L’Institution de l’Eucharistie

La dernière Cène, Jacomart

Méditons

« Jésus ayant aimé les siens, les aima jusqu’au bout » (Jean 13, 1) et jusqu’au bout, pour Jésus, signifie qu’Il les aima non seulement dans l’offrande totale de Lui-même, dans la Passion, mais aussi dans le don du Pain de Vie. L’Eucharistie est le Sacrement des sacrements, le don des dons de l’amour de Jésus, le moyen par lequel, il nous transfuse sa vie divine, se rend présent au milieu de nous, réunit autour d’une même table, les croyants du monde entier, la multitude des Saints et les âmes du purgatoire.

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang vivra éternellement » (Jean 6, 54) nous dit Jésus, qui donne sa vie pour que nous l’ayons, et que nous l’ayons en plénitude. Par le Pain de vie, mémorial de sa Passion et de sa Résurrection, Jésus nous fait passer de la mort à la vie. Chaque fois que nous communions, nous nous unissons à Jésus dans sa Passion pour que nous lui soyons unis dans sa Résurrection. Les Saints l’ont compris de manière intuitive. Ils ont tous désiré s’unir à Jésus souffrant, pour avoir part à sa vie divine. Et pour cela, ils ne se sont pas contentés de consommer l’hostie dominicale, mais ils sont devenus eux-mêmes une hostie vivante de louange pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Dans leurs maladies, leurs épreuves, leurs martyres, les Saints ont tiré leur patience, leur endurance, leur amour qui s’oppose aux forces de mort, de Jésus réellement présent dans l’Eucharistie et qui se donne à eux sous les espèces du pain et du vin. Les Saints sont ceux qui ont réalisé que d’eux-mêmes, ils ne peuvent rien faire mais qu’il leur faut tout recevoir de Jésus ressuscité qui, seul, a vaincu le monde. En se donnant à Jésus dans l’Eucharistie, ils se sont donnés au Dieu fort, qui leur a communiqué la grâce pour surmonter toutes les épreuves de cette vie.

La multitude des Saints est présente à chacune de nos Eucharisties, et on ne saurait davantage réjouir les Saints, que de la célébrer en leur honneur. C’est pourquoi l’Eglise offre le Saint Sacrifice à chacune de leur fête. Au cours de chaque Messe, les Saints intercèdent pour nous en offrant à Dieu leurs mérites en union avec les mérites infinis de Jésus. A sainte Mechtilde, Jésus dit : « Ma fille, à celui qui entendra la Messe avec piété, Je donnerai pour protecteur à la fin de sa vie, autant de Saints qu’il aura entendu de Messes pendant son existence. Ils le consoleront, le défendront et conduiront son âme, avec honneur, à mon trône. »

Au moment de la mort, nous dit Maria Simma, notre plus grand trésor sera les Messes auxquelles nous aurons participé pieusement. En effet, la Messe est un trésor incommensurable, l’acte par lequel le Sacrifice rédempteur de la Croix est rendu présent de manière non sanglante, et mis à notre disposition pour que nous en employions les fruits, à faire le bien. Tout peut s’obtenir lors de la Messe, si nous le demandons avec foi, confiance, et que ce que nous demandons, n’est pas contraire au bien de notre âme. Le purgatoire regorge d’âmes qui ont méconnu, négligé, ou pire, méprisé le don de Jésus dans l’Eucharistie. Aujourd’hui, elles nous prient de faire célébrer pour elles, et de participer à des Messes de suffrage, pour leur délivrance du purgatoire. C’est d’ailleurs, dans cet esprit, que s’est instaurée la pieuse tradition de faire célébrer des Messes pour les défunts.

Certains s’emploient à faire tourner des tables ou à consulter des médiums ,pour entrer en contact avec leurs défunts. Pour les chrétiens, c’est nettement plus simple, il suffit de participer à la Messe où, réunis à la table paternelle dressée par Jésus-Christ notre frère, dans la communion de toute l’Eglise du Ciel, du purgatoire et de la terre, nous sommes tous réunis et rassasiés de grâce divine sans jamais être repus.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La Transfiguration

 

La Transfiguration, Rafaello Sanzio

Méditons

Juste avant d’entrer dans sa Passion, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean pour les mener sur le Thabor. Devant leurs yeux, Il est transfiguré : son visage est étincelant comme le soleil, son vêtement blanc comme la neige. Il apparait à ses Apôtres dans la gloire, entouré des prophètes Moïse et Elie (Luc 9, 29-36).

