Joseph nous parle par son silence

Contemplons

Méditons

L’exemple de Joseph illumine toutes les époques surtout la nôtre si bruyante, si tapageuse, où les réseaux sociaux ont envahi nos vies.

Comparons nos vies à celle de Joseph, silencieux, effacé, concentré sur son devoir d’état, dévoué au bien de sa famille. Si les réseaux sociaux avaient existé à son époque, il n’aurait rien publié ni sur lui ni sur les autres. Ce qu’il veut nous dire ne nécessite pas de mots : ses actes parlent d’eux-mêmes. Ce qu’il fait n’a pas besoin d’être publié. Il accomplit chaque geste sous le regard de Dieu qui sait toute chose et cela lui suffit. Profondément humble, il ne cherche pas à se faire valoir auprès de Jésus et de Marie par les sacrifices qu’il consent pour leur amour dans son travail, dans ses relations.

Joseph est un juste. Il réalise tous les commandements de Dieu et les préceptes de sa religion. Pas un mot de diffamation ne sort de sa bouche. La charité préside à toutes ses pensées, à toutes ses actions. La manière dont il cherche à régler son conflit intérieur sur sa place auprès de Marie après qu’elle a conçu de l’Esprit-Saint, nous montre qu’il veut le bien de son entourage davantage qu’il ne recherche le sien et que, pour cela, il n’hésite pas à se renoncer lui-même.

Face à l’exemple de Joseph, nous trouvons la situation actuelle : harcèlement scolaire, diffamation sur les réseaux sociaux, mensonge, esbrouffe, besoin de se faire valoir par la diffusion de tant de bêtises qui avilissent plutôt qu’elles n’édifient, bruit incessant qui ruine la vie de l’âme. Joseph nous rappelle que c’est dans le silence intérieur qu’on peut rencontrer Dieu : c’est en songe que Dieu parle à Joseph et lui dit ce qu’il doit faire. Si Joseph avait été moins silencieux, il n’aurait pas pu percevoir la voix de l’ange. Souvenons-nous du prophète Elie qui perçut la voix de Dieu non dans l’ouragan ni dans le tremblement de terre ni dans le feu mais dans le murmure d’une brise légère.

Joseph nous apprend que pour retrouver le sens de Dieu, il nous faut retrouver le goût du silence et vivre sous le regard du Seigneur dont l’opinion est la seule qui importe. Ce qui est publié sur les réseaux sociaux est presque instantanément oublié (sauf les diffamations !) ; Dieu saura encore dans un milliard d’années ce que nous avons fait pour l’amour de lui et du prochain.

L’exemple de Joseph nous est plus nécessaire que jamais car il nous apprend que le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Éternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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Joseph a mené les mêmes combats que nous

Contemplons

Méditons

Joseph assume ses responsabilités d’époux et de père. Jésus et Marie lui sont supérieurs en grâce mais c’est lui que Dieu investit de son autorité auprès d’eux, qui se soumettent à lui. « Il (Jésus) descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur (Joseph et Marie) était soumis » (Luc 2, 51).

Joseph est l’époux de la Vierge des vierges et le père nourricier de Jésus, le Fils de Dieu fait homme en Marie par l’action de l’Esprit-Saint. Pourtant il n’est pas appelé à poser d’acte extraordinaire ; il doit se sanctifier dans la vie ordinaire.

Joseph a protégé sa famille de tout danger. Lorsqu’il apprend qu’Hérode en veut à la vie de Jésus, il se lève aussitôt et fuit en Égypte sans demander plus d’explications. Ce qui lui importe, c’est la sécurité de Jésus. Pour le bien de Jésus et de Marie, il n’hésite pas à renoncer à tout ce qui fait son existence et à se renoncer lui-même.

Joseph pourvoit aux besoins de sa famille. Il connait le souci du pain quotidien et la difficulté de le gagner. En Égypte, il est traité comme un paria. Ses employeurs, ses clients, se rendent bien compte qu’il est un Israélite en fuite. Ils n’ont probablement pas hésité à exploité son besoin de gagner sa vie.

À Nazareth, Joseph se sanctifie dans la nuit de la foi et la grisaille du quotidien. Contrairement aux Apôtres, il n’a pas vu les miracles de Jésus. Son quotidien est  fait de travail et de discrétion pour ne pas attirer l’attention sur Jésus. Malgré cela – ou plutôt grâce à cela – il s’élève à une sainteté bien supérieure à celle des Apôtres.

