’en retournent en glorifiant et louant Dieu.

Les bergers sont des personnes simples, ouvertes aux réalités d’en-haut et prêtes à accueillir le salut proposé par Dieu. Ils n’ont que peu d’attaches matérielles (car ils n’ont rien) et le peu qu’ils possèdent, ne constitue aucune entrave spirituelle. Leur esprit, leur cœur, leur âme sont préparés, à force de veiller en priant, à l’irruption de Dieu dans leur vie. Ce qui échappe aux habitants de Bethlehem, leur est donné en partage, parce qu’eux sont disponibles et ouverts.

Les anges leur annoncent la naissance de Jésus en indiquant le chemin qui mène à la crèche ; là, ils trouvent « Marie et Joseph et le petit enfant. » Marie et Joseph, qui partagent la condition des bergers, se trouvent sur l’itinéraire spirituel de toute personne, d’une façon ou d’une autre. Comment pourrait-il en être autrement ; c’est Marie qui nous donne Jésus, en accueillant la parole de Gabriel à l’Annonciation, et, dans la crèche de Bethlehem, en nous le tendant, pour que nous le prenions dans nos vies (plus tard, elle se tiendra au pied de la Croix, pour nous montrer le Sauveur). Joseph s’associe à Marie, pour nous donner Jésus, en écartant de nos esprits tout souci ou obstacle matériel. Comment trouver et recevoir l’enfant, si on ne veut pas aller à la mère ?

Devant Jésus, dans les bras de Marie, les bergers adorent, probablement sans mots, car il n’y en a aucun qui convienne à un tel mystère ; ils ne sauraient s’adonner à des considérations philosophiques, en parfait décalage avec le contexte. En toute simplicité, à leur manière propre, ils se laissent saisir par des sentiments d’admiration pour l’œuvre de Dieu et se mettent à l’écoute de tout ce qui se dit de Jésus, le Verbe incarné.    

Après avoir reçu Jésus, qui à présent est né dans leur âme, les bergers retournent à leur vie, qui désormais ne sera plus la même. En effet, elle deviendra une louange à la gloire de Dieu. Rien ne changera objectivement dans leur quotidien ; ils continueront à prendre soin des brebis, à dormir à la belle-étoile, ils seront toujours aussi pauvres. Mais dans leur cœur, quelle richesse ! Ils savent qu’ils sont promis à la vie éternelle, qu’ils sont aimés de Dieu, qui s’est abaissé jusqu’à partager leur condition, que tout ce qu’ils font à un sens, un écho dans le Ciel… Ils ont cessé de chercher car ils ont trouvé Celui qu’ils cherchaient sans le savoir. Dorénavant, ils ne seront plus jamais seuls, car Dieu même est avec eux, chaque jour, à chaque instant.

Ce mystère de la toute-proximité de Dieu est tellement grand, qu’il les transporte de joie, et qu’ils ne peuvent s’empêcher de partager cette bonne nouvelle avec ceux qu’ils rencontrent. Et, leur joie augmente encore, en annonçant la naissance de Jésus. Comme la lumière qui, au lieu de diminuer, augmente en la partageant, la joie de se savoir sauvé, se renforce à mesure qu’on la communique.   

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.