L’épisode de la Transfiguration nous invite à voir au-delà des apparences. En effet, pour venir à nous, Jésus, la seconde personne de la Sainte Trinité, Dieu de toute éternité, prend les apparences d’un homme, et rien, dans son extérieur ne le distingue du commun des mortels. Seul son enseignement et les miracles qu’il réalise, indiquent son origine divine. Dans la Transfiguration, Jésus, pour fortifier ses Apôtres dans la foi à la veille de la grande épreuve de la Passion, leur laisse entrevoir une infime parcelle de sa divinité, une étincelle de ce qu’Il est vraiment : le Dieu trois fois saint. Même sous les dehors d’un simple mortel, Il est et Il reste le maitre de la vie et de la mort, celui qui a tout pouvoir sur toute chose.

Au Ciel, tous les Saints se révèlent dans ce qu’ils sont vraiment, à savoir les réceptacles de la gloire du Dieu vivant. En eux, la gloire de Dieu est visible et manifestée. La sainteté que Dieu leur a transfusée tout au long de leur vie terrestre, est restée cachée sous les oripeaux de l’anonymat, de la maladie, du rejet, de la misère, de la contradiction, du martyre. La mort a fait tomber tout ce qui voilait leur sainteté aussi éminente que discrète. A présent, dans la gloire du Ciel, est révélée toute l’étendue de leur sainteté et tous les fruits de grâce que leur vie terrestre a produits et qui ont nourri toute l’Eglise de Jésus-Christ. Sainte Gemma Galgani, sainte Anna Schaeffer, Marthe Robin, par exemple, ont passé leur vie, clouées au lit, prostrées par la maladie, vivant dans un dénuement extrême, objet de toutes sortes de mesquineries, d’incompréhensions. Bon nombre les considérait comme une charge, un poids alors que, par leur offrande, leur vie toute donnée au Christ pour l’Eglise, elles étaient les canaux de la grâce pour tous les pécheurs. La vie de Moïse et d’Elie n’a été qu’une succession de difficultés, d’obstacles à lever. Aujourd’hui, en apparaissant dans la gloire, aux côtés de Jésus transfiguré, ils nous montrent qu’il faut voir au-delà des apparences et que la misère présente ne fait que cacher notre gloire future.

Au Ciel, nous rencontrons des Saints encore bien plus grands que ceux que nous connaissons, pour les avoir placés sur les autels, et dont nous sommes édifiés par le récit de leurs prouesses. Ces géants de sainteté méconnus n’ont rien réalisé d’extraordinaire mais ils ont tout fait dans la fidélité, la persévérance, le don total de soi. Ainsi au plus haut des cieux se trouvent probablement telle mère de famille restée veuve qui a péniblement élevé ses nombreux enfants, faisant face au quotidien à la pauvreté, à l’adversité, au mépris bourgeois. Si nous pouvions tous les voir aujourd’hui, transfigurés dans la lumière divine ! Quelle gloire ! Quelle félicité ! Probablement que chaque jour nous passons à côté de personnes dont nous ne soupçonnons pas l’éminente sainteté, et que le Ciel nous révélera.

Au purgatoire se trouvent les âmes plus enclines au compromis, voire à la compromission, qui ont été plus soucieuses de paraître et de plaire au monde qu’à Dieu. Plus encore que du vêtement, elles ont eu avant tout le souci d’une vie confortable. Et, quand on tire trop la couverture à soi, on l’enlève forcément à son voisin. Le problème n’est pas d’avoir voulu se mettre à l’abri du besoin ainsi que les leurs, mais qu’à avoir voulu l’être à l’excès, ils ont été amenés à ne pas venir en aide à leurs semblables, voire à les dépouiller. Les actes de charité seront les plus hautement récompensés. L’inverse est vrai aussi : les manques de charité seront les plus sévèrement punis…

« L’amour couvre la multitude des péchés » (1 Pierre 4, 8). Face à nos manquements, qui peuvent nous faire craindre un long et douloureux purgatoire, comme sainte Thérèse de Lisieux, ne craignons pas et confions-nous sans cesse au Dieu de miséricorde, qui veut encore bien plus que nous ,que nous passions de cette vie à l’autre, en ne faisant que survoler le purgatoire. Au lieu de nous épuiser à combattre le péché, multiplions plutôt les actes de charité et d’amour, et pour qu’ils soient féconds, réalisons-les avec l’intention d’en faire profiter les âmes du purgatoire, notamment celles de nos défunts.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’Annonce du Royaume de Dieu

La Résurrection de Lazare, Sebastiano del Piombo

Méditons

Face au tombeau de Lazare, Jésus dit à Marthe qui l’implore : « C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt et toute personne qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (Jean 11, 25-26). Elle lui dit : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde » (Jean 11, 27). Sur la foi de Marthe, Jésus réalise l’un de ses miracles les plus retentissants, la résurrection de Lazare, annonciatrice de sa propre résurrection et de la nôtre.