Joseph est un homme pour toutes les époques parce qu’il a été confronté aux combats de tous les hommes de tous les temps. Son exemple nous apprend comment relever les défis de l’existence et à trouver le bonheur là où il est vraiment, à savoir auprès de Jésus et de Marie.

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Éternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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Joseph nous centre sur l’essentiel

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Le silence de Joseph ne signifie pas qu’il n’a rien à nous dire mais qu’il fait partie de son message. Joseph est un homme sans mensonge qui va droit à l’essentiel : l’objectif de sa vie est de réaliser son salut et de contribuer à celui de son prochain.

Nous savons de lui qu’il est un juste, qu’il est charpentier à Nazareth, qu’il est l’époux de Marie de laquelle est né Jésus, notre Sauveur. Autrement dit, il a consacré sa vie à se sanctifier en accomplissant fidèlement son devoir d’état : il a travaillé et assumé ses responsabilités familiales.

Joseph nous rappelle ainsi que la seule chose qui importe en cette vie, c’est de réaliser son salut. Plus encore, il nous rappelle que nous devons tout faire pour y parvenir et qu’aucun sacrifice ne doit nous faire reculer pour qu’il nous soit accordé. En écho avec sa vie, nous entendons les paroles de Jésus : « Que sert à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? » (Marc 14, 36-37).

Joseph nous rappelle que notre salut vient de Jésus par Marie et qu’ils valent le coup de tout abandonner pour leur amour. En se trouvant impliqué dans le mystère de l’Incarnation, en étant choisi pour époux de Marie, enceinte de Jésus par l’action de l’Esprit-Saint, Joseph abandonne tous ses projets personnels pour suivre le plan de salut de Dieu. Il illustre ainsi les paroles de Jésus : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera… » (Luc 9, 23-24).

L’essentiel, c’est le salut, la vie en Dieu et avec Dieu. Tout le reste doit être accordé à cet objectif ultime. C’est ce que la vie de Joseph nous remet sans cesse à l’esprit. Il ne nous le dit pas avec des mots mais l’exprime par sa disponibilité et sa promptitude à répondre aux instructions du Ciel. Son silence est tellement éloquent qu’il n’a plus besoin de mots pour clamer avec force à toutes les générations jusqu’à la dernière : souviens-toi que tu as une âme à sauver !

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Éternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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Joseph est à l’écoute de Dieu

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Les Évangiles ne nous disent que peu de choses sur Joseph. Ils nous livrent néanmoins l’essentiel : « c’est un juste » (Matthieu 1, 19). Ce seul mot vaut davantage qu’un procès de canonisation et suffit pour parler de lui sans jamais épuiser le sujet.

Joseph est un juste. Cela signifie qu’il est soucieux d’accomplir les préceptes de la religion en temps et en heure. Sa priorité absolue est de connaitre la volonté divine, de l’accomplir sans retard pour l’amour de Dieu et à la manière d’un serviteur inutile ; il remplit son devoir d’amour envers son Seigneur et lui rend grâce d’avoir été choisi, malgré son indignité, et d’être investi de toute sa confiance.

Joseph cultive un profond silence intérieur pour mieux percevoir le doux murmure du souffle de Dieu et d’entendre ce que l’Esprit veut lui dire. Alors qu’il est en proie au doute sur la place qu’il doit tenir auprès de Marie après qu’elle a conçu de l’Esprit-Saint, l’ange du Seigneur lui parle en songe pour le rassurer car lui aussi est choisi par Dieu (Matthieu 1, 20). Lors de la fuite en Égypte, l’ange l’avertit en songe qu’Hérode en veut à la vie de l’Enfant (Matthieu 2, 13). Enfin, il le prévient quand il peut rentrer à Nazareth (Matthieu 2, 20).

Si Joseph avait été moins à l’écoute de Dieu, s’il avait été moins prompt à exécuter les ordres du Ciel, Jésus n’aurait pas atteint l’âge adulte et le plan de salut de Dieu n’aurait pas pu se réaliser.

