La joie de la résurrection

Contemplons

Jésus ressuscité apparait à sa Mère, Guercino

Méditons

Lorsqu’on demande aux dévots de la Vierge Marie, quelle pourrait avoir été sa plus grande joie sur cette terre, la plupart répondent, après quelques instants d’hésitation avec l’Annonciation et l’Assomption, que c’est très certainement la résurrection de Jésus. Ils ont certainement raison. Si on leur demande de développer leur réponse, ils vous disent en toute logique que sa joie vient du retour à la vie de Jésus et de la fin de ses propres souffrances. C’est vrai aussi, mais, s’agissant de Marie, cette réponse est trop réductrice.

Le Cœur de Marie explose de joie lorsque le ressuscité se présente à elle dans la pénombre du matin de pâques, à l’aube du premier jour d’un monde rénové dans le sang de l’Agneau de Dieu. Les Evangiles ne nous rapportent rien de l’apparition du Christ victorieux à sa Mère. Et, pourtant, toute la Tradition de l’Eglise la tient pour évidente. En effet, peut-on imaginer Jésus, le meilleur de tous les fils, ne pas venir personnellement à la rencontre de sa Mère afin de mettre un terme à ses souffrances ? Lui qui a eu souci d’elle alors qu’il mourrait sur la Croix, ne lui apporterait pas en première la bonne nouvelle de sa résurrection ? Peut-on imaginer Jésus ressuscité, qui apparait aux disciples les plus fidèles en premier, ne pas se présenter à Marie, elle qui l’a suivi jusqu’au Calvaire ?

Parce que Marie aime Jésus, son Fils, son Dieu, plus que tous, elle a le plus souffert de tout ce qu’il a pris sur lui dans sa passion pour le salut de l’humanité. Parce qu’elle aime Jésus plus qu’elle-même, elle s’est donnée à lui dans sa mission de salut. Elle a accepté l’offrande que Jésus a faite de lui-même à son Père et s’y est associée pour le salut de tout homme. Aussi, sa joie du matin de pâques vient de voir Jésus vivant, victorieux, glorieux mais plus encore de tous les fruits de salut qu’il a conquis pour les âmes.

Quelle joie pour elle lorsque Jésus lui annonce au matin de pâques qu’à présent les cieux sont ouverts et qu’il y a mené tous les saints qui, dans les limbes, attendaient la rédemption. Quelle joie pour elle de compter parmi eux son cher Joseph, Anne, Joachim, ses parents, Elisabeth, Zacharie, toutes ces personnes qu’elle a connues et aimées, tous les saints prophètes et patriarches, tous ceux qui ont espéré voir le jour du salut… Quelle joie quand Jésus lui dit que dans les cieux les places pour des millions et des millions de sauvés sont préparées.

Marie est notre Mère et le souci d’une maman est d’assurer les jours de ses enfants. De là vient la véritable joie pascale de Marie : en Jésus, par Jésus, avec Jésus ressuscité, elle sait notre bonheur éternel assuré c’est-à-dire le vôtre, le mien, celui de toutes les âmes rachetées dans le sang de notre frère et rédempteur, son Jésus.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Très-Sainte-Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre-Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Prière de Léon XIII a saint Joseph pour le mois du rosaire :

Nous recourons à vous dans notre tribulation, bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a acquis au prix de son Sang et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans tous nos besoins.

O très vigilant gardien de la Sainte Famille, protégez la race élue de Jésus-Christ. O Père très aimant, éloignez de nous toute souillure d’erreur et de corruption. O notre très vaillant protecteur, assistez-nous du haut du ciel dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres. Et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité.

Couvrez-nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par la puissance de votre exemple et de votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle du Ciel. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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