Les Saints ont engagé leur vie terrestre sur cette foi que Jésus est la résurrection et la vie, que par Lui, en Lui et avec Lui, ils vivront éternellement. Cette foi a été le moteur de toute leur vie. Dans toutes leurs maladies, afflictions, tribulations, persécutions, voire dans leur martyre, ils ont choisi de faire confiance à Jésus et de s’en remettre dans la foi, la confiance, à Lui, en qui ils reconnaissent le seul maître de la vie et de la mort. Aujourd’hui, au Ciel, ils vivent en Jésus dans une telle plénitude, une telle béatitude, qu’ils sont à présent seulement des vivants. En effet, la vie sur terre n’est qu’une ombre de celle qui s’ouvre à nous sur l’autre rive. A Sainte Gertrude, Jésus dit : « Après le peu de temps que vous avez été affligée de traverses et d’infirmités sur la terre, vous vous réjouirez pour toute l’éternité de la possession de Dieu dans le Ciel. Les moments de vos afflictions seront récompensés de millions d’années de douceur et de consolations. Vous jouirez de cette joie et de ces délices que l’œil n’a jamais vus, que l’oreille n’a jamais entendus et qui ne sont jamais entrés dans la pensée d’un seul homme. »

Les Saints ont tous été les investisseurs les plus déraisonnables qui soient, aux yeux du monde, et pourtant leur état présent nous montre qu’à avoir été aussi déraisonnables, ils ont été les plus raisonnables. En effet, est-il philosophie plus déraisonnable aux yeux du monde que le christianisme qui nous enseigne à donner sans attendre de retour, à pardonner à ceux qui nous persécutent, à aimer la pauvreté, la chasteté, pire, à être heureux quand on nous persécute, quand on a faim et soif de justice… Et pourtant, les Saints ont fait le pari de cette déraison, non pour se distinguer des autres à la manière des hippies, mais par amour pour Jésus-Christ qui, par son enseignement, nous montre la voie de la vraie sagesse, celle qui mène à la vraie béatitude. « Car celui qui voudra sauver sa vie, la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi, la trouvera » nous dit Jésus (Marc 8, 35). Les Saints sont entrés dans la vie éternelle, en plaçant toute leur confiance en Jésus-Christ, en faisant fructifier les privations de cette vie pour la vie éternelle en Dieu. Et Jésus rétribue à présent leur confiance au centuple, et davantage encore.

Au purgatoire, se trouvent tous ces gens raisonnables qui ont tout misé sur cette vie et n’ont voulu réaliser que des investissements raisonnables et raisonnés aux yeux du monde, des investissements dont ils attendaient un rendement intéressant à court terme. Tous ces investissements, ils les ont pourtant laissés à leur mort et les fruits de leurs labeurs profitent à leurs successeurs qui, souvent, les oublient, une fois l’enterrement passé. Prier pour ces âmes, n’est pas une occupation raisonnable aux yeux du monde et, pourtant, il ne saurait y avoir investissement plus raisonnable pour notre vie éternelle. En effet, en payant leurs dettes à la justice divine, nous remboursons les nôtres, car tout ce que nous faisons à l’un de ces petits, c’est à Jésus Lui-même que nous le faisons. Le plus pauvre d’entre les pauvres en ce monde est plus riche qu’une âme du purgatoire, qui ne peut plus rien pour elle-même, mais qui, comme le plus misérable des mendiants, quémande notre prière.

Du haut du Ciel, comme du fond du purgatoire, nos défunts nous engagent à ne pas nous tromper de Sauveur et à ne mettre notre confiance qu’en Jésus, qui, seul, est la résurrection et la vie. Ils nous entraînent à ne pas les imiter dans leurs mauvais placements, mais à essayer de nous imaginer avec quelle ardeur, ils essaieraient de gagner leur Ciel s’ils pouvaient revenir sur terre.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet)

O Saints Patriarches et Prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints Apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours d’avantage, Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints Martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints Confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque, en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes Vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus, à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos Saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père, de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre, avec le fruit de votre Passion, en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen. (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes Saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »)

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les Noces de Cana

Les noces de Cana, Duccio di Boninsegna

Méditons

Le premier miracle de Jésus a lieu à Cana en Galilée, lors d’un mariage auquel assistaient Jésus, ses disciples et sa mère. Et l’Evangéliste précise : « tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui » (Jean 2, 11).

Par leur extrême sobriété, les Evangiles nous persuadent que chaque détail revêt une importance extrême, et même, qu’il contient un enseignement en lui-même. Ainsi, l’Evangéliste précise-t-il, qu’il s’agit d’un mariage et que la mère de Jésus était là. C’est dans un contexte heureux que Jésus réalise son premier miracle et c’est dans une ambiance festive que ses disciples apprennent à croire en lui. Et toute cette joie est initiée par Marie, la Mère de Jésus.