Joseph est un homme moderne parce qu’à chaque génération il rappelle que le plan de Dieu est toujours meilleur que le nôtre, qu’il est dans notre intérêt de suivre les recommandations de l’Évangile et qu’à nous en écarter, on ne récolte que la mort de l’âme. Il nous rappelle que Dieu nous a créé pour le servir dans l’amour, que servir est honneur, un bonheur, pour lequel nous ne pouvons que rendre grâce.

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Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Éternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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Joseph, un homme pour notre temps

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D’aucuns trouveront surprenant d’affirmer que Saint Joseph est un homme pour notre temps. Il a vécu il y a 2000 ans dans l’effacement, l’oubli de soi, selon des valeurs qui ne sont plus celles d’aujourd’hui. Les artistes l’ont souvent représenté en vieillard. Aux yeux du monde, il n’a posé aucun acte qui pourrait le distinguer et le faire sortir du lot.

Et pourtant, personne, hormis Jésus et Marie, n’a été plus  moderne que lui pour son époque et pour chaque génération jusqu’à la dernière.

Parmi les raisons qui nous font affirmer qu’il est un homme pour notre temps  et que nous développerons pendant ce mois, citons la principale : il a toujours vécu à l’heure de Dieu, qui contemple toute notre histoire dans un éternel présent.

Parce que Joseph est tout donné à Dieu, tout fondu en lui, parce qu’il est toujours prêt à accomplir sa volonté sur l’heure et en tout point, il est une illustration parfaite des préceptes de l’Évangile, qui valent pour l’éternité.

Le message que nous délivre Joseph brille d’une telle clarté qu’il illumine chaque époque, la vie de chaque homme, chaque femme, confronté aux difficultés de la vie.

Joseph, un homme résolument moderne : vous en conviendrez, vous verrez…

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Éternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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Les noces de Cana

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Les noces de Cana, Giotto

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En lisant ce passage d’Evangile, nous sommes, de prime abord, surpris de la réponse de Jésus à sa Mère, alors qu’elle s’adresse à lui en toute humilité. En effet, ses paroles peuvent nous sembler abruptes, voire condescendantes, alors qu’il n’en est absolument rien.

Marie ne s’en émeut pas puisqu’elle répond à la question de Jésus, « Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi ? »,  par la recommandation qu’elle adresse aux serviteurs : « faites tout ce qu’il vous dira. » Elle a toute confiance en Jésus. Elle préssent que les paroles de Jésus ont une portée qui, à présent, la dépasse, et qu’elles concernent bien davantage que sa relation à son Fils. En effet, plus qu’à elle, ces paroles nous sont destinées, à nous, afin que nous prenions conscience de la mission éminente de Marie, dans le plan du salut.

L’heure de Jésus ne semble pas encore venue. Pourtant, Marie, l’humble servante du Seigneur, qui ne veut rien pour elle et s’accorde à la volonté de Dieu, quelle qu’elle soit, s’avance vers Jésus pour lui demander d’intervenir dans une situation inextricable. Autrement dit, elle lui demande de manifester sa puissance au monde. Jésus ne s’est pas laissé détourner du plan divin par sa Mère et Marie n’a pas voulu forcer Jésus à quoi que ce soit qui ne soit en concordance parfaite avec sa mission. Tous deux sont soumis à la volonté du Père qui conduit toutes leurs paroles, toutes leurs actions. C’est mû par le désir d’accomplir cette volonté supérieure du Père, que Marie sort de sa réserve, et que Jésus répond à sa Mère, non comme un Fils mais comme le Sauveur.

La volonté du Père est que nous reconnaissions la place de Marie auprès de Jésus. Le premier miracle du Christ n’est pas réalisé au hasard des événements, mais en un moment choisi, prévu et après l’intervention de Marie. Il est dans la volonté du Père, comme du Fils (et par conséquent aussi de l’Esprit-Saint) que nous voyions en elle une toute-puissance d’intercession, une auxiliatrice toujours écoutée. Portées par Marie, nos prières sont exaucées par Dieu, au-delà même de toutes nos espérances. Marie, quant à elle, emploie sa toute-puissance sur le Cœur de Dieu pour susciter les signes qui nous aident à croire en Jésus. C’est à la suite de son intervention aux noces de Cana que Jésus est révélé au monde, dans sa véritable identité de Fils de Dieu, et que les disciples croient en lui.