La recherche du bonheur nous préoccupe tous, et tous, nous cherchons à nous donner les moyens de l‘obtenir. Beaucoup échouent dans cette recherche car, comme l’écrit le grand Bossuet : « le bonheur humain est composé de tant de pièces qu’il en manque toujours. » Les Saints, qui sont tous heureux au-delà de toute mesure dans l’autre vie, l’ont aussi été dès cette vie. Les Saints ont compris que le bonheur, ce n’est pas une chose, une philosophie, un idéal, mais que c’est une personne, Jésus-Christ, qui nous aime et nous donne de l’aimer en retour. Saint Augustin écrit à ce sujet : « notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi, Seigneur. » Même livrés aux pires tortures du martyre, les Saints n’auraient pas échangé leur vie pour une autre, toute tissée de voluptés terrestres car ils aimaient Jésus et se savaient aimés de lui.

Que dire de la douceur d’aimer Marie et de s’en savoir aimé. Que dire de la douceur de partager avec Jésus, un amour commun, celui de Marie. Si Jésus a voulu réaliser son premier miracle en le faisant demander par Marie, c’est pour que nous apprenions de lui, à nous soumettre à son enseignement maternel et à accueillir avec empressement toutes ses sollicitations. Et l’enseignement de Marie tient en peu de mots. Comme aux serviteurs des noces de Cana, elle nous dit : « tout ce que Jésus vous dira de faire, faîtes-le » (Jean 2, 5). En écoutant Marie, nous nous approchons de Jésus, qui reproduit pour nous le miracle des noces de Cana, tant pour répondre à la demande de sa Mère que pour nous réjouir. Le christianisme n’est pas une religion triste et sombre comme on voudrait trop nous le faire croire. Au contraire, c’est la religion du bonheur et la vie présente n’est qu’un stage d’initiation, une période d’apprentissage, nécessaire pour nous habituer au bonheur intense de l’autre vie. Après tout, quand on prend un bain, on s’y plonge petit à petit pour habituer notre corps à la température de l’eau. A Lourdes, Marie a promis à Bernadette de la rendre heureuse, si possible en cette vie mais avec certitude dans l’autre. Si elle a fait cette promesse, c’est parce que, non seulement, elle peut la tenir, mais aussi et surtout parce que le bonheur est la caractéristique principale de la vie future, et même un signe de prédestination en cette vie.

Les âmes du purgatoire se sont trompées de bonheur et ont poursuivi des chimères. Elles n’ont pas réalisé à temps, que le seul vrai bonheur, c’est celui de vivre en Jésus, pour Jésus, par Jésus. Lors du jugement particulier, elles ont réalisé leur erreur et, à présent, elles se consument du désir de s’unir à Jésus, dont elles savent qu’il est celui qu’elles ont cherché sans le savoir. Les âmes du purgatoire se repentent aussi d’avoir méconnu, rejeté ou négligé l’amour de Marie, de n’avoir pas eu recours à son aide et à son intercession, de n’avoir pas répondu à ses sollicitations, tant dans ses apparitions au cours desquelles elle demandait notamment la récitation quotidienne du chapelet, que dans le secret de leur cœur où elle leur rappelait souvent les mêmes mots qu’elle adressa aux serviteurs de Cana : « fais tout ce que Jésus demande » (Jean 2, 5). Par la prière du chapelet, par lequel, beaucoup d’âmes sont libérées chaque jour du purgatoire, réparons cette omission et aidons-les à rejoindre le Ciel.

Marie est la porte du Ciel, disait saint Jean Bosco. Elle l’est pour nous qui sommes sur terre et voudrions rejoindre le Ciel, le moment venu, sans passer par le purgatoire, mais aussi pour toutes ces pauvres âmes en attente de secours de notre part.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Baptême de Jésus dans le Jourdain

 

Le Baptême du Christ, Guido Reni

Méditons

Lors de la Visitation, Jean-Baptiste, enfoui dans le sein d’Elisabeth, reconnaît Jésus, enfoui dans le sein de Marie, et salue sa venue par un tressaillement de joie, qui se communique à sa mère à la manière d’une onde rayonnante. Trente années plus tard, Jean-Baptiste, un homme à présent, reconnaît encore une fois, sans l’aide d’aucun signe extérieur, Jésus qui vient à lui pour se faire baptiser, et le désigne comme « l’Agneau de Dieu », « celui qui enlève les péchés du monde », « celui dont il n’est pas digne de dénouer la courroie de ses sandales » (Jean 1, 27). Quant à Jésus, il dira de Jean-Baptiste, comme un suprême éloge, que parmi « les enfants nés d’une femme, il n’en est pas de plus grand que Jean-Baptiste et que pourtant le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui » (Matthieu 11, 11).