En s’adressant à Marie, Jésus ne lui dit pas « mère » mais « femme. » Les paroles de Jésus ne se limitent pas à elle, en tant que sa mère, mais s’adressent à l’ensemble des croyants et concernent la mission de Marie, auprès de chacun d’entre eux. Le vendredi-saint, du haut de la Croix, Jésus s’adressera de nouveau à la « femme », cette fois pour lui confier l’humanité toute entière et chacun en particulier.

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Le Baptême de Jésus

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Le Baptême du Christ, Joachim Patinir

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Le premier acte de la vie publique de Jésus consiste à se rendre chez Jean-Baptiste pour se faire baptiser.

Bien des peintres ont représenté Jésus enfant en compagnie de Jean-Baptiste. Mais sur le fond, on ne sait pas s’ils ont eu l’opportunité de se rencontrer depuis la Visitation de Marie à Elisabeth, sa parente. Les deux femmes étaient alors enceintes et les deux enfants se sont reconnus et désignés mutuellement. A cette occasion, Jésus a commencé sa mission de Sauveur, comblant de sa grâce Jean-Baptiste encore enfoui dans le sein de sa mère. Par son tressaillement, Jean-Baptiste a commencé sa mission de précurseur, désignant Jésus comme Celui qui doit venir.

Voilà quelque temps déjà que Jean-Baptiste prêche un baptême de pénitence, et qu’il annonce la venue imminente du Messie : « moi je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion ; mais Celui qui vient après moi, est plus fort que moi : je ne suis pas digne de Lui ôter ses sandales ; Lui, il vous baptisera dans l’Esprit-Saint et le feu » (Matthieu 3,11). Jésus n’a aucun besoin de conversion, moins encore de faire pénitence (il est l’Agneau sans tache). Pourtant, comme tous les juifs repentants qui vont à Jean-Baptiste, il se fait baptiser. Il manifeste ainsi sa profonde solidarité avec tous les pécheurs pour le salut desquels Il est venu en ce monde. Jésus nous rejoint dans notre misère de pécheur, pour nous en tirer, et nous mener à la vie éternelle avec lui.

L’instant est des plus solennels, car la voix du Père se fait entendre pour accréditer Jésus. Il est vraiment l’envoyé de Dieu, et pas n’importe lequel, puisqu’il est son Fils en personne. Il est la voix du Père, et le message qu’il s’apprête à délivrer, est d’origine divine. Le Père Lui-même nous invite à l’écouter et à reconnaître dans son message, l’expression de sa volonté.

Le but de Jésus est de nous mener au Père. Pour cela, il nous baptisera dans « le feu et l’Esprit-Saint. » C’est par notre baptême que Jésus nous ouvre les cieux, et fait de nous des fils et des filles de Dieu, objets de toutes ses complaisances.

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Cœur Sacré de Jésus, uni au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur très chaste de Joseph, nous vous consacrons nos personnes, nos biens et nos projets. Guidez-nous selon la volonté du Père Eternel et accordez-nous la vivification des dons du Saint-Esprit pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Début de la vie publique

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Les adieux de Jésus à Marie, Correggio

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Le temps de la vie publique de Jésus est arrivé. Il a environ trente ans, lorsqu’un jour, il annonce à Marie que, désormais, il ne sera plus d’abord le fils, mais le Sauveur. Marie a toujours su que cette heure viendrait, et depuis toujours, elle s’y est préparée.

Après la mort de Joseph, Jésus a été le seul soutien de Marie. C’est lui qui a assuré, par son travail d’artisan charpentier, la subsistance de sa mère. A présent, il la quitte, pour se consacrer entièrement à l’annonce du Royaume de Dieu. Bien des parents, des amis, des voisins ont dû dire à Marie que l’attitude de Jésus est pure folie, qu’elle procède d’une totale ingratitude. Certains ont même dû invoquer sentencieusement le quatrième commandement « tu honoreras ton père et ta mère, » insistant sur le fait que Jésus le transgresse. Comme à chaque fois, Marie restera silencieuse face à toutes ces objections, et se constituera le soutien indéfectible de Jésus. Même si elle se retrouve seule, peut-être même dans le dénuement, après le départ de Jésus, elle n’aura aucun geste, aucune parole, aucune pensée, pour le retenir auprès d’elle. Dans son cœur, elle renouvelle encore une fois ce « oui » qu’elle a donné sans retour à l’Annonciation : elle n’a pas accueilli le Verbe de Dieu pour le garder pour elle seule, mais pour Lui donner la possibilité de se donner au monde.