Par ces paroles, Jésus nous décrit, et la gloire des Saints, et ce qui les y a porté. Il n’y a pas de commune mesure entre cette vie et celle à venir, entre les souffrances inhérentes à la vie authentiquement chrétienne et les délices de la vie future. Jean-Baptiste a mené une vie de pénitence dans le désert « se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage, portant un vêtement de poils de chameau » (Mathieu 3, 4). Aujourd’hui, il se trouve au sommet de la pyramide des Saints. Apparaissant à sainte Thérèse d’Avila, saint Pierre d’Alcantara qui avait mené une vie extraordinaire de pénitence déclara : « Oh ! Merveilleuse pénitence qui me vaut une telle gloire. »

Les vedettes les plus glamour de ce monde, celles que nous admirons et envions, ne sauraient rivaliser avec la gloire du plus infime des habitants du Ciel. La gloriole des vedettes, même celles qui entrent dans l’Histoire, est appelée à finir ; celle des Saints ne s’éteindra jamais et même, ira crescendo jusqu’à la fin du monde. Saint Jérôme, apparaissant à saint Augustin après sa mort, lui dit : « on renfermerait plutôt la mer dans un petit vase, on contiendrait plutôt l’univers dans le creux de la main que de comprendre la moindre partie des joies que possèderont éternellement les âmes des justes. »

Comme Jean-Baptiste, les Saints ont annoncé Jésus par toute leur vie jusqu’à en devenir d’autres Christ. Avec saint Paul, ils ont pu s’écrier : « ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi » (Galates 2, 20). Cette union à Jésus, commencée, approfondie, développée en cette vie, est devenue tellement intime en l’autre vie, qu’ils sont devenus une partie du Christ lui-même, c’est-à-dire véritablement son Corps. A saint Paul de la Croix, Jésus dira : « au Ciel, le bienheureux ne sera pas uni à Moi comme un ami l’est à son ami, mais comme le fer pénétré par le feu. »

Les âmes du purgatoire n’ont pas suivi, ou pas suffisamment, l’exemple et l’enseignement du précurseur, et sont restés réfractaires aux invitations à la pénitence, qui auraient pourtant pu les ouvrir à la grâce, et ainsi éviter leur douloureux séjour au purgatoire. Les pénitences volontaires, les souffrances acceptées de cette vie sont bien légères par rapport à celles imposées par la justice divine en purgatoire. Et, tandis que  les mortifications offertes, les souffrances acceptées en cette vie construisent notre gloire et notre félicité en l’autre, les souffrances du purgatoire, elles, ne sont qu’un rattrapage, pour nous mettre à niveau, sans rien ajouter à notre gloire future.

N’ayons pas peur des mortifications volontaires, faites sans violence mais avec beaucoup d’amour. Offertes en union avec Jésus, le seul Sauveur, elles nous mènent au Ciel et l’ouvre aussi aux âmes du purgatoire.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les mystères lumineux

 

Rencontre de Jésus avec la samaritaine

Méditons

Les mystères lumineux couvrent les trois années de la vie publique de Jésus ,qui débute avec son baptême dans le Jourdain par Jean-Baptiste et nous mène jusqu’à l’institution de l’Eucharistie, juste avant son entrée dans la Passion. Au cours de ces trois années, Jésus a fait connaitre le Père, exposé ce qu’il nous propose et les moyens de l’obtenir.

Dans le premier mystère lumineux, nous contemplons le baptême de Jésus, pour nous mettre à l’examen de nos propres promesses baptismales. Dans le second mystère lumineux, les noces de Cana, nous admirons l’exemple de Marie, le disciple le plus accompli de Jésus, qui nous éduque à devenir de vrais apôtres de la Bonne Nouvelle. Dans le troisième mystère lumineux, l’appel à la conversion, nous écoutons Jésus nous parler du Père, du Royaume des Cieux, des moyens d’y parvenir. Dans le quatrième mystère lumineux, la Transfiguration, nous faisons une halte avec Jésus et le laissons nous redresser, nous revigorer, nous dire de ne pas nous décourager malgré la dureté, l’étroitesse du chemin. Enfin, dans le dernier mystère lumineux, l’institution de l’Eucharistie, nous nous laissons saisir par l’amour de Jésus, qui trouve son expression la plus accomplie dans le don qu’il nous fait de lui-même, dans le Saint-Sacrement.

Dans toute la multitude des Saints, il n’en est aucun, qui n’ait pas vécu selon l’esprit des mystères lumineux. Selon les mots de saint Paul, ils « ont pris le bouclier de la foi, le ceinturon de la vérité, la cuirasse de la justice, le casque du salut, le glaive de l’Esprit » (Ephésiens 6, 16-17). Baptisés, ils ont vécu en dignes enfants de Dieu. Comme Marie, ils ont « écouté la parole de Dieu et l’ont mise en pratique » (Luc 11, 28). Au fur et à mesure de leur avancée en sainteté, l’esprit des béatitudes s’est épanoui en eux jusqu’à l’irradier. Que dire enfin de leur amour pour Jésus Eucharistie ? Que dire de leur adoration, de leur action de grâce pour Jésus qui donne sa vie pour ceux qu’il aime ? Tous les Saints se sont nourris, en toute humilité et en toute reconnaissance, de la chair du Fils de l’homme, de Jésus « le pain vivant qui est descendu du Ciel » (Jean 6, 51), le Corps du Christ dont il a dit que : « celui qui mange ma chair et boit mon sang, vivra éternellement » (Jean 6, 54).

Au purgatoire, se trouvent ceux de nos défunts qui n’ont pas, ou trop peu, écouté et mis en pratique l’enseignement de Jésus… En purgatoire, ils réparent tout le temps perdu en futilités, à gagner toutes ces choses qu’ils ont laissées derrière eux, au moment de mourir… Leur exemple nous rappelle, à nous aussi, que nous n’avons qu’une vie, pour gagner notre éternité, que le temps est une grâce qu’il nous faut employer, dans l’esprit de la parabole des talents, c’est-à-dire à le faire fructifier. Tout ce que nous réalisons, en pensée, en parole, par action ou par omission a des répercussions dans l’éternité sur notre devenir, mais aussi sur celui de nos proches, qu’ils soient encore parmi nous ou déjà dans l’au-delà. A Fatima, lors d’une de ses apparitions, la petite Lucie (l’une des voyantes) voulut remettre à la Sainte Vierge une petite bouteille d’eau de Cologne qu’une personne pieuse voulait lui offrir. Notre Dame répondit simplement : « cela ne sert à rien pour le Ciel. » Eh non ! Le seul parfum qu’il faut exhaler, c’est celui de nos vertus. Au cours de sa vie publique, Jésus nous demandera : « que sert à l’homme de conquérir le monde, si, pour cela, il doit y perdre son âme ? » (Marc 8, 36). L’une des souffrances des âmes en purgatoire est bien le regret d’avoir dilapidé leur temps en choses vaines et inutiles, qui ne servent à rien pour le Ciel…

« Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière » dit le prêtre le mercredi des cendres, en nous imposant une petite croix sur le front. Oui, recentrons-nous sur l’essentiel, et menons une vie d’enfant de lumière. Faisons-le aussi pour nos défunts ; ainsi nous les aiderons à se purifier en même temps qu’ils nous aident à avancer d’un pas résolu vers le Royaume de toute paix.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Recouvrement de Jésus au Temple

 

Jésus retrouvé au Temple

Méditons

Après l’épisode du recouvrement au temple, l’Evangéliste nous dit que Jésus s’en est retourné avec ses parents, à Nazareth où il leur a été soumis (Luc 2, 51). Lui, le Dieu tout-puissant s’est soumis à Marie et à Joseph qui, même s’ils sont investis par Dieu de l’autorité sur un plan humain, lui sont infiniment inférieurs, aussi bien par la nature que par la grâce. Si Jésus s’est soumis à ses parents, c’est que la leçon que nous pouvons tirer de sa soumission dans la vie cachée de Nazareth, est au moins aussi importante que tout son enseignement de trois années de vie publique.

Très peu de Saints se sont formés sous les lumières des projecteurs et ils sont peu nombreux à s’être illustrés par des actes héroïques. La majeure partie de la multitude des Saints s’est sanctifiée dans l’enfouissement du quotidien qu’ils ont transfiguré, en le vivant à la lumière de l’Evangile. « Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit, » tel aurait pu être l‘une des devises des Saints, qui ont tout fait, tout dit, tout pensé sous le regard du « Père qui voit dans le secret » (Mathieu 6, 6).

La majorité d’entre nous n’est pas appelée à réaliser des choses extraordinaires, mais à poser des actes ordinaires dans un quotidien aussi ennuyeux que quelconque. Cela dit, la sainteté de notre quotidien est appelée à déborder de grâce jusqu’en purgatoire et la prière pour les défunts destinée à nous devenir habituelle. La bienheureuse Anne Marie Taigï (1769-1837), une romaine du tiers-ordre de la Sainte Trinité, avait une grande dévotion pour les âmes du purgatoire ; elle priait beaucoup pour elles et leur appliquait le fruit de ses prières, de ses pénitences, de ses bonnes œuvres. Elle était persuadée que Dieu la secourrait dans ses propres tribulations, si elle consolait elle-même ces âmes destinées au Ciel. Plusieurs fois, en effet, elle a ressenti le secours divin d’une façon tout à fait miraculeuse. Un jour, alors qu’elle venait d’offrir, pour une défunte de sa connaissance, la Messe, à laquelle elle avait participé, son âme lui apparut rayonnante de lumière et lui dit : « je te remercie, ma bonne sœur, de ta charité. Je me souviendrai de toi dans le Ciel où, grâce à tes prières, je vais être heureuse toute l‘éternité. » Anne-Marie en fut si ravie qu’elle pensa en mourir de bonheur.