Au cours des années de l’enfouissement de Jésus à Nazareth, bien des discussions de la mère et du fils ont dû tourner autour de la Rédemption et de tout ce que la future vie publique de Jésus entrainerait (notamment sa Passion). Entre eux, s’est créée une intimité spirituelle d’une profondeur telle, que Marie est devenue, pour Jésus, plus encore que sa mère : à présent, elle est son premier disciple. Jésus le dira à notre intention à tous, mais le faisant, il proclamera la louange de Marie : « ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la mettent en pratique » (Luc 8, 21). Personne, plus que Marie, n’a écouté la Parole de Dieu et l’a mise en pratique. Aux serviteurs de Cana, elle recommandera : « tout ce que Jésus dira, faites-le » (Jean 2, 5). On ne demande pas aux autres d’écouter quelqu’un qu’on n’écoute pas soi-même.

Tout laisse à penser que Marie reste à Nazareth pendant que Jésus parcourt le pays en annonçant la Bonne Nouvelle. Elle ne verra son fils qu’en peu d’occasions et ne sera près de Lui qu’à certains moments clés. Même si elle ne suit pas physiquement Jésus, elle sera proche de lui par le cœur. Elle apprendra, par un moyen ou un autre, les contradictions auxquelles Jésus devra faire face, elle sera au courant de l’opposition des pharisiens, et sentira s’approcher l’heure suprême du Calvaire. Comme elle a dû souffrir de toutes ces oppositions, comme elle a dû prier pour que le Père ouvre les cœurs au message de Jésus.

Même si Marie sent le glaive de douleurs prophétisé par Siméon, s’enfoncer dans son âme, chaque jour un peu plus, à aucun instant, elle ne se mettra entre Jésus et sa mission. Au contraire, au fur et à mesure que s’avance l’heure des ténèbres, elle s’unit à son Fils et s’offre avec Lui « pour la gloire de Dieu et le salut du monde. »

Quel exemple que celui de Marie. Qui mieux qu’elle, peut nous aider à demeurer fidèle à Jésus, au milieu des épreuves inhérentes à la vie chrétienne ? Que la pratique du Rosaire, nous donne d’imiter Marie.

Prions

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La vie cachée

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La vie de la sainte famille à Nazareth, Basilique de Lorette

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Jésus, Dieu fait homme, n’a pas voulu s’affranchir de l’évolution normale de tout individu et s’est soumis aux apprentissages de chaque âge. Ainsi, c’est avec Joseph, son père putatif, qu’il s’est laissé initier à la prière et au travail.

Il est curieux que Jésus, le Fils de Dieu, reçoive l’enseignement religieux de Joseph qui, en soi, ne dispose d’aucune compétence particulière pour cela. En effet, d’abord, pourquoi Jésus, qui par nature, sait toute chose de Dieu, accepte-t-il de se faire enseigner les écritures ? Personne, mieux que lui, ne peut les connaître, en décrypter les symboles, en saisir le sens profond. La scène du recouvrement de Jésus au Temple, où les docteurs restent admiratifs de ses réponses, nous prouve bien qu’il dispose, de lui-même, de connaissances d’un niveau très supérieur. Pourtant Jésus reçoit avec la simplicité de tout enfant, les leçons de son père.

L’enseignement de Joseph n’a rien de doctoral, mais il est supérieurement crédible, car il traduit sa foi et correspond à son attitude : dans la vie de Joseph, tout est unifié. Il emploie peu de mots (juste le nécessaire) et prêche par l’exemple. De toute sa personne, se dégage une sainteté qui parle d’elle-même, et qui produit plus de fruits que les discours les plus savants. La sainteté de Joseph est faite d’humilité : il agit comme un serviteur, et ne perd pas de vue qu’il n’est qu’un instrument, qu’à travers lui, c’est Dieu qui agit et réalise peu à peu son œuvre de salut . La seule chose qui lui soit nécessaire pour assurer cette curieuse tâche d’enseigner un Dieu, c’est la volonté de le servir en toute chose et en toute occasion. A la profonde humilité de Joseph répond celle, abyssale, de Jésus, qui se soumet à l’enseignement paternel du charpentier de Nazareth.