Le christianisme est la religion du bonheur et tous les Saints ont été heureux dès cette vie, même si aucun n’a été exempt de souffrances. Car, d’une part, c’est en faisant le bonheur des autres que nous construisons le nôtre et, d’autre part, les plus petites choses, du moment qu’elles se font dans l’amour de Dieu et du prochain, deviennent des hauts faits dont l’éternité conserve et la mémoire et les fruits.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La Présentation de Jésus au Temple

 

Siméon reçoit Jésus dans ses bras et bénit Dieu, Francesco Rabiolini

Méditons

Lorsque Siméon reçoit Jésus enfant dans ses bras, il bénit Dieu en disant : « maintenant, Seigneur, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, car mes yeux ont vu ton salut, que tu prépares à la face de tous les peuples » (Luc 2, 29-32). Maintenant qu’il a vu le Messie, maintenant qu’il voit la réalisation de la promesse de Dieu à l’égard d’Israël – la venue du Messie – mais aussi à son égard – ne pas mourir sans l’avoir vu – il peut quitter ce monde en paix.

Les Saints sont tous morts d’un cœur léger. Ils ont accepté la mort et la forme qu’elle a prise pour venir à eux. Qu’ils soient morts martyrs en versant leur sang pour la foi, ou plus sereinement, entourés d’âmes pieuses, ils ont « attendu la mort, attendu son appel mais comme on attend une lettre d’amour à vingt ans » (Père Auguste Valens). Ils ont passé leur vie à approfondir leur connaissance de Dieu, à s’en remettre à Lui et à tout recevoir de sa main paternelle, en toute gratitude, et reconnaissance. Et tout ce que Dieu a permis ou ordonné dans leur vie, les a purifiés de toutes leurs fautes. Si bien que pour la plupart, ils n’ont fait que survoler le purgatoire, voire, l’ont évité. Sainte Thérèse de Lisieux nous dit à ce sujet : « Ecoutez jusqu’où doit aller votre confiance ! Elle doit vous faire croire que le purgatoire n’est pas fait pour vous, mais seulement pour les âmes qui ont méconnu l’amour miséricordieux, ou qui ont douté de sa puissance purificatrice. Avec ceux qui s’efforcent de répondre à cet amour, Jésus est « aveugle » et ne « compte pas », ou plutôt il ne compte, pour les purifier, que sur ce feu de charité qui « couvre toutes les fautes » et surtout sur les fruits de son perpétuel Sacrifice. Oui, malgré vos petites infidélités, vous pouvez espérer aller droit au ciel, car le bon Dieu le désire encore plus que vous, et il vous donnera sûrement ce que vous aurez espéré de sa miséricorde. C’est votre confiance et votre abandon qu’il récompensera ; sa justice, qui connaît votre fragilité, s’est arrangée divinement pour y parvenir. Seulement, en vous appuyant sur cette assurance, veillez bien qu’il ne perde pas en amour ! »

La prophétesse Anne avait passé sa vie « à servir Dieu dans le jeûne et la prière ne quittant pas le Temple ». Les âmes en purgatoire ne l’ont pas imitée ou pas suffisamment. Et parce qu’elles n’ont pas suffisamment prié, jeûné, elles doivent rattraper toutes ces occasions manquées, de se purifier de leurs péchés.

Apprenons de Siméon et d’Anne, deux prophètes, le moyen d’éviter le purgatoire : espérer fermement en la fidèle bonté de Dieu, le servir dans le jeûne et la prière. En priant pour nos défunts, nous payons nos propres dettes à la manière du mauvais intendant qui, pour apurer les siennes, les remet aux autres débiteurs.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La Nativité

 

La Nativité

Méditons

Jésus naît à Bethléhem, dans l’indifférence totale des habitants de la ville, absorbés par leurs affaires. Ne viennent à la crèche que deux catégories de personnes : de pauvres bergers, des mages en quête du vrai Dieu.

Les bergers passent leurs veilles à la garde des troupeaux, veilles au cours desquelles, très certainement, ils prient et se remémorent les prophéties au sujet du Messie. Les mages avaient, quant à eux, passé leur vie à chercher dans les astres, les traces du vrai Dieu. Aussi bien la simplicité des bergers que la droiture, la recherche honnête, loyale, désintéressée des mages sont à présent récompensées. En se rendant à la crèche, ils trouvent Celui qu’ils ont cherché. Et, malgré des apparences contraires à tout ce qu’ils ont imaginé, ils n’ont aucun doute sur le fait que cet enfant est bien le vrai Dieu, Celui qu’ils ont attendu et cherché.

Comme les bergers, comme les mages, les Saints sont arrivés au bout de leur recherche. Leurs désirs sont comblés : ils sont à présent en pleine possession du Dieu vivant et cette possession les remplit pleinement. A sainte Catherine de Sienne, Jésus dit : « l’âme juste, qui termine sa vie dans la charité, est éternellement liée à l’amour. Elle ne peut plus croître en vertu, parce que le temps est passé, mais elle peut toujours aimer avec l’ardeur qu’elle a eue pour venir à moi, et c’est cette ardeur qui est la mesure de sa félicité. Toujours elle me désire, et son désir n’est pas trompé ; toujours elle aime, toujours elle me possède : elle a faim et elle est rassasiée, sans jamais éprouver l’ennui de la satiété, ni la peine de la faim. »

Les âmes du purgatoire aspirent à la possession pleine et entière de Dieu. Lors du jugement particulier, elles ont entrevu une étincelle de l’infinie sainteté de Dieu. Cette petite étincelle a allumé en elles un brasier ardent car, d’une part elles brûlent du désir de s’unir à Lui et, d’autre part, elles ne le veulent pas, tant qu’elles ne sont pas entièrement dignes du Dieu trois fois saint. Nos prières, notamment la participation à la sainte Messe, la récitation du rosaire, et nos bonnes œuvres, procurent à nos défunts, les moyens de hâter leur union au Dieu vivant.

De nombreux mystiques, dont sainte Gertrude, sainte Mechtilde, sainte Véronique Giuliani, sainte Catherine de Gênes et bien d’autres, affirment que la nuit de Noël, un grand nombre d’âmes quittent le purgatoire pour le Ciel et même, qu’elles sont plus nombreuses qu’en aucune autre nuit. Jésus est notre échelle de Jacob : il descend du Ciel, pour nous y faire monter, même si pour la plupart, il nous faudra passer par le purgatoire.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La Visitation

 

La Visitation, Sanzio

Méditons

Dans la joie de l’Annonciation, Marie se lance dans l’aventure de la Visitation, et entreprend le voyage, aussi long que pénible, qui la mènera chez sa cousine Elisabeth. Par sa simple présence, par ce qu’elle est, Marie provoque l’effusion de l’Esprit-Saint, qui se traduira par un bonheur sans égal pour Elisabeth et la sanctification, in utero, de Jean-Baptiste qui, en cet instant, devient le Précurseur.

Marie visite chaque jour ceux qui lui ouvrent la porte par la prière et, à chaque fois, elle répand ses grâces en surabondance. Chaque fois que nous l’accueillons, Marie, qui n’amène que paix et joie, nous transporte dans un bonheur identique à celui d’Elisabeth lors de la Visitation. Au Ciel, les Saints vivent dans une joie intense et perpétuelle, une Visitation permanente, car ils jouissent de la vision, non seulement de Dieu, « la beauté devant qui toutes les beautés palissent » (Saint Augustin) mais aussi de la douceur de l’amour de Marie dont ils se savent aimés au-delà de toute mesure.

Et, si Marie nous visite en cette vie, elle qui est fidèle au-delà de toute fidélité, elle qui est mère plus que toutes les mères réunies, visite aussi les âmes de nos défunts qui se trouvent dans le purgatoire afin de les soulager dans leurs peines, les encourager dans leur cheminement de purification. A sainte Brigitte, Marie dira à ce sujet : « Je suis la mère de tous ceux qui sont en purgatoire et toutes les peines qui sont infligées aux morts, pour l’expiation de leurs fautes, sont allégées par mes prières. » A cela saint Vincent Ferrier ajoute : « Comme Marie est bonne pour ces âmes captives qui gémissent dans le purgatoire ! Par son entremise, elles sont, à chaque instant, soulagées et secourues. »

Avec Marie, visitons nos chers défunts dans la prière. Qu’ils soient en paradis ou en purgatoire, nos prières les réjouissent. Dans le premier cas, parce qu’ils pourront les appliquer à d’autres défunts encore en voie de purification, dans le second, parce qu’elles les aideront à avancer vers le Ciel tant désiré. Par ailleurs, et ce n’est pas la moindre des raisons, nos prières feront la joie de Marie qui pourra les appliquer, par voie de suffrage, aux défunts les plus abandonnés.

En venant au secours des défunts, nous nous assurons nous-mêmes d’être secourus le moment venu. Ne l’oublions pas : « la mesure dont vous vous servez pour les autres, servira aussi pour vous » (Luc 6, 38).

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.