Dès que Jésus est en âge, Joseph lui apprend les rudiments du métier de charpentier, lui insuffle peu à peu l’amour du travail bien fait, le goût de l’effort et la persévérance dans les difficultés. Nous sommes à nouveau embarrassés par les mêmes questions. Pourquoi Dieu se complaît-il dans une vie de pauvre artisan charpentier ? Dans ce domaine aussi, Joseph est plus crédible que personne. Non seulement, c’est un ouvrier habile et expérimenté qui connaît toutes les arcanes de son métier mais, en plus, c’est dans son activité professionnelle que s’exprime, se construit et s’épanouit toute sa sainteté. Dieu est au commencement et à la fin de chacune de ses actions : la maîtrise technique, le soin apporté aux détails de chaque objet réalisé par Joseph, révèlent la perfection avec laquelle il sert Dieu et son prochain. Jésus a passé de nombreuses années dans l’échoppe de Joseph où il a vécu avec son père dans une profonde intimité spirituelle, filiale et professionnelle. Malgré la pauvreté de leur vie, les difficultés du métier, Jésus a été le plus heureux et le plus appliqué des apprentis.

Jésus a passé trente années dans l’enfouissement, à Nazareth où il n’était que le fils de Joseph, le charpentier. Dans le silence, la prière et le travail, il s’est préparé à ses trois années de vie publique. Par son exemple, il nous invite à nous sanctifier, comme lui, dans l’enfouissement du quotidien. Pour nous y aider, mettons-nous à l’école de Joseph, un maître de vie intérieure, et imitons Jésus, qui a voulu tout recevoir de lui. L’enseignement de Joseph est des plus crédibles car accrédité par le Fils de Dieu en personne. 

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Le recouvrement de Jésus au Temple

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Jésus parmi les docteurs de la loi, Dirck van Baburen

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Essayons d’imaginer l’angoisse de Marie et Joseph pendant ces trois jours de recherche. Jésus, leur unique enfant, est perdu, sans que ce soit de leur faute. Les chances de le retrouver sont infimes, car ils ont déjà fait une journée de marche, et qu’il y a, par les routes et à Jérusalem, une foule immense venue pour les fêtes pascales. La situation sera la même vingt ans plus tard quand Jésus entrera dans Jérusalem au moment de Pâques, sur un âne, au milieu d’une foule immense.

Marie ne s’est jamais plainte de rien, mais son angoisse de la perte de Jésus a été telle, qu’aujourd’hui elle sort de sa réserve et en fait le reproche à Jésus. Ce sera la seule et unique fois. Vingt ans plus tard, elle perdra Jésus une seconde fois, pendant trois jours dans des circonstances autrement plus tragiques. Cette fois-là, elle ne dira plus rien et se tiendra silencieuse au pied de la Croix de son Fils, qui, encore une fois, est « aux affaires de son Père. »

Il est curieux de voir Jésus au milieu des docteurs de la Loi. Ça l’est davantage encore quand on observe ces-derniers écouter et interroger l’enfant, l’admirer pour la sagesse de ses réponses. Probablement que ce seront ces mêmes docteurs qui, vingt ans plus tard, interrogeront Jésus lors des différents procès, le traiteront de blasphémateur et le feront crucifier. Pourquoi ne comprennent-ils plus Jésus, pourquoi n’admirent-ils plus la sagesse de ses réponses ?

Marie retrouve Jésus au bout de trois jours de recherches. Dans vingt ans, elle le retrouvera après trois jours de désolation, le matin de pâques.

C’est au temple que Marie et Joseph retrouvent Jésus. Ils ont épuisé toutes les solutions envisageables, ont interrogé toutes les personnes susceptibles de disposer d’un indice qui permettrait de retrouver Jésus. L’heure de Dieu a sonné. Il ne reste plus qu’une seule solution : s’en remettre à Celui pour qui rien n’est impossible. C’est dans cette perspective qu’ils se rendent au temple et, finalement, y retrouvent Jésus. Par leur exemple, ils nous apprennent que Jésus se laisse trouver par ceux qui le cherchent sincèrement, et qu’on le recouvre infailliblement dans le temple, autrement dit dans les sacrements.

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Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.